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 En quête de vérité

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Lindórie
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MessageSujet: En quête de vérité   Mar 9 Juil - 10:03

© made by Islande



Trystan Lindórie Braethan

Tes armes derrière toi jamais ne laisseras. Sur ton chemin, de ton épée jamais ne sais quand tu auras besoin.




Rendez-vous sur le champ à Telmar. Nos informateur soupçonnent certains villageois d'avoir des renseignements sur la reine Susan. Restez discrète Lindórie. Deux autres Narniens vous accompagnerons, il s'agit de Trystan Lorcan le Maître espion et Braethan Melendir le maître d'armes. Vous avez deux jours sans quoi notre chance sera passé.

Roi Suprême Edmund Pevensie

Lindórie fourra le petit mot dans une de ses poches l'air furieuse. Elle portait une tenue discrète de cuir et de tissus noir avec des pans qui lui descendaient jusqu'aux mollets, des bottes de la même matière, son haut à manche longues moulait parfaitement ses bras, une habituelle ficelle noir bien serrée retenait son décolleté et compressant sa poitrine au maximum; une ceinture était aussi visible au niveau de sa taille, une besace y pendait et de nombreuses et minuscule pochettes y étaient accrochées. Elles devaient contenir des herbes médicinale car comme nous étions à la saison chaude, l'elfe avait fait sécher de nombreuses feuilles et plantes qu'elle avait ensuite réduites en poudre ou transformées en baume; elle avait déjà fait l'erreur de partir sans la dernière fois qu'elle avait une mission et l'avait regrettée, d'autant plus qu'il était hors de question d'user de magie à Telmar. Sur son côté elle portait un baudrier où pendait son épée soigneusement rangée dans son fourreau écarlate. Une capuche rabattue sur sa tête dissimulait sa longue chevelure noir et ses oreilles pointues.

Telmar n'est pas une contrée où il y fait bon vivre lorsque l'on est une créature, alors il valait mieux pour l'elfe qu'elle se fasse passer pour une aventurière. Par chance il ne pleuvait pas aujourd'hui lorsqu'elle sortit du couvert des arbres pour emprunter la route pavée qui menait à Telmar. Elle n'avait pas de monture car elle pensait que s'encombrer d'un tel animale n'aiderait pas à se fondre dans la masse des villageois. La route était déserte, en même temps ce n'était pas étonnant, tout les vas-et-viens avec Narnia avaient subitement cessé lorsque le roi Edwin chevauchant un dragon plus noir que la nuit, était venu capturer Susan Pevensie, pour Lindórie, Telmar était devenu la capitale ennemie. Logique que le roi Edmund les envoie en mission incognito dans cette région du monde... mais pourquoi avec ces deux hommes en particulier ?! Lindórie profitait de sa longue marche pour essayer de se calmer les nerf. Et le pire dans tout ça, c'est qu'elle n'avait pas le choix, s'ils avaient étés tout les trois convoqué à la Cour du roi, elle aurait pu au moins s'opposer, donner son avis à Edmund, mais non, il leur avait juste envoyé un courrier urgent par pigeon voyageur. D'ailleurs en parlant de pigeon voyageur, pourquoi celui qu'elle avait reçut un peut plus tôt dans la matinée n'était pas un pigeon mais un corbeau ? L'elfe n'était pas au courant s'il existait un code à propos des oiseaux envoyés pour les messages importants. Cette nouvelle aventure promettait d'être mouvementée.

C'était le début de l'après-midi lorsque l'elfe passa devant les gardes qui attendaient après le pont, un mur d'enceinte entourait toute la ville. Aucun problème pour passer les lourdes portes de l'entrée, les gardes ne la regardèrent même pas pénétrer dans la ville. C'était aussi simple que de rentrer dans un moulin... le Roi Edwin se souciait donc aussi peut des éventuel Narniens qui auraient envie de faire un raid ? Lindórie jetait des regards partout, elle n'était jamais venue dans cette ville aux architectures plutôt étrange, moderne. Les ruelles étaient noir de monde, il y avait des marchands en tout genre, des mendiants et aucuns soldats. L'elfe erra pendant une bonne demi-heure puis s'approcha d'une barrière de bois pas bien haute, puis elle grimpa dessus et s'y assit. Elle n’irait pas plus loin sans ses compagnons de quête. D'ailleurs ne serais-ce pas eux qui approche soudainement. Comment ne pas mieux commencer cette mission en leur balançant une bonne pique ? Peut-être qu'ils ne l'entendraient pas dans la cohue générale, mais ils verraient son sourire et son regard pétillant.

