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 Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]

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MessageSujet: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Dim 27 Nov - 21:46

Trois semaines s'étaient écoulées depuis sa décision.Trois semaines où le peuple d'Archeland pleura son départ et où elle quitta à contre cœur tout ce qu'elle chérissait. L'épreuve fut rude à surmonter mais elle n'avait pas le choix, son âme n'était plus en paix et elle devait justement retrouver cette paix intérieur qui la caractérisée tant. Trois semaines que tous les royaumes apprirent le départ de la Sorcière Pure, l'une des plus grandes puissances Archelandaise. Le peuple Archelandais n'arrivait pas à pardonner au Roi Cor, le responsable de ce choix désastreux. La Sorcière Pure avait décidé de quitter les terres par la négligence du Roi, qui préféra rester bien à labrit alors que son peuple souffrait le martyr et que la Sorcière Pure était prisonnière de l'ennemi. Cette dernière ne pouvait intervenir car il était contre ses principes d'utiliser sa magie contre des êtres qui n'en possédaient pas. Mais à plusieurs reprises, elle y songea....c'est aussi pour cette raison qu'elle préféra partir.

"A quoi bon vivre sans connaitre le monde dans lequel nous vivons? " Ce fut l'une des dernières paroles de Sighild à l'égard de son frère Siegfried. Le capitaine de la garde royale fut le dernier à la voir, à souffrir en silence de ce départ qui lui déchirait le cœur. C'était la première fois qu'ils se séparaient, en vingt ans de temps. Siegfried en voulait au Roi pour cela, mais Sighild lui fit comprendre qu'ils se reverraient bientôt. Avant de quitter ses terres natales, Sighild exécuta un rituel peu commun: la danse de la vie, celle qui rendit l'âme de la foret, celle qui rendit au peuple de la gaieté...son au revoir à elle afin qu'ils gardent tous espoir et pour leur montrer qu'elle les protégerai toujours. Avant de partir, la jeune femme s'était également reposée sur le tombe de sa mère, elle la salua respectueusement et lui dit:


"Je n'ai plus peur de ma destinée mère. Sois fière de moi , protèges Siegfried et les terres Archelandaises en mon absence."


En quittant la grotte secrète, Sighild fut totalement soulagée. Elle débuta alors sa marche vers une nouvelle vie. Elle ne pouvait se douter que dans cette fameuse grotte, le corps sans vie de sa mère eut une larme qui coula sur sa joue.


Un long voyage commença. Sighild était bien entendu accompagnée par son fidèle amie Ragnuld, le grand loup noir, prince des forets Archelandaises. Ils avaient décider de prendre le temps d'admirer les paysages qui s'offrait à eux, de profiter de longue baignade dans de fabuleux lac et de rencontrer toutes sortes de créatures divines qui eurent un certain respect pour la fille de Solveig, l'ancienne Sorcière Pure. La jeune femme ne savait pas que sa mère avait jadis voyagé...cela lui donna une raison de plus de découvrir de nouvelles choses, tout comme elle.


Au cours de ce voyage, Sighild pensa à son frère qui lui manquait terriblement. De la mélancolie se lisait sur son visage mais Ragnuld le voyait bien. Aussi réussissait-il toujours à la faire sourire par ce qu'il pouvait expliquer. Ce loup parlait beaucoup à son amie au point d'être très complice tous les deux. Un simple regard suffisait pour que la Sorcière Pure et le Prince des Loups se comprennent. Depuis leur union par le sang, ce frère et cette sœur n'avait aucun secret l'un envers l'autre.


Au fil de leur marche, Ragnuld vit un panneau qui ne le rassura pas. Il stoppa net sa marche et demanda à son amie:


"Es-tu sure de vouloir prendre cette direction?"


"Bien entendu,si nos jambes nous conduisent vers cette destination c'est qu'il y a une raison."


"Telmar...inutile de te dire ce que cela représente pour toi."


"Je le conçois parfaitement mon ami, mais je pense qu'il est nécessaire de...faire la part des choses maintenant que tout a changé.Regardes cette plaine fleurie qui s'offre à nous....autant en profiter avant d'être dans la civilisation."


Sans plus attendre, la belle se mit à courir dans cette immense plaine fleurie de toute sorte de fleurs sauvages. La regardant faire, Ragnuld respira cette douce brise d'air qui caressa son pelage. Il avait bien entendu reconnut cette douceur si particulière. Son visage se leva vers le ciel, il soupira et regarda son amie qui avait le sourire. Une chose bien rare depuis le décès de sa mère...Le loup se mit alors à courir pour la rejoindre, chose qui fut des plus simple.

Sighild respirait la joie de vivre, seul Siegfried aurait pu reconnaitre sa petite sœur joyeuse et pleine de vie. La jeune femme se mit à danser dans la plaine, savourant cet instant particulier où elle était seule avec son amie. Elle oublia Archeland pour ne penser qu'à elle,une chose qui ne lui était jamais arrivé.Après une course des plus acharnée, les deux amis se mirent à marcher pour récupérer.



Une heure plus tard, la belle et la bête arrivèrent dans la ville de Telmar. Personne n'aurait pu deviner qui ils étaient, à moins d'avoir voyager à Archeland et d'avoir eu la chance de la croiser. Ragnuld attira l'attention de bon nombre de paysans, mais ils les ignora afin de leur montrer qu'il n'était pas dangereux. Le loup de sa taille était rare en ces terres, il fallait dire que Ragnuld faisait la même taille que Sighild, si ce n'était plus.

La belle brune qui l'accompagnait faisait l'objet de beaucoup de discutions entre les jeunes hommes et femmes de cette ville. Sighild n'avait plus cette apparence de Mage, cette dernière avait fait disparaitre son bâton, elle n'avait que son épée au dos comme arme. Pour ne pas être gênée , elle s'était attachée les cheveux. Sa tenue avait également changé, elle avait rangé sa robe blanche pour enfiler une tenue "d'homme": un pantalon noir, un chemisier blanc ainsi qu'une longue veste noire. La tenue parfaite de la petite aventurière.


Les deux amis avancèrent vers une fontaine. A leur venue, les gens s'écartèrent pour les laisser boire. C'était surtout Ragnuld qui les effrayait, aussi avaient- ils décider de ne pas importuner ce grand loup. Avec grâce, la belle commença à boire délicatement l'élèment qui donnait la vie....







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Matías Ernelio
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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Sam 10 Déc - 22:48

La situation semblait différente pour moi, depuis quelques temps. J’avais acquis un nouveau respect et une nouvelle autorité face aux gens, même envers les plus nobles. En quelques semaines, je n’avais plus l’air d’être le même pour les autres. Je n’avais pourtant rien fait de spécial. J’aurais presque préféré que rien n’ait changé, que je sois mal vu et oublié pour différentes raisons ; toutefois, je devais garder ceci pour moi. Pour faire court, voilà quelques semaines que tout le royaume de Telmar savait que leur roi avait visiblement trouvé sa reine. Pour ceux habitant le fin fond des campagnes ou des montagnes, ce ne semblait être que des rumeurs ; pour ceux qui vivaient dans la capitale telmarine, ou bien au château royal, l’heureuse élue était très bien connue. Et cette future reine s’avérait être ma petite sœur, Rosalie. Je n’aurais jamais cru que je la verrais mariée à un roi, puisque nous faisions nous-même partie de la famille royale, du moins de l’ancienne dynastie ; à un puissant seigneur que je connaîtrais plutôt bien, peut-être un simple noble, mais avec de bonnes mœurs pour s’occuper d’elle. J’avais souvent songé au moment où je devrais choisir un mari à Rosalie, mais c’était elle qui avait choisi. Je m’étais juré qu’elle vivrait avec quelqu’un qu’elle aimerait, qu’elle connaîtrait suffisamment bien. Jamais je n’aurais imaginé que ma petite sœur, si fragile et jeune, serait la compagne d’un roi. Encore moins d’un roi que je haïssais depuis son accès au trône. Et pourtant, je ne pouvais revenir sur ma décision concernant la vie de femme mariée de Rose.

Les habitants du château royal et des environs étaient au courant de tout ceci, et étant lié à la future reine, ils me voyaient différemment. C’était comme une pièce de théâtre : le public souhaitait connaître la suite, quelle qu’elle soit. J’étais l’un des personnages de cette pièce, et pourtant, sortir de ce théâtre était l’un de mes désirs. C’était pour cela que j’évitais le château. Je réglais toutes les affaires possibles que j’avais, que j’avais pu avoir dans le passé et auxquelles je ne m’étais jamais bien intéressé. Ce retournement de situation m’avait aussi changé. Alors que mon anniversaire approchait, quelques mois plus tôt, je m’étais rendu compte que je ne pouvais continuer la vie que je menais. J’avais eu une vie simple à mener durant le règne de Miraz et de Caspian ; à présent que leur dynastie était terminée, avec Edwin en nouveau roi, je n’étais rien, sinon un soldat et une trace du passé. J’avais eu une très mauvaise période, quand Rosalie était tombée dans un interminable coma, en partie. C’était à partir de là que ma famille, autrement dit Rose et moi, mais aussi nos cousins et tout ceux liés au roi Miraz et aux différents rois Caspian, avait commencé à tomber. Nous étions nobles, certains étaient de grands seigneurs et possédaient de grandes terres à Telmar, mais ce n’était guère mon cas. Mon affrontement avec le roi Edwin était bien connu à la cour, et je devais l’avouer moi-même…ce n’était que grâce à sa clémence et à sa forte amitié – et à présent amour – avec ma sœur que j’étais encore au château, même à Telmar, ou bien vivant. Caspian X m’aurait sûrement banni pour ce genre d’affront ; Miraz m’aurait mis à mort.

En évitant le château, je pouvais réfléchir librement : je n’étais interrompu par personne, et je ne subissais pas l’influence des gens que je côtoyais habituellement. En partant deux longues journées vers l’intérieur des terres de Telmar, loin de la capitale, j’avais pu penser et profiter d’un air de liberté, seul avec mon jeune valet de quatorze ans, Alessandro. Les quelques valets que j’avais eus n’étaient pas comme lui, et je bénissais le dieu, quel qu’il soit, qui me l’avait envoyé. Il était timide, mais avide d’apprendre, et heureux de se retrouver à servir au château royal de Telmar, alors qu’il avait eu une vie malheureuse et pauvre. Toutefois, il était doué, mature et intelligent, plus que je n’avais pu l’être à son âge, je l’avouais, et je m’étais en quelque sorte attaché à lui. Nous revenions actuellement d’un territoire appartenant à un vieux seigneur qui était miraculeusement vivant. Lorsque j’étais plus jeune, il me criait dessus et me donnait des coups de canne ; je n’imaginais pas son état maintenant. Il faudrait que je songe à lui rendre visite un jour, tout de même. Non, si j’étais allé là-bas, c’était pour m’amuser un peu et y faire une longue « promenade », pas pour le voir. Je connaissais peu le royaume de Telmar à vrai dire… J’en avais visité une petite partie ces deux derniers jours.

Mais voilà que je revenais au château royal, parce qu'il le fallait bien. Malgré tout ce que je pouvais penser, je ne partirais guère en « exil » très longtemps, à la fois parce que je n'y étais pas prêt, mais aussi, tout simplement, parce que je devais encore veiller sur ma petite sœur, bien qu'elle soit la fiancée du roi qui la protègera, tout comme les amis qu'elle avait. J'étais donc finalement content de rentrer ; c'était là où j'habitais, où j'avais toujours vécu, grandi, fait toute ma vie. Chevauchant mon cheval, j'observais d'un air neutre, peut-être légèrement rêveur, les maisons des villageois, et les villageois eux-même qui accomplissaient une tâche ou se promenaient pour profiter de l'air doux de la journée. Plus j'avançais, plus je remarquais des groupes de plus en plus importants de personnes qui semblaient partager une discussion vive, comme si une rumeur parcourait le village. Je me tournai vers mon valet qui, lui aussi avait remarqué cela, mais ne comprenait pas d'avantage. C'est au centre du village, près de la fontaine, que je compris finalement. Et je n'en fus pas moins surpris. J'arrêtai mon cheval, et descendis au sol. A quelques mètres de moi se tenait une énorme bête qui ne pouvait être normale. Elle semblait être un loup, mais les loups atteignent-ils une telle taille ? A moins que...ce soit une de ces créatures magiques que l'on pouvait encore trouver.

C'est alors que je vis une jeune femme aux côtés de cette gigantesque bête. Alors que je l'observais, cette femme se retourna après avoir manifestement fini de boire. Mes yeux restèrent stupéfaits. Ces cheveux, ce regard, ces yeux, cette présence... Encadrée par l'énorme loup, elle s'imposait à la fois avec force et douceur. Les villageois la regardaient de la même manière que moi, tout en murmurant quelques phrases à leurs voisins. Je finis par m'avancer vers cette demoiselle pour le moins atypique, entre autre à cause de ce qu'elle dégageait, mais aussi à cause de sa tenue que l'on voyait chez les femmes nomades, indépendantes et fortes. Pour créer un tel désordre parmi la routine journalière des habitants, ce devait bien être la première fois qu'elle venait. Je m'approchai donc, avec prudence à la vue du grand loup qui l'accompagnait. Je m'arrêtai à une courte distance d'elle, en la fixant dans les yeux. Mais j'eus du mal à y rester... Son regard semblait foudroyer le mien, me mettant mal à l'aise. Je connaissais ces yeux, et pourtant, aucun souvenir ne me vint en mémoire.

« Je vous souhaite la bienvenue à Telmar. Quel bon vent vous amène par ici ? »

Je jetai un regard pesant aux alentours, afin de dire aux villageois qu'il n'y avait plus rien à voir. Ils s'écartèrent, et continuèrent, bien entendu, de parler de cette jeune femme et de son loup. Des dizaines de nomades arrivaient chaque jour à Telmar, ou dans n'importe quelle ville, ce n'était pas exceptionnel bien entendu. Mais une jeune demoiselle atypique et sans aucun doute étrangère du royaume de Telmar était un phénomène un peu plus rare. Et je devais avouer que j'étais moi-même intrigué comme je l'avais peu souvent été. Je regardai un court instant la bête géante qui me fixait elle aussi. Ça par contre, ça ne m'intriguait pas vraiment... Les histoires de créatures magiques de l'Ancien Temps qui demeuraient encore dans les bois me faisaient presque peur. Pour un enfant, ok, mais savoir que ces créatures existent réellement... J'avais grandi sous le règne du roi Miraz après tout, il était connu pour son antipathie envers tout ce qui est magique. Malheureusement, ce genre de choses revenaient, particulièrement depuis que ces Pevensie étaient revenus par on ne sait quel miracle de mon cousin Caspian récupérer Narnia, etc. Je fis également signe à mon valet, Alessandro, de prendre nos montures et de les ramener au château. Je me débrouillerai bien seul.

« Votre chemin a sans doute été long. D'où venez-vous donc ? » Devant l'air hésitant mais toujours aussi intriguant de la jeune demoiselle, je laissai un petit rire s'échapper avant de reprendre : « Pardonnez-moi, je ne me suis même pas présenté. Je me nomme Matthias Andrews, bien que la plupart des gens m'appellent simplement Matt. »

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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Lun 26 Déc - 10:44

Les compagnons continuaient de savourer la savoureuse eau offerte par cette magnifique fontaine. La belle Sighild posa un faible instant son regard dans le reflet de ce miroir naturel, un fin sourire se dessina alors : elle ne voyait plus que sa personne, elle n’était plus l’ombre de sa mère. Le doux visage de l’ancienne Sorcière Pure avait disparu pour laisser place à la beauté de sa fille.

Autour d’eux, la foule manifestait tellement de sentiments : de la peur, de la curiosité, de l’admiration. Les deux amis pouvaient sentir et entendre tout ce qui se disait autour d’eux. Ragnuld de son côté resta sur ses gardes, ce dernier buvait mais était très attentif à tout ce qui se produisait autour d’eux. Ce grand loup noir au reflet de lune ne voulait faire aucune victime, il avait déjà déjeuné bien auparavant et la chair humaine l’écœuré plus qu’autre chose, il ne tuait les hommes que s’ils menaçaient son clan.
La douce brune termina de boire, elle admira alors la ville, le temps que son ami termine. Bien loin de là, Sighild aperçut une petite fille en guenille. La pauvre enfant essayait de vendre des fleurs qui avaient perdu de leur vie depuis bien longtemps. Cette fille aux cheveux châtains et au magnifique regard vert tremblait tant elle avait froid, soin visage était très maigre tout comme le reste de son corps sale. Face à cette vision, Sighild regarda bien autour d’elle, personne ne faisait attention à cette petite. Très discrètement, la belle souffla délicatement dans l’air. La petite fille vit alors ses fleurs reprendre leurs plus belles couleurs, le visage de l’enfant paraissait moins affaibli et elle n’avait soudain plus froid. Sighild ne pouvait faire que cela pour le moment, elle ne pouvait pas trop montrer ses pouvoirs car elle ne voulait pas être reconnue, voir entourée de personnes envieuses de sa personne. Cependant, la sorcière archelandaise n’allait pas oublier cette petite en souffrance.
Sighild se retourna alors pour admirer le reste de la ville. Dans son plus fort intérieur, la sorcière Pure n’en croyait pas ses yeux : cet homme rencontrait au bal, il était juste là, à quelques mètres d’eux. Elle ne pouvait oublier cet inconnu qui l’avait rendu si mal à l’aise d’un coup. Son cœur commença à battre un peu plus rapidement, chose qui interpella Ragnuld car son amie n’avait jamais eu ce genre de réaction.

