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 Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne

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Matías Ernelio
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MessageSujet: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Lun 5 Nov - 13:30

C'était ridicule... Peut-être était-ce seulement une tentative de me faire souffrir à nouveau. Ou pire, un piège... Je ne savais pas tout ce qui se passait à Narnia, et peut-être qu'Anne avait été forcée à écrire cette lettre, ou souhaitait seulement que je sois capturé pour arrêter de faire du mal. Toutes ces possibilités se bousculaient dans ma tête, alors que j'étais à nouveau en route vers ce fameux endroit. Cela faisait deux fois en l'espace de quelques jours que je partais sans prévenir, seul, loin d'être sûr de ce que je faisais.
Je sortis lentement la lettre de ma sacoche. Les doigts tremblants, je la dépliai et la lus à nouveau, faisant attention à chaque mot, à chaque détail. Je ne pouvais pas croire qu'Anne me veuille du mal ; je décidai plus ou moins de lui faire confiance. Je saurai me débrouiller si les choses tournaient mal.

Prudemment, je traversai la forêt, suivant un petit chemin que personne n'aurait remarqué sans le connaître. Je longeai ensuite un fin ruisseau, que je traversai à un moment précis, avant de m'engouffrer dans une série d'arbres très rapprochés et peu rassurants. Ce n'est qu'après ces épais troncs que je perçus l'endroit où j'allais : une grande clairière, qui contrastait avec le paysage environnant. Je passai de l'obscurité des arbres à la douce luminosité colorée de cet espace.
Connaissant cet endroit, je n'eus pas besoin de m'attarder sur les détails. Je descendis de cheval, remarquant qu'il y en avait un autre. Anne était donc bel et bien venue... Avec un léger soupir, j'attachai mon cheval à une branche d'arbre, et lentement mais sûrement, je pénétrai dans la clairière. Anne se tenait en face de moi, m'ayant entendu arriver. Je repensai alors aux dernières fois où nous nous étions vus : la fête désastreuse à Anvard, et les Îles Solitaires, où elle m'avait révélé quelque chose que j'aurais préféré ne jamais savoir.

« J'ai eu ta lettre. » dis-je doucement en montrant la lettre coincée entre mes doigts. « Comment savais-tu que je viendrais ? »

Je continuai d'avancer vers elle, plus lentement, et m'arrêtai à quelques pas d'elle. Je ne savais pas comment allait se passer la suite, mais j'avais soudainement envie de partir. Je n'avais pas envie d'assumer ce qu'il se passerait. Selon sa lettre, si je venais, c'était pour parler de cet enfant qui n'est jamais venu au monde. Je n'étais pas désespéré, ce bébé n'aurait été qu'une erreur, puisque nous ne pouvions plus être ensemble. Il ne servait à rien de revenir sur ça et d'imaginer ce qui aurait pu se passer, comme elle le faisait. Mais si j'étais venu...c'était sans doute pour régler ça une bonne fois pour toute. Je n'allais pas vivre avec ça, être hanté par des souvenirs et des questions, toute ma vie. Je devais discuter avec Anne, et mettre le passé derrière moi.

« Tu es au courant de ce que l'on risque tous les deux, si on nous trouve ? Toi, bien plus que moi... »

suite de cette lettre

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Anne N. Elbereth
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MessageSujet: Re: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Lun 5 Nov - 20:35




Le passé n'est jamais loin

« J'aurai voulu t'offrir le meilleur de tout mon être... » ► Lucie Silvas & Gregory Lemarchal
Anne s'était réveillée quand tout le château de Cair Paravel, demeure royale des rois et reines de Narnia, dormait encore.
Elle s'était habillée simplement. Le bon quand on a été "garçon manqué" c'est que l'on apprend à s'habiller seule vite et bien. Elle mit une chemise blanche avec un gros noeud papillon au niveau du col, une veste noire, un pantalon noir et des bottes beiges claires. Elle se regarda dans le miroir. Elle trouvait ça drôle, elle n'avait plus mis de vêtement à la garçonne depuis longtemps au point que même pour l'équitation qui demandait des vêtements souples et simples, elle mettait des robes à corset.
Si Matias était là, ça allait faire remonter des tonnes de souvenir puisqu'ils s'étaient connus quand Anne était garçon manqué.

Elle prit un ruban sur sa commode et s'attacha, négligemment, les cheveux avec. Elle hésita à prendre son poignard...Et si elle s'était mise dans un guépier en convoquant Matias. Après tout, cette clairière était à l'extrême du côté de Telmar même si cela était encore considéré comme une frontière! Par sécurité, elle prit son couteau et l'attacha à sa ceinture. Après tout, cela ne surprendra pas son ex amant. Elle était une femme et partir hors de chez elle était aussi dangereux pour une dirigeante que pour une simple paysanne! Mais elle avait pris en risque en l'appelant à venir à elle et elle était prête à assumer les conséquences!

Elle ouvrit la porte de ses appartements et remarqua que le garde qui gardait sa chambre n'était plus là. Depuis le kidnapping de la Reine Susan, le Roi Edmund avait ordonné à ce que les chambres de ses deux autres "soeurs" (même si Anne était une soeur de coeur) soient garder et Anne avait reçu l'ordre de ne pas quitter sa chambre avant l'arrivée d'une servante. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas désobéi. La dernière fois c'était quand elle était allée à l'encontre de l'avis du roi Peter quand il lui a demandé de ne pas aller retrouver Matias à la veille de la guerre. Pourtant, elle l'avait bien fait.

Après s'être assurée de ne pas se faire voir. Elle alla de l'autre côté du couloir et poussa l'ouverture de la fenêtre et fit sa casse coup en sortant sur la corniche. Le château était, certes, endormi mais certains serviteurs devaient déjà être debout pour préparer le petit déjeuner. Elle sauta pour atterrir sur un toit en contre bas.
Par la suite, elle descendit pas les lianes pour atterrir dans la cour intérieur du château.

Félicitons une femme qui n'a pas oubliez, malgré sa vie mondaine, les ficelles d'une évasion en beauté!

Elle courra jusqu'à l'écurie où le palefrenier l'attendait déjà. Il lui présenta son cheval blanc et elle le remercia. Elle monta dessus, le garçon lui donna un panier rempli de nourritures pour son petit déjeuner qu'elle n'avait pas pris, et elle parti de Cair Paravel au galop. Elle avait assez perdu de temps.

Elle arriva en moins de deux heures à la clairière. Elle descendit de cheval et attacha la lanière à un arbre. Elle sorti un petit pain du panier qu'elle mangea rapidement et le fit passer avec de l'eau. Elle entendit, un peu plus tard, les galops d'un cheval. Elle savait qui c'était et elle se montra.


« J'ai eu ta lettre. » dit il doucement en montrant la lettre coincée entre ses doigts. « Comment savais-tu que je viendrais ? »

Elle haussa les épaules et dit "à cause de cette chose idiote qu'on appelle "l'espoir"!"

Il s'avança vers elle et pour prouver qu'elle ne l'attaquerait pas, Anne détacha son poignard de sa ceinture pour le laisser tomber par terre. Si jamais ils devaient en venir aux mains, ils savaient tout deux que ce serait Matias qui serait le premier à lui enfoncer son arme dans le coeur. Anne n'était pas suicidaire.

« Tu es au courant de ce que l'on risque tous les deux, si on nous trouve ? Toi, bien plus que moi... »

"Oui" souffla t'elle "si jamais un de tes petits protégés à eu la bonne idée de te suivre, il pourrait envoyer un pigeon pour prévenir le Roi Edwin qui ordonnerait mon arrestation et si jamais c'est un soldat de Narnia qui vient on sera fait prisonnier et j'aurais toutes mes chances de me faire exécutée par trahison... Même si mon roi et mes reines m'aiment comme une soeur, ils ne pourraient plus avoir confiance en quelqu'un qui donne rendez vous à l'ennemi"

Elle prit une pause: "comment va la Reine? J'ose espérer qu'elle n'a pas été torturée..."



Anne Niniël Elbereth & Matias Ernelio

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Matías Ernelio
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MessageSujet: Re: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Lun 5 Nov - 22:38

L'espoir... Quel grand mot, pour le peu de conséquences qu'il entrainait. J'avais arrêté d'espérer depuis longtemps. Les choses n'allaient jamais comme on le souhaite. Je parlais de l'avenir en général, et non pas des petits détails. Plus jeune, j'avais prévu de vivre avec mes deux parents en vie, d'être le meilleur dans le domaine de l'arme, et de me marier à la plus belle des filles ou même des princesses de ce monde. Mais ma mère était morte en couches, et mon père avait été assassiné par mon oncle, lui-même tué quelques années plus tôt. Je me débrouillais bien avec une épée, mais j'étais loin de pouvoir égaler le meilleur épéiste du royaume. Et je n'étais toujours pas marié, bien que j'aurais pu l'être...avec Anne, justement. En effet, l'espoir était une chose stupide et inutile. On disait que ceux qui espéraient avaient un but dans la vie, et ceci leur faisait du bien ; mais quelle importance ?

