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 L'amour ne fait pas que briser des coeurs. Il peut en renforcer certains.

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MessageSujet: L'amour ne fait pas que briser des coeurs. Il peut en renforcer certains.   Jeu 25 Nov - 19:04

    Mallory avait récupérer Brendon en début de soirée, vers dix-huit heures. Je ne savais pas encore où était Liven, mais je me doutais qu'il était sûrement en train de soigner quelqu'un. C'était vendredi soir, et il neigeait. C'était le premier jour de neige d'ailleurs, ici. J'avais fait faire des activités au petits bouts de choux ce matin, comme faire des dessins, apprendre à écrire leurs prénoms, ce genre de choses. L'après-midi, je les avais emmener près du lac. On avait ramasser des pierres, cailloux, bâtons, et on s'étaient rapprochés de l'eau. J'avais concocter de petits ateliers musicaux pour les enfants. Puis ensuite, je les ais raccompagnés chacun chez eux, et j'étais allée prendre ma douche. En fait, j'en sors tout juste. Enfilant ma serviette autour de moi, je séchais mes cheveux après les avoir peignés, puis j'allais dans ma chambre - qui était aussi celle de Liven - pour récupérer des habits. Je cherchais dans les tiroirs, puis enfilais un corset, des bas, et mis ma robe.

    Elle était décolletée, le type de robes que je porte depuis des années, et ses manches m'arrivaient jusqu'aux mains, un peu plus longues. Elle était resserrée au niveau de mon ventre, et était longue, touchant quelques peu le sol. Elle était noire, avec des rubans de couleur rouge, et sa matière était le velours. C'était une robe telmarine, que j'avais commander à une couturière venue dans le coin il y a quelques temps. Je la trouvais particulièrement jolie et assez sombre, et j'aimais beaucoup ce genre de couleurs. Je retournais enfin dans la salle de bain, après avoir également enfiler des talons hauts noirs - très pratiques d'ailleurs vu la longueur de ma robe. Je regardais mes cheveux bouclés, puis je mis une pointe de maquillage noir sous mes yeux. Une fois satisfaite, je descendis les escaliers en soulevant les pans de ma robe, et en prenant soin de ne pas tomber.

    Une fois arrivée en bas des escaliers, je me dirigeais vers la cuisine et prit un moment de réflexion sur ce que j'allais bien pouvoir cuisiner. Finalement, je pris une boite de spaghettis et mit l'eau à bouillir. Je sortis ensuite de la sauce tomate que j'avais préparer la veille, et la mit elle aussi à chauffer. Cuisinant pendant quelques minutes, je profitais du calme qui régnait dans la maison et de ma solitude pour aller vers la porte-fenêtre menant au jardin. Regardant le sol commençant à prendre une jolie teinte blanche de neige, je souriais. C'était assez rare avant de voir de la neige à Calormen. En fait, c'était l'une des premières fois que je pouvais la contempler. Je sortis dehors un instant, puis j'admirais les flocons de neige se posant sur mes vêtements ou encore sur mes cheveux. J'en attrapais quelques un, puis soufflais dessus. J'adorais ce pays, il était si différent du mien.

    Je vis encore plus de neige tomber, et je profitais du fait que j'étais seule pour tournoyer dans la cour, en regardant le paysage pâle. Au bout de quelques minutes, je revins dans la cuisine et alla mettre les pâtes dans une passoire au dessus de l'évier, et j'éteignis le feu de la sauce. J'ouvris le frigo puis en sortit du gruyère et du parmesan, prit une rapière ayant appartenu à une ancienne domestique m'ayant aider à m'enfuir, puis je rappais le fromage. Une fois mon travail fini, je remarquais que le jour était totalement couché, ayant laissé place à la nuit. Je mis le fromage dans deux récipients différents ; un pour le gruyère et l'autre pour le parmesan, puis je mis les couverts et les assiettes et les verres sur la table. Entendant la porte s'ouvrir, je compris que Liven était enfin rentré. Je servis les pâtes dans chaque assiette, puis mit la sauce et je posais enfin les deux récipients sur la table.

    J'allais ensuite chercher de l'eau que je mis sur la table, et servit dans nos verres lorsque Liven arriva. Je me dirigeais finalement vers lui en souriant et déposa un baiser sur ses lèvres. « Tu arrives pile à l'heure pour le souper. Tu as sentis l'odeur de là où tu étais on dirait, non ? Enfin, en imaginant que je n'ai rien préparer de mauvais. » Je jetais un coup d'œil au plat que j'avais servit et humais son odeur. Je ne savais pas ce qu'en pensait Liven, mais pour ma part, j'avais hâte de me mettre à table. Je pris donc sa main et le guida jusqu'à sa place, puis déposa deux serviettes sur la table, et m'assied face à lui. Je me servis un peu de gruyère et mélangeait le fromage à la sauce et aux pâtes. Je bus une gorgée d'eau puis regardais Liven tout en prenant ma fourchette et ma cuillère.

    « J'ai laisser Brendon à Mallory tout à l'heure, en revenant de mes cours avec les enfants. Comme ça, on aura enfin une soirée rien qu'à nous deux. » Je lui souriais tout en lui disant cela, car en réalité, nos soirées en amoureux se résumaient à des soirées avec notre fils. Ce n'était donc pas forcément des soirées en tête à tête. Non, c'était des soirées en famille. Nous avions une toute petite famille, mais j'avais cette pensée qui me tenait au chaud au cœur que de penser que nous avions notre propre famille. Une famille que nous avions pu choisir, en quelques sortes.

    J'étais d'ailleurs vraiment heureuse que Liven m'ait encore aimer, ou que ses sentiments étaient revenus. Après tout, c'est peut-être ça l'amour ? Le fait de savoir que quoi que vous fassiez, la personne qui vous aime vous trouvera la plus belle à ses yeux. De savoir que vous vivez sous le même toit, que vous avez un petit quelque chose qui voue lie et vous liera toujours. On ne voit pratiquement plus les défauts de l'autre et on s'accepte réellement tel que l'on est. Parfois je me dis qu'un tel bonheur ne peut être réel. Que deux personnes s'aiment en même temps et se le disent, je trouve ça plutôt rare. Le véritable amour n'est pas le fruit de tous les couples j'ose croire. Car il est assez dur de trouver la perle rare qui fera de vos jours et de les siens un pur délice.
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MessageSujet: Re: L'amour ne fait pas que briser des coeurs. Il peut en renforcer certains.   Ven 17 Déc - 20:27

    Franchement... J'étais encore bien heureux d'être en vie. En tant que médecin/guérisseur, je m'efforçais de soigner des personnes la plupart du temps gravement atteintes, surtout depuis la guerre. Je voyais malheureusement des morts plusieurs fois par semaine, c'était un spectacle horrible, qui me choquait tout autant à chaque fois. Car depuis la fin des combats, les rues et environs, à Narnia en tout cas, étaient encore souillés par du sang, des armes, et des cadavres que personne n'avait songé à déplacer. Evidemment, tout cela pourrissait, et les maladies apparaissaient...sur les vivants. Je ne vous raconte même pas tout ce qu'il pouvait y avoir. Beaucoup de personnes étaient encore blessées et affaiblies, et attrapaient facilement ces maladies. Durant des journées entières, je me devais de porter un épais tissu autour de la bouche, qui tenait avec des ficelles reliées derrière la tête, tout comme des collègues. A cause de tout cela, j'hésitais encore à faire ce métier... La guerre m'avait décidé, mais je n'allais pas résister devant toute cette horreur.

