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 We need to talk (Edmund)

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Jace Deynor
Roi d'Archenland || Admin
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MessageSujet: We need to talk (Edmund)   Dim 20 Jan - 19:33



We need to talk
Jace & Edmund

▽▽▽▽

    Combien de temps avait-elle été enlevée ? Des semaines, des mois ? Je ne sais plus. Depuis cette sinistre nuit, nuit où je l’avais demandé en mariage, la nuit de sa disparition, je ne cessais d’espérer qu’on se reverrait, elle et moi. Ma chère Susan…ma future femme…enlevée par ce maudit Roi Edwin. A dos d’un terrible dragon, il était venu saccager la fête que j’avais organisée. Avec l’aide de ses espions qui étaient sur les lieux depuis le début, des personnes étaient blessés, les morts n’étaient que des gardes et deux personnes en plus de Susan avaient étés enlevées aussi, mais on ne savait pas vraiment qui cela pouvait-être. J’attendais qu’on me signale la disparition de deux personnes mais rien pour l’instant.

    La seule chose que je savais, c’était que Susan et les deux autres otages étaient enfermés quelque part sans doute à Telmar. Dans la ville ? Au château ? Dans des donjons ? On n’en avait aucune idée. J’avais envoyé, ainsi que Narnia, des espions pour infiltrer Telmar et pour récupérer des informations qui nous donneraient l’emplacement précis du lieu où sont enfermés Susan et les otages.
    Malheureusement, nos espions n’avaient rien trouvés de très intéressants, seulement des rumeurs ou des probabilités. Je ne savais pas quoi faire. C’est pour cela que j’avais organisé une « réunion » en tête à tête avec le Roi Edmund, le frère de Susan, afin que l’on discute un peu de la situation et qu’on essaye de voir ensemble ce que l’on pourrait faire comme tentative de sauvetage.

    Depuis la disparition de sa sœur, on avait eu l’occasion de beaucoup se voir, chose qui n’était pas le cas avant. Je crois que je l’avais plus vu en l’espace d’une semaine quand deux ans. En tout cas, cela nous avait un peu rapprochés. En fait…pas vraiment. On parlait généralement que de Susan Susan Susan. Bon, ce n’était pas non plus trop le moment de passer de bons moments entre futur beaux-frères. J’étais vraiment trop sentimental.

    J’étais sur un des balcons du château. Je ne pouvais rester assis à la table. J’étais trop nerveux et impatient. Etre ici, ne rien faire, alors que je pourrai chevaucher jusqu’à Telmar pour délivrer Susan, me tuait à petit feu. Faisant les cent pas, j’essayais de me raisonner en me disant que je ne pouvais agir sans informations et plan précis. Mais l’avoir si loin de moi était une torture. Je rêvais chaque nuit de nos retrouvailles. Elle serait ici, à Anvard, dans mon château, seine et sauve, en vie. Je la prendrai dans mes bras, lui disant que j’ai eu si peur pour elle, peur de ne plus la revoir. Je lui caresserai ses cheveux noires, sentirai son odeur comme-ci c’était la dernière fois que je le pouvais.

    J’entendis le bruit d’un carrosse. Je me penchais vers le balcon et j’aperçus en bas une voiture arriver. Edmund approchait.
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MessageSujet: Re: We need to talk (Edmund)   Dim 27 Jan - 20:06

    Le voyage était long, cruellement long. Comme si je ne voyais pas la fin du chemin enneigé, enfermé dans mon carrosse. Lucy n'était pas venue avec moi car elle était occupée d'une part, que j'étais le grand roi d'autre part, et que c'était mon rôle de m'occuper de ce genre de situation. J'avais toujours été celui qui, après s'être assit sur le trône, se devait de concocter les missions, les plans de batailles, devait diriger les soldats, et devait faire régner au mieux la justice. Mon titre ne m'avait pas été donné dans un paquet cadeau au pied de l'arbre de noël. Maintenant que je m'étais bien remit de la mort de mon frère, j'étais à nouveau changé. Comme si le monde s'acharnait à me vouloir devenir quelqu'un d'autre, encore et encore. Devais-je lui en vouloir ? Etais-je condamné à perdre les gens auxquels je tenais ? Peter, April, Susan... Je ne comptais pas enfermer Lucy à Cair Paravel mais si tout cela continuait je n'allais plus avoir le choix. Quelle ironie du sort cependant, vraiment. A pleurer de rire.

