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 C'est l'avant-guerre... Vraiment ? [Wendy]

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Soren Eshbaan
Calormène
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MessageSujet: C'est l'avant-guerre... Vraiment ? [Wendy]   Sam 16 Oct - 20:19

    Je n'y croyais qu'à moitié. J'étais seul - ou presque - en Archeland. Nous étions à une semaine de la grande bataille, qui devait se dérouler à Beruna, là où tant de batailles légendaires, plus ou moins, s'étaient déroulées. Certes, mon peuple, les Calormènes, avaient surtout combattu Archeland, cette terre où je me trouvais donc. Je ne répèterai pas toute l'histoire... c'était juste la guerre. Partout, il y avait des combats. Pas à Calormen, car aucune armée ennemie n'était venue. C'était ça l'avantage de vivre au sud d'un grand désert, et au sud de tous les pays aussi. Bref, donc moi, j'étais venu ici par l'océan, au moyen d'un bateau de petite taille disons, accompagné de quelques soldats. Je portais une longue tunique marron, où s'étendaient trois couches de tissu, et des bottes noires montant jusque sous les genoux. Mes mains étaient recouvertes de sorte de mitaines en cuir noir, se prolongeant jusqu'aux coudes, mais cela ne se voyait pas puisqu'il y avait les vêtements par dessus. Tenue de Calormène, de Prince Calormène même.

    Si j'étais ici, c'était pour voir ce qu'il se passait un peu en Archeland. J'étais allé à Narnia, plus de fois que de raison, cachant à mon frère, le Tisroc de Calormen, que je souhaitais également retrouver notre sœur, qu'il avait exilé, mais en justice. Mais ici, dans ce pays qui était autant réputé neutre que Calormen était réputé barbare, c'était bien plus inintéressant. Pour mieux décrire, je me trouvais sur une plage que les navigateurs savaient pratiquement déserte. Et en plus, en ces temps de guerre, c'était encore mieux. Personne ne remarquerait que des Calormènes avaient débarqué sur leur territoire. J'étais venu de l'océan en suivant la côte. Le désert...très peu pour moi, je supportais mal le vent et le sable. Mais la chaleur n'était pas un problème. La preuve, je portais des tenues comme celle que j'avais actuellement tous les jours. Mais dans le palais de Tashbaan, tout était frais, aéré à souhait. De plus, la ville était une sorte d'île au milieu d'un fleuve. L'eau n'était pas un problème.

    Un de mes hommes vint me voir, en me disant qu'il y avait quelqu'un sur la plage. Je fis demi-tour, et regardai dans la direction qu'il m'indiquait. Oui, je voyais très bien une silhouette allongée sur le sable, seule, sans bouger. Etait-ce un cadavre ? Ou bien un piège ? Je brandis mon cimeterre, et le levai prudemment, en commençant à m'avançant vers cette silhouette. Je claquai des doigts, et deux soldats vinrent le plus vite à mes côtés, un de chaque côté. Après cinq mètres, je m'arrêtai brusquement après avoir senti un léger affaissement sous mes pieds. Soudain, un énorme trou se forma devant moi, et un de mes hommes tomba dedans en criant. Je ne bougeai pas pour le rattraper, il était trop tard. Je me penchai légèrement...je ne voyais pas le fond du creux. Puis aussi vite que tout ceci s'était produit, du sable remonta dans le trou, jusqu'au niveau normal. Je clignai des yeux plusieurs fois, l'air ébahi, en me demandant si je n'avais pas eu une hallucination. J'entendis mon compagnon restant reculer de quelques pas. Pour ma part je ne bougeai pas... Sur le sol, il y avait écrit, en gros, de façon à ce que je le vois clairement, même si j'avais eu des défauts de vision :

    « Attention à toi... »

    Je prononçai le mot en même temps que j'en pris conscience. Après quelques seconds, je relevai brusquement la tête et regardai autour de moi. Rien d'étrange, du sable, de l'herbe plus loin, des habitations très lointaine, la mer, le bateau, et l'homme qui m'accompagnait. Il y avait sans doute un magicien dans les parages... qui m'avait couté la vie d'un homme. J'espérais que Yoren n'allait pas demandé si il y avait eu des pertes, lorsque j'allais revenir à Tashbaan, ou j'allais tout me prendre. A moins que je ne dise que le mort s'était noyé ou s'était tué. Oui, c'était plus simple. Enfin bref. Je relevai la tête en direction de la silhouette que j'avais vu. Je marchai sur l'ancien trou qu'il y avait eu - les mots inscrits avaient disparu d'ailleurs eux aussi - et me dirigeai donc tout droit. Le soldat s'empressa de m'accompagner. Je restai vigilant cette fois. A Calormen, la seule magie produite était celle de nos prêtes, généralement pour les sacrifices à Tash, notre Dieu. Mais en dehors de cela... Rien, il n'y avait rien. Pas ici, on dirait.

    Mon compagnon me suggéra de retourner au bateau, mais je le stoppai d'une main avant qu'il n'ait fini sa phrase. Non, ma curiosité l'emportait. Oh et puis si il avait la trouille, il avait qu'à y retourner tout seul. C'est d'ailleurs ce que je lui répondis. Je lui adressai un regard qui lui signifiait la même chose, et il ne tarda pas à partir. Non, il n'essaya même pas de sauver son honneur. Pauvre homme... J'allais devoir en parler, un soldat comme lui dans l'armée, c'était du grand n'importe quoi. Je ne m'étais pas arrêté, mais j'entendis un nouveau bruit, plus lointain. Un cri retentit encore. L'homme qui venait de partir...était tombé dans ce qui semblait être un trou. Là quand même...je commençais à sérieusement flipper. Je me tournai de tous les côtés, reculai de plusieurs pas avec mon cimeterre levé, jusqu'à buter contre quelque chose qui me fit tomber en arrière. Je me retrouvai alors à moitié sur le sable...et à moitié les jambes sur celles d'une demoiselle blonde. Etait-elle la silhouette que j'avais aperçue au loin et pour laquelle je m'étais déplacé jusqu'ici ? Sûrement.

    Je tournai encore la tête tout autour de moi, pour comprendre quelque chose. Parce que pour le moment, je me trouvais seul sur cette plage, et j'allais à tous les coups me faire avant d'avoir pu regagner le bateau...maintenant que j'avais vu la silhouette que je souhaitais approcher. Silhouette...très vivante puisqu'elle me parla. Alors ça, c'est la meilleure, une fille en maillot de bain avec une légère robe blanche, très simple, était sur une plage, tranquille...alors que la guerre était déclarée. Bah, comme quoi, on trouve toujours des exceptions à tout. La plupart des gens restaient entre eux, entre familles, amis, puis choisissaient de continuer d'habiter en ville ou de s'établir plus loin, en recul des combats. Pas cette fille on dirait... Avant que je n'ai pu répondre à mon tour, je sentis quelque chose sur ma poitrine et tournai la tête ; des sortes de minuscules hommes marchaient en ligne, et commençaient à marcher sur mon torse pour me passer dessus et rejoindre la jeune fille blonde.

    « Qu'est ce que c'est ce pays de fous... » murmurai-je en soupirant.

    Mon sabre, que je n'avais pas lâché, frappa en direction de ces créatures, mais je voulais qu'il s'arrête juste avant l'une d'elle. Ce qui ne servit à rien, puisque le premier petit homme que je pouvais atteindre traversa littéralement mon arme sans aucun dommage, tel un fantôme. Mais qu'est ce que... Je ne bougeai pas, laissant ces trucs passer tous et s'arrêtant à côté de la blonde. Puis ils la...saluèrent. Ils se courbèrent tous en même temps, en sortant un fort « Si merveilleuse Wendyyyy ! ». Alors là, j'en restai bouche bée. Normalement, c'était moi qui avais droit à ce genre de choses, en mieux, et par des gens normaux surtout. Mais qui était cette fille ? Jusque là, je n'avais pas vu son visage, ou son regard en tout cas, car elle portait de grosses lunettes colorées pour sans doute protéger ses yeux du fort soleil. J'aurais été sur le pont du bateau tout le voyage durant, je me serais dit à ce moment précis que j'avais sans doute chopé une sacré insolation. Mais ce n'était pas le cas, je m'en doutais bien.