L’homme leur adressa alors la parole, leur souhaitant la bienvenue et écartant les curieux de leur chemin. Ragnuld se retourna alors pour fixer cet inconnu qui rendait son amie quelque peu étrange et qui posait des questions qui ne le regardait certainement pas.

Comprenant son ami, Sighild posa sa main gauche sur son pelage comme pour le rassurer. Cette dernière fixa à nouveau l’homme qui venait de se présenter sous le nom de Matthias Andrews et décida de lui répondre de son ton neutre habituel :


« Je me nomme Sighild et voici mon ami Ragnhild. Nous sommes en voyage à travers ce monde afin de découvrir tout ce qui l’entoure, de la simple fleur aux plus grandes villes. Vous pourrez rassurer le peuple de Telmar monsieur Andrew, nous ne resterons pas longtemps en ces lieux. »


Ragnuld resta assis à fixer cet inconnu qui ne lui inspirer pas confiance. Le loup méfiant des hommes ressentait également une gêne chez ce Matthias Andrew mais il préféra laisser parler son amie, somme toute plus courtoise que lui.

De son côté, Sighild continuait de fixer cet homme en se souvenant de leur première rencontre et de ce regard qui l’avait tant troublé. Pourtant, elle n’oublia pas de ne rien révéler sur leur origine de peur que Matt fasse le lien avec Archeland. Tous les peuples aux alentours étaient au courant que la Sorcière Pure avait quitté ces terres, mais peu de personne l’avait vu et connaissait son véritable prénom, si ce n’est que Cor, Corin, Soreen ou son frère.

Alors qu’elle allait ajouter quelque chose, le grand loup se mit à grogner méchamment, non pas à l’égard de Matthias Andrew, mais par ce qui arrivait derrière lui. Il semblerait que des personnes réticent à l’étranger avait prévenu les gardes qu’un loup dangereux rodait dans la ville en présence de sa maîtresse. En voyant la rage et l’envie qu’il procurait aux gardes, le magnifique loup se mit sur ses quatre pattes, son poil s’hérissât, montrant ainsi les magnifiques reflets de son pelage. Il montra alors ses énormes crocs blancs pour imposer sa présence et sa ferme intention de ne pas se laisser faire.

De son côté, Sighild dégaina son épée et se positionna devant son ami, pour le modérer et pour le protéger. Elle regarda à nouveau Matt, d’un air on ne peut plus méfiant….
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Matías Ernelio
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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Mar 27 Déc - 14:32

Les villageois s’écartaient et reprenaient leur chemin ; certains avaient du mal à s’approcher de la fontaine pour leurs besoins, avec la présence de ce loup géant. Je sentais d’ailleurs le regard profond de celui-ci sur moi, et ça me mettait plutôt mal à l’aise. Cette bête n’était pas un loup ordinaire, par sa taille déjà, mais par ce qu’il dégageait. On aurait presque cru avoir affaire à un homme, au fond. Il y avait quelque chose d’inhabituel…de magique. J’en étais sûr à présent, ce loup était l’une des créatures magiques peuplant ce monde. Je préférai concentrer mon regard sur celle qui semblait être sa maîtresse, son amie, et qui était bien plus…intéressante et intrigante. Après quelques instants, elle me répondit d’une voix claire, calme, dégageant une certaine confiance et même un sentiment de noblesse. J’écoutais sa réponse, mais j’étais en même temps enchanté par ses mots. Cet état d’esprit disparut vite en sentant à nouveau le regard pesant et menaçant de la bête accompagnant la jeune étrangère. Ce n’est pas pour autant que mes yeux n’étaient toujours pas posés sur la demoiselle répondant à l’intrigant prénom de Sighild.

Elle était donc nomade, et voyageait dans le but de découvrir chaque terre… Chose plutôt rare. De nos temps, les nomades étaient pauvres, et étaient chassés de leur patrie, ou partaient pour tenter d’avoir une vie meilleure, après les évènements qui avaient bouleversés chaque pays ces dernières années, notamment les différentes guerres. On retrouvait particulièrement des Archelandais, qui avaient cherché à partir, pour beaucoup, de leurs terres afin d’échapper au contrôle des Telormènes. Enfin, depuis peu cette alliance n’existait plus, mais certains n’avaient plus confiance en leur Roi, Cor, et leur Prince, Corin, d’après ce que j’avais entendu dire. Selon moi, cette jeune étrangère venait de Narnia, d’Archeland, ou peut-être même des Îles de l’Est. Je me demandais combien de temps exactement Sighild et son « ami » comptaient rester à Telmar…

Mais au moment même où j’y songeais, j’entendis un grand mouvement ne venant pas de loin. Une foule de villageois revenus pour observer cette étrangère atypique et ce loup que l’on ne rencontrait pas chaque jour dans la forêt ? Non, pas vraiment. C’était en réalité des gardes, arrivant avec leurs épées dégainées, droit vers nous. Je vis la jeune femme faire de même, tandis que sa bête se mit à grogner de façon menaçante. Mais c’était quoi cette histoire ? Les gardes arrivèrent à mes côtés, et je me retrouvai alors avec l’épée de Sighild pointée vers moi, et le loup qui me regardait, comme s’il allait se jeter sur moi à tout instant. Je tournai la tête vers l’un des soldats, que je connaissais un peu pour l’aider de temps à autre à s’entraîner à l’épée. Je lui demandai la raison de cette réaction soudaine ; il me répondit d’un air un peu confus :

« Les villageois semblent inquiets devant ces étrangers, notamment devant ce…cet animal. ».

Je jetai un coup d’œil aux deux concernés, puis aux villageois, aux gardes, et à nouveau à Sighild et au loup, qui répondait au nom de Ragnuld si je me souvenais bien. Ce dernier serait très largement de taille à battre n’importe quel soldat, et même plusieurs. Je ne doutais pas de la même chose de Sighild, malgré le fait qu’elle soit une femme. Malgré le fait que je ne les connaissais pas, et ne savais pas s’ils étaient dignes de confiance, j’avais sentiment qu’ils étaient effectivement là en paix, qu’ils souhaitaient seulement voir un peu la ville. Et je n’avais pas envie de faire connaissance avec la jeune femme à travers les barreaux d’un cachot… Car oui, je voulais la connaître. Quelque chose m’intriguait plus que d’habitude, chez elle, et ça ne coûtait rien de lui parler, si elle le souhaitait bien sûr. Et si son « ami » ne me mangeait pas avant, aussi. Je pris conscience que j’étais au centre des tensions, que je détenais la décision que tout le monde attendait. C’était l’évènement du jour, et bien sûr j’étais le principal acteur. Et moi qui voulais arrêter de me faire remarquer et de faire parler de moi… Je finis par lever une main devant les gardes, sans quitter des yeux les deux étrangers.

« Laissez-les, je m’en occupe. Ces étrangers ne sont pas un danger pour personne. Retournez à vos postes, où l’on a vraiment besoin de vous. »

Il y eut quelques instants de silence, pendant lequel personne ne bougea ; je dois insister d’un regard pour que les gardes fassent demi-tour et aillent d’où ils venaient. Les villageois, à nouveau, repartirent à leurs occupations. Je finis par regarder Sighild et son loup, qui étaient toujours méfiants. Je ne bougeai pas, en attendant qu’ils se détendent, et comprennent que je n’allais rien faire contre eux. Je n’avais aucun motif après tout. Je n’étais pas fait pour la justice, mais quand même, là… Je comprenais les villageois, toutefois. Ils n’avaient pas fait appel aux gardes pour avoir du divertissement. Ils avaient peur, et ne voulaient plus aucune menace dans leur village. Il y avait eu suffisamment de guerres pour eux. Ce n’était pas totalement mon point de vue, mais je les comprenais tout de même.

« Pardonnez ce malentendu. Les villageois prennent vite peur des étrangers, ces derniers temps… Ils ne vous importuneront plus. »

La jeune femme sembla se détendre, car elle abaissa lentement son épée, et la rangea finalement. Après un court moment, ce fut la bête qui fit de même, n'ayant alors plus l'air menaçant. Si les choses avaient mal tourné, c'est moi qui aurais tout pris après. Et puis, comment une femme et un animal, même de grande taille et pouvant faire des hommes son repas, s'attaqueraient-ils à la ville ? Ils ne pouvaient être espions, puisqu'ils venaient de se faire bien remarquer, et ne semblaient venir qu'en paix, pour découvrir de nouvelles choses. Je n'étais pas étranger, mais je venais de faire la même chose qu'eux, au cours des deux jours précédents. Ce loup faisait peur, c'est sûr, il m'inquiétait également, mais sa maîtresse semblait bien sûre d'elle à ses côtés. Bon d'accord, ça ne me rassurait toujours pas, mais j'essayais de faire paraître le contraire.

« Vous souhaitez voir quelque chose en particulier ici, ou simplement vous reposer ? Dans les deux cas, je peux sûrement vous être utiles. » dis-je avec un sourire. « Si vous le permettez, bien sûr. » rajoutai-je un court instant après.

Je m'approchai un peu plus, d'un pas qui se voulait discret mais qui ne devait sûrement pas l'être, dans cette place étonnamment vide et silencieuse. D'un geste de la main, je fis signe à la jeune femme - ainsi qu'à l'animal qui l'accompagnait - de marcher un peu. Heureusement pour moi, elle ne sembla pas refuser, contrairement à ce que je craignais. Après tout, elle ne me connaissait pas, et elle avait sans doute plus de choses à faire que de parler avec un inconnu, un étranger, qui posait des questions presque indiscrètes. Mais je ne pouvais m'en empêcher. Elle n'était pas qu'intrigante ; elle était mystérieuse, au point d'éveiller le plus profond de ma curiosité.

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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Mar 3 Jan - 20:25

Personne n'aurait pu porter atteinte à Ragnuld, car Sighild comptait bien protéger son ami. Il en allait de même pour le magnifique loup, si un garde touchait à un cheveu de sa protégée, il se ferait une joie de le dévorer cru, que cela soit un garde ou ce Mathias Andrew qui la rendait si étrange, sauf à ce moment.

En effet, la belle brune s'était sentie un faible instant trahie par cet inconnu dont elle ne connaissait que le prénom. Sa lame était prêt de son visage, elle n’aurait pas de pitié à son égard s’il ne voulait que leur perte. Cependant, le jeune homme montra rapidement de quel camp il se trouvait et éloigna les gardes d’eux. Rangeant son épée, la demoiselle comprit alors l’importance de cet homme : il devait être hautement placé, un noble très puissant ou alors, un membre de la famille royale. Sighild connaissait peu de choses sur les familles éloignées des seigneurs, elle était bien trop occupée à autre chose lors de son instruction à la magie. Le grand loup au pelage étincelant cessa également d’être sur ses gardes, il regardait cependant Matthias Andrew d’un air qui ne se voulait pas amical.

Le jeune homme ne perdit toutefois pas le nord, et proposa aux compagnons d’être leur guide. Sighild ne voyait aucun inconvénient, bien au contraire, cela lui permettrait de mieux le connaître car il l’intriguait. De son côté, Ragnuld n’avait pas d’autres choix que de suivre son amie qui la surprit sur le coup.

La troupe se dirigea donc vers le cœur de la ville, une gigantesque place qui donnait une magnifique vue sur le château. Sur cette place se trouvait des troubadours qui jouer des morceaux de musiques très entrainants, on pouvait voir des paysans et des enfants danser en l’honneur de la paix. La vue du loup dont tout le monde parler ne les intriguait pas plus que cela car le visage angélique de sa maîtresse prouvait bien qu’il ne serait pas un danger. De plus, la présence du cousin du prince Caspian montrait bien que ces personnes étaient là en paix.

Le grand loup au reflet de la lune s’assit au côté de sa protégée et écouta avec elle cet air convivial. Tous les deux furent enivré par cette musique. Cela leur rappeler des souvenirs qui dataient encore du vivant de l’ancienne Sorcière Pure, ils avaient danser sous la pluie en entendant la musique d’un village non loin d’eux. Sighild regarda d’ailleurs son ami en lieu faisant un clin d’œil et en souriant.

Soudain, une main vint prendre la sienne et l’entraîna dans la foule. Un jeune paysan venait de l’inviter à se joindre à eux. Ce dernier était en quelque sorte le cavalier temporaire de Sighild. Un fils de fermier à la chevelure brune et aux yeux couleurs ciels. Ils dansèrent ensemble sans difficulté et échangèrent des sourires par l’ambiance de cette place….
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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Dim 15 Jan - 10:54

En voyant l'air d'approbation de la jeune étrangère suite à ma proposition, j'eus un léger sourire en coin. Le plus simple serait vers l'intérieur de la ville, plus au cœur. Nous n'étions d'ailleurs pas vraiment loin. Actuellement, nous nous trouvions dans le quartier des marchants, où l'on pouvait trouver toutes sortes de choses courantes : fruits et légumes, des habits, au fond la viande chez les bouchers, et en haut de la petite place où nous étions, quelques boutiques de parfums pour divers usages. C'était d'ailleurs par là que nous devions passer pour remonter au cœur de la ville, et où se trouvaient des auberges et pouvant donc être utile à Sighild, si elle voulait, ainsi que son...compagnon de route, s'y arrêter une nuit ou deux. Nous nous mîmes donc en marche, et passâmes au travers de différentes odeurs, tantôt agréables, tantôt déplaisantes. Croiser le regard de cette jeune étrangère si mystérieuse et être envahi au même moment d'une senteur particulière qui réveillait les sens, était plutôt...étrange, inhabituel.

C'est alors que des bruits commencèrent à retentir, résonnant contre les murs des rues. Je n'eus pas longtemps à me questionner que je compris la raison de cet inhabituel son. Je venais de me rappeler que depuis quelques temps, les villageois avaient pris l'initiative de jouer de la musique et de danser au centre de la ville. Ils exprimaient par là l'espoir d'une paix retrouvée, naïvement, et tentaient également d'apporter de la joie aux environs. Les habitants des villages voisins venaient parfois, et les petites soirées pouvaient durer de nombreuses heures sur le même air de festivité. Je m'y rendais de temps à autre, car il fallait avouer que c'était plutôt bien, et ça me permettait de me changer les idées. Au début, je surveillais, pour éviter les débordements ; une fête peut vite devenir une révolte après tout. Mais non, ce n'était qu'un rassemblement innocent, seulement pour partager le bonheur à quiconque en voulait. Plus Sighild, son loup et moi approchions, plus l'ambiance proche pénétrait notre corps et notre esprit d'une manière étrange.

Comme d'habitude, c'était principalement les enfants qui dansaient. Mais ils seraient vite rejoints par leurs parents ou leurs frères ou sœurs plus âgés. Je jetai un léger coup d’œil à l'étrangère qui m'accompagnait. Elle ne semblait pas dérangée par cette fête, au contraire : elle avait l'air d'être intriguée, et accordait une attention particulière à ce qu'il se passait. La laisser ici un petit moment ne serait pas une mauvaise idée. Elle pourrait sans doute s'amuser, découvrir la ville de Telmar dans cet esprit de convivialité. D'ailleurs, alors que je pensais à ceci, je vis Sighild disparaitre dans la foule, accompagnée d'un petit paysan qui ne souhaitait qu'une chose : profiter du moment présent. Je fis un petit sourire, et bougeai à mon tour. Je pris soin, tout de même, de ne pas trop m'approcher de la bête, car elle ne m'inspirait toujours pas confiance, malgré sa maîtresse. Bref, moi aussi je reprenais mes habitudes : je me dirigeai vers une jeune paysanne que je voyais depuis quelques temps. Elle était étonnamment belle et charmante, ainsi qu'intelligente. C'est pourquoi elle percevait très bien le fait que je voulais la conquérir, mais elle y mettait assez d'obstacles pour que le jeu dure, et que je ne sois pas lassée d'elle. C'était connu, que je ne fréquentais les femmes que pour une ou deux nuits, après tout...

Un long moment plus tard, je me retrouvais à embrasser cette jeune villageoise répondant au doux nom de Gwendoline. J'avais franchi un ou plusieurs obstacles, comme à chaque fois que nous nous retrouvions, mais il en restait encore un certain nombre. Ce qui m'intéressait, c'était de conquérir le cœur et l'âme de la jeune femme, puis de profiter de ce que la nature nous avait donné. J'étais loin du stade "tomber amoureux", car moi aussi, j'y avais mis de nombreuses barrières... Malheureusement pour moi, le frère de Gwendoline venait de nous voir, malgré le fait que nous étions bien cachés, et emportait sa sœur loin de moi, en me menaçant. Ce n'était pas la première fois... Lui aussi connaissait ma réputation. Je retournai donc vers la petite fête, qui était toujours dans la même ambiance. Je me souvenus alors de ma rencontre avec cette étrangère si intrigante et mystérieuse. J'attrapai au passage le jeune paysan avec qui elle avait dansé, avant que je ne parte dans mon coin, et lui demandai où elle se trouvait. Il m'indiqua une rue qui menait vers le pont, qui lui-même donnait sur le château. Bien qu'un peu perplexe, je partis dans cette direction. Il ne me fallut pas longtemps pour retrouver la longue chevelure soyeuse et la fine silhouette enchantée de celle que je recherchais.

« Et moi qui pensais que vous m'attendriez pour visiter les environs... »

Sighild ne sursauta pas. Elle se retourna légèrement vers moi, sans aucune trace de surprise, comme si elle avait senti ma présence, ou avait vu que j'étais là, malgré le fait qu'il commençait à bien faire nuit. Elle ne me regarda pas longtemps, cependant, et se concentra à nouveau sur quelque chose que je ne pus comprendre. Elle semblait observer le château, tout en ayant l'air de regarder dans le vide, d'être dans ses pensées. La lune éclairait son visage, et j'eus l'impression, pendant un court instant, de ne voir qu'elle, comme si les constructions des environs se voilaient en sa présence. Le temps paraissait s'être arrêté, ou couler plus lentement que d'habitude, même lorsque je m'avançais un peu plus vers la jeune femme.