La jeune Narnienne expliqua ensuite les dangers qui pouvaient nous arriver si on nous attrapait ensemble, ce qui n'était pas nécessaire puisque j'en avais déjà conscience. Mais je n'avais certainement pas l'intention de me faire capturer, il ne manquerait plus que ça tiens ! Si un Telmarin approchait, il me suffirait également de le tuer ; ou alors, tant pis. Anne avait tout risqué, et ce ne serait que de sa faute si elle se retrouvait aux côtés de sa chère reine Susan, dont elle me demanda des nouvelles l'instant d'après. Ironiquement, je souris, tout en m'énervant intérieurement. Torturée ? Oh non. Mais être seule, loin de sa famille, de ses amis et de son Don étaient une souffrance suffisante pour le moment. « Tu m'as fait venir pour ça ? Si c'est le cas, je vais te décevoir, mais tu peux repartir. » Non seulement elle nous faisait prendre des risques, mais en plus elle me demandait de livrer des informations ! Bien que la rassurer sur ce point n'était pas un danger, je ne voulais céder sur aucun point concernant les prisonniers et Edwin.

« Autre chose ? Je ne compte pas perdre mon temps ici pour parler de la reine Susan, ou de n'importe qui d'autre. » Ces paroles avaient eu le don de brusquement m'énerver. J'avais réellement l'impression d'être finalement venu, et d'être tombé dans ce vide infernal qu'était l'espoir, comme Anne l'avait si bien dit.
Soupirant, je m'écartai un peu, marchai seul un peu plus loin, avant de rire nerveusement. « C'est ridicule, on ne devrait pas se voir. Surtout pour parler du passé. » Cette fois, j'étais plus exaspéré quelque chose. Mais les choses commençaient à sortir du cœur sans que je puisse m'en empêcher. « Ta lettre aussi est ridicule. Un de nous deux aurait du tout sacrifier et être considéré comme un traite pour pouvoir nous marier, de même pour l'enfant. Et en aucun cas tout cela n'aurait empêché la guerre, crois-moi... J'ai suffisamment observé Caspian puis Edwin pour m'en rendre compte. Et les choses ne sont pas différentes aujourd'hui. »

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Anne N. Elbereth
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MessageSujet: Re: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Mar 6 Nov - 12:32




Le passé n'est jamais loin

« Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir. » ► Jean Jaurès
Anne n'était pas surprise... Après tout, il n'allait pas lui dire comme ça si Susan allait bien ou non puisque c'était des informations secrètes de Telmar.

"Je ne suis pas là en tant que gouverneur des îles solitaires mais en tant que simple femme inquiète pour une de ses amies!" Bien que, même avec ça, Anne était sure qu'il n'allait rien lui dire sur l'état de santé de la Reine de Narnia.

« Autre chose ? Je ne compte pas perdre mon temps ici pour parler de la reine Susan, ou de n'importe qui d'autre. »

Elle failli faire son petit sourire en coin dont elle avait la spécialité. Elle dit, en étouffant ce rire qui menaçait de d'éclater dans sa gorge: "je ne te connaitrais pas, je pourrais croire que tu me fais une crise de jalousie..." La, elle était plus blasée qu'autre chose. Il ne la laissa pas en replacer une quand il dit:

« Ta lettre aussi est ridicule. Un de nous deux aurait du tout sacrifier et être considéré comme un traite pour pouvoir nous marier, de même pour l'enfant. Et en aucun cas tout cela n'aurait empêché la guerre, crois-moi... J'ai suffisamment observé Caspian puis Edwin pour m'en rendre compte. Et les choses ne sont pas différentes aujourd'hui. »

Elle dit d'une voix assez agressive: "A t'entendre on croirait que tu attendais que je plaque tout ce que je connaissais pour devenir telmarine! Mon père était malade! Il avait placé tout ses espoirs en moi! Comment crois tu qu'il l'aurait pris si je lui avais dit:"papa je refuse de prendre ta succession parce que je préfère Matias à toi"? Ca l'aurait achevé c'est sur! C'est vrai que j'aurais pu le faire mais mon père est mort et tout c'est enchainé à une telle vitesse que je n'aurais pas pu faire marche arrière si je l'avais souhaité!"

Elle prit une pause: "et toi? Pourquoi n'as tu pas tout laissé tomber pour venir vivre aux îles avec ta soeur? Tu sais très bien que je ne l'aurais pas refusée chez moi"

Elle dit: "je sais que je t'ai donné une raison de plus pour en vouloir à la monarchie de Narnia mais tu es parti sans que tu saches la dernière chose que j'ai voulu te dire: ni Peter, ni Edmund, ni Susan et ni Lucy ne savaient que j'étais enceinte le jour où j'ai perdu le bébé! Le seul à avoir été au courant d'une grossesse était mon médecin et il n'a rien dit à personne! Il a fait croire, après la bataille, que ma blessure était plus grave que prévu"

Puis elle conclu en disant: "tu m'as traitée de lâche la dernière fois que nous nous sommes vu mais n'est ce pas lâche de venir me narguer à la fête du Roi Jace avec la servante du Tisroc Soren? Et, aussi, n'est ce pas lâche de s'attaquer à une femme qui ne peut même pas appeler à l'aide?"



Anne niniël Elbereth & Matias Ernelio

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MessageSujet: Re: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Mar 6 Nov - 13:34

C'était pire que ridicule. Je m'efforçais de garder mon calme, mais je n'allais pas tenir longtemps. La conversation allait tourner au vinaigre, tout simplement parce que nous rendions des comptes, après deux ans de rancœur. Il fallait que tout ça sorte et explose un bon coup. Le mieux aurait été de partir, de laisser tout ça derrière moi encore, et de ne plus y penser. Au bout de tant de temps, je m'y étais habitué, et j'avais trouvé suffisamment de buts pour ne pas m'accrocher à une histoire d'amour qui ne pouvait durer. Mais en quelques mois, les souvenirs étaient remontés, de même que la douleur. Et je ne supportais pas de souffrir.
Je ne tins pas compte de la remarque déplacée de Anne sur une soit-disant jalousie. Jaloux de qui, de la reine Susan ? Qu'avait-elle à envier, maintenant qu'elle était enfermée ? C'est alors qu'Anne s'énerva, après que j'ai relancé la conversation.

« Donc j'aurais dû tout sacrifier ? J'aurais dû laisser Caspian devenir complètement fou et trahir mon pays ainsi que mon demi-frère la veille d'une guerre ? J'aurais dû obliger ma sœur à m'accompagner, alors qu'elle avait une vie à Telmar ? Il n'y a pas que toi qui avais des responsabilités, Anne. » Je pris une pause, respirai calmement pour ne pas m'énerver plus et dire quelque chose que je regretterai ensuite. « Je savais que le sujet de la fête reviendrait. Nous sommes dans des camps opposés, je fais ce qui est bien pour mon royaume, rien de plus. Traite moi de lâche si tu veux. Mais la vraie lâcheté aurait été de te laisser là-bas sans protection... »

J'avais délibérément laissé le sujet de la grossesse en dernier, car c'était sans doute le sujet le plus sensible. Une grossesse et un bébé représentaient l'union entre deux personnes. Si la rupture avait été dure, savoir qu'un bébé aurait pu voir le jour était pire. Sans doute était-ce un signe du destin que ce bébé ne soit jamais venu au monde en vie : une relation entre Anne et moi était impossible à envisager. « Pour la grossesse, que veux-tu que je te dise ? Le bébé n'est jamais né, je n'ai aucune raison de m'y attacher et de connaître les détails. Donc arrête avec ça. Peut-être que toi tu l'as mal vécu, mais ce n'est pas mon cas, et je ne peux t'aider en rien là-dessus ! »

Evidemment, Anne allait répondre. Je m'éloignai un peu plus, lui tournai le dos, fermai les yeux pour rester calme, comme toujours. Je prenais des tonnes de risques pour venir me disputer avec mon ancienne fiancée, génial ! Il ne manquait plus que ça en ce moment. Je détestais Edwin, mais j'étais obligé de le servir. Je détestais tous ces intrus qui se prétendaient seigneurs de Telmar alors qu'ils ne savaient rien sur le royaume, mais j'étais obligé de les côtoyer. Et en ce moment, je détestais Caspian pour m'avoir laissé dans une merde pareille. J'avais juste envie de récupérer mon ancienne vie, celle où je n'étais considéré que comme un bâtard, mais où j'avais plus de considérations que maintenant en tant que seigneur.

