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 It's time for Buisiness ▲ Yoren

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MessageSujet: It's time for Buisiness ▲ Yoren   Mer 8 Mai - 23:19





Le soleil était déjà très haut dans le ciel, et tapait fort dans le désert Calormen. L'endroit était d'un calme effrayant, comme si quelqu'un se préparait à faire une embuscade sauf que là, il n'y avait absolument aucun endroit où se cacher étant donné le peu de végétation présent. Il faisait chaud, trop chaud. Je passais le revers de ma main sur mon front, essuyant ainsi un peu la sueur et soufflait. D'un geste bref, je tirais sur les rennes de ma monture qui poussa un hennissement roque. Je m'emparais alors aussitôt de la gourde de cuir accrochée à ma ceinture. Le poids laissait facilement deviner qu'il devait rester un quart d'eau bouillante, mais il fallait faire avec ! Je savourais alors les quelque gorgées que je m'étais autorisée à boire, puis me penchait lentement sur mon cheval pour porter la gourde à sa gueule, qu'il s'empressa de vider. Je recoinçais alors l'objet dans ma ceinture, et tapotais doucement l'encolure du cheval qui recommença à marcher. Je rabaissais ensuite minutieusement ma capuche blanche. Au loin, on pouvait apercevoir la silhouette des vastes montagnes de l'Ouest. Plus que quelques heures, et nous y serons enfin !

Il y a quelques jours, alors que je traquais une de mes cibles assez coriace, deux types vinrent à ma rencontre pour une proposition assez importante. Je n'ai jamais apprécié qu'on me dérange pendant une mission, mais leur insistance m'ayant intriguée, j'avais accepté de les écouter. Il s'agissait de messagers de l'ancien Tisroc qui venaient parler en son nom. J'avais déjà rencontré Yoren Eshbaan quelques fois avant d'être empoisonneuse, et plus tard il avait envoyé ses gens pour me demander mes services. Seulement, le temps que le message me parvienne, il fut exilé de la couronne et ne donna plus signe de vie. Le fait qu'aujourd'hui, exilé et fugitif, il me recontactait signifiait que sa demande n'était pas anodine. De plus, pour le peu d’intérêt que j'éprouvais face aux problèmes de Calormen, je trouvais que le royaume allait nettement mieux au temps de Yoren, et pas son imbécile de frère. Mais quoiqu'il en soit ce n'était pas mes affaires, ce qui m'importait moi, c'était l'argent qu'un tisroc -même détronné- pouvait m'offrir. Que voulait-il que je fasse au juste ? Que je tues des ennemis à lui ? Que je m'infiltres dans l'armée Calormen et empoisonne des soldats ? Que je tue Soren ? Les deux premières possibilités étaient envisageable. La troisième en revanche, pour ne pas dire impossible, serait très difficilement réalisable. De toute façon, je ne faisais rien sans retour et j'étais toujours fidèle à mes principes. Je ne retournais jamais voir le client sans avoir tué sa cible, peut importe le temps que cela prenait, et si il ne me payait pas une fois la tâche terminée, je le tuais à son tour. Un petit commerce qui faisait ma survie, et qui me permettait de tuer un peu d'hommes.

Cela faisait donc deux jours que j'étais partie de Calormen pour me rendre au point de rendez-vous : Les montagnes de L'Ouest. N'ayant aucun moyen de déplacement autre que mes jambes et au vu de la grande patience dont j'étais dotée, j'ai volé un bel étalon noir attaché à un pilier dans la ville. Des hommes avaient couru derrière moi, mais j'avais réussi à les semer rapidement. Ce dont je ne m'étais pas rendue compte, c'était que le cheval appartenait à un soldat. On le voyait grâce à sa sellerie en tissus bleus et dorés, et je devrais surement l'abandonner quelque part pour ne pas me faire repérer en rentrant. Mais au moins l'étalon était puissant et rapide, cela ne pourrait que me faciliter la tâche !