« L'ambiance de Telmar vous plaît-elle, ou cherchez-vous quelque chose de plus remarquable ? Si c'est le cas, je suis persuadé que je peux trouver ceci pour vous. » repris-je avec un sourire, sans vraiment réfléchir.

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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Dim 22 Jan - 20:22

La demoiselle profitait de cet instant rare pour s'amuser, un mot qui lui était peu famillier. Ce paysan fut trés respectable à son égard, il ne se contenta que de danser en ne la quitta pas des yeux. Au loin, Sighild apperçut Matthias Andrew qui s'était lui aussi convié à la danse avec une paysanne. A plusieurs reprises, la Sorcière Pure ne put s'empêcher de le contempler. Au fur et à mesures des danses, la belle eut un sentiment de dégoût à l'égard de cet homme et elle commença à sentir quelques côtés de sa personnalité. Elle cessa immédiatement toutes les danses, en remerciant aimablement son compagnon et se retira du cercle pour continuer sa marche avec Radulf. Le loup suivit son amie sans plus attendre et ils se dirigèrent vers le château.

Sighild fut silencieuse, son visage avait retrouvé sa neutralité d'avant. Radulf constata que son amie était redevenue comme avant et il se doutait bien de ce qu'il pouvait se passer dans l'âme de Sighild. Tout en marchant, le loup prit la parole:


"Un tel libertin ne mérite pas que tu lui portes de l'égard. Reprenons notre chemin et quittons cette ville. Ne te fait-elle pas souffrir assez?"


La Sorcière Pure stoppa sa marcha et regarda son ami d'un air amical. Sans plus attendre, elle l'enlaça et resta un moment blotit contre lui. Le loup quant à lui se contenta de poser une pâte sur le dos de Sighild et de coller sa tête contre la sienne:

"Cette ville ne me fait nullement souffrir mon ami, c'est le simple fait de voir le comportement humain qui me fait souffrir. Chaque être à pourtant une âme, il n'est pas un objet. Cet homme n'avait pas de bonnes intention à mon égard, j'en suis désormais consciente car mon esprit n'est plus tourmenté. "


Sighild se retira alors de l'étreinte amicale, elle sourit à son ami et reprit:

"Continuons notre chemin veux-tu? Je voudrais visiter cette merveilleuse ville avant de repartir."

Les deux compagnons reprirent leur marche de plus belle et se rapprochèrent de plus en plus du château. Cette construction était tout simplement époustoufflante, l'architecture était fine et précise, inspirant la joie et la beauté du Royaume. C'était ici que demeura par le passé le prince Caspian...Ce prince qui lui avait enlevé sa mère par sa stupidité...La belle retint alors ses larmes, bien que son deuil fut fait, il était encore difficile de parler de sa mère, si chère à son coeur.

Radulf se mit soudain à grogner, Sighild se retourna sans surprise en voyant Matthias qui venait de les retrouver. La belle ne lui répondit rien sur le coup, sa voix était encore bloquée par la tristesse et par le dégoût qu'il lui inspirait. Ce dernier osa cependant s'approcher d'elle, Radulf ne cessait de fixer cet humain, lui montrant qu'ils ne seront jamais amis. Matthias ne semblait pas vouloir lâché l'affaire, une chose qu'elle ne supporta pas car elle avait désormais l'impression de faire partir de son futur tableau de chasse.

Sighild se retourna à nouveau vers Matthias. Le faible éclat de la Lune pouvait éclairait son doux visage marquait par la neutralité. La belle avança pour être proche de lui et se permit de lui dire:


"Monsieur, je ne suis pas de celle que l'on peut dupper. Votre agissement avec cette jeune femme me permet de comprendre pourquoi vous vous êtes tant entêté à rester à nos côtés. Sachez que je n'apprécie guère ce genre de pratiques, aussi vous demanderez-je de nous laisser seuls à présent."


Le regard de Sighild était remplit de colère, un regard que Matthias pouvait reconnaître pour l'avoir déjà vu au bal. Sighild ne ressemblait pas à sa mère physiquement, mais son regard était trait pour trait le même que l'ancienne Sorcière Pure. Ce dernier resta d'ailleurs sur place, bouche bée. Sighild serra alors le point et reprit d'un ton un peu plus agacée:

"N'avez vous pas compris ce que je viens de vous dire. Partez, partez et laissez nous seuls."


La jeune femme fut tellement déçue et en colère de cet homme qu'elle se permit de le pousser. Sighild posa ses deux mains sur le torse de Matthias. Elle n'utilisa pas beaucoup de force à son encontre; pour cause : le contact avec Matthias lui apprit beaucoup de choses.
La Sorcière Pure eut une vision : elle apperçut Caspian dans une brume interminable, Matthias était à ses côtés, son regard était on ne peut plus méchant à l'égard de Sighild. La belle voulut courir pour arriver à leur côté: rien à y faire. Elle vit soudain plusieurs visions, Caspian pleurait, du sang coulait sur le sol....le sien et le visage de Jadis apparut en dernier.

Revenue à la réalité, la jeune femme avait des larmes qui coulaient sur son visage. Elle se sentit toute chose et tomba sur le corps de Matthias, épuisée. Radulf s'approcha du jeune homme et attendit ce qu'il allait faire....
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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Sam 4 Fév - 15:32

Alors que j'avançais et parlais à la jeune étrangère, je ne remarquai pas le loup, sûrement à cause de sa couleur qui se confondait dans la nuit. Je ne l'avais pas non plus entendu grogner, j'avais en réalité cru que c'était le bruit du vent. J'eus l'air fin lorsque je sursautai en voyant que Sighild n'était pas seule. Cependant, je me tranquillisai quand elle s'approcha de moi ; j'eus même un nouveau sourire confiant. Ce sourire disparut progressivement, tandis que la belle brune me répondait enfin. Il me fallut un petit temps pour comprendre exactement de quoi elle parlait, mais je finis par saisir son ton froid . Mais ce qui m'étonna encore plus, c'était son regard à ce moment précis. Ces yeux, ce sentiment de fureur qui était transmis, cet air glacial, je l'avais déjà vu. C'était la deuxième fois que j'avais cette impression. J'avais presque oublié les paroles de la jeune femme, tant j'étais hypnotisé par ses yeux en cet instant. Je m'efforçais de me rappeler à quel moment j'avais bien pu voir un tel regard, mais les souvenirs semblaient bien flous. Sighild ne semblait pas se rendre compte qu'elle était loin du compte. Elle n'était même pas comparable à Gwendoline... Enfin, pour le moment, je ne pensais à rien de ce genre avec elle.

Je m'apprêtais à lui répondre, après avoir vaguement entendu qu'elle me demandait de partir, mais autre chose que je n'avais pas prévu se passa. Cette jeune brune devait sacrément être remontée contre moi, sans que j'en ai vraiment consciente, car elle osa me pousser pour montrer qu'elle voulait vraiment que je parte. Il y eut soudain un long silence, comme si le temps s'était suspendu durant quelques secondes. L'expression de Sighild était effrayante : elle semblait être dans un cauchemar devenu réalité, mais était raide et blanche comme une statue. Mais pire, j'eus l'impression de sentir quelque chose d'étrange pénétrer mon corps et mon âme. Avant que je n'ai le temps de comprendre quoi que ce soit, elle s'effondra d'un coup sur moi, laissant échapper d'intenses larmes. Je la rattrapai, et perçus la présence plus proche du loup géant. Je tournai la tête vers lui, brusquement inquiet et perdu à la fois. Contrairement à ce que je pensais, l'animal ne fit rien envers moi. Il se rapprocha de la jeune femme, et semblait essayer de me communiquer quelque chose par ses grands yeux brillants. Avec un nouveau moment d'hésitation, je pris Sighild dans mes bras, voyant qu'elle n'était pas en état de marcher, malgré le fait qu'elle soit toujours consciente. Ses larmes que je ne comprenais pas se calmaient, mais elle avait l'air d'être sur le point de s'évanouir pour de bon.

Je réfléchis alors. Mon premier réflexe aurait été de l'emmener au château. Mais son loup, alors ? Là, ça n'allait pas du tout le faire. Il valait donc mieux que j'aille avec elle dans une auberge, au moins elle ferait ce qu'elle voudrait une fois que je serai parti. Ne venait-elle pas de me pousser pour que je m'en aille ? Je ne comprenais pas ce qu'il s'était passé après ; je me devais de l'aider, car il ne serait pas respectueux et honorable de ne rien faire. Mais je ne voyais pas quoi faire d'autre. Je fis en sorte que Sighild soit dans la meilleure position possible, dans mes bras, même si elle ne semblait pas vraiment s'en soucier, et repartis vers le centre de la ville. La fête continuait, mais je m'arrangeai pour éviter les gens et la musique. Après un petit détour, nous arrivâmes devant la meilleure auberge de la ville. Le loup géant me suivait toujours, et ne disait étrangement rien. Enfin, il ne faisait aucun bruit, et ne semblait pas vouloir m'agresser. Je rentrai dans l'auberge, réservai une chambre pour une nuit, pris la clé que me tendait le gérant en lui disant que je le payerai dans très peu de temps, et partis vers la direction qu'il m'indiquait sans faire attention aux hommes déjà présents. La bête se chargea de les dissuader de s'approcher ou de poser des questions.

La jeune étrangère sembla reprendre conscience de la réalité, car elle s'agita légèrement dans mes bras. J'ouvris la porte de la chambre que le gérant m'avait donné, entrai à l'intérieur et déposai Sighild sur le lit d'à peu près bonne qualité. Je dus redescendre pour payer le gérant de l'auberge. Et puis, devais-je rester ? Sans doute allait-elle rapidement récupérer, et elle n'était pas seule. Vu sa dernière réaction, elle ne voulait visiblement pas que je sois à ses côtés. Je ne forçais en rien les femmes, que ce soit en amitié, en amour, ou en haine. Je réfléchissais à tout ceci et manquai de me prendre quelqu'un...chose qui ne m'arrivait jamais. Je me dépêchai de donner l'argent qu'il fallait, et après une ultime hésitation, je décidai de remonter pour quelques instants, histoire de voir comment allait la jeune étrangère, et je repartirai rapidement. Dans le chemin du retour à la chambre, je me rendis compte soudainement que je venais d'entrer dans une auberge, de payer une chambre...sans aucune intention de prendre du plaisir avec la jeune femme que j'avais aidé. Je me disais moi-même que ce n'était pas normal. Et de plus, c'était une étrangère, accompagnée d'un loup géant. Cette journée n'était pas habituelle, ça c'était sûr.

En revenant dans la chambre, j'aperçus la jeune femme en position assise sur le lit, étonnée, qui regardait son "ami". « Je peux prendre quelques nouvelles avant de partir, ou vous allez encore essayer de me chasser ? » dis-je avec un sourire ironique. Le loup tourna ses yeux vers moi, dans un grognement sourd. Je ne fus nullement impressionné, connaissant les limites des menaces en général. Je venais tout de même d'emmener Sighild dans une auberge, de l'aider, de payer, et je m'inquiétais encore pour elle ! C'était décidé, je ne restais que pour quelques instants, et après, ils feront leur petite vie seuls. Je n'avais d'ailleurs pas l'intention de rester là longtemps. Je ne bougeai pas, près de la porte, et attendis que la jeune étrangère me réponde. Le temps fut court, et pourtant, il me parut bien long. Avant qu'elle ne dise quoi que ce soit, j'ajoutai : « J'ai payé la chambre pour la nuit, en incluant la matinée de demain. »


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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Sam 25 Fév - 19:04

Entre rêve et réalité, ou plutôt entre cauchemar et réalité. Dans les bras de Matthias, Sighild se sentit à la fois protégée mais en danger. La présence de l’homme la rassurée mais ce contact entre eux lui donna beaucoup d’informations, beaucoup trop. L’esprit de Sighild était totalement perdu, l’homme qui l’avait un jour perturbait n’était autre que le cousin de celui qui avait brisé son cœur. Caspian et Matthias étaient de la même famille, peut-être était-ce pour cela qu’il l’avait tant perturbé dès leur première rencontre. Une fois ce contact rompu, la jeune femme se sentit revivre car son âme était enfouit par tant de souvenirs…une partie de la vie de Matthias venait de défiler sous ses yeux, le reste, son esprit ne voulait pas lui révéler. Le ventre de Sighild lui faisait horriblement mal, comme si son éternelle rivale lui avait vraiment donné le coup de grâce. C’était impossible, Sighild avait tué Jadis de ses mains, elle avait vengé sa mère le jour de la guerre, en protégeant le roi Edmund de Narnia.
La belle sorcière s’éveilla en sursaut. Elle sentit le goût du sang dans sa bouche et elle en cracha dans sa main. Ragnuld s’empressa d’arriver vers son amie ; inquiet, à la vue du sang, le Grand Loup nettoya sa main en la léchant. Ce dernier vit alors des larmes dans les yeux de sa protégée, la belle se serra aussitôt contre lui et lui chuchota :


« Matthias Andrews est le cousin de Caspian…ma vision me fait peur Ragnuld, j’ai vu Jadis me tuer…n’a-t-elle pas assez fait de mal en ce monde ? Ne m’a-t-elle pas déjà trop prit ? Pourquoi mon destin est-il si douloureux mon ami ? Pourquoi… »


Le Grand Loup ne savait que dire des paroles de son amie, il se contenta juste de lui montrer son affection et sa protection en restant contre elle et frottant sa tête contre ses cheveux. Sighild réussit à se calmer et reprendre son visage neutre. Elle entendit alors la voix masculine de son «sauveur ». Ragnuld recula et laissa place à l’interlocuteur. Le loup le regarda froidement à nouveau, il ne pouvait croire que cet homme était le cousin de Caspian et se demandait comment son amie allait réagir.
De son côté, Sighild se contenta de se lever et d’aller vers un vasque de porcelaine où elle introduisit de l’eau. En écoutant Matthias, la belle retira sa longue veste pour laisser apparaître un magnifique corset noir, simple mais qui lui allait à ravir. La demoiselle se nettoya le visage, elle prit alors une serviette pour s’essuyer et regarda ensuite Matthias.
De sa démarche élégante, la jeune femme posa délicatement ses mains sur le bras droit de l’homme, son regard envoûtant fixa le sien et sa magnifique voix lui dit :


« Installez-vous quelques minutes monsieur Andrews, nous devons parler ensemble de ce qu’il vient de se produire. »


Avec douceur, elle emmena l’homme vers son corps, Ragnuld sortit alors de la chambre, il referma derrière lui la porte et monta la garde devant la chambre. La belle laissa l’une de ses mains posée sur son bras et l’installa sur le lit. Sighild resta en face de lui, debout et appuyée sur la commode. Son visage était marqué par cette neutralité propre à sa personne, qui la rendait si mystérieuse et d’avantage séduisante. Sa tenue ne la gênait pas car elle ne se montrait pas nu à lui, ce dernier ne pouvait qu’apercevoir une faible partit de son corps car ses longs cheveux cachaient. Croisant les bras et fermant les yeux, la demoiselle s’exprima alors :

« Pardonnez-moi pour ce qu’il vient de se produire, il s’agit d’un quiproquo et je ne voulais en aucun cas vous vexer. Je voulais également vous remercier pour votre geste et votre bonté…. »


Sighild saisit alors une chaise pour la placer devant Matthias et s’y installer. Elle ne savait pas comment s’y prendre mais elle ne pouvait laisser ce mystère planer entre eux, cette vision lui avait donné le coup de grâce et son esprit était perplexe pour beaucoup de chose. Lorsqu’elle plongea à nouveau son regard dans le sien, la belle se sentit toute chose mais ne savait pas comment l’expliquer. Avec sa douceur innée, la Sorcière Pure se permit de prendre les mains du jeune homme. Son regard noisette se plongea à nouveau dans le regard couleur océan de son interlocuteur. Elle reprit soudain :

« Je vous dois la vérité monsieur Andrews car vous m’avez prouvé que vous étiez quelqu’un de bon. Nous nous sommes rencontrés il y a peu et vous retrouvez ici était un signe du destin. Ce qu’il vient de se produire vous a sans doute rendu perplexe mais je me dois de vous expliquer ce qu’il s’est produit. En vous touchant, vos souvenirs sont venus vers moi et j’ai compris qui vous étiez. »


La jeune femme continuait de fixer Matthias qui semblait perplexe, elle prit une longue inspiration :

« Vous êtes Matthias Andrews, vous êtes de sang royal car votre cher cousin est l’ancien Roi de ce Royaume. Vous avez peur pour l’avenir de votre sœur que vous chérissez tant. Vous aimez votre cousin tout autant que votre sœur. Seulement, vous ne savez pas où se trouve Caspian et cela vous perturbe. »


Des larmes commencèrent à perler les yeux de la Sorcière Pure, elle décida alors de reprendre :

« De mon côté, j’éprouve de la haine à l’égard de votre cousin car il a détruit ma famille. Il est le responsable indirect de la mort de ma mère. Je l’ai vu mourir sous mes yeux, impuissante et depuis ce jour j’ai maudit votre cousin. »


Quelques larmes coulèrent sur le visage de Sighild. Elle était si sincère dans ses paroles, cela se ressentait non seulement dans son regard mais dans ses dires :

« Je ne savais pas que vous étiez de cette famille mais je ne puis d’avantage vous cachez ma véritable identité. Nous nous sommes déjà rencontrés monsieur Andrews, mais je me suis présentée à vous sous une autre forme. »


La belle sentit soudain que son interlocuteur semblait comprendre, après tout, comment pouvait-il oublier ce regard ?

