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 Le calme, on connait pas.

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MessageSujet: Le calme, on connait pas.   Mar 22 Fév - 13:33

    Depuis qu'il sortait avec Mallory, c'est-à-dire depuis la guerre, Christian avait l'impression qu'à chaque pas qu'il faisait, il flottait. Oui oui vous savez, comme quand on marche sur la lune Very Happy

    " La lune. T'as rien trouvé de mieux ? "

    Ah oui, si vous n'avez pas tout suivit jusque là, ça c'est Diabolique : sa miniature en version diable qui pouvait lire dans ses pensées, toujours accompagné de sa miniature en version ange : Angélique. Ils étaient apparus auprès de lui pendant la guerre, et depuis ne le quittaient plus. Bon, même si parfois Diabolique lui faisait assez peur, Christian devait bien avouer qu'ils le faisait rire, ces deux petits playmobiles Very Happy

    " On est PAS des playmobiles ! " protesta Diabolique.

    Oh, autre chose : la première fois qu'ils étaient apparus, ils avaient pris chacun la tête de Christian pour le déstabiliser, mais avaient à présent repris leurs têtes respectives : Diabolique avait sa tête de diable toute rouge mais mignone si on faisait très, très, très, très attention (et un gros effort surtout), et Angélique sa tête de petit ange blond comme dans la pub pour la lessive. Dans tous les cas, ils étaient actuellement en train d'énerver Christian en se disputant, voletant autour de lui pendant qu'il arrivait presque chez Mallory. Mais remontons un peu dans le temps, vous comprendrez mieux la raison de la dispute.

    A 15 heures de l'après-midi plus ou moins, Christian finissait de rassembler ses affaires pour partir chez Mallory, qui lui avait proposé de venir dormir au manoir Grace ce soir là. Oui bon, "manoir" c'est censé faire peur. Mais pas quand Mallory y est ! Very Happy Oui, il y avait ses deux frères Jared et Simon et leurs copains un peu douteux, mais bon... C'est pas àleur âge qu'ils allaient faire des bêtises graves Very Happy On espère, en tout cas. On espère... Enfin, bref. Christian rassemblait donc ses affaires dans son sac à dos, un sac à dos qu'une petite fille qu'il avait gardée un soir lui avait offert. Petite fille fille bizarre d'ailleurs, elle abritait un singe bleu et ils parlaient tous les deux en chantant, et ne cessaient de traverser la maison en se trinballant avec une carte, et en faisant des parcours de dingues. Par exemple : quand il fallait aller manger, il fallait passer par la rivière infernale (salle de bain), la pente rocheuse mortelle (les escaliers), et il fallait toujours accuser le chat roux appelé Chipeur, qu'il avait volé un objet qui ne servait à rien, mais qu'ils tenaient absolument à avoir.

    Enfin bref, tout ça pour dire que après les nombreuses journées de baby-sitting, la petite avait tenu à ce qu'il reparte avec son sac. Joli sac, mais pas très pratique : Quand Christian voulait en sortir quelque chose, 5 autres objets totalement innutils et qu'il n'avait jamais mis dedans en sortait. Et pour couronner le tout : le sac chantait à chaque fois qu'on l'ouvrait.

    " Sac à dos, sac à doooos ! Sac à dos, sac à dos ! YEAAAAH ! "

    " Christian, je t'aime beaucoup. Mais DIS LUI D'ARRETER DE CHANTER OU JE LE BRULE ! " s'écria Diabolique, lorsque Christian ouvrit le sac pour y mettre son dentifrice.

    " Diabolique, si tu étais un peu plus indulgent, Christian ne me prefererait pas à toi ! "

    Et ce fût cette intervention de Angélique, qui démarra la dispute : Maintenant que Christian déscendait les marches de devant chez lui, les deux miniatures se disputaient pour savoir lequel des deux était le préféré de Christian. Celui-ci ignorait les miniatures qui le suivaient en volant, l'un avec ses ailes d'ange et l'autre avec des ailes... de diable. Il y avait un petit moment, quand il avait vu Mallory un après-midi et qu'ils avaient rencontré des tas d'autres gens dont une certaines Wendy, il avait piqué la moto d'une créature qui chantait dessus. Et pas n'importe quelle moto : une Harley Davidson Cool Comme il n'y avait personne dehors, il pouvait bien la prendre pour aller plus vite jusque chez Mallory. Les deux miniatures trop occupées à encore se crier dessus, elles ne pensèrent pas à dire à Christian si cette idée était bonne ou mauvaise (leur rôle, à la base). Et voilà comment après un voyage qui ne dura que dix minutes (bon, 12 : il avait oublié de prendre les miniatures avec lui, et avait donc fait demi-tour peu de temps après être partit), Christian marchait dans la forêt après avoir caché la Harley Davidson pour éviter que Gollum la lui reprenne.

    " Christian, dis-lui que c'est moi que tu préfères ! Mon côté intelligent, prudent... "

    " La ferme, tu ressembles à une décoration de Noël ! "

    " Shocked "

    En soupirant, Christian leva les yeux au ciel et monta les marches qui menaient jusqu'à la porte d'entrée du manoir des Grace, puis toqua. La porte s'ouvrit plus rapidement qu'il l'aurait cru, découvrant...

    " Salut Rateau. Mallory est là ? "

    Franchement, lors de sa première rencontre avec Rateau il avait manqué de tomber dans les pommes tant le rat géant de Simon était impréssionant. Avec le temps il avait apprit à avoir un peu moins peur, mais aujourd'hui, le plus bizarre restait le tutu rose qu'il portait... OO

    " Ah, vous faites des cours de danse classique maintenant ? Laughing "

    Diabolique était déjà écroulé de rire sur l'épaule de Christian, tandis qu'Angélique regardait le rat avec admiration.

    " On dirait Barbie casse-noisette... "

    Grand silence gêné, que Christian s'empressa de briser :

    " ...On peut entrer ? Laughing "


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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Mer 23 Fév - 22:42

Une certaine personne avait un jour osé dire que la solidarité à la mafia, c'était comme la petite souris, ça n'existait pas. Et c'était absolument faux ! Les deux existaient, et pour le prouver, Simon avait mis en œuvre toute sa bonté lorsque son frère était rentré avec une jambe cassée. Il avait pris l'initiative de mettre Jared à l'aise dans la bande, et pour cela, rien de tel qu'une distribution de béquilles ! Very Happy Et depuis, c'était l'amour fou entre la mafia et cet objet. Une béquille servait à marcher, d'accord, mais aussi pas seulement : on pouvait faire des croche-pattes, taper des gens, faire tomber des objets... Si les béquilles n'existaient pas, il faudrait les inventer ! Le seul inconvénient, c'était la difficulté qu'éprouvaient les mafieux pour avancer avec. Il avait donc fallu inscrire la mafia aux cours du soir des petits vieux de la maison de retraite de Narnia. Après plusieurs soirées à s'entraîner, boire du jus de pruneau et manger des caramels mous, nos joyeux compagnons étaient devenus de vrais professionnels dans leur domaine. Ils pouvaient même faire des claquettes et danser la salsa du démon avec, c'est pour vous dire... Les mafieux s'exerçaient à une danse différente chaque jour. Le lundi, c'était tango. Le mardi : valse. Le mercredi : danse bretonne. Le jeudi : la salsa du démon. Et le vendredi, donc aujourd'hui : danse classique. Vêtus de magnifiques tutus roses et de justaucorps assortis, les mafieux faisaient des pointes en s'appuyant sur leurs béquilles. Simon servait de professeur de danse et aidait ses élèves à progresser, tout en aidant Jared à faire bouger sa jambe valide sans tomber comme un chiffon.