    Puis les petits hommes partirent, poursuivant leur chemin vers je ne sais quelle direction. J'étais totalement perdu, il fallait l'avouer. Et j'étais toujours le cul sur du sable, les jambes sur celles de cette inconnue, j'avais seulement relevé mon torse à l'aide de mes bras, pour mieux voir. Je finis par regarder pour de bon la blonde, qui enleva ses lunettes au même moment, et me fixa d'un air...étrange. Même les humains étaient étranges ici ? Je ne m'étais pas trompé de pays au moins...? J'avais peut-être atterri sur une de ces îles à l'est d'Archeland. Peut-être que le navigateur avait fait exprès pour partir ensuite ? Oh si c'était le cas, il allait me le payer ! Avant d'avoir pu tourner la tête pour voir si le bateau était là ou non, la demoiselle inconnue me parla, me demandant si je pouvais...me pousser. Mais d'une manière bien différente de celle dont j'avais l'habitude. Et pourtant, je ne dis rien, je me levai seulement pour arrêter de l'écraser à moitié...et pour la laisser prendre le soleil à sa guise.

    « Je suis bien en Archeland ? »

_____________________

- they will come for you -
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MessageSujet: Re: C'est l'avant-guerre... Vraiment ? [Wendy]   Jeu 28 Oct - 15:16

Il faisait beau, il faisait chaud, Wendy avait un nouveau maillot : c'était un très bon jour pour aller à la plage. Rassemblant ses affaires et enfilant la tenue adéquate, la blonde confia son bric-à-brac à ses serviteurs les Shalas. Oui, les Shalas, ces petites créatures qui hantaient ses rêves et qu'elle rêvait d'avoir auprès d'elle pour remplir les quelques rares corvées qu'on lui confiait habituellement. Wendy avait finalement réussi à les invoquer puis les matérialiser en dansant le Waka Waka avec Etna. Et maintenant, ces petits êtres blancs à grands yeux violets la suivaient partout où elle allait. Précisant où elle allait à Jack, son cher garde du corps auquel il suffit de remplacer les deux premières lettres de son prénom pour comprendre à quel point il est dangereux, Wendy envoya sa tignasse blonde en arrière, mit des lunettes de soleil roses et partit vers la plage, suivie de près par les Shalas qui trainaient ses affaires derrière elle, tout en chantonnant « Trois kilomètres à pieds … SHALAS ! Ça use, ça use … SHALAS ! Trois kilomètres à pieds … SHALAS ! Ça use les souliers ! SHALAS ! »

Sur son passage, Wendy remarqua que les Archelandais la dévisageaient étrangement, comme si ça semblait étrange qu'elle veuille profiter du soleil. L'atmosphère semblait tendue, certains pleuraient et tous affichaient des mines d'enterrement … Mais que se passait-il ? Aucun événement grave à venir n'était noté sur le calendrier de Wendy (oui, elle n'était pas très à jour) … Quels dépressifs ! Ne pouvant plus supporter qu'on la regarde ainsi, elle envoya la moitié de son armée de serviteurs disperser la foule, armés de couteaux de dinette en plastique. Sa tentative marcha très bien car tous s'enfuirent, se barricadant dans leurs maisons. Wendy éclata d'un rire de Chipette cynique et continua son chemin.

Arrivée devant l'océan, elle posa sa serviette, ordonna aux Shalas de déposer ses affaires et se laissa tomber lourdement sur le sable, comme si elle avait fait effort exceptionnel. En fait, elle avait juste traversé quelques rues et parcouru vingt mètres sur la plage. Mais c'était déjà bien trop pour elle. Toute heureuse d'être enfin arrivée, la blonde soupira de bonheur et adressa un sourire radieux aux Shalas, puis ferma les yeux pour pouvoir être bien tranquille. Oui, c'était beaucoup plus calme que d'habitude, elle pouvait enfin se reposer … Hé mais oui ! Où étaient-ils, tous ? Par ce beau temps, il devrait bien y avoir quelques personnes. Aah, la mentalité des gens devenait si étrange. Ils préféraient tous rester chez eux en faisant grise mine, tout comme les personnes qu'avaient tout à l'heure croisé. Oh et puis tant pis, au moins elle avait la plage pour elle toute seule ! Du coup, elle pouvait faire tout ce qu'elle voulait … Oh mais oui Very Happy ! Wendy se mit debout en un clin d'œil et se tourna vers ses serviteurs.

-Les Shalas, musique ! Ordonna-t-elle férocement.
-Musique ! SHALAAAAS !

Les petites créatures se mirent alors à imiter la chanson du Waka Waka, certains fredonnant la musique et les autres chantant. Wendy dansa alors de tout son cœur de blonde pourrie gâtée, s'amusant comme une petite folle. Seulement, un mouvement de bras trop brusque et son bracelet rose chéri s'envola, retombant dans le sable, sans que Wendy n'ait pu repérer où. Une expression terrorisée déforma son visage et elle sauta sur le sable, grattant la surface avec ses doigts pour retrouver son précieuuux bijou. Son bracelet lui était cher, c'était sa grand-mère qui le lui avait offert, et il brillait dans le noir. Seulement, à force de gratter, ses ongles s'abimaient et elle venait tout juste de refaire son vernis … Bah, suffisait juste d'appeler les Shalas pour le retrouver tandis qu'elle bronzerait tranquillement ! Ouais, chouette idée.

-Les Shalas, vous recherchez mon bracelet. N'oubliez pas d'empêcher les crustacés de venir, ils pourraient le piquer. Creusez des galeries sous le sable, utilisez un détecteur de métaux, prenez un bœuf pour retourner tout ça mais … RETROUVEZ-LE !
-Retrouver ! SHALAAAS ! Répétèrent les petites choses.

Wendy fit un sourire satisfait et repartit s'installer confortablement sur sa serviette tandis que les Shalas mettaient la plage en pagaille. Elle les observait du coin de l'œil, vérifiant qu'ils ne pouvaient pas lui faire d'ombre, mais ils finirent par disparaître sous le sable. Ne s'inquiétant plus, elle ferma les yeux et s'endormit, n'épargnant personne de ses terribles ronflements, au passage.

Un petit moment plus tard, mais Wendy ne put dire combien de temps, elle fut réveillée par un de ses serviteurs qui l'informait que des visiteurs avaient envahi la plage, et qu'il était persuadé que c'était des crustacés. L'un d'eux avait déjà été emmené sous le sable, mais les deux autres continuaient de venir dans sa direction. La blonde releva ses lunettes et regarda vers l'horizon, ayant juste le temps d'apercevoir un autre type disparaître dans un trou. Il n'en restait plus qu'un, et celui-ci ne semblait pas très rassuré. Wendy sourit, contente qu'il y ait au moins quelqu'un qui veuille aussi profiter du beau temps. Ça lui ferait de la compagnie et tout mais … Que faisait-il sur ses jambes, là ? La blonde se mit alors à rouspéter, jusqu'à ce qu'elle voit les Shalas revenir, tout mignons, avec son bracelet dans les pattes. Sa colère retombant immédiatement, elle remercia chaleureusement du regard ses serviteurs et remit son bracelet, les regardant passer par-dessus le visiteur sans trop se gêner avec curiosité.

-Tu pourrais te pousser ? Suspect

Les jambes à présent dégagées, Wendy retrouva sa bonne humeur habituelle et abaissa ses lunettes de soleil pour pouvoir bien regarder l'inconnu dans les yeux.

-Alohaaa ! Very Happy Oui, tu es même sur la plage, et t'as pas vraiment une tenue pour, d'ailleurs. Touriste ? Et c'est quoi ton nom ?

Curieusement, il n'avait pas l'air très à l'aise. Et la blonde se demandait bien pourquoi. C'est là qu'elle se rappela des deux capturés par ses Shalas. Tournant la tête vers ses serviteurs, elle les vit en train de jouer à la balle avec une balle de pétanque certainement laissée ici par une personne âgée.

-Les Shalas, apportez les prisonniers !
-Prisonniers ? S'étonnèrent les créatures.
-Les crustacés, répondit Wendy pour les éclairer.