« C'était ça, ta raison de me faire venir ici ? Parler de cette pauvre Susan, parler de ma soit-disant peine, parler de nous alors qu'on ne pourra jamais être ensemble ? L'espoir t'a donné des idées folles. »

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MessageSujet: Re: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Mar 6 Nov - 15:58




LE PASSÉ N'EST JAMAIS LOIN

«Et finalement... cette question... le mystère... Qui raconte l'histoire de qui... Qui lève le rideau... Qui choisit les pas que nous allons danser... Qui nous rend fou... Nous cingle de coups de fouet et nous acclame dans la victoire quand nous survivons à l'impossible... Qui fait tout cela... Qui fait en sorte que notre existence honore les autres... Qui envoie des monstres pour nous tuer... Et en même temps nous chante que nous ne mourrons jamais... Qui nous apprend ce qui est vérité, ce qui est mensonge... Qui décide pourquoi l'on vit et quel combat mérite que l'on risque la mort... Qui nous enchaîne, et qui détient la clé qui peut nous libérer... C'est VOUS, vous avez toutes les armes en vous, alors battez-vous ! » ► Sucker Punch
Elle l'écouta calmement. Oui. Il ne pouvait pas forcer Rosalie à le suivre jusqu'à un rassemblement de petites îles en plein milieu de l'océan. Elle aurait été déboussolée et, même si les deux femmes ne s'étaient pas vraiment appréciées, elle ne pouvait infliger ça à la blondinette. C'était hors de son contexte d'éthique.
Mais elle dit:


"Je comprend pour Rosalie. J'avais mon père tu avais ta soeur et ton demi frère. Ni moi ni toi ne pouvez tout laisser tombé alors que la guerre allait éclater"

Elle failli rigoler:"bien pour ton royaume? Non mais c'est l'hôpital qui se fout de la charité là! Edwin n'a JAMAIS agi pour le bien de Telmar! C'est un usurpateur et même si j'en suis venue à détester Caspian je le considère encore comme le roi légitime! Il a mis dehors son propre roi au moment où il avait besoin d'aide! " Elle marqua une pause "Si les Pevensie m'entendaient dire ça, je peux dire bonjour au cachot!" Elle revint à ce qu'elle voulait dire "j'ai bien entendu ce qu'il a dit avant que son dragon ne fasse son feu d'artifice! Ce n'est pas Telmar qui voulait venger! C'est Yoren Eshbaan et lui même! Tu dois savoir comme moi que Yoren était un régicide et un parricide! Edwin a mobilisé une armée pour gâcher une fête que tous attendait avec impatience pour une histoire de vengeance personnelle! Et, désolée, mais les pouvoirs d'un monarque ce n'est pas faire ce qu'on veut mais être au service de son peuple!"


Pour ce qui est du bébé que Anne failli avoir, Matias lui répondit cela:

. « Pour la grossesse, que veux-tu que je te dise ? Le bébé n'est jamais né, je n'ai aucune raison de m'y attacher et de connaître les détails. Donc arrête avec ça. Peut-être que toi tu l'as mal vécu, mais ce n'est pas mon cas, et je ne peux t'aider en rien là-dessus ! »


Elle se dirigea vers son cheval: "je me doutais que tu allais dire cela! Je ne compte pas te faire culpabiliser. C'est moi qui est pris la décision que ma grossesse et ma fausse couche devaient rester secrète et pas seulement pour que je puisse conserver mon poste! Non, bien loin de moi cette idée. La raison était que je ne voulais pas donner une raison pour que la guerre recommence!" Elle soupira "enfin, ton usurpateur de roi s'est chargé à ma place de trouver une occasion pour recommencer cette guerre"

Elle détacha la lanière de son cheval: "en tout cas, j'ai pris une décision. Ce monde ci n'est pas celui dans lequel je veux vivre!" Oui, le monde dans lequel elle voulait vivre était celui où tout le monde était heureux et où elle aurait pu mettre son fils au monde.
"Tu ne me verras plus pendant quelques temps...Et, cette remarque, j'aurais pu la dire aux roi et reines de Narnia. Mais je sais qu'ils m'en auraient empêcher"
Elle fit avancer son cheval pour éviter de se prendre une branche au moment où elle grimperait: "je compte retrouver Caspian. C'est ce que j'aurais du faire il y a deux ans."


anne niniël elbereth & matias ernelio

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MessageSujet: Re: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Mer 7 Nov - 12:12

Je laissai Anne parler, s'énerver aussi, n'écoutant qu'à moitié ses paroles. Ce n'était plus une discussion sur nous deux, comme le prétendait sa stupide lettre, mais une discussion sur nos deux camps. Qu'attendait-elle ? Que je change, que je passe du côté du soit-disant bien ? Il ne manquait plus que ça tiens ! Avec un léger rire, je la laissai continuer. Elle continua sur Edwin ensuite, défoulant toute sa haine sur lui. Encore une fois, elle ne savait rien... Croyait-elle réellement que j'obéissais à Edwin comme un petit toutou pour lui faire plaisir, sans avoir quelque chose en tête ? Voilà qu'elle m'insultait presque à présent. Mais elle était loin d'avoir fini, bien qu'elle semblait vouloir partir. Mais lorsqu'elle termina de parler, je ne pus qu'éclater de rire. La discussion devenait décidément de plus en plus ridicule.

« Laisse-moi clarifier deux-trois choses avant. Je fais tout ça pour Telmar, non pour Edwin. Qu'est-ce que tu crois ? Même si je n'ai jamais pu naître prince comme Caspian, j'ai toujours tout fait pour le meilleur de mon pays. Depuis deux ans, j'ai envie de tuer Edwin à chaque fois que je le voie, car il n'a aucun droit d'être assis sur le trône qui appartenait à mes ancêtres, à la vraie famille royale. Les seigneurs qu'il a nommé n'ont aucun sang royal en eux et ne sont d'aucune utilité. Même si je déteste ça, j'ai dû ramper pour m'accorder quelques faveurs afin d'être proche du pouvoir et pouvoir agir quelque part. » Je m'arrêtai un instant, réfléchissant calmement et rapidement. Je ne devais pas en dire trop à Anne, surtout pas des choses secrètes. Notamment lorsqu'elle parla de Yoren Eshbaan... « Tu crois qu'Edwin a mobilisé son armée pour cette minable fête ? Ce que tu as vu n'était qu'une miette du gâteau qu'il vous prépare. »

Je m'interrompis un instant de parler et la rejoins, l'empêchant de monter sur son cheval. Je restai un court moment silencieux, me contentant de la regarder droit dans ses yeux bleus. L'atmosphère parut devenir plus légère et moins orageuse, l'espace d'un instant. Je repris, tentant de n'utiliser ni ironie, ni sarcasme, ni la colère. « Ça ne sert à rien. Ça fait deux ans que j'essaie de le trouver, et mes espions ne l'ont trouvé que récemment. Il ne sait plus qui il est, et il ne veut pas être retrouvé. Et s'il doit retrouver la mémoire, je doute que ce soit en le forçant à venir avec nous. » Je m'étais juré de ne révéler ceci à personne, et voilà que je brisais ma propre promesse. Oui, je cherchais à retrouver Caspian. Je ne l'avais pas croisé personnellement, mais il me faudrait le faire un jour. Un guérisseur m'avait dit que les amnésiques pouvaient retrouver la mémoire ou une partie face à quelque chose de personnel, de familier. Bien que Caspian ne m'avait jamais considéré comme un frère ayant le même père, nous étions proches depuis notre enfance.

« Laisse-moi faire, sur ce point. Edwin sait très bien que je suis loin de l'apprécier, je ne l'ai jamais caché ; tu risques beaucoup plus que moi. Tu ne peux pas faire grand chose actuellement. » Je m'écartai alors. Elle partirait si elle le souhaitait, elle ferait ce qu'elle voudrait, je ne pouvais la retenir davantage. La conversation semblait presque finie. J'avais vraiment l'impression d'être venu pour rien... « Écoute, ne fais pas quelque chose de stupide. Protège ton peuple, protège les Narniens comme tu le peux, protège Edmund et Lucy. Ils sont trop jeunes et risquent de mener leur peuple à leur perte avant même la guerre, alors aide-les. Mais ne joue pas à l'aventurière et à l'héroïne. » Bien qu'Anne m'énervait à ce moment précis et qu'elle était considérée comme une ennemie, je n'avais pu m'empêcher de dire ça. Si j'avais préféré ne plus parler de la grossesse, je me devais au moins de lui dire quelques mots "sympathiques" qui montraient que je n'étais pas qu'un idiot insensible qui faisait du léchage de bottes à Edwin, comme elle semblait le penser.