    Heureusement, il y avait des avantages. Une part des personnes que nous recevions, et qui avaient des problèmes graves aussi, avaient des chances de s'en sortir, lorsqu'ils avaient suffisamment de moyens et surtout l'envie de se soigner et de vivre. De plus, je rencontrais ainsi des personnes, qui ne restaient que de simples connaissances. Pour eux, je n'étais pas Liven, mais le docteur Ellingson. C'était étrange d'ailleurs... En fait, je n'étais pas vraiment un expert, j'apprenais en même temps. Ce que je faisais, c'était décrire les symptômes des patients, ce n'était pas moi qui trouvais ce qu'il fallait faire par la suite, sauf si cela était de banales choses telles qu'un rhume récemment attrapé, ou une plaie profonde peu infectée. L'autre avantage était aussi que je devais aller dans le village narnien principal, la capitale en quelque sorte, et qu'ici, je pouvais plus souvent parler à ma meilleure amie. Lors de la guerre, j'avais évité de la voir, mais depuis, j'allais souvent chez elle. De plus, il fallait que je la soutienne, depuis quelques mois, rien n'allait bien pour elle...

    Sortant juste d'un magasin particulier où j'avais dépensé une...très grande quantité d'argent, pour être honnête, je regardais longuement mon achat avec un grand sourire, lorsque je vis des feuilles blanches tomber devant mes yeux, ainsi que sur mon manteau et mes cheveux. Je levai la tête, et finis par comprendre qu'en réalité, ce qui tombait avec lenteur tout autour de moi, et ce depuis peu à ce que je pouvais juger, était de la neige. Je tournai la tête vers la gauche en entendant des voix d'enfants. Ils exprimaient leur surprise, mais surtout leur joie, leur bonheur, face à ce changement de temps. Bien sûr, les plus jeunes adorent la neige. C'est l'occasion de faire des batailles de boules de neige, de glisser dessus comme on le veut, et aussi d'admirer tout ce qu'ils connaissaient enseveli sous une épaisse couche blanche. Même moi, je devais avoir l'air admiratif. Et je m'imaginais aussi que Brendon devait bien s'amuser, si il avait vu cette neige. A Calormen, il n'avait pas tellement dû en voir.

    Penser à Brendon et à Calormen me fit immédiatement penser à Serena, ce qui me reporta à mon achat. Je regardais l'objet avec un nouveau sourire, puis l'entourai d'un papier et mis le tout dans une poche de mon manteau, que j'avais acheté il y a peu grâce à l'argent que j'avais perçu avec mon travail. Toujours avec un sourire aux lèvres, je me mis en route pour rentrer chez moi, dans le village près d'ici. Je mis un peu plus de temps à cause de la neige qui, très rapidement, s'accumuler, et ralentissait mon parcours. Le temps que je parvienne dans la rue où ma maison se trouvait, il faisait presque nuit. Eh oui, qui dit neige dit hiver, et en hiver, l'obscurité arrivait plus vite. Je montai les deux marches de l'entrée, je sautillai alternativement sur chaque pied pour retirer le plus de neige et de terre de mes chaussures, puis tournai la poignée de la porte, qui n'était pas fermée.

    Une fois entré, je retirai le plus rapidement possible mes habits d'extérieur, autrement dit mon manteau, ainsi que ma légère écharpe en laine grise. J'enlevai également mes chaussures où la neige s'était accrochée, et enfilai d'autres chaussures plus légères. Tout cela en appréciant la chaleur à l'intérieur de la maison et la douce et bonne odeur qui me parvenait. Sans aucun doute le repas que j'allais déguster, préparé par celle que j'aimais... Je souris tout en allant vers la cuisine. A peine fus-je entré dans cette pièce que je sentis près de moi la présence de Serena, puis ses lèvres sur les miennes. Rien que par ce geste, toutes mes inquiétudes, mes soucis, mes pensées, tout cela était gommé en un instant, pour laisser place à, ce que je pense, de l'amour, celui que je ressentais envers elle. Après avoir écouté ses paroles, je ne dis rien, je me contentai de la suivre, puisqu'elle m'avait pris la main pour me faire assoir. Je n'avais aucun doute dans la cuisine de Serena, même si cela m'étonnait encore.

    « Je ne pense pas mais... Nous allons bien voir. »

    Je m'assis alors, puis regardai avec attention ce qu'elle nous avait préparé. Elle cuisinait souvent cela, des pâtes remplies d'une sauce vraiment bonne, et Brendon adorait autant cela que moi. Je m'étonnai d'ailleurs qu'il ne soit pas à table lui aussi, et que le couvert ne soit mis que pour deux. Au moment où je levai la tête pour interroger Serena, celle-ci me dit, comme si elle avait lu dans mes pensées, qu'elle avait laissée Brendon à Mallory, une de mes amies qui était également devenue la sienne, et qui adorait notre fils. J'avais totalement confiance en la jeune fille. De plus, je me doutais que ses deux frères, Jared et Simon, s'amuseraient bien avec Brendon aussi. Ainsi donc... Serena et moi serions seuls. Pour une fois, la chance tournait en ma faveur ! Du moins, si j'y arrivais... Enfin, nous verrons plus tard. J'avais toute la soirée encore. Le temps passe vite, certes, mais j'avais plutôt l'impression qu'il s'arrêtait à chaque fois que j'étais en présence de cette magnifique blonde.

    « Ça lui changera de dormir autre part, c'était une bonne idée. »

    Je souris puis me mis - enfin - à manger. Pendant ce court temps, je n'avais fait que contempler Serena, car même maintenant, après ces semaines où nous avions recommencé à nous rapprocher, à nous reconnaître, je l'admirais toujours, et j'étais heureux à un point inimaginable de l'avoir retrouvée, alors que tant d'hommes aimant leurs femmes ne pouvaient actuellement plus vivre avec elles... De plus, j'avais aussi appris à connaître mon fils, notre fils. Je ne l'avais pas vu grandir, j'avais encore du mal à accepter le fait que je sois père, mais chaque chose évoluait en son temps. Maintenant, Serena, Brendon et moi commencions à être une vraie famille, comme on peut en voir tous les jours dans la rue. Une vraie famille indissociable, resserrée par un amour réel. Et dire que presque deux ans et demi plus tôt, je me disais que Serena était simplement ma petite amie, et que je me doutais au fond que notre relation ne durerait pas... Je m'étais bien trompé à cette époque.

    Evidemment, Serena avait préparé un très bon repas, comme à son habitude. Brendon avait de la chance, ses deux parents savaient bien cuisinés, et il n'y avait aucun doute qu'il aurait une alimentation équilibrée. Certes, les pâtes ne sont pas le meilleur repas pour rester mince, mais il fallait un exception des fois. Quoique chez Mallory, au moment même, il devait s'enfiler les réserves de chocolat et de choses sucrées. Je souris en l'imaginant, puis regardai à nouveau Serena, qui m'observait avec, elle aussi, un sourire. Elle était vraiment exceptionnelle... De ma main gauche, j'attrapai sa main droite, avec laquelle elle ne mangeait pas puisqu'elle était gauchère, alors que j'étais droitier. Je nouais mes doigts avec les siens sans la quitter des yeux, cela pour accentuer le petit moment de tendresse que je produisais. Après une vingtaine de secondes, je lâchai doucement ses doigts pour attraper mon verre d'eau devant mon assiette et en boire quelques gorgées, et enfin je me remis à manger, pour finir mon plat au final.

