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 Fête estivale (ouvert à tous)

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Jace Deynor
Roi d'Archenland || Admin
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Ven 10 Aoû - 13:43


[Je suis Cor, j'ai changé de pseudo =o]

    Je buvais tranquillement le verre d’alcool qu’on nous avait servit, le dégustant comme une friandise. Pendant que ma compagne discutait avec les autres invités, je regardais de temps à autre les gens, la fête se passait comme je le souhaitais, tout le monde semblait s’amuser. C’était justement le but recherchait : faire rire et sourires les gens après tout ce que les royaumes avaient endurés dernièrement, et moi en premier, ayant vu mon royaume pris par les Carlomen.
    Je jetais un bref coup d’œil à Siegfried Triskell, sénéchal de l’armée royale d’Archeland, je le connaissais bien étant donné qu’il travaillait pour moi, mais à chaque fois que je le regardais, il me faisait penser à sa sœur, la Sorcière Pure. Elle était à mon service bien avant la prise d’Archeland, mais suite à une dispute, elle était partie. Bien que je n’avais jamais accepté le fait qu’elle me traite comme un moins que rien du fait qu’elle trouvait que je ne m’occupais pas de mon peuple et de mon royaume, préférant aller courir dans les jupons de Susan, surtout que c’était faux. Susan était l’une des plus belles choses qui m’était arrivé dans la vie et du jour au lendemain on me reprochait de la fréquenter et de négliger mon peuple. Oui malheureusement, la guerre avait rendue le peuple d’Archeland pauvre et l’occupation Carlomène n’avait pas arrangée les choses.
    Après le départ de la sorcière, j’avais cependant médité sur ses paroles, et j’avais fais de mon mieux pour que Archeland retrouve ses richesses et sa joie d’antan, et que mon peuple ne meurt plus de faim. J’étais moi-même intervenu dans la reconstruction du royaume, distribuant même de l’argent, je ne voulais pas que Sighild, si je la revoyais un jour, pense que je n’avais pas changé. J’avais changé. Ses derniers mois, j’avais tout fait pour retrouver le respect et la loyauté que j’avais perdue auprès de mon peuple. Après des mois de réflexions à tête reposée, j’avais conclue que je n’étais pas fâché contre Sighild. J’espérais même au fond de mon cœur qu’elle trouve elle aussi la force de me pardonner et qu’elle reviendrait un jour vers moi, car même si elle et moi étions souvent en conflit, je l’aimais beaucoup, plus que je ne le pensais. C’était pour une moi une excellente amie, et malheureusement j’avais gâché notre lien…

    Je fus sorti de mes pensées par un centaure nommé Ouragan qui vint nous saluer. Moi aussi j’espérais que les relations entre Narnia et Archeland resteraient comme ça durant encore très longtemps.
    Je me rendis compte ensuite que Susan semblait distraite, et elle alla parler discrètement avec Soren, et je n’osais pas les déranger. Je pris mon mal en patience et dès qu’elle eue finit, je vins la trouver pour lui proposer de danser, ce qu’elle accepta.
    Après nous être débarrassé de nos verres, je l’emmenai délicatement par la main sur la piste de danse, et nous commençâmes à virevolter au rythme de la musique et de nos cœurs qui battaient la chamade. Sa main sur mon épaule, et la mienne autour de sa taille, après avoir ouvert la danse d’autres couples de danseurs vinrent se joindre à nous.
    Je n’étais pas très bon danseur, mais comme j’aimais faire danser Susan, j’avais pris des leçons, et celles-ci m’avaient également servis lors de d’autres soirées dansantes. Ma bien aimée se sentait bien, et à l’aise, et c’était tout ce qui comptait.

    Lorsque la danse fut terminé, je pris les mains de Susan dans mes grandes mains chaudes et protectrices, et la tira délicatement contre moi pour lui murmurer "Suis-moi !".
    Je l'emmenais à l'écart de la fête, elle devait sans doute se demander où je l'emmenais et qu'est-ce nous allons bien pouvoir faire. Je pouvais sentir sa curiosité.
    Nous arrivâmes dans un petit jardin, un peu semblable à celui où j'étais venue la voir la fois ou nous nous étions embrassés pour la première fois dans les somptueux jardins de Cair Paravel, seulement celui ci était largement plus petit, humble et coquet. Nous allâmes nous asseoir sur un banc, caché parmi la grand variété de fleur. Plusieurs lanternes illuminaient ce petit endroit. Une fois Susan assise, j'en prie un dans mes mains, et la lui tendit en souriant.

    - Lance là !

    Je la regardais faire.
    Elle était si belle ce soir, encore plus que les autres jours. Mon coeur ne cessait de bondir dans ma poitrine.
    Une fois la lanterne volant dans le ciel, nous la regardions monter vers les cieux, rejoindre les étoiles. J'abaissais légèrement la tête et regarda discrètement Susan.

    - Susan..., je pris de nouveau ses mains, je voulais que tu sache que je suis heureux que tu sois à mes côtés ce soir. C'est vrai que nous avons passés tout deux des moments difficiles dans le passé, mais maintenant que nous avons tournés la page, je veux me tourner vers mon avenir...un avenir avec toi ! Je marqua un petit temps de pause avant de reprendre. Tu me rend si heureux Susan, je ne pensais pas un jour ressentir une telle passion. Tu as changé ma vie, grâce à toi elle s'est embellie. Tu as mon coeur, il t'appartient...pour toujours !

    Je n'étais pas doué pour les déclarations. Je me contentais juste de faire de la manière la plus simple et la plus traditionnelle. Je me levais du banc, mis un genoux à terre et le regard pleins d'espoir et d'amour, pris une petite boite dans ma poche que j'ouvris devant Susan, révélant une magnifique bague.

    - Susan Pevensie veux tu m'épouser ?

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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Dim 12 Aoû - 12:14

Ce matin-là, J-C avait été réveillé en douceur par son veau préféré, le petit Jean-Charles Junior (communément appelé Junior), qui avait pris pour habitude de sauter sur le lit de son maître de son matin et de lui lécher le visage. C'était pratique, économique, rigolo, et il n'y avait pas besoin de se laver après : le rouquin était devenu un vrai adepte de cette méthode.

En effet, pendant la guerre, alors que J-C hibernait, sa vache Marguerite avait eu un petit veau. D'abord nommé Pierrot par Jean-Henri et Huguette (Monsieur et Madame DuFossé), il avait été rebaptisé Junior par Jean-Charles à son réveil : la petite bestiole avait une touffe de poils roux sur le sommet du crâne, alors c'était tout naturel de l'appeler ainsi. Le rouquin (Jean-Charles, pas le veau) ne comprenait absolument pas ce qui avait pu passer par la tête de ses parents pour affubler un animal d'une telle splendeur d'un nom aussi stupide que Pierrot. J-C Junior, ça faisait tellement plus beau et intelligent... Et recherché aussi.
Dès lors, Jean-Charles ne resta plus qu'avec son petit protégé. Il l'aimait tellement qu'il le considérait comme son fils, ou même son frère, et même carrément comme son père. Jean-Henri n'avait pas eu l'air de trop apprécier, d'ailleurs ; il avait essayé de transformer Junior en rôti pour ramener son fils à la raison, après avoir poussé le pauvre animal dans un bac plein d'eau et d'avoine pourri en poudre, ce qui, tout le monde le sait, aurait foudroyé automatiquement n'importe qui. Mais Junior devait être un protégé des dieux (ou simplement de J-C, ça suffisait), car il survécut : le seul effet qu'eut l'avoine sur lui fut de stopper sa croissance. Ainsi Junior resterait un petit veau adorable toute sa vie, ce dont souhaitent tous les parents, et Jean-Charles en était vraiment ravi. Il ne punit même pas son père le crime horrible qu'il avait voulu commettre, alors qu'il en aurait très bien eu le droit. J-C et Junior étaient inséparables, à présent ; le DuFossé autorisait son fils adoptif à rendre visite à sa mère biologique au moins une fois par jour, si bien que ni Marguerite ni Junior ne souffraient de la séparation. C'était une belle histoire qui commençait...

Aujourd'hui, Junior avait réveillé son père adoptif encore un peu plus tôt que d'habitude, car il avait plein de choses à faire avant de se préparer pour aller à une fête à Anvard. Bien entendu, Junior venait aussi : il était hors de question que Jean-Charles s'en sépare, et il voulait que tout le monde puisse admirer son enfant chéri à la capitale. Ils auraient très certainement un succès fou, Jean-Charles pour son charme ravageur et Junior pour son petit air trop mignon. Il était presque impossible de les rendre encore plus séduisants, néanmoins Jean-Charles s'appliqua toute la journée à essayer de le faire. En même temps, il aidait avec autant de dévouement que d'habitude ses parents, suivant à la lettre son emploi du temps (cf présentation de Jean-Charles) tout en limitant encore un peu son temps de travail car il avait autre chose à faire, nom d'un brin d'avoine !

-T'vas voir, Junior, wesh, on s'ra les plus mieux fringués pour aller faire la teuf, wesh ! Assura fièrement Jean-Charles à son petit veau tout en faisant briller les sabots du petit veau avec amour à l'aide d'une brosse en poils de raton-laveur.
-Meuuuuuh ! Répondit Junior, transporté de joie.

Jean-Charles peigna la petite touffe de cheveux roux sur le crâne de Junior de façon à ce qu'elle aille en arrière, ce qui lui donnait un air très cool et séduisant, puis il lui noua un joli nœud papillon orange à l'encolure et frotta son poil de façon à le rendre doux et brillant. Quant à lui, J-C revêtit la tenue de soirée que lui avait offert sa mémé Hortense à l'occasion du mariage qui s'était déroulé à Narnia, il y a... un moment. Il arrangea sa chevelure de façon à avoir l'air aussi cool que Junior, puis tous deux se firent amener en chariot jusqu'à Anvard.

-Cimer, mon brave, dit poliment Jean-Charles à Jean-Henri, son chauffeur mais aussi accessoirement son père. Nous paierons le pourboire à notre retour. Ne folâtrez point trop longtemps en ville, malheureux, et gare à vous si nous devons attendre le taxi à notre sortie de la fête : notre vengeance serait terriiible...
-Meuuuuh ! Menaça Junior.
-Crotte et bidoche ! Grogna Jean-Henri avant de faire demi-tour avec sa charrette, direction les bistrots les plus malfamés de la capitale.
-Quels impolis, ces chauffeurs de taxi ! pesta Jean-Charles. Toujours à jurer. Quels grossiers personnages. Bon, allons-y, Juju, tout le monde doit nous attendre.

Pour ceux qui se poseraient la question, il arrivait bien à jean-Charles sans que celui-ci ne soit drogué de parler normalement, voir soutenu comme maintenant : il suffisait qu'il soit en présence de quelqu'un avec des allures snob, comme son père déguisé en chauffeur de première classe (Jean-Charles avait tenu à ce que lui et son veau aient l'air très riches, alors Jean-Henri avait revêtu sa tenue du dimanche pour les amener), ou quand il avait plutôt intérêt, c'est-à-dire devant les gardes royaux quand il y avait des contrôles d'alcoolémie pour les conducteurs de charrettes.
Et si Jean-Henri et Huguette ne venaient pas à la fête, bien que comme tous les Archenlandais ils aient été invités, c'était sous les ordres de leur fils. Jean-Charles ne tenait pas à ce que deux sauvages comme eux fassent honte à leur famille en s'affichant en public. Et il était hors de question qu'ils protestent, car ils avaient un statut hiérarchique largement inférieur à celui de J-C à la ferme. En effet, le classement s'effectuait ainsi :
Spoiler:
 

Pendant que nous avions droit à ce cours d'éducation civique au sein de la ferme des DuFossé, Jean-Charles et Junior avaient fini de parcourir la distance à pied (et à patte) les menant à la grande place d'Anvard où se déroulait la fête. J-C aperçut aussitôt les messieurs qui gardaient l'entrée et remarqua aussitôt qu'ils avaient l'air snobs, ce qui voulait dire qu'il allait devoir user de son riche vocabulaire. Néanmoins, il y avait un problème. Il voyait qu'il y avait une petite tente près de l'entrée où une dame assez rondelette emmenait des chiens, visiblement pas à elle car ils essayaient de la mordre avec férocité, ce qui signifiait certainement que les compagnons à quatre pattes des invités n'étaient pas admis sur la grande place... Et après avoir bien compté, J-C constata que Junior faisait partie de cette catégorie. C'était une catastrophe ! S'il ne pouvait pas rentrer, sa soirée était fichue... Déjà qu'il savait que son grand poto Ange n'avait pas pu venir, il se doutait bien que sans Junior, il serait tout seul. Enfin, sa mémé se trouvait certainement là, mais elle sentait mauvais alors il était hors de question qu'il passe toute la soirée avec elle.

-On va trouver une solution, Juju, wesh, promit J-C en caressant la tête de son petit veau, tout en prenant garde à ne pas le décoiffer.

C'est là qu'elle arriva. Une folle qu'il ne connaissait absolument pas et qui le prenait pour son fiancé. C'était une fille brune avec une longue robe rouge et noire, et en fait, son visage lui disait quelque chose mais il ne voyait pas quoi... Sûrement l'une de ses plus fidèles admiratrices, des filles de boulangers et d'aubergistes, assez collantes à son goût. Celle-ci avait même eu l'audace de vanter leurs fiançailles devant tous les gardes et surtout, surtout, devant Junior. Le petit veau lança un regard chargé de haine à l'inconnue, fou de jalousie et de désespoir à l'idée de ne pas être à la femme de la vie du beau rouquin. Junior était un jeune garçon, veau qui plus est, mais il tenait à compter pour tout dans la vie de J-C, y compris pour être sa femme et lui cuisiner plein de bonnes choses... Le pauvre petit eut donc le cœur brisé lorsqu'il vit son ami faire un grand sourire à l'inconnue, comme s'il l'aimait vraiment, et eut envie de galoper à travers la campagne archenlandaise en pleurant à chaudes larmes, se gavant de tonnes et de tonnes de foin et buvant le lait de sa mère pour oublier. Toutefois, il décida de rester fort et ravala son chagrin, se cachant derrière son ami pour ne pas que les gardes le voient et se moquent d'un veau manquant d'autant de virilité. Mais la réalité était tout autre que celle sortie de l'imagination du jeune veau : Jean-Charles n'aimait pas cette inconnue, il l'avait juste reconnue et avait un plan génial.

-Wesh, jeune nana délinquante, je connais ta bouille ! Lança joyeusement J-C, mais assez bas pour éviter que les gardes ne l'entendent. Je t'ai déjà vue à zoner avec mon Angy, du coup wesh, je capish que tu es sa poto. Et les potos de mes potos sont mes potos ! Alors je dis ok pour jouer au joli cœur. En plus, j'veux pas finir en boustifaille pour les thons et les sardines, wesh... No Mais du coup, tu dois un tuyau au bon J-C. Allez, allons mythonner !

Mais juste avant de s'avancer en direction des gardes, J-C siffla. Ce fut pour Junior un signal qu'il ne l'avait pas abandonné et son petit cœur de veau s'emplit de joie. Il comprit à un simple regard ce qu'indiquait le paysan et se glissa sous la jupe de l'inconnue. La robe était très longue et lui était petit ; personne ne pourrait le remarquer, caché là-dessous, à part la propriétaire du vêtement, évidemment. Avant qu'elle n'ait pu protester, Jean-Charles resserra bien son étreinte sur le bras de sa prétendue fiancée, puis ils allèrent se poster devant les gardes, Junior parfaitement en rythme avec les pas de la jeune femme qui l'abritait pour ne pas se faire démasquer. Le rouquin ne cessait de lancer des grands sourires et des coups d'œil à sa compagne, ce qui lui donnait l'air d'un amoureux transi, alors qu'en fait il s'assurait qu'elle ne grimace pas trop à l'idée d'avoir un veau caché sous ses jupes. Une expression trop gênée aurait été suspecte...

Les gardes qui s'occupèrent de les contrôler étaient en duo : l'un d'eux, ayant un faible pour la guimauve, était tout ému par ces deux jeunes amoureux transis incapables de se lâcher du regard plus de quelques secondes ; le deuxième aimait les choses plus masculines, était carrément macho et trouvait le couple écœurant. Il se chargea lui-même de vérifier leurs invitations, l'autre étant trop attendri pour faire quoi que ce soit, et Jean-Charles s'empressa de sortir son invitation toute chiffonnée de sa poche et de la lui tendre.

-DuFossé, hein ? Marmonna le macho d'un air dégoûté. Un agriculteur... Je m'en doutais bien. Et l'invitation de Madame ?
-Mademoiselle, rectifia J-C en langage snob, en faisant un effort pour ne pas avoir l'air alarmé. Nous ne sommes pas encore mariés, mais ce ne serait tarder, n'est-ce pas ?
-C'est trop mignon, commenta le garde guimauve, des étoiles plein les yeux.
-Oui, bon, s'impatienta le garde macho, où est l'invitation de Mademoiselle ?
-Elle n'en a point besoin puisqu'elle est en ma charmante compagnie, répondit calmement le roux.
-Mais il me faut une invitation par famille, et si j'ai bien compris, elle n'en fait pas encore partie.
-Les noces sont prévues pour le mois d'octobre. Je vous inviterai, naturellement. De beaux messieurs comme vous...

Ce fut cet instant que choisit Junior pour lâcher un pet terrible. On entendit des cris choqués dans le chaos, et une odeur pestilentielle se répandit tout autour. Tout le monde prit soin de se boucher le nez pour éviter de suffoquer, et Jean-Charles vira au rouge vif. Il n'osa même pas regarder sa fausse fiancée que tout le monde croyait coupable de l'attentat à la faune et à la flore qui venait de survenir. Les deux gardes les considéraient avec un air scandalisé, même l'homme guimauve.