Elle adressa un regard bienveillant à son interlocuteur, pour lui assurer que tout était parfaitement normal. Les Shalas finirent par comprendre et finirent jaillir du sable les corps ligotés des deux prisonniers, ceux-ci semblant à la limite de suffoquer.

-Aloha ! Very Happy Répéta Wendy.

Les Shalas trainèrent les deux visiteurs jusqu'à eux en chantonnant des trucs incompréhensibles, puis s'arrêtèrent à mi-chemin.

-C'est quoi comme crustacés ? Demanda un petit.
-Des homards, répondit Wendy en souriant après une longue réflexion.
-Homaaards … Shalaaas Twisted Evil répétèrent les serviteurs.

Les petites créatures sortirent instantanément de nulle part des couteaux et des fourchettes qui tenaient dans leurs minuscules poings ; leurs yeux devenus rouges brillaient d'une lueur assassine et ils salivaient. Alors que les deux prisonniers se mettaient à gémir, Wendy interrogea l'autre touriste du regard, pour savoir si ça le dérangeait ou non que ses deux compagnons se fassent manger. Et puis non, mieux valait trois compagnons qu'un seul sur cette plage déserte, surtout qu'elle s'ennuyait. Et puis les deux serviteurs n'avaient pas l'air plus intelligents que ça, ils seraient certainement distrayants.

-Arrêtez, les Shalas, la servante vous en préparera ce soir, sans fautes ! Annonça-t-elle.
-Ooooh … Shalaaas !

La mine abattue, les Shalas firent disparaître leurs couverts et leurs yeux reprirent leur habituelle teinte violette, puis ils trainèrent les deux types jusqu'à Wendy et l'autre étranger.

-Si vous n'êtes pas des homards, vous êtes quoi alors ? Very Happy
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Soren Eshbaan
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MessageSujet: Re: C'est l'avant-guerre... Vraiment ? [Wendy]   Lun 1 Nov - 11:34

    Moi qui m'étonnais d'habitude de faire des rêves étranges, eh bien là j'étais dans la réalité, et elle faisait peur à voir. Je tournai la tête vers le bateau qui semblait bien loin de là où j'étais, mais n'avait pas bougé, heureusement. Je rebaissai les yeux vers la blonde qui répondit à la question que je lui avais posé. Misère, j'étais vraiment en Archeland... Elle me demanda à son tour si j'étais touriste, et quel était mon nom, après avoir ajouté que je n'avais pas la tenue pour aller à la plage. Je clignai des yeux, d'un air fixe, sur le moment, puis repris mes esprits. C'est rieeen Soren, tu vas t'en sortir. Non non, aucune schizophrénie, je vous assure, à part des fois où il est nécessaire d'avoir deux personnalités pour prendre des décisions. Bref, oubliez ça. Je ne répondis pas, d'ailleurs la blonde ordonna à ses...serviteurs d'amener les prisonniers. Attendez, prisonniers ? D'un coup, deux corps vivants surgirent du sable, à deux mètres de moi. Après un instant, je reconnus ceux qui m'avaient accompagnés sur la plage. Couverts de sable et ligotés.

    Il valait mieux que je les détache et que je rentre très vite avec eux au bateau... Sauf qu'un des serviteurs de la blonde, dont je n'arrivais même pas à me rappeler le nom alors qu'ils le répétaient toutes les trois secondes, demanda ce qu'étaient les deux hommes, et fut bien content lorsque leur maitresse leur dit que c'était des...homards. J'eus peur pour mes hommes avant même d'avoir vu couteaux et fourchettes jaillir. Enfin, je m'en fichais légèrement d'eux, mais se faire manger par ces trucs étranges, quand même... Minimum de compassion hein. Je regardai la blonde un long moment, et finalement, les deux soldats furent épargnés. Dites moi que je rêve, pitié. Je veux vivre moi aussi. La jeune fille me demanda ce qu'on était alors, si on était pas des homards. Sur le moment, je ne pus me retenir de rire. Je sortis en même temps une dague se trouvant dans une des bottes que je portais.

    « Nous venons de Calormen. Je ne sais pas si tu as révisé tes cartes, mais ça se trouve par là-bas » lui dis-je en lui indiquant la direction du sud, vers le désert qu'on pouvait un peu apercevoir d'ici. « Oh, et je m'appelle Soren. »

    Je lui souris, essayant de me détendre, même si je me disais que ce n'était que le début. Je me dirigeai vers les deux hommes ligotés, les regardai un instant, puis tranchai le plus gros des liens qui les retenaient. Je rangeai ma dague puis jetai un coup d'œil aux petits serviteurs de la blonde qui me fixaient d'un air mauvais. Ces... choses pouvaient me sauter dessus, mais moi visiblement je ne pouvais rien leur faire. Magie, c'est bien ce que je disais. Il valait mieux que je reste tranquille. De toute façon, c'était loin d'être aussi pire qu'une armée d'ennemis, non ? Je jetai un coup d'œil aux deux hommes plein de sables encore, qui se défaisaient de leurs liens avec une vitesse impressionnante. Oh d'ailleurs, en parlant d'eux...

    « Vous deux, retournez au bateau, je reste là pour le moment. » Ils commencèrent à s'éloigner d'une marche plutôt rapide. « Et... Pas de départ sans moi, j'espère que vous n'aviez pas cette idée sous prétexte que vous êtes morts de peur. Si vous le faites, vous allez risquer che... »

    Je ne pus finir ma phrase, et le regard noir que je leur adressais aussi rempli de menaces, car je fus brutalement mis au sol par les créatures étranges. Quatre m'avaient sauté dessus, et me regardaient d'un air tout fier. Saleté de... Les deux soldats partirent en courant cette fois, et bientôt je ne les vis plus. Je levai les yeux au ciel, puis soupirai sans aucun effort pour que cela ne s'entende pas. Les trucs étranges n'avaient aucune importance, je m'intéressais surtout à la blonde. Bon c'est sûr, elle était jolie, même belle et désirable, et aussi très joyeuse. Peut-être trop selon les circonstances dans lesquelles tout le monde se trouvait, autrement dit la guerre. Je dois avouer que c'était beau de voir quelqu'un qui s'amusait, avait cette joie de vivre, sans visiblement avoir honte. Cette fille semblait vivre tous les jours comme cela. Etait-elle au courant pour la guerre ? Qu'elle le soit ou pas, cela ne changerait pas tellement pour elle, à mon avis.

    « Tu t'appelles comment ? »

    Etrangement, j'arrivais très facilement à laisser tomber le langage obligatoire à utiliser à Tashbaan, face à mon frère, aux généraux, tarkaans, et autres hommes de haut rang, voire même les soldats. Là, je laissais même tomber mon propre rang de prince, j'étais juste quelqu'un qui parlait avec une personne inconnue. C'est en partie pour cela que j'avais fait partir les deux soldats. De plus, ils n'auraient servi à rien ici et avaient une trouille dingue. Bon moi aussi j'avais eu peur, mais là j'étais plus amusé et en train de me dire que c'était fou qu'autre chose. En parlant de fou... J'entendis des petits cris très aigus qui me tuèrent les tympans sur le moment, et regardai les petites choses qui étaient toujours installées sur moi d'ailleurs. Elles semblaient crier à en mourir, puis d'un coup, elles coururent à une vitesse phénoménale, je ne sais trop où. Sous le sable à vrai dire, mais je n'eus pas le temps de voir. Je me redressai, m'apprêtant à me relever, mais j'y renonçai en voyant... ce que je vis.

    Une dizaine d'animaux, que je n'avais jamais vu et connu, mais qui seraient appelés autruches si je le savais, arrivaient droit vers moi, la blonde qui n'avait pas encore eu le temps de me dire son prénom, et... et c'est tout en fait. Des animaux nous fonçaient dessus. Des sortes de gros oiseaux, puisqu'ils avaient des plumes, des ailes, des becs, et des pattes, mais alors énormes. Je savais qu'à Narnia et à la limite en Archeland, il restait des animaux parlants, trace d'un ancien temps, mais ceux-ci étaient rares, et surtout, ils étaient plus grands et plus larges que leurs congénères muets. Evidemment, à Calormen il n'y avait pas, et sans façon de toute manière. A quoi ça servirait, une bête parlante ? A juste t'énerver tout au long de la journée. Bref, ces oiseaux énormes parlaient-ils ? Au moment même où je pensais à cela, une des bestioles ouvrit son bec pour sortir ce que je pensais qui serait un cri, mais en réalité, ce fut un...rire. Même un fou rire. Toutes les bêtes s'arrêtèrent, et se mirent à...rire toutes ensemble. Je fixai le paysage un instant puis laissai retomber ma tête sur le sable et mis mes mains sur mes mains, espérant ainsi sortir de cette énorme connerie.