    Serena, elle aussi, finit très vite son assiette. Nous n'avions pas parlé, mais pour ma part, c'était parce que j'avais bien profité du bon goût dans ma bouche, j'avais dégusté comme je le pouvais. Sauf que je n'avais plus du tout faim après, alors pas de dessert pour moi... Mais ce fut le cas pour Serena. Pendant qu'elle allait se chercher ce qu'elle souhaitait, je débarrassai ce qu'il y avait sur la table, puis fis la vaisselle rapidement. Ensuite, j'essuyai le tout pour finir par ranger chaque chose à sa place. Je pouvais être aussi bordélique que maniaque, mais le soir, c'est plus agréable de passer dans sa maison en ayant rangé ses affaires. Surtout que le matin, ce n'est pas génial de tout voir étalé partout, dès le réveil. J'attendis que Serena finisse son dessert - qu'elle avait partagé avec moi au final - pour ranger à nouveau, puis je pris sa main et me dirigeai vers le salon avec elle, avant de m'assoir sur le canapé.

    « Je ne sais pas si tu avais prévu quelque chose pour ce soir, mais j'espère que tu me pardonneras, car j'ai quelque chose à faire... »

    Si on ne se doutait de rien, on pouvait facilement se dire que je devais par exemple repartir à mon travail, ou aider quelqu'un, enfin quelque chose de ce type. Eh bien non, j'avais tout autre chose en tête... Discrètement, sans que Serena voie, je mis une main sur une des poches de mon pantalon pour m'assurer que mon achat précédent, qui remontait à avant que je rentre, soit là. Je l'avais sorti de mon manteau lorsque j'avais posé celui-ci sur la tablette de l'entrée de la maison. Non je ne l'avais pas rangé, mais ce n'était pas très grave. Serena, toujours debout, me regardait pour savoir visiblement de quoi je parlais. Elle n'était pas encore assise... Je pouvais toujours le faire maintenant. Mais c'était tôt encore, nous venions à peine de manger. Finalement, je tirai doucement sur sa main pour l'inviter à s'assoir à côté de moi. Dès qu'elle fut assise, je me penchai vers elle, posai ma main libre sur sa joue puis l'embrassai longuement, avec douceur et tout autant de tendresse que pendant le repas, lorsque nous avions simplement les doigts entrelacés.

    Je finis par m'écarter de seulement quelques centimètres pour continuer de rester près d'elle. Je souriais, bien sûr, parce que je ne pouvais pas m'en empêcher à chaque fois que l'on s'embrassait avec cette... passion si calme. Pourtant, de mon côté, cette passion semblait vouloir sortir à tout moment. De plus, nous étions seuls, rien ne pouvait nous déranger... Au fond, je me demandais si Serena avait prévu cette soirée pour que nous partagions quelque chose de plus intime. Peut-être pas forcément... physiquement, mais ça pouvait être le cas. Et voilà, quand je vous dis que la passion voulait sortir. Je m'écartai un peu plus pour ne pas être tenté d'approfondir de nouveaux baisers. Je devais faire quelque chose d'abord, sinon je n'arriverai jamais à le faire ! Je souris, embrassai tout de même Serena très brièvement, avec beaucoup moins de tendresse qu'auparavant, puis m'écartai encore plus en levant sa main que je tenais toujours.

    « Je ne vais pas faire tarder les choses, tu vas vite comprendre au moins. Tu veux bien te lever s'il te plaît ? »

    Bien sûr, elle m'interrogea du regard, mais fit ce que je lui demandais. Pendant quelques secondes pourtant, je restai figé comme une statue, regardant le si beau visage de celle qui, j'espérais, deviendrait ma future femme... Puis je réagis, et quittai le canapé en me baissant au sol, un genou contre terre, sans la quitter du regard. Car, quoi qu'il arrive, jamais je ne cesserai de l'observer et de l'admirer avec les mêmes yeux. Je vis que, déjà, elle commençait à comprendre, ce qui n'était plus très dur à présent. Si je m'apprêtais à faire ce que j'allais faire, c'était parce que j'étais pratiquement sûr de ne pas recevoir de refus. Pratiquement sûr, oui... Il était encore tôt, Serena et moi ne nous étions retrouvés que depuis quelques mois. Mais moi, avant qu'elle ne "parte" deux ans et demi plus tôt environ, j'avais déjà prévu cela. La demander en mariage. Je sortis alors le petit coffret gris contenant ce que j'allais enfiler au doigt de Serena dans peu de temps.

    « Avant, je tiens à dire que ce que je vais faire, j'en rêvais déjà avant...la séparation. Et maintenant, depuis plusieurs semaines, voire plus, j'en rêve à nouveau, et j'espérais vraiment que j'allais basculer dans la réalité. » Puis je posai le petit coffret au sol et pris une des mains de Serena dans les miennes. « Ces derniers mois ont été...une pure merveille. Je n'ai pas été aussi heureux depuis longtemps. Tu m'as ramené ta présence, et notre fils. Maintenant, je n'ai que deux souhaits : pouvoir mieux connaître Brendon, et être jusqu'à la fin de ma vie avec toi, quoi qu'il arrive. Nous pouvons réaliser ces vœux seulement si tu réponds à cette question... » Ma main droite lâcha la sienne un instant, je dus détourner mon regard pour savoir où j'avais posé le coffret. Puis finalement, mon autre main la lâcha, car j'avais besoin des miennes pour ouvrir l'objet. Une fois que ce fut fait, je pris la bague à l'intérieur, relevai la tête jusqu'à la main de Serena, et enfilai l'anneau au doigt qu'il fallait de sa main droite, puis je la regardai à nouveau, avec un sourire. « Veux-tu m'épouser, Serena ? »

    [J'ai un peu accéléré les choses dans le rp, c'est mieux =O]
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MessageSujet: Re: L'amour ne fait pas que briser des coeurs. Il peut en renforcer certains.   Sam 5 Fév - 14:29

    Mangeant mon plat, je réfléchissais à maintes choses. Il m'arrivait de comparer inconsciemment... Tout le temps pratiquement, ma vie d'avant, et celle de maintenant. Avant, je ne pouvais pas sortir de chez moi, je ne voyais jamais les splendeurs du désert Calormen, car vous pourrez dire tout ce que vous voudrez, mais ce pays est magnifique et regorge de beautés et merveilles. Évidemment, j'avais aussi entendu des légendes que me racontaient parfois certaines personnes là-bas. Bien-sûr, cela me donnait vraiment envie d'en savoir un peu plus... Mais ces si belles légendes devaient garder leur part de mystère. Je les avais moi-même ensuite racontées à Brendon, qui n'avaient probablement pas tout compris, mais je lui avais tant parlé, alors même qu'il n'était qu'un bébé, qu'il n'a jamais du se sentir bien seul en ma compagnie. Je me souviens de la température accablante pour la plupart des gens, des petites bêtes qui venaient chez nous, dont les scorpions. Un jour, je me souviens en avoir vu un piquer une domestique... Elle n'était plus des nôtres deux heures plus tard. Il y avait aussi les serpents, plus ou moins dangereux. Mais, eux, je n'en avais pas peur. En fait, j'avais connus un homme qui m'avait apprit à garder mon calme en leur compagnie. Les serpents sentent la peur, et si ils la sentent, ils sauront pertinemment que vous êtes perdus. Bien entendu, chez moi il n'y avait de neige, et très rarement de pluie.