-Chérie, enfin, je t'avais dit d'aller aux latrines avant de venir Laughing, fit mine de s'offusquer Jean-Charles. Bon, pouvons-nous rentrer, mes chers gentlemen ? Nous avons besoin d'air pur, si vous voyez ce que je veux dire...
-Pas sans l'invitation de la péte... gentille fiancée, rétorqua le garde macho.
-Je vous en prie, mon brave... implora-t-il.
-Non, non, non !
-ÉCOUTE BOLOSSE, TU CHERCHES LA BASTON OU BIEN ?! s'emporta le pauvre rouquin que les gaz toxiques du veau rendaient encore plus susceptibles à la violence. MA GONZESSE CACHE UNE USINE A PETS SOUS SA ROBE, ET ELLE VA EXPLOSER SI TU NOUS BLOQUES ENCORE LONGTEMPS ! TU CAPICHES ?! Evil or Very Mad

Tout autour d'eux, les gens les regardaient avec effarement. Le garde macho faillit répliquer encore plus durement, mais Guimauve intervint et posa une main apaisante sur son épaule pour le calmer, ce qui fut très efficace. Ils inclinèrent tous les deux la tête à l'adresse du faux couple, en signe de soumission, et Jean-Charles s'inclina respectueusement pour les remercier. Tenant toujours le bras de sa complice, il la mena comme un gentleman jusqu'à la grande place du village, et les gens restés en arrière qui continuaient de les observer purent apercevoir la cinquième jambe terminée par un sabot de la dame, qui dépassa un bref instant de sous sa robe. Personne n'osa l'interpeller de peur de causer une autre catastrophe nucléaire, et Jean-Charles et l'inconnue purent enfin se lâcher le bras, tranquilles. Junior aussi sortit de sous la jupe, soulagée de pouvoir bien respirer. Les gens étaient si nombreux ici qu'ils ne remarquèrent même pas le jeune veau.

-Ça s'est bien passé, se félicita J-C, ravi d'être passé. On fait une équipe de malaaades, wesh. Je viens d'me souv'nir de ton prénom, wesh. Ellana, c'est ça ? La poto de mon Angy, en plus ! Very Happy T'veux squatter avec moi et Junior (il indiqua son petit veau tout souriant du regard) ou t'as d'autres chats à repasser ? Hé, matte ça, y a des blaireaux qui rentrent pas par le même endroit qu'nous !

En effet, il venait de remarquer l'entrée des invités de marque. On venait d'annoncer le Duc Jojo du Crapaud, un type dont les serviteurs allaient souvent acheter des poulets à la ferme des DuFossé. Ce type avait vraiment un air de cucul, et J-C était bien content que le sol de sa ferme n'ait pas été souillé par les pieds d'un homme avec de la poudre blanche dans les cheveux, ce qu'il trouvait ridicule. Surtout que le Duc Jojo semblait être roux à la base, alors pourquoi gâcher une si magnifique couleur ? Il fallait s'en montrer fier, et pas jouer au couard comme lui ! Et ça avait droit à une entrée au son des trompettes ! Jean-Charles, ou plutôt ses parents, faisait vivre la population grâce aux récoltes de la ferme, et ce type ne faisait que cacher sa véritable nature de roux, il méritait tellement mieux que ce bonhomme … ! Il échangea un regard enflammé avec Junior, fit signe à Ellana de ne pas bouger puis tous deux contournèrent les joueurs de trompettes pour arriver devant l'entrée des nobles. Il y avait un magnifique tapi rouge dont la couleur mettait en valeur les chevelures de Jean-Charles et de Juju le petit veau, et ils avaient l'air encore plus cool que d'habitude ici. Personne encore ne semblait les avoir remarqué et aucun invité spécial n'avait l'air d'arriver pour l'instant, alors c'était le moment ou jamais de vivre son moment de gloire...

-Croise les pattes, Juju ! Lui conseilla Jean-Charles alors qu'ils s'élançaient sur le tapis rouge. Garde la tête haute, et lance des regards aguicheurs au public, les gens adorent ça ! Prend des poses à leur couper le souffle !

Les trompettes commencèrent à jouer, puis on s'aperçut qu'un paysan et qu'un veau foulaient le chemin destiné aux nobles et la mélodie se termina en une multitude de notes fausses. Personne n'annonça leurs noms, alors Jean-Charles, après avoir fait un jeté de cheveux en arrière et posé ses mains sur ses hanches, leva les bras vers le ciel et s'écria avec fierté :

-J-C DuFossé et Junior, fournisseurs en boustifaille du royaume, et roux ! Wesh !

Heureusement, seuls les gens se trouvant autour se rendirent compte du spectacle grossier qui se déroulait. Juju, ce petit coquin, avait pointé son postérieur en direction du public. Une dizaine de gardes arrivèrent alors et les saisirent, mettant fin à leur moment de joie, mais les deux énergumènes bougeaient tant qu'il fut obligé de les porter. Juju se retrouva les quatre fers en l'air, un garde lui tenant chaque patte, et Jean-Charles se fit porter par six gardes, comme une diva prenant un bain de foule dans une foule de six personnes. Puis on les jeta dehors.

-C'était grave cool, Juju, tu trouves pas, wesh ? Very Happy demanda le rouquin avec un grand sourire à son petit protégé, allongé sous une poubelle dans laquelle on avait tenté de le jeter.

Le petit veau sautilla pour montrer son contentement et Jean-Charles s'empressa de le recoiffer, car le brushing du pauvre chéri avait été légèrement défait lorsqu'on l'avait jeté hors de la fête. Les deux compères repartirent ensuite vers l'entrée des citoyens de base, et ils n'eurent qu'à passer devant des gardes différents de ceux de tout à l'heure pour pouvoir repasser. Grâce à la scène d'un peu plus tôt, Jean-Charles n'avait pas eu à donner son invitation et il put la donner aux nouveaux contrôleurs de l'entrée, qui avaient justement l'air bien naïf, et tout se passa comme il le fallait. Les gardes remarquèrent bien la présence du veau, mais Junior se mit à grogner férocement et à leur aboyer férocement, alors ils firent comme si de rien n'était. Un veau qui aboie, ce devait être un chien de garde redoutable...

Leurs aventures lui ayant donné soif, Jean-Charles alla se chercher un jus de carottes pour lui et Junior sur le buffet, puis ils allèrent s'assoir à une table qu'occupait déjà une jeune fille brune. J-C but sa part puis posa son verre pour laisser boire le veau, puis il porta son attention sur leur voisine de table. Elle devait avoir son âge et avait l'air très sympathique, mais elle était seule et ne semblait pas beaucoup apprécier la solitude, justement, ce que J-C comprenait parfaitement. Il fut frappé de stupeur quand il s'aperçut qu'il la connaissait aussi comme une amie d'Ange, qu'il avait aperçu avec lui quelques fois lorsqu'il allait lui rendre visite. Et Ange lui avait souvent parlé d'elle, car il devait s'agir d'une amie proche.

-Wesh, salouté ! Lança J-C sur le ton de la conversation. Tu t'appelles, Sora, c'est ça, wesh ? Tu ne dois pas t'rappeler beaucoup d'moi, wesh, mais j'suis un poto d'Angy, et je sais qu'toi aussi, alors je ne peux pas te laisser seule, wesh. Mon nom c'est Jean-Charles mais appelle-moi J-C, wesh. Et mon veau sous la table, c'est Junior ou Juju. Tu veux venir avec nous ? On s'est fait une autre poto, on pourra faire une super causade, wesh.

Après avoir obtenu sa réponse positive, Jean-Charles reprit le verre que venait de finir Junior et le reposa sur la table, puis il présenta leur nouvelle amie au jeune veau. Ils s'en allèrent ensuite, tous les trois, bravant la foule et recherchant Ellana que J-C ne voulait pas abandonner. Sa fausse ex-fiancée, quand même ! Elle n'était pas à négliger. Alors Jean-Charles regarda partout. Il jeta un coup d'oeil du côté des monarques, au cas où, puis des alcooliques, puis dans la foule en général. Il repéra plusieurs amis à lui, dont son grand ami (ou poto) Gabriel, qu'il appelait Gaby, mais qui avait l'air déjà bien occupé alors il préféra aller le déranger plus tard. Enfin, le trio réussit à rejoindre Ellana, qui était restée au même endroit où Junior et J-C l'avaient abandonnée.

-Désolé, Lany – c'est ton nouveau surnom, wesh –, Juju et moi on s'est fait flanquer dehors. Mais on est revenus, et on a ramené des potos ! Sorara – ton surnom à toi –, voici Lany, dite Ellana. Et Lany, voici Sorara, dite Sora. On est tous des potos d'Angy, si c'est pas la magie du destin ça ! Very Happy

Puis il reconnut des oreilles pointues et une chevelure rousse qui lui étaient très familiers dans la foule : sa « cousine » Lindo' ! Il s'excusa auprès des dames et les pria de continuer sans lui un instant, puis courut rejoindra sa cousine, solitaire elle aussi, Junior sur ses talons. Lorsqu'il arriva en face d'elle, il la trouva encore plus rousse que d'habitude et venant de terminer un chant elfique. Ce n'était que du charabia pour J-C, mais il trouvait ça vachement sympathique comme musique d'ambiance. Il n'eut aucune gêne à lui faire un tcheck comme avec les gens qu'il affectionnait beaucoup, puis fit faire une révérence à Junior afin qu'il soit poli envers leur consœur à la chevelure flamboyante. Il remarqua aussi un petit être volant à côté d'elle et ne se posa pas de question, s'imaginant que ce devait être une sorte de veau comme Junior version elfique. C'était très mignon aussi, mais ça n'avait pas le charme d'un bébé vache à cheveux roux.

-Wesh Lindodo, ma couz' ! S'écria joyeusement J-C. Je suis grave content de te voir, wesh. Ça boume bien ou bien ? Tu m'as manqué ! Quoi d'joli depuis le temps ? Tu es encore plus rousse que d'habitude :uu:.

Ils discutèrent un petit peu, et puis comme pour Ellana et Sora, J-C remarqua qu'elle était seule. Enfin, elle avait son veau elfique, mais ce truc ne devait pas être très bavard et il y avait de quoi s'ennuyer vite fait.

-Comment qu'elle s'appelle ta p'tite bestiole ? C'est vachement cool ce que vous avez comme animaux de compagnie chez les elfes, j'suis grave impressionné Shocked. Mais j'suis certain que de causer humain avec des humains te fera du bien, pas toi ? Viens, wesh, j'ai des nouvelles potos à te présenter.

Il la guida jusqu'à Sora et Ellana qui discutaient en les attendant, et il remarqua que Junior se léchait les babines en regardant la bestiole volante de Lindórie. Il ne s'en inquiéta pas plus que ça, puisque justement la bestiole de Lindo' volait mais pas la sienne, alors elle serait en sécurité. Suivirent de nouvelles présentations :

-Sora, Ellana, voici Lindórie ma cousine de cheveux et son Tamagotchi. Nan wesh, vous dites comment chez les elfes, déjà ? Ah aussi, wesh, c'est une elfe. Et elle est rousse. Lindo', ma couz', voici Sorara et Lany. Vous pouvez vous faire la kiss si vous voulez, moi je tcheck juste. Bon, comme nous tous dans ce groupe sommes assez solitaires en dehors des admirables bestiaux qui nous accompagnent, Lindo' et moi, j'propose qu'on blablate. Ok, wesh ? Very Happy

Ils se choisirent ensuite en une table pour être plus à l'aise et entamèrent la discussion. J-C perçut les regards envieux de certains hommes, de vieux pervers, qui le jalousaient d'être seul en compagnie de trois dames. Mais le rouquin savait très bien qu'il n'avait rien à craindre d'eux, néanmoins, car son fidèle veau de garde aurait vite fait de les éloigner grâce à ses aboiements sensationnels. Cette teuf promettait d'être grave cool.
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Lun 13 Aoû - 0:41

Lucy fut sûre de ne pas vouloir y aller jusqu’au dernier instant. Elle embrassa sa sœur, lui souhaita un bon amusement puis se retourna vers le château. Edmund était déjà repartit à ses affaires. Elle le savait très occupé, et surtout d’une humeur peu encline à la fête. Elle comprit alors qu’elle allait encore passer une journée seule, à essayer de remplir son esprit d’autre chose que de vieilles inquiétudes, en vain. Elle tourna à nouveau son regard vers la route qui s’enfonçait dans la forêt : on ne voyait déjà plus la calèche royale. Une main se posa soudain sur son bras. C’était celle de son ami Lidius, un faune à la compagnie agréable.
    « Il est encore temps de vous décider, Madame. »

Un sourire fugace se dessina sur les lèvres de la reine. Elle acquiesça, et Lidius partit aussitôt sans avoir besoin qu’elle ne lui donne de consignes. Il la connaissait assez pour anticiper ses besoins. Moins de vingt minutes plus tard, alors qu’elle était remontée dans sa chambre, on lui proposa plusieurs robes parmi les plus raffinées. Elle ne mit pas longtemps à choisir, n’étant pas vraiment intéressée par ce genre de détails. Elle estima ensuite qu’il était ennuyant, lent et désagréable de prendre une calèche, et demanda à son chaperon habituel de l’accompagner à cheval. L’homme, qu’elle connaissait depuis des années, râla légèrement de devoir se rendre à la fête mais elle le rassura en affirmant qu’il ne serait pas obligé de l’accompagner durant la soirée et pourrait rendre visite à ses amis d’Anvard s’il le souhaitait. Sa robe soigneusement rangée dans les sacoches de sa selle, ce qui n’était certes pas fort romantique, elle se mit en selle à ses cotés et ils partirent pour une longue journée de chevauchée.

Ils alternèrent les allures avec précaution pour ne pas fatiguer leurs montures. Le paysage était quelque peu monotone, mais ils mirent moins de temps que Lucy ne le pensait et n’arrivèrent que peu après le début de la fête. Ils confièrent leurs chevaux aux écuries royales et Lucy monta dans les appartements qu’elle habitait lorsqu’elle se rendait à Anvard. Aussitôt, deux domestiques apparurent et commencèrent à l’abreuver de questions sur son voyage, la raison de sa venue aussi tardive et sur la robe qu’elle allait porter. Elles l’aidèrent à s’habiller, puis insistèrent pour la maquiller et la coiffer pendant presque une demi-heure, et la jeune reine se laissa faire à regret. Elle en ressortit resplendissante, les deux femmes la couvrant de compliments qu’elle n’écouta que d’une oreille distraite. Elle les planta pratiquement là pour se rendre à la fête.

Lorsqu’elle arriva sur la place, elle se douta qu’il fallait qu’elle suive le tapis rouge et soupira légèrement. Pour la discrétion, c’était raté. Elle vit un drôle d’énergumène la précéder, accompagné d’un veau, et se déclamant comme « J-C DuFossé et Junior ». Il n’avait sûrement rien à faire sur le tapis mais ses pitreries la firent sourire, jusqu’à ce qu’il fasse embarquer, lui et sa bête, hors de là. Dommage, il était plutôt amusant, sans doute plus qu’une bonne partie des convives. Elle profita que la voix était libre pour essayer de se faufiler entre les invités mais trébucha sur sa robe, et aussitôt le héraut la remarqua, une expression enchantée apparaissant brusquement sur son visage jovial.
    « Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs : Sa Majesté la Reine de Narnia, Lucy la Vaillante ! »

Voilà, c’était fait : tous les regards aux alentours se tournèrent vers elle, certains la saluèrent de la tête, voir s’inclinèrent, d’autres se contentèrent de lui sourire pour manifester leur joie de la voir. Elle essaya de leur sourire en retour mais elle n’aimait pas trop être ainsi le centre de l’attention générale. Rapidement, elle chercha du regard quelqu’un qu’elle connaisse bien et qui ai une discussion intéressante, mais ses recherches furent vaines. Elle avait bien aperçu sa sœur et son tendre quelques minutes plus tôt, cependant l’envie lui manquait d’expliquer pourquoi elle avait si subitement changé d’avis, et leur bonheur affiché lui rappellerait comme elle se sentait loin de Susan. Lucy s’arrêta donc près d’une table de banquet et entreprit de satisfaire sa gourmandise, à défaut de tromper sa solitude.
Elle se souvint brusquement d'un détail qu'elle avait oublié... Sa couronne. Décidément, la soirée promettait d'être étrange.

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Susan Pevensie
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Lun 13 Aoû - 19:13

Tout n’était que bonheur, la danse, l’ambiance, la musique et Jace. Je me sentais si bien dans ses bras, comme si rien au monde ne pouvait nous séparer à cet instant précis. Je savais que beaucoup de regards étaient tournés vers nous et que les avis sur notre couple étaient partagés, toutefois, je n’en avais que faire à ce moment là. J’avais appris à vivre l’instant présent, pour ne jamais rien regretter et c’était ce que j’étais à présent en train de faire, je profitais. Doucement, sur la musique, j’entendis une voix mélodieuse et, tournant la tête, j’aperçu Lindorie qui chantait pour nous. Je lui adressais un sourire respectueux et plein de douceur avant de poser ma tête sur l’épaule de Jace. D’autres couples nous avaient rejoints sur la piste de danse. Puis, doucement, la musique s’arrêta et nous applaudîmes l’orchestre. C’est à ce moment là que Jace prit mes mains dans les siennes avec délicatesse et me murmura à l’oreille de le suivre. Je laissais ma main dans la sienne et le suivi avec un sourire ravie. Il m’amena à l’écart et je ne compris pas pourquoi. Ou allions nous ? Voulait-il quitter la fête pour que nous nous retrouvions seuls ? Mais cela aurait été si dommage d’abandonner cette fête qui venait tout juste de commencer. Mes questions s’envolèrent lorsque nous arrivâmes dans un petit jardin éclairé par quelques lanternes. Je sentais le doux parfum des fleurs présentes dans ce lieu, rose, violette, lavande. Ce cadre était extrêmement romantique et il me rappelait les jardins de Cair Paravel, là ou l’idylle entre Jace et moi avait débuté. Ce jour semblait si loin dans mes souvenirs et pourtant, je m’en rappelais avec exactitude. Je suivi Jace et m’assis avec lui sur un banc, je le regardais en souriant. C’est alors qu’il prit une lanterne et la mit entre mes mains, me demanda de la lancer. Je le regardais avec un air malicieux puis je me levais, la lanterne dans mes mains puis je la lançais dans les airs en riant. Je regardais la lumière monter haut dans le ciel, gardant ce sourire affiché sur mon visage. Me retournant vers Jace, je vis ce dernier prendre mes mains dans les siennes et baisser légèrement la tête. Je perdais mon sourire, légèrement inquiète puis l’écoutais. Toutefois ses paroles étaient romantiques et magnifiques. Je retrouvais mon sourire le plus radieux face à ses paroles si douces et amoureuses. Alors que j’allais lui répondre, je vis Jace se lever, prendre une petite boite dans sa poche et s’agenouiller devant moi. Mon cœur s’arrêta de battre et j’eu le souffle coupé quand j’entendis sa question. J’avais perdu mon sourire tellement j’étais surprise. A mesure que mon cerveau analysait ce qui venait de se passer, mon cœur se remit en marche et bondit dans ma poitrine. Je sentis mes yeux se remplir de larmes et des frissons parcourir mon corps. J’avais l’impression que je n’étais plus capable de parler et que jamais je ne pourrais lui répondre. Deux perles brillantes roulèrent le long de mes joues alors que je sautais dans les bras de Jace.