-Et 1, 2, 3, 4 ! On lève les bras ! Répétait Simon en rythme. Rico, il faudra penser à raser cette vilaine moumoute Wink ! 1, 2, 3, 4 ! Maintenant, on tourne sur soi-même et on saute dans les bras de son partenaire avec grâââce, darlings. Avec grâce j'ai dis, Jean-Charles ! Jackson, évite de sauter dans les bras de Rico. 1, 2, 3, 4 ! Un entrechat ! STOP ! Rateau, Kevin, c'est quoi ce travail ?! Suspect
-Mais Simon, on n'aime pas ça, c'est dans notre nature ! Se justifia Rateau. Tous les mots qui contiennent « chat », ça nous hérisse les poils.
-C'est pour ça que j'ai toujours refusé d'être un sorcier, expliqua Kevin. On vit dans un château, on porte un chapeau pointu, on doit faire du charme pour remporter des challenges en provoquant des chagrins d'amour, et on transforme des charrues en chameaux ! Quel châtiment horrible !

Cette révélation fut suivie par un silence : ainsi donc, Kevin le petit rat de l'opéra aurait pu devenir sorcier ? Bah cha alors ! Tout à coup, on frappa à la porte, et Simon entendit une certaine personne s'agiter dans une pièce voisine. Adressant un regard interrogateur à son frère, il se demanda qui ce pouvait bien être. Quelqu'un pour installer la télé ? Ah bah non, il n'y avait pas de ça ici. Les membres du fan club des poneys ailés ? Non, ils ne se réunissaient que le mardi. Ou alors … Christian ! Very Happy

-LES MAFIEUX, TOUS A LA PORTE ! Hurla Simon.

En vitesse éclair, ils se ruèrent en direction des escaliers, Jackson ayant pris Jared en porte-bébé, suivis de près par Mallory qui essayait de les rattraper. Les mafieux choisirent alors une voie beaucoup plus facile : la voie des airs ! Chacun saisit une des lianes qui pendaient à côté de la rampe et s'élancèrent dans le vide sur la musique des gremlins. Mais à force de gesticuler, les lianes s'emmêlèrent entre elles et les pauvres mafieux se rentrèrent dedans, sauf Rateau qui avait bondit avec son agilité de rat sur le sol. Il ouvrit la porte en souriant, tandis que le reste de la mafia tombait sur un matelas installé au cas où et que Mallory continuait de dévaler l'infernal escalier en colimaçon de 150 marches de long.

-Saluuut Christian ! Lança Rateau de sa voix mélodieuse. Oui, oui, elle arrive ! MALLORY, DEPÊCHE-TOI !

Mais elle n'était même pas encore arrivée à la moitié des marches. Simon se dégagea de ses compagnons en vérifiant que Jared ne s'était pas cassé une deuxième jambe, puis arriva en sautillant jusqu'à la porte d'entrée, ne se gênant pas pour pousser Rateau au passage.

-Bonjouuur ! Very Happy Mallory arrive, elle descend les escaliers. MALLORY, FAUDRAIT PENSER A SE GROUILLER UN PEU ! Oooh, tu as apporté du monde ? Very Happy Ils sont adorables Very Happy ! J'adore ton auréole, le blanc, et toi le rouge, je suis en admiration devant tes cornes Very Happy. Je demanderai les mêmes pour mon anniversaire. Rentrez voyons, faites comme chez vous !

Pour accompagner ces paroles, il fit un geste de la main en s'inclinant humblement, ce qui lui permit de remarquer avec horreur qu'il avait un trou énorme dans la chaussette. Enfin, personne n'y ferait attention de toute façon.

-NOM D'UN ROQUEFORT ! Qu'as-tu fait à ta chaussette ? On dirait un morceau de gruyère ! S'écria Rateau.

L'idée de faire malencontreusement tomber de la mort au rat dans le yaourt au fromage blanc de Rateau traversa l'esprit de Simon un court instant, mais il tenta de garder des idées positives. Allez courage Simon : les prix bas c'est chez Carrefour, et c'est tous les jours ! Ça y est, le positif est de retour. Et puis, tant qu'il y était, c'était lui qui décidait ! Mallory était trop lente dans les escaliers ; il fallait accélérer les choses. Tout content, il s'en alla en sautillant jusque devant la porte d'entrée et tira sur un levier qui était placé à sa gauche. D'un coup, l'escalier se transforma en toboggan géant, et Mallory le dégringola sur le popotin en poussant un cri terrible, et elle finit sa descente dans un kangourou géant qui passait par-là. Après s'être enfin mise debout et excusée au kangourou qui repartait en sautillant, Mallory prit une teinte rouge vif et fit un grand sourire étincelant, ce qui fit nettement penser à un clafoutis aux cerises à Simon. Comme elle restait silencieuse, le mafieux voulut faire une remarque, mais on frappa de nouveau à la porte.

-Les mafieux, en ligne ! Et que ça saute ! Ordonna-t-il en allant ouvrir.

Se rendant compte de quelque chose, il se stoppa net et se retourna lentement vers eux :

-Hé ! Personne n'a dit bonjour à Christian et ses deux copinous ici, à part Rateau ! Une seconde. RATEAU ?

Le rat s'était caché derrière le canapé, tout tremblant.

-Qui y-a-t-il, ENCORE ?!
-J-J'ai p-p-peur q-que ce s-soit P-Pelle... bredouilla le rat.

D'un coup, les mafieux et Mallory pâlirent. Pelle était la femme de Rateau. Depuis que Kevin avait fait une fausse couche, c'était une vraie boule de nerfs. Elle était déjà passée au manoir, et ça avait été terrible. Simon n'avait même pas fini de recoller les fleurs à leurs tiges.

-B-bon, je vais aller voir. Si je n'ouvre pas, elle risquerait de s'énerver et ce serait encore p-pire... S'il m'arrive quelque chose, j'ai été heureux de vous avoir connu … Sad

Simon avança courageusement vers la porte, quoique les jambes semblables à deux vulgaires morceaux de chiffons. On frappa une nouvelle fois à la porte, et l'angoisse du pauvre petit mafieux devint encore plus grande. Il posa sa main sur la poignée et crut entendre Mallory qui voulait en profiter pour filer en douce avec Christian, mais il se retourna pour lui jeter un regard noir et se reconcentra sur la porte. Il tourna complètement la poignée puis poussa lentement le panneau de bois, la respiration saccadée, et découvrit un horrible spectacle …

-Bonchour, che m'appelle Riri Wikipédia, et che fends des encyclopédies à prix trèsss aportables, ça fous intéresse ? Very Happy demanda un grand monsieur barbu.
-Non ! Répondit sèchement Simon, et il claqua la porte.

Soulagé, il poussa un soupir puis se retourna d'un bond vers Mallory, les mains sur les hanches.

-Alors comme ça, on veut nous fausser compagnie ?! S'indigna-t-il. Bah c'est beau, l'esprit de famille ! Oh et tu vois Rateau, ce n'était pas ta furie de femme, il n'y a aucune crainte à avoir !
-Mais... essaya de se justifier Mallory.
-PAS DE MAIS ! Ta conduite est indigne !

On frappa de nouveau à la porte, et, agacé, Simon l'ouvrit à la volée.

-QUOI, ENC... Oh, madame Pelle ! Laughing Quelle plaisir de vous voir !

Simon entendit vaguement les cris étouffés des gens à l'intérieur, et tenta d'imaginer à quoi ressemblait la tête de Rateau et de Kevin à cet instant. Ça devait pas mal se rapprocher de Scream. Mais Pelle n'avait pas l'air d'humeur à plaisanter. Elle avait l'air d'une souris de laboratoire : ses yeux étaient tout rouges. Simon sentit son cœur battre dans sa poitrine.

-Est-ce que Rrrâteau et Keeevin sont lààà ? Ces chen'pans n'ont même pâs fini lor soupe, d'vrrrais avoirrr honte ! Qui viennent là, queuh j'lor botte l'arrière-traiiiin !

Il fallait dire que la voix de Pelle n'était pas très agréable. Elle avait un accent campagnard doublé d'un accent de Ginette la SDF, ce qui faisait un peu penser à une oie.

-Oh oui, il faut les punir ! Renchérit Simon. Ils font preuve d'une conduite inadmissible, vous méritez mieux. Si je les vois, je les enverrai directement dans votre terrier, soyez-en certaine.
-Merrrciii mon filou, t'es un bon p'tit gârs ! Bon j'y vaiiis, j'ai dos carottes à plûmer, mouâââh !

