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 Un verre, deux verres, trois verres... et on oublie ses souffrances

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Ronal Le fourbe
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MessageSujet: Un verre, deux verres, trois verres... et on oublie ses souffrances   Lun 17 Sep - 9:31

Un peut d'amusement ça fait du bien

Ronal ϟ Aliceϟ libre ϟ libre
« Baston ! Non ! Chanson ! OUAIS ! Buvons ! »© Loon



La pluie et le tonnerre résonnaient dans les collines alentours lorsque la porte de la taverne s'ouvrit avec fracas. Et dans tout ce brouahah, un étrange individus encapuchonné entra. D'un pas léger il s'avança tandis que les quelques clients se retournèrent brièvement pour observer le nouvel individus qui venait de pénétrer dans la pièce. Ce long silence traduisait la tension qui gagnait peut à peut la clientèle troublée. Soudain l'inconnu enleva sa capuche laissant découvrir son étrange visage. D'un revers de la main, il frotta ses vêtements pour enlever les goutes d'eau puis il s'ébouriffa les cheveux. Se rendent enfin compte qu'il n'y avait plus un bruit depuis son entrée, l'inconnu releva la tête et parcourut du regard la vaste salle. Il avait de nombreuses tables en bois, des tentures, une énorme cheminée dans laquelle rôtissait un porc, il y avait aussi un escalier sur la gauche, surement menait-il aux chambres, puis enfin le bar, situé au fond de la salle derrière lequel se pressait un tavernier plutôt jeune.

-Hola compagnons de route ! 'Fait un sacré temps de chiotte par chez vous !


L'atmosphère fut tout de suite détendue et les conversations reprirent entremêlées d'éclats de rire tandis que Ronal souriait bêtement. Il s'installa à une table ronde non loin du tavernier.

-Tavernier, ce soir, c'est ma tournée !
-Un bon vin chaud épicé, pour vous réchauffer ?
-Non je préfèrerais encore quelque-chose pour me sécher.
-Mais allez-vous tout de même consommer ?
-Oui. Mais je ne bois que de l'alcool car l'eau, je n'arrive pas à la digérer.
-J'ai du Rhum à la mangue des Iles Solitaires à vous proposer !
-Servez-moi et servez mon ami qui ne devrait pas tarder.

Le tavernier apporta deux verres de rhum de couleur orangé à la table de la créature puis il retourna a ses occupations. Ronal se pencha en arrière sur sa chaise, puis il mit les pieds sur la table tout en toisant du regard les deux verres. En réalité il n'avait pas d'amis, il avait juste dépassé quelqu'un qui semblait se diriger vers la taverne quelques minutes plus tôt. L'anticipation compagnons ! Ronal avait l'intention d'offrir à boire à la prochaine personne qui entrerait dans la taverne, rien de mieux qu'un bon verre pour discuter et oublier les souffrances du quotidien.

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MessageSujet: Re: Un verre, deux verres, trois verres... et on oublie ses souffrances   Sam 22 Sep - 1:09

    Je rentrais du palais royal en toute discrétion, mais je n'avais pas pensé au fait qu'il pleuvrait dehors. Alors même si j'avais une cape à capuche, je devins vite trempée. Aussi j'accélérais la cadence afin de rentrer chez moi plus vite. Une fois que j'atteignis ma demeure, je jetai mes vêtements par terre et partit enfiler une robe sèche aux tons chauds. J'hésitais cependant à rester chez moi. A vrai dire il était assez rare que je reste chez moi la nuit... Et souvent, le matin très tôt j'allais chez moi, m'arrangeais pour être coiffée et habillée convenablement et discrètement puis je fonçais au château afin de faire mon rapport à Edwin. Ce que je faisais n'était pas spécialement quelque chose que je faisais par plaisir, mais il fallait avouer que de temps à autre, ce n'était pas un supplice non plus, même si j'étais la maîtresse de nombreux hommes. Parfois, certains me redemandaient de passer les voir les nuits où ils se sentaient seuls ou ne serait-ce parfois que pour aller boire un coup à la taverne.

    Voilà à quoi se résumait un peu mes journées. Les hommes. Je n'étais pas spécialement l'amie des telmarins, ni des archelandais, ni des calormènes d'ailleurs. Je n'avais pas beaucoup d'amis, même si j'en avais quelques uns. Je ne pouvais pas m'attacher véritablement à certaines personnes, de part mon... métier, et mon statu. Je devais et voulais sans cesse que personne ne sache ce que je faisais et qui j'étais, car si je détestais bien une chose, c'était d'être considérée comme une personne privilégiée car je devrais porter le titre de princesse. Edwin est le roi de ce pays, moi je n'ai rien fait, rien demandé, rien acquis. Je travaille pour lui quelque part car je n'ai pas grand chose à faire de mes journées désormais et car il a besoin d'une aide et d'une approche féminine qu'il ne peut trouver nulle part ailleurs. Il pourrait très bien prendre l'une de ses maitresses et lui ordonner de faire ce que je fais. Mais soyons lucides... Elles ne peuvent pas faire ce que je fais. Je suis la meilleure dans mon domaine, et pour de multiples raisons.

    Après maintes réflexions, je décidais d'aller à la taverne. Peut-être y verrai-je quelqu'un que je connaissais ? Ou bien alors je rencontrerai quelqu'un. C'était assez rare lorsque j'entrais dans un lieu fréquenté que personne ne m'adresse la parole. Les femmes parfois me critiquaient, probablement par méchanceté malsaine ou par jalousie, et les hommes me désiraient ou me connaissaient souvent. Je m'amuse aussi avec ça, car au final, personne ne sait vraiment qui je suis. Et c'est ainsi que tout devrait être, en toute discrétion. Je pris donc une cape à capuche, l'enfilait et sortit, bien que je n'étais absolument pas discrète ainsi. En effet, mes vêtements étaient rouge et noir, ce qui faisait un certain contraste avec ma peau et qui pouvait donner un côté maléfique et agressif à mon allure. Je pris rapidement la pluie en sortant de chez moi et comme je ne vivais pas loin de la taverne, je décidais de m'y précipiter.

    Une fois à l'intérieur, je ne retirais pas ma capuche afin de rechercher une table de libre. Bien évidemment, la plupart étaient occupées.. Mais en avançant un peu lentement afin de ne pas aller avec n'importe qui, je remarquais un homme à l'allure étrange assit avec deux chopes d'un liquide orangé et visiblement seul. Apparemment il attendait quelqu'un. Sans doutes son ami était-il partit aux toilettes ou n'était pas encore arrivé. J'hésitais un instant, mais voyant quelques places de libres près de lui et remarquant qu'il était dans les seules tables à ne presque pas être animées par des conversations de poivrots, je finis par m'y installer. Une fois assise, je rabaissais mon capuchon et le retira afin de le garder sur mes genoux. Puis je pris un instant pour regarder cet homme étrange, et sans trop savoir ce qui lui était arrivé, je sentais qu'il était assez... particulier. Tant mieux, je n'aimais pas la banalité.