    « Ouiii !! Oui, Jace Deynor je veux t’épouser ! »


Je le serrais fort dans mes bras, versant des larmes de joie et tentant de me calmer. Je fini par lui donner un baiser des plus longs et des plus tendres possible, exprimant tout mon amour. Doucement je retirais mes lèvres des siennes puis le laisser finalement me mettre cette magnifique bague au doigt et de nouveau, je sceller mes lèvres contre les siennes. Ensuite, nous finîmes par nous lever mais je ne voulais pas retourner tout de suite à la fête, j’avais envie de profiter encore de ce moment, comme si c’était le dernier que je partageais avec mon amour. Avec ce sourire qui ne quittait plus mes lèvres depuis plusieurs minutes déjà, j’enlaçais à nouveau Jace, puis je l’embrassais encore, passant doucement ma main dans ses cheveux. Je restais dans ses bras et posais ma tête sur son épaule, ma main dans la sienne, je fermais doucement les yeux. C’est à ce moment que j’entendis qu’on appelait le nom de ma sœur. Elle était finalement venue à la fête ? J’en fus surprise, surtout qu’elle n’aimait pas trop s’exposer aux yeux de tous, contrairement à moi. J’imaginais qu’elle devait avoir ses raisons. Jace l’entendit aussi et je lu dans son regard qu’il me demandait si je voulais revenir à la fête. Dans un sourire je l’embrassais encore puis murmurais doucement à son oreille.

    « Je veux rester avec toi, comme si nous étions seuls au monde. Je veux profiter de cet instant le plus longtemps possible à tes côté mon amour ! »


Je passais à nouveau mes bras autour de son cou pour l’embrasser tendrement.

_____________________
'cause I'm just one of those ghosts, travelling endlessly. Don't need no road, in fact they follow me. And we just go in circles. Now I'm told that this life and pain is just a simple compromise so we can get what we want out of it. Someone cared to classify, a broken heart and twisted minds, so I can find someone to rely on.
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Mar 14 Aoû - 0:50

C'est qu'elle avait de la répartie, cette Amanda. Ne s'attendant pas du tout à ce pic, Elena resta sans voix, incapable de réagir, et regarda la blonde s'éloigner en silence. Est-ce qu'elle venait de sous-entendre qu'elle ressemblait à un thon ?

-HEY, ATTENDS ! L'interpella Elena.

Amanda ne dut pas l'entendre ou alors elle l'ignora, car elle continua d'avancer sans se retourner. Sentant peu à peu la honte et la colère lui faire monter le rouge aux joues, l'espionne décida de se calmer avant de la rejoindre. Amanda avait déjà assez de raisons de se moquer d'elle comme ça, pas la peine qu'elle voie aussi qu'elle arrivait à lui faire perdre ses moyens. En même temps, quelle idée elle avait eu de lui poser des questions d'une manière aussi agressive ? Elle aurait sûrement réagi pareil, à sa place... Ce n'était certainement pas la meilleure façon pour l'interroger. Il fallait qu'elle fasse une approche plus douce, plus amicale, et puis peut-être même que comme ça, elle arriverait même à s'en faire une potentielle amie. Enfin bien sûr, ce serait impossible si elle s'avérait être la petite copine (ou plus) de Gabriel. Dans ce cas-là, Elena serait toute triste et ferait le tour du monde à dos de lama pour tout oublier de cette soirée extrêmement gênante. Même solution si Amanda se trouvait être la sœur de Gabriel. Ce serait vraiment la honte.

Bon, maintenant il fallait savoir comment elle allait faire pour retourner voir Amanda sans se faire rejeter et se faire pardonner.

►Pour commencer, elle allait essayer d'être moins énervée. En fait, elle n'avait aucune raison de s'emporter comme ça, elle ne connaissait même pas Gabriel en plus... Et puis ils avaient droit d'être ensemble, ça ne la dérangeait pas du tout, du tout... Mais bon, il était toujours bon de se renseigner. Donc, Résolution 1 : avoir l'air détendue, calme et indifférente au sujet de Gabriel. Tâche difficile..
►Ensuite, il faudrait s'excuser de son comportement. Ce serait assez dur car Elena n'avait pas trop digéré l'allusion à son goût pour les poissons, mais elle l'avait bien cherché. Et aussi, il faudrait justifier sa manière d'agir et expliquer qu'elle était tout à fait normale d'ordinaire. Résolution 2 : S'excuser, prétendre être un peu tendue à cause du monde présent à la fête et être aimable.
►Si elle voulait vraiment savoir ce qu'il y avait entre Amanda et Gabriel, il faudrait aborder la question de façon plus délicate. Résolution 3 : Faire un interrogatoire en douceur et de façon anodine.
►Et pour finir, elle aurait intérêt à être convaincante sur sa prétendue normalité. Il était vital de ne pas montrer qu'elle était gênée de se retrouver dans un endroit plein de monde, comme elle n'aimait pas ça, et puis éviter de parler de ses fréquentations comme sa chef travestie et ses collègues alcooliques. Résolution 4 : feindre une vie sociale habituelle.
►Autre détail : pour avoir l'air plus sociable, mieux valait laisser tomber le plateau de fruits de mer et de poissons en décomposition. Résolution 5 : ne rien approcher de mort, visqueux et puant.

Fière de ses bonnes résolutions, Elena envoya valser son plateau dégoûtant sur une table voisine, ce qui éclaboussa un certain nombre de gens au passage, mais elle ne le remarqua même pas. Elle s'empressa de rattraper Amanda, qu'elle trouva en train de chercher Gabriel. Elena avait repéré celui-ci un peu plus loin, en pleine discussion avec l'un de ses amis. C'était tant mieux pour elle, parce qu'elle n'aurait pas l'air maligne si Amanda lui racontait qu'Elena semblait être très intéressée par leur relation, alors qu'elle ne le connaissait même pas. Ce serait vraiment horriblement gênant, et dans ce cas-là, la solution du tour du monde en lama s'imposerait une fois de plus.
Résolution 6 : Se tirer quand Gabriel arrive pour éviter une discussion trop gênante.
Enfin, bref. Elena arriva enfin à la hauteur d'Amanda et se glissa devant elle avant qu'elle ne puisse s'échapper. Elle fit semblant de ne pas voir son air exaspéré et lui adressa son plus beau sourire.

-Amanda, c'est bien ça ? Je suis vraiment désolée pour ma conduite, s'excusa-t-elle le plus sincèrement qu'elle put. J'ai été déplacée et je te promets que je ne suis pas comme ça d'habitude, je suis juste un peu tendue avec cette fête, j'ai tendance à étouffer quand il y a trop de monde... Enfin, bien sûr, ce n'est pas que je supporte mal la compagnie des gens, hein, c'est juste qu'on manque un peu d'air pour respirer... Tu ne trouves pas ?

Ça y est, Elena recommençait à sombrer dans le gênant. Qui arriverait-elle à mettre en confiance avec des questions pareilles ? Il fallait sauver la situation.

-Viens, asseyons-nous si tu veux bien. Tu dois avoir mal aux pieds, en plus, dit-elle en désignant ses talons.

Elles s'installèrent à une table sur leur gauche, qui n'était occupée que par quelques vieillards à l'autre extrémité. Bien qu'Amanda ait l'air un peu gênée et qu'Elena soit en plein « STRESS STRESS STRESS » dans sa tête, l'espionne ne laissa rien paraître et continua la conversation comme si de rien n'était.

-En fait, si je te demandais si tu avais un lien quelconque avec Gabriel, c'est parce que j'avais l'impression que vous aviez un air de famille. Vous avez tous les deux les yeux bleus...

Qu'est-ce qu'on disait, déjà ? Yeux bleus, yeux d'amoureux ? Elena avait les yeux verts, des yeux de vipère ou de camembert...
Spoiler:
 
Bon, hors de question de se laisser aller par les mauvaises pensées. Si elle se mettait à pleurer devant Amanda à cause de la couleur de ses yeux, elle passerait encore plus pour une folle. Il était donc temps de changer de sujet Very Happy.

-Je peux nous commander à boire, si tu as soif, lui proposa-t-elle gentiment, en évitant de regarder ses yeux. Tu dois être un peu fatiguée de ton voyage pour venir ici, non ? Enfin je dis ça parce que je ne t'ai jamais aperçue à Anvard, peut-être que tu viens juste d'un village voisin... Tu habites dans quel coin ?

Troll Face : Haha, en sachant où Amanda habitait, Elena pourrait facilement les espionner elle et Gabriel pour vérifier qu'ils ne soient pas vraiment ensemble !
Zen attitude : Mais non ! En sachant où vivait Amanda, Elena pourrait lui rendre visite, si elles devenaient copines après ce soir...

-Personnellement, je vis au château, je suis employée là-bas. Je suis...

Mieux valait ne pas avouer qu'elle était espionne. Ce n'était pas une chose à dire. Il fallait trouver autre chose, le premier truc qui lui passerait à l'esprit...

-Je suis... Récureuse officielle des toilettes du roi, à titre honorifique. C'est très... instructif. Que fais-tu, toi ?

Bon, limite comme ça, sur le ton de la conversation, les questions d'interrogatoire pouvaient passer facilement. Oh et puis elle avait l'air gentille la Amanda en fait, quoique toujours un peu méfiante, ce qui était normal, alors pourquoi ne pas s'en faire une amie ? Parce que ses collègues et son père bourrés arrivaient dans leur direction et promettaient de lui mettre la honte de sa vie.

-ELENA, MA CHOUCHOUTE ! MA PETITE FILLE DE MON COEUR ! L'appela son père, transporté de joie, avant de lui sauter sur les genoux et lui broyer les cuisses.
-... Amanda, je te présente mon père Laughing. Salut, Papa Laughing.
-Tu t'es fait une nouvelle amie, mon petit lama noir ? *-*

Tandis qu'Elena devenait rouge de honte, son père lui soufflait des relents d'alcool dans la face, et les espions ivres se groupaient autour de la pauvre Amanda, visiblement perturbée par les évènements. Les gens autour d'eux les considéraient avec perplexité, comme s'il eût s'agit de vaches en tutu faisant des entrechats, et Elena se sentait si mal qu'elle pensait déjà à aller s'acheter un lama et accomplir son destin. Et la honte, ce n'était pas prêt de s'arrêter pour Elama...

-Mais regardez-moi ces beaux cheveux ! S'écria un des collègues bourrés d'Elena en tirant sur les mèches blondes d'Amanda. Tu me les prête, dis ?
-Moi je veux ta robe, déclara un autre. Elle mettrait en valeur mes formes généreuses...

Désespérée, Elena adressa un sourire extrêmement gêné à Amanda, abandonnant tout espoir d'avoir l'air normale, et s'enfouit la tête entre les mains.
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Mer 15 Aoû - 16:05

    Mr Martin était un chapelier passionné par son art. Il tenait une petite boutique à Anvard et ses chapeaux étaient magnifiques, bien qu’ils ne fussent pas très connus. Il profita donc de la fête estivale organisée par le roi pour se faire quelques relations, et ainsi agrandir son entreprise à une plus grande échelle. Armé de son invitation et d’un costume adapté pour rencontrer ces gens hauts placés, le chapelier se rendit à la réception, plein d’espoir et d’ambition.
    Mais bien entendu, ce Mr Martin était absolument sans intérêt. Il n’était que la victime l’aimable personne qui allait me fournir une tenue et une invitation à la fête d’Anvard. Alors qu’il marchait d’un pas décidé dans une rue en direction de la place, je l’attrapai au détour d’une ruelle, lui fis enlever son costume et l’assommai avec sa canne à pommeau. Une fois que je fus habillé, je le laissai là, allongé contre un mur en pierre et pratiquement nu comme un ver. Heureusement pour moi, dans cette petite ruelle, tout était désert : il n’y avait pas un chat. Enfin, si, il y avait effectivement un chat blanc et noir, à quelques mètres. Il était si gras qu’on eut dit un panda, et il m’avait scruté d’une manière très suspecte lorsque je m’étais changé.
    Quoiqu’il en soit, je partis d’un pas léger en direction de la fête. Je fis mine de m’émerveiller devant les décorations florales, les guirlandes et autres froufrous, histoire de me fondre dans la masse et doubler quelques invités qui bavardaient, au lieu d’aller montrer d’abord leur invitation.

    « Vous êtes Mr Martin ? Le chapelier ? me demanda froidement l’un des gardes à l’entrée.
    - Tout à fait, répondis-je, interloqué. Nous nous connaissons ? :uu: »
    Que j’espérais que ce ne fut-ce pas le cas…
    « Non. Votre femme est arrivée, elle vous attend. »
    Oups.

    Non. Non, non, il était strictement impossible que je puisse faire une bourde pareille. Je connaissais le nom de Mr Martin, sa profession, son âge, sa taille et son poids, je connaissais ses rêves et ses ambitions, ainsi que l’allure et l’emplacement exact de sa boutique, jusqu’à la couleur des pierres. Et je ne savais pas qu’il avait une femme ? D’ailleurs, qui était cet imbécile qui venait à une réception comme celle-ci sans son épouse ? Mais c’était de ma faute. J’aurais dû vérifier une information aussi importante. Quel idiot.
    Une fois passés les gardes, je localisai Mme Martin. Ce fut simple, étant donné qu’elle portait, à peu de chose près, le même chapeau que moi (que je m’empressai de poser sur la tête du premier invité venu). Et, comment aurais-je pu la rater. Elle portait une robe à motifs, qui à première vue semblaient être des fleurs de lys mal cousues, avec des couleurs variées mais ternes ou foncées. Elle avait ajouté (car à tous les coups, elle avait confectionné sa tenue elle-même) quelques plumes à des endroits peu stratégiques, lui donnant donc l’air d’un épouvantail. Enfin, son comportement… Ah, il était des plus raffiné. Quelle classe elle avait, cette Mme Martin, penchée sur la nourriture du buffet, s’empiffrant de chaque plat, la bave au menton. De ses deux bras et de chaque main, elle couvrait une bonne dizaine d’assiettes, comme pour les garder auprès d’elle. De plus, quand elle rencontrait des connaissances, elle leur faisait un grand sourire accompagné d’une diversité d’aliments étalés sur ses dents. De quoi avoir un haut-le-cœur.
    Bien entendu, je n’allai pas la voir. Elle ne me connaissait pas, et l’absence de son mari ne la chagrinerait point tant qu’elle restait concentrée sur le buffet. Je me faufilai donc entre les invités, et en saluai quelques uns. Je ne les connaissais pas, mais eux, gênés d’avoir pu m’oublier ou ne pas me reconnaître, me rendaient mon salut, faisant mine de savoir qui j’étais. « Mais oui, tu sais, c’est cet homme… Hum, que disions-nous déjà ? » C’était drôle. Bien sûr, je n’allais pas m’adresser à des gens « importants », ni à leur entourage. Eux auraient été trop curieux.
    Je papillonnais marchais parmi les convives, pour observer les alentours avec différents ‘angles’. Le Tisroc était présent. Sa compagne : enceinte. Sont félicités. Reines de Narnia également ici. Susan hors du champ de vision. Le Roi d’Archeland aussi. Individu roux étrange entouré de trois femmes. Polygamie ? A mettre sur le compte de l’étrangeté des Archelandais. Renchérie par la présence d’un veau. Femme blonde. Gouverneur des Îles Solitaires. Femme aux cheveux rouges. Oreilles pointues. J’en déduis : elfe. Mme Martin toujours au buffet. Jeune femme à l’écart. Prend plaisir à observer les gens. Peut être utile malgré elle. Mais s’en méfier : ne pas paraître suspect. Se méfier du veau, aussi. Regard bovin qui en dit long.
    Bref.
    J’espérai ne pas avoir fait toute cette distance séparant Anvard et Telmar pour rien. Tout ce temps passé à côté d’un vieillard malodorant, me contant les aventures palpitantes (et incroyablement fausses) de ses 7 chats, et ce dans une carriole minuscule… On n’endure pas ça pour rien.
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Mer 15 Aoû - 20:25

    Siegfried. Cette voix, je l'aurais reconnue entre mille. Je me retournai en le regardant de haut en bas tant il m'était difficile à y croire. Siegfried. Mon meilleur ami. Je ne lui avait pas vraiment parlé depuis un très long moment. Vu, oui. Mais nous ne nous étions plus vraiment retrouvés comme autrefois, à cause de la fin de la guerre, et tout ça. Je l'enlaçais amicalement en tapotant son dos. C'était comme revoir un frère après des mois et des mois d'absence. Comme s'il rentrait à la maison et qu'il était enfin possible de lui poser toutes les questions que l'on voulait lui poser, comme si l'on pouvait enfin lui reparler. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il était comme moi à cent pour cent, mais nous étions très proches et nous avions un tas de points communs. Quoi qu'il en soit, j'étais heureux de retrouver mon ami.