    Tout en scrutant des yeux le paysage à travers la portière vitrée de mon véhicule, je restais pensif. L'hiver me faisait parfois froid dans le dos. Je repensais à Jadis, à mon arrivée à Narnia, à notre famille. A mon enfance aussi, mon adolescence passée ici. Tant d'années écoulées... J'avais passé l'équivalent d'une vingtaine d'année à Narnia même. Il y a de là des années, certes... Mais j'avais bien vécu. C'est ce genre de raisonnement qui m'avait aidé à remonter la pente, à garder les pieds sur terre et à me remettre de la mort de Peter. Mais désormais il y avait Susan, et je partais du principe qu'elle était vivante. Que j'avais des alliés prêts à m'aider à la récupérer. Que d'autres vies étaient en jeu. Mais j'étais également conscient que jamais le roi telmarin ne les tueraient. Ils n'auraient plus aucune valeur à ses yeux une fois morts. Le voilà mon espoir. Celui de revoir quelqu'un que j'avais perdu en vie. En vie, oui, mais dans quel état ? J'essayais de ne pas trop me poser la question. Cela faisait plusieurs mois désormais, et nous n'avions que peu de nouvelles.

    Plus le temps avançait, plus je tentais de songer à ce qui me procurait ne serait-ce qu'un minimum de joie. Mes amis par exemple. Ma meilleure amie Eira, avec qui je communiquais par lettres et qui se trouvait sur les Îles Solitaires par exemple. Elle me manquait terriblement mais je me souvenais des bons moments passés avec elle et ses frères. Surtout avec elle, d'ailleurs. Ses frères étaient un peu... spéciaux. Mais j'aurais beaucoup aimé la revoir, sentir sa présence physique et non plus uniquement spirituelle. Néanmoins elle, je l'avais toujours. Même si elle se trouvait loin d'ici... Tout comme moi désormais. J'arrivais enfin à Anvard, ayant quitté les paysages naturels laissant place à la capitale. Après ce très long voyage, voir enfin le château de mon allié et futur beau-frère me rassurait. Mais d'un autre côté, je me sentais un peu mal aussi... Après toutes ces années à fréquenter plus ou moins directement Jace, je ne pouvais pas dire réellement le connaître. Certes il était fiancé à ma sœur, mais sinon ? Notre relation était strictement professionnelle.

    Arrivant enfin à la cour du roi, je descendis de mon carrosse et m'avançais au milieu des habitants archenlandais apparemment venus vérifier si les rumeurs disaient vrai. Oui, car des rumeurs couraient sur ma venue dans la contrée, et il s'avérait que ce n'était pas uniquement une rumeur. J'adressais un sourire aux habitants que je croisais en les saluant tandis que je vis quelques révérences, puis je vis enfin mon hôte arriver face à moi. On aurait dit la rencontre entre deux grands hommes réunis en terrain "neutre" pour parler d'affaires et de situations importantes. Et en fait, c'était un peu ça. J'avais juste du mal à réaliser que j'étais dans la lignée de ces grands hommes et que je m'adressais également à l'un d'entre eux. Quand on est roi, on trouve cela normal, on ne se rend pas compte que c'est surtout un privilège... Sauf quand on vient d'un autre monde. Un monde comme celui duquel j'étais originaire. Un monde comme le mien. En arrivant devant Jace, je lui tendis la main pour le saluer et lui adressais une étreinte royale, ce qui équivalait à une révérence mais d'égal à égal.