    « Bonsoir. Vous attendez quelqu'un peut-être ? Si cela ne vous dérange pas trop, je resterai assise ici, les autres tables ne m'inspirent pas grand chose. Et puis il y a assez de place pour trois de toutes façons !

    [Désolée, j'fais quelques fautes de temps entre autres >< Sinon j'pense changer l'écriture, la couleur. Mais sinon tu peux répondre =o]

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Ronal Le fourbe
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MessageSujet: Re: Un verre, deux verres, trois verres... et on oublie ses souffrances   Dim 23 Sep - 19:53

[Ok pas de soucis Very Happy ]

Ronal leva la tête pour regarder la personne qui venait de s'installer à sa table. Il s'agissait d'une ravissante femme qui venait tout juste de retirer sa capuche, mettant à jour son visage angélique. L'étrange homme posa une main sur son torse et inclina la tête un bref instant.

-Bonsoir gente demoiselle, oui j'attendais quelqu'un et il s'agissait de vous, qui plus est . Je sais, vous allez dire "mais on ne se connait pas !" et oui on ne se connait pas, je ne vous ait jamais vue auparavant, mais comme vous venez à cette tablée, je me dois de vous offrir ce verre de rhum à la mangue des Iles éparpillées.

Il poussa l'un des deux verres vers la jeune femme. Une nouvelle fois de nombreux visages se tournèrent vers la table de Ronal, des regards jalousés, des regards qui en disaient long sur les intentions de certaines personnes présentes dans la salle. L'étranger fit semblant de ne pas y prêter attention et il avala le contenu de son verre d'une seule traite avant de reposer son regard à moitié vide sur la jeune femme.

-On m'appel Ronal... Ronal Le fourbe, bien que je ne sois pas d'humeur à faire des fourberies ce soir, non... je suis serviteur, un dur labeur vous savez, surtout quand on a un maître aussi dérangé ! Je ne suis vraiment pas gâté ! Je pourrais vous faire croire que je suis en fuite mais cela à rien ne rimerait . C'est une permission que l'on m'a accordé. C'est moi qui offre, buvez. Non pas parce que vous avez une gueule d'ange et que vous faites baver tout les loups assoiffés de chair humaine présents dans cette assemblée, mais plutôt parce que vous aussi vous me semblez tourmentée.

Il plissa les yeux rendant son œil blanc moins troublant. C'était un moyen comme un autre pour faire connaissance avec cette belle inconnue; bien sur, Ronal n'est pas une personne de la haute société, peut-être que son langage osé allait frustrer la jeune femme joliment habillée... ou peut-être pas. Il leva la main pour faire signe au tavernier d'apporter une bouteille à la table. La soirée s'annonçait bien partie, surtout que l'étrange jeune homme pouvait se permettre de se payer n'importe quoi, son maître lui avait laissé une grosse somme, et puis ce n'est pas comme s'il sortait tout les jours. Ronal soupira longuement. Il avait envie de parler sans que quelqu'un le traite d'imbécile ou ne lui ordonne de faire tel ou tel chose et puis enfin, il pourrait s'amuser. Cela faisait depuis longtemps que Ronal rêvait de cette soirée. Le tavernier déposa la bouteille sur la table.

-Et voilà de quoi lamper.
-Merci tavernier !

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MessageSujet: Re: Un verre, deux verres, trois verres... et on oublie ses souffrances   Lun 24 Sep - 2:09

    L'étranger me salua d'une façon assez particulière. Je n'étais pas vraiment habituée à ce que l'on me salue autrement qu'en me dévisageant en général, et bien que je ne le montrai pas, cela m'amusa assez. Ses paroles cependant mes laissèrent assez songeuse car je ne comprenais pas vraiment la logique de cet étrange personnage. Néanmoins je trouvais le personnage en lui-même assez différent pour se montrer d'autant plus intéressant ici que les autres mâles qui, il fallait l'avouer, étaient les seuls êtres en dehors de moi à peupler la taverne. Il était rare de voir des femmes par ici, surtout la nuit. C'est un peu mal vu pour une demoiselle en détresse de se balader comme ça dans des endroits réservés aux hommes. Mais justement, ma particularité était ma différence. Mon enseignement m'avait apprit à ne pas me faire avoir par les préjugés et règlements sociaux tels que celui-ci.

    J'attrapais le verre que l'inconnu me tendis et bien que je ne sois pas très sûre de ce dont il s'agissait, il m'en informa quand même du nom. Ce que je dis n'est certes pas très telmarin mais qu'importe, vous lisez mes pensées et personne ne vous y a obligé à ce que je sache. Je pris donc le verre en le remerciant d'un sourire et en but quelques gorgées avant de le reposer délicatement sur la table. Il se présenta ensuite. Ainsi donc, il s'agissait d'un serviteur nommé Ronal et il était surnommé le fourbe ! Je sentais que j'allais apprécier cet homme, bien qu'il ressemblait plus à une créature obscure mais non néfaste qu'à un homme bien portant et en bonne santé. Je n'osais pas lui demander pourquoi il était physiquement ainsi cependant car je n'avais pas d'intentions de rendre les gens mal à l'aise, ou encore de les juger. Les jugements font parfois souffrir et je n'avais aucunement envie de prendre ce risque. Oui, je suis une telmarine et je ne suis pas du côté des bisounours narniens mais j'ai néanmoins des principes.

    « Je suis enchantée de vous rencontrer Ronal. » dis-je en lui tendant la main. Je ne devrais pas faire ça car il s'agissait plus de ce que les hommes faisaient entre eux mais je n'en avais absolument rien à carrer si je puis me permettre. « Vous êtes serviteur ? Qui servez vous ? Un seigneur, un roi, un empereur ou un maitre de maison ? »

    En l'entendant parler, je me rendis compte qu'il était un peu comme moi. Au moins sur ce point, il servait lui aussi quelqu'un, même si personne n'était conscient que c'est ce que je faisais à longueur de temps. Hormis Edwin, personne n'était au courant et personne ne le serait jamais à mon humble avis. J'étais assez discrète et assez bonne comédienne pour faire passer ce que je faisais pour la réalité. Etre la maitresse de certains hommes de cette taverne influents qui se cachaient dans les recoins de ce lieu obscur illuminé par quelques chandelles par ci par là et par des bougies perchées sur les murs. Ronal sembla vite considérer que comme je le sentais, plusieurs hommes me fixaient probablement en ce moment-même et que j'étais pour eux un morceau de viande. Au moins, il avait le cran de le dire à haute voix et ne faisait pas de courbettes ou de manières. Je ne le connaissais pas mais je commençais déjà à l'apprécier. Cependant je ne lui répondis pas immédiatement, je n'étais pas du genre à combler les conversations en racontant ma vie...