    Lorsque j'entrouvris deux doigts pour voir d'un œil si j'étais toujours là, dans ce délire, je vis qu'un groupe de cinq bestioles étaient autour de moi, et me regardaient, tête penchée sur moi. J'écartai complètement mes mains de mon visage, m'apprêtant à dire quelque chose, ou même crier, je n'en savais rien - pas de peur, quand même pas - mais en un instant, les cinq bêtes se jetèrent littéralement sur moi, et m'arrachèrent mes vêtements. Du moins, tout ce que j'avais en haut. Mes...vêtements ! Saleté de...trucs étranges ! Je me redressai et finis par me lever, car de toute façon, le groupe d'oiseaux énormes s'écarta, allant vers... la blonde pour lui apporter fièrement les lambeaux de ma tunique et du léger tissu en soie que j'avais porté en dessous. Je sais, c'était l'été, mais ici, la température était nettement plus douce et fraiche qu'en Calormen. Presque j'avais froid, à présent torse nu. Je jetai un regard noir aux bestioles qui me le rendirent très bien. Je finis d'ailleurs par arrêter pour ne pas finir complètement nu.

    « Tu m'expliques pourquoi tu as à tes pieds mes vêtements déchirés et que je me retrouve torse nu ?! »

    Je m'approchai de la blonde, qui ne m'avait toujours pas donné son nom. Je manquai de me casser la figure à cause, étrangement, des nombreuses plumes tombées des oiseaux géants. D'ailleurs, leurs plumes continuaient encore, et encore de tomber, jusqu'à ce que je ne voie même plus mes pieds. Le sol était couvert de ces plumes blanches et noires. Mais les bestioles, au lieu d'avoir une peau nue, faisaient repousser des plumes...roses. D'un rose très flashy, digne des pires vêtements que l'on peut voir dans ce monde. J'en eus mal aux yeux sur le moment. Je m'approchai à nouveau de Wendy, la blonde, pour m'éloigner en même temps des bêtes, et vis alors son air d'admiration devant les plumes. Presque j'aurais pu percevoir de petites étoiles brillantes comme mille feux dans ses yeux. Je la fixai un moment, puis passai plusieurs fois une main devant son visage. Aucune réaction momentanée. Je soupirai en m'écartant un peu, et ce fut à ce moment-là qu'elle réagit en poussant une espèce de cri aigu, sûrement de ravissement, qui me fit bien sursauter. J'avais pensé qu'elle était intéressante comme fille, eh bah je changeai d'avis de suite !

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MessageSujet: Re: C'est l'avant-guerre... Vraiment ? [Wendy]   Jeu 11 Nov - 13:18

Tandis que le pauvre garçon semblait bien perdu dans cet environnement plein de bizarreries, Wendy avait trouvé pour occupation intéressante la contemplation de ses ongles. Ils avaient été soigneusement coupés ce matin-même, puis vernis par les Shalas. Ils étaient maintenant éblouissants, Wendy leur accordait une grande importance ; surtout qu'elle pouvait voir son visage s'y refléter. Alala, quelle chance elle avait Wendy ! Soudain, elle sentit le sol trembler. Les Shalas se réfugièrent sous terre, abandonnant le touriste à son triste état. La blonde mit un petit moment à comprendre ce qui se passait, ses neurones n'étant pas encore en marche. Finalement, un rayon de soleil se refléta sur son visage : elle avait un air d'illuminée, mais elle avait compris : ses petites cousines par alliance arrivaient.

Il faut savoir que dans la famille Meyer, soit on est une personne humaine à l'intelligence primitive, soit on est un oiseau. Pour Wendy et ses parents, ça allait : aucun d'eux n'avaient de bec de canard ou de pattes de poulets, si ce n'est que Mme Meyer portait souvent des chapeaux à plumes, et Wendy était souvent comparée à un oiseau de basse-cour. Par contre, il s'agissait d'une autre histoire pour les cousins de la blonde. Du côté de sa mère, elle avait deux tantes : Amélie et Amélia, deux oies pleines aux as. Elles avaient d'abord joué dans les Aristochats, puis s'étaient reconverties dans la pub, rencontrant leur meilleur ami : Dédé le cochon. Le trio inséparable avait fait la pub de La Française des jeux, un peu avant de se faire remplacer par Brenda, Brandon et Nougatine. Amélia et Dédé avaient eu 3 jolis petits cochons ailés maintenant architectes, tout aussi célèbres que leurs parents pour avoir envoyé un loup qui voulait les dévorer à la casserole.
Du côté de son père, Wendy avait deux oncles nommés Donald et Picsou. Picsou avait 3 fils insupportables avec lesquels Wendy ne s'entendait pas très bien : Riri, Fifi et Loulou. Donald était un râleur assez drôle quand même, et Picsou était un vrai avare qui gardait sa fortune pour lui-même (ouais, c'est tous des richous dans la famille de Wendy !), refusant d'offrir la moindre mandarine à la pauvre Wendy pour son Noël. Enfin, n'allez pas croire qu'elle n'avait que dalle pour Noël.
Puis enfin, revenons-en à Amélie et Amélia. Elles et la mère de Wendy descendaient d'une longue lignée de volatiles très nobles (on comptait même le rossignol de l'Empereur chinois dans leurs rangs), et lorsque leur mère avait épousé leur père, elle était devenue la belle-sœur d'une star de la ferme célébrité : l'autruche. Ce plumeau de la savane était redoutable ; c'était la plus forte dans tous les domaines, même pour pondre des œufs. Et oui, elle avait eu 10 enfants d'un coup : Bernadette (elle avait des allures de femme de président), Gertrude, Roberte (admirant un certain Bébert Pattinson), Cunégonde (la plus belle du monde), Géraldine, Pédoncule (la préférée de sa mère), Marge (cette fille était dotée d'une drôle de voix), Martine (une gamine bien agaçante), Paris (idolâtrant Paris Hilton, avec les mêmes mimiques), Speedy Gonzales (un peu étrange). Elle s'appelait Caroline. Wendy n'avait pas souvent eu l'occasion de voir ses cousines, mais quand c'était le cas, toutes les filles étaient très heureuses. En effet, elles partageaient toutes la même complicité et la même passion : enfouir sa tête dans le sable pour passer « inaperçu ».

Sortant enfin de ses rêveries, Wendy s'aperçut que ses petites cousines par alliance déchiraient justement le haut du touriste. Comment s'appelait-il déjà ? Ah oui, Soren ! Ça faisait très volatile, comme nom, aussi. Peut-être tous les deux étaient-ils de la même famille ? En tout cas, si c'était le cas, il n'avait pas l'air très accepté. En fait, les dix sœurs avaient remarqué, tout comme Wendy tout à l'heure, que Soren n'avait pas vraiment une tenue pour la plage. C'est si beau, l'esprit de famille ! Bernadette, Pédoncule, Speedy Gonzales, Paris et Gertrude, les moins pudiques de la bande, s'étaient mis en tête d'arranger ça. Et une fois le travail accompli, elles apportèrent les lambeaux à Wendy. Oh oui, il fallait bien préciser qu'à chaque fois que les cousines se voient, elles s'offrent des cadeaux en signe de leur amitié ! Joli, n'est-ce pas ?

-Oh mes ballons de baudruche chéries, comme vous m'avez manqué ! S'écria Wendy, toute émue.