    « Jace, je suis ravi de te revoir. Le voyage a été rudement long mais je suis heureux d'être enfin arrivé ici tant bien que mal. »
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Jace Deynor
Roi d'Archenland || Admin
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MessageSujet: Re: We need to talk (Edmund)   Ven 22 Mar - 18:01

    Je regardais Edmund s’avancer vers moi. J’avais l’impression qu’il avait grandit depuis la dernière fois. Il devait à présent faire la même taille que Peter, sans doute. Je gardais les lèvres levés, même si mon sourire c’était brisé. Cette pensée refoulée des souvenirs qui auraient dû restés enterrés. Peter était mon ami, et je pouvais comprendre la douleur qu’avait pu ressentir son frère Edmund et ses deux sœurs, Lucy et Susan, dont l’une d’elle était ma fiancée. Je ne préférais pas m’aventurer dans une discussion dans ce genre avec Edmund, de peur qu’il s’énerve et soit triste à la fois, de toute façon elle ne mènerait à rien et ne serait pas utile. De toute façon, je ne l’avais pas fais venir pour cela. Il fallait qu’on discute diplomatie à propos des prisonniers, enlevés lors de la fête par Edwin, à Telmar. Il fallait que l’on trouve un plan pour les libérer. Me dire que Susan était derrière les barreaux et devaient en baver me mettait hors de moi. Heureusement que j’étais de nature calme contrairement à mon frère, bien que je mourrais d’envie de donner des coups de poings dans chaque briques de pierres devant moi et les détruire jusqu’à les réduire en poussière, même si pour cela je devais me briser les mains. Je me mordais la lèvre à l’idée d’avoir du sang sur mes mains. Si je devais passer par la douleur pour sauver ma bien-aimée, je le ferai, bien entendu. J’arrêtais de m’imaginer des trucs, mais connaissant Edwin, il serait capable de la livrer à des hommes qui n’avaient pas eu de contact humain depuis des lustres. Non, je ne devais pas pensé à cela. C’était horrible. Et imaginer ses bêtes touché à ma Susan…Non. Il fallait faire vite.

    Cela me rappelait quelque chose que l’on m’avait raconté un jour. Une femme, une princesse, qu’on avait capturée après avoir massacré sa famille. Au lieu de l’emprisonner, seule, on avait fait bien pire. On l’avait jeté dans une oubliette où résidait des prisonniers n’ayant pas eus de rapport depuis des années. Lorsqu’elle était tombée, le cri de la princesse était strident, une fois qu’elle fut arrivée en bas. L’histoire raconte que lorsqu’on l’avait repêché, elle était dans un état lamentable, semblable à un légume. Toutes les nuits, elle faisait des cauchemars, s’agitant tel une sorcière dans son sommeille. Une fois réveillée, on pouvait lire deux secondes dans ses yeux un certain sens d’humanité, puis elle ressemblait. J’espérais que cette histoire ne soit pas vraie et qu’Edwin n’aurait jamais l’idée de faire de même avec Susan, j’aurai le cœur tellement déchirée que je serai capable de tuer tout le monde. Mais Susan avait un don, c’était une élue, tout comme Edwin, et elle était trop précieuse pour lui de toute façon pour qu’il la traite de la sorte. Par contre, il avait capturée deux autres jeunes femmes, et il était capable de faire cela, sans doute. Il fallait elles aussi les sauver, après tout, elles ne méritaient pas non plus se sort.

    Edmund me sortit de mes pensées, et je m’excusais pour ce moment d’absence, si peu rassurant mais motivant. Je ne préférais pas lui raconter les sombres desseins qui m’avaient traversés l’esprit quelques secondes. J’eu des frissons dans le dos rien que d’y penser. Je serrais la main d’Edmund et on fit une étreinte royale.

    « Jace, je suis ravi de te revoir. Le voyage a été rudement long mais je suis heureux d'être enfin arrivé ici tant bien que mal. »

    Me dit-il en se tirant légèrement le col, pour montrer qu’il avait chaud. J’étudiais un court instant son visage. En effet, il semblait fatigué, mais suffisamment en forme pour bavarder. Je fis signe à un garde de s’approcher et lui ordonnait d’allé envoyer quelqu’un nous chercher des boissons. Je me tournais vers Edmund.