    Je le laissais donc commander une bouteille sans rien dire, et je repris mon verre afin d'en boire quelques gorgées. Le liquide orangé n'était pas mauvais du tout, je devais le reconnaitre. Je jetais un coup d'oeil au tavernier puis lui adressais un sourire avant de le voir partir vers une autre table. Je reconnus quelques hommes assis tout autour de nous et leurs regards sur moi étaient plus ou moins insistants à mon égard. Je détournais alors le regard après avoir regardé chaque homme qui me fixait sans un sourire. Je n'étais pas une fille de joie. Je ne me laissais pas passée dessus comme les autres femmes qui n'avaient pas toujours le choix pour réussir à travailler, à avoir de l'argent, nourrir leurs enfants ou qui font ce qu'elles font sous la menace. Ah ça, personne ne sait ce que c'est évidemment. La luxure n'est pas un luxe pour tout le monde. Certains ont besoin de sentiments. Moi je fais ça pour Edwin, pas pour moi. Je n'ai jamais vraiment envie de faire ce que je fais, mais de toutes façons, je n'ai rien d'autre à faire en particulier... Ma vie est assez contrôlée, en outre.

    « Excusez-moi, je ne me suis pas présentée. Je me nomme Alice, je suis telmarine et je suis un peu comme vous. Ma vie n'est pas vraiment la mienne, je la passe au service des autres. Bien qu'à mon avis, je puisse tout arrêter plus rapidement que vous... »

    Je relevais les yeux vers lui en me demandant comment son maitre pouvait le traiter, et pourquoi il avait ces quelques mimiques gestuelles et de langage aussi particulières. Il était très franc, voir cru, et il semblait assez différent de... de n'importe qui je dirais. Mais cela le rendait unique quelque part. En bien ? En mal ? Je n'en avais aucune idée. Je ne le connaissais pas. Voilà pourquoi, quelque part, j'étais contente de m'être assise ici. Je n'étais pas avec un homme simple, avec des conversations redondantes et j'en passe. Je pris un instant afin d'observer mon interlocuteur et je remarquais peu à peu les anomalies détectables qu'il possédait physiquement, et je me demandais si lui poser la question du pourquoi du comment serait une bonne idée. Finalement je n'en fis rien et en entendant le bruit des gouttes d'eau provenant de la pluie à l'exterieur de la taverne, je jugeais raisonnable de demander un petit quelque chose à un homme de la taverne que je connaissais. Aussi, sans prévenir je me levais de table et partit plus loin.

    A mon retour, environ dix minutes plus tard, je m'installais en face de Ronal et je lui souriais. Quelques instants après, quelques musiciens se mirent en place dans un coin de taverne assez silencieux et ils commencèrent à jouer une mélodie joviale et festive. Nous étions peut-être dans un lieu commun ou les hommes avaient pour habitude de boire un coup ou de complètement se saouler, mais une touche festive ne pouvait pas faire de mal. L'air fut alors joué et certains hommes se turent pour écouter la musique. J'en vis même quelques uns se lever et aller chanter ensemble des chansons qui n'avaient pas grand sens. Comme celle ci : « Yo, oh, oh, oh, Roger le Tavernier ! Car c'est un grand buveur d'eau de vie et de rhu-u-umeuh, car c'est un grand buveur d'eau de vie et de rhu-u-umeuh, car c'est... » Bref, vous voyez le tableau. Je finis alors mon verre puis posais mes coudes sur la table et mon menton sur mes mains en observant Ronal. Pas en le dévisageant, juste en le regardant.

    « Excusez ma familiarité mais je préfère que nous nous tutoyons vous et moi. Donc dis moi Ronal, as tu déjà bu jusqu'à sentir les effets de l'alcool monter en toi ? Ou danser jusqu'à en devenir tellement maladroit que tu en es tombé sur les personnes à côté de toi ? Ou encore à te faire remarquer par tes dires et non par tes gestes ? »
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Ronal Le fourbe
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MessageSujet: Re: Un verre, deux verres, trois verres... et on oublie ses souffrances   Lun 24 Sep - 8:25

Ronal allait sans doute regretter son geste, mais après tout cette jeune femme lui semblait très ouverte d'esprit, alors si elle arrivait à deviner ses origines, ça n'en serait surement que plus drôle. Alors Ronal serra amicalement la main de la jeune femme mettant en contacte la chaleur humaine et le froid nordique. Il hésita longuement à répondre mais il fit bien attention de ne pas trop parler de son maître. Une douleur lui traversa le cerveau, mais il ne fit que crisper les yeux en bref instant.

- Ouais serviteur, un vrai larbin... Je sert un empereur. Si seulement il m'avait laissé en paix il y a de cela quelques années ! Je ne peux que le détester... et en être terriblement effrayé.

Saisissant la bouteille, il remplit de nouveau un verre et en bue une gorgée. Par politesse il remplit aussi le verre de sa camarade. Il ne pouvait tout de même pas lui dire ce qu'il est, il ne voulait pas qu'elle prenne peur et qu'elle s'enfuit en hurlant et que tout les membres de la taverne ne le chasse à coup de tonnelet de bière. Même si cette jeune femme semblait être comme lui, elle ne pourrait jamais ressentir cette douleur qui le torture depuis quelques années, depuis que son maître l'a réveillé. Laissant de côté sa mine triste il posa de nouveau son regard sur la jeune femme. Étrange, il eut l'impression qu'elle l'observait, non pas comme une bête mais comme un semblable. Ronal commençait à bien apprécier cette Alice, si toutes les Telmarines pouvaient être comme elle, il donnerait n'importe quoi pour venir plus souvent à Telmar. Comme tout humain, la jeune femme lui précisa qu'elle pourrait arrêter son travail avant lui, oui, elle avait tout à fait raison. Ronal se retint de lui dire que là où il travaille, on embauche pour l'éternité. Au lieux de ça il sourit. D'un coup comme si elle venait d'être piquée par une mouche, la jeune femme quitta la table. Inquiet Ronal l'observa puis lorsqu'il entendit la musique et qu'il la vu revenir, un étrange sentiment de bonheur commença à naitre en lui. Soudain il éclata de rire.

-Oui pour l'alcool car une fois j'ai organisé une fête, c'était bien sur en secret, dans le château de mon maître car les esclaves étaient assoiffés ! Boire ça me permet d'oublier la douleur. Et je n'ai jamais dansé. Pourtant j'adore la musique ! Je suis partant pour faire le bordel ce soir Alice ! J’irais chanter quelque-chose pour toi tout à l'heure, après avoir dansé.