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Anne N. Elbereth
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MessageSujet: Re: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Jeu 8 Nov - 14:38




LE PASSÉ N'EST JAMAIS LOIN

« Le seul mauvais choix est l’absence de choix.» ► Amélie Nothomb


« Laisse-moi clarifier deux-trois choses avant. Je fais tout ça pour Telmar, non pour Edwin. Qu'est-ce que tu crois ? Même si je n'ai jamais pu naître prince comme Caspian, j'ai toujours tout fait pour le meilleur de mon pays. Depuis deux ans, j'ai envie de tuer Edwin à chaque fois que je le voie, car il n'a aucun droit d'être assis sur le trône qui appartenait à mes ancêtres, à la vraie famille royale. Les seigneurs qu'il a nommé n'ont aucun sang royal en eux et ne sont d'aucune utilité. Même si je déteste ça, j'ai dû ramper pour m'accorder quelques faveurs afin d'être proche du pouvoir et pouvoir agir quelque part. »

"Je suis peut être née un jour de pluie mais certainement pas de la dernière! Je te connais suffisamment pour savoir que tu le hais, la seule chose positiviste qu'il aie apporté c'est la grâce de Rosalie" Même si Rosalie et Anne ne s'étaient jamais vraiment appréciées...En particulier à cause du brother complex que la jeune telmarine se trimballe; Anne n'aurait jamais voulu sa mort "Et en plus de jouer avec le feu - sans mauvais jeux de mots - il nomme des paysans comme seigneur de telmar? Il est encore plus pitoyable que je le pensais ma parole..." Dit elle non sans une pointe de mépris et d'ironie... Pas pour Matias!

"Tu as beau être né...."Elle détestait le mot "bâtard" ".... naturel, hors du mariage, il n'en reste pas moins que tu es le frère de Caspian, un prince de sang royal, tu n'étais pas prédestiné à jouer les espions pour le blondinet! Quand Caspian a disparu c'est toi qui aurait du devenir roi! " Elle le regarda "je suis sérieuse et ne croit pas que c'est la perspective d'avoir pu devenir Reine qui me fait dire ça! J'ai déjà assez de travail comme gouverneur pour m'encombrer d'un autre titre! Me fait pas dire ce que je n'ai pas dit!"

Oui, Anne était née dans une bonne position mais contrairement à beaucoup de nobles, elle n'avait aucunes ambitions royales et de conquêtes.

« Tu crois qu'Edwin a mobilisé son armée pour cette minable fête ? Ce que tu as vu n'était qu'une miette du gâteau qu'il vous prépare. »

Elle soupira: " ça va te surprendre: mais j'espère bien qu'il n'a pas fait ça que pour nous gâcher la soirée! Je dois donc comprendre que la guerre est sur le point de recommencer! Bon je m'en doutais mais j'aurais cru qu'il aurait attendu que Yoren revienne! Il est coriace celui là, je ne serais pas surprise de le voir rappliquer"

Quand elle parla de retrouver Caspian pour le remettre sur le trône qui lui avait, jadis, appartenu, Matias s'approcha d'elle et lui attrapa la main tout en maintenant la lanière du cheval pour empêcher son ancienne fiancée de monter à cheval.... C'était peut être pas le moment, mais elle failli rougir comme une tomate trop mure.

« Ça ne sert à rien. Ça fait deux ans que j'essaie de le trouver, et mes espions ne l'ont trouvé que récemment. Il ne sait plus qui il est, et il ne veut pas être retrouvé. Et s'il doit retrouver la mémoire, je doute que ce soit en le forçant à venir avec nous. »

Sous le choc, elle garda le silence deux grosses minutes qui semblèrent durer une éternité - pour Matias il semblerait - avant qu'elle ne manque de renverser son ancien amant en réprimant un cri.

"IL EST VIVANT??!! YOUPI! ENFIN "UNE BONNE NOUVELLE" "Anne la folle dingue surexcitée le retour(côté secret de sa personnalité) ! Elle se calma "Hein? Comment ça il est amnésique?!" Elle regarda Matias attendant qu'il lui donne d'autres informations...Informations qu'elle ne comptait pas donner à Lucy et Edmund! Connaissant le Roi, il partirait darre darre à la recherche de l'ancien amant de sa grande soeur pour le tuer.

« Laisse-moi faire, sur ce point. Edwin sait très bien que je suis loin de l'apprécier, je ne l'ai jamais caché ; tu risques beaucoup plus que moi. Tu ne peux pas faire grand chose actuellement. »

Presque pas réflexe mais inquiète, elle lâcha la lanière de son cheval et mis ses mains sur les épaules de Matias: "ne fait pas l'idiot! Je risque fort c'est vrai mais toi aussi! Peut être que Edwin sait que tu ne l'aimes pas mais si il découvre que tu as fait appel à tes hommes pour retrouver Caspian, il te ferait exécuter! Crois moi, dès qu'il te sentira comme une menace, tu pourras dire adieu à ta tête!"

Matias enchaina avec : «Écoute, ne fais pas quelque chose de stupide. Protège ton peuple, protège les Narniens comme tu le peux, protège Edmund et Lucy. Ils sont trop jeunes et risquent de mener leur peuple à leur perte avant même la guerre, alors aide-les. Mais ne joue pas à l'aventurière et à l'héroïne. »

Elle haussa les sourcils: "tu t'inquiètes pour moi?" Dit elle taquine. Elle se reprit "bien sur que je les aiderais! Jusqu'à présent j'ai toujours été leur conseillère attitrée! Et loin de moi l'idée de jouer à l'aventurière! Un héros est quelqu'un qui se débrouille pour qu'on tue les autres donc non merci! Je ne fais que ce qu'il me semble juste... Je sais que les Pevensie risquent de ne pas apprécier que je parte à la recherche du vrai roi de Telmar, mais je payerais les conséquences de mes actes plus tard"

Elle marqua une pause "et..."..." Ne t'inquiète pas je ne compte pas partir maintenant ça serait suicidaire et les narniens ont besoin de moi! Non, en fait, j'avais dans l'idée " elle re marqua une pause "que quand tu partiras à la recherche de Caspian pour lui rendre sa mémoire, je viendrais avec toi".

Ils se regardèrent dans le blanc des yeux et, sans savoir pourquoi, Anne planta ses lèvres sur celle de Matias.




anne niniël elbereth & matias ernelio

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Matías Ernelio
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MessageSujet: Re: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Dim 11 Nov - 14:24

Je ne fis aucun commentaire à l'allusion à Rosalie. Certes, j'étais redevable à Edwin pour ça, mais les choses étaient bien plus compliquées. Je le haïssais pour ce qu'il m'avait volé, point qu'Anne évoqua également. Non, je n'étais pas destiné au trône, mais sans coup d'état, le trône se disputait entre un cousin éloigné et moi. Je doute que j'aurais reçu le pouvoir, mais j'aurais été sans doute proche de lui. Mais non, voilà qu'un complet étranger m'avait volé cette opportunité, bafouant toutes les lois, toutes les règles et toutes les coutumes de Telmar, passant du simple poste d'espion à celui de roi. J'eus un léger rire ironique en repensant à tout ceci. Il n'y avait plus rien à dire sur ça. C'était passé, et aujourd'hui, je n'avais plus aucune chance de parier sur ma place sur le trône. Le roi était marié, et sans doute qu'il aurait rapidement un fils...

C'est alors que le sujet de Caspian arriva. En apprenant à Anne qu'il était en vie, je pus voir un choc, et j'hésitais presque à lui demander si tout allait bien. Je faillis tomber à la renverse lorsqu'elle réagit soudainement, criant presque. Je soupirai, surtout quand elle demanda des informations en plus. J'avais du m'en douter, en parler était une très mauvaise idée... Que lui dire ? Moi-même je ne savais pas grand chose, et je n'avais encore jamais croisé Caspian. « Je ne sais pas quelles sont ses séquelles. Peut-être est-ce une amnésie partielle et passagère, peut-être qu'il ne retrouvera jamais la mémoire, je n'en ai aucune idée. Si c'est le cas, ça ne servira à rien. Nous devons retrouver le vrai Caspian, celui qui s'est battu contre Miraz, qui a réussi à ramener les Telmarins à Telmar, pas celui qui était influencé par je ne sais quelle forme de sorcellerie, ni celui qu'il est actuellement. Sinon, Edwin ne fera qu'une bouchée de lui... »

La conversation dériva sur les dangers. J'étais prêt à tout, même à finir en prison et condamné à mort, si au moins je m'étais battu jusqu'au bout pour défendre mes volontés. Mais je n'avais pas d'allié, et il valait mieux que je n'essaye pas, pour ne pas finir sur le bûcher plus tôt que prévu. En aucun cas je ne voulais associer Anne à mes actions, ou n'importe qui d'autre.
En silence, je l'écoutai vainement, sentant ses douces mains blanches sur mes épaules. Un léger frisson me parcourut, et je n'osai pas la regarder dans les yeux. Mais ses dernières paroles me firent lever le regard vers elle, croisant alors le sien. Il était hors de question qu'elle vienne avec moi. En vain, je tentai d'exprimer cette pensée, en colère. Et pourtant, je ne pus, d'une part parce qu'aucune parole ne sortit de ma bouche, et d'autre part car elle m'embrassa.

