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 PV Matt ~ The destruction Stronghold

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MessageSujet: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Lun 13 Aoû - 0:58

    « Morrigan ? »

    Je me retournais vers mon père qui venait d'entrer dans ma chambre. Habilement, je cachais le livre que je lui avais empruntée sans son autorisation. Il me tendit alors un parchemin cacheté du sceau royal. Étrange, je ne connaissais pas le roi, je l'avais juste croiser, que pouvait-il bien me vouloir. Mon père attendit que je l'ouvre, ce que je fis avec lenteur. J'avais un peu peur de ce qui pouvait s'y trouver mais, enfin, je déroulais le papier entre mes doigts et parcouru l'écriture fine. Je terminais de lire en lâchant un grand soupir.

    « Il m’envoie en mission. »
    « Accepte.. »
    « Ais-je le choix ? »
    « Non, je te l'ordonne Morrigan. »

    Je ne prononçais plus rien, mon père n'était pas vraiment certain de mon opinion politique, en faite, nous parlions jamais de cela ensembles. Il quitta la chambre me laissant seule toute la journée afin de me préparer pour le lendemain.

    La journée se levait et j'étais déjà en route pour le château. Mon cheval avançait à bonne allure puis, mes vêtements me permettait d'aller plus vite. Je savais que j'allais surement devoir faire mes preuves alors, autant adopter une tenue plus adéquat soit: une tresse pour ne pas avoir les cheveux devant les yeux, un pantalon en toile brune,une cote de maille légère et des bottes en cuirs, sans oublier une épée offerte par mon frère. J'espérais qu'elle allait me porter chance pour cette mission énigmatique. Une fois au château je me présentais au garde,qui me mena jusqu'à mon "partenaire". Comment ça partenaire ? J'allais donc pas opérer seule et puis, qu'elle était le but de la mission ? J'étais de plus en plus inquiète, premièrement parce que mon père n'était pas avec moi, il était seul dans notre manoir, certes, il ne pouvait rien lui arrivé mais, je n'étais pas tranquille et secondement, je ne connaissais personne à Telmar appartenant à la noblesse. J'évitais de me trouver au château. Je n'aimais pas ce monde qui n'était pas le mien, les femmes se pavanaient trop, les hommes parlaient de choses futiles.. je n'étais même pas au courant des affaires qui concernaient le roi et les nobles contrairement à mon père qui savait tout les potins de la cours. Après avoir traverser la cour et les écuries, le garde me présenta enfin à un homme.

    « Sir, voici Dame Morrigan Nomencis »

    J'avançais en retirant mes gants de tissus bruns et avec un regard méfiant vers l'homme que je ne connaissais ni d'Adam, ni d’Ève. Il pouvait bien être le prince, le noble le plus en vogue, je ne savais ni son nom ni son prénom et visiblement, le garde ne prit pas la peine de me le dire songeant peut-être que je savais à qui j'avais affaire. Je le saluais comme le voulais le protocole et reculais d'un pas en attendant les ordres de (visiblement) mon supérieur espérant qu'il allait aussi se présenter.



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Matías Ernelio
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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Lun 13 Aoû - 12:12

Alors que je m'occupais de quelques papiers tout en parlant gaiement un ami, un garde vint me prévenir qu'un messager attendait de me délivrer un message, visiblement urgent. Le soleil était en train de coucher, et je me demandais qui pouvait bien m'envoyer quelque chose à cette heure-là. Avec un soupir, je finis ce que je faisais rapidement, puis me levai. Je quittai mes appartements et allai dans la salle de réception des invités, des ambassadeurs et des messagers de mon château. Eh oui, mon château, le mien. Cela ne faisait que quelques mois que le roi m'avait confié quelques terres à l'est de Telmar, à la frontière avec Narnia, et j'étais alors devenu officiellement seigneur de Telmar. Je pouvais intervenir dans les affaires du royaume comme je le faisais lors du règne de Caspian, bien que je n'étais pas seigneur, mais seulement cousin du roi.

Je vis alors le messager. Il s'agissait d'un jeune garçon d'une quinzaine d'années comme on en voyait partout. Je m'approchai, il s'inclina comme il le devait, et me délivra le message qu'il portait par voie orale, puis me donna la trace écrite...du roi. Le messager me disait que je devais voir le roi le plus vite possible ; le roi me disait quant à lui dans son message qu'il m'affectait dans une mission importante. Voilà qui était déjà plus intéressant. Oui, j'avais beau être seigneur de Telmar, je servais occasionnellement d'espion ou d'ambassadeur. Je dis au messager de repartir, et d'informer le roi que je serai là bien avant l'aube. Une fois qu'il fut parti, je préparai mes affaires de base : argent, un peu de nourriture, épée, tenue d'espion. Puis je filai dans l'armurerie pour prendre ma meilleure épée, ainsi que deux dagues glissées dans des endroits secrets. Je pris ensuite mon meilleur destrier, de robe noire et discrète, que je fis seller et brider, tout en mettant quelques petits trucs utiles dans les fontes de la selle.

Je partis quelques heures plus tard, il devait être quatre heures du matin, et la nuit battait son plein encore. Lorsque j'arrivai au château royal, le roi me reçut, et m'expliqua sans détour la mission qu'il me confiait. Il s'agissait d'aller à Narnia, à Beaversdam, afin de saboter une tour d'armurerie. Bon plan pour faire peur aux petits Narniens, sans trop courir de risques car nous serions loin de Cair Paravel. Il me dit ensuite que mon partenaire était novice, débutant, et que je ne le connaissais peut-être pas. Ou plutôt que je ne la connaissais pas. Boh, pas très grave ça, j'étais habitué. Mais avoir une femme entre les pattes me faisait un peu peur, surtout si elle était inexpérimentée.
Nous discutâmes de deux/trois petits détails, puis nous partîmes de notre côté, bien que je restais au château. J'attendis quelques petites heures que mon partenaire de mission vienne. On m'annonça enfin son arrivée. Morrigan Nomencis. Le nom de famille me disait quelque chose, mais je n'arrivais pas à mettre la main dessus. Je me levai pour accueillir la jeune femme, et fus très étonné. Toutefois, je ne laissai rien paraître. Je m'approchai d'elle, m'inclinai légèrement, et appliquai la règle du baisemain.

« Merci d'être venue. Je suppose que vous ne connaissez pas l'objet de la mission ? »

A voir son air, ce n'était pas le cas. La pauvre jeune femme semblait perdue et ne savait pas quoi faire. De mon côté, j'étais étonné. Elle ne semblait pas du tout être une espionne, et je savais que le roi l'aurait un minimum choisi avec des critères. Non, il devait y avoir autre chose... Il faudrait que je lui demande plus tard. Pour l'instant, je devais lui expliquer la mission et son but, tout en la prévenant sur les dangers que l'on pouvait rencontrer en chemin. Oui, Beaversdam n'était pas à côté tout de même. Heureusement, je connaissais suffisamment Narnia pour y être passé plusieurs fois, en mission ou non, et la route ne devait pas être bien compliquée pour aller jusque là-bas.

« Si cela ne vous dérange pas, je préfèrerais vous expliquer en chemin. Êtes-vous prête ? »

C'était le cas. Il ne nous restait donc plus qu'à partir à cheval jusqu'à Beaversdam. Toutefois, nous devions agir la nuit, bien évidemment. En allant vite, et sans problème, nous pouvions être là-bas vers le début de la nuit. Le soleil se levait à peine, il fallait donc y aller dès maintenant. Nous quittâmes donc le château royal, prîmes nos montures avec nos affaires, et partîmes discrètement. Ce ne fut que lorsque nous fûmes assez éloignés que je voulus expliquer clairement la mission à Morrigan. Celle-ci n'avait pas dit un mot, et semblait me suivre, étant toujours un peu perdue.

« Bien, je peux vous expliquer à présent. Nous allons partir à Beaversdam, qui est l'une des principales villes de Narnia. Là-bas se trouve une tour d'armurerie que nous devons saccager. Il s'agira à la fois de voir si Narnia semble prête à se défendre ou à prendre les armes, et de faire un peu de sabotage pour détruire tout ça et leur faire passer un petit message. Des questions ? »

Je n'avais pas trop l'intention d'en discuter avec elle. Je doutais qu'elle puisse avoir de grandes idées, mais peut-être me trompais-je. On verrait ça plus tard, quand nous serions à Beaversdam. De plus, je me demandais sincèrement...ce qu'elle pouvait faire, et en quoi elle serait utile. J'attendais qu'elle réponde avant de lui demander. Pendant qu'elle le faisait, je la regardai tout en l'analysant. Morrigan semblait fragile, incertaine, mais je devinais un fort caractère et une grande volonté derrière. Si il fallait faire quelque chose, elle le ferait bien, et comme il le fallait, pas autrement.

« Aussi, je voulais vous demander... Savez-vous pourquoi vous avez été convoquée par le roi pour cette mission ? Il ne m'a rien dit, excepté que vous n'aviez jamais vraiment fait de missions. » demandai-je en hésitant un peu. « Oh et...je me nomme Matías, mais vous pouvez m'appeler Matt. Après tout, il semblerait que nous devons passer un peu de temps ensemble, autant se connaître un peu. »

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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Lun 13 Aoû - 16:18

    Le garde s'en allait me laissant seul avec cet inconnu. Je le dévisageais sans gêne, il était grand, fort, sans doute habitué à se battre. Il s'approchait afin de me baiser la mains et me remercier d'être venue. Avait-je le choix ? Non, après tout j'avais reçu des ordres du Roi et surtout, de mon père. Je l'écoutais parler silencieusement. Je n'avais pas envie de faire l'effort de parler avec lui. J'avais qu'une envie, que cette mission se termine. Je croisais les bras et attendis qu'il nous dises de partir. Après tout, nous perdions du temps à parler ici. Enfin, il me demandait si j'étais prête, je ne répondis même pas et prit mon cheval pour grimper dessus. Il prit à son tour sa monture et nous nous mirent en route direction vers l'inconnu.
    Durant le trajet, il m'expliquait le but de notre mission. Nous fessions route pour Beaversdam. En entendant le nom de cette ville ennemie je me mis à serrer des dents. Cela promettait d'être risqué, nous étions deux en territoire ennemi, c'était un risque énorme de se faire capturer. Enfin, il m'avouait que le but de cette mission était de détruire une tour d'armurerie afin de voir en même temps, si Narnia allait répliquer ou non. Un message hostile et clair pour la royauté Narnienne. Je lâchais un soupir, j'étais nerveuse. C'était ma première mission et je n'étais pas sûre de pouvoir réussir. En effet, je doutais avoir les capacités requises pour l'accomplir. Après tout, je n'étais pas une redoutable guerrière, certes, je pouvais compter sur mes maigres capacités magique mais, cela allait être compliqué. De plus, je n'avais pas forcément envie que cet homme sache que j'étais une sorcière.

    « Savez-vous où se trouve cette tour ? Est-elle bien gardée ? »

    Je sentais qu'il me dévisager, je n'aimais pas vraiment ça, je préférais rester discrète, effacée contrairement à toutes les nobles qu'il devait connaître. Il reprit la parole pour appuyer sans doute sa position de chef. Je l'écoutais me questionner et me mit à sourire dans le vide, mon regard fixer sur la route. Il en profitait aussi pour se présenter. Matthias, Matt... Ah si ! Cela me disait quelque chose. Le cousin du roi, Andrew, Matt Andrew, seigneur de Telmar. Quel honneur me disais-je avec ironie.

    « S'il vous as rien dit, c'est qu'il avait sans doute ses raisons.» je posais mon regard sur lui et poursuivit.
    « Ne comptez pas sur moi pour dire quoique ce soit. »

    répondit-je d'une voix neutre et en reposant mon regard sur la route. Je regardais le ciel. A cette allure nous allions jamais arriver à temps, il valait mieux arriver un peu plus tôt que prévu afin que nous enfin, je puisse m'habituer avec les lieux et visualiser la situation.

    « Nous devrions accélérer le rythme et éviter la forêt, la forêt est sans doute surveiller. Toutefois, si nous prenons la route principal nous allons paraitre suspect. » afin de ne pas blessé l'égo de mon supérieur je continuais. « Évidemment, ce n'est qu'une proposition, le commandement vous reviens. »

    J'attendis qu'il la réponse de Matthias tout en surveillant les alentours d'un regard suspect. Étrangement, je n'arrivai pas à me détendre, j'étais aux aguets, j'avais comme un mauvais pressentiments. Sans doute me fessais-je des idées.
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Matías Ernelio
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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Dim 19 Aoû - 12:34

La jeune femme semblait bien nerveuse, ce qui me fit rire. Toutefois, lorsque je lui demandai la raison de sa présence ici, elle m'envoya littéralement bouler. Oh, tant pis pour elle. Elle voulait jouer la dure ? Elle verrait ce que c'était vraiment. Je ne répondis rien pour l'instant, et attendis qu'elle continue, sachant qu'elle parlerait encore. Et en effet, Morrigan se mit à me faire des « propositions ». Comme si elle savait exactement comment était Narnia, où se trouvait Beaversdam, et connaissait les routes ! Ceci m'arracha un petit rire, et je pris mon temps pour lui répondre. Au moins, elle reconnaissait que c'était moi qui commandais, mais ce n'était que des paroles. Pauvre fille.