    - Désolé, je suis un peu tête en l’air aujourd’hui. Moi aussi je suis ravi de te voir. Comme on dit, tu dormiras mieux ce soir, mon pauvre Edmund. J’ai envoyé quelqu’un nous porter des boissons pour te rafraîchir un peu !

    Une servante arriva quelques minutes après, tenant dans ses bras fins un plateau en argent avec des verres et une carafe en porcelaine. La porcelaine me rappelait les jours où j’allais à Cair Paravel prendre le thé avec Susan, elle sortait toujours à ce moment là exprès pour moi son service en porcelaine auquel elle tenait beaucoup.
    J’invitais Edmund à me suivre, et je le dirigeais vers un coin un peu plus tranquille et à l’ombre, car le soleil tapait plutôt fort aujourd’hui. On prit plus ou moins place sur des sièges confortables, bien que je ne puisse rester debout très longtemps, c’est pour cela que je ne cessais de me lever et me rasseoir, ce qui risquait rapidement d’énerver mon hôte. Je tournais la tête vers lui, tentant d’aborder le sujet qui nous avait réunis.

    - Merci de t’être déplacé pour que l’on puisse discuter autrement que par lettre.

    Commençais-je maladroitement, mais j’avais du mal à trouver mes mots tellement j’étais frustré. Je repris ma respiration pour essayer de me calmer.

    - J’ai beau me retourner la tête dans tous les sens, je ne sais pas trop comment on va pouvoir faire pour venir libérer les otages, dont la Reine Susan. Comme je te l’avais dis dans une précédant lettre, j’ai envoyé des agents sur le terrain afin de constater et analyser la situation. On a plus ou moins localisé où les prisonniers se trouvaient, mais ils sont assez dispersés les uns des autres. On a fait également quelques recherches sur les deux autres otages : des citoyens telmarins auraient vus une jeune femme blonde et une jeune femme brune arriver peu après la Reine Susan, attachés et assises sur des chevaux différents. Anne Elbereth nous a fait part récemment de la disparition de la servant de Soren, Anémone, et il se pourrait donc qu’elle soit l’une des otages, mais on ne sait pas encore. Elle aurait pu très bien périr durant l’attaque lors de la soirée, mais elle ne figure pas sur le registre des morts. Et pour finir, une de mes espionnes m’auraient avoués qu’elle a vu le deuxième otage se faire enlever, ça serait une de ses « amies » Amanda Lynn, une narnienne devenue nomade.

    J’avais dis tout ce que je savais, plus ou moins, à Edmund. Celui-ci semblait réfléchir à la situation. Je pris mon verre et en sirotait le liquide glacée à l’intérieur.

    - Pour les libérer, j’avais pensé déjà à agir de nuit, c’est plus discret sans doute, mais Edwin peut s’attendre à ce qu’on agisse à ce moment-là aussi, ce qui n’est pas forcément un avantage. Ensuite, pour les libérer, j’ai un peu réfléchit à la question, mais ce n’est pas très au point. On pourrait envoyer des agents, pas des novices, des experts bien sûr, qui seront assez malins, efficaces et discrets pour les libérer. Après ce ne sera pas chose facile, surtout pour Susan, car comme elle est une élue, Edwin a dû la placer dans un lieu un peu plus sûr que les autres otages. Ou alors on réuni nos deux armées et on attaque directe, mais ça serait courir au massacre je pense, faisant des morts pour rien, et vu qu’Edwin a ce…dragon, on risque d’avoir du mal.