"Vous en avez mis du temps ! J'espère que vos langues seront plus aiguisées que vos jambes Messieurs."


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Braethan Melendir
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MessageSujet: Re: En quête de vérité   Ven 19 Juil - 18:48



Braethan quittait le château d'un pas pressé. Il se dirigea vers l'écurie où un très bon cheval était déjà préparé. Il n'eut qu'à ranger quelques affaires - divers parchemins, quelques morceaux de pain et de saucisson pour la route, des dagues, ainsi que son épée - et traversa le village, les rênes du cheval en main, avant de monter dessus et de galoper vers l'Ouest. Le roi Edmund l'avait envoyé chercher d'urgence alors qu'il était en plein entraînement avec un de ses apprentis. Le maître d'armes avait alors appris qu'il devait partir en mission à Telmar sur le champ afin d'obtenir de possibles informations sur la reine Susan et son emprisonnement. Bien sûr, Braethan était rapidement parti, afin d'obéir à son roi mais aussi dans l'espoir de sauver la reine emprisonné qui se trouvait également être son amie. Il avait vaguement compris qu'il serait avec deux autres Narniens : Lindórie et Trystan Lorcan. Il connaissait assez bien la première, bien que leurs relations soient assez tendues depuis quelques semaines, et avait déjà un peu parlé avec le deuxième qui était un noble mais surtout à la tête du réseau d'espionnage de Narnia.

Le maître d'armes galopa ainsi jusqu'à Chippingford, qui se trouvait être la dernière grande ville narnienne juste avant la frontière telmarine. Là-bas, il laissa son cheval et continua le chemin à pied. Trois heures plus tard, il se tenait devant la capitale de Telmar. Elle semblait grande, très grande, bien plus grande que le village au pied de Cair Paravel et elle n'avait rien à envier à Narnia. Pourtant, Braethan se dégoutait d'aller dans un tel lieu - ou du moins, dans un tel contexte - chez les ennemis, mais il n'avait pas le choix. Il avança lentement, essayant de noter chaque détail qui pourrait lui être utile. Il était en mission, il était un étranger et un espion ; il se doutait que rien ne se passerait comme le plan le prévoyait, et qu'une fuite improvisée et risquée était à prévoir. Mais il ne put que contempler la misère dans les premières ruelles de la ville. Plus il s'approchait du centre, plus les maisons semblaient plus grandes, plus modernes, plus les villageois paraissaient mieux habillés et plus aimables. Il croisa quelques gamins qui jouaient avec une balle avec une innocence et une insouciance propre à leur âge, ce qui fit sourire brièvement le maître d'armes.

Les hautes tours du château royal se dressaient de l'autre côté de la ville, semblant couper le ciel et assombrir le reste de la ville. Il était bien plus imposant que le château de Cair Paravel, mais Braethan devait reconnaître que l'architecture était étonnante. Il se retrouva bientôt au milieu d'une foule qui, malgré sa carrure, réussit parfois à l'emporter. Il ne joua pas les gros bras afin de ne pas se faire repérer. Après plusieurs minutes, Braethan se retrouva dans une place qui devait être, d'après la largeur du lieu, la fameuse Place Principale où ils devaient tous se rejoindre. D'ailleurs, il lui semblait apercevoir Trystan plus loin. Cet homme avait beau être le maître de l'ombre, le maître d'armes n'était pas un débutant, et de toute manière il n'y avait aucune raison de se cacher pour le moment. Il le rejoint, le saluant simplement d'un signe de tête, et chercha Lindórie des yeux. Il redoutait de la voir, ne sachant pas encore comment réagir. Ils ne s'étaient pas parlés depuis leur dernière rencontre, et sans doute était-ce mieux.