    C'était la première fois que je voyais de la neige en fait, ce soir. J'espérais que Brendon la verrait aussi, dans la forêt narnienne, chez les Grace. Je me demandais parfois comment vivaient les narniens, avec ce temps radieux. Je ne m'émerveillais pas pour un rien, loin de là.. Non, en fait, je savais profiter de ce qui était beau et bon, et je savais éviter les problèmes. Je regardais Liven en finissant mon assiette, et lui souriait. Il était si beau, si gentils, si.. gentleman tout simplement. Je me demandais comment j'avais pu avoir la chance de tomber sur un homme aussi bon. Mais je présume que c'est ça, de rencontrer son âme-sœur. Bon.. L'amour aussi y était pour quelque chose, mais je ne voyais vraiment aucun défaut à mon petit-ami. Puis, je trouvais amusant aussi le fait que nous soyons tous deux blonds aux yeux verts. Au moins, nous étions sûrs que Brendon était notre fils. Je me levais pour aller chercher un dessert, tandis que Liven débarrassait, et je revins m'asseoir avec un couteau, une cuillère et deux kiwis. J'en mangeais un en prenant mon temps, puis lorsque Liven revint, je me rapprochais de lui et je pris un morceau de kiwi dans ma cuillère, et lui en donnait directement dans la bouche. Puis après le dessert fini, j'allais nettoyer mes couverts utilisés, et jetais les morceaux de kiwis restant.

    Puis Liven prit ma main, et je le suivit au salon. Je le regardais avec tendresse, puis posais mes yeux sur la fenêtre, heureuse de voir qu'il neigeait toujours et qu'une couche de neige était à présent visible. Puis Liven prit place sur le canapé, et je fis de même, en me demandant cependant ce qu'il comptait faire. J'étais un peu inquiète, car j'aurais voulus passer la soirée seulement avec lui, en tête-à-tête, mais j'ignorais ce qu'il comptait faire alors je me préparais au pire. Enfin, c'était assez dur, surtout lorsqu'il se rapprocha de moi pour m'embrasser... Je posais ma main libre sur son épaule en penchant très légèrement la tête, puis lui souriait en le regardant droit dans les yeux. Je me demandais si il remarquait l'admiration que je lui portais, je pouvais avoir un petit air de psychopathe dans un sens, mais ça dépendant de l'interprétation de la personne. Il semblait pensif cependant, comme si il semblait lutter contre quelques pensées, puis il m'embrassa de nouveau, mais moins longuement. Je repensais ensuite au fait qu'il partirait peut-être quelque part ce soir, et je perdis un peu de mon sourire. Il me demanda ensuite de me lever, et bien que je ne voyais pas vraiment pourquoi, je m'exécutais.

    Caressant sa main de mes doigts, je finis par sourire de nouveau, un court moment, puis je fermais les yeux, reprenait mon " calme " et reprit un air sérieux, sans sourire cependant. Soudain, je compris. J'avais déjà connus cette scène, d'une manière très différente, certes... On m'avait fait habillée d'une belle robe bleue, mes cheveux étaient aussi lâchés, et j'étais seule, dehors, près d'une fontaine. Puis il était arrivé alors que je pleurais... J'étais restée assise près de la fontaine, et il était à genoux devant moi en prenant ma main et en me passant la bague au doigt. Ce n'était même pas une demande, c'était une affirmation. Après tout, on devait être ensemble depuis notre enfance... Mais là, c'était différent. J'étais à Narnia, j'aimais Liven, la seule décision de la réponse à sa question revenait à mon cœur, et pas à ma raison. Je vis ma vision devenue trouble, et je compris que j'étais en train de pleurer. Évidemment, Liven me regardait et avait du le remarquer. Je regardais la bague à mon doigt. Elle était...magnifique. Mon cœur battait vite, et je remarquais que je pleurais encore plus. Bien entendu, Liven devait être confus, car voir la fille que l'on aime pleurer devant soit alors que vous la demandez en mariage... Ce n'est pas vraiment la réaction à laquelle on s'attend. J'avais déjà pleurer, mais pas pour la même raison. En fait.. Dans les deux cas je pleurais " à cause " de Liven. Je demeurais silencieuse depuis un assez long moment déjà, alors je séchais mes larmes avec le dos de ma main gauche, et je regardais ma main droite en me remettant à pleurer.

    « J'en ai déjà rêvé... Mais là, c'est réel. Il aura fallu... Deux longues années avant que l'on puisse se retrouver et... Je me demande si j'aurais le courage de te répondre autrement que par... »

    Fermant les yeux, je sentis encore mes larmes couler, et je les essuyaient de nouveau, puis je regrettais la vue que j'offrais sûrement à Liven. J'avais honte de pleurer après une si belle déclaration, mais mes sentiments prenaient le dessus. Je me mis à genoux, face à Liven et rouvrais les yeux en le regardant, puis posais ma main sur sa joue, la faisant glisser sur son épaule, puis sur son torse jusqu'à toucher son cœur. Je finis par sourire en sentant les battements du cœur de celui que j'aimais éperdument, et je m'avançais vers lui un peu plus. Je l'embrassais tendrement, et un long moment en songeant que ce baiser était salé à cause de mes larmes coulant toujours, puis je me relevais afin de m'asseoir près de lui, en reposant ma main sur son cœur et en le regardant droit dans les yeux. « Je le veux. Je l'ai voulus, et j'ai toujours voulus avoir pour époux l'homme dont je serais éperdument amoureuse... Et cet homme, je sais que c'est toi. Ton bon cœur me prouve de plus, que tu tiens vraiment à moi, et tu as eu le courage de me faire ta demande et un discours sublime, et... Je ne pouvais pas rêver de moment plus merveilleux que celui-ci, avec un homme. Si tu savais à quel point je t'ai aimé, et que je t'aime... Je t'ai aimé au point de quitter ma famille et de rejoindre celle dont j'ai toujours rêver, je t'ai aimé au point de me débarrasser d'un homme qui me faisait du mal, alors que je n'en avais jamais vraiment eu le courage, et je t'aime au point d'accepter de passer ma vie à tes côtés. »

    Je m'installais bien sur le canapé afin de passer mes bras autour de son cou et de le serrer contre moi. Mon cœur battait vite, presque aussi vite que le jour où j'avais retrouvé Liven lors de la guerre, c'était comme si j'étais délivrée de quelque chose, c'était un sentiment étrange, mais si bon... Je le serrais fort contre moi sans cesser de pleurer, puis je desserrais un peu mon étreinte et posais mes mains sur ses joues en l'embrassant plus... passionnément, que d'habitude. Oui, nos baisers se résumaient à des baisers tendres, doux, même s'ils étaient emplis de passion. Celui-là était totalement différent des autres, mais je ne pouvais contenir le bonheur qui m'envahissait. Cette chaleur en moi qui ne demandait qu'à se faire sentir, et de plus, j'avais du mal à me contrôler, ce qui pouvait expliquer mes larmes. Je coupais le baiser pour le reprendre de nouveau dans mes bras, sans pouvoir m'en empêcher. Je le tenais un petit moment avant de le relâcher et d'admirer ma bague. Un peu de bonheur ces temps-ci, ça ne pouvait faire de mal à personne après tout... Que dis-je ? Un peu ? Je veux dire beaucoup ! Je me levais du canapé, pris la main de Liven en le tirant vers moi, et relevait un peu la tête en plongeant mes yeux dans ses beaux yeux verts.