Horrifié, Simon adressa un signe de la main à Pelle puis referma la porte, encore sous le choc. Il se laissa glisser le long de la paroi de bois et se tourna vers les autres qui n'avaient pas l'air plus rassurés que lui.

-Le pire est pa...

Nouveau coup à la porte. Le sang de Simon se glaça et il rouvrit doucement la porte, ne laissant une ouverture assez grande que pour sa tête. Pelle était toujours là.

-C'était poûr diiire qué j'rrréviendraîs plous tarrrd, au cas où mês brébis ne s'égarrrent pâr chez vouuus.
-Oui madame, bien madame !

La rat femelle que nous allons donc appeler souris fit un grand sourire de toutes ses dents jaunies par le gruyère, battit des cils, puis repartit en sautillant. Simon la regarda s'éloigner avec le cœur léger. Enfin, il pouvait crier tranquillement sur sa sœur et les mafieux. Il vérifia tout de même que personne n'avait fait de crise cardiaque. Non, tout était normal. Jared était toujours dans le porte-bébé de Jackson ; Rateau avait sauté dans les bras de Kevin qui avait sauté dans ceux de Rico ; Mallory était toujours rouge ; et les deux petits machins étaient toujours près de Christian. La vie était belle, tout allait bien.

-DONC, je disais que c'est du n'importe quoi ! Reprit le courageux petit mafieux. Tu es une vraie petite ingrate, Mallory Huguette Grace !
-Mon deuxième prénom c'est pas Huguette ! Protesta Mallory.
-On s'en fiche ! Je ne permettrai plus d'autres erreurs de ce genre de ta part !
-MAIS T'AS FI...

Alors qu'une nouvelle dispute entre frère et sœur allait éclater, Simon entendit distinctement la cloche qui leur servait de sonnette se faire secouer violemment.

-WALLAAAH BOUGE-TOI LA GROOOSSE ! Cria quelqu'un à l'extérieur.
-Oh, ça doit être Christian ! S'écria joyeusement Rateau. Mallory va être contente !
-Il est déjà là, andouille ! Répliqua Simon.

Rateau regarda partout puis s'arrêta sur Christian et baissa les yeux, tout honteux. L'inconnu à l'extérieur continuait de secouer la cloche et Simon commençait à en avoir sérieusement marre. La tête haute, il se dirigea vers la porte et l'entrouvrit, toisant le perturbateur avec un regard noir.

-C'est pour ? Suspect
-Wesh, mi c'est Jean-Charles ! Lança un garçon semblable à Poil de Carotte.
-Oh mon Mafieux, c'est vrai. Rentre mon petit, je t'avais oublié.

Le Jean-Charles rentra dans le manoir avec un air bougon. Il avait les joues noires de terre, une des bretelles de sa salopette délassée, un épis de blé dans la bouche et les mains dans les poches : une vraie racaille narnienne.

-Les gens, je vous présente Jean-Charles ! Very Happy Il est timide alors j'aimerai que vous l'aidiez à s'intégrer. Oui, c'est une nouvelle recrue ! Wink On dit « Bonjour Jean-Chaaarles ! ».
-Bonjouuur Jean-Charles ! Répétèrent en chœur les autres.
-Wesh, fit le rouquin.

Cette courte déclaration laissant tout le monde de glace, Simon décida d'aller dans la salle de jeux en faisant quelques entrechats pour chercher une occupation. Et oui, il avait envoyé balader Riri et saluer Pelle avec un tutu rose ! Tous les mafieux étaient encore vêtus comme ça d'ailleurs, ce qui semblait beaucoup perturber Jean-Charles.

-Wallah les tapettes, vas-y ! Si j'porte des collants, j'vous défonce là ! Prévint-il.
-Mais quel curieux vocabulaire Laughing ! Cours dans le sens inverse, couuurs ! murmura Mallory à l'intention de Christian.
-MALLORY, ON NE BOUGE PAS D'ICI ! Brailla Simon.
-Mais Simon Sad !
-Wouah c'est mou ici, faudrait pas que j'm'attendrisse ou vous prendrez cher avec mon psychothérapeute ! Nan mais vas-y là !

Les conversations reprenaient de plus belle tandis que Simon cherchait un bon jeu.

-Et si on faisait un colin maillard ? Very Happy suggéra Rico.
-Naze ! Commenta Jean-Charles.
-Je suis d'accord avec lui, renchérit Simon.
-Un cache-cache ? Very Happy Tenta Mallory.
-Naze !
-Ouais, naze. Qui aurait une idée ? Mon Jaredinou ? Very Happy

Une fois de plus, le silence dura un bon moment.
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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Dim 27 Fév - 19:15

    Vêtus d'un somptueux tutu rose, je tentais de suivre les pas que Simon nous disaient de faire, en ayant pour partenaire le redoutable petit homme bleu, Stitch ! Oui, lorsqu'il fallait sauter dans les bras de notre partenaire, il avait été assez intelligent pour comprendre que c'était à lui de me rattraper. Aussi je sautais de ma jambe valide comme un petit cygne tout mignon, tout beau, et je tombais avec grââââce dans ses bras velus et doux ! Oui, c'est qu'il avait un certain charme en plus ce petit coquinou. Puis soudain, les deux rats en chef râlèrent. Des rats qui râlent. On aura tout vu. Non mais oh ! Kevin avoua alors sa peur secrète de devenir sorcier... Mais les poupées vaudou, c'était l'affaire de Mallory tiens donc ! Je savais maintenant où avait disparues ses poupées. Mais quelle honte ! Shame on her ! Si actuellement tu es témoin de mes pensées, alors cours au bureau de poste de police le plus proche et dénonce Mallory Grace comme la redoutable complice de Harry Potter et de Lord Voldychoumort ! Comment ça non ? Tu te fous de moi ? Tu t'marres ? Tu rigoles ? Soudain, nous remarquâmes que Christian semblait être arrivé.

    Oui, le nouveau, premier, unique et dernier petit-ami de notre déglinguée de sœur. Oui, elle avait l'air d'être shootée la pauvre enfant, dès que l'on parlait de son Christianouchoutte. Entre nous, on l'appelait Christ parfois. Mais le nouveau mafieux n'apprécierait certes pas avoir un semblable. N'est-ce-pas J-C ? Donc Simon nous ordonna d'aller lui ouvrir, et je me remis sur ma jambe grâce à cet amour d'extra-terrestre pelucheux et bleuté, puis Jackson arriva avec son porte-bébé version porte-chef-de-la-mafia-narnienne-version-super-extra-méga-grace-alias-jared-et-simon-les-dieux-de-l'univers, puis il me porta donc en sautant sur une liane, comme tous les autres mafieux, puis je vis alors la collision se rapprocher de nouuuus ! Tandis qu'une cinglée descendait les 150 marches de l'escalier en pensant être à la hauteur de mafieux tels que nous l'étions, E.T et Wall-E arrivèrent dirais-je... TROP rapidement vers nous. Wall-E tomba mais Stitch le rattrapa fort heureusement à temps, et ainsi, la petite chose toute dure fut sauvée ! Enfin, E.T qui s'accrochait à ma jambe qui me faisait bobo, ça, c'était forcément moins cool.

    « E.T, lâche ma jambe ! E.T. TU ME DETRUIIIIIIIIIIS ! AAAAH affraid»
    « Cet océan de passion, qui déferle dans mes veines, qui cause ma déraison, ma déroute, ma déveine. Doucement j'y plongerais, sans qu'une main me retienne, lentement je m'y noierais, sans qu'un remord ne me vienne... TU VAS ME DETRUIRE ! TU VAS ME DETRUIRE ! J'aurais pu le prédire, dès le premier jour, dès la première nuit... »
    « Ben alors pourquoi tu ne m'as pas prédis Frollo ? Shocked »

    E.T finit par lâcher prise, car nous étions arrivés sur le sol. Frollo continua de chanter en sortant de la maison en suivant une gitane dans la rue, elle avait de longs cheveux noirs, et on aurait vaguement dit... LA SORCIERE AUX POIREAUX ! Il se passait vraiment n'importe quoi ici. Mais heureusement que mon frère et moi étions tout à fait normaux. Je fis un grand sourire à Simon en faisant mine de rien, et une fois qu'il eut tourné la tête, j'affichais une affreuse grimace en menaçant E.T de mon poing, puis Jackson me berça pour tenter de calmer ma fureur, tandis que Rico s'empressa de venir aux petits soins pour moi et il soigna quelques pitits dommages collatérals. Collatérals oui . Stitch qui était sortit dehors, revint en marchant sur deux pattes et en sifflotant, l'air de rien. Il ne calcula pas Christian et continua son chemin tandis que le bruit d'une saucoupe volante venait de se faire entendre.