    « Nous pourrions aller faire un tour à la Lune Argentée tout à l'heure mon vieil ami, l'heure n'est pas encore à la beuverie... »

    Nous rirent en cœur avant de commencer à parler pendant au moins dix bonnes minutes. Le temps passait et je m'arrangeais pour toujours surveiller les invités tout en écoutant Siegfried, et en lui répondant également. Nous parlions aussi bien de la reconstruction de sa demeure, que du service royal que du roi et de son frère. Nous ne divaguions pas trop non plus, car nous étions malgré tout en mission et en train de travailler. Je repérais au bout d'un moment un homme arriver semblant mal à l'aise auprès des gardes et je le vis refiler son chapeau à un autre homme qui passait par là, qui d'ailleurs sembla fort troublé par ce présent. Il le garda tout en l'examinant de plus près avec une loupe, tandis que je surveillais de près le nouvel invité. Il sembla observer les autres invités à son tour, en décryptant leurs moindres faits et gestes. Je me donnais pour mission de garder un œil sur lui.

    « Excuse moi mon bon ami, je dois m'absenter un moment. »

    Je lui fis signe que nous reparlerions ensemble plus tard dans la soirée, puis je m'avançais vers cet homme avant de voir quelqu'un attirer mon attention. Une femme dos à moi, assise à table et en train de se faire... regarder par des ivrognes apparemment, mais qui travaillaient au château. J'en oubliais un instant ma mission personnelle en remarquant la couleur et la longueur de ses cheveux, ainsi que sa robe rouge. C'était Amanda. J'aurai mis ma main à couper s'il le fallait, mais je le savais. Et elle n'était pas seule. Face à elle se trouvait cette espionne que j'avais remarqué précédemment. Décidément... Elles semblaient se connaître. Je me rapprochais d'elles alors qu'un homme était en train de dire à Amanda qu'il aimerait bien sa robe, mais sachant parfaitement que les ivrognes ne parlaient pas avec une grandeur d'esprit particulière, je n'en fis rien. Je me contentais juste de poser mes deux mains sur la table, pile entre les deux femmes.

    « Bonsoir mesdemoiselles. Amanda, je suis ravi de te voir ici, je ne savais pas que tu serais aussi bien vêtue, je dois dire. Mais te connaissant, je m'attendais bien évidemment à un minimum de beauté, bien que tu en émanes beaucoup plus. »

    Je pris sa main et l'amenait à mes lèvres en guise de salut, puis je reposais ma main sur la table et posais cette fois-ci mon regard sur l'espionne. Il m'était complètement impossible de ne pas lui parler. Je la connaissais très vaguement mais le moment était enfin venu de lui adresser également la parole. Je détournais mon regard d'elle un instant pour fixer un ivrogne qui était en train de lorgner un peu trop sur la tenue d'Amanda, mais en voyant mon regard, même saoul, il comprit rapidement qu'il valait mieux se détourner d'elle. Il sauta alors sur son compagnon et commença à chanter une chanson avec lui. L'alcool n'est pas toujours beau à voir, que voulez vous... Je me refocalisais donc sur l'espionne. J'ignorais si elle connaissait Amanda depuis longtemps mais je supposais qu'elles comptaient peut-être passer la soirée ensemble.

    « J'aurais aimé vous dire enfin que je suis enchanté de vous rencontrer, mais ces mots sonneraient faux. Car vous et moi nous nous sommes déjà vus, il y a quelques années. Je ne relèverai pas l'évènement qui est à la base de notre rencontre, mais je pense qu'il de mon devoir de vous remercier grandement. C'est grâce à vous que je suis là aujourd'hui, au palais royal. Donc merci... Elena. » l'essentiel était justement là ; de ne pas oublier son prénom. Il venait juste de me revenir. Je lui pris la main également et y déposai un baiser avant d'entendre les deux ivrognes hurler. Je me dirigeais donc vers eux en me chargeant de les séparer, et voyant encore Siegfried non loin, je lui fis signe de venir m'aider.
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Amanda Lynn
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Jeu 16 Aoû - 13:08

    J’étais en train de partir vers Gabriel lorsqu’Elena m’interpella. Je fis celle qui ne l’entendait pas et continuais d’avancer. C’est alors que je ne trouvais plus Gabriel dans mon champ de vision. Où avait il pu bien passer ? Soudain, Elena revint à l’assaut, et je la retrouvai devant moi, en train de me parler. Je pris sur moi-même pour l’écouter sans rien dire et la regarder droit dans les yeux sans montrer mon agacement, et lui sourit, certes hypocritement, mais je souris quand même. Si Gabriel pouvait lire dans mon esprit, il viendrait sans doute me dire que j’étais qu’une garce et que je n’étais pas si intéressante que ça au final. Je savais qu’au fond, je n’étais pas méchante, mais dès qu’on m’embêtait, je ne pouvais m’empêcher de faire ressurgir tous mes défauts. Elle s’excusa pour sa conduite, me disant qu’elle n’était pas comme ça. Je pensais : c’est vrai qu’elle avait été un peu indiscrète avec moi, mais en même temps, c’est peut être une jeune femme maladroite, et je n’aurais peut être pas du être comme ça avec elle. Je lui souris de nouveau, cette fois sincèrement. Avant même que je pu lui répondre, elle m’entraina de « force » à m’asseoir, du fait que je devais sans doute avoir mal aux pieds, en vue de mes énormes talons.

    - Comme tu veux, même si je suis très à l’aise dans mes chaussures Laughing !

    Elena était un peu bizarre. En vue de ses réactions, elle semblait un peu stressée, voir gêné, comme ci elle avait peur qu’au moindre geste de sa part elle fasse une bêtise ou quelque chose qui lui ferait honte. Je pouvais m’empêcher de sourire bêtement. C’était adorable de la voir pas sûre d’elle. Je devrai sans doute la mettre plus à l’aise.
    Quand elle m’expliqua la raison qui l’avait poussé à me poser toutes ses questions sur Gabriel, je ne pu m’empêcher de rire.

    - Ha ha ha ! Non non je te rassure, Gabriel et moi ne sommes pas frère et sœur, mais c’est mignon de ta part. Je respirai un bon coup pour me calmer. Lui et moi sommes justes de très bons amis.

    Lui dire qu’on était quasiment presque un peu plus me mordait les lèvres, mais je ne souhaitais pas qu’elle m’assomme de d’autres questions, surtout que je ne la connaissais pas et je n’avais pas forcément envie d’étaler ma vie privée à une inconnue, à moins que je sois désespérée.

    - Oui si tu veux, c’est vrai qu’il fait plutôt chaud. J’ai une petite maison à Narnia, mais je voyage beaucoup, j’ai plus vécue dans des auberges que chez moi. En fait, je n’aime pas rester cloitrer chez moi. Je quitte souvent Narnia pour être dans d’autres royaumes. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai rencontrée Gabriel d’ailleurs…

    Je ne m’étalais pas non plus sur le sujet de ma rencontre avec lui car ça ferait trop plaisir à Elena. Elle me racontait de toute façon en quoi consistait son travail : récurer les toilettes du roi. Je me retins de rire, bien que je ne la prise pas trop au sérieux, j’étais plutôt bonne pour savoir si les gens mentais ou pas, et je sentais que ce qu’elle venait de dire n’était pas la vérité, mais si elle ne voulait pas me dire ce qu’elle était vraiment, c’était son choix, et je le respectais. En fait, ça ne m’intéressais pas tant que ça, bien que je savais qu’il fallait connaître ses «ennemis » pour avoir toujours le dessus.
    Tout d’un coup, un monsieur plus qu’ivre vint à notre table, et parla à Elena. C’était apparemment son père.

    - Enchantée de vous connaître…monsieur !

    Bon, d’accord, son père était bizarre, mais je ne pouvais me permettre de juger Elena par rapport à ses parents car on est différents de ses parents, moi la première, mais j’avoue qu’elle avait de la chance de les avoir encore, malgré leurs différences. Moi et ma famille étions d’un autre monde. Eux ne vivaient que pour l’argent, et moi pour faire de nouvelles expériences. De plus, je n’avais jamais connue mon père.
    Tout d’un coup, un homme surgit derrière moi, et me tira les cheveux. Surprise, je me retins de hurler, mais bon sang qu’est-ce que cela faisait mal. C’est alors que j’attrapais, tant bien que mal, l’homme par les bras, et le tira en avant. L’ivrogne était tellement submergé par l’alcool que le maitriser était un jeu d’enfant. Une fois plaqué sur la table, il rigola avant de tomber sur le sol. Je me levais pour aller lui régler son compte, mais je me retins, me contentant de me remettre en place les cheveux.
    C’est alors que sa main se posa sur la table. Je tournais la tête vers Gabriel, souriant. Mon cœur fit un bond en le voyant. Il m’adressa de tendre parole, que je me répétais dans ma tête comme ci je l’apprenais par cœur, le mémorisant. Il prit ma main et l’embrassa. Quel gentleman. J’allais lui parler, sauf qu’il s’avança, à ma grande surprise, vers Elena, et commença à lui parler. Je me contentais de sourire, bien que je ne comprenne pas trop ce qui était en train de se passer. J’étais en train de perdre la situation. L’avais je déjà eu en fait pour l’instant ? Puis Gabriel s’éloigna pour retrouver un ami. J’étais à la fois contente qu’il soit venu me parler, mais à la fois triste en songeant que la soirée allait se dérouler de la sorte : de temps en temps on se parlerait, peut être même il m’emmènerait danser, mais ensuite il retournerait rejoindre ses collègues pour travailler. Après tout, il m’avait prévenu, donc je ne pouvais être déçue.
    Un homme passait avec deux choppes de bière, et je le tirai vers moi, les lui prenant. Il allait me dire que je ne pouvais les lui prendre, mais mon regard suffit à le faire partir. Je fis glisser la choppe vers Elena, et pris l’autre, l’apportant à mes lèvres, buvant la moitié sauvagement.

    - Sinon..., dis je à Elena, tu habites ici ?

    Si je devais passer une soirée comme celle ci avec Elena, autant qu'on fasse la discussion.

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Anémone Âkerfeldt
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Sam 18 Aoû - 11:14

Elle était pas vraiment rassurée. C'était la première fois qu'elle s'adonnait à la danse humaine. Bien que ça fait un peu près un an qu'elle est humaine, elle avait autre chose à faire que d'apprendre à danser.

« Ne soyez pas si inquiète de vos pas, mademoiselle. Vous vous débrouillez étonnamment bien ! » dit son partenaire: « Toutefois, si vous m'écrasez les pieds, peut-être que mon avis changera... »

Elle avait souris quand elle avait entendu les encouragements de son partenaire dont elle ignorait le nom. Elle aurait pouffer de rire si elle avait pu. Cet homme était très gentil. Au moins il n'avait pas les mains baladeuses comme les autres hommes qu'elle avait pu rencontrer. Un jour, elle avait même donné un claque sur la main d'un homme qui avait esquissé un geste vers ses fesses. Il n'avait pas recommencé car touché à la protégée du Tisroc, soit il fallait en avoir, soit il fallait être un abruti!

La musique s'arrêta et tout les couples sur la piste de danse s'arrêtèrent de danser. Elle imita tout le monde en applaudissant les membres de l'orchestre. Le jeune homme esquissa un baisemain qui lui arracha une énième crise de rougissement. Elle sourit et regarda son partenaire partir on ne sait où.

Son maître et sa fiancée étaient toujours sur la piste de danse et elle profita de la pause pour s'éloigner de son centre pour aller se prendre un verre d'eau sur la table des boissons.

Elle senti encore un mouvement dans sa poche et décida de s'éclipser discrètement de la fête. Elle passa sous une corde de délimitation et prit une rue qui conduisit à une fontaine. Elle prit Nén et la déposa dans la fontaine.

"Fiuu merci Princesse"
dit elle à voix basse sachant qu'elle ne devait pas se faire repérer. Anémone lui fit signe de rester tranquille et qu'elle viendrait la chercher plus tard.
L'elfe des eaux fit un signe d'accord et se liquéfia pour faire une avec l'eau de la fontaine. Anémone revint à la fête discrètement par où elle était venue.

Personne n'avait remarqué sa petite absence.
Elle s'installa sur un banc à côté d'un arbre.


_____________________
On peut très bien se venger sans tuer. Il y a tout un art de la vengeance et il se pratique avec lenteur, sadisme et fourberie, souvent sans faire couler une seule goutte de sang.
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Jace Deynor
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Sam 18 Aoû - 16:21

    Le sourire de Susan avait disparut. Elle semblait surprise. Mon cœur battait la chamade, j’avais peur de sa réponse. C’est alors que des larmes vinrent à ses yeux pour couler le long de ses joues blanches. La seconde d’après, Susan se jeta dans mes bras. Sa réponse était « oui ». Je ne pus retenir mes lames aussi, tellement j’étais soulagé, heureux. C’était l’un des plus beaux jours de ma vie.
    Nous nous embrassâmes longuement. Nos baisers étaient à la fois sucrés et tièdes, et nos étreintes de vieilles amies que nous retrouvions de nouveau.
    Je ne pouvais m’arrêter de sourire. Séchant yeux et mes joues mouillés, je repris mon calme, bien que c’était très difficile étant la scène que je venais de vivre.
    On pouvait entendre encore l’annonce des nouveaux arrivants. On ne s’en préoccupait pas vraiment, jusqu’au moment où le nom de Lucy Pevensie retentit jusqu’à nos oreilles. Je croyais que la sœur de Susan ne devait pas venir ? Peut être c’était une erreur ? Non impossible, fallait être bête pour penser que ça en était une. Je me disais ensuite, peut être Susan voulait retourner à la fête pour voir Lucy.
    Susan avait du deviner ce que je pensais car elle me dit qu’elle voulait rester auprès de moi et vivre à fond ce moment que nous partagions. Nous nous embrassâmes une nouvelle fois. J’étais aux anges. Après pleins de baisers et de câlins, je finis par lui dire :

    - Je pense qu’on ferait mieux de retourner là bas..on doit sans doute nous attendre tu ne penses pas ?

    Je pris par le bras Susan, et tout étions en route pour la fête.
    En arrivant, nos yeux n’étaient plus mouillés, on ne pouvait pas voir à mon grand soulagement qu’on avait pleuré. De toute façon les gens n’auraient pas forcément compris pourquoi et auraient pensés que nous nous étions séparés. Je marchais avec Susan vers le buffet, où nous reprîmes un verre ainsi que quelques petites choses à grignoter. Pendant que nous étions encore seuls, j’en profitais pour lui murmurer quelques petites choses.

    - Je ferai l’annonce de notre union tout à l’heure, en espérant que les gens ne verront pas tout de suite ton alliance, dis je en rigolant légèrement.

    Je volais un petit baiser à Susan, puis m’éloigna après lui avoir jeté un dernier regard. J’aperçus au loin la sœur de ma bien aimée, la Reine Lucy, assise à une table en train de déguster plusieurs petits plats du buffet. Bien qu’elle fût un peu éloignée de moi, je pouvais sentir qu’elle n’était pas « joyeuse » comme d’habitude, comme ci quelque chose la tourmentait. J’avais même l’impression qu’elle se sentait seule. Je décidais de m’approcher et m’assit en face d’elle.

    - Bonsoir Lucy ! Sa faisait longtemps..tu vas bien ?

    J’avais plus envie de lui demander si elle était sûre d’allé bien, mais ma bouche avait parlé avant que j’ai eu le temps de réfléchir à ce que je pouvais bien dire.
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Dim 19 Aoû - 19:06

    J'étais à Anvard, dans la contrée d'Archeland depuis hier soir. Une fête estivale devait se dérouler en ces lieux. Mon père, très âgé ne pouvait m'y accompagner c'était donc à contre cœur que j'avais pris la route hier soir, seule. J'avais perdue beaucoup de temps sur la route à force de méfiance et c'était donc très tard, que j'avais trouvée un abris pour la nuit: une vielle étable remplis de foin. Je m'en étais contentée c'était mieux que dormir dehors après tout, puis je serais partis avant le lever du soleil. C'est donc épuisée que je m'endormis dans le foin jaunâtre parmi les bœufs.
    Le lendemain, c'est un chat noir qui était venu me réveiller en frottant son visage contre le mien. Je l'avais envoyée bouler, j'avais rassembler mes affaires et mon cheval pour chercher une auberge afin de me restaurer. Une vielle femme et son époux venaient d'ouvrir les volets en bois de l'auberge, je posais mon cheval près de l'étable à côté et rentrais dans l'auberge. Je fis très bien accueillis par la vielle dame qui me servit de grosses parts de tartes. Je la remerciais et paya ma note. Toutefois, ne quittas pas les lieux tout de suite, en effet, j'attendis que plus de monde arrivent afin d'avoir plus d'informations au sujet de cette "fête".
    Je ne reçus que très peu d'information mais, assez pour savoir qu'il me fallait une invitation. J'avais prévue pour la robe, les bijoux et autres artifices nécessaires pour les banquets et fêtes.
    Enfin, je me levais et demandais une chambre pour cette nuit, la vielle dame fut surprise que je paye tout de suite ma chambre mais, elle ne prononçait rien de plus. Elle me montra la chambre tandis que j'emportais mes affaires dans la pièce. C'était une petite pièce avec un balcon qui donnait sur la rue. Un lit en piteux état, un vaste miroir et une coiffeuse décoraient la chambre. Je remerciais la dame et laissais mes affaires en plan.