    « Tu sais, il y a quelque chose que j'ai envie de faire avec toi... Peut-être que ça peut te paraître enfantin, car je vois plutôt les petits s'extasier devant elle, mais quand on a passé sa vie dans le désert, tout est merveilleux autour de nous. » Je m'accrochais finalement à son bras en allant d'un pas chaleureux vers la porte menant dehors, et après avoir refermée la porte, je me dirigeais avec Liven dans la neige, à un endroit où normalement un chemin pour les chevaux et les narniens peuvent aller. Sauf qu'étant enneigé, et étant donné que la nuit était déjà tombée, plus personne ne devrait passer par là. Je restais accrochée au bras de mon désormais, futur époux - oui, car désormais nous étions fiancés et qu'en plus, je n'avais pas encore de bague à passer à son doigt - puis je souriais un peu bêtement devant la neige qui tombait, tandis que des enfants jouaient devant chez eux à des batailles de boules de neige ou faisaient des bonshommes de neige, éventuellement, avec leur famille parfois. Je levais la tête vers Liven, puis lâchais son bras et passais mes mains sur sa nuque, en m'arrangeant pour qu'il se baisse un peu afin que je puisse avoir ce que je voulais. Oui, un baiser sous la neige, la nuit, c'est quelque chose dont je rêvais depuis quelques temps. Après que Liven se soit baissé, je posais mes lèvres sur les siennes en l'embrassant longuement, en sentant la fraicheur de la nuit et les flocons de neige sur nos visages. Lorsque le baiser se termina, je levais les yeux vers Liven et me collais contre lui en attrapant ses mains, toujours la tête levée vers la sienne.

    « J'espère qu'il neige souvent à Narnia, car j'aime vraiment ce temps, il est si blanc, pur, et si... Joyeux. Je suis sûre que Brendon appréciera tout autant que moi, enfin... Si il n'en profite pas déjà. Donc maintenant tu veux faire quelque chose de spécial ? Enfin.. » Je lâchais ses mains et les posais sur son torse en les y faisant glisser lentement tout en regardant toujours Liven, puis je les passais sous son haut en ressentant la chaleur de son torse, et il eut une réaction en sentant mes mains plutôt froides. Je les retirais en souriant. « ...je ne te force à rien, si tu n'en a pas envie bien entendu. Après on peut toucher rester dehors dans le froid, ou à l'intérieur, en envisageant de nous réchauffer... Par nos propres moyens. » Je lui adressais un regard qui en disait long sur mes pensées, puis je pris de la neige dans mes mains et la lançait au dessus de nous, avec un grand sourire, puis je reprenais un air sérieux. « La neige fera désormais partit de ce si bel évènement. Je me doute que ça fais bien longtemps maintenant, je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé pour toi, mais dans mon cas je me demande si je pourrais encore un peu plus attendre la suite. Je suis confuse, excuse moi... C'est juste que si tu le souhaites, j'aurais moi aussi une surprise plutôt... alléchante, pour toi. »
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MessageSujet: Re: L'amour ne fait pas que briser des coeurs. Il peut en renforcer certains.   Jeu 10 Mar - 11:41

    Je restai un long moment impassible, pendant que Serena...pleurait. Je ne bougeai pas, ne changeai pas de regard. J'attendais simplement, attendant ma réponse. S'il fallait que je reste ainsi plus longtemps, je le ferai. Mais Serena finit par prendre la parole à son tour. Mon cœur battit encore plus fort, tellement fort que des battements sautèrent parfois. Il me sembla qu'il était prêt à exploser lorsque la jeune femme se mit à genoux pour se mettre à mon niveau. Elle put d'ailleurs sentir mon cœur lorsqu'elle posa sa main à cet endroit précis, sur mes habits. Ce fut pire -ou mieux - lorsqu'elle m'embrassa. Je fermai les yeux afin de profiter de ce moment. J'avais ma réponse déjà. Mais Serena s'écarta afin de la dire en mots, je supposais. Je me relevai comme elle et m'assis sur le canapé, sa main toujours au même endroit. Les paroles qu'elle prononça me firent presque pleurer à mon tour, mais je me retins pour ne pas finir en fontaine, comme elle.

    Serena me prit dans ses bras, et je fermai à nouveau les yeux, un sourire aux lèvres. Pour que mon cœur batte aussi vite, pour que je ressente autant de bonheur, il était certain que j'avais fait le bon choix. Elle était la femme de ma vie, celle que j'aimais et que j'aimerai toujours. Celle avec qui je continuerai de construire ma vie, sans problèmes. Ce fut lorsqu'elle m'embrassa que je compris qu'elle aussi ressentait la même. Elle m'aimait, et ses mots étaient vrais : elle avait tout fait pour réellement me retrouver. Je le savais, bien sûr, mais c'était au niveau du cœur que je m'en rendais compte à présent. Mes bras autour d'elle, je profitais de ce baiser également, jusqu'à ce qu'elle s'écarte doucement, pour se mettre mieux contre moi et prendre mes mains dans les siennes. Elle me proposa alors de la suivre, ce que je fis bien entendu. Elle m'emmena dehors, et je compris en peu de temps pourquoi elle était fascinée par cette neige. Je me doutais que dans un pays chaud et désertique, il était dur d'avoir assez de froid pour obtenir au moins une heure de neige. Je souris quand Serena m'embrassa à nouveau, plus doucement que tous les baisers que l'on avait partagé pendant la soirée.

    Par la suite, je ne compris pas tellement, mais mes hormones commençaient à tout saisir par contre. Enfin, j'avais juste réagi lorsqu'elle avait posé ses mains assez froides sur mon torse, sous mes habits. Tout ce temps, j'étais resté silencieux, simplement parce que je n'avais pas eu besoin de parler. Je n'avais voulu qu'entendre la voix de celle que j'aimais, l'écouter dire les mots que j'attendais, ceux qui me rendaient heureux. Je partageais son bonheur depuis que je m'étais baissé et avais passé la bague à son doigt. Afin de réagir un peu, j'enlevai un peu de neige des cheveux de Serena puis me penchai lentement vers elle et l'embrassai à mon tour, mais très brièvement. Je restai très proche d'elle, mes lèvres frôlaient toujours les siennes. Mais cette fois, je souriais. Quelques secondes s'écoulèrent, puis je me baissai, mis un bras dans le dos de Serena et l'autre sous ses genoux, et la soulevai. Je riai quelques petites secondes et l'embrassai à nouveau.

    « J'ai toujours aimé les surprises. Je n'attends que toi. »

    Je vis que quelques mètres plus loin, des enfants -ceux des voisins, que je connaissais assez bien-, nous regardaient en souriant, certains parlaient vraisemblablement de nous deux. Je leur souris puis allai vers la porte d'entrée de ma maison. Enfin, de notre maison, puisque Serena vivait avec moi, et qu'elle allait devenir ma femme. Bien sûr, il faudrait penser au mariage, comment on l'organiserait. Je n'étais pas si pressé, mais je souhaitais la voir en robe de mariée, contempler son sourire, et entendre la réponse qu'elle m'avait fournie, mais devant ceux que nous aimions, puis être officiellement marié à elle, partager tout ce que je possédais avec elle. Mais peu importe, nous avions le temps. Et ce n'était pas ce soir que nous allions décider de tout... Je sentais au fond de moi l'impatience qui me guettait. J'avais bien entendu compris ce que voulait me donner Serena ce soir. Quelque chose que nous n'avions pas partagé depuis très longtemps, et que nous n'avions pas osé faire depuis que nous nous étions retrouvés.