    Celle-ci s'envola dans le ciel et Stitch ria légèrement, gêné, puis fonça chercher du gâteau à la noix de coco. Sacré Stitch. Nous sommes parfaitement normaux, vous savez. Quoi ? Vous ne le saviez pas ? Je vous l'ai dis tout à l'heure ! Vous êtes complètement bouchés ma parole ! Ah... Vous êtes amis avec Mallory ? Oui, je peux comprendre. * Oh mon Mafieux, les pauvres petits choux... * Eh bien dans vos gueuletons ! NAH ! Oh, mais à cause de vous, je loupe l'actualité en direct même de la maison des Grace ! Mais... Je SUIS un Grace ! Héhé, je suis trop fortichement doué moi. Je remarquais alors que Mallory glissait des escaliers et que mon merveilleux frère jumeau venait de tirer le levier magique. Puis je fis signe en un claquement de doigt à Jackson de me reposer et de me rendre mes béquilles. Je fus alors de nouveau sur terre avec mes fidèles béquilles, et j'avançais vers Christianne.

    « Alors comme ça tu es venu tout seul ? Ohh mais non, il y a deux petites miniatures avec toi ! Vous voulez faire partie de la mafia mes shoubidous ? C'est très... Enfin nous recrutons ! Et sinon BONJOUR Christianne ! Non mais pas de bonjour Seigneur Jared de la Mafia Narnienne ? Une révérence, allez, hop hop hop ! PLUS VITE QUE CA JE VOUS PRIE ! Oui, tous les trois ! »

    C'est après avoir fait mon petit discours que je remarquais que j'étais encore en tutu. Oups. En fait, hormis Simonouchet adoré, nous étions tous en tutu. Le pire restait certes Rico et sa touffe de poils sous les bras, et ses poils aux pattes. Quoi que certains ici n'avaient aucun poils ou étaient de vraies peluches. Quant à moi et mon physique parfait, je ne me reprochais qu'une chose... Mon bandage qui me grattait la jambe ! Oui, car j'avais d'horribles douleurs par moments, mais aussi que j'avais souvent envie de me gratter et qu'il m'était impossible de le faire, car le plâtre qui entourait ma jambe était... en plâtre. On ne pouvait pas me reprocher d'être mou du genoux en tous cas ! Soudain, je me mis en ligne avec les mafieux en obéissant sagement à mon frèrounet adoré, et regardais Rateau. Hum... Oui, Pelle n'était pas le genre de souris à être facile à vivre. Kevin avait eu une fausse couche l'autre jour et elle était encore pire que d'habitude. Oui, Pelle était belle. Mais qu'est-ce-qu'elle était soulante !

    Mais mon frère, si brave, si téméraire, si courageux, décida d'aller ouvrir. Je le regardais, avec un semblant de larme dans mon nyeux, avant de m'apercevoir qu'en fait, je ne pleurais pas. Puis soudain, je fixais la porte en cessant de bouger et de respirer, les yeux grands ouverts, et un silence pesa alors sur l'assemblée. Puis un barbu à la chemise canadienne avec un pantalon et en soi, un accoutrement bizarre, apparut. Ce n'était en fait personne d'autre que... Le vilain gros méchant rigolo de la guerre ! Je n'avais bien-sûr pas pu le rencontrer personnellement, et j'en étais fortement désolé. Il m'avait parut bien sympatoche Riri. Simon lui claqua cependant la porte au nez et je soupirais. Le reverrais-je un jour ? Il s'était reconvertit dans la vente apparemment. Peu après, Simon rouvrit la porte et les mafieux se cachèrent d'un coup où s'immobilisèrent. Je vis Rateau et Kevin avec de grands yeux blancs, les pattes sur les joues avec une bouche grande ouverte et quelques peu déformée.

    C'est alors qu'un homme étrange me fixa par la fenêtre avec la même tête. Il avait l'air de crier et d'être un copain d'E.T d'ailleurs ! Cependant, Pelle qui était la source de tous ces problèmes ne semblait pas remarquer grand chose. Simon s'en sortait à merveilles, bien que je vis qu'il avait l'air de vouloir s'enfuir en courant. Heureusement, elle partit et Kevin et Rateau se jetèrent par terre en fermant les yeux qui étaient devenus tous secs, et fermèrent la bouche qui avait abritée des petits êtres volants, tels que des mouches. Si seulement Freddie n'était pas sortit de la maison... Oui, Freddie c'est la peluche grenouille de ma dérangée de sœur psychopathe. Cette peluche avait seize ans et avait prit vie un jour. On pouvait s'amuser encore plus désormais ! Tandis que Simon et Mallory parlaient calmement, je rejoignais Christian avec mes supers béquilles.

    « Et sinon, tu sais que Mallory elle cache des trucs sous son lit ? Et oui, elle a des poupées vaudou ! C'est une folle ! Elle en a même une de toi. J'sais pas pourquoi d'ailleurs, mais aussi ce que tu sais pas, c'est qu'elle a eu une relation amoureuse avec un blondinet. Car tu l'ignores peut-être dude, mais en fait... Eh ben... La haine ça peut provoquer l'amouuuuur de deux personnes ! Et c'est ce qui leur est arrivé. »
    « Ah, c'est pour ça que tu te sens obligé de parler de Mathilde des fois comme ça, en plein milieu de conversation ? »
    « Pardon ? Shocked »
    « Ben foui, tu dis des trucs par exemple, comme « Oh mais Mathilde quand même, elle a de beaux cheveux. Enfin je veux dire, j'aime bien la couleur. Enfin ça lui va bien ! Je veux dire... Que ça irait bien à quelqu'un d'autre. Enfin j'aime bien ses cheveux. Mais pas sur elle bien-sûr. Si jamais il y en a un qui répète ce que je dis, je le met dans la fosse à singes dans le garage ! Shocked » c'est pas rien ça non plus ?! »
    « affraid Mais tu ne racontes que des bêtises Rico ! Tu vas finir dans la fosse à gremlins dans la cabane dans l'arbre si tu continues ! »

    Je fixais Rico du regard sur une petite musique de western et il comprit vite qu'il valait mieux pour lui qu'il ne la ramène pas trop. Il partit alors et le nouveau mafieux était déjà dans la maison. Zut alors ! J'avais loupé l'entrée phénoménale de notre phénomène de foire ! Crédit agricole, le voilà... Hum, la foire agricole, le voilà ! Hum.. Pourquoi vous me fixez comme ça ? Hum, donc. Jean-Charles était un tombeur, un agriculteur. Enfin, un paysan je veux dire. Il était issu d'une famille où sa mère ne l'aimait pas, son père si, son frère je n'en sais rien, et sa sœur était chiante. En fait, c'était Poil-de-Carotte à lui tout seul. Cependant, il fallait rester courtois, poli, présentab.. Hum, donc je vais plutôt me contenter de dire bonjour hein.