    Bon, je devais absolument trouver une invitation. J'allais devoir reprendre une vielle habitude : le vol. Je saluais la dame qui me rendit mon sourire et sortit. Le soleil se levait comme les volets s'ouvraient. Déjà la rue commençait à se remplir, connaissant les personnes ils allaient vaquer à leurs occupations, certaines femmes allaient laisser les fenêtres ouvertes histoire "d'aérer" la pièce. Bon je tâtât ma ceinture histoire de voir si ma dague était toujours là et m'en allait rassurer faire la visite des lieux. Je fis mon possible pour rester discrète, en regardant les alentours, en visitant les commerces tout en regardant les fenêtres. Au bout de deux heures, j'étais rentrer à l'auberge désemparée. La vielle dame s'avançait à ma rencontre, elle prit la parole, je l'écoutais vaguement jusqu'à ce qu'elle me parle de la "fabuleuse fête qui est ouverte à tous ". La pauvre innocente me montra son invitation je la regardais et lui souris gentiment tandis qu'elle la ranger dans un tiroir près de sa caisse. Maintenant que je savais où était l'invitation, il fallait attendre, je quittais donc les lieux pour revenir que le soir vers la fermeture. L'époux de la vielle était là, il me jeta un regard méfiant et me demanda si je voulais boire quelque chose, je commanda un verre d'eau tandis que je lui posais la question "où est votre femme ?" . Il m'informa qu'elle se fessait belle en haut. Il partit dans la remise derrière, j'en profitais pour ouvrir discrètement le tiroir et prendre les deux invitations, question de discrétion. Je glissais les papiers dans ma sacoche en cuir et referma le tiroir discrètement tandis que l'homme revenait avec l'eau. Je bu d'un trait le verre et partit en direction des escaliers.

    « Je vais me coucher, je partirais tôt demains matin, bonne soirée à vous et remerciez votre épouse pour moi. »
    « J'y manquerais pas. »

    Je me préparais pas tout de suite, en faite, je fis semblant de me coucher car, je savais pertinemment qu'ils viendraient voir si je dormais réellement. Une heure plus tard, j'entendais des cris étouffés, sans doute étaient-ils en train de s'accuser mutuellement d'avoir perdu les invitations, alors qu'elles étaient bien sous mon lit. La porte de ma chambre s'ouvrit discrètement, la dame rentra et s'approcha de mes affaires, heureusement que j'étais méfiante ! J'attendis et fit semblant de me réveillais en sursaut.

    « Que ce passe t-il ? Que faites-vous ? »

    La dame très embêtée me sortit une vielle excuse et s'en alla, j'attendis une heure et des ronflements parvenaient à mes oreilles. Bien, je pouvais y aller. Je sautais de mon lit, le fit correctement, prit rapidement un bain, coiffa mes cheveux d'ébène et les tira bien en arrière, mes boucles descendant sur un côté. J'accrochais mes boucles d'oreilles avec une perle narnienne histoire d'évaporer les soupçons, un diadème/serre-tête constituer de perles était poser sur mes cheveux, je mis quelques babioles genre bracelet en argent et collier, pris ma robe et les invitations et quitta la chambre avec mes affaires, par le balcon. Je récupérais mon cheval et partit en direction de la fête, avant d'arriver toutefois, je pris le temps d'attacher mon cheval dans un lieu reculé, j'enfilais ma robe blanche aux manches évasées et transparentes. Vêtue ainsi, j'étais sûr de ne pas reconnue autant par le peu de telmarins que je connaissais que par les narniens et telmarins que je ne connaissais pas du tout. Enfin, je m'avançais en direction des lieux où se déroulait la fête. Un garde à l'entrée me demanda mon invitation, il me sourit de manière aguicheuse et me laissa rentrer. Pff, pauvre garçon.

    Enfin arrivée ! Mon regard parcourait la salle, aucun visage familier pour le moment. Au bien sûr, j'avais reconnus par leurs comportements et tenues la hautes royautés, la reine Susan sans doute, le Tisroc plutôt beau garçon, la demoiselle près de lui devait être sa concubine, la reine Lucy était aussi présente, le Roi d’Archeland des personnes sans intérêts majeurs. Une personne me bouscula, hum, je devais sans doute paraitre suspecte à rester debout près des marches sans rien faire, aussi je pris place sur une chaise, attrapant un verre au passage et attendis mon heure.
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Dim 19 Aoû - 23:38

    Je m'étais enfin rhabillée lorsque je quittai un homme devant atteindre la trentaine, et qui venait de décider de rentrer dans l'armée telmarine. De nouveau, j'avais rallié quelqu'un à l'armée d'Edwin. De nouveau il me remercierait en m'ordonnant d'aller coucher avec un autre homme. Les hommes ne semblaient comprendre que l'argent, le pouvoir et le sexe. Ou du moins, en grande partie. Il n'était donc pas compliqué de leur faire comprendre qu'ils n'auraient pas à payer en échange d'une ou deux heures en ma compagnie. Ils ne savaient pas que j'étais la sœur du roi, et c'était mieux ainsi. Mais ils savaient que j'étais à son service, et c'était le principal. Je partis chez moi, au village, puis je sortis une tenue de ma penderie. Elle était rouge et noire. Elle était longue bien évidemment, mais elle était également resserrée au niveau des manches et montait jusqu'aux mains. Je m'étais arrangée pour qu'elle soit pratique à porter, et surtout pour qu'elle soit efficace dans ce qui relevait des mouvements. Aussi bien des jambes, des bras que du corps tout entier.

    (Robe ici)

    Je fis couler mon bain, puis me déshabillais en songeant au fait que la marche serait longue jusqu’à Anvard. Aussi avais-je prévu le coup en y allant en diligence. Je rentrais dans l’eau chaude et y restais un moment, en réfléchissant. Je serai donc en quelques sortes tranquille d’un point de vue travail puisque mon frère ne m’avait rien demandé de spécial d’ici la semaine prochaine. Je pris donc le temps qu’il me fallait pour me laver, puis je sortis me sécher, puis enfiler ma tenue. Je me rendis ensuite devant ma maquilleuse puis observais mes cheveux quelques instants. En attendant qu’ils sèchent, ce qui devrait prendre une bonne heure, je décidais d’imaginer quelques coiffures envisageables. Lorsqu’ils devinrent enfin secs, je les coiffais puis me fis une tresse africaine en laissant deux mèches plus courtes tomber de chaque côté de mon visage. Je mis un collier et deux bagues ainsi que deux rangs noirs, puis j’attrapais une cape à cagoule noire que j’enfilais avant de sortir enfin de chez moi. La diligence m’attendait aux portes de la ville, alors je m’y rendis en toute hâte avant d’embarquer pour Anvard.

    Lorsque mon voyage se termina enfin, je mis une pointe de rouge sur mes lèvres, du noir sur mes yeux, puis j’abandonnais toutes mes affaires dans la diligence, qui de toutes façons ramènerait tout ça au château. Je descendis donc de mon transport afin de vagabonder dans les quelques villages me séparant d’Anvard. Je devais trouver une invitation, et plus vite que ça. Au bout de quelques minutes, je vis une femme habillée comme une duchesse marcher dans la rue, seule. Non mais c’était trop beau pour être vrai décidément ! Je m’approchais d’elle, vérifiais discrètement qu’elle tenait une invitation, puis je réussis à m’emparer de son invitation en l’assommant et en la laissant dans un coin, dans une rue. Oh, elle se réveillerait bien vite. Une fois l’invitation en main je m’empressais de rejoindre la fête. Le problème ? Les gardes m’avaient vue courir. Ils me regardèrent d’un mauvais oeil, alors je leur donnais mon invitation avant de regarder en panique les invités de la fête. Ils continuaient de me dévisager un instant. Je fis alors mine de faire un malaise en faisant comme si mon corset était trop serré, puis l’un des gardes me rattrapa en gentils héros.

    « Auriez-vous donc l'amabilité de m'offrir à boire, mon brave ? Je meurs de chaud. J'étouffe ! »

    L’autre garde hésita un instant, puis celui qui me tenait lui fit signe de rester ici, et celui qui me tenait me guida jusqu’au banquet et me fit asseoir sur une chaise puis me donna à boire. Je bus beaucoup afin de donner l’illusion que j’allais mieux et de faire comme si au final, mon corset n’y était pour rien. Il oublia mon invitation et fut étonné que je ne sois pas spécialement pudique, car peu de femmes parlent de leurs dessous de cette manière. Néanmoins il sembla apprécier et insista pour que j’aille le voir si j’avais un problème. Je l’en remerciais, puis restais assise un moment avant de tenter de repérer quelqu’un que je connaisse. Puis je vis deux gardes apparemment, regardant un invité un peu plus loin. En regardant attentivement, je repérais Eliott. Je me levais donc de ma chaise et m’empressais d’aller le voir, puis j’attendis qu’il me voit arriver pour ensuite le prendre dans mes bras. Je n’en fis pas trop, car je me doutais bien qu’il avait lui aussi dut voler une invitation, et tout comme moi, il devait avoir un petit rôle à jouer pour pouvoir rester ici ce soir. Une fois que les deux gardes ne regardaient plus, je l’emmenais plus loin.

    « Mon ami, je suis ravie de te voir ici. Quel est ton pseudonyme ce soir ? » dis-je, en faisant allusion aux gardes afin qu’il comprenne. « Je ne sais pas pour toi, mais moi, je pense que cette fête a l’air ennuyeuse à mourir. Néanmoins, il doit y avoir un moyen d’y mettre un peu d’ambiance je pense... Es-tu partant ? » lui demandais-je, en regardant les alcooliques affalés sur les bancs près des tables et les gens en train de danser avec romantisme. Franchement, il fallait bien mettre un peu d’animation. Mais... discrètement. Il ne faudrait pas que ce soyons nous qui fassions directement... l’animation.
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Lun 20 Aoû - 17:23

******


A l'orée de la capitale, la population était en fête, tous rirèrent et dansèrent. Le peuple Archenlandais tournaient enfin une page douloureuse. Deux enfants jouaient ensemble, un garçon et une fille ayant vécu la guerre de prés. Tous deux priaient chaque jour pour qu'une personne chère à leur coeur reviennent sur leur terre. Ces deux enfants furent sauvés des griffes des soldats par l'intervention de cette même personne et ils lui vouaient un infini respect, tout comme leur famille. La petite fille guettait une ombre, sa robe brillait aux reflets de la Lune, c'était une belle robe, digne des nobles Archenlandais. Elle glissa soudain et tomba au sol. C'est alors que la petite vit deux pieds devant elle, en regardant l'inconnu qui la releva, ses yeux s'écarquillèrent...

******

Comme deux frères, les deux meilleurs chevaliers d'Archenland se serrèrent dans leurs bras. Mais leur joie ne fut que de courte durée, ils devaient tout deux assurer leur devoir et veiller sur le roi. Ils regardèrent tous deux vers la direction de cet homme assez étrange...Gabriel partit. Le roi revint en compagnie de la reine Susan, ils avaient tous deux un sourire radieux, oui, il formait un couple charmant. Il ferma un instant les yeux pour savourer ce chant elfique. Il comprenait cette langue, il se souvenait des nombreuses leçons que sa mère lui avait donné à lui et à Sighild....Il prit un air à la fois inquiet et mélancolique, sa moitié, sa jumelle, lui manquait horriblement. Ses pensées furent stoppées par la venue de Gabriel, il se dirigea vers une bagarre entre deux hommes, le Sénéchal s'élança vers ses hommes pour les séparer avec l'aide de son ami. Ils n'eurent bien entendu aucune difficulté à les séparer. Une fois cela fait, les hommes se séparèrent et l'on entendi soudain:

"La Sorcière Pure."

La musique cessa alors, tout le monde avait bien entendu, Siegfried le premier. La foule fit alors une allée laissant ainsi la possibilité à tous de voir la ravissante créature.


Sighild se tenait droite, son visage était comme à son habitude neutre. Elle se tenait droit et avançait d'un pas grâcieux. Tout le monde chuchota, la belle put entendre les étonnements, les compliments ou les éloges sur cette famille dévouée.

La Sorcière Pure regarda soudain à sa droite et à sa gauche. Elle reconnut certains nobles de la Cour qui s'agenouillèrent en la voyant, il en fut de même pour les serviteurs de sa majesté. Elle les remercia par un simple signe de la tête. Son voyage semblait être terminé et la jeune femme en avait tiré profit, la belle semblait être plus mature.

Au loin, la Sorcière Pure vit le roi, Jace était au côté de Susan Pevensie, cela ne la choqua pas le moins du monde. Elle se souvint de leur dernière discution, ou plutôt leur dispute, elle espérait que ses remarques avaient portés ces fruits...quoiqu'il arrive, elle devra reprendre son rôle. La SorcièrePure défendait Archenland mais elle était également conseillère auprés du Roi.

Une personne attira soudain son attention. Son plus grand admirateur marchait devant elle, il ne semblait pas croire ce qu'il voyait. A sa vue, le visage de Sighild changea, ses yeux se remplirent soudain de larmes et un large sourire se dessina. Les jumeaux se tinrent soudain en face à face. Siegfried caressa soudain le visage de sa soeur, il voulait vérifier s'il ne rêvait pas. Lorsqu'il comprit que cela était bien réel, il prit immédiatement sa soeur dans ses bras et la souleva. Il pleurait de joie et lui souffla :


"Ma plus grande peur serait de te perdre. Comme je suis heureux de te revoir, de te serrer dans mes bras...ne pars plus ma soeur. Je t'aime tellement, tu m'as tant manqué."


C'était comme si le temps s'arrêtait, tout le monde pouvait admirer cette scène attendrissante, les retrouvailles de jumeaux, d'un frère et d'une soeur plus unis que jamais.

Siegfried leva alors sa main à hauteur de son épaule et conduisit sa soeur vers le roi. Ils étaient tous deux redevenus sérieux et cette neutralité hériditaire se lisait sur leur visage. On aurait cru revoir leurs parents, Siegfried était le portrait craché de son père et Sighild avait hérité de la beauté de sa mère.

Le Sénéchal laissa sa soeur partit vers le roi, qui était assis à table. Sighild le salua d'une simple inclinaison de tête, plus jamais elle ne s'agenouillerai devant cet homme depuis le jour où elle savait.

Sa posture était droite, elle regarda la reine Lucy et observa sur chose à sa main gauche...cela ne l'étonna pas mais elle n'ajouta rien. Son regard se posa alors vers le roi :


"Roi Jace, permettait moi de rester en ces lieux en tant qu'amie. J'aimerai également m'entretenir avec vous uniquement par la suite, si vous me le permettez."


Tout le monde attendait une réponse du roi, la soirée s'était immobilisée un instant et la simple parole du roi permettait alors une reprise.

*Tue le...*


Elle ferma brièvement les yeux pour efface cette voix en elle, et attendit la réponse du roi...
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Lindórie
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Mar 21 Aoû - 8:34

    Lindórie Posa les yeux sur le jeune homme qui semblait plongé dans ses souvenirs, çale fit honneur à l'elfe qui sourit une fois sa chanson terminée. Puis elle aperçut Jean-Charles et un petit veau le suivait de très prêt. Il semblait tellement ravie d'être ici, le rouquin lui tcheka la mains.

    -Toi aussi tu m'a manqué Jean-Charles ça faisait une éternité que nos routes ne s'étaient croisés !! Et bien pas grand chose, je passe mon temps à combattre les bandits qui s'introduisent dans les forêts de Narnia. Ça fait un bien fou de voir à nouveau des gens normaux ! Oh merci c'est gentil, ce doit être à cause de la robe que je porte.

    Après qu'il eut jeté un coup d'oeil à l'esprit de l'eau de l'elfe, Lindórie perçut une lueur dans les yeux de son "cousin", sans doute avait-il tilté qu'elle se sentait un peut seule parmi toute ces personnes. Elle éclata d'un rire cristallin lorsque J-C lui demanda si son esprit de l'eau était un veau.

    -C'est Earendil, une créature des eaux, et oui il ne parle pas beaucoup. Tu as raison j'adorerais parler humain, tu sais je ne vois pas beaucoup de gens avec qui parler dans les bois... alors je te suis.

    Elle le suivit et il la conduisit jusqu’à deux jeunes femmes du nom de Sora et de Ellana. L'elfe s'inclina respectueusement en guise de salut puis elle suivit J-C et s'assit à sa droite. La jeune femme regarda aux alentours et de plus en plus de personnes arrivaient, ce qui semblait vraiment louche. Elle aperçut la reine Lucy qui était arrivée par surprise à son plus grand bonheur. Mais au fond elle sentait que quelque-chose n'allait pas, certaines personnes semblaient venir d'autres régions. Elle reporta soudain son attention sur J-C et dissimula son muvais pressentiment parun ravissant sourire.

    -Pourrais-tu me conseiller pour ce qui est de la boisson, je ne connais pas du tout ce qu'ils servent hormis l'eau. Et ça se passe bien à la ferme ? Tes animaux vont bien ?



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Trop de gentillesse peut encourager la paresse et rendre indolent un esprit pourtant sain. Plus on aide les gens, plus ils ont besoin d'assistance. Si ta bienveillance n'a pas de limites, elle les privera de la discipline, de la dignité et de la confiance en soi dont ils ont besoin. Ta bonté finira par les dévaloriser.© belzébuth
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Mar 21 Aoû - 12:17

Ouragan avait continué de danser, et lui ainsi que son épouse écoutèrent discrètement le chant de Lindórie. Puis quand celle-ci cessa de faire entendre sa voix, Ouragan et Aelina décidèrent de s'éloigner un petit peu des festivités.

Main dans la main ils s'installèrent un peu à l'écart mais pas très loin cependant, pour ne pas raté le feu d'artifice qui allait avoir lieu et qui promettait d'être magnifique. Ils regardaient les étoiles, puits de science et de sagesse que le général des centaures qui été aussi prophète aimait fouiller chaque nuit. Aelina posa sa tête sur l'épaule de son mari, ses cheveux noirs virevoltant dans son geste.

-Les étoiles sont belles ce soir.
-Les étoiles ne sont pas que belles Aelina, leur sagesse est ancienne et leur science profonde. Mais les hommes n'y voient en elles qu'une certaine sérénité.
-Elles sont comme toi, sage.

Ils s'embrassèrent doucement et Aelina fixa de nouveau son regard sur les étoiles. Ouragan aimait bien rester à l'écoute des messages du ciel, il lisait leurs messages tout en tenant son amour dans ces bras, leurs corps équins collés côte à côte.

Le temps semblait suspendre son cours, Ouragan se sentait bien en compagnie de la centauresse. Son épouse et son dernier fils étaient avec ses amis les personnes les plus chères au coeur d'Ouragan. Le couple avait déjà perdu deux fils, perdre le dernier serait vraiment une douleur lancinante à leur coeur, surtout que Sabot d'Erain était le dernier héritier pour reprendre le grade de son père.