    Je franchis donc la porte d'entrée et la fermai ensuite derrière moi. Dès que je l'eus fait, je penchai la tête pour embrasser Serena très passionnément, bien que le baiser devenait plus langoureux qu'autre chose. C'était toute mon envie que je laissais s'échapper. Je ne cessai de l'embrasser même lorsque je montai les escaliers et parcourus le couloir allant jusqu'à notre chambre. C'était quand même une chance que Brendon ne soit pas là. Disons que ce n'est pas très pratique de faire l'amour, de faire retrouver deux corps, lorsqu'un enfant est là, et pourrait ne pas...comprendre. Peut-être que Serena avait fait exprès de faire garder notre fils par Mallory ce soir-là, pour profiter réellement de notre soirée ensemble. Après tout, c'était elle qui avait proposé que l'on se "réchauffe par nos propres moyens". Eh bien, c'était sûr que nous allions nous réchauffer, je n'avais pas l'intention de la laisser froide un seul instant !

    « Tu es la première femme avec qui j'ai fait l'amour... Et nous voici, encore aujourd'hui. Je pense que j'ai vraiment eu de la chance de tomber amoureux de toi la première fois que je t'ai vu. »

    Je la posai doucement afin qu'elle soit debout, la regardai un long moment, puis me penchai. Mes lèvres frôlèrent sa joue gauche, puis son oreille ; à ce moment-là, je murmurai un « Je t'aime » bien plus que sincère. Je me penchai un peu plus, ma bouche atteignit son cou. Je fis plusieurs baisers à cet endroit, accompagnés de mon souffle chaud. Après quelques instants, je sentis un frisson parcourant Serena, qui fut contagieux car j'en sentis également un dans tout mon corps. D'un côté, je n'osais pas trop faire avec elle, j'avais peur qu'elle me trouve trop différent des fois où nous l'avions fait...deux ans plus tôt. Mais d'un autre côté, je voulais lui faire ressentir le meilleur que je pouvais faire. En tout cas, ce n'était pas en restant ainsi que j'allais faire quoi que ce soit. Je me décidai à bouger un peu, en m'écartant pour enlever tout ce qu'avait en haut. Autrement dit un simple haut blanc sur lequel j'avais enfilé une tunique beaucoup plus épaisse et chaude de couleur blanche/beige.

    Très vite, Serena m'attira vers elle, ses mains presque gelés sur mon torse plus que chaud. J'eus un léger choc, puis souris et m'approchai d'elle encore plus, tandis qu'elle avançait sa tête vers la mienne, pour que nous partagions encore un baiser. Après cela, je me penchai d'avantage, mais cette fois, c'était pour ouvrir la robe de Serena. Elle avait conservé quelques vêtements qu'elle mettait à Calormen, et évidemment, ce n'était pas les plus simples vêtements au monde, surtout qu'elle venait d'une famille riche, donc l'apparence comptait. Evidemment, pour moi, elle était la femme la plus magnifique au monde, je n'avais d'yeux que pour elle même lorsqu'elle s'amusait à porter mes vêtements, par exemple une chemise ou une veste ; mais elle mettait ce qu'elle voulait après tout. Tout ça pour dire que ces robes n'étaient pas les plus simples à mettre et surtout à enlever. Cette robe là était de style telmarin, y ayant vécu de longues années je reconnaissais assez facilement ; mais c'était le même "combat". Je tirai sur deux ficelles qui s'entrecroisaient dans le dos, puis baissai un peu le haut de la robe qui s'était déserré. Serena enleva les manches et je remarquai alors...le corset.

    Bon sang de bonsoir, je n'allais pas y arriver ! J'étais quelque peu pressé, et si j'avais perdu le contrôle de moi-même, j'aurais déjà déchiré le dessous. Je soupirai puis me mis derrière Serena pour enlever donc le corset. Mais je ne perdis pas mon temps, car pendant que je faisais cela, j'avais posé mes lèvres dans le cou de la jeune femme, et déposai quelques baisers, la sentant frissonner à nouveau. Je réussis finalement à ouvrir le corset que j'enlevai avec un air victorieux, puis baissai encore plus la robe jusqu'à ce qu'elle finisse par terre. Mes mains passèrent lentement dans le dos de Serena, sur sa peau chaude, puis s'arrêtèrent sur sa taille. Je la fis se retourner, en souriant. Je me rapprochai d'elle après avoir contemplé quelques instants son corps - ce corps qui m'appartiendrait dans peu de temps - et l'embrassai avec passion et envie, tout en la faisant aller vers le lit lentement. Elle était dos au lit, je n'eus qu'à poser un genou sur le bord pour lui faire comprendre qu'elle devait s'allonger. Je suivis son mouvement, posant mon autre genou de l'autre côté, et restai redressé un petit moment.

    « Et dire que la femme magnifique devant moi est à moi...rien qu'à moi. »

    Je souris puis défis mon pantalon afin de l'enlever. Une fois cela fait, je m'allongeai doucement sur Serena, les yeux plantés dans les siens. Mes mains attrapèrent les siennes tandis que je m'approchais de son visage et l'embrassais encore. J'avais déjà pensé à ce moment depuis qu'elle était revenue, bien sûr, je restais un homme, et je restais aussi quelqu'un qui l'aimait. Mais je n'avais même pas osé en parler, ou aller trop loin. Enfin...juste avant de la demander en mariage, j'avais dans l'idée de pousser un peu, et de pourquoi pas faire l'amour. On dirait que Serena avait eu la même idée, et c'était justement ce qui avait balayé toute hésitation. A l'époque où nous étions encore deux jeunes adolescents fraîchement amoureux, nous avions bien planifié ce genre de...soirée, du moins pour notre première fois. Là non...tout était venu directement, instinctivement. En repensant à cela, je me redressai un peu en fixant le visage de la jeune femme, un grand sourire aux lèvres.

    « Dis-moi... C'est toi qui m'as parlé de surprise alléchante. Aurais-tu quelques idées en tête ? »
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MessageSujet: Re: L'amour ne fait pas que briser des coeurs. Il peut en renforcer certains.   Lun 14 Mar - 23:20

    Ses mains effleurèrent mes cheveux tandis qu'il me répondit, et ne fit qu'affirmer mon désir de passer un moment plus... intime, avec lui. En fait, c'était la première fois depuis que l'on s'était retrouvés que nous en parlions, et que nous songions à le faire. Enfin.. Je sentis sa main dans mon dos, et m'apprêtant à retourner vers la maison, je fus surprise en sentant son autre main sous mes genoux, qui me soulevait. Je regardais Liven et riais à mon tour, puis je passais mon bras derrière ses épaules pour bien m'accrocher, tandis que des enfants souriaient et semblaient parler de nous. Je leur adressais un petit signe de la main en souriant toujours, puis je regardais Liven qui avait les yeux rivés sur la porte de la maison. Je me sentais étonnement bien dans ses bras, mais j'avais de la peine pour lui vis-à-vis de l'épaisseur de ma robe. En effet, le type de robe que je portais était assez chaud et épais, et je doutais quelques peu qu'il ne sache vraiment où il marche, en me portant. Je regardais le sol en vérifiant qu'il ne ferait aucun faux pas, puis il ouvrit la porte et je ressentis la chaleur de notre maison.