La musique lui plaisait beaucoup car les musiciens jouaient rudement bien, il avait presque envie de se joindre à ceux qui chantaient, mais il ne connaissait pas cette chanson. De nouveau, il observa discrètement Alice et il se rendit enfin compte que les vêtements qu'elle portait n'était pas ceux d'une paysanne ou d'un simple serviteur, elle devait sans doute être issue de la haute haute société. Elle aussi gardait sa part de mystère, ce qui poussait Ronal à vouloir mieux la connaitre. Venait-elle boire aussi pour oublier quelque-chose et se détendre enfin ? Une femme de ce rang viendrait-elle seule dans une taverne ? Et bien pour Ronal, cette femme était l'incarnation de la classe. C'était la première ois qu'il rencontrait une femme comme elle, d'habitude les femmes, même les paysannes, prennent les hommes de haut et les envoient balader avant même d'avoir pu leur parler. Souriant de plus belle, Ronal posa ses coudes sur la table et se pencha pour être plus près d'Alice.


-Tu sais quoi ? je t'aime bien toi, t'es pas comme ces autres pinbèches emplumées. Commande tout ce que tu veux, c'est ma tournée ! Je tiens à bien boire avant de danser parce que ça ne serait pas drôle si je ne marche sur aucun pieds !

Il lui fit un clin d’œil avant de s' adosser confortablement au dossier de sa chaise et il avala une grosse gorgée du rhum à la mangue.


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MessageSujet: Re: Un verre, deux verres, trois verres... et on oublie ses souffrances   Lun 24 Sep - 22:42

    Lorsqu'il se mit à éclater de rire, je fus un peu perdue. J'essayais de le comprendre, mais cela était un peu difficile. Néanmoins je ne préférais pas trop y réfléchir, même si on me prenait peut-être pour quelqu'un étant plus physique qu'intellectuel, ce n'était pas le cas. Moi j'ai la chance de posséder les deux. La force morale, la force physique, le savoir qui m'importe le plus et l'intelligence ainsi que le physique. Ronal me répondit ensuite en me disant qu'il avait déjà fait une fête en secret sans que l'empereur pour lequel il travaillait le sache, ce qui m'amusa assez étant donné qu'il ne semblait pas aux premiers aguets être un homme qui s'amuse. De toutes façons, même si la soirée ne venait que de commencer et que nous ne nous connaissions pas vraiment, je savais que nous finirions par bien rire et par nous amuser ensemble. Je n'étais pas du genre à me faire des amis mais il pouvait peut-être y avoir une exception, allez savoir.

    Il m'avoua aussi qu'il ne savait pas danser. Et bien s'il en avait envie, ce qui semblait être le cas, il allait apprendre ! Même si je ne suis pas le prototype de la jeune femme ingénue et parfaite, je sais quand même danser. Plus ou moins comme ce qu'une femme du beau monde devrait savoir danser, sauf que ma particularité était que je ne me suis jamais considérée comme dans la noblesse. Moi je n'appartiens à aucune classe dans ma tête et dans mon cœur. Si j'ai envie de partir demain pour arpenter les Îles Solitaires, je peux très bien le faire, et ce sans rendre de compte à personne. Edwin était mon frère certes, mais ce n'est pas pour autant que je comptais être sa boniche toute ma vie. Je fais ce que je fais par choix, pas parce qu'il aurait le dévolu sur moi. Mais malgré tout, c'est ma seule famille et je sais que quoi que je dise, quoi que je fasse, je suis un peu piégée par cette logique... Je ne pourrais jamais me résoudre à abandonner mon frère jumeau.

    Puis Ronal m'informa qu'il m'appréciait bien et qu'il ne me trouvait pas semblable aux autres potiches que l'on trouve un peu partout. Eh bien ! J'avais bien fait de venir à sa table, nous pensions à peu près pareil sur plus de points que je n'aurais pu l'imaginer vraisemblablement. Ce qu'il me dit me flatta néanmoins, et je lui adressai un léger sourire, puis je bus quelques gorgées de rhum qu'il m'avait servit précédemment tout en écoutant la musique qui était jouée et les hommes qui chantaient. J'aimerai parfois être un homme. Les hommes peuvent boire, se retrouver ici, être dans la bonne humeur et se lâcher un peu quand bon leur semble. Une femme n'a pas ce privilège si elle espère être mariée un jour. Elle doit se consacrer à un seul homme, à la religion ou à se faire passer pour une catin. Moi j'étais hors compétition, je ne rentrais pas dans le moule et je n'y suis jamais entrée. Je ne sais même pas ce que c'est d'avoir ses parents, et franchement, je ne m'en porte pas plus mal.

    « Vraiment ? Je suis consciente que je ne suis pas classable dans une catégorie de personnes en particulier, mais tu dois être le premier à t'en rendre compte en dehors de moi. Quant à toi justement, je te trouve assez jovial, agréable et de bonne compagnie pour quelqu'un qui était assit tout seul il n'y a pas quelques dizaines de minutes. Tous les hommes ici sont plus ou moins les mêmes, mais toi non. » je bus de nouveau quelques gorgées de rhum, puis reprit. « Comme l'ambiance est à la fête ici, je te propose qu'on s'amuse à notre manière. On boit tout en s'amusant, puis plus tard on rejoindra les joyeux lurons là-bas ! »

    Sans trop attendre son avis, je poussais rapidement ce qui se trouvait sur la table, puis passai par dessus afin de m'asseoir à côté de Ronal avec naturel, bien que certaines personnes semblaient se demander ce que j'étais en train de faire. Puis je pris nos deux verres en les remplissant et commandai au passage de la vodka/cassis/fraise/banane et me tournai vers lui. Je pris mon verre et je lui fis signe de prendre le sien, puis je m'asseyais en travers de ma chaise (en gros elle est assise comme lui mais dans l'autre sens) et je passais mon bras autour du sien en buvant sans que mes lèvres ne touchent le verre. L'intérêt de tout cela ? Tout simplement de ne pas faire comme les autres et de s'amuser un peu avec pas grand chose. Je posais mon regard sur Ronal puis réfléchis à d'autres petits « jeux » tels que celui-ci tandis que le tavernier revint avec la commande que je venais de passer. Les vodkas étant toutes séparées, je fis quelques mélanges un peu au hasard puis je me servis de la vodka fraise/banane et servit à mon nouvel ami de la vodka fraise/cassis. Je ne savais pas ce qu'il aimait mais autant essayer quelque chose !
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Ronal Le fourbe
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MessageSujet: Re: Un verre, deux verres, trois verres... et on oublie ses souffrances   Mar 25 Sep - 11:07