« Nous avons deux choix : soit nous faisons un petit détour pour avoir l'air d'arriver vers Chippingford depuis le sud, et nous pouvons ensuite suivre la Grande Rivière qui passe le long de la forêt, sachant qu'on ne nous suspectera pas si nous ne nous trahissons pas, ou nous pouvons faire un détour complet des villes et de la forêt pour atteindre Beaversdam ensuite, mais tout ce chemin serait bien plus long. J'opte pour le premier choix. C'est au retour qu'il va vraiment falloir réfléchir à notre chemin. »

Chippingford était une petite ville, mais c'était la première source de population - excepté les villages - depuis Telmar. La ville était donc assez protégée, et toujours alerte. Le seul danger viendrait donc de là-bas pour le moment. Connaissant assez la région pour y être allé à plusieurs reprises, je ne sortis pas la carte. Nous étions encore à Telmar pour le moment, mais les grandes montagnes étaient devant nous. Heureusement, de nombreuses rivières passaient à travers les monts, et de nombreux chemins étaient tracés. Je repérai celui que je prenais d'habitude lorsque je devais faire le tour - ou quand je n'allais pas à Chippingford - et mis mon cheval dans un trot rapide. Avant de passer au galop, il fallait toujours que je réponde à une question de Morrigan, et lui expliquer en détails :

« La tour en question est située à l'est de la ville. Vous n'êtes pas sans savoir que Beaversdam est au croisement des deux fleuves principaux de Narnia, et qu'il s'agit donc d'une ville important, elle a donc son port. C'est là que se trouve la tour. Mais il n'y a pas besoin de s'inquiéter plus que de raison. Le port est assez petit et pas très protégé. Quant à la tour...nous verrons bien. »

Sans ajouter un mot, je mis mon cheval au galop pour parcourir rapidement la distance qui nous séparait des montagnes. A l'entrée de celles-ci, nous dûmes ralentir car le chemin était dangereux, mais le reste de la traversée fut aisée. Nous pûmes passer à travers les monts sans trop de problèmes, et après une bonne heure, nous étions de l'autre côté, en territoire narnien.
Bien, maintenant il s'agissait de ne pas nous trahir. Le soleil était déjà bien levé, et je voyais de l'agitation sur les plaines. Je repérai à ma gauche la forêt de la Lande du Réverbère, et à côté, Chippingford. Plus jeune, lorsque Narnia était encore sous occupation Telmarine, Caspian IX m'avait emmené là alors que j'étais à peine âgé de quatre ou cinq ans. Il m'avait montré la grande Cascade de Narnia, et j'avais eu l'impression, ce jour-là, qu'il était mon vrai père - ce qui était le cas, mais jamais il n'avait rien montré de tel. Quant à Miraz, il m'avait emmené à Beaversdam plusieurs fois, car c'était à l'époque le meilleur endroit - avec Beruna - pour surveiller le territoire. Enfin, peu importe.

Nous arrivâmes près de la forêt, en restant assez éloigné tout de même. Je vis, à mon grand soulagement, bien d'autres voyageurs à cheval, comme nous. Je préférai ne pas prendre le risque d'y aller trop vite, pour ne pas trop attirer l'attention. Je vérifiai nos vêtements et ce que nous transportions : rien ne pouvait dire que nous étions Telmarins, et encore moins des espions. Nous pouvions passer pour des nomades ou de simples voyageurs - bien que la tenue de Morrigan ne la ferait pas passer pour une jeune femme qui faisait attention à son image. A présent, nous avions dépassé la forêt, et il fallait bifurquer vers Beaversdam. J'avais visiblement mal anticipé, et si je comptais bien cette fois-ci, nous y serions au beau milieu de l'après-midi. Je mis donc mon cheval au pas, pas besoin de se presser. Je pouvais enfin discuter, éventuellement, avec Morrigan. Oui, nous étions restés silencieux tout le temps du trajet. Je pouvais peut-être lui donner des informations supplémentaires et me renseigner un peu sur elle.

« Nous y sommes bientôt, vous pouvez apercevoir la ville là-bas. » lui dis-je en lui montrant Beaversdam, au creux de deux rivières. J'attendis quelques instants puis je me tournai vers elle. « Si vous ne voulez pas me dire pourquoi vous êtes là, dites moi au moins ce que vous savez faire. Histoire que je ne fasse pas tout tout seul en vous traînant derrière moi... »

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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Dim 19 Aoû - 17:56

    Nous prirent la route rapidement afin de ne pas perdre de temps. Mon supérieur car, tel était son grade, prit la parole et me questionna sur la raison de ma présence pour cette mission. Mon regard se posa sur lui, il compter vraiment me tirer les vers du nez ? Visiblement, il ne savait pas à quelle châtelaine il avait affaire. Je lui fis habilement comprendre que je ne lui dirais strictement rien du tout, après tout ce n'était pas à moi de le faire. Il ne prononçait rien mais, j'étais sûr que mes paroles l'avait agacés. La journée serait longue s'il commençait à m'agaçait avec des questions indiscrètes. Je songeais que si je le ligoter à un arbre, le roi le prendrait-il mal ? Humm... mauvaise idée. Je fis des propositions histoire que nous avancions plus vite afin de rentrer chez nous avant le lendemain.
    Il prit son temps pour me répondre et se permis même de rire. Je fis l'innocente en essayant de garder mon calme mais, mes mains se serrèrent automatiquement sur les rênes.
    Pauvre garçon.

    Toutefois, quand il prit enfin la parole je l'écoutais attentivement. Il me fit part des idées qu'il avait en tête et bien évidemment, il posa une question rhétorique à laquelle je n'avais pas mon mot à dire. Nous prenions alors la route pour Chippingford . Je fis mine acquiescé alors qu'au fond de moi-même j'aurais aimée prendre une route certes plus longue mais, plus avantageuse. Enfin, c'était le chef, s'il se tromper, tout retomberait sur lui pensais-je avec un sourire ironique. Ernelio semblait savoir où il allait, il se mit alors au trot puis au galop. Il me prit au dépourvus mais, en quelques secondes je chevauchais près de lui, le regard rivé sur la route, cheveux aux vents et la mine concentrée. Tout en chevauchant, il répondit à mes questions qui concernaient la tour. Celle-ci était donc situé à l'est, près du port. C'était mauvais signe. Je me mis à réfléchir, si je m'étais en flamme la tour, ils arrêteraient rapidement le feu grâce à l'eau. J'allais sans doute devoir recours à des explosions, enflammer ma lame serait une bonne idée, pour le reste ? Je compterais sur la chance. Tandis que nous avancions à vive allure, nous arrivâmes près des montagnes. Notre rythme fut ralentis par la dangerosité de la route. En une heure, nous étions en territoire ennemi. Le soleil était levé, il tapait durement, j'avais soif et chaud. Pas question de faiblir toutefois, nous arrivâmes près de la forêt, nous étions pas les seuls sur la route. Fort heureusement, la chance était avec nous. Nous étions des voyageurs comme les autres, j'affichais un air plus jovial histoire de ne pas paraitre suspecte. Mon regard se radoucit et un sourire s'étira sur mes lèvres. Il m'apprit alors que nous étions plus très loin du but et en profita pour me questionner à nouveaux. Sa dernière phrase me déplu fortement, était-il ironique ? Je lui jetais un regard froid et répondit : « Mais, je ne sais rien faire c'est pour ça que je suis là. » lui lançais-je avec un sourire ironique.
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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Lun 20 Aoû - 13:23

Visiblement, le silence ne gênait pas Morrigan, et tant mieux. J'aurais détesté être accompagné d'une pipelette que j'aurais eu envie d'étrangler avant la fin de la journée. Elle ne me répondit qu'à la fin, et évidemment, elle ne m'aidait pas. Bien, je sentais que cette mission allait être géniale. Même les autres espions étaient mieux. Elle voulait jouer à ça, j'irai jusqu'au bout. Puisqu'il fallait tout lui apprendre, autant la considérer comme une gamine.
Pendant ce temps, je commençai à réfléchir. Nous n'étions plus très loin de Beaversdam, mais à une certaine distance encore. Il nous faudrait attendre la nuit pour passer à l'action. Je devais donc passer quelques heures en compagnie de Morrigan à visualiser discrètement les lieux et à établir un plan. Le mieux serait de tuer les quelques gardes qui seraient dans le poste, ou de les attirer plus loin, ou de les endormir profondément. On pouvait peut-être inspecter les armes d'attaque et de défense que les Narniens possédaient afin de voir si ils étaient prêts à d'éventuelles grandes attaques, et quel type d'armes ils possédaient. Et bien sûr, il fallait détruire ou détériorer un minimum la tour et faire un peu peur aux gens.

Aucune parole ne fut prononcé pendant le reste du trajet. Je n'avais vraiment aucune envie de parler à cette idiote qui se croyait maline alors qu'elle ne connaissait rien. Finalement, alors que le soleil était haut dans le ciel et indiquait à peu près qu'il était seize heures, nous arrivâmes aux portes de Beaversdam. C'était le moment où il ne fallait absolument pas se trahir. Des gardes d'une trentaine d'années, suffoquant et transpirant sous leurs armures, en plein soleil, nous regardèrent passer un instant. Ils avaient l'air endormis ou au bord de l'insolation. Je les plaignais, car j'avais souvent subi la même chose, bien que je n'étais pas garde. Soudain, l'un deux agrippa sa main à mon cheval pour le faire s'arrêter. Loin de paniquer, je le regardai normalement, avec un petit air surpris. « D'où vous v'nez comme ça ? » « De Tredan. » répondis-je calmement en prenant au hasard une ville d'Archenland. « Et pourquoi venir à Beaversdam habillés ainsi, surtout pour la d'moiselle ? » « Simple précaution. Elle est guérisseuse et souhaite acheter des herbes ici. Ce sont les meilleures, d'après elle. Vous vous doutez bien que je n'allais pas la laisser partir seule. »

Le garde, assommé par la chaleur et le soleil, n'avait visiblement pas remarqué mon accent loin d'être celui d'un Archenlandais. Heureusement, j'avais tenté de le masquer un peu ; de même que j'avais caché mon épée de fabrication telmarine qui se reconnaissait immédiatement. Mon excuse était bidon, mais je m'en fichais pas mal. Le soldat grommela quelque chose, puis nous laissa passer. Je réfléchis un instant à mon excuse et à Morrigan. Pourquoi avais-je dit cela ? Sans doute parce qu'elle aurait été bien dans le rôle. C'est alors que mon cerveau fit tilt, et je compris. Il faudrait que je lui parle après, mais ça pouvait attendre. Nous parcourûmes la rue principale de la ville, et arrivâmes au centre, où se tenait sur une grande place un marché. Tous les produits, notamment la nourriture, me donnèrent faim ; heureusement que j'avais mis quelques petits trucs dans les fontes de la selle de mon cheval ! Je ne savais pas si Morrigan avait fait de même, mais j'avais prévu pour deux. Je descendis de mon cheval, puis je sortis une pomme rouge, et en tendis une à la jeune femme. Je profitai alors du brouhaha du marché pour lui parler.

« Je sais qui tu es. J'étais là le jour où le roi a donné des titres à ton père. On m'avait déjà dit ce que lui et toi saviez faire. Nomencis, je me trompe ? » demandai-je bien que je connaisse déjà la réponse. « Le roi m'a dit que tu étais novice, mais que tu pouvais être utile. Nous allons peut-être pouvoir faire quelque chose de toi alors. » dis-je ensuite avec un sourire ironique. J'ajoutai ensuite : « Avec les titres de ton père, tu devrais plutôt être en train de chercher la plus belle robe pour le banquet chez le seigneur Amador demain soir. Mais je suppose que le roi a ses raisons... »

Le ton haineux de ma voix en parlant du roi était tout à fait perceptible, mais je m'en moquais. Ce n'était pas une grande nouvelle que je n'appréciais pas Edwin, et quelle importance qu'on le sache ? Quels que soient mes sentiments à son égard, je faisais simplement ce qu'il fallait faire. Bien que ma volonté soit mise à l'épreuve, j'obéissais à ses ordres, je l'aidais quand il le fallait. C'était ainsi que j'avais fini seigneur de Telmar et espion, et non dans la rue, exilé je ne sais où, loin de Telmar. Bon il fallait aussi dire qu'Edwin n'avait pas voulu me virer car justement, je n'avais pas fait d'attaque ouverte et directe envers lui. Et je n'en avais pas l'intention. J'avais déjà eu une conversation avec lui, et tout avait été mis au clair.