Elle allait se précipiter vers chacune des autruches pour leur faire la bise, mais celles-ci étaient bien décidées à lui faire des cadeaux. Qu'elle était gâtée, cette Wendy ! Les filles de Caroline firent alors une mue : elles perdirent toutes leurs plumes noires pour les troquer contre des roses. Aux anges, Wendy n'arriva à prononcer aucun mot, si ce n'est qu'elle poussa un cri de joie et d'émotion. Oh par contre, on lui avait posé une question, et même plusieurs.

-Oh pardon, j'étais ailleurs. Donc enchantée Soren – chouette prénom, au fait Wink -, bienvenue au club des alcooliques anonymes. Non, je déconne. On est juste de la même famille Very Happy. Alors moi, c'est Wendy. Elles ce sont Bernadette, Gertrude, Paris, Cunégonde, Pédoncule, Roberte, Martine, Speedy Gonzales, Géraldine et Marge : mes cousines Very Happy ! Elles t'ont tiré ton haut parce qu'elles pensaient que tu avais trop chaud, elles n'ont que de bonnes intentions ! (Gertrude hocha la tête avec conviction pour approuver les paroles de la blonde.) Et puis je suis d'accord avec elles ! Tu as vu ta tenue ? Ça se voit bien que tu es touriste.

Wendy se tourna alors vers le sable. En entendant l'arrivée des autruches, les Shalas s'étaient enfouis dans le sable, effrayés. A vrai dire, ils avaient peur de tout ce qui dépassait leur créatrice en taille : des ¾ de la population mondiale, en fait. Il n'y avait que quand la blonde les rassurait qu'ils se sentaient en sécurité : leur crainte disparaissait d'un coup. Wendy adressa un sourire à ses cousines puis se tourna vers la mer.

-Venez, mes cocos ! Les jolies dames qui sont là sont les cousines à Maman, rien de méchant ! Wink

Les Shalas sortirent leur tête du sable, intrigués. Ils observèrent les autruches avec méfiance, puis se décidèrent à rejoindre Wendy et Soren. Peu à peu, leur peur disparut et ils se dirigèrent vers les volatiles pour les étreindre.

-Méchant ! SHALAAAS ! Murmurèrent-ils innocemment.

Les cousines de Wendy ne semblèrent pas apprécier et lancèrent un regard assassin aux petits serviteurs, tandis que la blonde, gênée, essayait d'arranger ça.

-Ce sont de gentilles autruches ! Affirma-t-elle.
-Pauv' cruches ! SHALAAAS ! Comprirent les petits.

Se rendant compte des airs outrés de ses plumeaux de cousines, Wendy se dit qu'il était temps de faire quelque chose afin d'éviter les conflits. Elle remarquait que Soren semblait avoir froid, ce qui était une bonne manière de faire travailler ses petits choux.

-Les Shalas, allez chercher un haut pour Soren le hibou dans mon sac !
-Sac ! SHALAAAS !

Mais d'où venait le « hibou » ? Wendy n'en avait aucune idée, sûrement qu'elle était décidée à nommer tous les gens de son entourage avec des noms d'oiseaux. La blonde essaya de calmer ses cousines comme elle pouvait, admirant au passage leurs ravissantes plumes roses, mais ce fut sans succès. Ses petits serviteurs avaient vidé le contenu du sac par terre, cherchant un vêtement pour le touriste. Ils arrivèrent finalement avec une sorte de tee-shirt dans une matière semblable à celle des maillots de bain, de couleur rose flash avec des paillettes et des pompons. C'était très … féminin.

-Tiens, enfile ça, t'auras pas froid. C'est joli, non ? Very Happy Mes initiales sont brodées au dos.

Comme pour approuver ses paroles, Wendy retourna le tee-shirt. On voyait en lettres dorées un grand W. et un grand M., l'une des fiertés de la blonde. Les lettres devaient être visibles à un kilomètre tant elles étaient éblouissantes, et Wendy dû même remettre ses lunettes de soleil pour ne pas être éblouie. Elle remarqua aussi que, contrairement à Soren qui n'avait pas l'air enchanté du tout, les autruches étaient pleines d'admiration. Elle se tourna vers le touriste en lui tendant le tee-shirt avec un regard bien insistant.

-Alors, tu ne l'enfiles pas ? S'étonna-t-elle. Il est joli pourtant, non ? Tu ne l'aimes pas, c'est ça ? :pleurs:

A la vue de leur cousine qui avait les larmes aux yeux, les dix sœurs fusillèrent Soren du regard. En fait, Wendy jouait la comédie : elle avait vraiment envie que le touriste porte ce tee-shirt, ce serait drôle. Après, ils iraient peut-être se balader comme ça dans les rues, et ils lanceraient une nouvelle mode. Les hommes se déguiseraient en ballerines, et les femmes se teinteraient les cheveux en blond et s'habilleraient en rose pour ressembler à leur idole : la magnifique Wendy ! C'est à cet instant que notre voix off intervient :

« Rêves la vie en couleuuurs, c'est le secret du bonheuuur ! »

Wendy regarda un instant autour d'elle mais ne vit personne, et elle semblait être la seule à avoir entendu ça. C'est sûr qu'elle n'était pas très nette, la Wendy. Finalement, grâce aux menaces des autruches, la blonde put voir Soren vêtu de son tee-shirt peu discret, ce qui la fit sourire jusqu'aux oreilles. C'est alors qu'elle entendit une voix claire qui semblait venue du ciel, autre que la voix off.

-Salit salut salout les copinous !

Elle se retourna d'un coup, sa chevelure blonde au vent. Curieusement, elle se rendit compte que les autruches avaient elles aussi des cheveux blonds, et qu'elles l'avaient imitée. Les Meyer purent donc apercevoir un homme de couleur jaune, avec des cheveux bruns et des lunettes. Il semblait préparé pour la pêche en raison de sa tenue et de la barque échouée sur la plage, à une vingtaine de mètres du bateau de Soren et de ses poutits camarades.

-Vous pourriez m'aider ? Reprit le bonhomme. Je pêchais le poisson Arc-en-ciel dans le lac, et Flipper le dauphin a accroché mon embarcation pour que je me retrouve finalement ici.
-On arrive ! Répondit Wendy avec un sourire bienveillant.

Les cousines se mirent en ligne, Wendy au milieu. Elles se dirigèrent vers le jaune en agitant leurs crinières plus ou moins naturelles, tout en avançant au ralentit. Notre voix off fit son grand retour :

« Aujourd'hui, les cruches Meyer réparent votre bateau gratuitement. Et si Wendy n'est pas là, c'est Roberte qui s'en chargera ! (elle baissa les yeux, pas très assurée). Ou Cunégonde ! (celle-ci se contenta de pousser un cri d'autruche enthousiaste) Ou Pédoncule ! (celle-là agita sa perruque) Ou encore à Bernadette ! (la troisième fit un sourire d'autruche) »

Ce fut seulement lorsqu'elles arrivèrent devant le bonhomme et son bateau qu'il sembla à Wendy que quelque chose manquait. Elle eut beau cherché, la réponse ne lui venait pas …

-Ned Flanders, enchanté ! Se présenta-t-il.

Ah, oui ! Il manquait Soren ! Laissant à ses cousines l'honneur de les présenter en autruchien, la blonde fit demi-tour pour rattraper le touriste en flagrant délit de fuite. Il partait en effet vers son bateau, mais Wendy put l'arrêter grâce aux Shalas. Ceux-ci restaient jouer à la noix de coco à l'écart des autruches, inquiétés par leurs gros derrières à plumes roses et leurs perruques jaune décoloré.

-Moi c'est Wendy (la) Meyer, dit la blonde quand elle rejoignit les autres avec le fugitif. Et lui, c'est Soren la Chouette.
-Ce ne seraient pas des noms indiens Wendy la Meilleur et Soren la Chouette ? Interrogea Flanders. Alors, je serais Petit Bison Futé.

Les autruches acquiescèrent dans un étrange caquètement et Wendy hocha affirmativement la tête avec un air enthousiaste. Remarquant que Soren n'avait pas vraiment l'air d'apprécier la situation, Wendy supposa qu'il se sentait exclu et décida de le faire travailler un peu, tandis qu'elle et ses cousines iraient bronzer plus loin, servies par les Shalas.