Je me rapprochais désormais de l'orée des montagnes, elles n'étaient plus qu'à quelques mètres ! Dans un élan d'impatience, je donnais un coup de talons au cheval qui parti aussitôt, me cramponant solidement à son encolure. Le vent fouettait mon visage, faisant voler mes cheveux bruns tressés en une grande natte, et ma fine cape blanche virevoltait dans mon dos. Cela faisait un bien fou de se sentir ainsi, totalement libre ! Je savourais lorsque le cheval commenca à galoper dans les montagnes, au milieu des arbres verts qui dégageait un doux parfum d'été. Pourquoi Telmar n'était pas si belle que le paysage de ses montagnes ? On entendait le bruit des sabots qui claquaient sur le sol lorsque l'étalon foulait la terre mi-rocheuse mi-tendre. Je le fit alors ralentir, et, passant une jambe sur le côté, descendit de son dos. Alors que je commencais à marcher seule pour le reste du trajet, je m'immobilisais cependant et fit volte-face pour contempler l'animal. Après tout, les chevaux aussi avaient des vies et ne devaient pas être les esclaves des hommes. Un éclat de compassion dans les yeux, j'enlevais ses rennes ainsi que la selle et tout autre objets qui l'encombraient, et les jettèrent au sol. L'animal paraissait maintenant complètement sauvage, comme si il avait été libre toute sa vie. Je lui donnait une tape sur la croupe, il se mit à hénnir et parti à toute vitesse dans ma direction opposée. Je souriais en le voyant partir, repensant au moment où j'avais repris ma liberté.

Je repris alors ma route, marchant avec précaution dans la flore sauvage des montagnes. Je n'avais pas franchement envie de tomber sur des gardes Telmarins, même si je n'étais techniquement pas en faute. C'était juste que je détestais ces bandes de soldats qui se croyaient tout permis lorsqu'ils croisaient une femme seule éloignée. Les stéréotypes des femmes faibles et fragiles étaient encore trop nombreux, surtout à Telmar. Mais je n'étais pas ici pour réfléchir aux droits de chacun. Un bruit sourd me sortit de mes pensées et sans attendre je m’accroupis. J’avançais, baissée, jusqu'à l'arbre en face de moi contre lequel je me plaquais. Mes doigts effleurèrent l'écorce rude de l'arbre contre lequel je m'appuyais, et je me penchais légèrement sur le côté pour voir d'où venait le bruit. Là je reconnu le dos d'une silhouette bien familière. Un sourire taquin au lèvre, je sortis d'un pas lent de ma cachette, une main toujours appuyée contre l'arbre.

« C'est un plaisir de vous revoir ici, mon seigneur. » dis-je d'une voix calme et mielleuse, brisant ainsi le silence des lieux.



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Yoren Eshbaan
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MessageSujet: Re: It's time for Buisiness ▲ Yoren   Mar 28 Mai - 2:01