« Je suis la Sorcière Pure, j'ai quitté le royaume Archelandais car le Roi Cor n'a pas défendu son royaume et s'est montré indigne de moi.


Sighild continuait de tenir les mains de Matthias, elle espérait qu’il réagirait bien, elle ne voulait pas se montrer faible à son égard mais cette vision fut si fatale…La Sorcière Pure n'était pas la même que d'ordinaire, pourquoi ?
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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Lun 27 Fév - 11:22

La jeune femme ne répondit à aucune de mes paroles. Elle ne prononça même pas un mot, dans un premier temps. Elle se leva, enleva sa veste et se mouilla le visage à l'aide d'un peu d'eau qui se trouvait dans un récipient. Finalement, elle s'approcha de moi, et sans aucune gêne, me pria avec une voix douce de m'assoir, tout en posant ses mains sur mon bras. Ce contact me surprit, et j'en ressentis des frissons. Sans me poser de questions, malgré ce que j'avais décidé précédemment, je fis ce qu'elle demandait, sans lâcher son regard du mien. Je remarquai à peine le départ du loup de la chambre, si ce n'est le bruit de la porte. Sighild me lâcha pour s'installer en face de moi, appuyée sur la petite commode en bois. De mon côté, je ne pus m'empêcher de jeter un coup d’œil à la tenue qu'elle dévoilait, et qui était bien plaisante à vrai dire ; cependant, elle se remit à parler, attirant à nouveau mon attention, dans un léger frisson.

Elle me remercia et s'excusa en même temps, répondant ainsi à mes précédentes paroles. Un long silence s'en suivit. J'étais étrangement incapable de répondre ; je sentais aussi qu'elle n'avait pas fini. N'avait-elle pas dit qu'elle devait s'expliquer ? Je trouvais ça étrange, mais j'étais à présent curieux. La jeune femme attrapa alors une chaise, s'assit en face de moi, tout en prenant mes mains dans les siennes. Un nouveau frisson étrange me parcourut ; sans doute étais-ce le fait qu'elle avait les mains plutôt froides, comparées aux miennes. Mes yeux observèrent nos mains liées un court instant, avant de se focaliser à nouveau dans ceux de cette magnifique étrangère.

Ce qui suivit me rendit de plus en plus perplexe. Je ne compris d'abord pas ce qu'elle racontait ; le pire fut quand elle débita ma vie comme si elle avait lu une biographie. Qu'elle sache mon nom, bien sûr, je le lui avais donné dès le début de notre rencontre ; qu'elle sache que j'étais de sang royal et le cousin de Caspian, elle aurait pu l'apprendre peu avant par un quelconque villageois ; le passage où elle parlait de Rosalie, puis de mes craintes, et enfin de mes pensées les plus secrètes concernant Caspian, fut plus délicat. Sighild continua en parlant d'elle-même cette fois-ci, et de sa mère morte par la faute de mon cousin. Je suivis le trajet des larmes coulant de ses yeux, toujours aussi perturbé par ces paroles...

Elle reprit, m'avouant que nous nous étions déjà rencontrés. Je n'eus pas besoin de réfléchir : depuis que je l'avais vu sur la place, j'avais su que j'avais croisé ce regard au moins une fois dans ma vie ; et son visage me rappelait vaguement quelque chose. J'étais cependant incapable d'avoir un souvenir concret. Finalement, Sighild me révéla son identité complète. J'en restai bouche bée : lorsque l'Empire Telormène existait, j'avais à plusieurs reprises entendu parler d'une sorcière, surnommée la Sorcière Pure, qui avait été capturée ; sa beauté était légendaire, et personne ne savait vraiment qui elle était. Cette jeune étrangère remplie de mystères disait-elle la vérité ? Mais pourquoi mentirait-elle...? Je pris le parti de la croire, car ses yeux me convainquaient. Après un long instant de silence pesant, je finis par parler, enfin :

« Pourquoi me dire tout ça ? Pourquoi vous confier à moi, alors que vous ne me connaissez pas, malgré...ce que vous avez vu ? » dis-je d'une voix douce et calme, malgré ma perplexité. « Je suis loin d'être quelqu'un de bon, et je ne cherche pas toujours à l'être. »

Je repensais à ce qu'elle avait dit, à propos de Caspian et de Rosalie. Bien entendu, je cherchais le bonheur de ma sœur avant tout le reste, avant ma propre vie. J'avais accordé un intérêt à Caspian à partir du moment où il était devenu roi, bien que je trainais souvent avec lui plus jeune. Mais à présent, cet intérêt était tout autre. En effet, je ne supportais pas le nouveau roi, et ne pourrait sans doute jamais. Il s'était auto-proclamé roi de Telmar sans rien, sinon une armée suffisante pour se faire respecter ; il n'avait aucun sang royal, que ce soit telmarin ou archenlandais. Le seul moyen de régler ça était de retrouver Caspian ; mais c'était là la difficulté. Il avait disparu, et peu se risquait à présent à en parler, car Edwin était, malheureusement pour moi, bien aimé du peuple.

Cependant, je n'avais pas l'intention d'en parler à cette étrangère. Elle tentait de me prouver sa confiance en révélant son identité qu'elle cachait visiblement. Mais que voulait-elle ? Elle avait forcément un but ! Son regard doux, sa voix envoûtante et son visage angélique, de même que son corps, me prouvaient l'inverse, mais je refusais de croire les apparences... Toutefois, avant de réagir mal, de la renvoyer de Telmar, de la révéler au grand jour, ou autre encore, je préférais en savoir un peu plus. Peut-être étais-je en train de mal la juger, tout simplement parce que j'étais très méfiant. Je lâchai ses mains sans être brusque, et me levai pour marcher un peu dans la chambre. Je ne supportai pas de rester assis dans ce genre de situation.

« Et pourquoi me faire confiance alors que, comme vous le dites, je suis le cousin de Caspian, et que j'ai participé à la guerre qui avait enchaîné les terres du roi Cor ? Je ne vous veux aucun mal, certes, mais... » A vrai dire, je me répétais... Elle avait été directe, pourquoi ne le serais-je pas ? « Je crois que...je vois à quel moment nous avons pu nous rencontrer. Il s'agissait du bal célébrant deux mariages, n'est-ce pas ? Vous étiez seule, je suis venu vous voir, et vous fixiez le roi Cor. Je comprends à présent. »

J'avais également compris le fait qu'elle m'ait vu "sous une autre forme". Et pourtant, pour les souvenirs qui me revenaient de la jeune femme, elle avait un regard tout aussi neutre, perçant et mystérieux, une chevelure tout aussi foncée, ondulée et longue ; mais maintenant que j'y pensais, celle que j'avais devant moi était tout de même un peu plus jeune. Tous ces détails avaient été plus ou moins oubliés, du fait que je me souvenais surtout de l'état dans lequel j'avais retrouvé ma sœur, à peine quelques instants après... Bref, ce n'était pas la question pour le moment, c'était une toute autre histoire.

« Concernant Caspian... Je ne le chérissais pas autant que ma sœur, mais c'est une autre affaire plus compliquée. A moins que vous n'ayez "vu" ça aussi... »

Je ne croyais pas moi-même ce que je disais. C'était étrange et irréel, que de penser que Sighild, cette jeune femme à l'apparence atypique, était une sorcière. En tant normal, je n'aurais pas réagi de cette manière. Peut-être que cette ambiance plus privée, presque intime, qui commençait à s'installer, me permettait de mieux juger, de mieux comprendre...ou encore de croire que ce n'était qu'un rêve, ou une blague, lorsque j'y réfléchirai à nouveau. Je finis par me rapprocher de Sighild, dans l'intention de m'assoir à nouveau peut-être ; mais alors que j'allais m'exécuter, elle se leva, se retrouvant très près de moi. Je la regardai un instant droit dans les yeux, ces yeux si mystérieux et intrigants, et à la fois si magnifiques. Sans réfléchir, ma main glissa sur la sienne, puis la saisis avec assez de force pour ne pas qu'elle s'échappe, mais avec douceur aussi.

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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Mer 29 Fév - 13:10

La belle écouta avec attention les dires de Matthias. Elle le laissa parler, ferma les yeux et essaya de comprendre elle-même son acte. Ses larmes disparurent par une légère brise sortit de nulle part. Comme une caresse, Sighild comprit immédiatement sa provenance et elle ferma les yeux comme pour se ressourcer. Son visage neutre revint, son regard était perdu dans le vide, son esprit écoutait les paroles de cet homme mais il essayait toujours de comprendre son agissement. La Sorcière Pure sentait que Matthias doutait sur beaucoup de choses dont son honnêteté. La demoiselle pouvait le comprendre, comment aurait-elle réagie à sa place ? Sighild se devait à présent de lui expliquer sa vision et répondre à ses questions, du moins, tenté d’y répondre. Sans faire attention à Matthias, la jeune femme se leva et se retrouva très proche de lui. Ce dernier attrapa avec douceur l’une de deux mains de Sighild, il la maintenait avec assez de force, comme s’il ne voulait pas qu’elle s’échappe.

Ce contact ne la rendait pas indifférente, la belle fut prise de frissons. Le beau regard de Matthias se plongea dans le sien comme pour y lire dans un livre. Sighild se sentit une nouvelle fois étrange, elle ne comprenait pas ce qui pouvait lui arriver car cela ne s’était jamais produit. Sighild ne connaissait que peu de choses de lui : le cousin de Caspian, un homme qui peut se montrer courtois comme irrespectueux envers les femmes…La silence régna un faible instant dans cette chambre. La Sorcière Pure était comme bloquée par ce contact et par ce regard, elle resta un instant pétrifiée pour parler enfin d’un ton doux :


« En vous poussant, une vision m’est apparue comme la pluie imprévue. Je vous ai vu au côté de votre cousin et j’ai lu dans votre regard une haine à mon égard. Une haine que je ne saurais qualifier mais qui est probablement en lien avec Caspian, une haine que je voudrais comprendre monsieur Andrews. Je ne contrôle pas ces visions, elles sont le fruit de la magie et la traduction de votre pensée en lien avec votre futur. Il est rare que j’intervienne dans le futur des personnes….Je me suis évanouie car Jadis était dans cette vision…elle m’a poignardé au cœur…comme je l’ai poignardé lors de la guerre… »


Un long silence ce fit, Sighild détourna son regard de Matthias et grimaça quelque peu : une douleur venait d’apparaître, à son cœur. Elle resta cependant près de lui, la belle le regarda à nouveau pour reprendre :

« Vous n’êtes pas obligez de me croire ou de me faire confiance. Je ne vous forcerez pas à le faire. »


La belle ne savait toujours pas expliquer ses révélations à l’égard de Matthias. Elle décida tout simplement de rompre ce contact et se décala quelque peu de lui. Sighild sentit soudain perdue, comme si ce contact lui manquait dans le fond. Elle reprit bien assez vite ses esprits. Tournant le dos à Matthias, la demoiselle inspira longuement pour parler à nouveau :

« Nous nous sommes bel et bien rencontré à ce bal, j’ai utilisé mes dons pour apparaître sous une autre forme car j’étais toujours la captive de mes ennemis de guerre. Vous avez raison de me préciser que vous avez participé à cette guerre et que nous étions dans des camps opposés…Vous avez cependant tenu à me faire visiter cette ville sans me connaître, sachez que rien n’est dû au hasard monsieur Andrews. Je vous ai accordé ma confiance certes, mais vous l’avez également fait pour moi. »


Pendant qu’elle parla à Matthias, quelques gouttes de la vasque s’étaient mises à voler dans les airs. Avec la douceur des paroles de la sorcière, les gouttes s’étaient transformées en fée aquatique, puis elles avaient pris la forme de papillons pour enfin disparaître à de magnifiques fils de couleurs. Elle voulait lui montrer que sa magie n'était pas malveillante, qu'elle n'était pas comme Jadis, mais tout son contraire.

Sighild demeura dos à Matthias, elle se contentait de regarder la beauté du ciel qui était rempli d’étoiles. La belle cherchait à comprendre ce qui lui arrivait….
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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Jeu 1 Mar - 12:58

Je ne réalisais pas vraiment le moment présent ; la proximité avec Sighild semblait me plonger dans un rêve, un doux rêve agréable, un rêve que l'on veut vivre pour toujours, sans avoir à se soucier du reste... La belle étrangère parla alors, ne brisant en rien cette douce bulle dans laquelle je me sentais enfermé avec bonheur. Je commençais à ne plus être perturbé par ces propos de magie, bien que cela me paraissait encore bien étrange. Mon futur... Était-ce vraiment possible de le voir, de le connaître ? Je n'avais jamais imaginé un avenir extraordinaire. Peut-être être enfin reconnu pour mes talents, pour tout ce que j'essayais de faire, si c'était possible un jour, mais j'en doutais. Ce que j'imaginais ? Je finirai marié à une jeune femme probablement noble, mais que je n'aimerais peut-être pas toute ma vie, et me connaissant, sans doute la tromperais-je ; à moins qu'avec le temps, je devienne plus sage.

Jadis... Jamais je n'avais ne serait-ce que vu celle qu'on surnommait la Sorcière Blanche. Caspian l'avait ramené il y a de cela deux ans environ, mais avait toujours agi en secret ; et lorsqu'il m'avait confié, ainsi qu'à l'ensemble du Conseil de Telmar - quand j'y étais encore - qu'il l'avait en quelque sorte ressuscité, j'avais été abasourdi. Mais étrangement, à partir de ce moment, Caspian ne ressemblait plus vraiment à celui qu'il était. Je n'avais rien contre une guerre contre Narnia, et je comprenais ses motivations et les partageais ; mais qu'un homme qui était auparavant un jeune garçon doux, sage et intelligent, devienne soudainement brutal, m'avait interpelé. Mais en tant que sujet, bien qu'il soit mon cousin, je ne pouvais rien dire... Était-ce l'influence de cette fameuse Jadis ? Étrangement, lorsque Jadis avait été tuée, Caspian était devenu amnésique et avait disparu de la civilisation. Attendez... C'était Sighild qui avait mis fin à la "vie" de la Sorcière Blanche ?

Toutefois, je restai silencieux, sans quitter la jeune femme des yeux ; ce fut elle qui brisa ce lien. Mais elle se remit à parler, me rassurant quelque peu à propos de la confiance qu'elle m'accordait. Finalement, elle se décala, en remettant le sujet du bal, où nous nous étions bel et bien rencontrés, sur le tapis. Mais je ne l'écoutais plus vraiment ; pendant qu'elle m'expliquait que rien n'arrivait au hasard, et que nous nous étions fait confiance mutuellement, des gouttes d'eau se mirent à léviter en l'air, formant alors des petits êtres que l'on voyait dans les contes pour enfants. Il y eut ensuite des papillons, mais plus beau et plus magique que ceux que l'on pouvait voir dans la nature sauvage de Telmar. J'étais à la fois effrayé et émerveillé, comme un gamin. Finalement, je regardai Sighild, qui me tournait le dos, devant la fenêtre, et revins vers elle lentement.

« Je vous crois. » dis-je avec douceur. « Et vous venez de me prouver que je n'ai pas à avoir peur de vous... »

Je n'avais pas tellement eu peur, mais c'était surprenant. Toute ma vie, j'avais respecté l'éducation que j'avais reçu : les créatures parlantes et la magie ne sont que des légendes pour plaire aux enfants, et il n'était pas convenable d'y croire lorsque l'on devenait grand. Ma soeur y avait toujours cru, tout comme Caspian, bien que pour eux, c'était quelque chose qui avait existé avant, mais qui n'existait plus maintenant. Nous avions tout trois eu tord ; mais je n'avais jamais apprécié cette histoire de magie. C'était irréel, imprévisible, et effrayant sur les bords. Cependant, ceci se propageait partout ; entre ces soit-disant dieux, Aslan ou Tash, ces sorcières, ces elfes, ces nymphes ou ces animaux parlants... Je me sentais plus en sécurité dans la capitale qu'en forêt.

« Comment pouvez-vous parler de destin, comme si notre rencontre était importante ? » demandai-je soudain. « Peut-être que ce n'est pas un hasard, mais je ne comprends pas plus que vous vos "visions". A présent, je n'ai rien à faire avec Caspian, je ne sais pas où il est, et je doute arriver à le trouver aujourd'hui. Et vous dîtes que Jadis a été tuée de votre propre main. Je ne vois pas non plus pourquoi nos deux destins seraient visiblement liés : nous nous sommes déjà rencontrés, et nous venons de nous revoir ; vous m'avez accordé votre confiance, et...je vous offre la mienne ; mais il y aura un moment où vous partirez de Telmar, vous aiderez le peuple archenlandais, vous ferez tout ce que peut bien faire une...sorcière comme vous, tandis que je resterai ici, à haïr ce roi jusqu'à sa mort ou la mienne, à me soucier de la santé et du bonheur de ma sœur, et à regretter tout ce que j'ai fait ! »

J'avais parlé sans vraiment m'en rendre compte. J'avais bel et bien réfléchi au début, bien que ce soit arrivé d'un coup ; mais la suite avait été imprévue, et j'étais moi-même étonné de mes paroles. J'avais déversé toutes mes préoccupations, alors qu'il n'y avait aucun rapport. Je faisais confiance à cette étrangère toujours aussi mystérieuse, et je lui racontais ma vie...comme elle m'avait raconté la sienne. Excepté que je n'avais pas su garder mon calme, et que petit à petit, je m'étais emporté. J'étais perturbé, pour de bon, c'était le cas de le dire. Je m'éloignai de Sighild, mais ne quittai pas la chambre pour autant, bien que l'idée me soit venue. J'avais raison : je ne pouvais me mêler de la vie de cette étrangère, cette vie tumultueuse qui était effrayante à mes yeux.