Aelina passa une main légère sur le front de l'homme-cheval et caressa ses cheveux, touchant délicatement la couronne de fleurs puis elle passa sa main sur sa longue barbe tressée.

-J'ai de l'affection et de l'amour pour toi. Que les étoiles soient témoins de mes paroles.

Un frisson parcourut la croupe du général, il avait beau apprécier la guerre, la stratégie, le combat ainsi que l'honneur et la loyauté il savait aussi aimer sa femme et son fils, il n'était pas qu'un guerrier loyal et fidèle à Aslan, Ouragan était aussi un mari et un père. Le centaure mit son poing sur son pectoral.

-Ton amour m'honore, car sache qu'il est réciproque et le sera toujours.

Aelina sourit et les deux centaures, main dans la main tournèrent leurs têtes vers les invités de la fête. Des papillons de nuit volèrent autour des lanternes et des lumières, curieux du spectacle que donnaient tous ces gens et créatures ainsi rassemblés.
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Matías Ernelio
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Mar 21 Aoû - 14:58

Je suivis la jeune Anémone du regard, en la voyant partir précipitamment, en me demandant bien ce qu'elle pouvait avoir. Non pas que je m'inquiète pour elle, mais ce comportement semblait suspect. Enfin peu importe, nous verrons plus tard ce qu'il en est. J'observai une jeune femme à l'allure atypique qui prenait place sur une estrade et chantait en...en quoi ? Cette langue m'était inconnue. Mais je vis alors dépasser le bout de ses oreilles pointues, et compris qu'il s'agissait d'une elfe. J'y fis peu attention, et vis alors le roi Jace et la reine Susan partir plus loin, à l'abri des regards. Qu'est ce qui se tramait entre les deux ? Enfin ce ne devait pas être grand chose, du moins je l'espérais. Plus loin, j'aperçus deux Archenlandais, visiblement gardes, qui discutaient entre eux. L'un d'eux me rappelait quelqu'un, mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Puis ils se séparèrent. A peine quelques secondes après, j'entendis clairement l'annonce de la venue de la Sorcière Pure. Et je compris alors. Je regardai celle-ci s'avancer à travers la foule. Depuis notre rencontre, elle semblait être la même...et avoir changé en même temps. Quelque chose avait l'air différent chez elle.

Après l'avoir observé pendant un long moment, je me remis à inspecter discrètement l'assemblée. Ah, la reine Lucy était finalement là, et discutais avec le roi Jace. Pauvres d'eux, leur bonheur allait être de courte durée... J'aperçus à nouveau Anémone, qui était revenue et essayait de se faire discrète. Que cachait-elle donc ? Puis je regardai l'elfe aux cheveux rouges, et crus rêver en voyant une espèce d'elfe près, qui avait l'air irréel. Plus loin, je vis la reine Susan avec une petite fée volant près d'elle. Je compris. Il y avait ici deux Élus. J'étais au courant pour la reine Narnienne, ce n'était pas un secret. Il y avait donc cette petite elfe maintenant... Mais elle ne devait pas être un grand danger, même si elle avait l'air très à l'aise avec son Don. J'espérais qu'il n'y en aurait pas d'autres.

Plus loin, j'aperçus deux personnes familières : il s'agissait d'Alice et d'Eliott, deux Telmarins également au service du roi, que je connaissais un peu. Je les laissai dans leur coin, d'une part parce que je n'étais pas forcément proches d'eux, et d'une autre part pour ne pas attirer l'attention sur nous. En refaisant le tour de la place d'un regard, je vis alors Morrigan. J'avais rencontré cette jeune femme lors d'une mission, et bien que nous ne nous entendions pas du tout, la mission s'était au moins bien finie. Ainsi donc, elle aussi était venue... Je décidai enfin de bouger et d'aller vers elle. Je devais avouer qu'elle était très belle ce soir. Mais je savais bien entendu qu'elle m'enverrait balader, et que ça me ferait bien rire. Je me dirigeai donc vers la chaise où elle était assise, et me mis à côté d'elle sans déranger le moins du monde.

« Comme on se retrouve ! Je viens te tenir compagnie un peu. »

Mais rapidement, je ne fis plus attention à elle. Cette fille n'était pas intéressante de toute façon, et n'était même pas sympathique. Je préférais m'intéresser à la jeune femme qui avait attiré mon attention tout à l'heure...c'est-à-dire Sighild. C'était presque étrange de la voir aussi bien habillée, sachant que je l'avais rencontré en tenue de voyage plutôt masculine. Mais il fallait dire que ça lui allait plutôt bien. Je serais peut-être parti lui parler ou même danser avec elle si elle avait voulu, mais je préférais éviter, étant donné les circonstances.
Je vis, légèrement plus loin et derrière, Anne, qui discutait avec quelqu'un. Je ne voulais pas non plus la déranger, mais aussi entamer une discussion sur notre précédente rencontre, datant de quelques semaines. Trop dur, et je n'étais pas là pour ça de toute façon. A moins que... Non, je ne voulais pas la mettre en danger, même si elle était une ennemie. Je me contentai donc de l'observer d'un regard presque vide, oubliant déjà Morrigan.

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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Ven 24 Aoû - 15:44

    Deux jours. Quarante-huit heure. C'était en moyenne ce qu'il faudrait pour traverser les montagnes et arriver à Narnia. Les yeux rivés sur la chaine de montagnes en question, Melody n'entendit pas tout de suite qu'on l'appelait tant elle était perdue dans ses pensées. Elle n'était pas revenue chez elle depuis son départ, qui datait d'au moins trois bons mois. Elle n'avait pas une très bonne notion du temps, mais son sens de l'orientation compensait ce petit défaut. Une nouvelle fois, son prénom retentit et elle fu enfin réactive : son regard se détourna du paysage pour chercher des yeux celui qui l'appelait. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand elle comprit que cette voix n'était autre que celle de Soren, qui la prevenait qu'ils étaient arrivés. Laissant sa nostalgie derrière, elle le rejoignit et glissa sa main dans la sienne avant de le suivre. Elle avait toujours eu un petit côté explorateur à Narnia, mais éloigné de sa terre natale, elle se trouvait en complet déséquilibre : il était son seul repère.

    Terrorisée était certainement le mot le plus approprié pour décrire l'état dans lequel était la narnienne. Elle n'avait jamais manqué une seule fête à Narnia, ses amis l'en auraient de toute evidence empêchée. Seulement voilà : elle n'était ni à Narnia, ni avec ses amis. Elle était dans un pays qu'elle ne connaissait absolument pas, certes en compagnie de l'homme qu'elle aimait mais qui se trouvait être également à la tête de tout un pays et ne passait donc pas inaperçu. C'était peut-être bien la seule chose qu'elle n'aimait pas trop chez lui. Timidement, elle le suivit en restant muette lorsqu'il l'entrainait avec lui vers d'autres gens, se contentant de sourire poliment. Le gouverneur Anne Elbereth fut la personne qui l'intimida le plus, pour une raison qu'elle ignorait. Cette dernière remarqua rapidement sa grossesse, tout comme la reine Susan qui vint peu de temps après. En la voyant, elle ne pu se retenir d'afficher un large sourire : enfin, quelqu'un qui lui rappelait Narnia. Un peu plus et elle la suivait sur le chemin du retour, ne serait-ce que pour revoir les paysages qui lui manquaient tant. L'évocation de son ventre la sortit de ses pensées, et elle confirma pour la deuxième fois de la soirée le doute de la jeune femme. Elle qui s'était faite à l'idée qu'elle réussirait à dissimuler cette nouvelle, ses illusions s'étaient vite évanouies. Afin de minimiser la chose, elle avait opté pour une robe légère au tissu fluide, d'une couleur bleu/vert d'eau tirant vaguementsur le gris. Quelques fleurs en tissu blanc étaient cousues le long du decolleté, mais la robe restait très simple : cétait volontairement qu'elle avait choisie une tenue narnienne.

    Une ou deux personnes vinrent également, et ce fut le même scénario : le regard curieux, la surprise, et sa confirmation. Quand elle fut enfin seule avec Soren, Melody lui adressa un petit sourire et ouvrit la bouche pour parler, mais il la devança comme bien souvent en lui proposant une danse. Sans quitter son sourire, elle glissa sa main dans celle qu'il lui tendait, et ils rejoignirent les autres couples sur la piste de danse.

    " La dernière fois, il me semble que la danse s'etait terminée dans des jardins..."

    Sa voix avait volontairement baissé d'un ton, par prudence. Cette dernière fois dont parlait Melody était durant un bal organisé suite à des mariages : celui de son meilleur ami Liven, et de la soeur de Soren. Ils s'étaient éclipsés dans les jardins de Cair Paravel et même si la soirée ne s'était pas achevée sur de très belles notes, elle avait pourtant un bon souvenir de ce soir. Cela faisait maintenant plusieurs mois, et voquer ce souvenir provoqua une nouvelle nostalgie en elle. Rapidement, elle jeta un coup d'oeil à la reine Susan. La voir lui rappelait qu'elle n'était pas si loin de Narnia. Elle repensa au long moment qu'elle avait passé à observer les chaines de montagnes séparant Archenland de son pays natal, à se demander ce qui avait changé et ce qui était resté intact. Incapable de rester concentrée sur la danse, elle observa autour d'elle et apperçu un centaure dans la salle. Elle cru d'abord s'être laissée submergée par ses pensées, mais il ne fut pas le seule qu'elle vit. Voyant qu'ellen'était pas la seule légèrement étonnée, elle en conclut qu'elle ne perdait pas la tête et reporta son attention sur Soren. Lorsqu'il l'avait présentée, il avait employé le mot "fiancée". Elle qui n'avait jamais trop aimé les termes officiels, celui-ci ne la dérangeait pas plus que ça. Fiancés. Quelques mois auparavant, jamais elle n'aurait eu cette idée en tête. Et pourtant, voilà qu'ils y étaient : plus de visite rapide une fois tous les deux mois, ils étaient enfin réunis. Voyant un regard interrogateur sur le visage de Soren, elle l'embrassa sur la joue sans explications et l'entraina vers les rues éloignées une fois le morceau terminé.

    Elle le savait, il serait réticent. Il n'était plus simplement prince, n'était pas là pour ça, etc...elle pouvait à l'avance deviner son discours. Mais un petit brin de folie ne faisait de mal à personne. "Comme avant.", lui expliqua-elle avec un petit sourire en coin tandis qu'ils se frayaient un chemin à travers les autres invités.

    (Désolée pour le gros retard, en plus c'est pas très long...)
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Dim 26 Aoû - 15:18

Quelle magnifique fête il y avait là. Non pas uniquement grâce à la décoration, aux sublimes tenues des invités ou encore à la qualité de ceux là, mais aussi grâce à la diversité des visages qu’on pouvait y observer. Lucy eut même la bonne surprise d’apercevoir des centaures ainsi qu’une elfe. Elle les connaissait tous personnellement et se sentit soudain moins seule. Les personnalités des royaumes alentour lui étaient également familiers, bien qu’elle soit moins intéressée par leur compagnie. Susan et son compagnon avait déjà disparu depuis de longues minutes. La reine préféra ne pas imaginer ce qu’ils étaient allés faire dans les jardins, car cela comportait sûrement de longues déclarations amoureuses pleine de naïveté, tout ce que Lucy n’avait jamais su comprendre ni apprécier. Par chance, on ne lui avait jamais ouvertement demandé son avis là-dessus.

Elle remarqua que le garçon et son veau s’étaient débrouillés pour revenir. Ils devaient vraiment tenir à participer à la fête. À leurs cotés se trouvaient Lindorie et sa créature des eaux. Lucy se demanda si c’était une bonne idée d’afficher aussi publiquement son statut d’Élue. Il suffisait qu’un espion se mêle à la foule... Elle étouffa cette idée. Ce n’était pas le moment de s’inquiéter autant, alors qu’elle était venue pour se détendre. Il y en avait d’ailleurs quelques uns qui ne se privaient pas en matière de détente, et qui titubaient entre les tables. La reine leva les yeux au ciel. Elle était à peu près sûre que les narniens étaient moins enclins à l’alcool que les archelandais, et s’en réjouissait.

Lucy remarqua soudain une silhouette qui lui était étrangement familière. Elle aurait pourtant juré ne jamais avoir vu cette jeune fille, mais elle avait la sensation étrange de connaître cette chevelure noire s’agitant au rythme des pas de danse. Elle essaya de se souvenir de la scène que cette image lui évoquait, en vain. C’est alors qu’elle remarqua l’homme avec lequel la jeune femme dansait. Elle ne le connaissait pas, elle en était certaine, et son physique n’était ni calormène ni archelandais. Plissant les sourcils, elle le suivit du regard quelques instants tandis qu’il s’éloignait, et se rendit soudain compte qu’elle recommençait à laisser le stress l’envahir. Elle ferma les yeux et souffla un instant, laissant son esprit vagabonder. Le morceau de musique joué par l’orchestre était l’un de ses préférés.

Elle fut interrompue dans ses pensées par une voix masculine proche. Jace venait de s’installer en face d’elle et lui avait posé une question. Elle mit quelques instants à se souvenir de la-dite question, et se composa une expression moins rêveuse, lui adressant un sourire amical.
    « En effet, assez longtemps pour que je m’en excuse. Je vais très bien, et vous ? C’est une belle soirée, n’est-ce pas ? »

Elle leva les yeux vers le ciel couleur d’encre et la multitude de points lumineux qui le tachetaient, puis les reposa sur la foule colorée des invités. Elle ne savait pas trop ce qui était le plus beau des deux.
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Soren Eshbaan
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Lun 27 Aoû - 20:33

Avec un sourire, je conduisis Melody au centre de la place, où d'autres couples dont Jace et Susan avaient commencé à danser. Je repensai silencieusement à ce qu'elle m'avait dit. Certes, il y avait eu des banquets et des fêtes depuis son arrivée à Tashbaan, mais je compris presque immédiatement de quoi elle parlait. On ne pouvait pas dire que la soirée avait été joyeuse, j'avais cru que tout mon monde s'effondrait. Enfin, ne parlons pas de malheur... Seul le fait de retrouver Melody et de la voir quelques jours avait été un soulagement. Heureusement, les choses étaient plus simples aujourd'hui. Elle était ma princesse, ma future reine, celle que je pouvais et pourrai contempler chaque jour jusqu'à mon dernier souffle. Et rien qu'en cette soirée, je ne pouvais m'empêcher de l'admirer, tant elle était belle et époustouflante. La danse fut silencieuse, je profitais du moment, mais surtout, je sentais que Melody était dans ses pensées. Je savais que Narnia lui manquait, et qu'elle n'était pas encore habituée à aller dans d'autres pays, à voyager ainsi, et à participer à des fêtes. J'espérais seulement qu'elle s'y habituerait à force. Il n'y avait que le temps pour guérir ceci.

Ce n'est que vers la fin de la musique que je la sentis revenir à la réalité. Une fois la danse terminée, elle commença à m'entraîner dans des ruelles peu éloignées, mais suffisamment pour entendre un peu moins la musique et les conversations des gens. Du moins, je devinai ceci en l'entendant dire « Comme avant ». Oui, comme avant où nous nous retrouvions en cachette et partagions de vrais moments précieux et rares. Ce ne serait pas le cas ce soir, mais être loin de tout ce monde un instant ne faisait pas de mal. Connaissant à peu près les rues d'Anvard pour y être allé à de nombreuses reprises lorsqu'Archenland était sous le contrôle Telormène, je l'emmenai un peu plus loin, dans un petit endroit où la rue était étroite, et où un mince rayon de lune passait pour éclairer la nuit noire. Je ne tentai même pas d'hésiter, sachant que Melody m'y conduirait tout de même. Je n'aimais pas l'idée de m'éloigner de la fête et des invités, surtout que je surveillais les quelques Calormènes venus, dont Anémone. Mais lorsque nous fûmes seuls dans l'endroit voulu, je ne pensais plus à tout cela.

« Comme avant... »

Je glissai doucement mes mains sur son ventre arrondi puis les posai autour de sa taille, et m'approchai lentement pour l'embrasser avec autant de douceur et de passion que je le pouvais. La fête n'existait plus, le temps s'était arrêté. Je n'étais plus Tisroc, ni même Prince. Malgré ma tenue et le cimeterre à ma ceinture - qui ne servait que de décoration - je n'étais personne. J'étais simplement amoureux, et je partageais un moment délicieux avec mon fiancée. Après un nouveau long baiser langoureux et encore plus passionné, je m'écartai très légèrement pour pouvoir la regarder avec un sourire. Jusqu'à présent, je ne lui avais pas encore dit la surprise que je lui réservai. Mais c'était le moment rêvé pour le lui dire. Je savais que Melody serait la plus heureuse.