Je ne réagis pas tout de suite. Pendant un court instant, qui me sembla durer une éternité, des milliards de questions parcoururent mon esprit, cherchant une réponse associée. Finalement, je laissai tomber tout ça, prolongeant le baiser quelques secondes de plus, mes mains se posant automatiquement sur la fine taille d'Anne. Lentement, je m'écartai, et toute la conversation que nous venions d'avoir me sembla lointaine. Les questions resurgirent alors. Que venais-je de faire ? Je m'étais lâchement laissé aller dans les bras d'une ennemie, qui plus est était mon ancienne fiancée, celle qui m'avait brisé le cœur au moment où j'avais le plus besoin d'aide, celle qui avait cassé tous mes rêves d'avenir qui me paraissaient sans sens et impossibles à atteindre aujourd'hui. Devais-je commettre la même erreur ? D'abord sans un mot, je m'écartai un peu plus, lâchant Anne, riant presque nerveusement.

« Il ne manquait plus que ça... » Que faire maintenant ? Un désir furieux que n'importe quel homme aurait ressenti me prenait, mais je savais que je ne devais pas. Je me ferais du mal pour rien, ou j'en ferais à Anne. Je pris une longue inspiration, les yeux fermés, les mains sur le visage, comme pour tenter de me ressourcer et de rester calme. Je cédai toutefois à la pression et me rapprochai de Anne, la colère brûlant mes lèvres : « Pourquoi as-tu fait ça ? Pourquoi ?! Tu te rends compte de ce que tu as fait ? Nous ne sommes plus ensemble Anne, et ça n'arrivera jamais à nouveau ! » Alors que j'allai poursuivre, un doigt accusateur levé, des larmes de rage baignant mes yeux, mon inconscient s'empara de moi et réduit mon discours et mon but à néant. A la place, il m'incita à m'arrêter, à me rapprocher de la jeune narnienne blonde, et à transformer ma colère en passion. Ce qui je fis sans attendre par le moyen d'un nouveau baiser, bien plus fort, passionné et moins hésitant que celui d'Anne. L'instant d'après, je regrettai, et espérai de tout mon cœur qu'Anne allait elle aussi reprendre raison et me repousser.

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Anne N. Elbereth
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MessageSujet: Re: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Mer 19 Déc - 16:52

« Le passé n'est jamais loin»


Elle l'avait embrassé! Oui! Aussi surprenant que cela puisse paraitre, Anne Elbereth, gouverneur des îles solitaires, avait embrassé son ancien fiancé et ennemi, Matias Ernelio! Pendant l'espace d'une seconde, elle se demanda ce qui lui était passé par la tête! Elle n'avait pas pu résister et elle avait cédé à la tentation!
D'accord, on disait que la meilleure manière de résister à une tentation c'était d'y céder mais là. En plus, bien qu'il soit resté paralyser, Matias répondit à son baiser.

Mais, cinq minutes plus tard, il se dégagea de l'emprise de la belle blonde en riant nerveusement. Aïe!


« Il ne manquait plus que ça... »


Il commença à inspirer - respirer en faisant presque les cent pas comme pour se remettre les idées en place. Anne, elle, avait plaqué ses mains sur ses lèvres en se demandant quelle folie lui était passé par la tête!

Tout d'un coup, les vannes qui semblaient permettre à Matias de rester calme cédèrent et il s'approcha de son ancienne future épouse furieux et un doigt accusateur levé en proférant:


Pourquoi as-tu fait ça ? Pourquoi ?! Tu te rends compte de ce que tu as fait ? Nous ne sommes plus ensemble Anne, et ça n'arrivera jamais à nouveau !


"Je...Je suis désolée! Vraiment je ne sais pas ce qui m'a prit!" bredouilla t'elle. Et, avant qu'elle eu l'occasion de finir, Matias se calma et planta ses lèvres sur celle de Anne. Là, ce fut à la gouverneur d'avoir un électrochoc! Un millier de questions lui traversèrent l'esprit. Questions dont elle n'arrivait pas à trouver de réponse.

Alors que la logique aurait voulu qu'elle se dégage et qu'elle s'enfuit vite à cheval pour retourner à Cair Paravel et faire comme si rien ne s'était passé, elle approfondit ce baiser. Comme si le contact charnel avec Matias lui avait plus manqué qu'elle ne le prétendait.

Pour finir, par manque d'oxygène, elle fini par rompre le baiser presque à contre coeur car elle craignait que leur rupture allait revenir sur le devant comme une douloureuse vérité. Douloureuse oui, mais réelle! Elle posa sa tête sur l'épaule de Matias, les jambes flageolantes à deux doigts de céder.


"Je suis désolée! C'était trop dur de continuer à faire comme si ça ne me touchait pas"

Ne put elle que bredouiller, les larmes aux yeux à deux doigts de tomber sur ses joues roses.


Shtoum (c)

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Matías Ernelio
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MessageSujet: Re: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Lun 24 Déc - 19:33

Je n'étais absolument pas en train d'arranger la situation, bien au contraire. Et le pire, c'était que ce baiser, ce contact rapproché, me faisait du bien. Le baiser, apprécié des deux côtés, dura plus longtemps que je n'aurais pu l'imaginer, et lorsqu'Anne recula un peu, le contact me manqua. J'étais alors partagé entre le regret et le désir. Elle tenta de formuler quelques vagues excuses qui m'importaient peu. Je restai silencieux, et lorsque sa tête se posa sur mon épaule, je la pris dans mes bras après une légère hésitation. Mes yeux se fermèrent, et pendant un instant, je revins dans le passé. Le baiser et l'étreinte me rappelaient nos nombreux moments de bonheur passés, heureux et sans soucis. C'était il y a si longtemps, et pourtant les souvenirs semblaient correspondre aux jours précédents. Je repris contact avec la réalité en rouvrant les yeux lentement, et entendant les pleurs de Anne, je la lâchai un peu afin de la regarder. Après un long moment de silence tendu, je finis par murmurer :

« Qu'allons-nous faire ? »

La question méritait en effet d'être posée. Et pourtant, aucune réponse sensée ne me venait à l'esprit. Il restait deux choix extrêmes : ne plus jamais se voir, ne jamais tenter de reprendre contact, et laisser les choses dans leur cours, ou succomber à la tentation et reprendre une relation. Un choix cornélien... La première solution correspondait à celle que nous avions adopté ces deux dernières années, à quelques exceptions près ; la deuxième n'était même pas envisageable. Nous étions ennemis, séparés par des montagnes, des plaines, des collines, un océan, et surtout par des patries dont nous étions responsables. Ce dilemme était le même que celui que nous avions affrontés avant notre rupture.

« L'histoire se répète encore et toujours... »

Cette remarque n'arrangeait pas les choses, mais elle était vraie. Encore une fois, nous devions nous poser les mêmes questions, chercher une même réponse correspondant à nos intérêts mais aussi à ceux des autres. Encore une fois, je voulais simplement être égoïste et tranquille. Mais encore une fois, je le savais, les choses se finiraient mal. A l'époque, Anne devait succéder à son père à la tête des Îles Solitaires, et je devais aider Caspian, mon demi-frère, à gagner la guerre contre Narnia. Techniquement donc, Anne et moi étions ennemis à ce moment-là. Et malgré le fait que nous étions fiancés, nous avions tout rompu pour le bien de notre royaume et notre propre sécurité. Tout était pareil maintenant. Mais nous avions eu la force de nous séparer en nous promettant de ne pas penser au passé, d'avancer, de faire ce qu'il fallait pour le peuple, de nous marier, et de vivre une vie heureuse. Et maintenant... Je ne croyais pas toujours au destin, mais il était impossible de croire que ce brusque retour des choses n'était dû qu'au hasard. Je m'éloignais d'Anne de quelques pas pour tenter de réfléchir clairement, en vain.

« Nul besoin d'être devin pour savoir ce qu'il se passera. Nous n'avons pas le choix. »

Je me tournai vers la jeune femme, le visage ferme mais les yeux désespérés. Ce que je ressentais me perturbait au plus haut point. J'avais cru passer au-delà de cette rupture, et j'avais même songé à me poser, à arrêter la guerre contre Edwin, à faire mon devoir de citoyen et de seigneur de Telmar, à prendre une femme. En venant ici, en parlant avec Anne, je pensais être bel et bien loin de tout ça, bien que nostalgique, mais ce n'était pas le cas. Des sentiments forts revenaient de plein fouet dans mon cœur et semaient le bazar dans mon corps. Mes pensées et mes paroles négatives sortaient avec peine ; mon côté raisonnable, qui s'affichait déjà peu, était masqué par tout ceci, et je ne savais pas quoi faire.