    Je ne savais pas trop quoi dire pour argumenter mes réponses. J’attendais de voir ce qu’en pensais Edmund et s’il avait d’éventuels idées un peu plus meilleures que les miennes.
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MessageSujet: Re: We need to talk (Edmund)   Lun 6 Mai - 12:38

    Je remerciais Jace pour avoir demandé à l'un de ses gardes d'appeler quelqu'un pour nous apporter à boire, puis je le suivis vers un coin assez paisible et ombragé tandis qu'une domestique était venue avec les rafraîchissements. Que n'aurais-je pas fait pour avoir quelque chose à boire après un voyage aussi éprouvant mentalement que physiquement... Enfin, j'en avais connu des pires évidemment. Mais je m'étais préparé à parler de Susan avant d'arriver et il m'était difficile d'imaginer le comportement de Jace avant de ne l'avoir devant moi. Pouvant d'ailleurs juger assez rapidement qu'il était assez préoccupée et très nerveux, je songeai à le calmer en lui disant quelque chose de particulier. Oui, mais quoi ? Je savais que la « disparition » de l'être aimé était très dur et je savais que sa peine était différente de la mienne. J'avais passé ma vie aux côtés de sa bien aimée et – fort heureusement – je ne vivrai jamais ce que lui vivait avec elle.

    Cependant je ne savais pas comment le calmer et il n'y avait peut-être rien qui puisse apaiser la situation. Aussi je pris le verre posé devant moi et le portai à mes lèvres en savourant le liquide frais et revigorant qui se trouvait dans celui-ci. Après m'être un peu désaltéré et avoir reprit quelques couleurs, je fis attention aux dires de mon allié. Je ne répondis pas aussitôt, car je sentais qu'il n'avait pas fini de parler, mais aussi car ses paroles me laissaient pensif. Bien-sûr que j'avais songé à divers stratagèmes pour libérer les prisonniers et ma sœur... Mais de là à dire qu'ils étaient infaillibles, non. De plus, je ne savais pas qu'il y avait eu trois otages supplémentaires puisque mes espions ne m'avaient parlé que de deux d'entre eux. Une élue dont parlait Jace, et un garçon archenlandais, un paysan d'après ce que l'on m'avait rapporté. Quelle valeur avait-il aux yeux de Edwin ? Et cette jeune femme archenlandaise ? Qu'il ait Susan et cette dite Anémone ne m'étonnait pas.

    C'était un élu, et il en possédait deux autres. Ça paraissait logique, venant d'un esprit aussi tordu que le sien... Il fallait croire que dans les deux mondes, nous n'obtenions ce que nous voulions que par la force et le pouvoir. Mais je gardais espoir malgré tout. J'avais perdu Peter et je ne perdrai ma Susan. Elle était sûrement en vie, mais dans quel état ? Du moins j'essayais de ne pas envisager le pire afin de dormir la nuit. Mais la vérité, c'était que je n'y arrivai plus depuis ces derniers mois... Je devrai penser à consulter les créatures de la forêt, peut-être les centaures. J'ai entendu dire qu'ils pourraient m'aider à régler ce problème... Après tout, un roi se doit d'être toujours bien éveillé, attentif et aux aguets. Il se doit d'être à l'écoute de son peuple, et ne doit surtout pas s'endormir sur son trône car il ne ferme plus l’œil de la nuit de peur de perdre toute sa famille. Je songeai d'ailleurs à faire surveiller Lucy... Sait-on jamais.

    « Mes espions m'ont aussi parlé d'un jeune homme issu de ton royaume apparemment. Il aurait été enlevé et on l'aurait entendu se plaindre durant le « voyage » de Anvard à Telmar. Je pense qu'il s'agissait d'un paysan. » Je marquais une courte pause, puis reprit. « Je sais que nous devons agir, et nous en avons parlé par lettres. Mais je ne peux courir le risque de mettre des vies en danger, et tu ne peux pas courir ce risque toi non plus. Nos royaumes ont été ravagés par les horreurs de la guerre, par la mort de mon frère et maintenant par ça. Nous devons agir, c'est une certitude. Nous devons juste nous y prendre de façon... surprenante. » L'effet de surprise était toujours valorisé en temps de guerre. Nous n'étions pas en guerre malgré tout, mais tôt ou tard, elle finirait par se déclarer. Soit par nous deux, soit par Edwin. Soren et les insulaires semblaient désormais en dehors de tout conflit après tout...