« Est-ce que vous attendez quelque chose de moi ? Je ne pense pas que vous divulguez votre identité, votre histoire et vos visions à quiconque passe à côté de vous, dans la rue. » Je restai un instant silencieux, et me retournai vers Sighild. « J''essaie seulement de...comprendre. Comprendre pourquoi, selon vous, nos destins sont liés, comprendre pourquoi je vous fais confiance, comprendre pourquoi je ne souhaite pas vous voir partir... »

J'avais commencé à être direct, et surtout, à dire ce que je pensais ; autant continuer. J'étais perturbé, et il ne me servait à rien de le cacher.

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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Dim 4 Mar - 21:26

La belle demeurait prés de sa fenêtre à contempler le ciel étoilé et en écoutant attentivement son interlocuteur. Elle sentait que son âme était d’autant plus perplexe que précédemment mais la demoiselle constata qu’il devenait de plus en plus franc en sa présence. La dernière phrase qu’il lui avait dite l’avait quelque peu touché, mais la Sorcière Pure reprit très rapidement ses esprits. Matthias voulait des réponses à ses questions, sur son avenir et sur celui de son entourage.

Le magnifique regard de Sighild se posa une nouvelle fois vers Matthias, la demoiselle avança vers lui et en profita pour reprendre sa longue veste. Tout en se rhabillant, la jeune femme afficha un sourire rassurant auprès de l’homme. Elle ajouta enfin d’un ton neutre :


« Je ne partirais pas comme une voleuse, à moins que cet endroit ne devienne trop dangereux pour mon ami et moi. Je n’ai également pas oublié que vous devez toujours me faire visiter la ville monsieur Andrews. »


Terminant d’enfiler sa blouse et s’équipant de son épée au dos, la belle continuer de sourire aimablement à Matthias et reprit :

« Marchons un peu, il serait dommage de ne pas profiter d’une aussi belle nuit. »


Sans plus attendre, Sighild ouvrit la porte et croisa le regard de Ragnuld. Le Grand Loup noir au reflet de la lune avait entendu toute la conversation et n’était pas d’accord sur ce que son amie venait de faire. Le regard froid de l’animal fit comprendre la Sorcière Pure mais il comprit bien assez tôt qu’elle était sure de ce qu’elle faisait. La créature n’ajouta rien, cela devait avoir un lien avec la vision de Sighild. Elle attendit que l’homme sorte de la chambre pour la fermer à clé et la garder dans l’une de ses poches.

Les trois êtres sortirent de l’auberge pour se diriger vers un endroit de la ville non visité : le jardin de la capitale. Au cours de leur marche, Sighild décida de parler à nouveau :


« La magie est une entité complexe, même pour quelqu’un qui la pratique depuis son plus jeune âge. Nos destins sont liés car nous nous trouvions dans cette vision que j’ai eu, c’est une chose rare que je ne pourrais vous expliquer pour le moment son sens. Tout ce que j’ai vu signifie tout et rien à la fois…il me faut du temps pour la comprendre. Je ne peux également pas vous affirmer avec certitude pourquoi vous me faites confiance, seul votre cœur pourra vous l’avouer.»


La jeune femme restait au côté de Matthias, Ragnuld quant à lui demeurait derrière les deux personnes. Sighild ne voulait pas qu’il se sente mal ou qu’il soit d’autant plus perturbé…La Sorcière Pure restait tout autant songeuse sur ce qu’elle avait entendu : de la sincérité, de la haine et…non cette pensée devait quitter son esprit. Pourtant, un faible instant, Sighild avait voulu prendre le bras de cet homme comme pour s’y sentir bien, ce précédent contact lui manquait…mais elle ne devait pas penser à cela. Matthias ne pouvait se doutait de rien car son visage resta neutre, comme d’habitude.

Les deux personnes continuèrent à marcher pour arriver rapidement au sein de ce magnifique jardin. Suivant les pas de Matthias, ils se retrouvèrent dans un endroit isolé où se trouvait un magnifique étang. Le point d’eau était illuminé par l’astre de la nuit et ses compagnes qui s’y reflétaient. La jeune femme se tenait devant cette eau, dos à Matthias et fut émerveillée par tant de beauté. Sighild reprit d’un ton calme :


« Je comprends que votre esprit soit perplexe, aussi ai-je décidé de tout vous expliquer. Lorsque votre cousin a ressuscité Jadis, il ne savait probablement pas ce que l’avenir lui réserverait. Cette dernière eut une emprise sur lui, une emprise magique qui faisait sortir ce côté sombre qui dormait en lui, car ne vous y méprenez pas monsieur Andrews, nous avons tous un bon et un mauvais côté. Sachant parfaitement la personne qui pouvait mettre fin à ses plans, Jadis a fait venir des sbires au sein des terres archelandaises. J’ai succédé à ma mère à la suite de son assassinat et je me suis jurée de venger sa mort. Et je l’ai fait lui rendant son coup, j’ai vu mourir sous mes yeux la Sorcière Blanche tout comme j’ai vu ma mère décéder. A la fin de cette guerre, j’ai voulu rencontrer votre cousin, mais le royaume archelandais venait de se faire attaquer…Je suis restée la captive de mes ennemis, en entendant chaque jour les cris de désespoir de mon peuple, la souffrance de chaque être vivant sur ces terres. Le Roi Cor n’est jamais venu prêter main forte à ses sujets. Quant à moi, je regrette toujours d’avoir suivi le code d’honneur, ce pacte que j’ai juré devant ma mère en apprenant la magie. Je me suis promis de ne plus suivre ce code d’honneur et d’écouter désormais mon cœur. J’ai vu mon ancien monarque s’amuser le jour de ce mariage pendant que son peuple souffrait. C’est pour cela que je le fixais avec autant de froideur.

Je peux comprendre que vous haïssiez votre nouveau roi car j’éprouve à l’égard de Cor ma plus grande méprise. Même en lui expliquant mon point de vue, ce dernier est resté de mauvaise foi. Il s’est montré indigne de ma personne, de son rang et c’est pour cela que je suis devenue nomade. »


La Sorcière Pure s’était livrée à Matthias sans aucun retenu, ce qui l’étonnait d’autant plus que son ami Ragnuld. Cette dernière se retourna alors vers Matthias et lui demanda :

« Pourquoi haïr votre roi ? »


La belle plongea une nouvelle fois son regard dans celui de Matthias. La luminosité naturelle éclairait son beau visage ainsi que son regard, la rendant d’autant plus magnifique…
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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Jeu 15 Mar - 20:00

Je ne dis rien, lorsque la jeune étrangère remit ses vêtements et me rassura sur le fait qu'elle n'allait pas partir tout de suite. Je la laissai m'entraîner dehors, qu'avais-je à faire de toute manière ? Voilà un bon moment que j'étais revenu à Telmar et que j'aurais bien eu besoin de rentrer au château pour me changer, prendre un long bain, et revoir Rosalie ; mais en y réfléchissant, ça ne pressait pas tant que ça. Pour une fois, je sortais de la banalité en restant avec une étrangère pour le moins intrigante, et qui se trouvait surtout être la fameuse Sorcière Pure !
L'air frais de la nuit me fit du bien. J'eus rapidement les idées un peu plus claires, et je me calmai en peu de temps. Sighild ne me répondait pas, mais je ne doutais pas qu'elle allait y revenir dans un bref moment. Le chemin nous conduisait vers les jardins de la capitale, que je connaissais bien pour y avoir passer de très nombreuses journées lorsque j'étais plus jeune, ou avec de jolies jeunes femmes.

Sighild reprit la parole, et je l'écoutai sans la regarder. J'essayais de ne pas prêter attention au grand loup qui nous suivait en silence, mais j'avais encore une fois croiser son regard menaçant qui ne m'invitait guère à le considérer comme un gentil toutou, et à penser une seule seconde être trop proche de la jeune femme qu'il protégeait. Il était magique, comme son amie, et ceci semblait lui rendre une part d'humanité que l'on ne rencontrait pas chez les animaux normaux. D'ailleurs, bien que je ne répondis toujours pas, je réfléchissais aux paroles de Sighild sur la magie ; cependant, elle revint sur ce que j'avais dit, et ceci me perturba bien plus. Pourquoi donc avais-je dit un truc pareil ? Je détestais me révéler par la colère, alors que je prévoyais tous mes faits et gestes d'habitude, quelle que soit la personne. Finalement, Sighild et moi arrivâmes aux jardins, et après un long moment de silence, dans lequel je ne pouvais voir son visage, elle se mit à parler sur un tout autre sujet, auquel je ne m'attendais pas.

Je m'approchai d'elle, au fur et à mesure qu'elle parlait, et ne pus qu'admirer une nouvelle fois son mystérieux visage. Avec ce ton toujours neutre, elle s'était, métaphoriquement, mise à nue devant moi ; elle avait dévoilé une grande partie de sa vie qui devait être aussi mystérieuse et inconnue que son regard. Elle me parlait en détails des évènements marquants de sa vie, comme la mort de sa mère, son emprisonnement, la mort de Jadis, sa décision de partir d'Archenland après avoir compris comment se comportait le roi Cor avec elle. Mais aussi, elle me confirmait quelque chose : Caspian n'était pas dans sa vraie nature, tout ce temps où il planifiait la guerre qui lui fut, au final, plus ou moins fatale. Je pouvais bien comprendre une certaine irritation envers ces roi et reines de Narnia, car c'était aussi mon cas à l'époque. Je voulais voir la gloire pour Telmar, et non l'oubli. Mais parfois, Caspian n'avait plus été celui que j'avais toujours connu...
Finalement, j'oubliai Caspian, pour le moment du moins, et hésitai devant la dernière question de Sighild.

« C'est...assez compliqué. » Je savais bien qu'elle ne me forcerait pas, mais je ne pus m'empêcher de continuer. « Je pense que vous le savez, le roi n'est pas Telmarin, mais Archenlandais. Je ne peux supporter le fait qu'un simple étranger comme lui monte sur le trône de Telmar et s'y installe tranquillement ! Peu importe que Caspian ait mal dirigé son peuple, peu importe qu'Edwin ait des qualités de bon souverain, il n'a aucun droit à être ici. Il a balayé la famille royale sans y jeter un regard. Ne croyez pas que je dis cela parce que je veux le pouvoir : être roi ne m'intéresse pas. Mais je ne peux pas oublier le passer, dans lequel j'étais reconnu pour ce que j'étais et ce que je faisais. Oui, j'ai de l'orgueil, mais quel homme n'en a pas ? »

Edwin, en tout cas, en avait, pour oser venir à Telmar, servir auprès de Caspian et prendre sa place parce qu'il arrivait à avoir de la popularité. Rien qu'en y pensant, cette histoire m'énervait, et je n'arrivais pas à garder mon calme comme avait su le faire Sighild durant son récit. Mais il y avait aussi autre chose que je ne lui avais pas dit, que je n'avais dit à personne d'ailleurs, pas même à Rosalie, car c'était plus que personne. En avouant ça, je serais comme complètement dénudé, vidé d'une coquille de protection, et à la merci de n'importe quoi. Cette protection, ce masque, c'est celui que je revêtais chaque jour, et que j'enlevai un peu lorsque j'étais avec Rose.
Pensif par mes paroles, je ne regardais plus Sighild. Je revins toutefois rapidement à la réalité lorsque je vis, du coin de l’œil, le loup géant bouger. Heureusement, il ne faisait que marcher un peu, mais je pus, malgré l'obscurité, observer un long échange de regard avec son amie. Je me tournai vers celle-ci, et posai une question avant qu'elle ne parle.

« Pourquoi ne pas rester en Archenland, à aider le peuple archenlandais ? Je comprends que vous haïssiez le roi Cor, mais qui d'autre, sinon vous, pourrait les soutenir et les appuyer au quotidien ? »

Ce que je comprenais de plus en plus ces temps-ci, c'est que le peuple loin de la capitale vivait bien différemment, avec plus de pauvreté, mais avec aussi plus de solidarité et d'entraide. Chose, évidemment, que j'étais loin de connaître, et que je ne voulais pas connaître. Cependant, dans cet élan de brusque sympathie envers le "pauvre" peuple archenlandais, je posai ma main sur l'épaule de la jeune étrangère. Nos deux regards se baissèrent un instant, puis se relevèrent lentement pour se croiser, simultanément. Je parlais comme si je connaissais Sighild, comme si elle était brusquement devenue une amie à qui je pouvais tout confier. Cette proximité me perturbait à nouveau, mais étrangement, ça me plaisait aussi. Je me retenais bien de confier les moindres détails de ma vie aux gens, excepté ma sœur, et encore moins aux étrangers venus d'Archenland. Mais Sighild n'était pas une ennemie, comme elle n'était pas une alliée. Elle était juste différente, et me comprenait. Je changeai alors brusquement le sujet :

« Où comptez-vous aller, après Telmar ? Je me doute bien que vous n'allez pas rester ici bien longtemps... »

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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Jeu 22 Mar - 19:45

Sighild continuait de contempler cet homme et d’écouter attentivement ses paroles. Dans son discours, elle peut entendre tellement de passion et de sentiments. Une chose dont la Sorcière Pure ne faisait que très rarement car on lui avait appris à parler ainsi. Cependant, la belle put sentir une forte colère à l’égard de la part de Matthias envers son roi, son âme lui montrait également une inquiétude pour son cousin…il y avait tellement de choses qu’elle ressentait que cela devait même déroutant. Matthias lui posa des questions et se permit à nouveau de la toucher en posant sa main sur son épaule. Une nouvelle fois, Sighild se sentit étrange, comme une force de chaleur qui s’emparait d’elle. Tout comme lui, elle baissa un instant son regard pour le plonger à nouveau dans celui de son interlocuteur.

Cette légère brise revint, faisant voler légèrement les cheveux soyeux de la Sorcière. La jeune femme eut alors un léger sourire envers cet homme, elle décida alors de lui répondre de son ton habituel :


« Cette ville est bien assez grande pour que j’y reste quelques jours. Il faut toutefois que je trouve un guide pour cette exploration. »


La belle voulait faire sourire Matthias, elle lui fit encore une fois sous-entendre qu’elle resterait le temps qu’elle voudra et espérait qu’il accepte de lui servir toujours de guide. Son sourire disparut alors, elle cessa de regarder ces magnifiques yeux bleus qui la laissaient étrange. Son regard se ferma un instant, la belle soupira un instant et reprit :

« Tout ce que mon peuple a subi je l’ai subi, j’entendais chaque jour leur détresse, leurs prières et je ne pouvais pas intervenir, car je n’aurais pas suivi ce code d’honneur auquel je tenais tant à cœur. J’espérais sans cesse que cet homme que je nommais « Roi » par le passé, vienne sauver son peuple…Il ne l’a jamais fait et c’est ce que je vous disais tout à l’heure : il m’était impossible de rester sur ces terres. Croyez bien que je regrette de tout mon cœur de ne pas les avoir aidés, j’ai honte de moi car j’ai failli à ma tâche. Ce pèlerinage me permettra aussi de découvrir d’autres choses et de devenir plus sage dans mes décisions. Je sais cependant qu’une personne qui m’est chère protège et aide de toute son âme ce peuple."
[/center]


Sighild parlait bien entendu de son frère Siegfried, elle n’avait pas fait de précisions à ce sujet car elle jugeait inutile de le faire. La Sorcière Pure sentit son cœur lui faire du mal une nouvelle fois mais ne le montra pas. Elle releva son visage pour regarder neutralement cet homme, cette sensation lui revint alors….c’était tellement étrange. La jeune femme devait éviter ce contact qui la rendait différente, cela pouvait être une faiblesse, mais cela était si agréable…

« Le peuple Archelandais bénéficie toujours de ma protection, je saurais me montrer présente quoiqu’il arrive… »

A ces mots, le corps de Sighild disparut sous les yeux de Matthias. Elle réapparut immédiatement derrière lui, en posant son dos contre le sien. Le Grand Loup Noir avait du mal à reconnaître son amie car elle n’était pas du genre à dévoiler ainsi ses pouvoirs. Sans plus attendre, Sighild reprit :

« Mes dons servent à faire le bien et à protéger avant tout le peuple archelandais. Qu’importe l’ennemi qui se trouve en face, je me suis jurée de le protéger corps et âme.»


La demoiselle leva alors son visage vers le ciel, la brise caressant son doux visage. Sighild pensait à ses parents, qui avaient donnés leur vie pour leur peuple…Que penseraient-ils en la voyant ainsi ? Elle était rongée par la honte mais ne voulait pas le montrer…

Son corps se dégagea de celui de Matthias, car elle remarqua ce rapprochement involontaire, ou non. La jeune femme se mit à nouveau devant lui et observa qu’une feuille d’arbre était venue se poser sur ses cheveux. En souriant, elle se rapprocha de lui et lui dit :


« Ne bougez pas, vous avez une feuille dans vos cheveux. »


Sighild se mit sur la pointe des pieds pour attraper cette petite feuille marron des cheveux de son interlocuteur. Chose faite, elle se remit devant lui et la libéra, la laissant voler au grés du vent…
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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Sam 28 Avr - 12:41

Je prenais conscience au fur et à mesure que c'était l'une des rares fois où je me montrais tolérant et même agréable envers un étranger. Bien sûr, ce qui m'avait en premier motivé, était cette magnifique et mystérieuse jeune femme, bien que son loup me fasse quelques de frayeurs. Mais toute ma vie, j'avais pratiquement haï les Narniens, ainsi que les Archenlandais, ayant été élevé dans un esprit de guerre, puis de vengeance lorsque les Rois et Reines de Narnia avaient chassé les Telmarins, après la mort de Miraz. Je pense qu'au cours des années, ma soeur avait réussi à me raisonner. De toute manière, après les deux guerres qui avaient décimées chaque peuple, je prenais mieux consicence de ce que représentait le combat et la mort de quelqu'un. Aujourd'hui, ma seule vengeance était dirigée vers le Roi de Telmar.