Silencieux, je m'approchai un peu de Anne, scrutai son visage, ses yeux, glissai doucement une main dans la sienne. Je cherchais à comprendre, à savoir, à trouver une solution. En l'espace de quelques minutes, toute la soirée avait été chamboulée. Jamais je n'aurais du venir ; jamais elle n'aurait du écrire cette lettre ; jamais je n'aurais du m'aventurer aux Îles Solitaires et la croiser ; jamais je n'aurais du rester ici à me poser tant de questions. Mais ce qui est fait est fait à présent. « Écoute, je... Je ne veux pas revivre ça. C'est trop dur, pour toi et pour moi. Repense à notre dernière discussion... Nous devons faire comme nous avions dit : ne plus nous voir, ne plus chercher à rentrer en contact, faire notre vie chacun de notre côté. Je ne sais même pas par quel miracle nous avons pu nous retrouver tous les deux ici, mais nous devons pas en prendre l'habitude. Et ce n'est pourtant pas l'envie qui me manque... »

Mes doigts tremblaient, de même que ma voix, et la dernière phrase était beaucoup plus honnête et révélatrice que les autres. J'espérais pourtant qu'Anne ne céderait pas comme moi. Je ne souhaitais pas finir en couple maudit, dans un amour impossible, mais mon cœur et mon corps me criait d'embrasser Anne, de rattraper ces deux dernières années perdues, et d'avoir l'enfant que nous aurions du avoir. Peu importe qu'il y ait une guerre, que nous soyons ennemis, et qu'elle aurait du me haïr pour mes actes barbares envers les siens.

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Anne N. Elbereth
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MessageSujet: Re: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Mer 26 Déc - 15:58

« Le passé n'est jamais loin »


« Qu'allons-nous faire ? »

Il n'avait pas 36 solutions. Soit ils décidaient d'un commun accord que se revoir était un danger soit ils se remettaient ensemble en espérant que leur acte permettrait de réconcilier Telmar et Narnia. Mais aux vues du comportement du Roi Edwin, la deuxième solution est une condamnation à mort. Surtout pour Matias. Anne, elle, deviendrait telmarine par alliance et serait prise en otage avec les îles solitaires au même titre que la Reine Susan et les autres prisonniers de la bannière de Telmar.
Si Anne avait été une noble comme une autre, cela n'aurait pas posé problème. Mais, voilà, Anne est gouverneur! Elle protège et porte les espoirs de tout un peuple...En particulier ceux des narniens venus trouver refuge aux îles après la guerre. Elle ne pouvait se permettre cet acte.


« L'histoire se répète encore et toujours... »

Oui. Et si l'Histoire a un avantage c'est qu'elle permet de voir nos erreurs et tentait de ne jamais les recommencer. Anne essuya une larme qui menaçait de tomber de ses yeux. Si son coeur lui hurlait de s'enfuir avec Matias, sa raison lui réclamait de faire son devoir quitte à renoncer à son bonheur de femme.
Elle ferma les yeux fortement tentant de trouver la solution mais Matias la trouva pour elle.


« Nul besoin d'être devin pour savoir ce qu'il se passera. Nous n'avons pas le choix. »
"Tout cela finira mal" dit elle en rouvrant les yeux. "La guerre sera suffisamment cruelle, ne rajoutons pas une souffrance en plus pour nos souverains pour nos désirs personnels et égoïstes"

A l'origine, si elle avait convoqué Matias c'était pour mettre les choses au clair. Et pas seulement vis à vis de l'enfant qu'ils auraient du avoir et de la fausse couche qui avait conduit à sa mort secrète.
Elle voulait être sure de ce qu'elle voulait et ce qu'elle voulait n'allait pas amener les peuples à encore plus de souffrance.
Matias approcha d'elle et lui prit la main avec une infinie douceur. Anne posa sa main dessus.


« Écoute, je... Je ne veux pas revivre ça. C'est trop dur, pour toi et pour moi. Repense à notre dernière discussion... Nous devons faire comme nous avions dit : ne plus nous voir, ne plus chercher à rentrer en contact, faire notre vie chacun de notre côté. Je ne sais même pas par quel miracle nous avons pu nous retrouver tous les deux ici, mais nous devons pas en prendre l'habitude. Et ce n'est pourtant pas l'envie qui me manque... »

"Oui" Oui, ça pouvait surprendre mais elle l'avait dit sans hésitation. Elle détourna le regard "Tu t'en doutes déjà mais quand on était ensemble je jouais pas la comédie! Je t'aimais vraiment mais je viens de me rendre compte que l'amour pose plus de problème qu'autre chose. On a qu'à voir où ça à mener Susan et Caspian" Elle prit son souffle et dit:
"tomber amoureuse de toi a été ma première et fatale erreur! Tu es telmarin, je suis narnienne... Tous nous disaient de ne pas continuer mais on l'a fait! J'en ai fait qu'à ma tête et mon enfant en est mort"


Elle sentait les doigts de Matias trembler encore plus. Ce qu'elle allait dire n'allait pas réjouir Matias mais c'était le moment. Tant pis si il allait la frapper autre chose.
Elle re prit sa respiration:

"Il y a une autre raison pour laquelle je t'ai convoqué" Elle prit une minute ou deux de pause et dit: "je vais me marier"

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MessageSujet: Re: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Jeu 27 Déc - 19:39

Anne était elle aussi consciente du problème, mais également de la solution, sans parler de la guerre qui approchait. Beaucoup trop de complications à gérer en même temps, il fallait en éliminer. La plus facile restait donc notre souci actuel. Une souffrance pour nos souverains. La phrase manqua de me faire rire. Si mes décisions pouvaient contrer celles d'Edwin, ce ne serait que bénéfique ; mais bien entendu, Anne pensait surtout au roi de Narnia ainsi qu'à sa chère reine prisonnière. De mon côté, plus que jamais, je maudissais cette guerre, ce roi usurpateur, même si je prenais part aux évènements. C'était contradictoire, et pourtant j'étais prêt à abandonner ma patrie aujourd'hui. Je n'avais aucune raison de m'y attacher encore. Trouver Caspian semblait désespérant, et même Anne ne semblait voir que cette solution folle.

Finalement, je repris la parole et fis un bref discours résumant toutes mes pensées. Il valait mieux, à ce stade, tout dire, et en finir, pour arrêter les ambiguïtés et les hésitations, et être franc une bonne fois pour toutes. Anne n'hésita pas à faire de même, mais ses paroles n'arrangeaient pas vraiment la situation. Caspian et Susan... Oh, ils étaient heureux, je les avais déjà vu. Leur rupture avait eu lieu dès le changement de comportement de Caspian. Si ce changement n'avait pas opéré, mon demi-frère serait toujours avec la reine déchue, sans doute seraient-ils mariés, avec peut-être un héritier, Narnia et Telmar alliés. Quant à moi, je serais sûrement encore avec Anne, également marié. Tout ça, à cause de Caspian, ou plutôt de son brusque changement inhabituel ; j'étais sûr que la magie avait quelque chose à voir là-dedans.

Toutefois, les mots de Anne me firent mal aussi. Une erreur... La douleur, mais aussi la colère, surgirent en moi, et rendirent mes tremblements incontrôlables, de même qu'elles firent tomber une unique larme de mes yeux. Trop perturbé pour pouvoir parler, je la laissai continuer ; ce fut encore pire. Son silence, pesant et plus long que jamais, était lourd en conséquences. Je lâchai peu à peu sa main, jusqu'à ce qu'elle me révèle enfin son problème. Je restai abasourdi pendant quelques instants, incapable de prononcer un mot. Je finis par m'écarter un peu plus, décidé cette fois à ne plus m'approcher. « Et tu me dis ça après m'avoir révélé que nous avons failli avoir un enfant, m'avoir embrassé, m'avoir donné l'espoir que l'on pourrait se remettre ensemble, et m'avoir dit que toute notre histoire n'avait été qu'une malheureuse erreur ? As-tu d'autres choses à m'annoncer, d'autres nouvelles que j'ai besoin de connaître ? »

Et dire que j'avais pensé être prêt à tout laisser derrière moi pour elle ! Et voilà qu'elle m'annonçait qu'elle allait se marier, tranquillement. Sachant qu'elle était venue me voir et m'avoir embrassé, je me doutais que ce mariage n'était pas un mariage d'amour, qu'elle n'était pas tombée amoureuse de son futur mari. Il s'agissait d'un mariage arrangé, comme j'aurais dû m'en douter. « D'où l'idée t'est venue ? Je pensais que tu n'adhèrerais jamais à l'idée du mariage arrangé. Et ne prétends pas que tu aimes cet homme, qui qu'il soit. Ou alors, tu as de sérieux problèmes de fidélité avant même d'être mariée... » finis-je par dire avec ironie, bien que l'heure n'était pas à ça.

« Bien, ça m'évitera de devoir te sauver ou t'aider la prochaine fois au moins. » rajoutai-je en référence à la fête du roi Jace, où elle avait failli finir violentée et surtout violée par des telmarins irrespectueux. « De toute manière, il n'y aura pas de prochaine fois. Le problème est réglé au moins. Dès à présent, je me tiendrai éloignée des Îles Solitaires, de Cair Paravel et de tout ce qui peut se rapporter à toi. » Mon ton était alors dur et catégorique. C'était une promesse. Il n'y avait plus aucune raison pour que je me raccroche au passé. J'avais suffisamment souffert, et je n'avais pas besoin du souvenir hanté de mon ancienne fiancée toute ma vie. Je regrettais simplement que les choses se terminent mal, alors qu'elles auraient dû se finir il y a de cela deux ans et demi, à Telmar.