⊹ It's time for business.
feat Oshea & Yoren



    Ces derniers temps, les choses s’accéléraient pour Yoren. Vitani était venue à Telmar ainsi que d’autres nombreux espions restés fidèles à l’ancien Tisroc et il allait bientôt partir à la rencontre de Soren, seul à seul. Yoren sentait que le salue était proche et que bientôt, le vent tournerait de nouveau en sa faveur. Calormen serait de nouveau à lui, il allait récupérer son royaume, ses terres, son palais. Il en avait l’intime conviction. Certains plans qu’il avait échafaudé avec Edwin commençaient à prendre forme mais les deux amis ne pouvaient agir seuls. Yoren avait donc profité de la visite de ses partisans pour les informer qu’il souhaitait s’entretenir avec une jeune empoisonneuse de Calormen, Oshea Haeshaan. L’ancien Tisroc connaissait parfaitement la réputation d’Oshea et désirait mettre son talent meurtrier à son service. C’était le genre de personne qui valait mieux avoir de son côté, une précieuse alliée et redoutable ennemie; et Yoren se devait de l’engager avant que quelqu’un d’autre, comme son frère, ne le fasse. Bien qu’il n’ait jamais vraiment aimé déléguer ce genre de tâche, il n’avait au jour d’aujourd’hui plus le choix, étant à Telmar. Quelques jours plus tard, les deux sympathisants qu’il avait envoyés à la rencontre d’Oshea étaient revenus à Telmar. Ils avaient alors informé l’ancien Tisroc que la jeune femme se tenait prête à le rencontrer et acceptait par conséquent de se rendre dans les Montagnes de l’Ouest. Yoren esquissa un sourire à cette nouvelle et se promis de ne pas oublier de dédommager Oshea pour ce déplacement. Car il le savait, c’était le genre d’individu à rester fidèle uniquement si l’or, lui aussi, était fidèle. C’était entre autre pour cela que Yoren avait décidé d’associer Oshea dans un de ses plans, en plus de son talent inné pour le meurtre. Le Tisroc déchu savait bien mieux que quiconque qu’il valait cent fois mieux s’allier avec des personnes corrompues car, au final, ils n’étaient pas aveugler par quelconques compassions ou ne tentaient aucune trahison tant qu’ils étaient payés. Yoren avait d’ailleurs pour habitude de dire qu’il fallait se méfier des gens honnêtes ; pas des malhonnêtes car avec eux, on savait à quoi s’attendre, on pouvait acheter leurs fidélités.
    Les montagnes de l’Ouest se situaient à environ une journée de cheval du palais telmarin. Yoren s’était donc levé bien avant que le soleil perce l’horizon et réchauffe cette nuit glaciale qu’il semblait sans fin aux yeux du calormène. Il avait pris l’habitude de ces petites escapades hors du château et chacun de ses gestes étaient maîtrisés. Il devait d’abord enfiler une tenue sombre ainsi qu’un long mantel à capuchon, idéal pour cacher son épée et son visage, pour ensuite se rendre aux écuries où son cheval, attelé la veille, l’attendait. Tout était minutieusement préparé pour passer le plus inaperçu possible. À cette heure-ci, tout le château dormait encore et seuls quelques domestiques prêts à recevoir des ordres déambulaient dans les couloirs. Les gardes, quant à eux, ne représentaient plus de problèmes. Yoren était prêt à quitter ses appartements quand il se souvint à qui il allait avoir affaire. Il saisit alors une bourse emplie de pièces d’or et d’argent, sortit et se rendit aux écuries. Une fois les grilles passées, il lança son cheval au galop. Yoren adorait ces moments. L’heure bleue, cette heure entre la nuit et le jour où le ciel se remplit presque entièrement d’un bleu pâle et à la fois foncé. Ce moment où la nature est complètement silencieuse et seul le bruit des sabots retentissent. Cette heure incertaine et unique où il avait l’impression de pouvoir accomplir l’impossible… La matinée défila rapidement quand Yoren finit par atteindre les montagnes. Il n’était pas sage qu’il se retrouve ici seul, ces montagnes étant la séparation de trois pays différents mais il ne ressentait aucune peur. Personne ne pourrait se mettre en travers de son chemin, pas aujourd’hui, pas tant qu’il n’aurait pas accompli ce qu’il avait à accomplir. Pas tant que son idiot de frère trônerait sur Calormen. Son cheval continuait à galoper, s’enfonçant un peu plus de la végétation et montant un peu plus à chaque instant. Les arbres étaient de plus en plus hauts, donnant l’illusion de flirter avec le soleil qui était à présent levé. Le point de rendez-vous n’était plus très loin à présent. Yoren descendit donc de sa monture, qu’il prit soin d’attacher à un arbre. Il préférait arriver le plus discrètement possible plutôt que de se faire ‘trahir’ par un hennissement inopiné de son destrier. Yoren avançait d’un pas vif à travers les arbres, la main posée sur le pommeau de son épée, au cas où il rencontrerait quelqu’un autre qu’Oshea et qui pourrait être témoin de leur entrevue. Il continuait de marcher sur un sol gravilloneux jonché de feuilles et autres bouts de bois quand, soudain, il aperçut la personne qu’il était précisément venu voir appuyée contre un arbre, un sourire silencieux dessiné sur ses lèvres. L’ancien Tisroc songea qu’il devait être simple pour elle de séduire ses victimes, pour n’éveiller aucun soupçon, avec son regard intense et sa longue chevelure brune. Lorsqu’elle prit la parole, Yoren la salua en s’inclinant légèrement. Il ne put néamoins s’empêcher de sourire discrètement suite au ‘’mon seigneur’’. Il ignorait encore si cela était dit de façon hypocrite ou non car après tout, il n’était plus Tisroc et aux yeux de certains, il n’était sans doute plus personne ; seulement un Tisroc déchu qu’on souhaite oublier au plus vite. Mais qu’importe, Yoren serait rapidement fixé. Il enleva son capuchon et prit à son tour la parole