    « Bonjouuur Jean-Charles Very Happy Tu en as mis du temps. Tu as loupé le cours de danse ! »

    Mais visiblement il ne m'entendit pas et nous complimenta sur nos tenues. Ouh ouh ouh, quel petit coquinou ! Hum, sinon j'en profitais pour retourner voir Jackson et lui demandais de me faire monter en haut. Enfin en traduction ça voulait dire : tu me portes dans ton porte-bébé jusqu'à l'étage, histoire que je me fringue comme un chef de la mafia et plus comme une danseuse étoile handicapée. Une fois qu'il me porta jusqu'en haut, sans qu'on ne semble nous remarquer, il m'aida à m'habiller d'un splendide costume noir, puis je mis du gel dans mes cheveux en mode mafia italienne, et je mis des lunettes noires, des lunettes de soleil, pardi. Jackson me redescendit ensuite durant un grand silence. Un fidèle et brave mafieux m'informa du fait qu'on m'avait visiblement posé une question, et qu'il s'agissait de : quel jeu pourrions nous faire ?

    Eh bien, il suffisait de demander ! J'ai toujours des idées. Bien-sûr, dans mon état d'handicapé, je faisais moins de choses, mais du coup j'avais fais construire un carrosse noir aux couleurs de la mafia donc, avec des dessins sur le carrosse qui était en réalité des mains ou pattes trempées dans de la peinture avant d'avoir été appliquées sur le carrosse. C'est clair ? Non ? Tanpis, faut me comprendre et puis zut. Donc en gros on a un carrosse noir avec des empreintes de mains/pattes des mafieux, et de Simon et moi-même, et ce carrosse servait à transporter sa seigneurie Simonouchet et moi-même là où nous le voulions. Bon, malheureusement... Le carrosse ne rentrait pas dans la maison. Mais tanpis, on pouvait aller dans la forêt quand même. En fait ça dépendait des endroits, il y avait trop d'arbres. Soudain, Jean-Charles me secoua par les épaules. Dur retour à la réalité.

    « Wesh, ziva, comment tu me mattes depuis tout à l'heure là ? Hein ? Hein ?! HEIN ? HEIN ?! »
    « Jean-Charles, arrête de me secouer voyons, je t'admirais sûrement ! Et puis vu ce que tu as fais à ce pauvre PQ... Je serais toi, je ne la ramènerais pas trop ! »
    « ...Wesh. »
    « Doooonc, mon Simonouchet. Nous pourrions nous envoler à bord de notre carrosse avec des otages ? Les rats seraient scellés comme les rennes du Père Noël au carrosse, et s'envooooleraient vers d'autres cieux ! Puis dans notre carrosse aménagé, avec ses cinquante places, nous pourrions refourguer toute la population mafieuse ainsi que nous-même, avec nos place surélevées par rapport aux autres, et nous aurions donc des otages. On fait un peu le chat et la souris en version les mafieux et Mallory ? On kidnappe Christian pour l'emmener voir Sid, son coupain paresseux qui se prend pour un dieu, et comme ça, après on le met sur le bûcher de Jeanne d'Arc et Mallory doit tenter d'le sauver avant qu'il ne brûle. Puis le truc en plus, c'est que Pedobear est dans la forêt... Donc en fait on peut se contenter de faire rouler le carrosse avec Kevin et Rateau qui nous conduisent donc ! Qu'en penses-tu ? Very Happy »

    Simon et les autres mafieux semblèrent apprécier bien-sûr. Tous, sauf Rateau et Kevin.

    « Mais... Je suis pas un renne moi ! Je suis pas Rudolph le renne au nez rouge ! »
    « Rudolph le renne au nez rouuuge, nana nana nana naaaaa ! Rudolph le renne au nez rouuge ! ♫ Oui, caaar.. Rudol.. »

    Se prenant un coup de pattes bien placé par son père, Kevin cessa de chantonner, tout triste. Oui, Noël était fini et on avait vu le film au cinéma. C'était bien. Rudolph a même une petite chérie reinette à la fin. C'était mignon. Shoubidou. Tout ça mélangé quoi. Sans jeter un coup d'œil à Mallory et Christian, je dis à voix basse aux oreilles de quelques mafieux (Jackson, Rico, Stitch et Wall-E – Jackson pour vérifier que tout se passe bien, Rico pour la ruse, Stitch pour la force et Wall-E pour détourner l'attention) de s'emparer de Christian en faisant diversion. Wall-E alla alors voir Mallory avec son air attendrissant et adorable de mafieux robot, et cette idiote tomba dans le panneau : ça, c'était fait. Ensuite, Rico alla voir Christian en lui causant un peu, et en faisant la conversation à Diabolique, puis Stitch attrapa Christian en le bloquant pour qu'il ne bouge pas, et Jackson vérifia que tout se déroulait bien, tandis qu'ils l'emmenèrent dans le carrosse, dehors. Les mafieux suivirent tous, exceptés Wall-E donc, et les rats. Mallory commença alors à râler, et Wall-E partit dehors rejoindre le carrosse, donc, et Simon et moi attrapions chacun un rat en les obligeant à aller dehors. Tenant fermement l'oreille de Kevin, je me rendis compte que mes béquilles ne m'aidaient en rien.

    « Bon, tu me portes, et tout de suite ! »
    « Mais... »
    « TOUT DE SUITE ! »

    Môssieur daigna alors me porter, mes béquilles et moi, puis nous partîmes dehors, puis il me redéposa avec mes béquilles que je repris, puis je lui donnais un coup de béquilles sur les fesses en lui montrant ensuite la direction des laisses à mettre autour de leurs cous. Il soupira et alla se mettre en position, tandis que Rateau fit de même. Je vis ensuite que Kevin avait sortit de nulle part un nez rouge scintillant. En fait il aimait ça, de se prendre pour un renne ! Je montais dans le carrosse en regardant le chemin spécial Grace qui était dans la forêt. Oui, on avait aussi un chemin spécial pour notre carrosse. Voyant que Mallory arrivait dangereusement, je vérifiais que Christian était bien ligoté et entouré de mafieux, tout en étant assit sur un siège, puis je me relevais avec mes béquilles en vérifiant que tout le monde me regarde bien.

    « Bon, alors vous allez mettre vos ceintures spéciales grand huit ! Hum, les harnais de sécurité spécial mafieux je veux dire, vous attachez notre victime, puis ensuite... Kevin, Rateau... GO ! GO ! GO ! »

    Et le carrosse partit comme une fusée, tandis que nous mettions tous notre ceinture.
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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Dim 6 Mar - 20:00

    Quand Christian vit Simon et Jared arriver en tutu rose, il dû se forcer à ne pas éclater de rire. Angélique ne l'aidait pas trop, il était parti se cacher dans un pot de fleurs pour rire tranquillement. Parfois ça devait être bien, d'être une miniature... On pouvait aller partout où on voulait, se cacher dans les pots de fleurs, et... OO Fleurs ? Christian attrappa vite Angélique avant qu'il ne mange la pétale de rose qu'il avait devant lui. Si jamais Angélique ou Diabolique mangeait une fleur, ils devenaient encore plus incontrôlables qu'ils ne l'étaient déjà, et Christian se voyait mal les supporter. Déjà qu'il avait du mal.

    " Mais la fleuuuuur Sad " protesta Angélique.

    Christian lui fit les gros yeux, et tourna aussitôt la tête quand il entendit Simon parler de Mallory. Mallory... Avec des étoiles dans les yeux, le regarde de Christian se perdit vite dans le vide pendant que Angélique et Diabolique, habitués à ce comportement, se mettaient à deux pour le pousser jusque dans l'entrée pile au moment où Mallory arrivait devant lui après une longue descente en escaliers-tobogan.

    " Ouaaaah, c'est une maison truquée ! Very Happy " s'émerveilla Angélique.

    " Complètement gaga ", commenta Diabolique avec un air déséspéré en regardant Christian bredouiller quelque chose en voyant Mallory.

    " Sa...lut... Very Happy " commença Christian, avant d'être coupé par Simon qui grondait Rateau qui se cachait, apparement appeuré par une certaine Pelle.