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MessageSujet: Re: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Lun 7 Jan - 14:28





Anne et Matias
“ Si j'avais su que c'était joué d'avance. Si j'avais su que j'allais te faire souffrir ...Avec le fer encore chaud de nos alliances. Comment savoir d'où vient le mal, d'où vient le pire?”


Elle sentait la pression de la main de Matias sur la sienne défaillir.

« Et tu me dis ça après m'avoir révélé que nous avons failli avoir un enfant, m'avoir embrassé, m'avoir donné l'espoir que l'on pourrait se remettre ensemble, et m'avoir dit que toute notre histoire n'avait été qu'une malheureuse erreur ? As-tu d'autres choses à m'annoncer, d'autres nouvelles que j'ai besoin de connaître ? »

Elle soupira en essuyant les larmes qui menaçaient encore de couler. "Que veux tu? Je suis égoïste, tu dois bien le savoir avec les deux ans où nous sommes restés ensemble. Je n'ai pas dit que notre histoire a été une erreur...Je ne regrette rien et si c'était à refaire je le ferais... Au moins, j'ai vécu en sachant ce qu'était l'amour comme j'ai connu la peine et, avec ça, je ne peux que t'être reconnaissante! Je dis simplement que nous n'aurions jamais du tomber amoureux. Les relations entre Telmar et Narnia étaient déjà fragiles quand nous nous sommes mis ensembles et fiancés..."

D'où l'idée t'est venue ? Je pensais que tu n'adhèrerais jamais à l'idée du mariage arrangé. Et ne prétends pas que tu aimes cet homme, qui qu'il soit. Ou alors, tu as de sérieux problèmes de fidélité avant même d'être mariée... »

Elle mit sa main devant sa bouche prise d'un fou rire nerveux qu'elle réussi à calmer: "parce que tu crois que c'est moi qui est eu l'idée? Ce n'est pas moi! C'est le Roi Edmund... Il me l'a proposé le lendemain de la fête d'Archenland. J'ignore si il t'a vu me sauver mais quoi qu'il en soit, il m'a proposée que l'on pourrait organisé une joute...Où je serais le prix à remporter. Il trouve que c'est plus agréable de gouverner à deux.. Je ne lui ai pas donné mon accord ou mon désaccord...Je comptais le faire après être rentrée de notre rendez vous! Et, pour ton information, comme le vainqueur des joutes sera mon fiancé, j'ignore de qui il pourra s'agir ni combien de temps s'écoulera après sa victoire et notre mariage... Je crois qu'on me laissera tout le loisir de choisir la date"

« Bien, ça m'évitera de devoir te sauver ou t'aider la prochaine fois au moins. »
N'est ce pas? "J'espère que cela ne t'as pas attiré de problèmes de me sauver de ce viol collectif..."
Elle mit sa main à sa ceinture et en détacha un poignard. Elle le tendit à Matias.
"C'est le poignard que tu m'as donné ce soir là pour que je puisse me défendre... Je n'en aurais plus besoin...Tu peux le reprendre"
Va savoir si il allait en profiter pour la poignarder. Dans ce cas là, il aurait les félicitations d'Edwin d'avoir supprimer l'alliée la plus influente des Pevensie, sa confiance et, au moins, à soucis personnel, il aura l'assurance que Anne morte la femme qu'il avait aimé jadis n'appartiendra à personne...Sauf à lui. Anne savait que c'était une possibilité mais elle prenait le risque. Elle n'était pas arrivée à ce stade sans faire des sacrifices et prit des risques!


« De toute manière, il n'y aura pas de prochaine fois. Le problème est réglé au moins. Dès à présent, je me tiendrai éloignée des Îles Solitaires, de Cair Paravel et de tout ce qui peut se rapporter à toi. »
"A ta guise!" dit elle. Mais, elle n'en n'avait pas fini: "mais sache que tant que cet homme, quel qu'il soit, ne m'a pas amenée à l'autel, je t'attendrais... Je t'attendrais toujours jusqu'à ce que je sois à un autre... Prends ça comme une promesse!"
Cela pouvait paraitre cruel qu'elle se sert de ces joutes et de ses futures fiançailles comme test pour Matias...Mais si il tenait à elle, c'était le moment de lui prouver.

Elle porta à ses mains à son cou et retira une chainette à laquelle était attachée une bague... La même bague de fiançailles que Matias lui avait donné quand il l'avait demandée en mariage. Elle la lui tendit. Si il décidait de venir la récupérer... Il pourra la lui rendre à ce moment là. Elle su qu'il avait compris à l'instant où leurs regards passèrent de l'anneau à leurs yeux.


"Au moins, si tu ne viens pas, nous serons fixés et il n'y aura plus de questions à se poser"


Elle se tourna vers son cheval et entreprit de monter dessus....

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Matías Ernelio
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MessageSujet: Re: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Sam 26 Jan - 15:23

L'amour... Moi aussi je l'avais connu avec elle, c'était la seule et l'unique qui avait réussi à me donner la vraie définition du mot. Le seul espoir que j'avais eu de me marier avec quelqu'un que j'aimais. Aujourd'hui, à quoi se résumait ma vie ? Je cherchais par tous les moyens à retrouver Caspian, à virer Edwin de ce trône qui n'aurait jamais dû lui appartenir, à retrouver ma vie d'avant. Mais plus j'y pensais, plus je me rendais compte que je m'étais noyé dans ma haine et ma soif de vengeance et de pouvoir. Maintenant, j'étais un seigneur de Telmar, je n'étais plus un adolescent incapable de réfléchir avec son cerveau. Me lancer à la poursuite de Caspian était un espoir vain, surtout s'il était amnésique, mais je savais que j'essayerai coûte que coûte. Toutefois, je voulais aujourd'hui une vie posée, loin de la guerre et des conflits ; je voulais oublier toute cette envie de vengeance, ces faux espoirs ; être simplement heureux avec ce que j'avais. L'amour ne m'intéressait pas, même si je n'étais pas contre un mariage, arrangé ou non.

Je ne répondis pas tout de suite, et enchaînai avec la nouvelle qu'Anne m'annonçait, qui me laissa bouche bée quelques instants. Après avoir répondu, chaque mot montrant l'ironie de la situation, j'attendis patiemment la réponse d'Anne qui...se mit à rire. Certes, ce n'était pas un rire de joie, mais chaque intonation pénétra mon cœur comme une aiguille brûlante enfoncée avec une lenteur digne des plus grands tortionnaires. Comme quoi, le roi Edmund "le Juste" n'était pas si juste que ça, même si ça se comprenait. Toutefois, pour un pays qui prônait la liberté, je trouvais cette décision gonflée et insultante. Mais j'étais sûr qu'Anne ne s'était pas battue pour contrer tout ça ; je la connaissais et la savais bien plus forte que ça. Certes, elle devait accepter ou non, mais le fait qu'elle n'ait pas refusé et qu'elle m'annonce ça prouvait qu'elle avait hésité et qu'elle allait accepter.

« Arrête-toi Anne. Qu'est-ce que tu espérais ? Qu'en venant me voir, ta réponse changerait ? Tu savais déjà ce que tu faisais avant même de venir ici. Tu savais déjà que tu ne pourrais pas retomber amoureuse de moi sans que ta conscience ne te rattrape. »

Au fond, je me disais qu'il fallait que j'arrête de lui répondre, que je devrais monter sur mon cheval et repartir à Telmar avant que quelqu'un ne remarque mon absence. Finalement, je répondis, en souvenir de la fête archenlandaise, que je n'aurais plus à la sauver ou à faire quoi que ce soit pour elle. Même si elle m'avait fait mal, je m'étais senti responsable d'Anne à ce moment-là, et je n'avais pas pu la laisser se faire violenter ainsi, même par des hommes d'Edwin. La Narnienne me tendit alors un poignard de fabrication telmarine, qui se trouvait être celui que je lui avais donné pour se défendre, après l'avoir sauvé. Je n'en avais aucunement besoin, étant armé jusqu'aux dents ; toutefois, je tendis la main avec hésitation et repris le poignard. Il n'était pas censé représenter quelque chose pour moi... Et pourtant, le souvenir de cette nuit revenait, liant cet instant au passé douloureux. La vue de cette lame effilée, pointue, unie à la douleur qui étreignait mon coeur et à la boule qui prenait place dans mon ventre et ma gorge, m'empêchant de parler, fit monter une haine inexplicable ; la violence de l'arme me pénétrait. Mais avant de faire quelque chose de regrettable, je le rangeai à ma ceinture, sans quitter Anne du regard.