Sighild n'était plus Archenlandaise, ou du moins, elle ne se considèrerait plus comme telle tant que le Roi Cor serait au pouvoir. Tout bien réfléchi, elle avait un vrai courage et une grande force pour tout quitter. Si je comprenais bien, elle avait abandonné le peuple archenlandais, mais aussi des proches et sans doute des tas de souvenirs. J'avais déjà considéré l'idée de partir de Telmar, mais je ne pouvais m'y résigner. Déjà, pour ma soeur, qui était attachée à Edwin, et qui ne pourrait pas quitter notre pays comme ça. Je ne pouvais pas la laisser seule, bien qu'elle soit aujourd'hui grande et assez mature. Mais aussi, que serions-nous si nous devenions nomades ? J'avais pratiquement élevé Rosalie, je m'étais toujours débrouillé seul, mais j'avais grandi dans un château. L'extérieur m'était inconnu et me semblait dangereux. Je n'étais pas fait pour ça, contrairement à Sighild.

Celle-ci se remit à parler, et fit alors quelque chose auquel je ne m'attendais pas. Elle disparut de mon champ de vision, ce qui provoqua en moi une légère sensation de panique ; je sentis un court instant après un corps chaud et léger contre mon dos. Je n'eus pas peur : je savais que Sighild m'avait alors fait une nouvelle démonstration de ses pouvoirs pour me mettre en confiance. Je prenais également conscience de cette confiance accordée, et je lui en étais reconnaissant. Peu de personnes accepteraient de dévoiler tant de choses à un inconnu plein de rancoeurs comme moi. Finalement, elle revint devant moi, et avant que je n'ai prononcé un mot, elle enleva délicatement une feuille qui était dans mes cheveux. Mon regard se glissa sur sa main, et j'eus une brusque envie de la prendre avec la plus grande douceur du monde, comme à une enfant fragile. Je tentai toutefois de ne rien faire, bien qu'un sourire apparut sur mes lèvres.

« Dans ce cas... J'accepte avec plaisir de vous servir de guide, seulement si vous mettez vos inquiétudes et vos regrets de côté pendant ce séjour, et j'en ferai de même. J'aimerais vous montrer les merveilles de cette ville et des alentours, et que nous puissions en profiter tous les deux. »

Je souris de plus belle, espérant qu'elle ferait de même, et comprenne mon intention purement....amicale. Etait-ce ça d'ailleurs ? En peu de temps, nous nous étions livrés nos plus grands secrets, ceux que personne ou peu connaissaient. Et pourtant, nous continuions de nous vouvoyer et d'essayer de nous connaître un peu plus, ce qui prouvait qu'il y avait encore du chemin à faire avant de devenir amis. Et puis, il ne fallait pas trop que j'espère : Sighild allait partir dans quelques jours, pour continuer son exploration des différentes terres, et serait trop occupée pour penser à moi et mes problèmes tirés par les cheveux. J'avais l'air d'un égoïste, alors qu'elle protégeait tout un peuple et avait fait de nombreux sacrifices. Enfin peu importe... J'avais dit que je voulais en profiter, il valait mieux que je n'y pense pas.

« Mais peut-être vaut-il mieux attendre demain pour faire des visites ? La ville est spendide à l'aube, je pense que vous aimeriez voir ça. Mais aussi, vous devriez dormir un peu, vous avez sans doute fait un long chemin, et il serait mieux de vous reposer quelques heures. »

Sans attendre sa réponse, je me mis en route vers la sortie des jardins. Même si elle ne jugeait pas nécessaire de dormir, nous pouvions retourner à l'auberge. Sans compter le fait que la fête des villageois était terminée depuis longtemps, et les gardes parcouraient la ville ; il valait mieux ne pas y rester, je ne voulais pas attirer de soucis.
Nous arrivâmes rapidement à l'auberge, et voyant dès notre entrée le regard affamé et vicieux des hommes saoûls, je me rappprochai de Sighild et entourai ses épaules de mon bras, comme un signe d'appartenance. J'espérais au moins que ces tarés n'allaient pas venir la déranger. Lorsque je me mettais dans le même état qu'eux, de temps à autre, je préférais rester dans mon coin, là où personne ne viendrait, et où je n'embêterais personne. Nous montâmes rapidement jusqu'à la chambre, toujours suivi du loup de Sighild qui me semblait encore plus imposant dans cet espace étroit que dans les jardins de la ville.

« Avez-vous vu autre chose que Telmar depuis le début de votre pélerinage ? »

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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Ven 11 Mai - 21:28

Le jeune Telmarien accepta sa proposition, il imposa cependant une seule condition à cette demande, ne plus parler de chose contrariante. La demoiselle acquiesça d’un sourire amical et hocha également la tête. Sans plus attendre, les trois êtres retournèrent en direction de l’auberge car l’heure se faisait tard et il serait plus judicieux d’attendre le lendemain pour continuer la visite. Les deux humains avançaient l’un à côté de l’autre tandis que le Grand Loup noir au reflet de Lune demeurait en retrait. Ragnuld était plus que magnifique, son pelage attisa le regard des passants car la Lune reflétait sur son pelage.

Pendant ce temps, Sighild fit comme à son habitude, elle contemplait ce qui l’entourait. Tout était si calme, était-ce toujours ainsi ? Comment ne pas se souvenir des petites fêtes organisées entre les voisins dans les villages ou dans la Capitale de son terre natale ? Il y en avait souvent, sans trop exagéré, s’il n’y en avait pas, les familles se retrouvaient ensemble pour festoyer. Quand était-il de sa famille…La Sorcière Pure leva légèrement son visage vers le ciel étoilé et pensa à Siegfried. Sa moitié, son jumeau était loin d’elle et cela lui était insupportable. La belle savait cependant que son choix était fait mais l’idée de revoir son frère et de se serrer contre lui, la fit réfléchir. Siegfried était son confident, son protecteur, il était bien le seul à comprendre exactement ses pensées….Mais comment réagirait-il en voyant sa sœur à côté d’un membre de la famille de Caspian ? La honte, la honte était le seul sentiment qui venait à l’esprit de la jeune femme.

Sa réflexion se termina lorsqu’elle sentit une main se poser sur son épaule. Sighild ne comprit pas sur le coup, elle posa son regard sur Matthias. Ce dernier regarda droit devant lui. Déjà ? L’auberge était devant eux, le jeune homme avait eu ce geste envers elle de façon à ce que Sighild n’ai pas d’ennui avec d’autres hommes, éméchés. Pourtant, la simple présence de ce Grand Loup ne donnait pas envie d’importuner cette belle femme. Et de quel droit osait-il ? Peu de personnes avaient eu ce genre de contact avec elle, mis à part Siegfried, mais en Archeland, elle était et est toujours considérée comme une divinité.
La réaction de Sighild fut la suivante, elle se laissa faire et ferma les yeux pour ressentir ce que cela fait, elle sentit un faible instant ses joues chaudes mais elle se contena aussitôt. Ragnuld quant à lui émit un léger grognement à l’égard de cet étranger qu’il n’appréciait guère. Le contact se termina une fois que Sighild entama la montée des escaliers, la belle ouvrit la porte de sa chambre, elle laissa entrer Ragnuld. Matthias lui posa une dernière question, un peu maladroite étant donné qu’elle venait juste de quitter le territoire voisin : Archeland. Elle sourit un peu et parla de son ton neutre :


« Cela fait seulement trois semaines que j’ai quitté les terres Archelandaises, je n’ai pas encore utilisé mes bottes de 7 lieux pour me déplacer partout. J’ai juste profité de chaque village de ce territoire avant d’arriver ici. »


Elle eut un petit sourire moqueur sur le coup mais son sérieux revint aussitôt. Elle reprit alors un peu hésitante au début :

« Et bien…je vous souhaite une bonne nuit monsieur Andrews, rejoignons nous ici pour demain. Au revoir, et…faites attention à vous. »

Sighild lui afficha un sourire amical, elle le laissa partir et referma la porte de sa chambre à clé. Un instant, elle fixa cette séparation de bois et réfléchit. En se retournant, elle fixa les bougies qui s’illuminèrent toutes seule et avança rapidement vers la fenêtre de la chambre. La belle vit Matthias sortir et regarder en sa direction, elle lui fit un signe amical et s’en alla ensuite. Plus loin dans la chambre, elle se colla contre le mur et le regarda partir.
Avant d’aller se coucher, une longue discussion eut lieu entre Ragnuld et sa protégée, il y eut beaucoup de réflexion et surtout, beaucoup de dialogues. Comme à son habitude, Ragnuld resta à côté de son amie, la belle quant à elle dormit dans ce lit confortable….Cette nuit-là, Sighild dormit correctement.





Le soleil venait à peine de se lever que ses rayons caressaient le doux visage de la Sorcière Pure. La jeune femme se réveilla alors, aussi belle que l’aurore du matin, elle ouvrit la fenêtre de sa chambre et respira l’air frais que le vent lui amenait. La ville était déjà active, elle entendait le boulanger vendre son pain et ses viennoiseries. Un brin de toilettes et Sighild sortit de l’auberge avec son ami. Ragnuld partit quelques heures chasser car ce redoutable prédateur avait faim, il laissa Sighild vaquer à ses occupations mais la retrouverai bien assez facilement.
De son côté, la demoiselle entreprit une marche vers la même direction que Matthias : le château. En cours de route, la belle acheta deux brioches chez le boulanger et s’arrête à quelques mètres du château. Beaucoup d'hommes contemplèrent une beauté aussi rare et ce visage aussi pur.

Appuyée sur contre un pont de pierre, elle avait un peu entamé sa brioche et jeta le reste par petites miettes aux cygnes qui se trouvaient en dessous d’elle. La Sorcière Pure voyait son doux visage en reflet, ses magnifiques cheveux ondulés volaient légèrement au gré du vent. une journée normale s’annonçait….
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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Sam 12 Mai - 22:33

Sighild répondit à ma question avec un peu plus d'humour que dans nos précédentes conversations, et je compris qu'elle allait laisser la mélancolie et la colère derrière elle comme je le lui avais dit. Finalement, elle me souhaita une bonne nuit, et je n'insistai pas car il valait mieux que je la laisse seule à présent. Je fis de même, et, en quittant l'auberge, jetai un coup d'oeil par la fenêtre d'où je vis également son regard profond. Ce fut d'assez bonne humeur et apaisé que je rejoignis le château et mes appartements. La nuit fut calme, mais mes pensées étaient occupées par cette étrangère si troublante qu'elle fit même une apparition dans mes rêves. Mais ce furent de doux rêves que je faisais rarement.

Toutefois, le réveil fut plus brutal. Une fois habillé lavé, après avoir mangé un simple petit déjeuner, je dus m'occuper de ce qui avait été laissé en suspens durant mon absence. Ce furent de petits choses sans grand intêret pour la plupart, et je m'en débarassai vite. Le sujet du débarquement de cette mystérieuse étrangère et de cet énorme et effrayant loup revint, de même que la fête du village à laquelle nous étions brièvement allés, alors que c'était quelque chose de normal habituellement. Certains n'appréciaient pas que j'ai laissé passer les choses comme ça, alors que cette étrangère pourrait être dangereuse. Je réussis à clore le sujet, et d'autres choses plus importantes et plus secrètes vinrent : le roi souhaitait mettre ses espions et ses sujets loyaux sur des missions, d'après ce que j'avais compris.

Je n'étais pas réputé pour être fidèle à Edwin, mais j'étais espion, malgré le fait que je fasse partie de l'ancienne famille royale de Telmar. Ma relation passée avec la Gouverneur des Îles Solitaires avait permis aussi au peuple narnien de voir à quoi je ressemblais. Toutefois, je savais assez bien me dissimuler et rester discret, ce qui était reconnu par le roi.
Enfin, peu importe. Lorsque ce fut fini, je repartis dans mes appartements un court moment, la tête pleine de reflexions, et finis par aller voir un peu ma soeur, que je n'avais pas vu depuis mon départ. Nous discutâmes un peu, avec la joie de nous retrouver, et finalement, je quittai le château pour prendre un bol d'air frais, mais aussi aller revoir quelqu'un.

Le soleil était levé depuis peu de temps, et la ville était colorée d'une somptueuse et majestueuse lueur orangée. Le ciel annonçait un temps radieux, encore meilleur que les jours précédents, et semblait prédire l'arrivée de la chaleur caractéristique de l'été. . Oui, j'étais de bonne humeur ce matin ci, et le temps gracieux ne faisait qu'améliorer cet état. Je crus presque rêver lorsque je vis, à quelques mètres de moi à peine, la jeune femme avait qui j'avais passé la soirée la veille. Sighild était appuyée contre le long pont reliant Telmar au château royal, et semblait plongée dans ses pensées. Je m'approchai alors doucement d'elle, et me penchai à côté, pour qu'elle voit mon reflet dans l'eau coulant en dessous. Elle sembla toutefois me repérer avant, et je ne pus que sourire devant son regard plein de malice. Elle aussi avait l'air de bonne humeur, ce qui me ravissait.

« N'avait-on pas convenu que nous devions nous retrouver à l'auberge ? »

C'était une manière comme une autre de lui dire bonjour, en ajoutant une pointe d'humour. Je le lui avais dit, cette journée ne serait pas marqué par la tristesse, le regret, le remord et la colère, mais par la joie et la découverte. En effet, elle allait découvrir un peu mieux la ville, mais sans doute allions-nous aussi apprendre à nous connaître un peu plus, dans des détails plus heureux que ceux évoqués la veille.
Finalement, je l'invitai à quitter le pont et à regagner la ville, dans laquelle elle avait visiblement fait un petit tour. Il fallait avouer que c'était intéressant de voir toute l'activité de Telmar dès l'aube. Chacun avait ses propres préoccupations, et la plupart était ainsi tranquille pour l'après-midi, où la ville était alors un peu plus calme.

« Que désirez-vous faire ? Je pense qu'on peut faire une rapide visite de la ville, ou encore une sortie extérieure comme une balade à cheval qui serait bien plus intéressante à cette heure. Je suis votre guide, mais je me plie d'abord à vos exigences. C'est vous qui choisissez votre programme aujourd'hui. »

J'avais passé ces derniers jours à cheval, et je devais avouer que j'en étais plutôt fatigué, mais je ne mentais pas : Telmar et ses environs étaient magnifiques et rayonnants le matin, à l'aube. C'était un peu comme la ville : on voyait l'éveil de la nature, et la préoccupation de tout ce beau monde. Et d'après ce que je comprenais, Sighild devait sans doute être assez proche de la nature. Mais avait-elle réellement "communiquer" avec la nature telmarine ? J'étais presque curieux de savoir si elle possédait ce genre de pouvoirs, et ce qu'elle pourrait en dire. Oui, la veille, j'avais été effrayé, mais après avoir vu ses démonstrations et avoir réfléchi, je m'y étais habitué, et je lui faisais suffisamment confiance pour apprécier ceci.
Sachant que Sighild apprécierait sûrement une balade, je n'attendis pas sa réponse pour marcher vers les grandes écuries de Telmar. Mon cheval se trouvait au château, mais j'avais parfois l'habitude d'emprunter un cheval à ce marchand.

« Oh, où est votre...ami ? » dis-je alors en remarquant que le grand loup était absent.

Les écuries n'étaient pas loin, et nous y fûmes rapidement. L'homme qui tenait cet élevage de chevaux me connaissait assez bien pour me donner les meilleurs, et je remarquai aussi son regard insistant sur Sighild. Nous partimes donc tous deux à cheval après avoir payé le marchand à qui je devrais rendre ces chevaux, et atteignîmes la sortie de la ville après l'avoir traversé.

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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Ven 18 Mai - 19:52

Il est bien évident qu'elle avait ressenti cette présence qui la troublait depuis peu, mais elle fit comme si de rien n'était, attendant que ce joli visage se reflète dans cette rivière. La belle sourit légèrement à la remarque du jeune homme et acquieça ensuite à sa demande.

Les deux personnes commencèrent à avancer en direction d'une écurie que Matthias connaissait. Alors qu'il parlait, la belle écouta ses dires mais observa tout ce qui l'entourait. Elle voyait des gens se portaient bien et à l'inverse d'autres dans une certaine misère. Ses pensées furent interrompue par Matthias, il venait de lui poser une question à laquelle elle répondit neutrement :


"Mon ami est parti se ravitailler en forêt, il nous rejoindra plus tard."

Il est vrai que la présence de Ragnhuld se faisait sentir, il était son meilleur ami, son confident, son frère de sang....Tout comme Siegfried, la belle ressentait un vide autour d'elle. Sighild se rendit compte que sa terre natale lui manquait horriblement, mais elle se devait de continuer sa destinée, elle avait choisi d'entreprendre ce périple et elle n'en reviendrait que plus forte.