    Pelle ? Pelle, Rateau... Cette fois, Christian éclata de rire et s'arrêta immédiatement, en voyant les têtes qui tous les autres tiraient. Bah, c'était marant non... ? Non apparement, vu la tête d'enterrement qui tirait Simon tout en allant ouvrir, pensant qu'il s'agissait de cette pelle qui semblait effrayer tout le monde. Avec toute cette tension autour de lui, il finit par avoir peur lui aussi, et sentait Angélique claquer des dents jusqu'à ce que la porte s'ouvre et qu'un Monsieur Riri Wikipédia propose des encyclopédies, sans être choqué de la tenue de danseuse de Simon. Maintenant qu'il y faisait attention, ce Riri il avait l'accent Allemand... Riri. NOOON OO Son professeur d'Allemand, quand il était au collège, s'appellait Monsieur Riz. Oui, un asiatique. On vous laisse imaginer la difficulté des élèves : déjà que l'Allemand c'est pas évident... Soudain, il sortit de ses pensées quand Mallory essaya de le tirer plus loin avec elle, afin d'échapper à tout ce bazar. Mais évidemment, Simon se retourna, à croire qu'il avait des yeux dérrière la tête... Une dispute entre Simon et Mallory allait éclater, quand le fameuse Pelle arriva pour sauver les gens de cette dispute. Enfin, sauver... C'était peutêtre pas le mot exact.

    " Et là, tu crois qu'on peut s'échapper ? OO " chuchota Christian à Mallory.

    Voyant qu'elle ne répondait pas sûrement trop apeurée par la Pelle, il jeta un coup d'oeil à Angélique et Diabolique : Diabolique déssinait sur le plâtre de Jared discrètement, ou plutôt lui faisait un autographe (allez savoir pourquoi, il était persuadé qu'il deviendrait célèbre un jour. A part doubler les autre Diaboliques dans des films pour les cascades, moi je vois pas comment...), et Angélique était debout sur une feuille, la bouche grande ouverte prêt à croquer dans une pétale de fleur. En voyant que Christian le regardait, il s'arrêta net, la bouche toujours ouverte et les yeux tournés vers lui, restant comme ça pendant cinq minutes jusqu'à ce que Christian lui fasse signe de revenir, et qu'il vienne la tête baissée, tout déçu. Au moment où Angélique revenait sur l'épaule de Christian et que Diabolique reprenait aussi sa place sur son nouveau perchoir : épaule gauche, Mallory et Simon se remettaient à se disputer.

    " D'la baston, d'la baston ! " criait Diabolique.

    " Soyez prudeeeents ! " hurlait Angélique, avec une voix de petite fille.

    Les cris d'Angélique fûrent vite couverts par un nouveau cri, aigu lui aussi mais différent :

    " WALLAAAH BOUGE-TOI LA GROOOSSE ! "

    Ouvrant de grand yeux, Christian regarda Rateau s'écrier un joyeux " Oh, ça doit âtre Christian ! Very Happy " et lui adressa un sourire gêné, quand Rateau se rendit compte grâce à Simon qu'il était déjà là depuis un moment. Simon fit entrer le petit roux qui venait de crier et que Rateau avait prit pour Christian, et ce dernier murmura d'un air air totalement sous admiration :

    " Tom Sawyer... "

    Heureusement, personne n'entendit sa remarque, même pas Mallory qui lui dit de courir. Courir ? ... COURIR ! Commençant à se retourner, Christian leva à peine la jambe que Simon et ses yeux derrière la tête cria à l'intention de Mallory, remarquant qu'ils tentaient encore de s'échapper. Heureusement, Tow Sawyer intervint et les mafieux commençaient déjà à proposer des idées de jeux. Cette fois ça y est, ils allaient enfin pouvoir partir en cachette ! Very Happy Commençant à lever à nouveau la jambe pour monter les escaliers avec Mallory, qui s'était arrêtée en voyant un des copains de ses petits frères, Wall-E et ses grands yeux mignons. TROP mignons... Il cherchait la bagarre ?! Ouais ouais...

    " Eh, tu savais que Elmer l'éléphant multicolor ? Very Happy "

    Tournant la tête vers le petit Rico, Christian attendit la suite de la phrase. Une minute. Deux minutes.

    " ... Quoi ? " intervint Diabolique.

    " J'ai dit, est-ce que tu savais que Elmer l'éléphant multicolor ? " s'impatienta Rico.

    " Bah... Comment ça ? "

    " Je t'aide : Multicolor, ça veut dire de toutes les couleurs. ALORS ? Very Happy "

    Grand silence, et Rico abandonna, partant en criant des choses incompréhensibles. Christian tourna la tête vers Diabolique d'un air "T'as compris toi ?" et soudain bascula, porté par une bestiole bleu qui le transportait dehors. Sans comprendre comment, Christian se retrouva alors dans ce que, d'après les paroles de Jared qu'il comprit, était une cabine pour grand huit. GRAND HUIT ?

    " Euh les mecs, j'ai un peu le vertige, donc ça serait cool d'y aller molo... "

    Grand silence pendant quelques secondes, tous les passagers tournés vers Christian avec un regard blasé. Ne sachant pas trop quoi faire, il afficha un grand sourire, et sentit qu'ils commençaient à bouger, ou plutôt s'envoler.

    " TROP MORTEEEEEEEEEEEEEL ! " criait Diabolique, en s'accrochant les mains sur le siège, le vent lui fouettant son visage tout souriant, comme un petit gamin tout excité, accompagné par les cris de Christian, un peu differents :

    " AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH OO "

    Pour vous expliquer un peu plus clairement : des ailes venaient d'apparaitre, des ailes comme celles d'un avion, et des Roumains chantaient dessus, trois plus précisement. Une chanson incompréhensible, mais de toute façon leur apparition n'est pas longue, juste le temps d'arriver jusqu'à la fin du refrain, car on est dans une forêt. Et dans une forêt, il y a des arbres. Et dans les arbres des branches, ce qui fait que... Ah bah ils tombent déjà de l'aile avant que j'aie pu expliquer, tant pis pour eux.

    " Tu crois qu'il sont... scouic ? " demanda Angélique, toujours sur l'épaule de Christian, tenant son auréole bien au dessus de sa tête pour éviter qu'elle ne s'envole à cause de la vitesse à laquelle ils allaient.

    " Bien sûr ! Very Happy " s'écria Diabolique, qui avait des yeux grands ouverts à la limite de loucher, éclatant de rire comme un déglingué.

    Angélique frissona en marmonant quelque chose comme "Il est tombé dans les fleurs quand il était petit...", et Christian tourna la tête vers la fenêtre en se cramponnant toujours à son siège, et vit alors un tas de choses pas très nette défiler sur une musique d'ambiance. D'abord, le nain Tracassin qu'il avait déjà rencontré une fois avec Mallory passa sur un balais accompagné d'une sorcière, et lui cria un "JE PEUX TE FAIRE UN CONTRAT !" mais il fût aussitôt assomé comme les Roumains : par une branche. Ensuite, un avion passa à côté d'eux. Dedans, il vit un pinguin qui conduisait en draguant une poupée en bois, une girafe qui en les voyant poussa un cri similaire à celui d'Angélique un peu plus tôt, un lion qui se battait pour un ipod avec un zèbre et enfin un hipopotame qui dormait.

    " Ah que salut salut, les amis ! On a changé d'avion, et... MAURICE, EXPLIQUE LEUR ! "

    Tout le monde se tourna vers la petite bête qui venait de parler. Un lémurien, qui avait une espèce de couronne/chapeau de bananes, et un lézard dessus. Il y avait un autre lémurien à côté de lui, plus petit et gros, qui avait un air beaucoup bien déjanté que l'autre : Maurice. Maurice prit donc la parole, les mains dans le dos, tout droit comm un i.

    " Hum hum. Dans l'autre avion, il n'y avait plus de cacahuète. " expliqua Maurice.

    " Et nous, on est DIIINGUES des cacahuètes ! " s'écria l'autre, qui poursuivit devant les regards des passagers tous tournés vers lui " Bah, c'est moi, le King Julian ! OO "

    " Ah mais ouiiiiiii, je l'ai vu à la TV ! " cria Rateau d'un air surexcité, en se trémoussant sur sa chaise comme un fou.