Je lui dis alors ma décision, qui ressemblait surtout à une promesse. Je ne voulais plus de tout ça... Je ne voulais plus vivre dans le passé. C'était clair et définitif. C'était la meilleure décision à prendre pour moi, et pour elle, surtout maintenant qu'elle allait se marier. Aucune parole ne saurait me faire changer d'avis. Aucune...sauf celles d'Anne. Lorsqu'elle me tendit une chainette qui tenait une bague - la bague de fiançailles que je lui avais donné, le jour où j'avais jugé notre amour assez fort pour risquer une demande en mariage - toutes mes résolutions s'effondrèrent petit à petit, créant un chaos infernal dans mon cœur et ma tête. On dit souvent qu'il est dur de dissocier la raison du cœur... Je pouvais désormais le confirmer. Je recueillis la chainette et la bague au creux de ma main, et l'observai un instant, ne remarquant même pas qu'Anne était repartie vers son cheval, sûrement dans le but de partir. Je levai la tête après quelques secondes, et me dirigeai vers elle.

« Pourquoi est-ce que tu me fais ça ? » murmurai-je si bas que je n'étais pas sûr qu'Anne ait entendu. Je m'approchai, et fus derrière elle alors qu'elle s'apprêtait à monter sur son cheval, mains sur la selle. Je posai mes mains sur sa taille afin de l'en empêcher, afin qu'elle m'écoute. « Tu m'attendrais...? » répétai-je doucement à son oreille. « Je ne veux plus me demander pourquoi t'aimer me fait si mal, pourquoi nous ne pouvons pas être ensemble, pourquoi je suis déchiré par un feu qui me dévore de l'intérieur. » J'attendis quelques secondes, renforçant la prise de mes mains sur sa taille, les laissant glisser sur son ventre pour la serrer contre moi. « N'essaie plus de me contacter de quelque manière que ce soit. Laisse moi réfléchir... Peut-être que le temps me donnera une réponse. Mais attends-moi, et ne m'oublie pas, jusqu'à cette foutue joute. »

Encore une fois, ma décision était remise à plus tard. Toutefois, j'étais pratiquement sûr de ne jamais jamais aller voir Anne pour qu'elle soit mienne. Je ne pourrais me résoudre à quitter mon pays ainsi alors que j'avais des responsabilités...à moins que quelque chose n'arrive et ne me pousse à partir définitivement, quels que soient les risques encourus, vers l'Est. De plus, si jamais je décidai de ne pas y aller, je ferai partager une partie de ma souffrance avec Anne : elle attendrait, encore et encore, désespérée, avant de devoir épouser un parfait inconnu qui pourrait être la perte de sa vie et de ses îles. Il n'y avait qu'à voir ce qu'il s'était passé aux Sept-Îles : on m'avait dit que la fille du gouverneur avait voulu épouser un parfait inconnu, qui avait malheureusement joué un très bon double jeu, et qui était à présent le nouveau gouverneur de ces îles.

Cependant, je ne savais rien aujourd'hui. Je profitai d'un léger tour de tête de Anne pour lui voler un bref baiser, avant de poser mes lèvres sur ses joues et son cou. Je finis par m'écarter à contrecœur, sachant que je me ferais repousser, et partis détacher ma monture. Je montai dessus et rejoignis Anne, toujours à terre. « Je suppose que maintenant, c'est "au revoir" ou "à jamais"... »

Spoiler:
 

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Anne N. Elbereth
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MessageSujet: Re: Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne   Ven 8 Fév - 20:57





Matias & Anne
"avant que la vie nous sépare
avant que la vie vascille
je veux succomber sans égard
et valser au bord du vide”


Leur rencontre touchait à sa fin. Quand elle eu dit que c'était le Roi Edmund et non elle qui avait eu l'idée de ces joutes pour lui choisir un mari et qu'elle avait décidé de donner sa réponse après leur entrevue, Matias répondit:

« Arrête-toi Anne. Qu'est-ce que tu espérais ? Qu'en venant me voir, ta réponse changerait ? Tu savais déjà ce que tu faisais avant même de venir ici. Tu savais déjà que tu ne pourrais pas retomber amoureuse de moi sans que ta conscience ne te rattrape. »

Elle espérait peut être qu'il lui dise qu'elle devait résister... Il avait raison, sa conscience de fidèle petite sujette des souverains narniens l'a rattrapé. En tout cas, Matias avait compris qu'elle allait dire "oui" à la proposition de son souverain et qu'elle allait, bientôt peut être, se retrouver fiancé à un parfait inconnu...Fort oui, mais inconnu quand même. Elle lui rendit l'arme qu'il lui avait donné pour qu'elle puisse se défendre lors du raid...Evidemment, comme c'était une fête, elle n'avait pas prévu d'emporter une arme avec elle... Et elle s'était retrouvée sans défense et aurait fini violé et assassiné si Matias n'avait pas tenu ses agresseurs en respect.

Elle le vit d'abord ailleurs pendant qu'il observait la lueur meurtrière de cet arme... Il était comme en transe. Puis, comme pour éviter de faire quelque chose qu'il regretterait, il rangea le poignard à sa ceinture.

Quand il lui dit qu'il se garderait éloigné, à l'avenir, de tout ce qui se rapporterait de près ou de loin à elle, elle lui répondit que c'était légitime de sa part tout en enlevant la chainette où se tenait la bague de fiançailles qu'il lui avait offert. Tout en lui disant que si il ne la lui rendait pas, l'affaire serait réglée; elle se dirigea vers son cheval. Son ancien fiancé semblait ailleurs comme blessé qu'elle lui aie rendu ce bijou.

Elle l'entendit marmonné quelque chose mais, ailleurs, elle ne l'entendit pas et se retourna juste à temps pour le voir l'empêchée de monter à cheval.


« Tu m'attendrais...? »

Lui marmonna t'il à l'oreille. Elle confirma ses dires... Oui, elle l'attendrait...Jusqu'à ce qu'un autre l'amène à l'autel, elle considéra que son couple avec Matias n'était pas complètement perdu.



« Je ne veux plus me demander pourquoi t'aimer me fait si mal, pourquoi nous ne pouvons pas être ensemble, pourquoi je suis déchiré par un feu qui me dévore de l'intérieur. »

"Moi non plus...j'ai retourné le problème dans tout les sens et je ne sais pas pourquoi je t'aime encore alors que je croyais en avoir fini avec ce matin là"

Le coeur a ses raisons que la raison ignore dit t'on... C'est vrai, mais là elle voudrait savoir pourquoi elle ne pouvait pas l'oublier... Alors que ça serait la bonne solution pour tous.

Elle poussa un léger cri quand il serra son dos contre son torse musclé. Sur le coup, ses idées s'embrouillèrent...


« N'essaie plus de me contacter de quelque manière que ce soit. Laisse moi réfléchir... Peut-être que le temps me donnera une réponse. Mais attends-moi, et ne m'oublie pas, jusqu'à cette foutue joute. »

Elle baissa la tête pour lui dire que c'était entendu...Elle ne chercherait plus à entrer en contact avec lui...Elle attendrait que lui le fasse... C'était la meilleure chose à faire. Matias, tout comme elle, avait besoin de réfléchir et de remettre de l'ordre dans ses idées. Mais elle savait que Matias avait trop de responsabilités pour faire la folie de la vouloir sienne. A moins que quelque chose le stimule à trahir le roi Edwin et à la rejoindre... Il savait qu'elle n'aurait rien pour que Rosalie s'installe au palais des îles solitaires où elle résidait. Mais...Si Matias ne venait pas...Pourrait elle perdre la raison dans les bras d'un homme qu'elle n'aime pas et qu'elle n'aimera, sans doute, jamais? Et si il se prenait pour le gouverneur des îles solitaires et que, elle, il la prenait que pour son épouse? Elle ne pourrait pas le permettre! Les dernières volontés de son père serait réalisée: Anne serait le gouverneur des îles solitaires jusqu'à sa mort! Elle pensait à cette princesse qui avait voulu épouser un parfait inconnu qui s'était révélé être un tout à fait autre homme après les noces. Un fidèle d'Edwin. La princesse Aurore a eu la chance de partir à temps mais, aujourd'hui, son époux la recherche pour avoir la confiance des habitants des sept îles.

Doucement, elle tourna la tête et Matias en profita pour lui voler un baiser avant de déposer ses lèvres sur ses joue et son cou. Il la lâcha et parti retrouvé sa monture pendant que Anne montait sur la sienne. Il la rejoint.


« Je suppose que maintenant, c'est "au revoir" ou "à jamais"... »

Elle dodelina positivement la tête et dit, la voix enrouée par l'émotion:

"Je t'attendrais...Je t'attendrais toujours!... Jusqu'à ce qu'un autre m'amène à l'autel!"


Ensuite, elle donna un coup à son cheval qui parti au galop. Elle tourna la tête pour voir Matias, dans le même état qu'elle mais en plus dissimulé (par fierté sans doute). Elle fit un petit sourire crispé pendant que des larmes s'échappèrent de ses yeux humides et dirigea son regard vers l'avant.

Pendant sa course folle,elle senti son ruban dans ses cheveux qui se détacha pour s'envoler au vent...Jusque dans les mains de Matias.

Codage fait par .Jenaa

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Le passé n'est jamais loin | Matías & Anne

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