Il ne leur fallut pas longtemps pour repérer l'elfe. Mise en évidence sur une barrière en bois, elle semblait les attendre sans la moindre patience. Toutefois, lorsqu'ils s'approchèrent, elle leur adressa un large sourire tout en lançant une pique. Braethan leva les yeux au ciel, s'appuyant à son tour contre la barrière en bois. « J'aurais plutôt pensé que notre esprit et notre attention devraient plutôt être aiguisés. Mais nous avons le meilleur avec nous... » rajouta-t-il en se tournant brièvement vers Trystan. Il savait que cet homme, derrière son apparence de noble plus expérimenté et plus sage qu'eux deux, cachait une vraie fourmilière d'idées, et qu'il avait déjà un plan en tête. Jamais il ne sous-estimerait Trystan, et le respectait bien plus que n'importe qui d'autre. Toutefois, il n'avait jamais eu l'occasion de vraiment faire face à ses talents, ce serait donc le bon moment pour confirmer ou non ses "dons" et sa réputation. Le maître d'armes se tourna à nouveau vers Lindórie d'un air intrigué, la voix plus basse cette fois : « Je n'ai pas vraiment eu droit à des explications. On m'a dit qu'un de vous deux en saurait un peu plus. » En effet, il savait vaguement pourquoi il était là, mais il ne devait pas savoir ce qu'il devait faire. Mais il était sûr que Lindórie ou surtout Trystan devaient avoir des détails.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: En quête de vérité   Ven 9 Aoû - 5:38


« All art is political, otherwise it would just be decoration »
~ ambiance musicale ~

Sous le couvert des arbres, dont les branches étaient secouées par le vent, les cavaliers galopaient à travers les bois. Alors que les bourrasques sifflaient et que leurs montures hennissaient, ils se rangèrent dans une chorégraphie parfaite en deux colonnes distinctes, mais néanmoins rapprochées, chacune étant menée par un officier dont l’armure était légèrement plus complexe que celles des autres soldats. Sous les ordres de leurs supérieurs, ils demeurèrent en rang, ignorant les archers embusqués qui bandaient discrètement leurs arcs dans les arbres. Alors qu’ils s’apprêtaient à décimer discrètement la patrouille, un simple chuchotement les rappela à l’ordre, leur intimant de regagner leur cachette. Le moment n’était pas encore venu. Non, le temps où ils pourraient ouvertement s’opposer aux hommes du roi était encore loin.

Glissant souplement en bas de l’arbre, l’homme qui menait les embusqués s’avança rapidement sur le chemin, habillé en marchand, alors que ses acolytes lui emmenaient sa propre monture. L’enfourchant, Trystan quitta les lieux aussitôt, en direction de la capitale du pays, laissant les autres hommes derrière lui, sans leur avoir communiqué la moindre information quant à leur rôle. Pour l’instant, ils étaient inutiles. La mission qui l’attendait ne concernait en rien les pauvres telmarins, si désireux de renverser leur roi. Aah, qu’ils sont naïfs… Pensent-ils sérieusement qu’il était réellement de leur côté ? Des ignorants, des désespérés, voilà ce qu’ils étaient…

Sous les yeux inexpressifs de la garde, il pénétra dans la ville, observant à loisir l’architecture particulièrement laide du peuple qui l’avait bâti. Peut-être était-il un espion, un noble, un diplomate, mais Trystan était avant tout un homme passionné d’arts, d’architecture et de science. La vision de cette dégoûtante bourgade, si mal planifiée et bâtie, était donc une sorte de torture pour l’homme qui ne pouvait s’empêcher, tout en parcourant les rues, de remarquer le moindre détail mal planifié. Et Aslan savait qu’ils étaient nombreux… Parfaitement à l’aise au milieu de tant d’ennemis, il put aisément repérer ses deux… partenaires de mission. Des éléments dispensables, selon lui, mais qui pourraient bien lui être utiles. Après tout, ce ne serait pas la première fois qu’il effectuerait une mission tout en cachant ses véritables objectifs avec brio à ceux qui allaient l’assister.  Croisant l’un de ses camarades, le maître d’arme de Cair Paravel, certainement celui qu’il aurait le plus de facilité à berner, il se dirigea en sa compagnie vers le troisième membre de leur groupe. Une elfe