    Oui, notre maison. Je vivais ici, dans la maison familiale de Liven, et j'y vivais avec notre fils également. J'étais persuadée d'être la femme la plus heureuse du monde en fait. Ensuite, il se pencha légèrement vers moi pour m'embrasser, et je sentis que le désir qui était en moi se faisait un peu plus ressentir. En soit, c'était horrible. Oui, car mes hormones se mettaient petit à petit en marche, et toute l'envie que j'éprouvais pour mon.. fiancé était belle et bien présente, et je devais attendre. Mais c'était aussi un sentiment enivrant. Je pense que c'est un sentiment que l'on éprouve que pour une personne précise. On peut bien désirer quelqu'un, voir plusieurs personnes. Mais si c'est coucher avec quelqu'un juste car on désire sur cette personne, il n'y a aucun véritable intérêt. De mes souvenirs, je crois bien qu'il vaut mille fois mieux faire l'amour, le vrai, celui où on saute le pas avec la personne dont on est réellement amoureux. Coucher et faire l'amour sont deux choses totalement différentes, et avoir des sentiments en le faisant, ça a de l'importance, ça veut dire quelque chose, c'est beaucoup plus important.

    Surtout quand c'est un amour que l'on consume avec des mots, des belles paroles, des gestes attentionnés, des instincts protecteurs, et avec ce désir qui se fait ressentir. Je remarquais alors que Liven était en train de m'embrasser, tout en finissant de monter l'escalier, et je fus plutôt ravie d'apercevoir la porte de notre chambre, tout en sachant que nous étions seuls, qu'il faisait désormais nuit et que Liven et moi pourrions en profiter. Je continuais de me faire embrasser, en en profitant pour approfondir quelques peu nos baisers, puis je le regardais parler et je me souvins bel et bien que notre première fois, autant à lui qu'à moi, nous l'avions vécus ensemble. C'était de cette précieuse fois-là que Brendon avait été conçu d'ailleurs. Il me déposa ensuite, et je le contemplais quelques instants. Il approcha sa tête de la mienne et je restais figée, sans trop savoir pourquoi. Les battements de mon cœur s'accélèrent, et je serrais mes poings, pour tenter de me contrôler, et je fixais un point précis dans la chambre, qui se trouvait être la fenêtre.

    Il posa ses lèvres sur mon cou et je tentais de me calmer, mais je du admettre que j'avais du mal. Pourtant ce n'était qu'un vil contact, mais lorsqu'on est amoureux, et que l'on désire redécouvrir les plaisirs enivrants d'un autre corps, ainsi que du sien, après deux longues années, ça vaut beaucoup plus qu'un simple contact. Frissonnant, je me mordis la lèvre, mais le fait de me sentir frissonner provoqua le même effet sur Liven, et je le regardais s'éloigner un peu pour enlever ses hauts. Pendant ce temps, je me fis du vent avec ma main, rapidement et discrètement, puis j'inspirais et expirais convenablement, de peur de ne plus du tout contrôler ce que je ressentais. Je regardais quelques secondes le torse de Liven en admirant la vue que j'avais. Et dire que bientôt, officiellement, le bel homme que j'avais en face de moi m'appartiendrait... J'avais du mal à le croire. J'avançais vers Liven et l'attirait vers moi, en posant mes mains sur son torse, en caressant ses abdos éventuellement, car oui, il était musclé en plus de ça.

    Il eut l'air d'avoir un léger choc de température au contact de mes mains sur sa peau, mais cela passa, et j'en profitais pour lever la tête vers lui, afin de l'embrasser. Mes lèvres frôlèrent les siennes quelques secondes avant que Liven ne tente d'enlever ma robe. Il allait ainsi donc remarquer le dur travail qu'il fallait accomplir pour arriver à.. me posséder, dirons nous. Ma tenue aurait pu refléter une part de moi-même. C'est à dire, sans arrières pensées, que j'étais presque impénétrable. Enfin, au bout de quelques instants, il sembla comprendre comment retirer ma robe, et tira sur des ficelles attachées dans mon dos. Ma robe tomba un peu, et Liven découvrit la deuxième étape à accomplir alors. Enlever mon corset.. Il comprit rapidement, en allant derrière moi, que de dos, ce serait probablement plus simple de tirer sur toutes les ficelles qui retenait ce sous-vêtement. J'avais réussis à me calmer, mais je dus reconnaitre que j'ignorais comment j'allais réagir en me sachant - pour le moment - presque nue devant Liven. J'avais changé physiquement, comme Liven. J'avais encore un peu grandit à Calormen, j'avais pris des formes, et les avaient conservées même après la naissance de Brendon, mais j'ignorais quelle serait la réaction de mon fiancé.

    Il déposa de nouveau ses lèvres sur ma peau et je levais les yeux au ciel en ouvrant légèrement la bouche, afin de ne pas oublier de respirer par exemple. Cela peut paraitre idiot, mais je n'étais pas spécialement sûre de ce que je faisais, dans le sens où j'ignorais si je m'y prenais encore bien, si j'allais peut-être décevoir Liven ou non. J'étais un peu anxieuse, mais j'oubliais vite ces pensées quand un nouveau frisson parcourut mon corps. Je sentis mon corset tomber, et je le pris dans mes mains avant de le jeter par terre, dans un coin. Je redevenais légèrement anxieuse, et j'étais à la fois... Quelques peu excitée. Je fermais les yeux quelques secondes en sentant le contact des mains de Liven sur mon corps, en en profitant pour bien contrôler ma respiration une fois de plus, puis je rouvrais les yeux lorsqu'il me fit tourner sur place. Je baissais la tête vers ma robe désormais tombée, puis je remarquais que Liven me regardait, et je tournais un peu la tête, puis je remarquais qu'il semblait plutôt ravi, et je fus aussitôt flattée de voir que je faisais un certain effet à mon fiancé.

    Nous nous embrassâmes de nouveau, mais plus passionnément, tandis que Liven me faisait reculer jusqu'à notre lit. Ce lit où nous n'avions fait que dormir et où nous nous étions seulement embrassés et fait quelques câlins sans jamais dépasser aucune limite. Oui, mais ce soir c'était différent. Je sentis le tissu du pantalon de Liven contre ma jambe, et je compris qu'il fallait que je m'allonge désormais. Je posais un de mes bras derrière ses épaules, et je posais mon autre bras sur le lit, afin de m'allonger en douceur. Je m'allongeais donc lentement, toujours en embrassant Liven, jusqu'à ce qu'il reprenne la parole. Bon, j'avais au moins la certitude qu'il n'était pas déçu par mon apparence physique, dirons nous. Je ne répondis rien et me contentait de sourire, car... Si ce que l'on a a dire est moins important que le silence, mieux vaut que l'on se taise. Je pense d'ailleurs que mon corps s'exprimait pour moi pour le moment... Je laissais mes mains et celles de Liven se lier tandis que nous nous embrassions encore.