« Bien, voici la fameuse tour. » finis-je par dire en montrant à Morrigan un petit poste de gardes. « Nous avons largement le temps de regarder un peu, de comprendre le tour de garde, de manger et même de faire une visite de la ville. » rajoutai-je ironiquement. Bien entendu, je savais qu'elle ne rigolerait pas, et ce n'était pas le but. Mais elle avait voulu jouer l'idiote à ne rien me dire, alors je n'allais pas en faire plus. « Il vaut mieux que nous nous séparions. On se retrouve ici au coucher du soleil. » continuai-je en partant par une ruelle à l'est de la ville, laissant Morrigan toute seule avant qu'elle n'ait pu répondre.

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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Mer 22 Aoû - 17:28

    Matías Ernelio était l'archétype de noble que je détestais. Arrogant, sans doute manipulateur et d'autres défauts qui m'agaçais. Pour le moment je ne disais rien, je réfléchissais à notre mission, qui s'annonçait visiblement compliqué. Nous n'étions plus très loin de Beaversdam, plus nous avancions vers notre but, plus je réfléchissais à mes capacités. Mes pouvoirs étaient très versatiles autant ils pourraient marcher quand je me concentrer autant que des fois, cela ne faisait rien. Je ne contrôlais pas totalement tout, je ne connaissais pas non plus tout, tant de choses sont à découvrir. Fort heureusement, je maitrisais quelques sorts sans inquiétude mais, certains me demander tellement de concentration, je m'épuisais à les faire et cela pouvait me fragiliser énormément parfois il m'arrivait même de tomber dans les pommes, de saigner du nez. Enfin, je connaissais mes limites et je les repousserais seulement en cas de problème, or avec un homme tel que ce Ernelio dans mes pattes, il y aura forcément des problèmes. Le trajet était depuis que j'avais répondu avec ironie à mon supérieur.

    Enfin, nous arrivâmes à Beaversdam. Le soleil était de plomb, les gardes avaient chaud, moi aussi pour avouer la vérité. Je n’eut donc aucun mal à simuler une fatigue et un semblant de déshydratation. Ernelio par contre semblait en pleine forme ce qui dut le trahir ou peut-être pas, en tout cas une brute épaisse arriver vers nous. Il attrapa le cheval de mon supérieur qui fit semblant d'être surprit. Le garde commença à nous questionner, je laissais gérer mon supérieur qui s'en tirait avec brio. Le garde nous laissa finalement passer en toute tranquillité. Nous parcourûmes la rue principale de la ville, et arrivâmes au centre vers un marché. Nous descendîmes de nos chevaux et marchèrent côte à côte. Le jeune seigneur sortit une pomme rouge, par pitié ou gentillesse il me tendit une pomme. Je le remercier poliment mais, refusa sa pomme. Personnellement quand j'étais stressée et concentrée je ne pouvais rien avaler. Le jeune homme profitait du brouhahaha pour me questionner une fois encore. Je l'écoutais parler sans rien dire, son ton ironique me surprit pas et je ne répondais pas. Son ton haineux toutefois me fit lever les yeux aux ciels. Visiblement, il ne semblait pas apprécier le roi ou semblait agaçait de cette mission. Au final, il me montra la fameuse tour. Je n'écoutais pas sa dernière phrase mais, rapidement je me retrouvais seule, Ernelio avait disparut je ne sais où. Cela me rendit folle de rage ! Pour qui ce prenait t-il ? Enfin, je laissais tomber en espérant qu'il se fasse arrêter et partit poser mon cheval pas très loin, proche de la tour, loin des gardes. Je regardais le soleil et partit sur le marché pour y acheter du pavot et les solanées vireuses. Je partit dans un coin où je serais tranquille, puis commencer ma petite préparation. Je prit soin aussi d'acheter des bandages, des plantes aux vertus cicatrisantes ect autres choses dont on pourrait avoir besoin. Au final le temps de tout préparait il était l'heure. Je partis à notre point de rendez vous, le jeune seigneur était pas encore présent.

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Matías Ernelio
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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Dim 26 Aoû - 12:35

Croquant ma pomme tout en tenant mon cheval par la bride, je parcourus une grande ruelle où se trouvait plusieurs magasins de marchands et surtout de bourgeois. Nous étions près du centre-ville après tout. Je prêtai peu d'attention aux gens qui passaient dans la rue et aux boutiques en elles-même, me concentrant plutôt sur l'organisation de la ville. J'avais un plan de Beaversdam dans les fontes de la selle de mon cheval, ainsi que d'autres parchemins utiles, sans parler de matériel indispensable pour cette nuit... C'était pour cette raison que je gardais ma monture près de moi. Je n'avais pas intérêt à ce que quelqu'un me la vole et découvre ce qu'il y avait ; de même que je ne pouvais pas de toute évidence confier le cheval à un palefrenier, il y avait toujours le risque pour qu'il voit quelque chose qu'il ne devrait pas connaître. En attendant, je fis donc le tour de la ville, dans les moindres ruelles, notant bien les détails qui pouvaient servir. Evidemment, je passai un long moment à observer la tour, à demander innocemment des informations ; je fis en sorte de ne pas insister et de parler de d'autres choses afin que les villageois ne se souviennent pas de ce détail et ne puissent pas me reconnaître plus tard.

Peu avant le coucher du soleil, je m'étais rendu à l'extérieur de la ville pour observer les soldats qui étaient postés à divers endroits sur les murs extérieurs qui protégeaient. J'avais jeté un coup d’œil au petit port, qui était assez mal organisé selon moi , et ne poserait pas problème. Non, le seul vrai souci concernait la fermeture des portes. Aussitôt que les soldats et gardes seraient avertis que le poste d'armes était attaqué, ils viendraient, et le problème résidait dans le fait que les portes en bois à l'entrée de la ville, à l'est et à l'ouest, seraient fermées dans peu de temps. En voyant le dispositif, il me serait dur de les réouvrir. A moins que...peut-être que la petite sorcière pourrait aider sur ce coup-là. Je devais lui en parler. Je me rendis alors compte que le soleil se couchait ; avec un soupir, je retournai à l'intérieur de la ville, sans perdre de mon air neutre. Je retrouvai Morrigan sur la place convenue, et la vis fâchée. Oh, elle n'allait pas râler encore ! Avant qu'elle ne prononce un mot, je lui fis signe de me suivre pour aller à nouveau à l'extérieur de la ville. Une fois là-bas, je l'entrainai un peu à l'écart des murailles, des gardes qui surveillaient, et des gens qui rentraient ou sortaient encore.

« J'ai passé les dernières heures à mémoriser la ville et ses constructions, afin de voir comment nous pourrions nous approcher de la tour et repartir. Je pense que ce ne sera pas très difficile, sauf si un problème survient - et c'est ce qui arrive souvent. Mais d'abord... »

Je pris une longue inspiration pour tenter de rester le plus calme possible. Ce n'était pas le moment d'employer l'ironie et le sarcasme. Nous devions réussir cette mission en nous entendant, ou nous finirons prisonniers ou morts, et Telmar serait ridiculisé. De plus, envoyer une femme en prison pour une première mission, ce n'était vraiment pas génial. Non, nous devions réussir, et nous devions bien nous entendre, même temporairement. Je préparai avec soin mes mots afin que Morrigan ne m'envoie pas bouler encore une fois. Et surtout, si elle le faisait, je ne devais pas m'énerver, c'était la règle d'or. C'est après quelques secondes de calme et de silence que je repris la parole. Tout comme la dernière fois que j'avais parlé, j'utilisai le tutoiement, songeant qu'il ne servait à rien de vouvoyer quelqu'un comme pour la respecter dans une mission. Je n'allais pas faire preuve de politesse lorsque nous serions dans la tour, au milieu des combats.

« J'ai vraiment besoin de savoir ce que tu peux faire exactement, et quelles sont tes limites. C'est littéralement une question de vie ou de mort. Je n'y connais rien en magie, mais j'ai besoin de toi et de ton savoir. Il faudrait aussi que je sache comment tu te débrouilles niveau armes, que ce soit l'épée, l'arc ou l'arbalète. »

Au final, on aurait presque dit que mon discours était suppliant, mais j'avais tenté de redresser ça avec la dernière phrase. Selon ce qu'elle me répondrait, soit je devrais tout faire et elle ferait comme bon lui semble, soit je l'intégrais au plan et elle faciliterait la mission. Je pensais particulièrement aux portes de la ville, mais aussi à la destruction de la tour. C'était bien joli de vouloir y mettre le feu et de tuer des gardes, mais le poste en pierre n'allait subir aucun dégât ou presque. Quoique, avec un peu d'alcool que les soldats devaient garder quelque part pour étancher leur soif, ça devrait marcher... En attendant la réponse de Morrigan, je soulevais les couches de la selle et les fontes ainsi que les affaires au bout afin de sortir mon épée et mon arbalète. Il s'agissait d'une lame que Miraz m'avait offert à la fin de mon apprentissage à l'armée, et c'était l'une des meilleures. Quant à l'arbalète, elle était simple, et était celle que tous les soldats arbalétriers avaient.

« Aussi, qu'as-tu en stock sur toi ? »

Je rangeai soigneusement les deux armes et fouillai les fontes rapidement, toujours pendant que Morrigan répondait. Je sortis deux dagues que je plaçai en cachette sous ma tunique, et mis quelques lames sans manche, bien aiguisées, brillantes et tranchantes, dans les petites poches de mes bottes. Je m'étais habillé pour les circonstances, sans que cela ne paraisse suspect vu de l'extérieur. De plus, j'avais une très légère et fine cotte de mailles sous ma tunique, qui ne se voyait pas et n'était pas très encombrante, mais pouvais me sauver la vie. Je n'étais pas non plus idiot à penser que je pouvais être plus fort que ces gardes et invincible. Quant à Morrigan, elle aussi s'était protégée, je n'avais pas besoin de trop me soucier de ça.

« Les portes vont fermer dans peu de temps. As-tu des idées ? »

(Désolée pour le retard ><)

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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Lun 27 Aoû - 0:19

    Il m'avait laissé seul, tout l’après-midi, fort heureusement j'avais trouver de quoi m'occuper en effectuant quelques achats qui nous servirons. J'étais plus douée en herboriste et alchimie quand magie mais, dans les trois matières je savais me débrouiller, il fallait juste que j'en apprenne plus concernant la magie. Je fis des bandes pour panser les plaies, je mélangeais le pavots et les solanées pour mettre le tout dans une fiole, cela servirait de somnifère très très puissants, qu'importe, je doute que j'allais m'en servir ce soir contrairement aux bandes. Tandis que je m'activais, je réfléchissais à un plan. Tout ceci me fit passer le temps et rapidement, ce fut l'heure du rendez-vous. J'étais la première, sans surprise, mais, le seigneur me rejoignit très vite et me fit signe de le rejoindre. Nous étions à l'extérieur de la ville, loin des murailles. Il m'expliqua qu'il avait vu en revu la tour pour l'arriver et le retour. L'arriver serait simple, le retour... c'était autre chose. Étrangement, il en oublia le sarcasme et me demanda mes capacités. Mon regard se refroidit, je n'aimais pas me dévoiler.

    « Je ne maitrise pas totalement ma magie. Néanmoins, il me reste quelques sorts qui nous servirons et qui devraient pas trop me fatiguer. Autrement, je maitrise l'épée et la dague. Je n'aime pas les armes à distances, la magie me suffit pour cela. »

    Je le regardais sortir son épée et son arbalète. Il s'apprêtait à tout ranger mais, d'un geste je l'arrêtais pour empoigner le pommeau de son épée et les flèches de son arbalète. Tandis qu'il me questionnait sur mon stock.


    « Regardez dans mes affaires, je me charge de ça. Vos dagues, donnez les moi aussi.»


    Je pris d'abord l'épée et m'agenouillais en récitant une incantation, mon regard prit rapidement une lueur jaunatre, je levais l'épée et celle-ci s'enflamma avant de s'éteindre. Je fis de même avec mon épée. La fatigue se fit ressentir de suite, je n'allais pas pouvoir protéger les dagues et les flèches de la même façon mais, heureusement, j'avais prévu. Je tendis l'épée à mon supérieur et prit la parole.

    « Elle causera plus de dégâts et quelques brulures.»

    Je sortis alors deux fioles de poison et trempa toutes les flèches dans celle-ci ainsi que les dagues. Je rendis le tout au possesseur des armes avant de faire la même chose avec ma dague.

    « Elle sont empoisonnés, je n'est pas d’antidote, ne vous faites pas mal. Autrement, j'avais pensée endormir les gardes pour mieux les empoisonnés. Ce n'est qu'une idée mais, je suis sûr qu'ils ne refuserons pas un verre après un soleil si tapageur. Je passe devant, je les endors, vous les empoisonner ? Ou avez-vous une autre idée ? Je pourrais éventuellement, faire exploser par ci, par là la tour.»