Quelle mauvaise idée, que de confier une telle mission à l’une des dernières de ce peuple qui avait été quasiment exterminé par les telmarins ! Trystan ignorait s’il pourrait lui faire confiance, s’il pourrait la laisser sans surveillance, à quel point son désir de vengeance face à ses ennemis était puissant et dommageable. Il savait sans douter que Braethan saurait garder son calme, en plus que les talents de ce dernier pourraient lui être utiles, mais il en était beaucoup moins sûr concernant l’elfe. Arrivés face à leur partenaire, la pique de celle-ci eut le mérite de le faire sourire. Toutefois, ses yeux, eux, demeuraient aussi glacials que songeurs, pétillant d’une certaine malice. Alors qu’il s’apprêtait à répondre de manière plus ou moins polie, le maître d’arme le prit de vitesse, ce qui ne fut pas pour lui déplaire. Décidément, il ne manquait pas d’esprit… Avec de la chance, l’intelligence du guerrier pourrait trouver son utilité.

En attendant, c’était à lui d’entrer en scène et de leur expliquer son plan…

- Je crois qu’il est inutile d’expliquer à aucun d’entre vous quel est notre mission… Et à quel point elle est vitale. Toutefois, afin de préserver les apparences et nous assurer que vous puissiez un jour retourner en vie à notre lieu de départ, il nous faudra nous livrer à ce que je nommerai galamment une farce de bateleur… Comme vous l’avez sûrement remarqué, je suis un marchand, provenant du sud de Telmar afin d’y vendre ses produits… exotiques, disons. Je me nomme donc Alester. Nous retrouverons un chariot rempli de marchandises servant à notre couverture au tournant de la prochaine rue… »

Pointant distraitement la direction, il fixa soudain l’elfe.

- Vous serez donc ma nièce, m’accompagnant officiellement pour parfaire ses connaissances marchandes, mais officieusement pour se trouver un prétendant afin d’échapper à la tyrannie de votre père qui souhaite vous marier à un homme déplaisant. Notre autre ami sera quant à lui un mercenaire, que j’ai engagé pour me protéger, moi et ma nièce, ainsi que notre marchandise, des périls de la route. J’ai pensé que cela ajouterait une touche de réalisme et de cocasserie si ma chère nièce – quel nom porterez-vous, d’ailleurs ? Et vous, Braethan ? – tentait de séduire le brave guerrier qui nous protège… En comédie, bien entendu. »

Les fixant avec ironie, il se retourna vers la route, croisant les bras dans son dos, s'exprimant avec entrain et bonhomie.

- Étant à Telmar depuis quelques semaines, j’ai pris la liberté de réfléchir à comment nous pourrions débuter… Mon intuition me chuchote que l’un des geôliers du château cuve présentement son vin dans une taverne déserte nommée de Lion Somnolant, à quelques ruelles d’ici. Si cela vous conviendrait, je pense qu’il serait à propos de débuter de ce côté. »

N’attendant pas leur réplique il fit quelques pas avant de se retourner.