    Je plongeais mon regard dans le sien, en me demandant combien de temps nous allions tenir avant de passer à l'acte. En réalité, l'acte lui-même n'est pas le plus important... C'est tout ce qui va avec. Les préliminaires par exemple, les sentiments, le moment choisit, le lieu dans lequel nous sommes, la personne avec laquelle on est, et probablement encore d'autres éléments que j'oublie en cet instant. Liven reprit la parole, et je baissais les yeux vers son torse un instant, puis relevait les yeux avec un air malicieux sur le visage. Je posais une de mes mains sur sa joue et je déposais mes lèvres sur les siennes en fermant les yeux, en relevant un peu la tête. Je prolongeais le baiser, tendre, en le rendant langoureux, qui restait tendre mais dans ce baiser, on pouvait sentir l'envie qui me rongeait quelques peu. Je me contrôlais encore, et tant mieux pour moi d'ailleurs. Je fis ressentir mon envie à Liven rien qu'avec ce baiser, puis je finis par le rompre, sans éloigner mon visage. J'ouvrais les yeux et le regardait quelques secondes. Je trouvais alors que c'était le parfait moment pour lui dire ce que je désirais dire depuis quelques minutes.

    « Je t'aime plus qu'hier, et demain je t'aimerais encore plus qu'aujourd'hui. Ça doit être dur pour toi de rivaliser avec ça, je me trompe ? » dis-je, en lui adressant un regard taquin.

    En fait, je pensais ce que je disais, mais je savais qu'il tenterait probablement de trouver mieux à me dire. Je connaissais assez bien Liven, et il avait ce côté plutôt romantique, gentils et doux qui fait que l'on ne veut pas le quitter, et que l'on souhaite rester avec lui, rien que pour l'entendre nous dire ces belles paroles, qu'il pense, de plus. Du moins... Moi j'avais cette chance, et j'espérais bien être la seule à qui il les disent. De toutes manières... C'était moi qu'il avait demandé pour épouse, et qu'il aimait. D'ailleurs, je me remémorais ses dernières paroles et je me souvins d'une des choses que je désirais faire. Ayant préparer notre soirée un peu avant que Liven ne rentre à la maison, j'avais dissimuler quelque chose sous notre lit.

    Je posais délicatement mes mains sur les épaules de mon fiancé avec un regard doux et attendrit, puis, rapidement et comme une sauvage, je le poussais sur le côté en me positionnant au dessus de lui. Je ne me posais pas sur lui cependant, et me contentait de m'approcher de lui, comme si j'allais l'embrasser, sauf que je n'en fis rien. Mes lèvres frôlèrent à peine les siennes à vrai dire. Je levais les yeux au ciel un instant en me remémorant mon idée, puis je me laissais tomber sur le côté, près de mon fiancé, et je roulais une fois de plus, pour que mon bras puisse être assez long afin que je puisse attraper ce que j'avais caché sous le lit. Je sentis le flacon sous mes doigts, et je le tint fermement en le ramenant à moi. Liven n'avait pas bougé, peut-être qu'il était « sous le choc » de mon comportement sauvage d'un seul coup.

    C'est vrai que je cachais bien mon jeu. J'étais douce, j'étais gentille, j'étais polie, et tout un tas d'autres choses. Mais je n'étais pas seulement comme ça, j'avais aussi des... besoins à assouvir. Dans chaque cygne blanc se cache un cygne noir. Mon cygne noir ressortait donc ce soir... Je me mis en position assise sur le lit, mes jambes repliées sur le côté, puis je saisis une des mains de Liven, et le mit en position assise d'un coup sec. J'avais de la force en plus. Enfin... Hum oui, j'avais de la force. Je posais le flacon sur le lit en saisissant sa tête entre mes mains, et je l'embrassais fougueusement, en profitant de chaque petite seconde passée avec lui. Je rompis le baiser au bout d'une quinzaine de secondes, et je me léchais les lèvres en regardant Liven, puis je repris le flacon, qui était un flacon remplit de chocolat fondu, et je lui montrais.

    « J'espère que ça pourra nous aider à commencer la soirée convenablement... Enfin, je te met au défi de trouver mieux après ça. Mais j'espère ne pas avoir à douter de l'imagination de mon fiancé... »

    Je disais ça avec un regard malicieux, puis je posais ma main sur le haut de son torse, et le poussais d'une légère pression pour qu'il s'allonge sur le lit. J'ouvris le flacon et versait du chocolat fondu sur le centre du torse de Liven, jusqu'à une partie légèrement plus basse. Refermant et posant le flacon sur le lit, je me positionnais au dessus de mon homme et baissais ma tête au niveau de son torse, puis passais ma langue sur la trainée de chocolat que j'avais laissée. Je remarquais que le goût chocolaté et l'odeur corporelle de Liven allaient parfaitement ensemble d'ailleurs, il fallait dire qu'il sentait particulièrement bon. Je reculais ensuite, et allait lécher le chocolat qui restait, présent juste au dessus du dernier vêtement présent sur mon fiancé. Je n'allais pas plus loin. Me ravançant, j'en profitais pour me poser délicatement sur Liven, et je fermais les yeux, l'embrassant de nouveau. Ce baiser-ci était plutôt.. langoureux, pour changer, mais aussi – et surtout – amoureux.

    Amoureux dans le sens où l'on pouvait ressentir ce sentiment amoureux qui peut vous rendre quelqu'un heureux comme il pouvait nous rendre heureux. Je crois bien que nous sommes restés ainsi, à nous embrasser, l'un sur l'autre, durant peut-être... deux minutes. Ça faisait tellement de bien d'être là, après avoir imaginé cette scène depuis de nombreux mois déjà. Puis.. même si cette soirée, pour ma part, je l'avais très légèrement planifiée pour nous, nous en étions arrivés là totalement naturellement. Enfin.. J'avais énormément de chance d'être tombée amoureuse de Liven. Il était gentils, intelligent, protecteur, il semblait être un bon père, et un excellent... fiancé, dirais-je. Pour ce qui était de ses capacités physiques, je le verrais bien, dans peu de temps.. Lorsque notre baiser fut rompu, je repris un peu ma respiration, puis je calais ma tête sur son épaule, mes cheveux contre son visage, et mon visage tourné vers la fenêtre. Nous avions oubliés de fermer les volets... Enfin, de toutes façons, qu'est-ce-que ça pouvait faire ? Personne ne pourrait nous voir, à moins que nous ne le fassions devant la fenêtre. D'ailleurs... Pourquoi se contenter de notre lit ? Pourquoi ne pourrions nous le faire qu'une fois ? Je gardais mes yeux rivés sur la fenêtre, mais finit par m'adresser à Liven.

    « J'espère que ça t'as plu... Enfin, le contraire m'étonnerait un peu. Tu sais, on a connus notre première fois ensemble. C'était dans ce lit même que nous l'avions fait... Mais on pourrait ne pas se contenter de le faire ici. Il y a d'autres endroits, dans la maison, où à l'extérieur même. Enfin, dans la maison ce serait mieux quand même... Il y a la baignoire, le canapé, le lit donc, et je suis sure que j'oublie des endroits. Toi qui connait la maison par cœur, peut-être as tu de brillantes idées ? Enfin, je ne dis pas qu'il faut que l'on fasse cela tout de suite.. On devrait d'abord tester nos limites. »

    En espérant que les baignoires existent à Narnia o_o histoire que je me sois pas gourée.
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L'amour ne fait pas que briser des coeurs. Il peut en renforcer certains.

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