    Contrairement à lui, j'utilisais toujours le vouvoiement. Ce n'était pas une manière d'insolence ou autre mais, une façon d'indiquer mon infériorité par rapport à lui. Je mis un mini foulard autour de mon cou et attendit les réponses de mon supérieur, j'étais impatiente de me lancer dans l'action malgré quelques maux de tête. J'allais devoir me montrer prudente si je ne voulais pas que mon état s'aggrave mais, pas question de montrer quoique ce soit après tout, je ne voulais pas de sa pitié c'est pour cette raison que ne lui avais rien dit au sujet de ce qui pouvait arriver si jamais je dépassais les limites, m'enfin, je doutais les dépassaient ce soir, cela pour autre fois sans aucun doute. Je me relevais et posa mon regard saphirien sur sir Ernelio avant de poser mon attention sur les portes qui n'allaient pas tarder à se fermer actuellement, c'était le changement de garde soit le moment de partir, avant de se faire remarquer.

    « Nous devrions partir.»
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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Lun 27 Aoû - 14:51

J'écoutai attentivement la jeune sorcière en la laissant faire. Je regardai ce qu'elle fit à mon épée, étant un peu sceptique au début, mais je me retins malgré tout de toucher la lame. De même pour les carreaux de l'arbalète et les dagues. J'avais déjà utilisé du poison sur les lames et du feu sur des flèches, mais l'enchantement sur l'épée me faisait un peu peur, il fallait l'avouer. J'avais rencontré une seule sorcière dans ma vie, il y a peu de temps, et elle n'utilisait pas ses pouvoirs de la même manière.
Tandis qu'elle s'appliquait à faire tout ça, je regardai, comme elle me le disait, dans ses affaires. Des flacons, des bandes, des herbes, et bien d'autres choses qui me semblaient inconnues. Toutefois, je ne doutais pas que tout ceci pourrait nous servir. Il ne fallait visiblement pas trop sous-estimer Morrigan, bien qu'elle le cherchait. A mi-voix, je la remerciai tout de même pour l'épée et les carreaux et dagues empoisonnées. Maintenant que la nuit tombait, je pouvais mettre mon épée et son fourreau à ma ceinture. Je remis les dagues sous ma tunique et les carreaux dans un petit sac que j'accrochai également à ma ceinture. Je rattachai l'arbalète à la selle de mon cheval pour le moment.

J'écoutai les idées de Morrigan qui ne se révélaient pas mauvaises. Elle me rappela peu après qu'il fallait partir. Les portes allaient se fermer d'ici peu. Rentrer ou attendre que la nuit soit complètement tombée et revenir avec plus de difficulté ? Non, autant rentrer. Sans un mot, nous rentrâmes, et les gardes, qui changeaient de tour, ne se méfièrent pas ; il me semblait que l'un d'eux était toujours celui que nous avions croisé lorsque nous étions entrés la première fois. Enfin peu importe. Je demandai à un garde, plus loin, qui faisait un tour de ronde, où se trouvait l'auberge de la ville. Ceci était un moyen de faire croire que nous allions simplement dormir, après tout. Toutefois, nous n'entrâmes pas dans l'auberge. Je conduisis mon cheval et Morrigan dans l'étable qui se trouvait derrière, où quelques autres montures étaient attachées. Une fois là, je pouvais me permettre de parler, sachant qu'il n'y avait personne. Je baissai toutefois le ton, et étais prudent avec mes gestes. Je repris mon arbalète et mis quelques carreaux en recharge.

« Je vais passer par les toits. Essaie d'endormir les gardes, comme tu le proposais, ça devrait marcher. S'ils montrent un refus, occupe toi en autrement. De mon côté je vais plutôt m'occuper des gardes autour de la tour, il y en a un ou deux. Si tu as un problème, je te couvre derrière. Après, nous devons pénétrer dans la tour pour évaluer les armes et éventuellement en rapporter pour en évaluer la qualité et savoir qui les forge pour Narnia. Et si possible, nous devrions attendre que les gardes reviennent tous par ici pour mettre le feu et faire quelques explosions, si tu le peux. »

Normalement, il ne devrait pas y avoir tant de difficultés que ça. Les gardes étaient peu nombreux, et les avoir à l'arbalète allait être simple. Il suffirait peut-être de cacher les corps ensuite. Après quelques instants, sans prévenir, je pris ce qui pouvait être douteux dans les fontes de la selle de mon cheval, et le fourrai dans des poches au hasard. Le plus important restait les armes que je portais sur moi. Finalement, je partis, laissant Morrigan toute seule. Enfin...je la surveillerai tout de même, depuis les toits des maisons. J'avais repéré un bon chemin d'en-bas, mais peut-être que la tâche se révèlerait plus dure que je ne le pensais. Sans trop douter toutefois, je m'éloignai, arbalète à la main, regardant dans la rue si quelqu'un passait. Il y avait encore quelques hommes qui rentraient, rien de grave. J'attendis que le calme plat se fasse entendre et traversait la rue principale, et de l'autre côté, je trouvai divers appuis que j'avais repéré dans l'après-midi pour me hisser sur le toit. Avec l'arbalète, c'était plus compliqué, mais je m'en sortis.

Quelques minutes plus tard, je me trouvais sur les toits de maisons, qui étaient collées entre elles ou presque, et de même hauteur à peu près. J'avançai doucement mais sûrement en direction de la tour, repérant parfois Morrigan. Par mégarde à un moment, je dus tirer sur un soldat qui m'avait vu ; en quelques instants, il semblait déjà mort. Poison ou bien visé ? Je ne le saurais pas. Peut-être les deux. Bref, je continuai mon chemin en faisant légèrement plus attention. Lorsque j'arrivai au bout de la rangée de maisons et en face de la tour, je fis attention. Des gardes pouvaient se trouver au sommet et me voir ; je dus donc descendre et tuer immédiatement un soldat se trouvant là. Quant à Morrigan, elle était avec les gardes devant la tour, et leur parlait, une gourde à la main. Il fallait que je me rappelle de ne pas boire là-dedans... Heureusement, quelques minutes plus tard, les gardes s'effondrèrent sans bruit. Je rejoignis la jeune femme à l'entrée, aux aguets. Je lui fis alors, avec la voix la plus basse possible :

« Bien, maintenant il faut pénétrer à l'intérieur. Il se pourrait qu'il y en ait d'autres près d'ici, même si je pense qu'ils seraient venus déjà. C'est là où se trouveront la plupart des armes à mon avis. Sinon, il faudra ensuite monter en haut, en faisant attention aux gardes. Si mes estimations sont bonnes, ils devraient être une bonne dizaine au moins... »

Désolée pour cette réponse...merdique Laughing C'est incompréhensible à mon avis, n'hésite pas à me demander et me dire si quelque chose ne va pas u_u

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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Jeu 30 Aoû - 17:42

    Il était temps de se préparer. Heureusement que j'étais compétente en alchimie et que j'avais plusieurs connaissances en tant qu'herboristes, cela comblait mes lacunes magiques. Je mis du poison sur les dagues et les flèches mais, les épées, je les enchantais à l'aide d'incantation incompréhensible pour de simples mortels tels qu'Enerlio. Pendant ce temps, je l'entendais vaguement fouillait dans mes affaires. Une fois l'incantation terminé, je sentis une partie de mon énergie me quittait, je fermais les yeux et les rouvrit, ils reprirent instantanément une couleur bleuâtre. Je rendis les affaires de mon supérieur, qui me remerciait faiblement et regardait mon épée avec un petit air sceptique. Ce soir, j'allais sans doute devoir tuer un homme pour la première fois. Je me demandais ce qu'avait ressentit mon frère quand il était sur le champ de bataille. Avait-il songer que ses victimes avaient des familles ? Personnellement, j'y songeais. Par ma faute ce soir, une famille allait pleurer son père, son époux, son frère... Je comprenais leur peine, ils allaient sans doute ne jamais s'en remettre mais, j'étais obligée de servir Telmar et surtout son Roi.

    Tandis que mes pensées funestes trottaient dans ma tête, j'exposais mes idées qui semblait être au gout de mon supérieur. Mon regard papillonnait et je vis que les portes n'allaient pas tarder à se fermer, de plus, il y avait le changement de garde, la relève de nuit. C'était le moment ou jamais de partir. Nous rentrâmes discrètement et aucun garde ne nous remarquèrent. Un garde passait par hasard, nous l’arrêtâmes pour lui demandait où se situait l'auberge de la ville. Il nous indiqua le chemin et nous primes la direction donner par le garde. Toutefois, nous rentrâmes pas dans l'auberge, c'était simplement un leurre pour ne pas éveiller les soupçons sur nous mais, derrière l'auberge se trouvait une étable où nous laissâmes les chevaux tranquilles. C'est là, qu'il m'exposait son plan. Il passerait par les toits tandis que j'irais endormir les gardes, après cela, nous allions pénétrer dans la tour pour évaluer les armes et le final, je ferais explosais la tour par ci par là si je le pouvais. A cette dernière phrase je blêmis, je n'étais pas sûr de pouvoir contrôler les explosions. Enfin, qu'importe, je me devais de garder mes inquiétudes me concernant pour moi. Ernelio s'en alla, je partis à mon tour m'occupais des gardes. La tâche serait facile. Je détachais mes longs cheveux noirs, défit quelques boutons de ma chemise et sortit mon somnifère puissant que je versais dans une cruche d'eau présente dans l'étable. L'idée que les gardes allaient boire l'eau des chevaux me fit sourire et c'est avec ce sourire charmeur que j'abordais les gardes. Je n'eus aucune difficultés à les faire boire après des regards appuyées, des sourires sensuelles, un ton mielleux et des gestes aguicheurs. Idiots qu'ils étaient ils crurent à mes belles paroles. Je partis, en laissant derrière moi, des hommes heureux d'avoir vu Morphée en personne. Je sortis de ma besace une bouteille d'alcool que je vidais et laissait trainer près d'un des gardes. Une fois près de la tour, je ressortis la gourde et fis boire tous les soldats qui une fois encore n'y virent que du feu. En quelques instants ils partaient pour le royaume des songes. Je rattachais mes cheveux en nattes tressée et tandis qu'habilement la présence de mon supérieur ce fit sentir. Je me retournais en reboutonnant ma chemise tandis qu'il parlait. Il m'expliquait la suite avec une précision incroyable. Songeant que j'allais devoir me battre je sortis mon épée et ma vasque d'alcool que je versais tout autour de l'entrée de la tour, notamment la porte en bois et laissais tomber l'alcool près d'un des gardes. Ainsi, en sortant je n'aurais plus qu'à allumer le feu, cela devrait m'évitait d'utiliser mon pouvoir. Je laissais passer devant Ernelio et passait derrière lui prudemment en regardant derrière nous.
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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Sam 1 Sep - 10:39

Je regardai Nomencis verser de l'alcool par terre. Evidemment, c'était simple d'enflammer l'alcool, mais ce n'était pas bien destructeur. Je jetai un coup d'oeil à la jeune femme, commençant à douter de ses capacités. Faisait-elle ça pour simplifier et ne pas avoir à utiliser sa "magie", ou n'en était-elle tout simplement pas capable ? Je ne dis rien et préférai pénétrer dans la tour en silence, ne me posant plus la question. Il s'agissait à présent de rester calme et discret. Un lourdaud en armure qui tombait dans les escaliers ne serait, par exemple, pas du tout discret, de quoi avertir les autres gardes et laisser le temps à l'un d'eux de sonner l'alarme. Ce serait d'ailleurs le plus compliqué, lorsque nous serions en haut... J'avançai prudemment vers la petite porte en bois en face de moi, qui était à demi-ouverte. On pouvait entendre les gardes - au nombre de trois à en juger par leurs voix, peut-être un peu plus - discuter bruyamment, en train sûrement de jouer et de boire. J'avais déjà été mis comme garde, et tout le monde fait la même chose...

Deux idées me alors vinrent en tête : il aurait fallu prendre l'armure d'un des gardes assommés, tués ou endormis, et infiltrer facilement la pièce du bas et celle à l'étage. Idée non réalisable maintenant, nous de devions pas retourner en arrière, et je n'aurais pas supporté une armure pareille pour un combat censé être discret. Quant à la deuxième idée, il s'agissait à un de nous deux d'aller voir les gardes pour les attirer, tandis que l'autre s'en débarrasserait aisément. Galant, je n'allais pas proposer à Nomencis de refaire l'appât. Et je préférai ne pas trop m'appuyer sur elle pour couvrir mes arrières, elle n'avait en aucun cas fait ses preuves auprès de moi. J'oubliai donc ces deux idées et me cantonnai à mon instinct. C'est ainsi que nous arrivâmes près de la porte en bois qui tenait pas je ne sais quel miracle tant les bords étaient rongés et les gongs rouillés. Je songeai qu'il serait dur de l'ouvrir sans qu'elle ne grince. De plus, un homme plutôt corpulent semblait se tenir juste devant, riant d'un rire grinçant. Je m'approchai de lui le plus silencieusement possible, et je sentis le fouet de l'odeur de l'alcool. Ce garde était tellement abruti par la boisson qu'il ne m'entendit pas arriver à quelques centimètres de son dos. Et lorsque je le frappai d'un coup sec à l'arrière de la tête, il ne fit aucun bruit, et s'effondra mollement.