- Notez que les gens qui nous entouraient étaient des personnes de ma connaissance et que le vacarme ambiant empêchait quiconque hormis eux de nous entendre. Veillez donc à ne jamais parler aussi librement que je l’ai fais durant les quelques dernières minutes, durant la mission. Aah, aussi… Le corbeau vous ayant livré le message signifie qu’il nous est obligatoire de réussir et qu’il est recommandé de mourir plutôt que de nous faire prendre. Des questions ? »

[HJ: Pardon pour le retard. <3 Je corrigerai mes fautes plus tard (demaaaain) après une bonne nuit de sommeil. J'espèce que ça vous convient ! ^^]
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Lindórie
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MessageSujet: Re: En quête de vérité   Ven 9 Aoû - 10:16

Lindórie observa Braethan s'appuyer sur la barrière et lui répondre d'un calme presque déconcertant. Le meilleur ? Braethan se retourna un peut vers l'homme que l'elfe ne connaissait pas. Le maître d'arme lui parla ensuite un peut plus bas et Lindórie sentit qu'il était intrigué. Malheureusement elle ne pouvait pas lui en dire plus et préféra garder le silence en lançant un regard observateur au Maître espion. Un homme sur de lui déguisé avec des vêtements de paysan. Son regard était glaciale. Lindórie descendit de la barrière sur laquelle elle était assise et écouta attentivement Trystan. C'était donc lui qui en savait le plus et qui mettrait à profit tout ses talents.

Il se faisait donc passer pour un marchand, c'était plutôt une bonne idée, dommage que sa stature et sa manière de parler donnaient vraiment l'impression qu'il était plutôt un noble, pouvait-on être noble et marchand ? L'elfe n'avait pas le temps de réfléchir à la question qu'il enchaîna avec la suite. Il fallait donc l'appeler Alester, Lindórie hocha la tête et se répéta plusieurs fois le nom dans la tête pour bien le retenir et ne pas faire de boulette. Puis l'homme reporta son attention sur elle, gardant un visage impassible, le sourire qui marquait tout à l'heure ses lèvres avait disparut pour laisser place à la concentration. Affublée d'une nouvelle histoire, l'elfe acquiesça, elle serait donc la nièce du marchand Alester, une apprentie marchande en quête d'un prétendant... jusque là ça pouvait aller, elle plaignait presque cette jeune femme qui devait épouser un mauvais bougre, mais ne savait pas vraiment comment s'y prendre s'il s'avérait qu'elle devait chercher un sois-disant prétendant. Braethan serait donc un mercenaire, il avait le plus beau rôle.

Son coeur rata un battement lorsque l'espion lui proposa son idée de séduire le guerrier qui dans l'histoire les protégeaient. L'elfe ne répondit pas tout de suite et lança même un bref regard à Braethan avant de baisser les yeux, ses joues s'empourprèrent subitement. Non, non pas bien, il ne fallait pas évoquer ce sujet, ça lui rappelait trop de choses, même si ce n'était pas désagréable; elle s'était pourtant promise de mettre ces souvenirs de côté pendant un temps mais à cause de l'espion, la porte dans sa tête s'ouvrit à la volée. Pourquoi un plan pareil ?! Lindórie rougit de plus belle et laissa un temps avant de répondre croisant le regard ironique du faux marchand. Après réflexion ça ne devrait pas être bien compliqué. Par chance elle ne balbutia pas.

"Je me nommerais Lydia. Et sachez cher oncle que séduire ne fait pas partie de mes habitudes, je suis une guerrière, il faudra donc que le brave guerrier y mette aussi du sien si nous voulons que cela soit vraiment réaliste. "

En comédie avait-il dit ? Ça devrait pouvoir être possible sachant qu'elle avait déjà joué la comédie avec le maître d'arme dans une situation bien plus gênante afin d'avoir la vie sauve. Impossible de savoir jusqu'où cette comédie allait-elle durer; les méthodes de Trystan commençaient presque à déplaire à l'elfe. Mais pourquoi avait elle ajouté cette condition ?! Par pur estime d'elle même ? Parce qu’elle ne voulait pas passer pour une séductrice d'homme ou parce qu’elle préférait séduire Braethan plutôt que des Telmarin dont elle ne connaissait rien ? Qui sait... même elle semblait perplexe et ses yeux n'osaient pas croiser ceux du maître d'arme. Néanmoins ses joues avaient retrouvées une couleur normale. La suite des évènements se passeraient donc en passant par la taverne du coin. L'elfe s'engagea d'un pas assuré à la suite de Trystan. Tandis qu'il terminait ses explications Lindórie regarda autour d'elle. Toutes ces personnes autour d'eux étaient ici dans le seule but de dissimuler leur conversation de mise en place du plan, a première vue il ne s'agissait pas vraiment de personnes à l'air très honnêtes, heureusement qu'ils commençaient à s'éloigner car l'elfe ne se sentait pas très à l'aise dans la foule d'autant si cette foule et son bruit ambiant avait été placé là dans un but précis.