    « Je n'avais pas pensé au dragon cependant. On ne sait pas où il se trouve, ce qu'il mange, comment il vit, et si Edwin le garde enfermé dans une grotte ou bien s'il se trouve à sa cour. Je pense que nous devrions nous y prendre petit à petit pour les libérer... Susan ne pourra pas être relâchée ou récupérée aussi facilement que si nous leur faisions la guerre. Mais les autres prisonniers, cette nomade et cet archenlandais... Pourquoi Edwin les gardent en vie ? Pourquoi les emprisonnent-ils ? Quelle valeur ont-ils à ses yeux ? Pour moi ce sont des questions sans réponses. Par abus de pouvoir peut-être ? Non, il agit stratégiquement. Pour maîtriser chaque royaume ? Aucun intérêt de garder la nomade dans ce cas. Pour procéder à des échanges de prisonniers que nous pourrions avoir ? Je ne pense pas. Autant je peux comprendre qu'il garde l'élue et Susan, mais pas les autres. »

    Une idée m'était venue durant mes nombreuses insomnies. Une idée folle, qui ne pourrait pas marcher. Une idée impossible, et bien trop belle pour songer à ce qu'elle puisse se réaliser. Mais une idée tout de même, et bien que je ne sois pas un idéaliste, je sentais qu'il fallait que je lui en parle... Je marquai une pause afin de m'abreuver un peu à nouveau, puis je me levai de ma chaise afin de me rapprocher de Jace. Il était vraiment trop nerveux, et lui parler en sachant qu'il se sentait mal et que son esprit était probablement embrumé par des idées noires ou des tentatives folles pour récupérer la femme que nous aimions tous les deux ne me plaisait pas. Il devait être attentif à tout ce que nous disions. Nous étions alliés et nous devions nous serrer les coudes. J'étais peut-être plus ami avec Jacen qui se trouvait être mon meilleur ami d'ailleurs, ce n'était pas une raison pour que je ne tente pas de tisser le lien qui nous unissaient Jace et moi. Nous n'étions pas comme deux frères luttant pour retrouver ce à quoi nous croyons. Nous étions deux hommes régnant sur deux royaumes importants et ayant besoin de se reconstruire.

    Mais Narnia et Archenland avaient surtout besoin d'espoir... et ils ne l'auraient que si leurs dirigeants prenaient les bonnes décisions, obtenaient leur pleine confiance et qu'ils prouvaient qu'ils étaient droits et justes. Nous étions assez malins pour ne pas nous jeter dans le tas et aller frapper à la porte de nos ennemis afin de demander notre dû. Nous allions préparer habillement notre contre-attaque, même si cela devait prendre plusieurs semaines. Edwin ne laisserait jamais Susan aux portes de la mort... Nous devions nous concentrer sur ce point. Elle ne lui serait plus utile si elle périssait. Alors nous devions nous préparer minutieusement afin de le surprendre pendant son sommeil. Lorsque Telmar serait endormie. Mais pas en attaquant. Une armée était beaucoup trop voyante. Des professionnels, comme l'avait proposé Jace ? Pourquoi pas. Mais pour cela, il fallait déjà savoir où étaient enfermés les prisonniers. Je posais ma main dans le dos de Jace et le dirigeait vers sa chaise, puis rapprochait la mienne de la sienne afin de le surveiller pour éviter qu'il ne se relève et ne s’assoie, et ainsi de suite.