Avant que ses camarades ne réagissent, je me précipitai vers eux. Ils étaient quatre, un semblant plus calme et dans son coin. Quelques bruits de lames qui s'entrechoquent et des cris étouffés retentirent, mais rien d'assez grave pour alerter les autres à l'étage. Je m'occupai du garde devant moi, beaucoup plus entraîné, fin et malin que celui que j'avais assommé, ainsi que du silencieux dans son coin, que je préférai assommer également. Quant à Nomencis, elle s'occupait du dernier, qui était assez bien entraîné aussi, mais qui finit par être au sol après quelques instants. J'avais jugé de la "performance" de la jeune femme tout en combattant, car c'était l'un des buts de ma mission. Toutefois, dès que le calme revint, nous étions sur nos gardes, au cas où quelqu'un arriverait ou pire, sonnerait l'arme. Mais il n'en fut rien. Je soupirai de soulagement et me tournai vers le contenu de la pièce. Au centre se trouvait une table où on voyait un jeu de cartes miteux, des pièces d'or et des boissons. Je pris l'argent au cas où, et m'intéressai au reste. Il y avait plus loin différentes sections, des armoires, des penderies. Je trouvai des cottes de mailles, des épées, quelques armures basiques, des arbalètes, et bien d'autres armes et protections. Je notai le tout en songeant que je devais revenir pour prendre quelques armes, ce qui serait plutôt compliqué. Enfin, je vis quelques rouleaux de parchemin ; j'en parcourus certains, et mis le tout dans mes poches, en vrac. Il n'y avait sûrement rien de très intéressant et de secret, mais ça pouvait toujours servir pour de futures missions. Je me tournai alors vers Nomencis, parlant à voix basse :

« Il va falloir faire mieux en haut, ils sont certainement plus nombreux. Tu t'es bien débrouillée jusqu'à présent, mais maintenant, fais attention à toi. »

Je rangeai mon épée dans son fourreau et repris mon arbalète bien en main. Le poison agissait vite, pour ce que j'avais vu, et en visant bien, je n'aurais pas de problèmes. Je pouvais toujours sortir mon épée de mon autre main, et même les différentes dagues. Je pris une longue inspiration et sortis de la pièce avec Nomencis pour prendre ensuite l'escalier. J'entendis de nouvelles voix au fur et à mesure que nous avancions, mais elles étaient déjà moins calmes, prouvant que ces gardes là devaient soit être intelligents, soit se reposer. Ils n'étaient pas saouls comme les quatre d'en bas. Cette fois-ci, la porte était grande ouverte, mais la pièce était orientée de façon à ce que la porte ne soit pas vraiment visible. Je m'approchai le plus possible et fis signe à Nomencis de rester comme elle était pour le moment. Je tentai alors de capter des bouts de leur conversation, pour savoir s'ils étaient en alerte ou pas.

« Va falloir que j'y aille les gars, je dois échanger mon tour avec Etien. »

« Dis aux feignants d'en-bas de venir ici. Ca leur changera de leurs jeux et de leurs alcools. »

« Ils doivent être complètement morts, capitaine, ça sert à rien. »

Pour être morts, c'est sûr que... Je n'eus cependant pas le temps d'écouter le reste de la conversation, quand j'entendis le premier homme à avoir parlé qui venait vers la porte et l'ouvrait. Il ne nous vit pas tout de suite, car Nomencis et moi avions reculés, mais arriva le moment fatidique où il croisa notre regard, vit nos armes, et comprit que nous étions des intrus. Avant qu'il ne hurle et alerte tout le monde, il reçut un carreau au milieu de la gorge, puis un autre près du coeur, au beau milieu des poumons. Il s'écroula, le sang coulant de ses blessures et de sa bouche dans un gargouillis affreux. Je le rattrapai pour qu'il tombe sans bruit. Mais les autres avaient entendu et reconnu le son de l'arbalète, et certains se levèrent en direction de la porte. C'est parti...

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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Sam 1 Sep - 15:46

    Je me ménageais, c'était normal non mais, au regard que me lançait mon supérieur, je vis bien que lui doutait de moi. Soit ! Je montrerais l'étendu de mes pouvoirs et mes capacités même si cela impliquait des jours de convalescence. Je devais faire mes preuves auprès de cet arrogant afin de faire mes preuves auprès du roi et surtout, mon père. Car, avant tout, je servais mon père qui attendait énormément de moi. Il m'avait apprit tout ce qu'il pouvait et ne savait plus comment me tester alors, je suppose que servir le roi correctement était comme une façon de me tester. Je jetais la flasque d'un air rageur et suivit mon supérieur. Nous avancions silencieusement dans le noir, dire que je n'avais pas peur serait mentir mais, cette peur me permettait de me surpassait. Des voix graves se faisaient entendre dans la pièce. J'attendais les ordres d'Ernelio. Il semblait plonger dans une profonde réflexion dans lequel je n'osais pas le déranger. Mes sens étaient en alerte, je me savais calme mais, c'était pour mieux exploser par la suite, je devais impérativement me maitriser. A ma grande surprise, il me fit signe de rentrer par la porte, comme ça, sans plan ni rien. Je le regardais en haussant les sourcils. Notre but n'était-il pas de survivre ?!

    La porte en face de nous se trouvait en très mauvais état. A coup sûr elle grincerait si on l'ouvrait mais, je fis appel à mon pouvoir et la porte ne fis aucun bruit. Un seul indice pour savoir que je faisais appel à mes pouvoirs: mes yeux bleus qui prenait alors une teinte jaunâtre, mon supérieur ne vit rien, il partait déjà s'en prendre au lourdaud qui se trouvait près de la porte. Je le suivis en sortant mon épée car, déjà les autres gardes s'approchaient pour s'emparer de nous. Mais, leur taux d'alcoolémie jouer en notre faveur. J'esquivais et plantait ma lame dans la surface molle de chaque gardes, ils étaient quatre, soit deux chacun. Il n'en restait plus qu'un qui me prit en traitre en sortant sa dague, avant qu'il puisse me planter, je me retournais et le tua. Je fus alors tellement surprise de mon geste. Le regard de l'homme était si perturbant comme s'il venait de croiser l'Ange de la mort. Jusqu'à là je m'étais cantonnait à tuer ou assommer mais, c'était la première fois que je voyais ma victime mourir devant mes yeux. Le calme revient tandis que j'étais exposée à mes sombres pensées. Je commençais à prendre pitié de ma victime quand, le visage d'Hadriel s'imposait en mon esprit tourmentée. C'était un homme tel que lui qui avait tué mon frère. Mon regard se durcît, je poussais du pied le corps de ma victime et regardait mon supérieur faire le tour de la pièce. Il piquait l'argent, des parchemins et fouillait chaque armoires, penderies, armes. Je n'étais pas surprise car, c'était là le but de notre mission, voir le matériel narnien. Tandis que je le fixais, il se tournait vers moi à voix basse pour m'ordonner de mieux car la suite s'annonçait difficile, j'allais devoir faire attention à moi. Je ne répondis même pas et rangeais mon épée dans son fourreau.

    Nous avançâmes pour prendre l'escalier. Des voix nous parvenaient d'en haut, des voix loin d'être soul ou appartenant à des idiots. La porte était grande ouverte,la pièce était orientée de façon à ce que la porte ne soit pas visible. Une idée me venait alors mais, avant que je puisse l'exposer, Ernelio s'approchait et me fit signe de me tenir tranquille. Je contenais ma colère et fit ce qu'il me dit. C'est alors que la porte s'ouvrit, nous reculâmes afin de ne pas être visible. Or, il croisa notre regard, baissa les yeux jusqu'à nos armes et comprit que nous étions pas des amis. Avant qu'il puisse faire quoique ce soit, il reçu deux carreau empoisonnés, cela alerta les autres qui se levèrent. Si on aurait suivit mon idée, on aurait pas été obliger de faire tout ce tintamarre. Une fois encore, je me demandais comment Ernelio avait pu monter de grade avec un si petit cerveau. Enfin qu'importe, nous rentrâmes dans la pièce et l'heure du combat, sonna. Avant qu'ils puissent arriver à notre distance, je fis léviter les pierres derrière eux, celle-ci suivant mon geste et dominait par mon pouvoir, venait s'écraser sur les derniers du rang. Encore restait-il les trois premiers dont le chef qui fut surpris de voir une sorcière dans les rang telmarin. Il comprit vite qu'il allait devoir éliminer le chef soit Ernelio puis moi par la suite. Le capitaine laissa les subalternes s'occupait de moi tandis qu'il s'en prenait à Ernelio. Par tous les dieux ! Je ne pensais pas que mon entrainement aller servir un jour, j'étais heureuse de constater que j'avais l'avantage d'être agile,rapide et fine comparé aux lourdauds qui tenter de me prendre la vie. J'en assommais un rapidement en le jetant contre le mur tandis que je m'occupais de l'autre en jouant de l'épée. Fort, heureusement je l'eus. Victoire pour Nomencis !
    Ma victoire fut de courte durée quand je sentis une douleur insupportable, avant même que celle-ci me touche de nouveau, je me retournais et abatis le garde en plantant mon épée dans sa côte. J'eus le temps de souffler trois secondes et regardait comment s'en sortait Ernelio que, déjà les premiers assommés se levaient pour s'en prendre à mon supérieur. Je me levais en grimaçant de douleur et partit lui prêter main forte. Ils étaient trois sur nous, ils étaient principalement centrer sur Ernelio sans doute croyaient-ils que je m'en sortirais pas avec ma plaie or, l'un des trois compris trop tard que j'étais loin d'être aussi faible qu'ils le pensaient. Malgré la douleur et ma blessure que j’arriverais à guérir plus tard, je le fis lâcher son épée et tomber au sol avant abattre mon épée sur lui.
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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Sam 1 Sep - 20:23

A peine nous entrions que je vis des gardes s'effondrer. Je sus rapidement qu'il s'agissait de Nomencis, mais je ne pus me tourner vers elle pour la regarder un instant, que d'autres soldats se tournaient vers moi, en particulier le capitaine que j'avais entendu en second. J'étais de même rang que lui au niveau militaire, et il devait avoir maximum une dizaine d'années de plus que moi. C'est très rapidement que je compris, lorsqu'il leva son épée et improvisa quelques attaques, qu'il avait eu la formation telmarine à l'époque où Narnia faisait encore partie du royaume de Telmar. Je serrai les dents et parai ses attaques comme je le pouvais, lâchant l'arbalète qui ne me servirait pas. Mais il prévoyait mes réactions et savait comment me bloquer, si bien que nous tournions en rond à nous échanger des coups sans faire autre chose que nous fatiguer. Toutefois, la situation était mal pour moi, sachant que deux autres gardes qui avaient été assommés mais revenaient, placés de chaque côté du capitaine narnien, s'approchaient de moi avec leurs épées levées, menaçants de m'embrocher avec, ou de me faire suffisamment mal pour finir prisonnier.

En même temps, je tentai de vérifier que Nomencis s'en sortait. Je ne la portais pas dans mon cœur, mais j'étais responsable d'elle, et...je serais dans la merde si elle venait à tomber. J'entendis des bruits d'épées, un homme en armure qui tombait, un cri, et tout cela semblait m'indiquer que pour l'instant, elle était en vie. Finalement, par un effort de volonté, je repoussai brutalement une attaque du capitaine en face et fis valser mon épée avec technique et force, plus que jamais. Je dépensai toute mon énergie, j'y mis tout mon cœur, et réussis à faire reculer le capitaine. L'un des gardes restants tenta d'aider son supérieur ; je repoussai violemment le chef, si bien que son épée vola, et en profitai pour saisir une de mes dagues, et la jetai alors sur le garde qui tomba et ne se releva plus. Le temps que je fasse ça, le Narnien avait eu le temps de récupérer sa lame. Mais il ne put se relever complètement car je lui assenai un fort coup de pied pour le faire tomber. Cependant, l'épée à la main, il réussit à faire une grande et profonde entaille qui m'arracha un cri. Je continuai les coups avec l'autre jambe, visant dans les côtes. Je fis alors jouer mon épée et la plantai droit dans le cœur du capitaine avec un regard sombre. Pendant ce temps, Nomencis tuait le dernier garde.