Elle passa une mains dans ses longs cheveux afin de bien dissimuler ses oreilles sous son épaisse crinière noir, puis elle abatis sa capuche en arrière afin de ne pas être gênée. La mission qui leur avait été affecté avec un corbeau pour messager était donc de la plus haute importance, s'il fallait mourir dans une capitale ennemie, Lindórie le ferait en se battant jusqu’à son dernier souffle, elle appellerait même son don au milieu de la ruelle si ses coéquipiers ne pourraient plus se défendre. Même s'il n'était pas visible aux yeux des hommes en ce jour, elle sentait la magie rassurante de l'eau et de son don, son arme secrète, non loin.

"Cher oncle allons donc à la taverne du Lion Somnolant . "

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Braethan Melendir
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MessageSujet: Re: En quête de vérité   Mar 13 Aoû - 15:09

Trystan annonça très rapidement son plan. Il fallait reconnaître qu'il avait pensé à tout : leurs identités, la raison pour laquelle ils étaient à Telmar, et même le début de leur mission. Le noble était déjà vêtu en conséquence de son personnage, tandis que Braethan pourrait tout à fait convenir dans son rôle avec sa tenue et ses armes. Quant à Lindórie, il fallait qu'elle fasse attention, mais elle pourrait également jouer son rôle comme il le fallait. Toutefois, le maître d'armes apprécia peu la demande de Trystan quant à une éventuelle fausse séduction entre l'elfe et lui. Bien sûr, Lindórie rougit car elle pensait à la même chose que lui. Heureusement, le jeune homme réussit à se maîtriser, et malgré le regard bref qu'il échangea avec elle, il ne changea pas d'expression. Mais il n'était pas là pour jouer à l'homme séduit par une jolie femme. Toutefois, quand l'elfe répondit, il ne put s'empêcher de la regarder à nouveau avec de grands yeux, la maudissant silencieusement.

En tournant à nouveau la tête vers Trystan, Braethan pensa que ce dernier semblait s'amuser de la situation. Se pourrait-il qu'il ait été au courant de ce qu'il s'était passé entre les deux Narniens, ou l'avait-il seulement deviné ? Peu importe. Il avait confiance en Trystan et en son plan, mais il allait devoir faire attention, juste au cas où. « Très bien, je ferai de mon mieux. Je serai donc Baelor. » Il n'eut pas besoin d'en rajouter plus. Aucune précision n'était nécessaire ; il avait compris le plan, et personne ne viendrait lui poser de questions. Néanmoins, il prit soin de mémoriser son prénom temporaire et ceux des deux autres, tout en inventant au passage quelques petits détails, notamment quant à son épée qui était de toute évidence de fabrication narnienne. En attendant, autant rester silencieux et laisser les deux autres parler. Un mercenaire n'était pas censé discuter avec ceux qu'il était censé protéger.

Le jeune homme regarda un instant autour de lui. Trystan pensait vraiment à tout, c'en était presque effrayant. Le roi Edmund ne leur avait pas envoyé son maître espion pour rien. Bien sûr, Lindórie et Braethan, en grands amateurs débutants, couraient vers Telmar alors que le noble disait y être depuis des semaines. Il ne fallait pas leur en vouloir, ils étaient des guerriers, pas des espions. Leur âme et leur esprit étaient connectés à leurs armes. Mais il savait très bien à présent que tout reposait sur Trystan. Alors sans un mot, il suivit ses deux compagnons de mission jusqu'à la fameuse taverne. Lorsqu'ils arrivèrent à la rue d'après, il y avait en effet un chariot plein à ras bord, plutôt convaincant. Le maître d'armes ne chercha pas à savoir ce qu'il y avait dedans ; il laissa les deux autres s'occuper du chariot tandis qu'il se postait un peu plus loin, impassible et silencieux. Il en profita pour observer le peuple dans les rues alors qu'ils avançaient. Ils était semblables au peuple de Narnia ; ils n'étaient que des hommes après tout. Mais des hommes qui servaient un roi ennemi, un tyran ; des hommes qui n'avaient pas la même notion du respect et de la paix. En d'autres temps, Braethan les aurait volontiers laissés tranquilles et les aurait sans doute traités comme de simples Narniens ou Archenlandais.