    « Je sais. C'est difficile et frustrant, car on ne peut rien faire. Le meilleur plan du monde pourrait échouer s'il est effectué avec la moindre petite erreur. Nous n'avons pas le droit de feindre la réussite de cette mission. Nous devons nous fixer un objectif et être sûrs et certains que nous pourrons le réaliser... » Je croisais mes doigts puis portais mon regard vers quelques archenlandais à quelques mètres de nous avant de reprendre. « Voyons voir déjà ce dont il faut que nous nous méfions. Il y a le dragon, les gardes, l'armée peut-être... Nous ne savons pas où sont les prisonniers, pourquoi Edwin les as gardés aussi longtemps et si Susan est avec les trois autres. Cependant, Edwin s'attendra peut-être à une riposte de notre part. Nous ne pouvons pas débarquer avec nos troupes, ni envoyer des experts là-bas. Nous n'avons pas assez d'informations sur le château... » Puis un souvenir douloureux me revint en mémoire alors que je songeai à un plan d'attaque, et je préférai le préciser à nouveau.

    « Dans tous les cas, le château est bien gardé et Edwin pourra s'attendre à ce que nous venions par les airs, la terre ou avec une armée. Il y a quelques années, nous avions fait cela déjà... je me souviens encore de la vue aérienne que j'avais eu des narniens morts au combat, prisonniers dans la forteresse telmarine. Je ne mettrai aucune vie en jeu pour une attaque... Quitte à ce que notre plan ne dure des mois encore. Edwin ne tuera pas les prisonniers de toutes façons. Du moins, pas Susan... »
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Jace Deynor
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MessageSujet: Re: We need to talk (Edmund)   Jeu 9 Mai - 12:56

    Je me sentais un peu idiot d’être aussi agité devant Edmund. En temps normal, ou du moins, un bon roi devrait rester professionnel et ne pas montrer ses sentiments comme cela. J’étais bien trop stressé et inquiet à propos de Susan, et des otages aussi au passage, que je ne savais pas trop canaliser mes émotions. La situation m’échappait totalement. Ne pas savoir quoi faire et attendre qu’une idée nous vienne me mettait dans tous mes états. J’admirais vraiment Edmund, car il était calme, contrairement à moi, même si je pouvais sentir qu’il était tout aussi inquiet que moi à l’idée que sa sœur soit prisonnière d’un tyran. Voyant qu’il tentait de me calmer en faisant en sorte que je reste assis, je finis par me poser définitivement sur le siège en face de lui et reprit mes esprits. Je bus la moitié de ma boisson, cela me calma et me rafraîchit. Le petit air frai mais pas trop froid qui me caressait le visage m’aida également. Et dire qu’Edmund était plus jeune que moi et il était sans aucun doute meilleur roi que moi, honte sur moi. Etant son aîné, j’aurais du montrer l’exemple. J’espérais seulement qu’il n’aurait pas mauvaise opinion de moi, car après tout, on ne se connaissait pas tant que ça, et ça serait un peu bête qu’il me prenne pour un gamin alors que je suis plus mâture que mon frère Jacen, qui est d’ailleurs le meilleur ami d’Edmund.

    Même si Edmund et moi n’étions pas aussi ami que lui et mon frère, je le respectais beaucoup pour la sagesse dont il faisait preuve, et pas seulement parce qu’il était le frère de ma future épouse, donc si on réfléchit bien mon futur beau-frère. Je n’avais pas encore eu l’occasion de lui demander ce qu’il pensait de ma demande en mariage à Susan. Peut-être il ne m’aimait pas trop ou me trouvait pas suffisamment tempéré pour être le mari de sa sœur ? Elle qui est si douce et calme.
    Edmund m’exposa son avis. L’écouter me permit de remettre mon « masque » de roi, bien que je compte rester un peu familier avec Edmund et pas trop stricte non plus, après tout, nous étions entre nous bien que nous n’étions pas proches. Edmund me raconta qu’un de ces espions avait entendu d’un jeune paysan roux, et cela m’éclaira tout de suite car j’en avais déjà vu un comme me le décrivait Edmund, avec un de mes hommes, Gabriel Kaelon.

    - En effet, nos deux royaumes ont subits bien trop de dégât que ce soit sur un plan militaire ou humain, nous ne pouvons nous permettre d’avoir d’autres pertes, et foncer tête baisser serait du suicide et cela n’aura que pour but de faire un bain de sang inutile.