    « Je suis ravie de voir que vous avez accepté de vous entretenir avec moi, si loin de Calormen. » dit-il aimablement

    Les courtoisies ayant étaient échangées, ils allaient à présent pouvoir parler affaires, ce pourquoi ils étaient tous les deux ici. Cependant, Yoren devait s’assurer d’une chose. Il saisit alors la bourse emplie de pièces et regarda Oshea avec une attention particulière.

    « Avant toute chose, il est impératif que cette rencontre reste secrète. Personne ne doit savoir que je suis ici. Je pense pouvoir vous faire confiance ? » dit-il en lançant la bourse directement dans les mains d’Oshea et se permettant d’ajouter un clin d’œil.

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MessageSujet: Re: It's time for Buisiness ▲ Yoren   Lun 17 Juin - 14:23





L'ancien Tisroc me détailla rapidement du regard et me salua avant d'enlever son capuchon. Par amabilité, j'hochais à mon tour ta tête sans perdre mon sourire. Mon attention se reporta alors vers la main de Yoren, qui venait de s'emparer d'une bourse visiblement bien remplie. Sans détacher mes yeux de l'objet divin, je commençais à me détacher de l'arbre. La voix de l'homme devant moi me fit immédiatement reprendre la raison, et mes yeux étaient désormais rivés dans les siens. Il m'indiqua donc que la rencontre devait rester dans le secret le plus total, et me lança la bourse que je rattrapais adroitement, surprise. Avec deux doigts, j'entrouvris légèrement le sac pour vérifier ce qui se trouvais dans le sac et le pesais discrètement avec de le ranger dans ma ceinture. C'était bien de l'or. Là, j'entrepris de me rapprocher un peu plus de mon employeur.  

Il était grand et assez imposant, bien que son visage lui, prouvait belle et bien sa jeunesse. Les gens jeunes avaient tendance à être beaucoup moins pris au sérieux par leurs ainés. Peut être aussi parce qu'au fond, certains manquaient de maturité...

Peu de gens payaient leurs nettoyeurs avant que la cible ne soit définitivement radiée de la zone. Qu'il m'accorde sa confiance dès le départ m'intriguais énormément et rendait cet homme de plus en plus mystérieux.  Etait-il vraiment du genre à accorder facilement sa confiance aux gens qu'il mettait à son service ? Vu son vécu, j'en doutais fort. Mais pourquoi m'avoir payé en avance ? Après tout, j'étais parfaitement capable de partir maintenant, sans faire mon travail avec l'or en poche ! Et j'aurais aussi très bien pu le tuer maintenant pour ne pas risquer de me faire traquer suite à cela. Étant donné que l'ancien Tisroc était seul, dans les bois avec une femme, personne ne pourrait savoir la vérité ! A un détail près. En effet, ses hommes de main savaient pertinemment qui j'étais, étant donné qu'ils étaient venu me trouver pour m'informer des intentions d'Eshbaan. Peut être qu'il ne valait mieux pas jouer avec le feu cette fois-ci. De plus, les raisons de ma venue ici commençaient à me rendre de plus en plus curieuse, et je voulais savoir ce qu'il attendait de moi. Il s'était même permis un clin d’œil, ce qui m'en fit déduire qu'il avait surement beaucoup confiance en lui. Je lui rendis un sourire enjoué. Surement un homme très futé. C'était rare, de nos jours.