Il n'y eut plus qu'un long silence, brisé par nos respirations coupées. Nous ne dîmes rien pendant plusieurs secondes, sans doute pendant plusieurs minutes. Finalement, malgré ma blessure qui m'empêchait de marcher correctement, je me baissai pour fouiller le capitaine, à la recherche de parchemins plus importants que ceux trouvés en bas. Il n'y avait qu'un bout, mais pour ce que je lus, il s'agissait d'un ordre qui méritait d'être vérifié. Il concernait justement l'approvisionnement d'armes à Beaversdam depuis Beruna. Voilà donc qui était intéressant... Je le mis dans mes poches, m'assurant qu'il ne tomberait pas, puis je récupérai ma dague sur le corps d'un des gardes. Je m'approchai comme je le pus de la petite fenêtre de la tour, qui donnait sur l'ensemble de la ville. Au début, tout semblait calme, mais je vis alors du mouvement plus loin. Des gardes s'approchaient. Je songeai alors qu'il devait y avoir la relève à un endroit, et que l'un des gardes que nous avions tués devait y aller ; les autres étaient en alerte, sans savoir ce qu'il se passait vraiment. Mais ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'ils ne trouvent les corps et comprennent qu'il y avait des intrus. Nous devions les attirer par ici tout en restant cacher, et finir par détruire cette satané tour.

« Il faut se dépêcher, les autres gardes ne vont pas tarder à comprendre ce qu'il s'est passé ici. »

Sans faire attention à la douleur qui me tiraillait la jambe, je pris la bouteille d'alcool posée sur la table autour de laquelle étaient assis le capitaine et ses gentils gardes, et la versai entièrement. Je saisis ensuite une torche accrochée au mur et la baissai jusqu'à ce que le feu se propage sur l'alcool et sur les corps. Ce n'était pas respectueux de les faire brûler, il aurait fallu garder les corps avec leurs épées, mais l'heure n'était pas au respect et à la pitié. Je soupirai et entrainai Nomencis à ma suite, en descendant l'escalier, après avoir récupéré mon arbalète. En bas, je pris une épée narnienne de base parmi toutes les autres, sachant qu'elles étaient pareilles, et donnai quelques dagues, poignards et autres lames, ainsi que des carreaux d'arbalète, à la jeune Telmarine. Nous pourrions toujours nous en servir dans le pire des cas, mais nous devions surtout les rapporter.

« Qu'est ce que tu penses pouvoir faire à cette tour ? Le feu ne va pas faire grand chose à la pierre, il va rapidement s'éteindre sans rien détruire... »

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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Lun 3 Sep - 16:06

    Nous étions repérés, à nous de nous débrouiller puis survivre face à quoi... cinq gardes ?! Je me voyais déjà inanimée sur le parvis mon sang qui tacherait le sol. Je jetais un regard noir à mon supérieur mais, celui-ci ne le vit pas car, déjà les gardes nous attaquaient. J’eus la bonne idée d'assommer quelques un tandis que les autres se jetaient sur nous tel des bêtes sauvages assoiffés de sang. Le capitaine eu la bonne idée de s'en prendre à Ernelio tandis que les autres visiblement peu habitués de combattre une femme, s'approchaient de moi. Ils furent tout d'abord très gentils avec leur coups, cherchant sans doute à me déstabiliser mais, une fois que je montrais l'étendue de mes capacités, ils cessèrent toutes galanteries et m'attaquèrent sans me ménager.
    Je fus par ailleurs blessée. Ma respiration se coupa net sous la surprise et la douleur. Une douleur stridente, sombre, qui me fit blêmir. L'homme qui venait me blesser en tout cas, n'eut pas le temps de souffrir. Je repris une respiration plus stable et jetais un regard à mon supérieur qui était mal en point, je partais à son aide.

    Le capitaine semblait fort, visiblement aussi bon combattant qu'Ernelio, non en faite...ils avaient le même style de combat. Enfin, le capitaine s’échouait sur le sol, sans vie, rejoignant ses subalternes. Le silence me surprit autant que nos respirations saccadées. Nous étions en pause, afin de retrouver une respiration normales, mon regard glissait vers mon supérieur et je remarquais que je n'étais pas la seule à être bien amochée. Je retirais ma mains sur ma blessure et regardais mon sang qui coulait encore dut au rythme déchainée du combat. Tandis que je restais immobile à souffrir en silence, Ernelio se levait pour faire les poches du capitaine et partit vers la seule fenêtre de la tour. Dans son regard je devinais que quelques chose clochait (en dehors du fait que nous étions blessés, chez l'ennemi.) D'ailleurs, il m'ordonnait de se dépêcher car, les gardes n'allaient pas tarder. Je me relevais en grimaçant de douleur tandis qu'il enflammait les corps sans vie. Je n'eus pas le temps de lui dire que j'étais blessée que déjà il m'entrainait à sa suite dans la tour. Étrangement, mes sens étaient en alerte, je sentais un danger venir... un danger proche. J'étais blessée, épuisée, à fleur de peau et sentais que d'un instant à l'autre, je ne finirais par lâcher le flux de pouvoir et énergie qui me restait. Durant ce temps, Matias Ernelio, piquait dans la réserve des armes, qu'il me fila aussi dans les mains. Je lui jetais un regard noir mais, ne bronchais pas. Il me demanda alors, ce que je pouvais faire avec la tour. Même dans des situations critiques il m'agaçait.


    « Vous commencez à m'agacer, je sais ce que j'ai à faire mais, si nous pouvons sortir d'ici serait mieux. »


    Je lui mis les armes dans les mains et m'apprêtais à incanter quand nous furent surpris par les gardes. Enfin, ce fut le moment fatidique, je n'eus pas le temps de prévenir, de dire ouf ou autres que mon pouvoir en profitait pour se manifester seule. Il eut tout d'abord des flammes, puis des explosions, une odeur de souffre et les pierres qui tombait. J'étais en panique car, je savais que la tour aller finir par s'écrouler et ... nous étions dans la tour. Je ne contrôlais plus rien mais, peu importe, j'attrapais la mains d'Ernelio et incanter un sort pour nous faire sortir de là.
    En l'espace de quelques secondes, nous étions dans la foret. Je n'eus pas le temps de remarquer que j'avais vider mon énergie ni de voir que je mon nez saignait que ce fut un trou noir.
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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Lun 3 Sep - 19:58

« Surveille ton ton et tes mots. Même maintenant, je peux te laisser pourrir ici entre les mains puantes et grasses des gardes ! »

Même si je savais que ça ne servirait à rien, j'avais tenu à remettre la petite miss sorcière à sa place. Elle était sous mes ordres et devait me répondre quand je posais une simple question, ce qu'elle n'avait d'ailleurs pas fait. Si une débutante commençait à s'énerver contre moi, ça n'allait pas le faire. Nomencis ne me répondit pas, et me jeta pratiquement les armes narniennes que j'avais pris. Je soupirai et attachai les dagues avec les miennes, sachant que je pourrai facilement les reconnaître, et glissai l'épée volée sous ma ceinture avec son fourreau, en espérant que ça tienne. C'est alors que des gardes apparurent à l'entrée de la tour. Je tirai sur l'un d'eux avec mon arbalète, manquant de peu Nomencis qui gigotait dans tous les sens. Je n'eus pas le temps de lui dire quoi que ce soit que tout se mit à brûler dans tous les sens. Il y eut une explosion derrière nous, manquant de me cramer. Puis des tremblements commencèrent à secouer le sol puis la tour en elle-même, jusqu'à ce que de la poussière puis des blocs entiers de pierres tombent tout autour de nous. Je sentis soudain une main, sûrement celle de Nomencis, m'attraper, et je ne sais par quel miracle, nous étions en dehors de la tour. Mais aussi en dehors du village. A vrai dire, nous étions au milieu des arbres.

Je retombai alors violemment sur ma jambe blessée et m'effondrai mollement. J'entendis un autre bruit de chute, m'informant que Nomencis avait fait de même. Toutefois, contrairement à moi, elle ne se releva pas. Je m'approchai d'elle, la voyant très pâle, tremblante, le nez saignant. Elle semblait s'être évanoui, sans doute la fatigue. On m'avait dit que la magie avait un prix - celui de l'énergie vitale. Nomencis n'avait pas été maline, bien qu'elle nous ait sauvé la vie... Pendant quelques minutes, je restai assis, tentant de calmer la douleur de ma jambe comme je le pouvais, examinant la plaie et essayant de deviner où nous étions. J'espérais que nous n'étions pas à l'autre bout de Narnia, mais j'en doutais. Nomencis n'aurait pas eu assez de forces pour ça. Après évidemment, je ne m'y connaissais pas, et ne voulais pas en savoir plus. Voyant que la jeune femme ne se réveillait pas, je fouillai aussi discrètement que possible ses poches pour savoir si elle n'avait pas des choses utiles - bandages, nourriture, eau ou vin. Évidemment, c'est là que je me rendis compte que nous avions laissé les chevaux à Beaversdam, avec la nourriture, les papiers officiels et importants. Comment allions-nous rentrer ? Je supposais qu'il ne valait mieux pas compter sur elle et son énergie pour nous guérir et nous faire pousser des ailes.

Je tentai de faire un bandage très serré avec un bout déchiré de ma tunique, mais il fut vite trempé de sang et me faisait plus mal qu'autre chose. J'essayai ensuite de porter Nomencis, au moins pour bouger un peu et repérer l'endroit où nous étions, mais après une dizaine de minutes, je commençai à fatiguer et songeai que je ne pourrais pas aller bien loin ainsi. Il fallait retrouver les chevaux. Mais me connaissant, je ne pourrais pas attendre que l'autre se réveille. Après une longue réflexion, j'allai, toujours avec Nomencis dans les bras, vers une belle clairière près de laquelle coulait un petit ruisseau. Là-bas, je nettoyai ma blessure avant de tenter un nouveau bandage, et fis de même avec la blessure de la jeune sorcière. Peu loin, un cerf passa, et grâce à mes réflexes et à mon arbalète toujours chargée, je réussis à le tuer. Extraire la viande du cadavre fut plus difficile, mais j'avais déjà fait ça dans le passé. Il fallait avouer que là, nous aurions de quoi manger si nous devions repartir à Telmar à pied... Mais non, je voulais ma monture. Je découpai donc des morceaux de viande que j’empaquetai dans d'autres morceaux de ma tunique inférieure - bousillée bien entendu. Encore un peu plus loin, je vis quelques pommiers qui poussaient de façon sauvage. Je cueillis quelques pommes, en mangeai une, en gardai une autre et laissai le reste à Morrigan. Je me décidai finalement à laisser la Telmarine ici, songeant que personne ne songerait à s'en prendre à une jeune femme seule.

Après quelques kilomètres de marche, je me rendis compte que nous n'étions pas si loin que ça de Beaversdam. Je pus me repérer grâce aux étoiles, bien que je ne sois pas parfait dans cet art. Peu de temps après, j'atteignis la ville. Le visage sale, les vêtements noirs et déchirés à quelques endroits, les cheveux en bataille, la blessure qui continuait de saigner un peu, personne ne me reconnut, et on me prit seulement pour quelqu'un qui cherchait à se faire soigner. On m'informa de "l'accident" de la tour, et je pus voir qu'en effet, elle était bien détruite. Discrètement, je récupérai mon cheval qui se trouvait toujours dans l'écurie de l'auberge. De même que je pus récupérer le cheval de Morrigan, qui se trouvait dans l'écurie de la ville - bien que j'eus plus de mal à le reprendre. Pour ne pas avoir l'air suspect, je payai les soins d'une guérisseuse qui fit ce qu'elle pouvait pour ma blessure, et repartis rapidement de la ville. Une fois sur ma monture, l'autre accrochée à la mienne, je pus rejoindre très vite Nomencis. Celle-ci était réveillée lorsque j'arrivai, et à son regard, je sus qu'elle n'était pas spécialement de bonne humeur. Sans y faire attention, je descendis, attachai les chevaux à un arbre, et m'assis près d'un petit feu qu'elle avait fait.

« Quoi que tu en penses, j'ai jugé préférable de récupérer les chevaux, en attendant que tu te réveilles. J'ai au moins pu vérifier que notre mission était accomplie correctement, bien qu'elle ne se soit pas déroulée comme je l'aurais voulu. Mais après tout, la tour est détruite, j'ai les renseignements qu'il me faut, et nous sommes toujours en vie. Quand tu seras prête, nous lèverons le camp. »

Voyant la viande de cerf non utilisée, je soupirai et la mis à cuire. Je devais avouer que je mourrais de faim et qu'une pomme ne m'avait absolument pas rassasié. Je retournai ensuite près des chevaux, pris les gourdes dont nous disposions toujours et les remplis d'eau claire venant de la rivière. J'en profitai aussi pour nettoyer mon visage, me rafraîchir un peu et boire de tout mon soûl.

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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Mar 4 Sep - 12:33

    Alors que nous étions blessés, sans doute recherchés par la milice, nous trouvions encore le moyen de nous disputer. Il me menaçait, ce qui me rendit plus furieuse. On ne menacer pas un Nomencis, surtout pas moi... Il allait vite se rendre compte comment mon père et moi étions redoutables. De rage, je lui jetais les armes narniennes dans les bras et tentais de me calmer pour ne pas tout faire foirer. Les gardes en profitèrent alors pour débarquer à l'improviste, je fus tellement surprise quand une fraction de seconde je lâchais les rennes de mon pouvoir et.. celui-ci prit un malin plaisir à laisser libre court à son imagination. Il eut l'odeur de souffre, des explosions, le feu partout et le sol qui tremblait, les murs en pierres qui tombaient, je compris très vite ce qui allait nous arrivaient si nous partions pas rapidement. Je pris la mains d'Ernelio et incantais avec la dernière énergie qui me restait.
    Il eut un tourbillon, un air frais et nous nous retrouvâmes parmi...les arbres ?