Ronal fut agréablement surprit par le déplacement originale de la jeune femme, il souriait bêtement l'air amusé. Puis elle vint s'assoir à côte de lui, lui fit signe de prendre son verre; alors Ronal prit son verre et le bue de nouveau cul sec. Elle passa son bras autour du siens. Le jeune homme se demandait vraiment ce que la jeune femme avait derrière la tête. Quelle position étrange ils avaient. Le tavernier apporta de nouveau des verres et des boissons puis il observa attentivement sa camarade faire des mélanges. Ronal prit le verre qu'elle lui tendais puis il mis son nez au dessus. Quelle agréable odeur de fruits ! Puis il tourna à nouveau la tête vers Alice. Quelle étrange manière de boire ! Il essaya de faire de même, levant son verre au dessus de sa tête, puis il le pencha et s'en versa la moitiés sur le visage, il n'eût même pas l'équivalent d'une gorgée dans la bouche. Ouvrant de grands yeux surpris, Ronal tourna de nouveau la tête vers Alice en s'essuyant le visage dans les mains.

-Oh le fourbe ! C'était très bon, mais j'ai pas réussit à tout boire. Je suis quasiment certain que c'est un coup des lutins, de vrais saloperies ces bestioles ! M'ont poussés le coude... j'ai pas demandé un nettoyage faciale.

Il se mit à rire doucement en reposant le verre vide sur la table. D'un air plus sérieux il poursuivit.

-C'est peut-être ma souffrance qui me différencie des autres hommes. J'essaye de trouver un peut de joie et d'amusement dans chaque instant car cette vie vas être anormalement longue. Enfin... Pourrais-je avoir à nouveau de ce délicieux nectar très chère ?

Ronal tendit son verre à Alice. Les gens qui peuplaient la taverne commençaient à s'agiter au rythme des musiques, ce qui rendait le jeune homme quelque peut méfiant. Il souffrait de certains problèmes, des genres de spasmes qu'il ne pouvait pas contrôler et dont il ne se rendait pas toujours compte, un peut comme s'il se déconnectait. La dernière fois que ça lui était arrivé c'était au château, et une servante lui avait dit qu'il s'était mis à bouger la tête. Depuis il se méfiait de certaines personnes; il faisait bien attention que personne ne le bouscule ou ne lui fasse de mauvaise surprise. La plus part du temps il préférait rester au calme, mais comme ce soir c'était la fête, mieux valait être prudent.


-Tu habite dans le coin ? Hormis la pluie, je trouve que c'est une contrée fort sympathique. Mon maître me laisse sortir une fois tout les deux mois; il est très généreux ; et comme je ne connais personne en dehors de ses terres, c'est pas facile de rencontrer des gens sympathiques. Je me disais que je reviendrais souvent par ici.

L'air heureux et le regard dans le vide, Ronal souriait. L’ambiance était agréable, pas de nain pour vous frapper sans raison valable, pas de tavernier qui ne propose que de la bière, pas de mage fou prêt à vous payer pour assassiner un bourge alors que ça n'est pas votre profession, et puis dehors pas de gros monstre ou de géant pour manquer de vous arracher la tête par surprise. Ici Ronal se sentait bien et en sécurité. C'est là qu'il eut un déclic. Depuis son départ du château, il n'avait pas pris la moindre arme, il n'avait que sa bourse bien remplie.

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MessageSujet: Re: Un verre, deux verres, trois verres... et on oublie ses souffrances   Mar 25 Sep - 22:38

    [Ta réponse m'a fait rire sur la fin, j'imagine bien Ronal se faire frapper par un nain et tout ]

    Tandis que je resservais un verre de rhum cassis-fraise à Ronal, je remarquai que la pluie semblait être loin de se calmer. En effet, il y avait même la foudre au loin qui tombait, faisant un certain bruit assez effrayant pour qui aurait peur de l'orage. A vrai dire, j'aimais lorsqu'il y avait ce temps pour ma part. La pluie et la foudre sont mon bonheur personnel. Quelque part, cela permet de se sentir mal ou en colère et allez savoir pourquoi, par moment je recherchai cette sensation. Les gens étaient trop bons ou trop manipulateurs avec moi, j'en avais assez. Parfois j'osais espérer que quelqu'un m'énerverait au point que j'ai envie de l'insulter publiquement ou encore de créer un conflit frontal. J'avais besoin de ce contact physique en plus de ces mots que je ne pouvais prononcer. De pouvoir m'énerver sur quelqu'un, même sans raison. Juste car j'accumulais parfois des ondes trop négatives et qu'il m'était impossible de savoir d'où en provenait la source...

    « Je vis à Telmar, à quelques pas d'ici à vrai dire. Si tu veux, nous pourrons faire un tour chez moi après, ou si tu veux juste ne plus rester ici, je ne te force pas. Où vis tu toi ? » je marquais une pause, buvant et finissant ma chope de vodka, puis je repris. « Ton maître est généreux ? Je n'en ai pas l'impression.. Mais je suppose que tu ne viens pas d'ici donc, les coutumes doivent être assez différentes. Bien que nous ne fassions pas non plus la même chose à proprement parler... De quelle façon sers tu cet empereur ? Pour ce qui est des gens sympathiques, tu en trouveras quelques uns si tu ne cherches pas. C'est peut-être stupide, mais c'est la vérité. »

    Je marquais de nouveau une pause et prit cette fois-ci de la vodka banane tout simplement, car je soupçonnais la vodka banane-cassis d'avoir un goût assez particulier et immonde. Au moment même où je posais la bouteille de vodka sur la table, je vis un homme en train de danser s'écrouler sur un autre homme qui finit par tomber par terre. Oui, dans une taverne, les gens sont rapidement bourrés, c'est logique mais ça en fait également un lieu de violence parfois si la ou les personnes en question ne sont d'origine pas très loquaces ou vivables. L'homme qui tomba par terre se releva et commença à insulter celui qui l'avait poussé malencontreusement et ils finirent par se battre. Bien qu'à mon humble avis, celui qui était à la cause de la chute de l'autre se défendait plus qu'autre chose, bien que personne ne semblait disposé à aller l'aider malgré tout. Voilà, ici nous étions dans un univers d'hommes. Néanmoins je me levais de ma chaise et attrapait un verre sur le comptoir un peu au hasard, puis je lançais son contenu sur le visage de l'attaquant en chef. L'homme se mit alors à m'insulter puis en se retournant, ne sut plus vraiment quoi dire en voyant qui j'étais.