    En développant ses arguments, il en vint au fait que l’effet de surprise pourrait sans doute nous aider. J’avais peur cependant qu’Edwin s’attende à toute tentative de notre part et se tienne prêt à n’importe quel moment. En plus à ce que j’avais entendu dire, il avait une armée importante, et il était malin. Lorsqu’il avait infiltré la fête et avait capturé des gens, dont Susan, personne ne s’y attendait, même pas moi. On pensait tous être plus ou moins en paix.

    - Je suis d’accord avec toi, on peut toujours envoyer des agents chercher où serait ce fameux dragon, car après tout il est l’arme la plus puissante d’Edwin, donc si on le neutralise, d’une part Edwin sera affaiblit, mais d’une autre ça sera plus facile d’attaquer. Mais envoyant des gens là-bas risquerait d’être un suicide. Si seulement on avait de notre côté d’avantage de personne possédant un don, ça serait peut-être plus avantageux pour nous… ?!

    J’étais tout à fait d’accord avec ce que pensais Edmund. Edwin n’aurait aucun intérêt de garder les otages hormis Susan. Si c’était seulement pour garder une sorte de contrôle sur tous les royaumes, autant qu’il les relâche tout de suite. Je savais que Susan seule l’intéressait, car tout comme lui, elle avait un don. C’était en quelque sorte une confrontation entre les ténèbres et la lumière. Bizarrement, et je ne sais pas pourquoi, cela me fit penser à Caspian. Cela n’avait aucun rapport en fait, mais au fond, lui aussi c’était battu avec sa noirceur et sa lumière, non ? Au final, je ne détestais pas Caspian, même s’il avait été mauvais durant une partie de sa vie. Je pense que je me sentais simplement en rivalité avec lui par rapport à Susan, et c’était son premier amour, et je sais que le cœur a ses raisons et qu’elle pouvait à tout moment m’abandonner pour retourner près de lui. Non, Susan ne pourrait jamais faire ça, je la connaissais trop bien pour le savoir. Comment avais-je pu douter une seule seconde d’elle ? J’étais vraiment pathétique.
    Je finis mon verre quant au même moment, Edmund se leva et se rapprocha de moi. Je compris qu’il cherchait à créer une sorte de proximité entre nous deux afin que je sois moins nerveux. C’était adorable de sa part de faire cela. Je fis bien sûr comme-ci de rien était et posa mon verre.
    Je ne voulais vraiment qu’une amitié en sorte entre Edmund et moi. Bien que nous étions alliés, je pense que devenir ami renforcerai les liens qui unis nos deux royaumes, et cela apporterait peut-être plus d’espoir à nos peuples de voir leurs rois aussi soudés.

    - Il y a tellement de chose dont il faut se préoccuper pour espérer réussir…Edwin a du renforcer sa garde et la protection autour de Telmar, on aura peut-être des difficultés à y entrer discrètement sans qu’il soit prévenu. De toute façon tant que nous n’avons pas suffisamment d’information, on ne pourra pas agir.

    Dans ses propos, Edmund me fit comprendre qu’il ne voulait aucune mort pour cette attaque. Il avait de toute façon plus d’expérience au combat ou en stratégie militaire pour que je l’écoute sans rien dire ou que je cherche à répondre.

    - Certes, le château doit être bien gardé, Edwin s’attend à tout de notre part, que cela soit par la terre ou les airs, il y a certes peut-être ce dragon qui risque de nous bloquer la route, mais je suis persuadé qu’on trouvera un bon plan. Après tout, chaque problème a une solution !

    J’étais de plus en plus perplexe. Et si notre tentative de sauvetage était peine perdue ? Peut-être on courait dans tous les cas au massacre, peut-être Edwin était trop puissant pour nous ? Ou peut-être, seule Susan était capable de se libérer de l’emprise d’Edwin et de sauver les autres otages ? Peut-être aussi je me trompais totalement et que sans doute on arriverait plus facilement que prévu à sauver tout le monde sans risquer de vie ?

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