-Dis-moi, Soren : tu dois t'y connaître en bateaux, non ? Tu pourras donc aider à réparer celui de notre ami Flanders le Petit Bison Futé ! C'est génial, vous allez être amis ! S'enthousiasma-t-elle. Allez, bossez bien !

La blonde adressa un clin d'œil aux deux hommes, sans essayer de comprendre pourquoi Flanders se mettait ensuite au garde-à-vous. Elle rejoignit ses cousines, déjà installées sur des chaises longues à l'ombre dressées par les Shalas, s'étira en baillant avec exagération, et finalement s'installa confortablement. Comprenez-la, Wendy a fait beaucouuup d'efforts par rapport à d'habitude, elle est donc exténuée ! Quelle chance, elle avait des serviteurs auprès d'elle pour accomplir ses moindres désirs.

-Les Shalas, du jus d'orange ! Réclama-t-elle.
-Orange ! SHALAAAS !

Les serviteurs se débrouillèrent pour trouver quelques oranges dans … le sable, les pressèrent et rapportèrent le jus à Wendy, servit dans un grand verre rose avec une jolie paille bleue. Tout en aspirant dans sa paille, elle jeta un coup d'œil à Flanders et Soren. Le jaune avait l'air assez agaçant vu l'expression qu'affichait Soren. Wendy pouffa, échangea un regard complice avec chacune de ses cousines puis regarda les Shalas. Ils semblaient effectuer des fouilles archéologiques et formaient un vrai chantier. Fière de ses petits, Wendy reporta ensuite son attention vers le large. Le bateau de Soren et des homards avait quitté le bord de la côté, étant déjà à une dizaine de mètres du rivage. En fait, ça, c'était peut-être un peu dérangeant pour Soren. Est-ce qu'il fallait le prévenir ? Ou était-ce un risque de se faire terriblement réprimander vu sa mauvaise humeur apparente ? Bôh, elle dirait à ses Shalas d'attaquer, en cas d'agressivité …

-Soren la choueeette ? Je ne voudrais pas te presser avec Petit Bison Futé, mais peut-être que vous devriez vous dépêcher de réparer la barque afin de pouvoir rapidement rattraper ton bateau qui t'as abandonné, suggéra-t-elle.

Pour justifier ses paroles, elle montra du doigt le bateau qui avait dû maintenant parcourir une quarantaine de mètres. C'était encore très peu, mais vu l'état de la barque, il fallait bien se dépêcher. Bien sûr, Soren et Flanders devraient se dépêcher, pas Wendy. Les Shalas et les autruches n'avaient pas l'air plus perturbées que ça, ce qui détendait encore plus la blonde. Elle ignora les protestations de Soren et les paroles censées apaisantes de Flanders et se remit en position pour bien profiter du soleil.
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Soren Eshbaan
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MessageSujet: Re: C'est l'avant-guerre... Vraiment ? [Wendy]   Mer 5 Jan - 14:25

    Elle délirait la Wendy, j'allais pas mettre ce truc horrible qu'elle me proposait ! Une chose rose, à paillettes, avec des pompoms, des lettres dorées, le tout bien visible... Oh non, sûrement pas, j'y tenais à ma dignité de Prince. Seulement...je n'avais pas vraiment le choix. La blonde fut sur le point de pleurer - pour de faux à tous les coups - et je fus littéralement fusillé du regard par les bestioles à plumes. Je répondis par un regard noir, à toute la petite population autour, inspirai profondément et finis par enfiler cette...chose. Je ne baissai même pas le regard pour voir ce que cela donnait, j'en avais déjà honte. De plus, le vêtement, déjà serré à la base je pense, était beaucoup trop petit pour ma taille et ma carrure. Je sentais que j'allais resté coincé là-dedans... Bah au pire, j'avais toujours ma dague. Il suffirait de déchirer le tissu, après être vite parti vers mon bateau. Je souris, ravi de ce si simple plan. Mais avant même d'avoir pu envisager de l'exécuter, une voix étrange retentit, et m'empêcha de partir, et pour longtemps.

    Un homme, plus étrange que je ne l'aurais pensé, arriva, demandant de l'aide pour réparer sa barque. Cet homme, jaune de teint, se présenta en tant que Ned Flanders. Drôle de nom, tiens... Je le regardai de loin, parce que je n'avais pas fait comme Wendy et ses...cousines, je ne m'étais pas avancé. Au contraire d'ailleurs, je reculai peu à peu, en espérant que ma présence passerait vite. Je fis demi-tour pour partir en pas de course, mais me retrouvai nez à nez avec les petites créatures. Et là, Wendy arriva, et me ramena avec elle vers l'étranger. Je ne me retins pas de soupirer à plusieurs reprises, et lançai un regard noir à la jeune blonde lorsqu'elle se présenta, et me présenta également. Soren la chouette, non mais elle va pas bien ? Elle ne savait pas qui j'étais, c'est sûr. Personne ne le savait ici. Mais mon avis changea après que Wendy m'ait obligé à accompagner Ned pour réparer sa barque, ce dernier réagit différemment. Enfin quelqu'un de censé ici !

    « Bon... Je ne pense pas que cette barque soit rapidement réparée, mais on peut toujours essayer... »

    Le jaune acquiesça puis sauta littéralement dans sa barque déjà à moitié cassée, ce qui ne l'arrangea pas. Je soupirai et restai debout, sans bouger, à attendre. Non mais vous voulez que je fasse quoi, je n'y connaissais rien en bateau moi ! J'étais Prince, pas constructeur. Toutefois, je finis par m'avancer pour faire sortir l'étranger qui faisait le papillon dans la barque, puis jugeai l'état du petit bateau. C'était à un professionnel qu'il fallait emmener ça... Enfin bon, il valait mieux être tolérant et essayer. Je sortis les affaires de la barque - une première pour moi, croyez moi... - puis soudain, Ned se mit à me parler et me poser des questions à une vitesse affolante, sans que j'ai même le temps de comprendre et d'y répondre. Au bout de cinq minutes, je commençai à être réellement exaspéré. Et j'allais l'être encore plus si il ne s'arrêtait pas.

    A un moment, Wendy m'appela et parla. Je me retournai lentement, avec un regard qui signifiait "Quoi encore ?". Il me fallut plusieurs secondes pour réaliser ce qu'elle m'annonçait. Je tournai brusquement la tête vers la mer, et vit, en effet, le bateau dans lequel j'étais arrivé ici, partir, à grande vitesse. Oh les chiens ! Des insultes sortirent de ma bouche sans que je me contrôle, en fixant le bateau qui s'éloignait. Je vis même un soldat me regarder, puis tourner la tête pour éviter de me voir. Après une bonne minute d'énervement et de rage, dans laquelle j'avais envoyé valsé Ned qui voulait me calmer, je sortis ma dague et déchirai le haut que m'avait passé Wendy. Ça devenait complètement ridicule ici ! Je partis de la plage pour aller plus haut, là où étaient la blonde et ses bestioles plumées. J'essayais de me calmer au passage, et je finis par reprendre le contrôle de moi-même. Le bateau reviendrait soit me chercher, soit il arriverait à Tashbaan, et là, on remarquerait mon absence. Qu'un simple seigneur soit absent, ce n'était pas vraiment grave, mais pour quelqu'un de mon rang, il fallait que je sois là-bas.

    L'étranger, Ned, revint vers moi, en commençant à me parler d'une voix précipité. Je n'aurais pas compris la moitié si j'avais seulement écouté. Mais à la place, je fumais sur place, en fixant le vaisseau partir. Au bout d'un moment, il m'énerva tellement, que je le saisis, le trainai jusqu'à la mer en y revenant donc, puis le foutus dans l'eau. Il se mit alors à s'agiter de partout, criant qu'il ne savait pas nager, qu'il allait mourir, qu'il aimait sa femme et sa mère, qu'il était désolé d'avoir fini la part de gâteau destinée à son chat, et soudain s'arrêta de bouger et se tut. Aussitôt, de nouveaux bruits retentirent. Je vis alors des choses, dans la mer, venant vers nous, en sautant de temps à autre en dehors de l'eau. Après quelques secondes, j'ouvris soudainement de grands yeux et m'écartai vivement du bord. Je dirais même que je me suis écarté de plusieurs mètres, en retournant à nouveau vers Wendy et ses oiseaux à plumes de malheur. Le pauvre Ned finit par sentir de douloureuses morsures de piranhas sur son arrière train, et courut alors trèèèès loin le long de la plage, à moitié dans l'eau, les poissons toujours accrochés à son pantalon.