    « Au lieu de me regarder bêtement, allez plutôt décuvez dans un coin si vous le voulez bien. C'était un accident de la part de ce pauvre homme, mais vous avez tellement bu que vous ne vous en rendez pas compte. »

    Sachant qu'il ne devait rien comprendre, je fis signe à un homme que je connaissais de venir l'éloigner et ils prirent le chemin des latrines. Je regardai ensuite l'homme qui avait eu le malheur de gaffer et j'allais l'aider à s'asseoir à une table qui semblait la sienne, puis il me remercia en me regardant comme si je venais de lui sauver la vie, puis je repris le chemin pour retourner voir Ronal. Je m'asseyais finalement en face de lui, bu un peu de ma vodka normalement, puis posais mes coudes sur la table en mettant ma tête dans mes mains afin de regarder mon interlocuteur. Je m'absentais souvent comme ça sans dire pourquoi et revenais en général, mais peut-être qu'il en était un peu perdu étant donné que c'était la seconde fois en une vingtaine de minutes que je faisais ça. Mais je ne comptais pas m'en excuser pour autant, car je n'en voyais pas l'intérêt. Le pardon n'est demandé et accordé qu'avec raison, et là il n'y en avait pas besoin. Quoi qu'il en soit, je rappelai le tavernier afin de lui demander quelques bouteilles d'alcool fort et quelques rondelles de citron avant de me refocaliser sur Ronal.

    « En dehors de ta servitude, que fais tu de tes journées ? Lorsque tu as un peu de répis par exemple, vas tu voir des amis ou encore ta promise ? Si compter que tu en ais une, étant donné que le mariage n'est pas non plus une obligation partout et pour tout le monde. »
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Ronal Le fourbe
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MessageSujet: Re: Un verre, deux verres, trois verres... et on oublie ses souffrances   Mer 26 Sep - 7:39

[mdr c'était le but recherché Wink ]

- Pourquoi pas faire un tour chez toi tout à l'heure, mais je ne voudrais pas déranger non plus. Je viens du nord. Avant que mon maître ne vienne me chercher je vivait avec mes parents dans une cabane de chasseur à Ettinsmoor. Le gros inconvénient c'est que dehors il y avait des géants partout, et je peux t'assurer qu'avec ces monstres dans les parages, armé ou pas, tu finis vite par comprendre qui est le chasseur !

Ronal frissonna au souvenir qu'il gardait de sa dernière chasse. Il s'était littéralement fait arracher la tête. C'est peut-être pour ça que depuis son "réveil" il avait quelques problèmes de trouble comportementaux. Une fois de plus la jeune femme se leva de la table avant qu'il n'ait finit de répondre à toutes ses questions. Une bagarre entre deux homme commença à éclater tandis que Ronal se crispait sur sa chaise. Son œil blanc se fermait et se rouvrait nerveusement, il n'aimait vraiment pas violence, qu'elle soit verbale ou physique. Puis le calme revint lorsqu'Alice jeta le contenu d'un verre sur le fautif. Quelle femme remarquable qui ne manquait pas de courage. Même dans un lieux principalement occupé par des hommes, elle avait trouvé sa place et personne ne remettrait ça en cause. Si c'est Ronal qui s'en serait mêllé il s'en serait plein la tête, il aurait surement plein de bleu. Même cette jeune femme avait un coeur plus chevaleresque que lui. Puis elle revint s'assoir à la table, mais cette fois-ci en face de lui.

-Splendide ! Même au milieu de ces bêtes imbibées d'alcool tu sais agir et mieux qu'un homme. Pour en revenir à mon maître, j'allais te dire que je le sert en m'occupant de ses montures, en portant des messages à certaines personnes, en faisant l'aller retour entre la salle du trône et les cuisines, en surveillant le marché noir pour qu'il n'y ait pas de débordement. Je m'occupe aussi des mines naines, je surveille qu'ils travaillent vite et bien de nuit, mais je n'aime vraiment pas faire ça, ils sont méchants, violents et ils puent des pieds, sans oublier qu'ils m'insultent toujours d'être un homme creux. Ils ne pensent qu'a manger et boire de la bière et ils se battent tout le temps ! Pendant mes tours de garde leurs jeux stupides finissent toujours par me retomber dessus ! La dernière fois j'ai finis attaché à un mur de diamant. Tu te rends compte ? C'est une femme naine qui est venue me détacher. Et je ne te parle même pas de la ramona que je me suis pris en rentrant au château. Le maître était furieux.

Il se leva de sa chaise puis il souleva son haut de tissus laissant apparaître de nombreuses cicatrices visibles sur la peau de son dos. Il rabaissa son haut puis se rassit et bue une longue gorgée de ce que lui avait servit la jeune femme auparavant.

-En dehors de ma servitude ? Je chante et je bois dès que j'en ai l'occasion. Parfois je vais voir les fauves car certains me parlent. En réalité je n'ai pas beaucoup de temps en dehors de ma servitude hormis lors des soirée comme celle-ci. Jusque là, je n'avais pas d'amis, mais depuis que tu t'es assise à cette table, je me dis que j'aurais enfin quelqu'un à rendre visite. Une promise ?!

Ronal rie doucement en se passant la main dans les cheveux. Il aurait surement bien aimé mais comme il n'avait jamais quitté le nord jusqu’à aujourd'hui et qu'il habitait en pleine nature, il n'avait jamais eut l'occasion de faire de déclaration à qui que ce soit. Il se souvint avoir été attiré ar une esclave au château mais comme elle avait été envoyée dans un convoi à Calormen, il n'en avait plus entendue parler. Il reprit calmement.

-Non, certes non. J'aurais aimé avoir une femme, mais c'est à croire qu' elles ne m'aiment pas. A cause de mon physique ? Bon d'accord j'ai un œil blanc qui peut perturber, mais je ne suis pas moche pour autant ? Ou est-ce à cause de mon intelligence ? Je ne suis pas très intelligent, en même temps je n'ai pas eut la même éducation que les enfants de la haute noblesse. Et puis les femmes aiment les hommes forts pas souffrants... Certes je vie dans un château, mais vue le travail que j'y fait, je doute que cela plaise à une femme. A moins que cette femme trouve amusant de m'attendre dans un placard à balais, entre deux corvée, pour me sauter dessus et me couvrir de baisers. On ne sait jamais...

Soudain il eut une image dans la tête. Il se voyait passer le balais dans un couloir quand soudain une porte s'ouvre et Alice lui saute dessus et... Oh ça commence à partir en délire ! Surement étais-ce due à l'alcool qui commençait à agir ? Ronal secoua la tête comme pour faire partir cette image de sa tête puis il posa de nouveau ses yeux sur la jeune femme.

-Je crois que je ne vais pas tarder à aller chanter. Et toi, tu dois bien avoir un époux ? Un mariage arrangé ?