    Le lémurien Julian prit finalement une place, accompagné de Maurice, en rouspetant qu'il n'y avait pas plus de cacahuète que dans l'autre avion qui de toutes façons venait de s'écraser en Afrique. Le reste du voyage, Christian fût un peu plus habitué à être secoué et il finit même par ne presque plus avoir peur ! Presque. Au bout du cinquième tour de tête à l'envers (oui, il comptait : plus que trois, si c'était bien un grand huit.), la vitesse ralentit et par la fenêtre, Christian vit qu'on s'arrêtait à un espèce de fast-food comme chez lui, mais different. Pas de M jaune géant, ni de petit bonhomme à tête de hamburger, mais deux baguettes magiques croisées. MagicDrive ? Il connaissait vaguement McGo, le fast-food de la terrible McGonagall, mais pour ce qui est de MagicDrive, jamais entendu parler. En tout cas, Diabolique semblait connaitre, car il ne tenait plus en place et ses yeux devinrent énormes quand il vit où ils s'arrêtaient.

    " MAGICDRIIIIIVE ! Si quelqu'un prend le menu Sortilège, j'prends le jouet ! "

    " Ah, non non, non ! " répliqua Julian en se mettant debout sur son siège d'un bond, et se retournant pour parler plus facilement avec Diabolique. " JE prends le jouet ! "

    " NON C'EST MOI ! " répliqua Diabolique avant de se jetter sur lui, ce qui entraina une bagarre.

    Levant les yeux au ciel, Christian regarda Angélique qui haussa les épaules en même temps que lui, d'un air désolé. Une voix de femme impatiente les arrêta, à la fenêtre du MagicDrive :

    " C'est pouuuuuuur ? "

    " Maraine la bonne fée ! cheers " cria Angélique.
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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Mer 16 Mar - 19:45

Dès que Mallory aperçut la touffe de cheveux roux de Jean-Charles, elle eut le pressentiment que l'après-midi serait mouvementé. Cette racaille de la campagne ne lui inspirait pas du tout confiance, et elle était certaine qu'il avait une mauvaise influence sur ses frères. Déjà que la mafia avait des occupations très louches comme la pêche aux canards en plastique et la formation de mouches de combat, Mallory craignait que ce J-C ne leur fasse découvrir des activités plus... dangereuses. Elle avait entendu dire qu'un certain Gros Tony et ses hommes trainaient dans le coin. Apparemment, ils tenaient le chat de la mère Michelle en otage et l'argent de la rançon leur servait à fabriquer des pâtes Lustucru. Et justement, dans la cabane qui servait de QG à la mafia, il y avait un portrait de chacun des mafieux. Sur celui de Jean-Charles, le rouquin mangeait des spaghettis dans une assiette en carton. Alors imaginez si il s'agissait de spaghettis Lustucru ! Panzani, ok, mais Lustucru ! … Jean-Charles pourrait être affilié à ces grosses brutes qui retenaient prisonnier un pauvre minou sans défenses pour s'enrichir. C'était horrible !

Et en parlant d'horrible, un mafieux s'approchait. Encore ce n'était que Wall-E, qui était assez gentil et inoffensif par rapport à ses collègues. Et en plus, il avait de grands yeux tout mignons dans lesquels l'autre blonde de Wendy aurait adoré s'admirer. Toute attendrie devant le petit robot, Mallory mit quelques instants à réaliser que Stitch venait de kidnapper Christian et donc Angélique et Diabolique aussi. Elle ne réagit que lorsqu'elle vit Wall-E s'enfuir en faisant grincer ses vieilles roues, suivi de Jared et ses béquilles que Kevin soutenait. Se demandant ce qu'ils avaient bien pu inventer, elle courut à l'extérieur et eut juste le temps de voir le carrosse volant de la mafia s'éloigner à pleine vitesse. Ça y est, ils allaient voir Gros Tony pour fabriquer des spaghettis de façon malhonnête, c'était la fin ! Il allait voir, ce J-C ! Quoiqu'en fait, le carrosse ne semblait pas emprunter le chemin de la fabrique. Non, ils s'enfonçaient dans la forêt. Haha, elle avait tout compris ! Jean-Charles voulait apprendre aux mafieux à jouer au poker contre les animaux de la forêt ; ils crouleraient vite sous les dettes, seraient à la rue et deviendraient alcooliques et dépressifs. Enfin non, le dernier casino de la forêt était interdit aux personnes de moins de 12 doigts, donc il n'y avait aucun risque pour qu'ils rentrent là-dedans. Et puis en fait, peut-être que J-C n'avait rien à voir dans cette histoire de kidnapping. Ah ben non, c'était sûrement que Jared et Simon voulaient l'embêter. Ouiii, tout s'expliquait ! Oh les sales gosses.

Le carrosse n'apparaissant plus que comme un petit point noir parmi la verdure, Mallory réfléchit à une façon d'aller sauver Christian. Alors déjà, il était hors de question qu'elle court : depuis sa glissade dans l'escalier-toboggan, elle avait atrocement mal à l'arrière-train. La citrouille transformée en carrosse n'était pas une très bonne idée non plus, car on disait que la marraine la fée de Cendrillon n'était plus très fraîche en matière de magie. Ou alors en charrette. Mallory prit donc la direction de la maison de Rateau, espérant y trouver Pelle qui en possédait une. Elle n'avait pas trop envie de croiser la souris enragée, mais de toute façon, elle n'avait jamais eu de problèmes avec elle et ne risquait donc rien. Mieux vaudrait juste éviter de parler de Rateau, Kevin et les mafieux.

La maison des rats n'était pas très loin. Il fallait suivre un petit sentier qui passait derrière la maison et qui menait à une clairière où l'herbe était toute sèche. C'était un endroit désolant. On entendait quelqu'un jouer de l'harmonica et des boules de paille sèche roulaient partout. Il y avait seulements deux maisons. Les 7 nains de Blanche-Neige vivaient dans la première, et on pouvait d'ailleurs voir qu'elle n'était pas très propre. Et justement, les nains trainaient dehors. Depuis que Blanche-Neige était partie avec son prince, il y avait pas mal de laisser-aller chez eux. Joyeux était devenu hippie et empêchait tout le monde de dormir en proclamant la paix dans le monde la nuit ; Atchoum refusait de jeter ses mouchoirs ; Dormeur faisait la sieste encore plus qu'avant et faisait même de la concurrence à la Belle au Bois Dormant ; Simplet était devenu mathématicien ; Prof éduquait des fourmis ; Timide était devenu une grande star dans la forêt et Grincheux était devenu nain au pair.

-Où est le bébé ? Suspect lui demanda ce dernier lorsqu'elle passa devant lui.

Mallory haussa les épaules et plaignit le pauvre petit que le nain gardait, puis avança un peu plus rapidement jusqu'à la maison de Rateau. C'était une maison à l'apparence minuscule mais en regardant bien, on pouvait voir qu'elle s'enfonçait sous terre. Sur le mur à gauche de la porte, on avait sculpté les trois rats de la famille, qui affichaient tous un sourire radieux. Mais franchement, leurs sourires n'avaient rien de rassurants. Mallory frappa à la porte, espérant que Pelle ne mettrait pas trop de temps à venir ouvrir. Coup de chance, la souris géante vint ouvrir presque tout de suite, et parut surprise en la voyant.

-Ho Mââârchorie ! Cômment qu'cééé parrr cheeez toi ? T'as r'troufé mon hômme et mon ptiot ?!
-Moi, c'est Mallory Laughing. Non, désolée. Est-ce que tu pourrais me prêter ta charrette s'il te plait ? Laughing
-Mâh charrette ?! Owiii, bieeen chûr. WILLYYYYYY !

La maison des rats se mit à trembler dangereusement et Mallory regarda avec de grands yeux une charrette menée par Willy le jardinier.

-Willy l'é chauffeur dé taxi auchourd'hui ! Annonça-t-il. Montez m'dame !
-A plous tard Mârchorie !