Mais si il comptait acheter ma fidélité, il se trompait. Je n'étais fidèle qu'à moi-même et à l'or. Je n'acceptais plus aucune privation de liberté, et personne ne m’empêchait de faire ce qu'il me plaisait.

Je repris alors un sourire confiant et une voix mielleuse.

« Ne vous en faites pas, ce rendez-vous ne sortira pas de ces bois. » je replaçais une mèche derrière mon oreille. « Puis-je savoir cependant que me vaut cet appel et ce payement prématuré ? »

Je terminais ma question en reprenant un air sérieux. Cela devait surement être une tâche importante voir même dangereuse, mais je ne préférais m'adonner à aucune conclusion trop hâtive. Le lieu était vraiment calme, voir même trop, et seul le son de nos voix qui complotaient brisait le lourd silence des montagnes.

Je ne savais pas combien de temps allait prendre cet entretien, et ne pouvait donc pas prévoir de moyen pour rentrer. Cela pouvait durer quelques heures, comme toute la journée, voir même la nuit. Je n'avais plus d'eau et de cheval, et ne pourrais certainement pas traverser de nouveaux le désert dans ces conditions. D'ordinaire, j'aurais séduit mon employeur et aurais volé son cheval pendant la nuit. Il n'aurait de toute façon pas eu d'autre choix que de se taire, car si il protestait, je ne tuais pas sa cible. Mais dans cette situation présente, on ne parlait pas de n'importe quelle personne. J'avais en face de moi Yoren Eshbaan, le Tisroc déchu de Calormen, mit à la porte par son frère comme un simple domestique que l'on renvoyait. Mais je doutais fortement que Yoren décide de se laisser faire. Si il se cachait dans d'autres royaumes, ce n'était pas pour vivre une petite vie tranquille, mais surement pour méditer à une vengeance. On ne changeait pas les Calormen, qui étaient de vrais barbares entre eux. Moi-même j'ai dû affronter d'innombrables atrocités propres à mon peuple, qui m'ont forgé. Et le Tisroc n'était surement pas le plus doux des agneaux, malgré son visage jeune et aux traits doux. Il ne fallait jamais sous-estimer ses adversaires. C'était pourquoi j'irais surement faire un tour à Telmar pour me ravitailler en eau et reprendre une monture avant de retourner chez moi. Ou bien peut être, selon la mission que Yoren me donnerait, que je pourrais partir explorer d'autres lieux.

J'attendais impatiemment des explications sur ma mission, et les écoutais avec la plus grande des attentions mais aussi avec énormément de méfiance, me demandant réellement ce qu'il pouvait bien attendre de moi.


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Yoren Eshbaan
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MessageSujet: Re: It's time for Buisiness ▲ Yoren   Mar 13 Aoû - 23:37


    La jeune femme attrapa la bourse emplie de pièces en plein vol, l’air étonné. Yoren était conscient que ce geste détonnait dans ce milieu mais en réalité, il savait pertinemment ce qu’il faisait. En donnant une première partie de son paiement à Oshea, il avait bien l’intention d’acheter, en quelques sortes, son silence et surtout, de s’assurer qu’elle réaliserait bien la mission qu’il comptait lui donner. Car bien-sûr, l’or appelant l’or, si Oshea pouvait garantir à Yoren que le travail serait fait ; ils seraient tout les deux gagnants dans cette affaire. Naturellement, l’empoisonneuse Calormène questionna l’ancien Tisroc sur la raison de ce paiement prématuré mais surtout sur la raison de leur entrevu.  Et c’est tout aussi naturellement que Yoren entreprit de répondre. Tout deux n’avaient pas fait ce chemin pour rien et chacun attendait quelque chose de l’autre.