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MessageSujet: Re: Un verre, deux verres, trois verres... et on oublie ses souffrances   Sam 27 Oct - 15:56

    Spoiler:
     

    Plus le temps passait, plus j'en apprenais au sujet de Ronal. J'arrivais facilement à parler avec les gens et il m'était aisé de mieux les connaitre en peu de temps car je faisais tout pour les mettre à l'aise les fois où mes interlocuteurs se sentaient mal. Ce qui, ici, n'était pas le cas. Ronal était assez à l'aise, du moins c'était l'impression qu'il donnait à mes yeux. Il me montra ses cicatrices par exemples, ce qui me fit comprendre qu'il devait vraiment avoir un maître assez brutal et particulier. Les hommes du nord étaient réputés pour leur barbarisme quelque part, mais les telmarins et calormènes aussi... Fallait-il donc toujours faire des généralités ? Je n'en voyais pas l'intérêt. Je n'aime pas juger les gens ou leur pays car justement, celui que nous connaissons le mieux reste celui où nous demeurons. A moins de beaucoup voyager et de rester dans des endroits quelques années, il est impossible de savoir à proprement parler comment les gens sont. Ou le pays. Néanmoins je revenais à moi lorsque Ronal reprit la parole.

    Il se dégradait. Il estimait, à vrai dire, pourquoi aucune femme ne voulait de lui apparemment. Malgré tout, je n'aimais pas trop cette façon qu'il avait de se sous-estimer et je m'assurerai qu'il ait une meilleure image de lui-même dans la soirée. Il y aurait bien un moyen de lui faire comprendre qu'il peut valoir bien mieux qu'un autre homme et que chacun possède ses propres qualités et défauts. Mais après, il était certain qu'il n'en restait pas moins un esclave et qu'il n'était pas libre. Mais je pouvais bien parler, car malgré mon apprentissage et malgré ce que je connaissais de la vie, je n'étais pas forcément la mieux placée pour donner des conseils à quelqu'un condamné à la servitude. J'étais moi-même un peu esclave de mon frère... Même si dans ce cas présent, il pourrait bien s'agir de servitude volontaire. Mais l'heure n'était pas à la grande et longue réflexion sur le sens de ma vie, aussi je décidais de reprendre la parole.

    « Tu sais Ronal, je pense que tu vois les choses avec un avis point de vue trop négatif. L’amour ne marche pas comme ça. Peu importe que tu viennes d’une famille royale ou d’une famille de domestiques. Si quelqu’un tombe amoureux de toi c’est du à une force magique très puissante. J’ai vu beaucoup de gens tuer ou prêts à donner leur propre vie pour sauver ceux qu’ils aiment. Après je n’ai jamais été amoureuse donc je ne saurais trop te parler d’amour mais de toutes façons je suis sûre que tu trouveras chaussure à ton pied tôt ou tard. A nouveau. »

    Je fis une petite pause, bu un peu d’alcool tout en regardant les gens autour de nous qui buvaient, chantaient ou dansaient même. Je repérai deux hommes en train de danser un slow sur une musique rythmée, aussi je supposais soit qu’ils étaient frères, cousins, meilleurs amis ou alors que l’alcool les avaient rapprochés de leur vraie nature. Comme quoi même dans une taverne parfois les gens pouvaient encore apprendre d’eux-mêmes et découvrir qui ils étaient et ce qu’ils aimaient... D’ailleurs, beaucoup de gens devaient se dire que l’amour était nécessaire à la vie. Moi, je me contentais de penser que si je tombais amoureuse, tout serait fichu dans mes missions pour Edwin. Je n’avais pas le droit et le privilège de l’amour et je m’en contentais très bien. Cependant je retenais aussi les paroles de Ronal quant au fait que je devais sûrement avoir un mariage arrangé... Au fond de moi je savais que je finirais mariée à un homme que je n’aimerai pas. Mais je savais aussi que je n’aurais pas forcément le choix. Cela pourrait donner un sens à ma vie après tout, même si je n’aurais plus vraiment d’occupation vacante. Je m’ennuierais probablement... Sauf si l’homme en question n’avait pas trop de pouvoirs. Je pourrais probablement continuer de faire ce que je faisais. Mais au fond, ce n’était pas ce que je préférais.

    « Pour ce qui est de l’attirance par contre, tout dépend des goûts de chacun. Autant tu plairas à une femme d’un haut rang car tu seras justement différent des autres hommes qu’elle connait et que tu parviendras à la faire rire ou à l’attendrir, autant une paysanne te trouveras justement trop différent et aura peur de toi. Je ne peux pas deviner ce que toutes les femmes pensent après tout, mais je sais que cela dépend de chacun. Peut-être qu’en voyageant plus souvent tu finiras pas tomber sur la perle rare ? » Je finis ma chope avant de reprendre. « J’ignore encore si je suis censée être mariée à quelqu’un, mais si tel est le cas je n’en ai pas connaissance. Mais je n’ai pas vraiment le temps de penser à tout ça... Avec la personne pour qui je travaille, disons que mon esprit est souvent occupé. Je n’effectue pas les mêmes tâches que toi, s’en est certain. Mais tu ne pourrais pas faire ce que je fais je pense, cela n’aurait pas le même effet sur ton maître. Tout comme moi avec ce que tu fais. »

    Après tout, comment ne pas avoir l’air d’une catin lorsque notre devoir était de séduire plus ou moins avec insistance la plupart des hommes que le roi désire avoir comme alliés ? Ou du moins de son côté... Parfois je devais juste aller combler les nuits de solitude de certains telmarins de la noblesse, car Edwin m’avait sous la main et que ces telmarins avaient besoin d’une présence rassurante. J’avais le don de me faire discrète lorsque les femmes de certains de ces hommes rentraient chez eux ou lorsque je croisais un de ces hommes en question dans la rue. Je n’avais que très peu d’amis au fond, mais ceux que je possédais travaillaient pour Edwin. J’avais heureusement quelques missions un peu plus décentes fort heureusement. Mais parfois j’enviais Morrigan. Elle était proche de son père, était espionne et avait elle aussi ses amis. Eliott lui avait son passé assez funeste dont il évitait toujours de parler, aussi je me demandais qui était le plus chanceux de nous deux. Quant à Mathias, il semblait aimer ce qu’il faisait. Il portait en lui surtout l’amour de sa patrie alors qu’il n’aimait même pas Edwin. D’ailleurs, si demain j’avouais à tout le monde qu’Edwin était mon frère jumeau, je suis persuadée que personne ne daignerait me croire un seul instant. Nous étions très différents après tout.