Après avoir traversé quelques rues, ils arrivèrent à la fameuse taverne dont avait parlé le maître espion. Le Lion Somnolant. Quelle drôle d'idée d'appeler une taverne ainsi, alors que les Telmarins avaient toujours prétendu qu'Aslan était un démon prenant la forme d'un lion pour dévorer ses victimes, ou qu'il n'existait pas. A moins justement que le propriétaire de la taverne souhaitait rappeler cette légende en dénigrant Aslan et le peuple narnien par la même occasion. Braethan laissa ses deux compagnons s'occuper du chariot et poussa la porte de la taverne. Une atmosphère chaude et poussiéreuse envahit ses poumons, et il dut se retenir de tousser. Il était clair qu'il n'était pas habitué aux lieux de ce genre et à l'odeur d'alcool, mais il fit un effort pour paraître le plus naturel possible. Il entra, le visage toujours impassible, la main machinalement posée sur le pommeau de son épée. Heureusement, ses vêtements ne respiraient pas la noblesse de Cair Paravel, et il pouvait passer sans effort pour un mercenaire.

Puis Trystan et Lindórie le rejoignirent, et ils allèrent s'assoir à une table carrée pas très loin de l'entrée. Peu après, un homme vint les voir pour prendre leur commande. « Ah, des marchants ! Vous v'nez du sud, c'est ça ? C'est qu'on en voit de moins en moins maint'nant, on dit que le sud est pas très sûr, vous voyez ? Peu importe, vous voulez quoi ? » Le tout prononcé avec un fort accent telmarin et un franc parlé, mais avec un ton agréable et convivial. Braethan aurait pu éprouver du remord à embobiner un tel bonhomme plein de joie de vivre. Sans parler du fait qu'il était immédiatement tombé dans le panneau des marchants du sud ; le plan de Trystan fonctionnait à merveille jusqu'à présent. « Du vin. » dit-il en glissant quelques pièces à l'homme. Il avait de justesse retenu un "s'il vous plaît" ainsi qu'un ton poli qui n'aurait pas du tout convenu. Heureusement, les pièces argentées étaient bien entendu telmarines ; sa bourse en était remplie. Bien qu'il ait quitté Cair Paravel très rapidement, Braethan avait su s'organiser un minimum.

Les autres commandèrent aussi quelque chose, plus poliment, et l'homme quitta leur table. Le maître d'armes regarda alors autour d'eux. La taverne n'était pas pleine, mais un certain nombre d'hommes étaient présentes autour d'un verre. La plupart semblaient s'amuser entre amis ; d'autres étaient vêtus d'habits de voyage et étaient seuls ou peu nombreux dans leur coin, sans pour autant ne pas être joyeux. Il y avait sans doute d'autres marchants. Après tout, une taverne était un bon endroit pour se réunir et faire des affaires, ou tout simplement pour se reposer un peu. Mais il y avait aussi quelques rares personnes seules et qui ne semblaient pas du tout vouloir se sociabiliser. Braethan se tourna vers Trystan qui semblait déjà avoir remarqué un homme assis seul à une table, l'air fatigué et assommé. Hésitant, car cette fois, tout le monde pourrait les entendre, le maître d'armes fit attention aux mots qu'il prononça, en veillant à ne pas parler trop fort malgré tout : « Serait-ce votre client, Alester ? »

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