    Je n'eus pas le temps de vérifier que déjà je m'évanouissais. J'avais dépassée mes limites et déjà je m'engouffrais à la porte de l'Avenir. Il faisait clair, puis sombre, il y avait de la musique, il faisait bon, des tas de couleurs étaient présentes sans doute des personnes mais, tout était...flous. Soudain, je vis Hadriel, je courrais après lui, il m'échappait alors, je hurlais son nom mais, trop tard, il avait disparut me laissant seule parmi les couleurs dansantes, j'étais désespérée, si seule, si remplis de haine car, une fois encore il me laissait. Je sentis alors une mains sur mon épaule, c'était Hadriel, je me relevais trop heureuse de pouvoir le voir mais, une fois debout, il avait disparu encore... à la place, se trouvait Mordwyn. Je lui pris sa mains et regardais autour de nous.J'étais comme paralysée, le petit ne cessait pas de me secouait la main comme si un danger était proche, puis d'un seul coup il eut des explosions, des cris, des combats, il n'y avait rien de réjouissant, je sentais la peur de Mordwyn, je décidais de le prendre dans mes bras et de l'emmenait loin d'ici. Nous nous retrouvâmes dans la forêt de Telmar, le père du petit était là, il appelait son fils qui partit aussitôt dans ses bras et tous les deux me laissèrent seule...

    Je me réveillais d'un seul coup en panique, au bord de l’asphyxie comme si auparavant je m'étais noyée. J'avais mal, partout ! Ma tête résonnait, mes membres semblaient se disloquaient, ma blessure me bruler mais, le pire était bien ma tête. Je pris ma tête entre mes mains et tentais de retrouver une respiration plus régulière comme mon père m'avait apprit. Au bout de quelques minutes, je respirais enfin normalement. J'entendis un bruit vers moi, je relevais la tête, c'était Ernelio, avec nos chevaux, je lui jetais un regard noir et me relevais avec difficultés.

    « Partons maintenant, j'ai besoin de soin et pas celui d'un guérisseur. »

    répondit-je en sous-entendant que j'avais surtout besoin d'un puissant sorcier pour ma régénération. Je le regardais mettre à cuir un morceau de viande, je lui rendais sa pomme et partit comme lui à la rivière pour nettoyer tout le sang poisseux sur mon visage. L'eau clair fut comme une bénédiction pour moi, j'en lâchais un soupir de soulagement.


    « Vous pourriez manger en cours de route ? J'ai réellement besoin de soin et vous aussi. Je ne peux pas nous guérir de plus, nous sommes encore en territoire ennemis, la milice va se mettre à notre recherche, je n'ai pas envie d'être obliger de vous sauvé la vie, une seconde fois. »

    lui dis-je en sous entendant que si nous étions pas parmi les gravats c'était bien grâce à moi. J'avais quand même mis ma vie en danger pour le sauver lui ! J'espérais un minimum de reconnaissance de sa part.
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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Mar 4 Sep - 19:52

Tandis que je commençais à faire cuire un peu de nourriture, la miss-je-me-prends-pas-pour-de-la-merde se remit à râler. Qu'est ce qu'elle était bien quand elle était évanouie dis donc ! Je soupirai sans cacher mon exaspération, et ne pus me retenir à sa deuxième remarque, surtout à la fin. C'était la meilleure ça, elle croyait avoir tout fait et sauvé ma vie ? J'éteignis le feu en jetant violemment de l'eau dessus, et commençai à rassembler nos affaires sur les chevaux. Je ne dis rien pendant quelques minutes, le temps de tout ranger, et me tournai ensuite vers Nomencis. Que je sois son supérieur, son égal ou son inférieur, j'aurais quand même dit ces mots et usé ce ton. Elle m'exaspérait vraiment et si elle continuait comme ça, mon humeur jouerait sur le report de la mission au roi. Tant pis pour elle.

« La nourriture n'était pas pour moi, mais pour toi. J'ai chassé comme je le pouvais pour trouver de la viande, et j'ai cherché des fruits, sachant que tu étais affaiblie et aurait besoin de manger. Je t'ai transporté sur plusieurs kilomètres dans cette maudite forêt sans savoir où j'allais pour trouver le meilleur endroit, avec un cours d'eau, loin des routes. Et enfin, sachant que nous ne pourrions pas marcher jusqu'à Telmar, j'ai pris le risque de retourner à Beaversdam pour aller chercher les chevaux, alors que je pouvais être découvert et que je n'aurais aucune chance de m'échapper à cause d'une blessure. Tu parles de m'avoir sauvé la vie ? Tu as d'abord sauvé la tienne, après avoir perdu tout contrôle ! Alors tu sais quoi ? Si il nous arrive quelque chose entre ici et Telmar, tu n'auras qu'à sauver ta petite vie toute seule, ne t'occupe pas de la mienne, et je ne m'occuperai pas de la tienne. »

Je finis de tout empaqueter sur les chevaux, et montai sur le mien - non sans difficultés, malgré le fait que j'ai été soigné déjà - sans attendre Nomencis. Elle n'avait qu'à se dépêcher, puisqu'elle semblait si pressée de quitter les lieux ! Je ne jetai même pas un regard en arrière, et fis aller ma monture vers la route, que j'avais repéré en retourner à Beaversdam. Je ne souhaitais pas la suite, car elle serait dangereuse, mais nous devions rester assez proches pour ne pas nous perdre. J'avais certes une carte, mais les forêts sont dangereuses elles aussi... Rester entre les deux seraient une bonne idée, enfin la meilleure que je pouvais trouver à ce moment-là. Je ne voulais même plus écouter Nomencis, et espérais qu'elle ne dirait rien, histoire de ne pas m'énerver plus sur elle. Mais je savais qu'elle finirait par l'ouvrir, c'était obligé.

« Ça m'arrangerait que tu dormes encore. Tu ne pourras pas te plaindre de ne pas avoir eu de repos au moins. »

Je lâchai ça en entendant Nomencis être derrière moi, râler et soupirer assez fort pour que je l'entende. Si elle ne se taisait pas ou dormait, c'était moi qui allais la forcer à rester tranquille sur sa monture en l'assommant. Je soupirai à mon tour : j'étais plutôt fatigué et dormir un peu ne m'aurait pas dérangé. De plus, la guérisseuse m'avait seulement bandé la blessure, mais elle me faisait un mal de chien ! Chaque mouvement du cheval faisait bouger ma jambe et m'arrachait une grimace de douleur. J'avais juste envie de m'endormir un petit moment, me reposer, pendant à autre chose, et reprendre le chemin en pleine forme. Mais dans un sens, Nomencis n'avait pas tord. Bien que je doute que les soldats narniens ne nous trouvent dans l'endroit que j'avais choisi, nous devions nous éloigner tant que nous étions encore au milieu de la nuit. La complication viendrait à l'approche des montagnes : elles étaient sombres, dangereuses, remplies de bêtes affamées en tout genre, il y avait de grands risques de se perdre ou de tomber dans un ravin.

« Quand je dirai qu'il faut s'arrêter, nous le ferons, pas de négociations là-dessus. »

Sans ajouter un mot de plus, nous continuâmes de prendre un petit chemin parallèle à la route principale, en direction de l'Ouest. Il nous restait encore plusieurs heures de route... Rien qu'à y penser, je frissonnai ; il fallait aussi dire que le froid tombait, et que le vent semblait commencer à se lever.

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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Dim 16 Sep - 12:51

    Mon regard brillait d'une colère noire, comment osait-il me parler sur ce ton ?! Supérieur ou pas, il avait le droit de me remercier pour ce que j'avais fais ! C'était une andouille qui gouvernait les soldats de Telmar, encore heureux que le roi n'était pas incompétent comparé à ce "Seigneur" .

    « Votre machisme vous empêche de me remerciez ? Si j'avais vraiment voulus sauvé ma vie, je vous aurais laisser débrouiller seule dans la tour en restant en bas et faisant exploser la tour avec vous dedans. Puis je n'ai pas perdu contrôle, j'ai étais surprise par les gardes ! »

    Je tournais les talons pour fulminer ma rage ailleurs qu'avec lui. Je détestais qu'on me rappelle à quelle point je n'étais pas en harmonie avec ma magie mais, je détestais encore plus que ce soit ce Ernelio qui me le rappelle. Il ramassait ses affaires et grimpais sur son cheval, je fis de même et le suivit en restant bien derrière. Très en colère contre lui, je n'étais pas prête à lui parler comme si de rien n'était. Tandis que je m'enfermais dans un mutisme, Ernelio me fit savoir qu'il serait heureux que je dorme pour ne pas que je vienne me plaindre par la suite. Je sifflais de rage entre mes dents.

    « Oh mais, ce n'est pas moi qui voulait rester me reposer un peu il y a peine cinq minutes. » répliquait-je avec sarcasme. « En tout cas, je dormirais qu'une fois en lieu sûr. Je n'aimerais pas tomber dans un guet-apens .»

    Je me sentais pas du tout en sécurité et ce sentiment d'insécurité me permettait de restait en alerte et éveillée. La douleur qui me tiraillait au plus profond de moi-même, qui me tordait ne me laissait pas non plus le choix que de rester debout. Chaque respirations me couter et me faisait soupirer de rage mais, surtout de douleur. Ernelio poursuivit son petit rôle de capitaine minable en ajoutant que lui seul déciderait de quand ils s'arrêteraient et qu'il me laisserait pas le choix. Je levais les yeux aux ciels mais, ne répondit même pas. Si ça l'amusait d'abuser de jouer les petits chefs c'était son problème, personnellement, je n'étais pas du tout d'humeur joueuse. Je songeais que plusieurs heures de route nous séparait de Telmar, sans parler que le vent aller se lever, qu'il allait faire froid. D'ailleurs, comme pour répondre à ma pensée, une brise s'engouffra sur ma nuque et me fit frissonner. Je n'avais pas songer à cette éventualité d'avoir froid et n'avait donc rien emmener. Tant pis, je ferais sans, il fallait absolument que je me concentre, aussi je donna un petit coup de talons pour signaler à mon cheval de se rapprocher d'Ernelio. Cela devait se voir que je n'étais pas sereine car, je ne cessais de tripoter les rennes de mon cheval et jetais tout autour de moi des regards inquisiteurs.
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Matías Ernelio
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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Dim 23 Sep - 20:50

Je ne fis pas attention à Nomencis et l'oubliai. Je préférais me concentrer sur ces lieux étrangers. Déjà, il fallait faire attention aux soldats Narniens qui pourraient nous chercher, mais j'en doutais, puisque je ne m'étais même pas fait prendre en retournant à Beaversdam. Quels incompétents... Chacune de mes missions à Narnia me le confirmait. Je me demandais comment les souverains qui s'appelaient "Juste", "Douce" ou "Vaillante" avaient pu vaincre des Calormènes ou des géants il y a des siècles de cela, si l'on en croyait les légendes. Narnia était à portée de main presque... Peu importe, Narnia ne serait pas exactement le problème. Mais on murmurait que dans les forêts, même dans celles de ce pays qu'on dit magique et accueillant, on trouvait des créatures horribles, dans le genre loup-garou, vampire, morts-vivants. N'en n'ayant jamais vu de mes propres yeux, j'étais assez réticent à croire ces fables destinées à faire peur aux enfants, mais ce n'est pas pour autant que je n'étais pas méfiant. Compliqué.

Je ne dis rien, ne fis rien, restai calme et prudent, les sens aux alertes. Après un long moment, peut-être une heure, peut-être plus, je sentis l'odeur de fumée, et surtout l'odeur d'un village. Après avoir rapidement réfléchi, je sus que nous étions proches de Chippingford, et qu'il valait mieux contourner la ville du mieux possible. Il ne nous fallut pas longtemps pour dépasser Chippingford et ne plus la voir ni la sentir. Nous allions bientôt être de nouveau en territoire telmarin. Restait le problème des créatures. Même si il n'y avait rien de magique, je savais parfaitement par contre que des animaux sauvages et assoiffés de sang vivaient dans ces montagnes. Avec un escorte de soldats, je n'aurais pas été aussi méfiant et...effrayé, mais il fallait dire que j'étais blessé, affaibli, fatigué, de même que Nomencis que je préfèrerais assommer plutôt que de lui demander d'utiliser sa magie.