Les deux personnes entrèrent dans une grande écurie, Matthias semblait connaître cet homme, le maréhal lui donna immédiatement deux chevaux, l'un appartenant à Matthias il n'y avait pas de doute. Alors que le maréchal parlait avec le cousin de Caspian, la belle alla à la rencontre d'un somptueux cheval qui se trouvait au fond de cette écurie. Ce dernier était dans un box fermé, à la différence des autres qui étaient en totalement liberté dans une petite patûre.
Elle le caressa entre ses yeux avec douceur, le cheval ne bougea pas et sentit à qui il avait à faire. La demoiselle ferma les yeux et sentit beaucoup de tristesse en cet animal, elle lui murmura alors:


"Ansfrid, celui qui apporte la paix par l'aide divine...tu es un fidèle cheval, accepterais-tu que je devienne un faible instant ta cavalière?"


La Sorcière Pure demandait ceci à ce cheval car il avait perdu au cours de la guerre son maître et depuis ce jour, il n'acceptait personne sur son dos, il était devenu muet par ce qu'il avait vu, par la mort de son compagnon. Sighild pouvait tout ressentir et comprenait parfaitement la tristesse de l'animal. De son côté, le maréchal avait gardé cet animal car son maître était son meilleur ami, il fixa la jeune femme par peur qu'il lui arrive malheur.

Ansfrid fixa cette étrangère dont le visage était pur, il ne lui répondit pas par la parole mais tappa à coup de sabot sur la porte de son box. Sans plus attendre, Sighild ouvrit la porte deu box et laissa le cheval s'approchait d'elle. Bien sur, elle entendit les mises en garde et hurlements du maréchal mais il se stoppa net, étonnait de voir que ce cheval respectait cette femme....tout comme il respectait son ancien maître. Sighild caressa à nouveau le cheval qui se laissa faire, elle sourit au maréchal qui était bouché bée, pour parler de son ton neutre:


"Ce cheval me conviendra parfaitement, je crois qu'il me correspond en tout point et je serais honnorée de le monter."


C'est ainsi que les deux personnes sortirent de l'écurie sur leur monture, Sighild suivait Matthias. Tout comme sa cavalière, Ansfrid contemplait la ville qu'il n'avait pas vu depuis la fin de la guerre, il regardait tout ce qui l'entourait. De son côté, la Sorcière Pur attirait plus d'un regard, notamment la jalousie de ses dames et le désir de certains hommes....elle n'y prêta toute fois pas garde. Une seule personne attira son attention : la petite fille aux fleurs mortes qu'elle avait croisé la veille. Brioche en main, la jeune femme lui lança avec douceur. La petite fille la remercia en pleurant de joie, la Sorcière Pure lui sourit amicalement et en lui tournant le dos, Sighild déclacha de magnifique couleurs sur les fleurs de la petite. La fillette fut la seule à constater que ses fleurs avaient changées, elle pensa simplement que le soleil y était pour quelque chose.

Sighild se sentait dans son élément, elle se sentait comme quelqu'un de simple, et mit un instant de côté son rang, ses pouvoirs. Elle respira une bonne bouffée d'air et se sentit soudain revivre. La brise et les rayons du soleil caressait sa douce peau, ses yeux s'ouvrèrent soudain vers le ciel et elle comprit enfin....elle se permit de sourire.Le Sorcière Pure et Matthias Andrews sortirent alors de la capitale.

Les yeux se Sighild se posèrent alors sur sa monture, elle se pencha alors vers elle et lui murmura à nouveau:

"Il est temps pour toi de retrouver la paix. Montres moi ta valeur Ansfrid."


Sans plus attendre, le cheval partit à vive allure puis au galop, il dépassa bien assez vite Matthias Andrews et prit un petit chemin qui menait dans les bois. Sighild se mit alors à rire, elle vivait cette action et félicitait l'animal dans ses pensées. Elle était heureuse, respirait la joie de vivre, on l'entendait rire, oui, c'était bien là la Sighild d'avant.

Ansfrid arrivait à tenir en haleine le cheval de Matthias, la fière monture décida alors de s'arrêter dans le bas d'une cascade pour boire un peu. Sighild descendit alors d'Ansfrid et le caressa. En voyant Matthias arrivait, la belle eut un sourire amusait et décida de lui dire d'un air moqueur:

"
Il me semble que chaque vainqueur a le droit à une récompense monsieur Andrews."

Alors qu'elle attendait une réponse, Sighild contempla ce qui l'entourait, elle écoutait surtout le chant des oiseaux et la mélodie de la forêt...
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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Sam 19 Mai - 12:37

Je dois avouer que j'étais assez étonné que Sighild ait pris ce cheval. Le marchand, répondant au nom de Esteban, m'avait toujours dit qu'il ne savait pas quoi en faire. J'avais moi-même été impressionné par ce cheval, mais impossible de l'approcher. Et voilà que cette jeune femme l'approchait sans problèmes et le montait même ! Mystère à élucider. Je ne me posais plus trop la question en sortant de la ville, et ne dis rien à Sighild pendant un long moment. Je me contentais de l'observer silencieusement, et je vis différentes expressions passer sur son doux visage. Si je ne me trompais pas...voilà qui ressemblait à du bonheur. Je n'avais pas réellement vu ceci jusqu'à présent, elle s'était toujours contentée d'un regard neutre avec, de temps à autre, un sourire sincère ou poli. C'était maintenant différent, et je souris moi-même.

Soudain, sans que je ne m'y attende, Sighild et son cheval me dépassèrent et filèrent à toute allure. Le rire de la jeune femme m'informa que c'était une course, comme j'en faisais plus jeune avec ma sœur. Avec un large sourire, je mis mon propre cheval au galop. Je connaissais très bien ses capacités, et savais qu'il pouvait être plus rapide qu'un cheval de bataille. Toutefois, je fus surpris par la performance de l'autre cheval, qui semblait être transporté par des ailes ; chose assez improbable sachant qu'il restait dans son box depuis plusieurs mois. Mais coûte que coûte, je tentais de faire avancer mon cheval le plus rapidement possible. Ce n'était qu'un jeu, mais il fallait un minimum que je tienne mon honneur !

Nous pénétrâmes alors la forêt. Quelques mètres avant les premiers arbres, j'avais hésité. Quelques années auparavant encore, toutes les légendes racontaient que les bois étaient habités par des esprits, par des fantômes ; le défunt roi Miraz, qui était le cousin de ma mère, avait d'ailleurs interdit chaque telmarin d'aller se promener dans la forêt. Depuis, la mentalité avait évolué : nous savions parfaitement qu'il n'y avait pas de fantômes, mais que la possibilité de rencontrer une créature magique était forte. Il fallait bien s'adapter... Ainsi, je n'hésitai pas longtemps, et rentrai dans cette forêt aux aspects accueillants. Malheureusement, le chemin était alors plus étroit et contenait plus d'obstacles. Je m'amusai, mais mon cheval ne put rattraper celui de Sighild.

Finalement, nous nous arrêtâmes, et je ne pus que rire. Je descendis de mon cheval, de même que la jeune femme, tandis que les chevaux buvaient auprès d'une petite cascade. Sighild me fit alors une remarque bien moqueuse, mais je pris avec humour. Je regardai un instant les alentours, puis m'approchai de la jeune femme. On voyait la différence avec la veille : elle respirait la joie de vivre soudainement, avec son grand sourire et ses yeux pétillants. Cette différente était saisissante, et j'étais content pour elle.

« Je reconnais cette défaite... Que souhaitez-vous comme récompense ? »

Je lui avais répondu de même ton, tout en la mettant au défi. J'étais prêt à faire ce qu'elle demandait, mais je voulais également savoir si elle allait jouer le jeu. En attendant sa réponse, je retournai auprès de mon cheval et caressai avec douceur sa soyeuse encolure. Celui-ci était chaud et haletait encore, mais l'eau lui avait fait du bien. Ses muscles vibraient encore, dû à l'effort soudain, mais je n'avais pas l'impression que cette petite course l'est déplu. Si j'avais pris mon propre cheval, celui qui avait grandi avec moi et que je connaissais parfaitement, sans doute que j'aurais gagné et pris encore plus de plaisir.

« Je me demandais... Comment avez-vous pu approcher et monter ce cheval ? Esteban commençait à être désespéré de ne rien pouvoir faire avec. Et en un clin d’œil, vous y ar... » Je m'arrêtai tout seul dans ma phrase. J'avais négligé un important détail. « Oubliez ma question, j'ai déjà la réponse. » ajoutai-je avec un sourire.

Ces histoires de Sorcière Pure, de pouvoirs, de relations avec la nature... Je les avais presque oubliées. Je supposais que c'était ainsi que le cheval avait accepté d'être monté par une étrangère. Sighild elle-même comprit ce que je voulais dire, et se contenta de m'adresser également un sourire. Je n'avais rien contre, mais c'était encore un peu étrange à assimiler, quand on a été élevé dans l'idée que la magie n'existe que dans les légendes, et que les gens que l'on côtoie critiquent la magie revenue. Mais cette magie était belle...et pure. Je ne pouvais pas la nier, seulement l'observer. Finalement, je pris mon cheval par la bride, et repris la marche.

« Je suis content de voir que vous avez décidé de profiter de cette journée. Je pense que nous allons passer un bon moment tous les deux, ou du moins je l'espère ! » dis-je finalement en souriant de plus belle. Toutefois, j'attendais surtout que la jeune femme me dise ce qu'elle souhaitait comme "récompense", et de savoir si elle allait mettre un peu de piment dans notre petit jeu.

[J'ai pas trop avancé, désolée...]

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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Ven 25 Mai - 8:36

Cette forêt était simplement magnifique, la Sorcière Pure ressentit toute le calme de ce lieu, toute la pureté de chaque être. Elle comprit bien vite que cette forêt fut longtemps sans la présence des hommes, elle avait apprit beaucoup de choses dans les livres, mais il était d'autant plus intéressant de le voir réellement. Sighild connaissait les histoires de chaque pays, l'histoire de ce Roi Miraz qui ne croyait pas aux êtres magiques, elle aurait sans doute terminée sur un buchet pour ce qu'elle était. Mais aprés tout, était-ce un mal d'être magique? La jeune femme avait bien entendu apprit à vivre sans sa magie, à l'utiliser que rarement, mais en aucun cas elle ne renierai ce qui fait d'elle un être exceptionnel.

Sighild continuait à contempler ce qui l'entourait, cette petite cascade , ce ruisseau qui se créé grâce à elle, ces fleurs qui s'ouvraient grâce au soleil, les arbres qui respirait la joie de vivre. Oui, la belle aimait par dessus tout la nature et elle ne supportait pas qu'on lui fasse du mal. Bien sur, le cycle de la vie devait être respectée, mais les hommes ne sont pas obligés de tout détruire pour leur propre profit....Où irait le monde si l'homme détruisait petit à petit tous ces êtres ?

Elle écoutait toujours Matthias parler, il semblait tout aussi amusé qu'elle et se prit au jeu. Sighild devait trouver sa récompense, il fallait dont bien réfléchir et ne pas manquer de respect à son guide. Plusieurs idées vinrent immédiatement, mais elle furent rapidement effacées de son esprit, cela n'était pas convenable et indigne de sa personne. Pourtant, une partie d'elle réclamait certaines choses qui ne s'étaient jamais éveillées auparavant. La Sorcière Pure se contenta seulement de sourire à ce qu'il disait et retourna voir Ansfrid pour le caresser. Le cheval regarda ce doux visage, sa tête alla soudain se poser contre la poitrine de la Sorcière, comme pour être câliner. Touchée par ce pauvre animal, la jeune femme lui donna de la tendresse , elle prit la parole, à la suite de la dernière phrase de Matthias:


"Je suis tout comme vous heureuse de profiter de cette magnifique journée. Cela fait bien longtemps que je n'avais pas ris de cette manière...avec tout ce qu'il s'est passé récemment, cela n'était pas possible pour tout le monde."


Un sourire léger apparut sur son visage, Ansfrid quant à lui bougea un peu, il se mit derrière Sighild et la poussa avec sa tête pour qu'elle avance vers Matthias. La demoiselle sourit alors et avança vers Matthias. Elle reprit alors :

"Quant à ma récompense...je pense que vous pourriez sans doute cuisiner un délicieux repas typiquement Telmarien. Quand dites-vous?"

Ansfrid continuait de pousser légèrement la jeune femme vers Matthias, la Sorcière s'exécuta et continuait d'avancer vers cet homme. Son regard se plongea à nouveau dans le sien, cela la troubla une nouvelle fois et à un tel point qu'elle ne réussit à pas bloquer Ansfrid. Le cheval la poussa un peu plus fort, elle n'eut pas le temps de se bloquer et tomba, en quelque sorte, dans les bras de Matthias.

Ses mains étaient posées sur les avant bras de ce dernier, son regard ne quitta pas le sien, sa respiration resta calme mais elle se sentait étrange, ce contact lui avait manqué et elle venait de s'en rendre compte. Elle ne montra pas sa gêne, mais ce silence était en quelque sorte sa traduction. Sighild reprit alors :


"Vous savez cuisiner n'est-ce pas?"


La belle avait essayé de détourner ce qu'elle ressentait, elle fit comme si de rien n'était mais ressentait une certaine satisfaction de la part du cheval....Avait-il présumait quelque chose en la regardant? Certains chevaux avaient ce genre de don, et si c'était vrai, Sighild et ce cheval pourraient devenir des amis, au même titre que Ragnuld...
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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Mer 30 Mai - 13:00

Sighild avoua elle-même qu'elle était heureuse, et que rire lui faisait du bien. C'est sûr, ces dernières années avaient été tendues pour tout le monde... Même moi qui aurais pu être content lorsque les Telmarins, avec les Calormènes à l'époque, avaient gagné la guerre contre les Narniens et les Archenlandais, j'avais en réalité presque perdu ma sœur, et les mois qui avaient suivi avaient été comme un enfer pour moi. Jamais je n'avais imaginé pouvoir être dans un état pareil, effaçant ma douleur par l'alcool et les plaisirs faciles qu'offraient la ville et surtout les filles... J'étais tombé bas en croyant Rosalie perdue à jamais, et heureusement pour moi, elle s'était réveillée de ce long sommeil. J'en étais devenu tellement fou que le suicide restait la seule option, à la fin... J'espérais ne jamais revivre une telle situation.

Et voilà encore que je replongeais dans de mauvais souvenirs ! N'avais-je pas passé un marché avec Sighild, nous interdisant tous deux de penser au passé déplaisant aujourd'hui. Je revins donc dans le moment présent, et Sighild me proposa alors ce qu'elle souhaitait comme "récompense". Je me mis à rire en y songeant. Cuisiner ? Ça allait être beau. Mais au fond, c'était un bon défi. Je voulais la contenter, lui faire plaisir, et j'allais devoir faire des efforts pour ça. En espérant ne pas l'intoxiquer tout de même... Mais avant que je ne m'en rende compte, je vis Sighild avancer de plus en plus vers moi, sans apercevoir le cheval derrière elle qui, en réalité, la poussait. Un instant après, elle se retrouva dans mes bras. Un court silence, dans lequel seuls nos regards communiquaient, arriva.

« On va dire que mes dons de cuisinier n'ont été reconnus que par ma sœur...il y a fort longtemps. Mais je pense y arriver. Voulez-vous ce repas tout à l'heure ? »

La conversation paraissait normale, mais je sentais mon cœur battre avec folie, comme s'il allait exploser. Sans le savoir, j'avais glissé mes mains autour de sa taille lorsqu'elle était tombée sur moi, dans un réflexe pour la rattraper. Finalement, avec lenteur et douceur, je la lâchai et m'éloignai d'un pas, jugeant la situation étrange et légèrement gênante. Mais j'avais un petit sourire en coin qui, malgré mes efforts, témoignait que ce moment ne m'avait pas déplu. Je finis par remonter sur mon cheval, qui à présent avait récupéré et était prêt à une petite ballade en forêt. Il fallait que je trouve un bon repas à faire à cette jeune demoiselle, quelque chose qui serait bon et qui la surprendrait. Niveau cuisine, je m'étais contenté de gâteaux pour Rosalie lorsqu'elle était plus jeune, et de quelques repas de temps à autre pour lui faire plaisir, comme le jour de son anniversaire par exemple.

« On continue notre ballade ? Nous reviendrons en ville après. »

La jeune femme accepta et remonta également sur sa monture qui l'appréciait tant. Ça me surprenait toujours autant, mais il fallait croire qu'avoir de la magie dans les veines aidait à mieux communiquer avec la nature, et particulièrement les animaux. Au fond, j'étais curieux, et j'espérais voir d'autres évènements surprenants aujourd'hui.
Nous reprîmes le chemin sur lequel nous nous étions engagés en entrant dans la forêt. Celui-ci était assez étroit pour le moment, et nous ne pouvions être que l'un derrière l'autre. Mais il me semblait qu'il y avait peu loin un autre chemin, beaucoup plus grand et plus fréquenté par les hommes, les chevaux et les carrosses. Je l'avais parfois emprunté pour diverses raisons, car la forêt s'étendait peu et il était plus pratique de la traverser par ce chemin. Si mon sens de l'orientation était toujours intacte, le petit chemin sur lequel nous étions actuellement devrait donc rejoindre cet autre chemin.