    « AAAAAAH AIDEZ....MOI-AAAAAH CES SALETÉS ME MORDENT LE....AAAAAAAH ! »

    On passera toutes les insultes et autres cris divers. Ned aurait pu disparaître à l'horizon, mais en fait, il tomba au sol au bout d'un moment, mais je ne vis pas ce qui lui arrivait. Ma mauvaise humeur partait peu à peu, mais était toujours présente. Je me tournai vers Wendy qui fixait le lointain avec des yeux rêveurs, ses "cousines" faisant de même, tandis que je vis les mini-créatures me fixer avec un mauvais regard, multiplié par vingt. Je ne pris pas cela en compte, et passai ma main devant le visage de la blonde, comme je l'avais fait plus tôt. Après une dizaine de secondes, elle réagit en battant des cils, et fit un grand sourire. Avant qu'elle ne dise encore une catastrophe qui allait finir par me tuer, je mis ma main sur sa bouche.

    « Toi, tu vas me conduire au village le plus proche, et de suite. Et évite d'emmener tes balais...enfin tes cousines avec toi hein. »

    Manquerait plus que ça tiens... Je la lâchai pour lui permettre de parler, de toute façon je sentais que je n'aurais pas pu la retenir bien longtemps. Elle finit par accepter, non sans que je sois encore exaspéré par sa réponse. Je regardai une nouvelle fois du côté de la mer, pour voir mon bateau déjà bien au loin. J'allais paraitre bien sérieux dans le village le plus proche, torse nu, dans cet état-là... Je ne ressemblais pas à un Prince Calormène ainsi, mais peut-être que cela valait mieux. J'avais l'air d'un Calormène tout de même... Oui bon, j'avais toujours ma dague. J'aurais bien pris mon cimeterre, seulement il était encore dans...le bateau. On verra bien ce que ça donne, j'agirai en fonction de ce qu'il se passera. Je pouvais très facilement jouer le gentil, prétendre que j'avais été élevé par des Calormènes alors que mes parents étaient Archelandais, ou vivaient près de Calormen, une histoire simple et potable.

    Wendy avait disparu de ma vue, pendant que j'étais encore dans mes pensées. Je tournai la tête autour de moi et finis par la voir. Elle marchait vite quand même la blondinette ! Je la rattrapai d'une marche rapide, avec de grands pas, puis repris un rythme normal. Pendant plusieurs minutes, il n'y eut aucune conversation, aucun évènement notable sauf la ré-apparition brève de notre cher Ned, toujours avec ses soucis de piranhas aux fesses. De nouvelles minutes passèrent, de plus en plus longues. Wendy et moi suivions un chemin qui devait normalement mener à un village, ou au moins quelque part, mais visiblement... J'allais lui demander comment cela se faisait-il que des habitations soient aussi éloignées de la plage, lorsque je remarquais un détail qui me fit m'arrêter. Une empreinte de mes bottes, où l'on voyait un petit sigle calormène. Chaussures sur mesure, que voulez-vous. La blonde, elle, continuait son chemin comme si de rien n'était.

    « Hum dis-moi... Tu sais où se trouve le village ou pas ? Parce que là, on tourne visiblement en rond, et je n'ai certainement pas envie de perdre plus de temps que je n'en ai déjà gaspillé ici. »

    Ce fut alors que le sol se mit à trembler, brisant le silence qui commençait à peine à faire surface. Des bruits retentirent, et je ne pus en définir la cause, du moins jusqu'au moment où les mini créatures-serviteurs de Wendy apparurent, tous rouges, sautillant sur place en criant plusieurs choses ensemble, sans que cela soit compréhensible. J'ouvris de grands yeux, puis vis les choses hurler d'un cri horriblement aigu, qui partirent alors très loin. Le sol recommença à trembler, et alors, les "cousines" de la blonde vinrent, elles aussi rouges. J'eus soudain très peur pour moi, surtout lorsque l'une d'elles demanda où se trouvaient les "miniatures hideux", et qu'elles me fixèrent toutes. En fait, je n'avais pas remarqué que deux Shalas étaient sur chacune de mes épaules, et qu'un s'était installé dans mes cheveux. Je tournai la tête vers Wendy en me demandant d'un côté si j'allais finir en pâté pour chat, ou si j'allais finir par perdre la tête pour de bon - enfin, façon de parler.

    « Tu-règles-ça-IMMÉDIATEMENT-avant-que-ça-ne-tourne-mal ! » lui dis-je d'un ton plutôt énervé et menaçant, très vite.

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- they will come for you -
They will come for you, to see what it means to be free of the shackles and the dreams that you claim to see. Felled in the night by the ones you think you love, they will come for you. And for every king that died, they would crown another...

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MessageSujet: Re: C'est l'avant-guerre... Vraiment ? [Wendy]   Lun 10 Jan - 21:35

C'est fou ce que ce Soren s'énervait vite. Il fallait positiver, voyons ! D'accord, ses compagnons l'avaient abandonné sur la plage. Mais en prenant la chose du bon côté, ça pouvait ressembler à des vacances merveilleuses en compagnie de cette chère Wendy Very Happy ! Ned Flanders n'arrêtait pas de parler, mais au moins, ce n'était pas un politicien. La tunique de Soren n'était absolument pas à la mode Archelandaise, c'était bien mieux qu'elle se soit fait déchiqueter. Flanders avait été bien mordu au postérieur par des piranhas, et bien ça lui ferait une séance de chirurgie esthétique gratuite. Soren avait un Shala dans les cheveux et les autruches risquaient d'attaquer, et bien ça lui ferait un nouveau brushing. Toutefois, pour éviter que le pauvre garçon ait encore plus le mal du pays, Wendy se décida à faire quelque chose.

-Shala n°731, descends de là, voyons ! Tu risquerais d'attraper des poux ! Wink prévint Wendy avec un regard plein de bonnes intentions. Et vous, les cousines, vous devriez rentrer. La gouvernante a préparé de la tarte à la citrouille, et mon Daddychou et Mummynette seront ravis de voir leurs nièces adorées Very Happy !

Les volatiles ne se firent pas prier : elles déguerpirent à la vitesse de la lumière, laissant une volée de plumes derrière elles. Wendy soupira d'aise et se tourna vers Soren, s'attendant à le voir plus détendu. Mais, au contraire, on aurait dit un vrai constipé. Rejetant sa chevelure blonde en arrière, l'archelandaise se mit en route vers le village, les Shalas surveillant Soren sur ses talons. Il était vrai que tout à l'heure, la blonde avait eu quelques soucis pour retrouver son chemin, mais … c'était juste un léger soucis de démarrage Very Happy ! Et puis maintenant, ses cousines avaient tracé un chemin en partant ; il suffisait de le suivre et ils arriveraient rapidement au village. Pendant la route, Wendy essaya de trouver un sujet de conversation qui redonnerait le sourire à ce touriste de Soren. On aurait dit le nain Grincheux en taille XXL. Oh justement, ça donnait de bonnes idées à Wendy. Les Shalas pouvaient très bien servir de playlist, et c'était donc un très bon moyen de réécouter des classiques.

-Les Shalas, balancez du son Disney Very Happy ! ordonna Wendy en se retournant d'un bond vers ses serviteurs.
-Mon amoûûûr, tu m'as vu au beau milieu d'un rêêêve ! Commença un premier.
-Mon amoûûûr, un aussi doux rêve est un présage d'amoûûûr ! Poursuivit un autre.
-Ah non ! Rouspéta un troisième Shala. Pas le truc avec la frappée qui danse avec un hibou !

Outrée par ces paroles indignes d'un serviteur de la respectable descendante de la famille Meyer, Wendy posa une main contre son cœur, affichant un air affolé. Les Shalas se dépêchèrent de réparer cette bêtise, avant que les foudres de leur maîtresse ne s'abattent sur eux. Deux Shalas firent la courte-échelle à un autre puis le promenèrent dans la foule de créatures, passant même entre les jambes de Soren.