« Je voulais garder la surprise pour plus tard, mais je crains de ne pas pouvoir. » J'attendis quelques instants, content de voir son air étonné et surtout intrigué, et repris la parole : « Je compte prolonger le voyage un peu, histoire de ne pas venir jusqu'ici seulement pour une fête. Je n'ai rien contre Jace, mais si j'ai décidé d'accepter l'invitation, c'est juste pour mon peuple et pour les relations. Et si je t'ai tant prié de venir...c'est parce que j'ai l'intention d'aller à Narnia. »

Je n'avais pas fini, mais Melody me sauta littéralement dessus, ce qui me fit rire tout en me rendant heureux. Narnia lui manquait vraiment... A Tashbaan, je la voyais souvent contemplant ses anciennes robes de style narnien, qu'elle mettait parfois quand elle le pouvait. Elle apprenait plus que jamais l'histoire de Narnia, et lisait souvent des contes de là-bas. Pour n'importe quelle chose calormène, je savais qu'elle disait l'apprécier et l'aimer pour me faire plaisir - ou peut-être aussi car elle le pensait - mais surtout, elle préférait par dessus tout ce qui venait de Narnia. Je comprenais, après tout Calormen était pratiquement le contraire de Narnia, que ce soit pour les lois, les coutumes ou la religion. Si encore elle avait été en Archenland, je pense qu'elle se serait vite habituée, et surtout son pays d'origine était proche. Peu importe, j'attendis qu'elle se calme un peu et finis mon discours

« Je dois arranger ça avec la reine Susan, mais je ne pense pas qu'il y ait de problèmes. Par contre, nous ne resterons pas très longtemps, deux jours au grand maximum. Là-bas, je te laisserai seule et tu iras où tu veux, seulement si tu me dis où tu vas avant. »

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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Lun 27 Aoû - 23:45

    Je ne savais pas ce que les Archelandais buvaient en général mais, c'était... immonde. Peut-être devrait-je leur donner des coups de mains dans leur vigne histoire de boire quelque chose de potable la prochaine fois. En effet, la substance liquide présente dans mon verre était pas du tout à mon gout, aussi jetais-je le contenu discrètement dans la plante qui était à ma gauche. Ni vu, ni connu. Mon regard se posait sur la salle, je me fessais aussi discrète que possible. Je posais mon regard sur ce qui nous entourait, l'air était frais, je commençais à avoir froid si seulement les choses pouvaient se bougés un peu plus. Des couples autour de moi se formaient pour danser, sans le vouloir je fus prise d'une jalousie et d'une profonde tristesse.

    Si mon frère avait été encore là, il m'aurait proposé de danser plutôt que de me lamenter sur mon sort ou plutôt ma vie. Il m'aurait surement présenter aussi à de beaux jeunes hommes pour passer la soirée avec eux tandis qu'il irait danser avec une charmante demoiselle. La blonde ou non, peut-être la rousse en robe rouge, puis, du coin de l’œil il surveillerait si tout allait bien pour moi. Mon regard vide et triste, me découpait du monde. Je pensais à tout ce qui aurait pu se passait s'il n'était pas partit à la guerre. Ma gorge se nouais, je fermais les yeux pour ne pas laisser échapper les larmes qui me piquaient les yeux.

    « Comme on se retrouve ! Je viens te tenir compagnie un peu. »

    Je sursautais et ouvrit les yeux. Matías Ernelio, coéquipier pour une journée et seigneur de Telmar venait de s'assoir à mes côtés. Pourquoi ? Je ne savais pas, en tout cas, il m'avait fait peur. Je le dévisageais de haut en bas, il était bel homme habillé ainsi mais, il ne fallait pas que je m'attende à quelque chose. L'amour ce n'était pas pour moi, je devais déjà me réjouir d'avoir quelques liens d'amitiés notamment avec Alice. Je m’apprêtais à prendre la parole or, je vis qu'il ne faisait déjà plus attention à moi. Je le fixais puis, essayait de comprendre pour qui était destiné ce regard si enflammé. Peu de choix s'offrait à moi, un homme corpulent et une belle femme au regard de braise, cheveux long et cou gracieux. Elle portait une magnifique robe blanche qui lui allait à merveille, fallait l'admettre. Son regard se porta alors sur une autre femme qui avait capter l'attention du seigneur telmarin, une blonde, tout le contraire de la première, n'était-ce pas le gouverneur des Iles Solitaires ? Un sourire narquois s’affichait sur mes lèvres, pauvre garçon. Enfin, ma moquerie se dissipa face au sentiment de culpabilité qui me prit soudainement avec la compassion. Je pris enfin la parole et posais une mains amicale sur l'épaule du jeune sir.

    « Voulez-vous que je leur passe un message anonyme de votre part? A défaut de pouvoir leur parler, vous les ferez sourires. »


    Il était rare que de tels sentiments me prennent, à ce moment-là je me trouvais faible et stupide. Aussi faible que quand je savais mon père mal en point ou quand je pensais à mon frère et à ma mère. Une image du corps sans vie de ma mère me traversa l'esprit, je frémis et en cassais mon verre vide dans mes mains. Mon pouvoir venait de se déclencher sans le vouloir, le sang coulait désormais sur ma mains et venait tâcher ma robe blanche. Par tout les dieux ! Fort heureusement, je ne semblais pas avoir attirer l'attention sur moi, par contre mon attention à moi était fixer sur ma mains qui me lancinait. Je n'avais même pas mes affaires et j'étais incapable de me soigner toute seule, de même cela attirerait l'attention ou pire, déclencherais un chaos total car, mes pouvoirs étaient aussi versatile que mon humeur en tout cas, le fait qu'il ce soit déclencher sans que je m'en rende compte ne signaler rien de bon, j'allais devoir rester en alerte. Sans demander l'autorisation à Ernelio, je lui pris le mouchoir qui dépassait sa poche et la posa sur ma main. Tant pis pour les bouts de verres à terre, je demandais à un serviteur qui passait de l'eau et celui-ci paniqué partit chercher ma commande en demandant au passage s'il devait chercher de l'aide. Inutile, mon père saurait soigner cette stupide plaie.


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Matías Ernelio
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Mar 28 Aoû - 13:52

Perdu dans mes pensées, j'entendis à peine Morrigan me parler. Il me fallut plusieurs secondes pour assimiler ses mots et réagir. Mais alors que j'allais répondre, un truc étrange se produisit. Le verre de la jeune Telmarine explosa littéralement, et ses mains se mirent à saigner rapidement et abondamment. Pendant un instant, je restai stupéfait de ce qu'il s'était passé, me demandant si c'était une mauvaise blague ou seulement une très mauvaise réaction de sa part sachant qu'elle pouvait utiliser la magie. Finalement, lorsque j'allais réagir et l'aider, elle s'en chargea elle-même en prenant un mouchoir que j'avais dans une poche. J'attendis qu'elle se calme un peu pour saisir sa main et regarder un peu la plaie. Rien de grave, ce serait vite guéri. Mais ce n'était pas vraiment le moment de se faire ce genre de blessures... Je soupirai et finis par lui dire :

« Tu ne veux pas un bandage ? Tu ne vas pas rester avec ce mouchoir dans la main toute la soirée qu... »

En voyant son regard assassin, je préférai me taire. J'étais persuadé qu'elle avait perdu un peu le contrôle de ses pouvoirs, ce qui expliquerait l'explosion du verre ; je ne tenais pas à ce que ça m'arrive aussi... Un frisson parcourut mon corps rien qu'à y penser, même si la vision que j'en avais était plutôt amusante. Enfin bref. Je regardai les gens autour, et ceux qui avaient pu remarquer quelque chose ne semblaient déjà plus s'y intéresser, tant mieux. Si quelqu'un commençait à soupçonner quelque chose, nous étions vraiment dans la merde. Je jetai un coup d'oeil à Alice et Eliott, plus loin, voyant qu'ils discutaient mais se tenaient aux aguets, tout comme moi. Je voyais d'autres hommes que je connaissais vaguement, très bien intégrés dans la foule, mais que je savais en réalité sans pitié. Je regardai ensuite un bref instant les gardes Archenlandais, qui étaient aussi aux aguets, mais pas de la même manière et pas pour la même chose... Finalement, je reposai mon regard sur Morrigan.

« Au passage...merci de la proposition, mais il ne vaut mieux pas. » Après un court instant, je continuai, les yeux rivés sur Anne. « Il s'agit de mon ancienne fiancée. Je l'ai revu il y a quelques temps, et elle m'a avoué quelque chose que j'aurais préféré ne pas savoir. Il vaut mieux que je l'évite. »

Je révélais ma vie à Morrigan alors qu'elle n'en avait sûrement rien à faire. De toute façon, elle était loin de m'apprécier, je le savais, mais bon... Elle avait engagé la conversation, autant que je réponde honnêtement. Je détournai toutefois mon regard de Anne et ne songeai même pas à regarder Sighild. Je n'étais pas là pour ça, pas du tout... Certes, j'avais cherché à faire râler Anne en invitant l'esclave calormène juste devant elle, mais j'avais aussi une autre idée en tête, beaucoup plus méchante et sadique.
Je me levai soudainement et partis du côté de l'écurie, de l'autre côté de la place, où j'avais laissé mon cheval. Là-bas, je pris une petite gourde contenant un assez bon alcool telmarin, bien meilleur que celui que j'avais déjà gouté ici. Je revins auprès de Morrigan, après avoir pris deux verres, et versai la boisson dedans. Avec un léger sourire amicale, je proposai l'un des verres remplis à la jeune femme.

« Autant boire un bon truc dans cette fichue fête... » Sans attendre sa réponse, je vidai cul sec mon verre, et me resservis. « Je ne savais pas que tu devais venir. Tu te débrouilleras quand même ? » demandai-je ensuite en désignant sa main blessée, sachant qu'elle comprendrait parfaitement de quoi je parlais.

Très court, sorry ><

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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Mar 28 Aoû - 17:35

Elena commençait à apprécier Amanda de plus en plus. Déjà, elle avait l'air bien sympathique, elle ne semblait même plus lui en vouloir de la façon dont elle s'était comportée un peu plus tôt. Et puis, surtout... Elle lui avait dit qu'elle et Gabriel n'étaient juste que de bons amis ! Very Happy Ce qui faisait s'envoler toutes les possibilités de fiançailles, mariage ou quelconque relation amoureuse entre les deux jeunes gens, à son plus grand soulagement. Mais à bien y réfléchir, n'était-ce que disaient tous les futurs couples ? Elena ne préférait pas y penser pour l'instant.

Pendant qu'elle rêvassait, elle n'avait pas porté grande attention aux hostilités entre ses collègues saouls et Amanda. Elle fut néanmoins bien surprise de voir un des espions se faire plaquer au sol par la narnienne, là, tout à coup. Son étonnement céda la place à la panique à la venue subite d'une personne très attendue : Gabriel. Il n'avait absolument pas changé depuis la dernière fois, il avait toujours autant l'allure d'un grand chevalier. Ce qui était normal, d'ailleurs, puisqu'il en était un. Qu'est-ce qu'elle était bête, parfois...

Bien qu'elle soit enchantée de le voir, il y avait un problème. Apparemment, Amanda et lui étaient venus ensemble, tous les deux, tout seuls, et de ce fait Elena devait donner l'impression d'être plus un parasite qu'autre chose. C'était en quelques sortes son intention, mais quand même... Alors sa tête lui hurla : «  Cours, Elena ! Cours ! Tu vas te taper la honte encore une fois ! Tu veux vraiment tenir la chandelle en ayant l'air d'une godiche ? » et ses fesses rétorquèrent à un niveau inférieur : « Nooon ! Surtout pas ! On est bien ici, ce banc est très douillet ! ». Et tout naturellement, Elena suivit le deuxième conseil. Voilà donc le genre d'espions qui protègent votre pays, Archenlandais : ils ne jurent que par leur postérieur.

En optant pour la deuxième solution, Elena s'était donc résolue à assister dans le silence et dans la honte aux échanges entre Amanda et Gabriel, avec son père saoul qui s'était endormi contre son épaule et ronflait comme un porc. Elle enviait beaucoup Amanda. Elle était blonde, belle, bien habillée, sociable, tout le monde la remarquait et en plus, Gabriel venait de la complimenter sur sa robe et lui avait fait un baise-main. Elle lui faisait un peu penser à sa sœur Odette, que tout le monde avait toujours préféré à elle. Embarrassée et légèrement jalouse, la jeune femme chercha à paraître intéressée par quelque chose pour éviter d'avoir l'air trop pitoyable, et alors elle se mit à contempler la table comme s'il eût s'agit d'une œuvre d'art. C'était un travail assez grossier, en fait ; une simple planche de bois taillée grossièrement et à la surface irrégulière, posée sur des bouts de bois de tailles inégales. Pour Elena qui était devenue une pro de la menuiserie en un simple coup d'œil à une table, c'était scandaleux : mais qui était donc cet ébéniste qui faisait honte à toute la profession ?! C'était révoltant...

Tout à coup, quelque chose agrippa ses jambes sous la table. Manquant tout juste de pousser un cri d'horreur, Elena risqua un coup d'œil discret sous la table pour voir de quoi il s'agissait. Se pouvait-il que ce soit l'ébéniste en question, un télépathe qui aurait été insulté par ses pensées et serait venu se venger ? Ou cette table était l'œuvre d'une sorcière et venait de s'animer toute seule ? Ce pouvait très bien être le veau qu'un paysan roux avait apporté à la soirée, aussi... Mais en fait, la réalité était tout autre. C'était juste sa sœur, Odette, qui avait dû boire de l'huile de foie de morue elle aussi et était maintenant tellement ivre qu'elle rampait sous les tables en se prenant pour les chiens. Ça lui était déjà arrivé plusieurs fois et Elena ne s'inquiétait pas pour elle ; elle savait que sa sœur finirait par s'endormir à ses pieds comme un gentil toutou docile. Ce qui était plus embêtant, pour l'heure, c'était qu'elle était en train de frotter sa tête contre les mollets d'Elena, ce qui lui donnait une envie de rire terrible. Elle dut se mordre la langue pour s'en empêcher puisqu'elle n'aurait pas eu l'air bien fine à glousser pendant qu'Amanda et Gabriel parlaient, et puis elle devait se faire déjà assez mal voir comme ça.

La tâche était assez déjà assez délicate, d'autant plus que son père toujours endormi était en train de lui baver sur l'épaule, mais elle le devint encore plus lorsque Gabriel se tourna vers elle. Très étonnée, Elena eut beaucoup de mal à conserver une expression passive lorsqu'il se mit à lui parler. Ainsi donc, il se souvenait de leur rencontre et il était lui était reconnaissant d'avoir contribué à son affectation dans la garde royale. Il connaissait même son prénom ! Le cœur débordant de joie, Elena voulut lui répondre que c'était un plaisir et qu'elle était ravie de le revoir, qu'elle le remerciait de l'avoir sauvée quelques années auparavant et qu'il méritait vraiment d'être chevalier. Sauf que cela lui fut impossible. Elle avait déjà beaucoup de mal à se contenir comme ça, mais en plus, Odette continuait de la chatouiller et elle était certaine qu'à l'instant où elle ouvrirait la bouche pour dire un mot, il en sortirait un éclat de rire atroce. Ça ne ferait pas très classe et distingué. Elle se contenta donc de le gratifier du plus beau sourire qu'elle put faire tout en se mordant la langue, ce qui faisait plus niaise qu'autre chose mais qui était préférable à un rire hystérique ; au moins comme ça, elle gardait en partie sa dignité. Gabriel s'en alla juste après pour aller régler une bagarre entre deux ivrognes, sûrement deux espions d'ailleurs. Quoiqu'un peu déçue, Elena fut tout de même soulagée de le voir s'en aller. Elle put en se lâcher et éclata de rire si violemment que son père, qui dormait encore elle, fut projeté contre son voisin qui était si soul qu'il n'y fit même pas attention, et il ne se réveilla même pas.

-Désolée, s'excusa Elena en guise de réponse à l'étonnement visible d'Amanda. Ma sœur me chatouillait, elle est cachée sous la table.

D'ailleurs, elle avait dû s'intéresser aux pieds de quelqu'un d'autre ou s'endormir car l'espionne ne la sentait plus contre ses jambes. Elle vit ensuite Amanda prendre deux chopes de bière et les poser entre elles deux avant de relancer la conversation, puis vider la moitié du contenu de l'une d'elles. L'espionne était assez sceptique quant à la l'effet que pourrait avoir ce breuvage sur elle, comme il était de notoriété publique que les Val Deledriel n'étaient pas très résistants à la boisson... Il suffisait de voir son père et Odette qui étaient complètement ivres après avoir bu de l'huile de foie de morue, alors qu'il n'y avait pas d'alcool dedans ! Elle décida donc de laisser ça de côté pour l'instant.

-Merci. Si j'habite ici ? Répéta Elena, un peu hébétée. Euh... Eh bien, avant de vivre au château, je vivais avec mes parents à deux rues d'ici. Il y a un marché chaque semaine sur cette place, et mes parents y vendent des fleurs et des poteries. Je les aidais avec ma sœur quand nous étions plus jeunes. Tu as peut-être déjà vu leur stand ? Et toi, tu viens souvent par ici ?

Maintenant, Elena faisait beaucoup plus confiance à Amanda, et elle était moins intimidée par elle. C'était certainement parce qu'elles étaient à peu près « à égalité » par rapport à Gabriel, à présent... Oui, sans doutes... Cette perspective lui fit afficher un sourire des plus discrets, très fière d'elle-même.
Spoiler:
 
Juste après qu'Amanda eût fini sa phrase arriva une vieille dame toute drapée de châles et portant tellement de breloques autour de son cou et sur ses bras qu'elle tintait comme une cloche. Elle avait un œil fermé et un sourire un peu inquiétant, et était visiblement très intéressée par les deux jeunes femmes. Elle arriva derrière Elena et lui saisit vivement la main entre les deux siennes, deux mains noueuses aux longs doigts crochus, et l'espionne eut si peur qu'elle en fit un bond sur son banc. Toutefois, elle se retint de protester, n'ayant pas l'intention de brusquer la vieille dame qui avait déjà l'air assez ravagée comme cela.

-Bonchouuur, très cheunes fffilles ! Lança la vieille avec entrain. Che suis Mama Irrrma, et che fais fous lire fotre afeniiir ! Commenchons par toi, cheune fille avec chefeux couleur corbeau, ich !

Elena voulut lui rétorquer que ses cheveux n'étaient pas noir corbeau mais noir ébène, mais une fois de plus, sa tolérance à l'égard des personnes un peu folles l'en dissuada.

-Ouuuuuuuuuuh, fit la voyante en passant un doigt sur les lignes de la main d'Elena. Che fois bon afenir, ich ! Tu cheras riche, tu auras un beau marich, de beaux chenfants, une belleuh maichon, un beau chardin, et un beauuu bachiiin... Tu feux foir comment ch'il est ?

Tout d'abord très contente de la prédiction qu'on lui faisait, Elena se sentit alertée lorsqu'elle entendit le mot « bassin ». Elle retira vivement ses mains de l'emprise de la vieille et les cacha sous sa cape.