    « Alors comme ça, tu comptes aller chanter bientôt ? Je ne savais pas que tu chantais. Mais je suppose que l’ambiance d’ici est plus joviale que celle du nord, non ? » Je marquais une pause car au moment même où je finissais ma phrase, un homme me glissa un mot sous le nez avant de partir plus loin. Un peu déconcertée et gênée vis-à-vis de mon interlocuteur, je baissais les yeux vers le mot en question. Je finis alors par lui adresser un petit sourire désolé et j’observais le mot et son contenu. « Si tu veux bien m’excuser, je dois m’absenter un petit moment... C’est en rapport avec ce que j’ai à faire pour l’homme que je sers. Tu peux aller chanter ou faire ce que tu veux en mon absence, je reviens dés que j’en aurais fini. »

    Je me levais en me dirigeant vers la table de l’homme qui m’avait adressé le mot, puis je passais devant lui en le snobant. Rejoignant les toilettes de la taverne, j’attendis qu’il n’y ait plus personne dans ceux ci pour regarder par la fenêtre la pluie qui continuait de tomber. Je repérai même quelques éclairs et un bruit assez déchirant, comme si la terre sous nos pieds allaient se fendre pour laisser place à une faille sismique. Peu de temps après, l’homme vint me rejoindre et je fis mine de l’ignorer un court instant, jusqu’à ce qu’il se mette derrière moi et pose ses mains sur ma taille. Je me retournais alors et il me fit reculer jusqu’au mur près de la fenêtre avant de commencer à me relever du sol pour que je m’agrippe à lui et fasse ce que je savais apparemment faire de mieux. Je m’occupais donc de l’embrasser en lui disant ce qu’il voulait entendre, puis je passais en quelques minutes à l’acte charnel en espérant que personne ne rentre dans la pièce. Au bout d’une dizaine de minutes, des bruits de pas se rapprochèrent et il me porta jusqu’à un coin de mur dissimulé par les toilettes. Je le repoussais lentement en me rhabillant, le poussant à faire de même, puis je le poussais dans une des cabines pour que l’on ne me voit pas avec lui. Je me recoiffais alors de mon mieux en décidant de ne pas retourner tout de suite rejoindre Ronal. Aussi, je me posais devant la fenêtre en l’ouvrant afin d’avoir un peu d’air frais.
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MessageSujet: Re: Un verre, deux verres, trois verres... et on oublie ses souffrances   Lun 19 Nov - 16:29

Ronal écoutait attentivement ce que lui disait Alice et elle semblait bien s'y connaitre en ce qui concernait l'amour. Après tout elle n'avait pas taure, peut-être qu'un jour il tombera amoureux, ou il séduira une belle jeune femme afin de connaitre le plaisir charnel... Il l'observa boire l'alcool puis à son tour il parcourut la salle du regard et aperçut ces deux hommes qui dansaient ensemble. Un bref instant il s'imagina ce que cela pouvait donner s'il tomberait sous le charme d'un homme... mais l'image du sexe masculin apparut soudain dans son cerveau. Il ouvrit de grands yeux et se frappa la tête comme pour sortir cette image de sa tête. Oui il en était certain, il préférait les femmes. Il bue une nouvelle gorgée, sentant le liquide lui piquer la gorge. Au fur et a mesure que la conversation avançait, Ronal prenait conscience que la jeune femme devait vraiment avoir une bonne expérience pour parler avec tant de connaissances. Le jeune homme opinait du chef en signe d'approbation, il était totalement d'accord et en apprenait beaucoup ce soir. Sans doute étais-ce due à l'alcool, sans doute étais-ce due a son cerveau endommagé, mais Ronal ne comprit pas un mot de ce qu'Alice avait dit après avoir bue sa choppe. Son regard se fit soudainement vide, puis il repris connaissance.

-Chanter ? Oui, j'adore chanter ! C'est vrai que dans le nord ce n'est pas tout les jours très joyeux à cause des gens qui meurent souvent, mais il y auras toujours des chansons pour égayer les tavernes !

Soudain la jeune femme lui annonça qu'elle devait s'absenter, surement avait-elle une mission secrète à effectuer. Ronal lui fit un petit signe de la main qui voulait dire "pas de soucis" puis a son tour il se leva, mais ne la suivit pas dans les toilettes. Il grimpa sur une table rectangulaire et commença à chanter à vive voix.

-Tu sais Tiboy ce matin j'ai rencontré un humain.
Et tu sais ce qu'il m'a dit ?
Il m'a dit vous les trolls vous me faites très peur parce que vous voulez me manger.
Je lui dit mec faut pas t'inquiéter hein, avant de te manger on te tue, tu vas rien sentir ! Wahahaha !

C'est la panique voilà les trolls
Race frénétique hors de contrôle
Tueurs diaboliques ? On prend le rôle
On est sadiques mais bénévoles.

Combat bestiale, journée normale
Après la guerre on a la dalle
Mort collatérale en plat principal
Un saladier pour pierre tombale.

Dis moi Tiboy qu'est-ce qu'on mange ce matin ?
Je n'en sais rien, que dirais-tu d'un nain ?
Ils sont goûteux mais ce n'est pas assez fin...
De toutes façons c'est plus tendre l'humain !
Regarde là-bas y'en a tout un troupeau !
si on gère on peut doom le plus gros.
Man t'a du flair je te tire mon chapeau,
On a les crocs et tu trouve aussitôt !

C'est la panique voilà les trolls
Race frénétique hors de contrôle
Tueurs diaboliques ? On prend le rôle
On est sadiques mais bénévoles.

Combat bestiale, journée normale
Après la guerre on a la dalle
Mort collatérale en plat principal
Un saladier pour pierre tombale

On écrabouille tout ces garnements,
C'est par plaisir mais pas uniquement
Y'a rien de pire quand un bout d'innocent
Reste bloqué entre les dents.
Tu trouves dégueu mais on se régale
Voilà un conseil amical
En cherchant bien dans les cervicales
Tu trouveras la meilleur moelle

C'est la panique voilà les trolls
Race frénétique hors de contrôle...

Toute la taverne l'accompagnait en tapant dans leurs mains, ils reprenaient même le refrain avec lui ! Ronal ne s'était jamais autant amusé, il continuait de chanter tout en se demandent ce que pouvait bien faire Alice. Cela devait être important, il ne voulait en aucune façon la déranger dans son travail, alors il chantait, et cette chanson semblait ne jamais s'arrêter. Sauf peut-être son estomac... Il cessa de chanter pour se précipiter aux toilettes, tandis que la taverne poursuivait la chanson. Il ouvrit la porte des toilettes à la volée puis il tomba à genoux et vomit lamentablement sur le sol, à plusieurs reprises.

-Ah c'est dégueulasse !

Puis en relevant la tête, il aperçut Alice, non loin d'une fenêtre. Il sourit bêtement car il ne savait pas vraiment quoi faire dans cette situation.

-Euh... ne me dis pas que tu venais juste prendre l'aire... dans les chiottes ?

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