« Que vous dit la nature de Telmar ? Si je peux me permettre, bien sûr. »

Un long silence avait suivi nos dernières paroles. Je savais Sighild dans ses pensées. Je ne pouvais la voir, car sa monture et elle se trouvaient derrière moi sur cet étroit chemin. Mais je devinais que comme tout à l'heure, elle découvrait la forêt, la nature, car elle avait un lien avec. Du moins, si j'avais bien compris ses "dons". J'imaginais cependant un sourire sur ses lèvres, et la joie dans ses yeux ; du moins, j'espérais pour elle que ce soit le cas. Je me retins de me retourner : la voir sourire et rire l'avait rendue si magnifique tout à l'heure. Elle n'était plus la mystérieuse étrangère de hier ; elle était une jeune femme heureuse. Je partageais avec elle cette joie, et ça me faisait plus de bien que je ne pouvais l'avouer. C'est alors que, comme je l'avais prédit, notre étroit chemin rejoignit le chemin principal de la forêt. Sighild put se mettre à mes côtés, et je pus enfin la regarder avec un large sourire...

« Au passage, avez-vous passé une bonne nuit ? Avez-vous été dérangée par je ne sais quels hommes qui traînent chaque jour vers les tavernes et les auberges pour se soûler ? »

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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Lun 25 Juin - 8:58

Ansfrid était heureux de poursuivre cette balade, cet ancien cheval de guerre semblait retrouver cette sérénité et cette liberté qu'il avait auparavant perdu. Sighild ressentait cela, elle se contenta de le caresser et de communiquer avec lui grâce à ses pouvoirs. La belle continua également d'observer cette magnifique forêt, elle était bien différente de celle d'Archeland de part son histoire fabuleuse. La forêt d'Archeland...une forêt à la fois jeune et ancienne, là où se trouvait sa petite chaumière, là où se trouvait dans le corps sans vie de sa mère...

Sighild ferma les yeux un instant et repensa une nouvelle fois à sa famille. Ses parents lui manquaient horriblement, tout comme son frère Siegfried. La jeune femme posa un faible instant sa main droite sur son pendentif pour enfin se concentrer sur la personne de Matthias. En le regardant, la belle se sentit immédiatement mieux, laissant partir cette mélancolie en elle pour avoir ce sourire radieux et ce regard complice si rares. Le dîner aura donc lieu ce soir, sous les étoiles, rien de meixu pour apprécier un bon repas.

Matthias lui posait beaucoup de questions, une partie de Sighild lui demandait d'être méfiante à l'égard de Matthias, aprés tout, il était Telmarien et l'on ne pouvait pas vraiment ce fier à cet ennemi. Cependant, la jeune femme était confiante et savait parfaitement réagir en cas de duperie. Sa main se posa sur celle de Matthias pour immobiliser son cheval, Ansfrid en fit de même. La Sorcière se remit droite et regarda Matthias droit dans les yeux. Elle lui parla en chuchotant:


" Fermez les yeux monsieur Andrews, fermez les yeux et respirez profondemment. Entendez-vous le chant des oiseaux ou l'air que le vent nous procure? Sentez que la terre elle aussi respire à sa manière, sentez chaque bête qui se promène...."


Pendant quelques minutes, ils ne parlèrent pas. Matthias ouvrit alors les yeux pour voir le joli sourire de Sighild:

"Vous voyez, vous n'avez pas besoin d'être Sorcier pour sentir que cette forêt est en paix."


Lorsque l'homme ouvrit les yeux, Sighild eut un regard attendrit. Matthias semblait plus apaisé. La demoiselle voulait lui montrer qu'elle n'était pas qu'une sorcière mais aussi une femme qui savait vivre sans ses pouvoirs.

Soudain, la Sorcière eut une expression étrange sur le visage. De la douleur, oui, elle exprimait de la douleur. La Sorcière se plia en deux, Ansfrid bougea à plusieurs reprises, c'était comme s'il ressentait cela aussi. Les yeux de Sighild se mirent alors à pleurer en abondance, elle tremblait beaucoup et n'arrivait pas à s'exprimer...il n'y avait que des gémissements de douleurs. La Sorcière prit alors peur, cette douleur ne pouvait être ressenti que pour des choses précises....Serait-ce? ....Elle sentait bien que Matthias s'inquiétait mais il ne pouvait pas avoir son attention, elle se concentrait...Elle se figea d'un coup et souffla un simple:

"Ragnhild..."


Sans plus attendre, la jeune femme sortit son épée de son fourreau et ordonna à Ansfrid de courir vers le Nord. Elle ne se soucia malheureusement pas de Matthias, bien trop occupée à aller sauver son ami.

Ragnuld était bel et bien en danger. Le Grand Loup suscité bien des envieux par sa belle fourure. Des chasseurs l'avaient traqué depuis son départ de la ville, il s'agissait des faux ivrognes qui se trouvaient en bas de l'auberge cette nuit. Le jeune loup avait réussi à les semer mais ces hommes avaient plus d'un tour à leur arc. En Archeland, les Grands loups étaient beaucoup trop vénérés pour qu'on les chasse, cela n'était pas le cas en Telmar.

Endormi à moitié par les potions, enchaîné sur tout le corps, le loup comptait ses dernières minutes. Les chasseurs quant à eux fétêrent leur victoire. Le chef de la bande voulut alors lui portait le coup de grâce en décochant une fléche droit dans son coeur. Il tira mais son coup lui revint alors en plein coeur...il mourut immédiatement. Les autres furent totalement étonnaient, c'était comme si quelque chose s'était entouré du loup pour le protéger.

L'un des braconniers voulut venger la mort de son ami, il alla vers le loup armait de sa machette. Alors qu'il allait lui porter le coup de grâce, il entendit le bruit d'un cheval puis plus rien.

Son arme fut arrêtée par une épée. L'homme tomba nez à nez avec Sighild qui le repoussa violemment. Dans sa course avec Ansfrid, la jeune femme avait lancé un sort de protection pour son ami mais cela personne ne le saura.

Les neuf hommes se mirent alors à rire sous la présence de cette seule et faible femme.

Son regard était déterminé, elle sauverait son ami et tuerait ces monstres. Elle se mit aussitôt en position de combat et défia du regard celui qu'elle venait de repousser. C'était une autre Sighild, une combattante.

Sans plus attendre, l'homme se jeta sur elle. Les lames se croisèrent, plusieurs esquives eut lieu. Les chasseurs furent étonnés de voir qu'une aussi faible femme savait aussi bien se battre. Sighild était aussi habile qu'une guerrier, aussi souple et agile qu'un chat et aussi forte qu'un lion.

Voyant que leur ami peinait à mettre fin à cette demoiselle. Certains se lancèrent à son aide, d'autres armèrent leur arc pour tirer sur Sighild. La jeune femme sentit un danger venir vers elle...elle n'avait pas le choix.

Son épée était celle de sa mère, c'était une arme puissante mais aussi une arme magique unique. Elle dupliqua son épée en sept lames. Sighild s'en servit comme une arme normale, en fait, les épées allaient beaucoup trop vite pour que des humaines s'en rendent compte. Les six larmes déploayeitn servirent à stopper les fléches, à casser les arcs et à blesser les trois archets. La belle les firent revenir à ses côtés lorsque les neuf hommes vinrent ensemble vers elle.

L'instant était pour le moins critique, elle ne voulait pas utiliser sa magie pour le moment...peut-être n'aura t'elle pas le choix....
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Matías Ernelio
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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Ven 13 Juil - 12:40

La conversation n'était pas très riche, mais ça me suffisait. Ça changeait de ces salons où les hommes trouvent toujours quelque chose d’inintéressant à dire. Ce n'était pas vraiment le cas ici, du moins je n'en avais pas l'impression. Il faut dire aussi que j'étais plutôt curieux et plus ou moins hypnotisé par cette jeune femme. Celle-ci arrêta mon cheval, et je la regardai avec curiosité. Sa douce voix s'éleva et parvint à mes oreilles dans un chuchotement qui me fit légèrement frémir. Mais malgré la bonne sensation qui envahissait mon corps, j'eus du mal à faire ce qu'elle me demandait. Fermer les yeux... Elle pourrait faire bien des choses, comme me voler, me blesser, voire me tuer. Peut-être que son loup était tapi dans les broussailles et attendait simplement le signal de son amie ! Non, j'étais sans doute un peu parano ; si Sighild m'avait voulu du mal, les choses ne se seraient pas déroulées comme ça.

Finalement, ce fut son regard qui me convainc. Le regard d'une femme est puissant et fort, et il est souvent difficile d'y résister, surtout quand cette femme se prénomme Sighild. Depuis le peu de temps que je la connaissais, elle avait un étrange pouvoir, mais qui provenait de son visage, de ses yeux, et non pas de ses racines et de la nature. Je décidai donc de lui faire confiance, et fermai les yeux.
Le temps s'arrêta presque. Comme elle me l'avait dit, je prêtai attention à tous les bruits. Nous étions suffisamment éloignés de la ville pour ne plus entendre les marchands ou les habitants qui se déplacés. Je pus donc me concentrer sur quelques bruits d'oiseaux, de buissons qui bougent par le passage d'un animal, du vent qui soufflait doucement. Parfois, je venais me balader en forêt, seul pour réfléchir, ou accompagné souvent pour séduire. Mais se faire silencieux pour écouter la nature était tout autre chose.

« Vous voyez, vous n'avez pas besoin d'être Sorcier pour sentir que cette forêt est en paix. »

En effet, ça semblait être le cas. La forêt était en paix car les Telmarins avaient arrêté de chasser les créatures magiques, et que la magie de Narnia parcouraient les terres à nouveau. Ce que Sighild ne savait pas, c'était que Telmar n'avait pas l'intention d'être en paix, et la forêt le sentirait d'ici peu de temps... Toutefois, je ne laissai rien paraître de ces réflexions, et me contentai de sourire à Sighild en retour. Je devais avouer que le calme naturel de la forêt me faisait du bien, et j'avais l'impression d'avoir été libéré d'un gros poids.
Soudain, sans que je ne comprenne quoi que ce soit, Sighild fit une grimace de douleur, et se mit à pleurer. Des larmes et des gémissements poignants. Toutefois, avant que je n'ai pu prononcer une seule parole, la jeune femme se redressa sur son cheval, et le fit partir au galop rapide, très rapide. Son épée était sortie, et brillait d'une lumière inquiétante.

Il était inutile de lui demander de m'attendre, et je préférai la suivre. D'un côté, je me demandais si elle ne m'attirait pas dans un piège, mais j'écartai rapidement cette idée : je lui faisais confiance, et elle ne jouait pas la comédie. Malheureusement, je perdis sa trace, et ce ne fut pas ma monture qui m'aida à la retrouver. Mais après quelques instants, j'entendis des bruits d'épées et des cris de combats. Toujours sur mon cheval, je m'approchai, et vis la jeune femme attaquant une dizaine d'hommes. A côté se trouvait son ami, le grand loup, enchaîné et remuant faiblement. Sighild, bien que forte à l'épée, était néanmoins piégée. C'est à ce moment que je décidai d'intervenir : j'entrai en ligne de force, toujours sur le dos de ma monture, et transperçai le premier homme à ma portée par mon épée.

Les autres hommes se retournèrent vers moi. Ce fut la distraction parfaite pour que Sighild se remette à attaquer. Un homme devant elle tomba, tandis que trois autres bandèrent leur arc pour toucher mon cheval. Sur l'espace réduit où nous étions, un combat à cheval ne m'avantagerait pas, il me fallait donc descendre de ma monture. Une fois à terre, je fonçai vers un homme plutôt corpulent, puant l'alcool et le sang. Il avait loin d'avoir la carrure basique d'un soldat, mais je savais que je devais tout de même me méfier. Après tout, ils avaient attrapé un loup géant, une créature magique, et je doutais que ce soit si simple que ça. Mais j'avais un large avantage sur cet homme : j'avais assez de dextérité pour gagner. L'inconnu finit par attaquer, et après un combat assez difficile, je repris l'avantage et l'envoyai mordre la poussière, mon épée plantée dans son dos, en plein dans les poumons. Pauvre mec. Un autre s'enfuit avant même que je ne me sois approché de lui.

Sighild semblait s'être débrouillée avec le reste des hommes, et au moment où je me tournai vers elle, elle abattit le dernier chasseur. J'étais un peu jaloux du fait qu'elle avait tué plus d'hommes que moi, et du fait aussi qu'elle semblait plus forte encore que je ne l'avais imaginé, mais j'étais également impressionné. A Telmar, je faisais partie des soldats les mieux entrainés et sans doute des plus forts, mais ces derniers temps, j'étais occupé à bien d'autre chose qu'à l'armée et l'entraînement. Je laissais peu à peu derrière mon adolescence, durant laquelle je m'étais livré corps et âme aux combats, à l'épée, à l'armée.
Je finis par retourner quelques hommes morts pour tenter de les identifier, ne serait-ce que par un signe particulier. Et c'était le cas : il me semblait que ce petit objet en fer accroché à la ceinture de la plupart des hommes m'était familier. Il représentait un cercle sur lequel était mis un buste de loup, avec une épée en travers. Un groupe de chasseurs célèbre dans la ville.

« Etes-vous blessée ? » dis-je à Sighild en me tournant vers elle, pendant qu'elle libérait son ami. « Vous devriez ne pas rester longtemps ici. Un homme s'est enfui, et il préviendra ses amis ainsi que des gardes sûrement. Je peux arrêter les gardes de la ville, mais pas les chasseurs et les villageois. »

En effet, je n'avais aucune autorité réelle ici, à Telmar, seule mon influence et la peur que je pouvais inspirer marchaient. De plus, je ne pouvais pas réprimer les chasseurs sur leur activité que je pratiquais moi-même de temps à autre. Un loup est un beau butin, valait de l'argent, alors un loup de cette taille... C'était compréhensible, mais cette soudaine amitié - si on pouvait appeler ça comme ça - avec la jeune femme m'empêchait de condamner son ami. Sans parler des villageois ou des gardes qui voudraient encore arrêter Sighild, par peur de son loup qui était manifestement magique. Je l'avais dit, la magie faisait peur à Telmar...

« Je suis désolé que votre visite se finisse ainsi, j'aurais aimé que Telmar donne une autre image à une étrangère venue en paix. » Après quelques instants d'hésitation, je repris, avec un léger sourire : « J'espère que nos chemins se croiseront un jour. Pensez-vous que ça soit être possible ? »

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MessageSujet: Re: Un nouveau monde pour une nouvelle vie...[PV Matt Andrews]   Sam 21 Juil - 11:00

Le combat fut sans merci, Sighild était entrée dans une rage sans merci, à un tel point qu'elle n'eut aucun remord de tuer un aprés un ces hommes, ces moins que rien! Des hommes, si on peut appeler cela ainsi, qui n'avait aucun respect pour la Nature. Il n'y avait que l'or qui les intéressait et la fourrure de Ragnhild leur aurait fait fortune.

La jeune femme avait apprécié l'aide de Matthias Andrews, elle garda cependant un oeil et le "protégea" à sa manière. Effectivement, à un instant, un de ses adversaire allaient frapper Matthias par derrière, c'est par un geste de la main qu'elle expédia ce fourbe loin de son....protégé. Oui, en se battant ainsi, Sighild ressentit pour la première fois de la peur, la peur de voir Matthias blessait ou même pire...Elle se ressaisit assez rapidement pour mettre fin aux jours des autres chasseurs et le combat s'acheva.

Sans plus attendre, Sighild accourut vers Ragnhild pour le délivrer de ses chaînes. L'animal était blessé et même drogué par quelques potions malfaisantes. Les yeux de la belle étaient perlés de larmes, elle s'en voulait terriblement car son ami n'était pas aussi heureux qu'elle de venir en ces terres. La jeune femme le câlina en lui soufflant des paroles d'un langage inconnu de tous, le loup se contenta de bouger légérement la tête et lécha faiblement la main de son amie.

La Sorcière Pure se redressa lorsque Matthias lui parla, un visage triste se dessina sur ce dernier, triste de voir son ami blessait mais également triste de devoir quitter Matthias. Elle ne répondit pas tout de suite à Matthias et se contenta seulement de ramasser à terre l'arc d'un de ses brigands. Pour dire d'un ton neutre:


"Quiconque s'attaque à un Grand Loup, s'attaque à la Nature, à moi-même et ne mérite pas de vivre."


Elle l'arma d'une fléche, un bel aura blanc se dessina autour de son corps pour qu'enfin la fléche fut lancée dans la forêt. Une fois cela fait, Sighild jeta l'arc à terre et reprit de son ton habituel:

"N'ayez crainte monsieur Andrews, je me porte bien. Quant à Ragnhild, il me suffira d'un sort de soin et du repos pour qu'il se sente mieux....Je suis navrée de vous avoir montré un tel spectacle, il n'est pas dans mes habitudes de tuer ainsi des hommes. Mais comprenez bien que les Grands Loups sont des êtres sacrés en Archeland, ils sont bien plus différents que les simples loups que vous rencontrez dans vos forêts....Ragnhild est un prince, sa fourrure le montre bien et c'est pour cela que ses hommes voulaient le tuer. Nous allons devoir disparaître un certain temps je le crainds. En ce qui vous concerne, personne ne pourra vous identifier car cette fléche que je viens d'envoyer tuera en plein coeur ce lâche qui vient de s'enfuir."


Sighild fixa à nouveau Matthias dans les yeux. L'instant de quelques secondes, un léger silence se fit, la belle n'arrivait pas à terminer son monologue....Elle reprit enfin:

"Nos chemins doivent malheureusement se séparer vous avez raison. Prenez soin d'Asfrid le temps de nous revoir un jour. Je vous remercie pour ce que vous avez fait pour moi et aussi pour Ragnhild....Nous devons faire vite et partir....Au revoir."


A ses mots, le corps de Ragnhild se mit à disparaitre petit à petit, tout comme le corps de Sighild. Matthias Andrews put voir une dernière fois son visage, avant de disparaître définitivement. Il put également sentir quelques choses dans sa main....un bracelet d'or blanc? Un cadeau de Sighild, en gage de leur amitié....

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