    - Ce paiement prématuré n’est qu’un modeste aperçu de ce que je pourrais vous donner en échange d’un travail bien fait, dit-il sur un ton sérieux mais bien entendu, je ne doute pas de vous pour cela, j’ai déjà eu de très bons échos sur vos talents dans votre domaine !

    C’était d’ailleurs pour cela qu’il avait fait appel à Oshea. Il connaissait déjà de très bons meurtriers, beaucoup étaient notamment rester à ses côtés, ses alliés en somme. Seulement voilà, Soren les connaissait également et il va s’en dire qu’ils étaient donc surveiller et épier depuis la chute de Yoren. Soren connaissait Oshea de réputation mais il ne se doutait pas (encore) qu’elle puisse être associée de quelques manières qu’il soit à Yoren.  
    L’ancien Tisroc inspecta furtivement les alentours afin de vérifier qu’ils étaient bel et bien seuls car ce qui allait suivre devait rester entre quatre yeux. Seul le bruit du vent remuant les arbres et faisant tomber les feuilles parvint à ses oreilles. Le demi-sourire de Yoren s’effaça alors pour laisser place à une mine sérieuse. Cet air sérieux qui lui était propre depuis qu’il s’était lancé dans la politique calormène et qui s’était endurcie en devenant Tisroc.  Les négociations allaient pouvoir commencer et l’heure n’était plus aux courtoisies ou fausses amabilités.

    - Comme vous pouvez vous en douter, j’ai fait appel à vos services pour régler des problèmes collatéraux dont je ne peux malheureusement m’occuper personnellement. Cela concerne bien entendu les affaires d’états afin que je retrouve la place qui met due à la tête de Calormen. Mais rassurez-vous, je ne vous demanderais pas de vous occuper de Soren personnellement, non, je me réserve ce plaisir.

    Il s’arrêta un court instant. Il insinuait probablement ‘tuer’ lorsqu’il disait ‘s’occuper’ en parlant de son frère. Bien-sûr, cela pouvait paraître choquant mais à quoi bon prendre des pincettes ? Sa réputation de ‘sans cœur’ assoiffé de pouvoir n’était plus à refaire après tout et puis, il s’entretenait avec une empoisonneuse calormène, pas avec une fée narnienne.

    - Le travail que j’ai à vous proposer est un peu plus… facile si je puis dire. Mon frère, Soren, a repéré quelques uns de mes partisans qu’il fait surveiller. Ils ont, par conséquent, les mains liées. Votre mission serait donc de vous occuper de ces gens qui surveillent mes alliés.

    Yoren n’attendait pas une réponse d’Oshea avant de continuer d’expliquer tout ce dont il attendait d’elle. Ils auraient ensuite tout le temps pour négocier les termes de cet éventuel contrat.

    - Cependant, nous ne sommes pas sûrs de l’identité de ces personnes. Nous savons simplement qu’ils sont surveillés et que chacun de leurs faits et gestes sont rapportés à Soren. La tâche n’est pas facile mais si vous acceptez, vous aurez tout ce dont vous avez besoin à votre disposition et même si vous préférez faire cavalier seul, certains de mes hommes seront sur place pour vous aiguiller.

    Cela faisait peut-être beaucoup d’informations d’un coup mais Yoren ne savait pas combien de temps ils avaient devant eux avant d’être probablement déranger par des voyageurs de passage. Aussi, il préférait tout expliquer sans forcément entrer dans les détails. Il se tut alors, attendant une réaction de la jeune femme.


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