-C'est l'histoiiire de la viiie ! Le cycle éterneeel d'un enfant béniiii !-Les lions chassent les Shalas, intervint le Shala n° 731, celui avait séjourné dans les cheveux du visiteur. Un peu d'aide, oh grande déesse Wendy !

Qu'ils étaient mignons à l'implorer de cette façon ! Un jour, ils allaient vraiment réussir à la faire rougir. Gonflée d'orgueil, Wendy prit sa pose « Blonde en pleines réflexions, ne pas déranger ! » et leva les yeux au ciel. Que pourrait-elle donc chanter qui soit facile, d'un rythme lent et tout à fait compréhensible pour que Soren puisse la suivre et se dérider ? Oh, ça y est, elle avait trouvé ! Very Happy

-Hé la chouette, chantes avec nous ! Very Happy Salagadou la menchika bou la Bibbidi Bobbidi Boo ! Mélangez tout ça et vous aurez quoi ?
-Bibbidi Bobbidi Boo ! Very Happy chantèrent en chœur les petits domestiques.
-Salagadou la menchika bou la … AAAAAAAAAAAHHH !

Qu'est-ce qui avait donc bien pu provoquer ce hurlement terrible de Wendy ? Un crabe monstrueux qui se tenait à ses pieds, en train de chantonner quelque chose d'assez étrange. La blonde avait toujours détesté les crustacés, elle était persuadée qu'ils avaient de mauvaises intentions et ne pensaient qu'à pincer ses délicats petits petons.

-Sous l'océan, sous l'océaaan ! Y a pas d'court-bouillon, pas d'soupe au poisson, pas d'marmitooon ! Pour la tambouille on leur dit non, sous l'océan y a pas d'hameçon. On déambule, on fait des bulles, sous l'océaaan ! Wink

L'air charmeur du crabe ne plaisait pas du tout à Wendy. Devenant aussi rouge qu'une … écrevisse Choc, elle pointa du doigt la bestiole et hurla de tous ses poumons :

-VIREZ-MOI ÇAAA !
-Virez ! SHALAAAS ! Répétèrent les petits devant l'air incrédule du pauvre crustacé. Mais les crabes sont méchants avec les Shalas !
-Je m'en fiche, jetez-le à la mer ! Rouspéta-t-elle. Et tant pis pour les piranhas.

Poussant un long soupir, les Shalas s'exécutèrent et attrapèrent le crabe par les pinces pour le relâcher dans l'océaaan. Satisfaite, Wendy posa ses mains sur ses hanches et les regarda s'éloigner avec un regard triomphant. Bien sûr, elle ne s'imaginait pas que ça commençait légèrement à sentir la révolte et qu'ils avaient trouvé leur hymne …

-Patati et patata toute la journée ça n'arrête pas ! Suspect
-Faut faire le feu et la cuisine, la vaisselle, le ménage, le repassage, le lavage !
-C'est vraiment de l'esclavage ! Sad
-On doit tout le temps travailler sans jamais jamais s'arrêter ! No


Pendant ce temps-là, la blonde recommençait à embêter Soren … Sans le faire exprès, bien entendu.

-Bon, on arrivera au village dans peu de temps. Cinq minutes, si mes calculs sont exactes ! Wink

Ça sonnait faux son truc : jamais elle n'avait vraiment réussi à bien calculer. C'est tout juste si elle arrivait à compter jusqu'à vingt, pour tout vous dire. Il était clair que Wendy avait de grandes lacunes en mathématiques … Et dans beaucoup d'autres matières, d'ailleurs. C'est une vraie blonde d'esprit, que voulez-vous. Il y avait tout de même un domaine dans lequel elle excellait : celui de rendre les gens dingues. Voilà qu'elle s'y remettait, tiens donc …

-Tu ne chantais pas beaucoup, fit-elle remarquer. C'est parce que tu ne connais pas les paroles ? Ou alors, parce que tu as peur de perdre vite le rythme ? Ou sinon, tu préfères écouter ma belle voix avant de te lancer ? Ah non, j'ai compris ! Tu chantes faux, n'est-ce pas ? Non, non, n'essaies pas de te justifier, je peux comprendre ce que tu ressens. Bien sûr, ça n'a jamais été mon cas, je suis une pro du chant. Mais beaucoup de personnes de mon entourage souffrent de cette incapacité à bien chanter. C'est terrible ! Tu n'as jamais pensé à te faire … tu sais quoi ? Il paraît que les garçons qui se font ça ont une très jolie voix. Franchement, tu devrais essayer.

Avant qu'elle n'ait pu enchaîner sur les conseils de son docteur familial pour ne pas abimer sa voix, les Shalas revinrent en chantonnant un « Hé ho, hé ho, on rentre du boulot ! ».

-Oooh, mes chériiiis ! Vous vous êtes débarrassés de cette immonde créature, c'est bien. Remettons-nous en route, voulez-vous ? Very Happy

Tout à coup, l'ambiance changea radicalement. Le ciel était devenu tout rose et il y avait des fleurs partout. Wendy donna la main aux Shalas qui attrapèrent celle de Soren, puis ils sautillèrent joyeusement tous ensembles jusqu'au village. Bon, ok, le touriste avait l'air de plus s'ennuyer qu'autre chose, mais bon...

Au payyys de Wendyyy, comme dans tous les payyys, on s'amuse, on pleure, on riiiit ! Il y a des méchants – gros plan sur Soren - et des gentils !

Après cinq minutes de sautillements, l'entrée du village s'annonça enfin. Évidemment, ils s'étaient tous lâché la main et les Shalas avaient disparu, certainement devenus invisibles. Wendy, en bonne hypocrite, affichait une mine radieuse et faisait des signes de la main à tous les gens qu'elle croisait. Elle aperçut même Brandon et Brenda sur le dos de Nougatine, poussant des cris d'admiration à chaque fois qu'un pigeon se posait près d'eux. Pourtant, malgré la bonne humeur des gens, la blonde remarqua que ceux-ci avaient l'air terriblement choqués à la vue de Soren. Il n'avait pas une si sale tête, pourtant. Oh, peut-être que c'était parce qu'il n'avait pas de haut ? Ah oui, il fallait savoir que les Archelandais de ce coin-là étaient de vrais puritains. Tous les regards étaient fixés sur eux, et Wendy en était même contrainte à baisser les yeux tant la situation était gênante. Percevant très nettement les mécontentements du touriste, elle se décida à le tirer dans la première boutique qui venait. Et, ô miracle ! Il s'agissait d'une boutique de déguisements. Wendy se dépêcha d'attraper un chapeau qui couvrait le haut de sa tête et un foulard qu'elle enroula autour de son visage. En gros, il ne fallait pas qu'on la reconnaisse. La blonde vérifia que le vendeur était occupé ailleurs puis leva le haut de son chapeau pour pouvoir faire un regard insistant au touriste.

-Bon, écoutes, je ne sais pas du tout quelle est ton intention ici … Mais là, tu détruis ma réputation. Loin de moi l'idée de te vexer, mais je n'ai aucune envie qu'on pense que je traîne avec un SDF ! Couvre-toi un peu, bon sang !

Elle poussa donc Soren vers le fond de la boutique, attrapant cinq ou six vêtements et accessoires au passage. Wendy les déposa dans les bras du touriste, le poussa encore plus loin puis repartit observer les accessoires : elle avait remarqué de très jolis colliers rose bonbon qui devaient peser au moins 2 kilos. C'était la classe.

-Soreeen ! Pressa-t-elle. Dépêche-toi de te trouver un truc, ensuite on ira faire ce que tu voulais. Oh, quelle jolie broche phosphorescente *-* !

Les yeux pleins d'étoiles, la blonde ne cessa de s'émerveiller en regardant toutes les petites choses qui étaient entreposées sur les étagères. Mais ce qu'elle aima le plus fut le miroir : quoi de mieux pour une blonde écervelée que d'admirer son splendide reflet ? Rien ! Que dalle ! Patiemment, elle attendit de voir ce que ce qu'elle avait pioché au pif rendaient sur le touriste.
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C'est l'avant-guerre... Vraiment ? [Wendy]

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