-Bah quoi, ich ? S'étonna la voyante.
-Je sais très bien ce que vous alliez faire, madame, rétorqua l'espionne sur la défensive. Cette blague est archi connue. Vous me demandiez si je voulais savoir comme serait mon bassin pour me cracher dans la main, c'est dégoûtant !
-Quoi, ich ? Euch... Ouaich...

La vieille resta les regarder tour à tour, elle et Amanda, puis comprit que son affaire était perdue. Elle redressa son châle, agita les tonnes de bracelets sur ses bras dans un orchestre métallique puis tourna vivement les talons, à la recherche d'une nouvelle victime. Elena la regarda s'en aller d'un œil mauvais, puis retourna son attention vers Amanda. Elle semblait aussi troublée qu'elle. C'est alors que l'espionne remarqua un paquet de cartes de tarot qu'avait fait tomber la voyante en partant. Ce serait une bonne façon de se distraire...

-Tu sais jouer à la bataille ? S'enquit-elle à la narnienne. Je ne pense pas que ce soit les cartes adéquates, mais on arrivera bien à se dépatouiller avec.

Elle attendit la réponse de la blonde puis sortit les cartes du paquet et les répartit en deux tas égaux qu'elle donna à chacune d'entre elles, puis inspecta brièvement les siennes. Toutes les cartes représentaient des dessins de personnes, d'animaux et d'objets dont le nom était inscrit juste en-dessous. Par exemple, la dernière carte de sa pile représentait une femme blonde ensevelie sous une montagne de tissus et s'intitulait "Couturière". Elles n'auraient qu'à décider de qui gagnerait chaque manche par rapport à la valeur de leur dessin respectif, et ce serait sûrement distrayant.

-Bon, on a qu'à commencer... suggéra l'espionne, un peu gênée par le silence qui s'était installé jusqu'alors.

Elles posèrent chacune la première carte de leur tas sur la table et les observèrent tour à tour. Elena constata fièrement qu'elle avait gagné, elle qui d'habitude était si malchanceuse qu'elle ne marquait pas le moindre petit point au papier-pierre-feuille-ciseaux. On aurait dit que la chance était de son côté, aujourd'hui.

-Héhé ! s'écria joyeusement Elena. Je pense que le dragon l'emporte sur le lama... Il le bouffe, même ! Twisted Evil BATAIIIILLE ! On continue ? :uu:

D'habitude, elle prétextait toujours avoir un mal de ventre atroce pour quitter la partie avant de se faire ridiculiser pour de bon. Mais aujourd'hui, elle se sentait une âme de gagnante et était prête à jouer ses cartes jusqu'au bout. La folie du jeu l'envahissait peu à peu, et elle ferait beaucoup de mal à des tas de pauvres cartes innocentes...
L'optimisme et la confiance d'Elena ne cessèrent de croître durant la partie puis que les cartes de l'Archenlandaise ne cessaient de l'emporter sur celles d'Amanda, à part à quelques occasions.

-Ah oui, là tu gagnes, constata la brune. Ton espionne bat carrément mon kidnappeur. Non mais regarde-le, il a l'air d'un vrai rustre alors qu'une espionne est toujours intelligente, rapide, agile et a vraiment la classe. Bataiiille ! Pour toi.

Bien sûr, Elena continuait de se faire passer pour la récurreuse de toilettes officielle du roi, c'était plus prudent. A côté, ses collègues saouls continuaient de rire comme des idiots ou s'étaient endormis comme M. Val Deledriel, et si par mégarde ils révélaient leur rôle, personne ne les croirait de toute façon. Et puis à la moindre bévue, leur chef Momo la travlo saurait très bien sauver la situation grâce à sa façon de penser mi-homme mi-femme.
Le jeu continua un peu encore jusqu'à s'achever sur une énième victoire d'Elena, qui venait de gagner grâce à sa carte de couturière contre celle de chocolatière obèse d'Amanda. Par respect pour elle, l'Archenlandaise se garda bien d'exprimer trop libremement sa fierté, affichant plutôt une mine (voulue) compative.

-Oh dis donc, j'ai gagné ! se dit-elle à elle même, mais à haute voix. Je suis désolée que tu ais perdu, en plus c'est la première fois que ça m'arrive... Et je t'ai écrasé en plus ! Very Happy Oups, désolée. Mais ce n'est pas ta faute, tu avais les mauvaises cartes... On pourrait se faire une revanche avec de vraies cartes à jouer, ce serait sûrement mieux je pense. C'est le paquet de la sorcière qui devait être truqué. Quelle fourbe.

N'ayant toujours pas digéré l'histoire du bassin, elle conservait une certaine rancoeur à l'égard de la vieille voyante. Elle la repéra en train de bavarder avec Momo et ses copains-copines. Bon ben au point où en était sa chef, de toute façon...

-On fait quoi ? :uu: C'est comme tu veux.

Elena espérait secrètement qu'Amanda voudrait rejouer à la bataille, bien que ce soit peu probable, car elle commençait à bien apprécier ce jeu.



(Désolée c'est pas terrible u_u et si il y a des fautes je n'ai pas fait attention vu que j'écrivais avec mon portable Laughing je mettrai les couleurs en rentrant)
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Jace Deynor
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Jeu 30 Aoû - 13:56

    J’étais allé voir Lucy qui était toute seule, mais malheureusement pour elle la pauvre, j’avais encore la tête dans les étoiles du à ce qui c’était passé tout à l’heure, du coup je l’écoutais qu’à moitié. C’est alors que le nom de la Sorcière Pure me vint à mes oreilles. Je crus au début que c’était une erreur, ou alors que j’avais mal entendu, que ma tête me jouait des tours. Pourtant je n’avais aucun maux, et je n’avais pas vraiment bu.
    Je fis comme ci je n’avais rien entendu, et chassa l’image de la sorcière de ma tête pour m’intéresser à Lucy vers qui je me tournai de nouveau.

    - Avec tout ce qui c’est passé dernièrement je vous pardonne bien évidemment de votre absence.

    Lucy semblait bien aimer la décoration que j’ai faites installer pour la fête. C’est vrai que, sans me vanter, mes décorateurs se sont surpassés cette fois ci. J’étais en tout cas content que cela plaise à la reine.

    - Oui c’est une belle soirée. Les gens qui m’ont aidé à l’organiser se sont donné beaucoup de mal pour que cela soit magique. J’espère que le rendue est réussie…

    Pour l’instant je n’avais pas réellement profité de la fête, étant donné que j’avais passé la majeur partie de mon temps à attendre les inviter importants et à discuter avec eux au fur et à mesure qu’ils arrivaient. Puis lorsque Susan était enfin arrivée, on c’était prêté à quelques danses avant de s’éclipser pour que je lui fasse ma demande. Cela faisait à peine cinq minutes que nous étions revenus.

    - C’est dommage que nous n’ayons pas pu nous voir régulièrement, tout comme votre frère que je n’ai pas vu depuis des semaines. Il est vrai que j’ai passé beaucoup de temps avec votre sœur et également dans mon royaume pour faire mon rôle de roi et…

    C’est alors qu’une silhouette s’avança vers nous. Tout était calme à présent, je n’avais même pas entendue les conversations se finir d’un seul coup, et les gens regardaient dans ma direction tout en chuchotant. Je levais donc la tête vers les nouveaux venus. C’était Siegfried, et à ma grande surprise et stupeur, Sighild la sorcière pure. J’allais me lever d’un coup sans aucune raison, mais mes jambes étaient comme paralysées. Je la regardai, chaque détail de son apparence, ses cheveux, son visage, elle n’avait pas vraiment changé. De mauvais souvenirs commençaient à remonter en moi, que je chassais aussi tôt avec de bons souvenirs, seulement c’était très difficile de tout oublier, même après tout ses mois qui nous séparaient du jour de son départ.
    Voyant qu’elle semblait un peu froide envers moi, je pensais qu’elle n’avait pas vraiment tourné la page de la dernière fois. Je me contentais d’incliner légèrement la tête pour lui montrer que malgré tout je la respectais.

    - Bien évidemment que vous pouvez rester, dis je avec un sourire maladroit. Faites moi signe lorsque vous voudrez vous entretenir avec moi alors !
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Ven 31 Aoû - 8:44

Le Roi semblait étonné de voir que Sighild était bel et bien présente au bal. Le chevalier resta en retrait mais il observa attentivement la scène. Son regard perçant et magnifique fixait le roi, tout comme celui de sa soeur qui était similaire au sien. Dans sa bonté extrême, le monarque accepta la présence de la Sorcière Pure au sein de son palais. Lorsqu'il eut terminé sa réponse, la musique reprit et tout ce petit monde également. Le Sénéchal de l'armée s'avança alors au côté de sa soeur pour dire d'un ton neutre:

"Il en sera fait selon votre volonté majesté, pour l'heure amusez-vous. Je vous remercie pour votre indulgence mon Seigneur."


S'inclina avec beaucoup de respect, Siegfried reprit sa soeur par la main. Il fut étonné de voir que son attitude n'était pas celle qu'on lui avait enseigné. Sa mère leut avait bien que le Roi se devait d'être respecté, mais Sighild restait de marbre à regarder cet homme, comme s'il s'agissait d'un homme du peuple, à le saluer faiblement, sans insistence même s'il y avait ce respect sincère qui se lisait dans ses yeux. Elle avait été froide dans ses paroles, et le roi l'avait senti tout comme lui.

Ils partirent ensemble dans un endroit où personne ne se trouvait : l'un des balcons de la salle de bal. Le ciel était magnifique, les étoiles brillaient, accompagné par l'astre de la nuit. De là le Sénéchal ammena sa soeur en ce lieu et la laissa libre pour lui parler en face à face:


"Etes-vous devenue folle pour parler ainsi à notre monarque ma soeur? Estimez-vous heureuse qu'il soit bon et aimable."


L'usage voulait qu'entre membre de la famille on se vouvoie, sauf lors de moment plus privé, mais pas en collectivité. Sighild regarda son frère sans aucune peur et parla de son ton neutre:

"Comment aurait réagi le peuple s'il aurait apprit que le Roi me chassait de sa fête? Votre Roi n'est ni bon ni aimable, il est juste intelligent pour servir sa propre cause."


"Je ne veux entendre mot à ce sujet, notre Roi n'est certes point parfait mais sachez qu'il a tout fait pour reconstruire son peuple. Il s'est tout autant senti coupable que vous à l'idée que son peuple souffre et votre dernière discussion n'en a que accentué cette douleur. Ne répondez pas à votre impulsivité ma soeur et soyez censé, notre Roi est arrivé au trône bien trop tôt et il fera encore des erreurs. Votre rôle consiste à le faire revenir sur terre, non pas à partir dés qu'il y a un obstacle. Vous aussi vous êtes arrivés bien trop jeune à votre rang."


Les paroles de Siegfried firent mal au coeur à Sighild, toute cette défense pour cet homme et tout ces reproches à son égard. Elle repondit immédiatement:

"Comment osez-vous me parler de la sorte vous mon frère qui m'a toujours été fidèle. Vous connaissez tout comme moi les raisons de mon départ, il semblerait que votre mémoire vous joue des tours. J'aime ce peuple plus que ma vie, vous avez été entraîné tout comme moi à le défendre jusqu'à votre mort. Depuis notre naissance tout a été calculé pour prendre la relève de nos défunts parents. Tout n'a été que privation, pendant que votre cher Roi se prélassait ou s'amusait avec je ne sais qui, , nous nous courrions pour être plus endurant, vous vous battiez avec père pendant que moi j'apprenais tout cette magie que mère voulait que je sache. Nous n'avons jamais profité des biens faits de la vie, m'avez-vous déjà sourire depuis le décés de nos parents? Nullement et il n'y a que depuis peu que j'ai appris à sourire à nouveau. Votre cher Roi a certes fait des efforts depuis que je suis partie mais il ne nous a montré aucun soutien lorsque nos parents sont décédés, voilà la gratitude de votre Roi"


Sighild tomba alors au sol, elle avait mal, mal à sa joue qui rougit avec la marque d'une main. La Sorcière Pure regarda bouchée bée son frère qui venait de lever la main sur elle. C'était la première fois qu'on la frappait ainsi, jamais ses parents n'avaient usés de violence sur eux. Et voilà que son frère se tenait droit devant elle, le geste encore en action. Son regard était on ne peut plus sévère et il prit d'un ton froid:

"La loyauté est la première chose que nos parents nous ont enseignés, ne l'oubliez pas. Que notre monarque fasse des erreurs ou non, nous nous devons de le protéger lui et son peuple car nous sommes ses sujets les plus fidèles. Que diraient-ils en vous voyant ainsi, avec ce discours rempli de rancoeur à l'égard de notre monarque. Ressaississez vous ma soeur et donnez votre pardon à notre monarque. La Sorcière Pure est quelqu'un de juste, de loyal , sa bonté est égale à sa beauté....voilà la discription du peuple même depuis votre départ alors faites honneur à notre mère et comportez-vous comme votre rang vous l'impose."


Il voulut tendre la main vers sa soeur mais son regard continuait à le fixer. La belle détourna la tête, signe qu'elle ne voulait pas de son aide. Siegfried comprenait bien sa réaction, il lui tourna les talons et commença à partir:

"Ragnhild m'a rendu visite pas plus tard qu'hier...lorsque ce bal sera terminé, il sera là à t'attendre dehors. Nous aurons beaucoup à nous dire."


Le chevalier repartit dans la salle, laissant ainsi sa chère soeur à terre. Quelques larmes perlaient son joli regard mais elles furent rapidement retirer d'un geste vif de la main pour redevenir le guerrier neutre qu'il était. Dans la foule, il resta cependant songeur de ce qu'il venait de se produire:

*Pardonnes moi ma chère petite soeur mais tu ne m'as pas laissé le choix. Ton coeur aurait-il autant changé depuis ton départ?Ppourquoi cette haine à l'égard de notre roi? Pourquoi tant de reproches et tant d'impolitesse ?Je n'aurais jamais du te porter un coup au visage, ô oui, pardonnes moi ma petite soeur mais j'ai peur que ton comportement te soit un jour fatale. Pardonnes moi je ne suis qu'un frère qui prend soin de toi, je l'ai promis à notre père depuis tout petit et je l'ai également promis à notre mère lorsqu'elle est décédée....Ô ma chère Sighild mais que t'arrive t'il...*


Le chevalier retourna devant la table où se trouvait Jace pour monter sa garde. Personne n'aurait pu deviner ce qu'il venait de se produire car il était comme d'habitude, neutre et charismatique...
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MessageSujet: Re: Fête estivale (ouvert à tous)   Ven 31 Aoû - 9:13

Sighild était restée assise à regarder son frère partir. Son regard montrait tout autant d'étonnement qu'auparavant, sa main droite vint même se poser sur sa joue gauche afin de la refroidir. Comment avait-il pu lever la main sur elle? Siegfried ne s'était jamais comporté de la sorte.

Une fois que le chevalier était rentré dans la grande salle, la Sorcière Pure se releva et alla à l'opposé de son frère. Le balcon était assez grand, il y avait bon nombre de fleurs qui se trouvait en ce lieu, surtout des roses, les fleurs préférées de la défunte reine.

Sighild posa alors ses deux mains sur les rebords du balcon pour contempler la lune et les étoiles. Ses cheveux volaient au vent, ils cachèrent cette marque de main qui disparaissait petit à petit. La musique, les chants et les rires de tout le monde l'entourèrent. La Sorcière Pure était dans une sorte de bulle, elle n'entendait plus rien et se contentait de se concentrer sur le bruit du vent:


*Pourquoi ne me comprenez-vous pas mon frère? Ce pélerinage faisait parti de mon destin, il était écrit bien avant notre naissance. Il m'a tellement apprit, je n'en suis revenue que plus forte et plus riche d'esprit. Sans ce voyage, je n'aurais jamais appris ce que je sais aujourd'hui....ô mon cher Siegfried, ne peux-tu pas comprendre que j'aime la vie et que malgré mes obligations je veux vivre, sourire et m'amuser comme toutes les jeunes femmes de mon âge. Je suis semblable à ses roses, belle, redoutable par mes épines, mais si éclatante lorsque le soleil tombe sur mes pétales. Ne te montre pas injuste envers moi s'il te plaît..*


A cet instant, la jeune femme tomba à genou au sol, ses main allèrent directement sur son visage et elle se mit à pleurer:

*Je suis tellement fatiguée de cette vie où la majorité de mes souvenirs sont de douloureux cauchemards. Notre père nous a été arraché bien trop tôt tout comme notre mère. Comme il est dur de vivre lorsque l'on voit ses parents assassinés sous vos yeux, impuissants, et que personne ne vous montre aucun soutien. Un homme meurt et est ensuite remplacé par son successeur ou quelqu'un tout aussi compétent. Est-ce cela la vie? Moi je dis non je veux vivre, je veux vivre avec de la reconnaissance.*


*Fais moi confiance et tu méneras une vie tout aussi merveilleuse que la mienne*


A cet instants le visage de Sighild sortit de ses mains, cette voix...encore et toujours cette voix qui l'entrainait vers les ténébres. Sans plus attendre elle se redressa pour regarder une nouvelle fois l'horizon, ses cheveux volaient à nouveau par ce doux vent:

*Tout ce que tu méprises sera à tes pieds si tu me suis, tu auras enfin la reconnaissance que tu souhaites.*


Le regard de Sighild fixait l'horizon, il était sans vie. La belle voyait le paysage envahit par les flammes, sentait le désespoir du peuple, elle voyait le château à feu et à sang ainsi que les cris du Roi et de son frère. Elle se ressaisit alors :

*Ces visions....est-ce cela mon destin? La destruction?...Il ne faut absolument pas que cela arrive, non, je dois me souvenir de ce que j'ai appris, de ce que j'ai vu...On ne me pardonnerai jamais s'il venait à se produire cela...jamais*


Les larmes avaient disparus pour laisser place à un regard déterminé.La jeune femme regarda alors son sein gauche, cette douleur lui prenait encore et toujours....cela n'était que le commencement...
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Fête estivale (ouvert à tous)

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