Nous reprenions à peu près le même chemin pris à l'aller, mais le noir complet de la nuit et l'ombre oppressante des hauts monts m'empêchaient d'en être sûr. De toute manière, nous allions débarquer à Telmar, et une fois les montagnes derrière nous, il ne serait pas dur de retrouver le bon chemin. Un brusque envol d'oiseaux me fit sursauter et me concentra à nouveau sur la route. Je ne devais penser à rien d'autre, et encore moins à des pensées qui pourraient me conduire à une réflexion trop poussée ou pourraient me donner envie de m'endormir. Je n'étais pas fatigué à ce point, mais on ne sait jamais... La concentration est la clé de tout. Montagne à droite, montagne à gauche, ombre imposante d'un vieil arbre, passage furtif d'un écureuil, cliquetis de harnachement des chevaux, respiration, bruit nonchalant d'un cours d'eau qui coule. J'avais l'impression de voir la même chose, encore et encore. A l'aller, j'avais pu penser à un plan, réfléchir au rôle de Nomencis que je ne connaissais pas bien, et bien d'autres choses non importantes. Là, je préférais vraiment ne pas me perdre, et je ne comptais pas sur l'autre fille derrière qui passait son temps à se plaindre. En parlant de ça...

« Tu as vraiment besoin d'aller directement à la capitale, ou on peut faire un arrêt avant, le temps d'être soignés et changés un minimum ? »

J'avais brisé un silence qui durait depuis un long moment, et je tressaillis à l'idée que quelqu'un ou quelque chose ait pu nous entendre dans ce calme éloquent. Je me dis presque immédiatement que ma réaction était stupide, lorsque j'entendis soudain des bruits lointains étrangers. Au milieu des montagnes et des petites vallées, ces mêmes bruits résonnaient, et ma voix finissait ses échos au fin fond des monts. Je fis arrêter mon cheval et intimai à Morrigan de faire de même. Il y avait des bruits de sabots, des hennissements, des voix étouffées et basses mais distinctes. Était-ce des Narniens ? Peu d'entre eux osaient traverser ces montagnes, sachant que les ennemis se trouvaient derrière. A moins que comme Nomencis et moi, ils étaient des espions, des saboteurs, ou autre. Ou peut-être des soldats qui nous poursuivaient, ayant retrouvés notre trace. Je scrutai la nuit à la recherche de formes secrètes. Soudain, les bruits se firent discrets avant de disparaître. J'attrapai alors mon arbalète, que je chargeai, toujours en observant l'obscurité du côté Narnien.

[Voilà, désolée du retard encore OO au final j'ai pas trop avancé, si tu veux que j'en rajoute un peu, ou si ça t'inspire pas, dis le moi Wink]

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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Dim 14 Oct - 23:13

    Les lieux nous étaient étrangers, donc hostiles. J'étais inquiète. Songeuse je m'accordais la délicieuse idée d'un lit au draps frais et propres, d'un bons repas chaud qui m'attendait chez mon père. Si seulement nous pouvions avancé plus rapidement. Je levais les yeux au ciel et cessa de me tourmenter l'esprit pour rien. La mission à Narnia fut un jeu d'enfant or, tout le monde savait que les forets étaient réputées pour être dangereuse. Que ce soit à Narnia, Telmar ou d'autres contrés bien des mythes existaient autour des forets et très franchement je n'étais pas impatiente de savoir si les mythes reflétaient la réalité. Les mythes & les légendes, j'y croyais. C'est pour cette raison que je n'étais pas tranquille. Si jamais cette mission prenait un tour plus funeste j'aurai raté pleins d'occasion tel que adopter Mordwyn et me perfectionner dans la magie. C'était étrange que parmi mes objectifs, il ne figure pas l'idée d'un mariage mais, je n'étais pas comme toutes les jeunes filles de mon village qui ne pensait qu'à avoir une vie de famille paisible et régulière. C'était comme ça depuis toujours, je me voyais en voyageuse, en sorcière confirmée, en sœur pour Mordwyn mais,pas en épouse bien sage et fidèle à attendre son époux au plus grand désespoir de mon père. Qui espérait mourir en me voyant « entre de bonnes mains. » Mais, qui voudrait d'une petite noble, sorcière et tourmentée qui plus es ? Personne, c'est pour cette raison que mon père était aussi désespéré car, il y avait très peu voir aucune demande de mariage pour ma plus grande joie.

    Nous parcourûmes plusieurs kilomètres, au bout d'une heure ou peut-être plus, l'odeur du fumée arrivâmes vers nous. Cette odeur était accompagné d'une odeur de nourriture qui me rappela à quel point j'avais faim, la tentation était forte mais, je suivis mon supérieur et contourna le village et les bonnes odeurs de ragout. Nous continuâmes notre route, entre temps ma faim avait disparu. La foret se faisait plus dense, plus hostile, mes sens quand à eux commencer à se lasser. Je papillonnais du regard pour ne pas m'endormir et restait éveillée. Parfois, un bâillement me prenais mais, je tenais bon. Ernelio semblait plus inquiet et stressé. Je le comprenais moi aussi je l'étais, d'ailleurs je rapprochais mon cheval du sien et posa un regard sur lui. La nuit était sombre, noir, ce n'était pas la pleine lune c'est pour cette raison qu'on ne voyait plus rien. Un brusque envol d'oiseaux nous firent sursauter, cela eu le don de me réveiller correctement. Une légère brise termina le vol des oiseaux. Mes yeux étaient grand ouvert et mes sens de nouveau en alerte. Je regardais tout autour de nous et voyait toujours la même chose, c'était comme dans un désert. Toutefois, celui-ci était pourvu d'âme invisible, d'ombres obscures et autre choses hostiles voir dangereuses. Ernelio prit la parole pour me demander s'il était possible de s'arrêter avant.

    « Peu importe où on va, du moment qu'on quitte cette foret et qu'on se retrouve en lieu sûr. » répondis-je. « Je regrette presque les gardes narniens... » grommelais-je tout bas.

    Le silence était pesant, je préférais encore l'agitation des villages ou des villes plutôt que ce silence inquiétant. Je fixer la route et soudainement, Ernelio s'arrêta brusquement, je fis de même et le fixer inquiète, interrogatrice. Je compris alors l’intérêt de ce brusque arrêt, des bruits de sabots, des hennissements, des voix étouffées,basses mais distinctes ce faisaient entendre. Je fronçais les sourcils, les bruits avaient disparus aussi vite qu'ils étaient apparus. Le chef de bande sortit son arbalète, je tirais ma dague et fixer l'obscurité du côté de Telmar tandis qu'Ernelio regardait côté Narnia.
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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Sam 3 Nov - 20:40

Je scrutai tant bien que mal chaque recoin des montagnes et arbres qui nous entouraient. Mais la fatigue et la très faible luminosité m'empêchaient de pouvoir distinguer quoi que ce soit, et je savais que forcer sur la vision ne servirait à rien. Je tentai donc de mettre en éveil mes autres sens, notamment l'ouïe. Si un nouveau bruit sortait et se répandait en écho, je saurais repérer la source rapidement. A côté, Nomencis faisait de même. Mais après un long, très long moment où rien d'extraordinaire ne sembla se passer, je tendais à croire que je m'étais peut-être affolé pour rien, que la fatigue m'avait rattrapé. Non, avoir des hallucinations à ce point, ce n'était pas possible ; et Nomencis avait aussi bien entendu que moi.

Alors que j'abaissai mon arbalète, des hommes sortirent brusquement de la nature environnante, et nous fûmes bientôt encerclés. Je remis mon arme en place, et pourtant, je savais qu'il valait mieux ne pas l'utiliser. Il était au moins six, et si l'un de nous deux tirait ou utilisait son arme, les adversaires se chargeraient très gentiment de nous planter une épée, une flèche ou un carreau dans le dos. Ils ricanèrent alors, et l'un deux sortit : « Comme si deux Narniens allaient nous échapper, tiens ! Vous vous sentez moins fiers là, hein ? » J'ouvris alors de grands yeux, et finis par éclater de rire. Mais quels idiots ! A en juger par leurs armes, leurs tenues et surtout leurs langages, il ne s'agissait que de pauvres gardes Telmarins. Nullement impressionné soudainement, je descendis tranquillement de cheval, et marchai vers celui qui avait parlé, qui semblait être le chef de la bande. Je sortis mon épée de son fourreau et me plantai devant le garde.

« Examine bien cette épée. J'espère pour toi que tu n'es pas ignorant. »

Le chef riait moins d'un coup, et commençait à douter. Il n'abaissa pas son arbalète, mais saisit vivement mon arme et la regarda à la lumière de la lune, comme il put. Après un long moment durant lequel il essayait de déchirer les écritures sur le pommeau et le début de la lame avec une expression particulièrement idiote, il sembla surpris et me fixa, muet. J'attendis patiemment qu'il comprenne la vérité. Il finit par ordonner de baisser les armes, et me rendit mon épée en bredouillant des excuses. « Assez. Sommes-nous loin de la frontière encore ? » En réalité, nous étions assez proches, et ces hommes étaient les gardiens de la frontière. En ces temps, la sécurité était renforcée, histoire qu'un espion Narnien ne passe pas. Ils nous avaient aperçus au loin et nous avaient pris pour des ennemis. A présent, ils savaient parfaitement à qui ils avaient affaire.

Nous continuâmes donc notre chemin, silencieusement, laissant les gardes derrière nous. Après presque une demi-heure, nous arrivâmes enfin sur le territoire telmarin. Nous n'étions pas sur mes terres, mais sur celles d'à côté. Une ou deux heures de plus suffiraient pour atteindre ma demeure. La fin du retour se fit silencieusement, je n'avais même pas envie de lancer une pique à Nomencis, bien que les gardes m'aient redonné l'envie d'insulter le premier idiot que j'aurais sous la main.
Après finalement une petite heure, nous fûmes sur mes terres ; une demi-heure plus tard, nous étions en face de ma demeure. Là-bas, des gardes et des valets se chargèrent de conduire les chevaux, de sortir tous les documents et preuves importants, et surtout de nous mettre à l'aise. Je donnai une servante temporaire à Nomencis, puisqu'elle avait tout de même un certain rang. Nous nous quittâmes sur ces dernières paroles : « Demain, il nous faudra faire le rapport de la nuit. Après ça, je te laisserai tranquille. »

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MessageSujet: Re: PV Matt ~ The destruction Stronghold   Dim 4 Nov - 21:05

    Nous devenions complétement paranoïaques enfin, Ernelio le devenait me forçant donc à l'être et quand le calme fut de revenu, je lui lançais un regard qui sous-entendais beaucoup de choses. Je rangeais mes armes tandis qu'Ernelio baissait simplement son arbalète. Il eut raison de ne pas faire comme moi car, en un éclair nous nous retrouvâmes encerclés par six soldats. Je ne tentais même pas un mouvement de rébellion, cela était inutile exception si nous voulions voir la mort un peu plus tôt. Je leur lançais des regards méprisants tandis que celui qui semblait être le chef de clan prenait la parole. Ernelio et moi-même ouvrirent grands nos yeux, mon supérieur se permis même d'éclater de rire tandis que je lever les yeux aux ciel. Ainsi, nous étions tomber sur nos propres congénères. Ernelio descendit de son cheval quand à moi, je préférais rester dessus de peur de m'effondrer en descendant. Ce serait la honte devant Ernelio et les gardes. Le chef des gardes mit un petit moment à comprendre à qui ils avaient affaire, assez longtemps pour que je perde patience et une fois de plus je manifestais mon impatience à travers des soupirs d'agacements. Le garde nous fit perdre encore du temps en sortant des excuses qu'Ernelio mit fin avec un geste agacé. Enfin ! Il se rendait utile en demandant si nous étions encore loin de la frontière et les gardes nous répondirent que nous y étions enfin. Mon soupir de soulagement se fit entendre de tout le monde déclenchant des sourires chez certains gardes dont mes yeux émeraude avait réussit à les ensorceler.

    Nous reprîmes alors le chemin dans le silence laissant les gardes derrière nous ainsi que les décombres et mauvais souvenirs de la journée puis la nuit. Nous arrimâmes sur le sol telmarin, nous étions plus proche de ma demeure que celle d'Ernelio, sans doute allait-il devoir subir encore une ou deux heures de chemin. Or, je devais suivre mon supérieur jusqu'au bout et c'est avec un profond regret que je laissais le territoire de mon père et ma chambre accompagnée de draps soigneux, d'un feu qui m'aurait réchauffé et de bien d'autres choses encore magnifique ou confortable. Au bout d'une heure ou plus nous arrivâmes devant l'immense demeure d'Ernelio. Nous descendîmes de nos chevaux, mon supérieur sans problème mais, moi c'était une autre histoire. Je fis comme si de rien n'était et serrait mes dents pour ne pas céder à l'envie de me laisser aller dans une chute. La demeure était aussi belle d'intérieur qu'à l'extérieur, j'eus le droit à une servante et avant de partir Ernelio m'informa qu'il m'attendrait demain pour le rapport et qu'ensuite nous n'aurions plus aucune raison de se revoir. Je le remerciais pour le toit et le couvert puis suivit la servante qui m'emmenait dans une chambre luxueuse. La nuit s’annoncerait courte mais, au moins je n'aurai aucun mal à m'endormir malgré le fait que je sois loin de chez moi.
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