Préférant ne pas trainer car des mouffettes paparazzis venaient harceler Timide, Mallory adressa un signe de la main à Pelle et grimpa à l'arrière de la charrette, qui était recouverte de paille. Willy mit la charrette en route en beuglant, ce qui fit réagir Marguerite, la vache normande qui tirait l'engin. Après avoir indiqué le chemin de sa maison à Willy, Mallory attendit sagement qu'ils arrivent en essayant de réfléchir à comment elle allait faire une fois qu'elle retrouverait la mafia. Mais comme aucune idée ne lui venait à l'esprit, elle décida qu'elle improviserait quand ce serait le moment Very Happy. Quand la charrette s'arrêta, Mallory se dépêcha d'aller récupérer quelques objets qui pourraient lui être utiles et dont les noms ne seront pas dévoilés pour l'instant, les rangea dans une sacoche, puis retourna rejoindre Willy et sa vache. Elle remarqua qu'entre temps, Marguerite avait mangé toutes les pétunias de Simon, ce qui ne devrait pas trop lui plaire.

-Sacrée Margueuh ! Lança Willy en la faisant avancer de nouveau. Hé au fait ptoute fille, qu'ést-ce qui t'amène dans la charriote de c'bon vieux Willy ?
-Ah, c'est une longue histoire Very Happy, répondit Mallory.

Et pendant un bon moment, Mallory raconta ce qui s'était passé cet après-midi. Elle pensait qu'ils étaient maintenant arrivés assez profond dans la forêt, mais en fait, ils étaient toujours dans le jardin. Ou plutôt ce qu'il en restait : Marguerite avait mâchouillé toute la végétation à proximité. De toute façon, la pelouse avait besoin d'être tondue. Willy poussa un soupir et essaya de faire avancer Marguerite, mais celle-ci refusait de laisser ses fleurs chéries. Mallory sortit un paquet de chewing-gum de sa sacoche, objet secret n°1, et le passa à Willy pour qu'il en donne à Marguerite. Le parfum menthe fraîche dû lui plaire car elle beugla et se remit à avancer. Mission n°1 accomplie pour Mallory Very Happy ! Soulagé, Willy tira sur les rênes de façon à ce que la vache se dresse sur ses pattes arrières, pousse un beuglement assourdissant puis parte au galop.

-IL FAUT SAUVER WILLYYY ! Cria le jardinier.

Se rendant compte qu'il avait fait une erreur dans le script, il se stoppa tout de suite et fit doucement reculer Marguerite pour pouvoir recommencer. Et une fois que le vache eut beuglé, il s'écria :

-IL FAUT SAUVER CHRISTIAAAN !

Comme elle savait que le voyage risquait de durer un moment, Mallory applatit bien la paille qui se trouvait à l'arrière de la charrette puis s'allongea dessus pour pouvoir regarder les nuages. Déjà, elle en remarqua plusieurs en forme de cerise, de cacahuète, de petit poney, de petit ver avec un parapluie, et même un en forme de rat ! Ce dernier nuage lui fit penser à la mafia, et elle se demanda ce qu'ils pouvaient faire en ce moment. Si ces abrutis n'avaient pas changé de direction suite aux mauvais conseils de J-C, ils étaient certainement entrain de martyriser le pauvre Christian et ses deux miniatures. Bah tiens, il s'en souviendrait de sa première visite chez les Grace u_u. C'était dingue ça, à chaque fois qu'elle ramenait un garçon à la maison, ses frères se sentaient obligés de s'amuser avec. Enfin non, c'était la première fois qu'un garçon venait à la maison... Histoire de lui rafraîchir la mémoire, un nuage prit soudain la forme d'une glace. Mallory se rappela alors d'un événement tragique qui avait eu lieu lorsqu'elle avait 7 ans.

C'était l'été, il faisait chaud. Mallory se rendait donc régulièrement au camion du marchand de glace, et ses visites étaient devenues si fréquentes qu'elle s'était même liée d'amitié avec le fils du marchand de glace qui avait son âge. Donc c'est pour dire, elle était un peu rondelette à cette époque, la Mallory. Un jour, elle décida d'inviter à jouer à la maison le petit garçon, qui s'appelait Donald … hum non Charly. Charly arriva donc tout content chez les Grace avec un joli ballon violet gonflé à l'hélium dans la main. Mais sa bonne humeur ne dura pas longtemps, car les jumeaux avaient déjà 4 ans et étaient donc en âge de faire des bêtises, et ils profitèrent que Mallory aille au petit coin pour faire subir des misères au pauvre petit. Après l'avoir attaché sur une table et chatouillé les pieds avec une plume de pigeon, Jared et Simon dégonflèrent le ballon pour avoir une voix de Chipmunks pendant quelques instants. Dotés de rire de personnages de cartoons, ils maquillèrent Charly avec des crayons feutres puis relâchèrent leur victime. Lorsque Mallory revint de sa commission, elle vit le pauvre petit Charly qui quittait la maison en pleurs, trainant son ballon dégonflé derrière lui. A partir de ce jour, le petit Charly détesta les Grace, et Mallory ne put plus jamais acheter de glaces au chocolat dans le joli camion rose du papa de son ancien ami, et même qu'elle en pleure encore.

-Pourquoi tou pleures potite ? Demanda Willy. T'éploucherais pas des ôignons dans mon dos par'hâsard ? Suspect

Mallory hocha négativement la tête et essaya d'oublier la musique qui annonçait l'arrivée du marchand de glace. Mais elle n'y arrivait pas, car quand on est enfant, ne plus pouvoir acheter de glaces dans le camion rose c'est comme ne plus pouvoir monter dans le cadis de supermarché : c'est un vrai drame et ça vous marque à vie.



[Pendant ce temps-là, chez les mafieux]


Confortablement installé sur son siège de patron de la mafia, Simon regardait avec un air admiratif le King Julian et Diabolique se bagarrer. Il y avait moins de chichis que quand on regardait le catch à la télé, et en plus c'était en direct. Quoiqu'il en soit, Marraine La Fée attendait avec impatience que les mafieux passent leur commande, et Simon faisait passer le mot. Pour lui, ce serait un menu Obélix : du sanglier et des galettes bretonnes, avec du jus de pomme qui avait une sacrée allure de cidre. Rateau et Kevin ne voulaient que du fromage, Jackson et Rico étaient au régime pour rentrer dans leurs bikinis cet été, Jean-Charles voulait des pattes Lustucru avec du jus de carottes, Wall-E de l'huile de vidange et Stitch un menu hawaïen. Après avoir demandé à tous les autres ce qui leur ferait plaisir, Simon passa commande et ordonna à Kevin et Rateau de se poser dans le parc qui servait d'aire de repos au McDrive. Ici, on entendait comme musique d'ambiance « I need a hero » chantée par Marraine la bonne fée elle-même et des colombes et des bulles volaient partout. Simon s'amusa même à en crever, mais il s'arrêta quand une bulle vint éclater dans son œil. Rateau mit en place la nappe de pique-nique et traina Christian comme un sac à patates jusque là-bas, faisant bien attention à ce qu'Angélique et Diabolique suivent bien. Une fois que tous les trois furent installés, il alla chercher le King Julian et Maurice et les plaça autour de la nappe, et les autres mafieux prirent place avec leurs repas.

-Zappétit ! Very Happy

Simon se mit alors à manger son repas comme un petit cochon bien dodu et bien rose, mais il remarqua que Maurice s'était faufilé auprès de lui pour piquer quelques galettes bretonnes.

-Maurice, tu pousses le bouchon un peu trop loin Suspect.
-Mais on n'a pas commandé pour nous … se justifia-t-il.
-QUI EST L'ABRUTI QUI A PASSE COMMANDE ?! Ah c'est vrai, c'est moi. Méchant Simon, méchant !

D'un geste très Dobbyien, le mafieux commença à se taper la tête avec l'une de ses galettes bretonnes. Avant qu'il ne se serve du bout de menhir offert en cadeau avec son repas, Jean-Charles déclara :

-Wesh les mecs ! Vous savez, moi quand j'pisse, ça fait du jus d'orange.

Devant les airs ahuris des autres gens présents, il s'empressa de leur adresser un clin d'œil mais resta coincé quelques instants, ce qui effraya encore plus tout le monde. Julian arriva quand même à le sauver en lui donnant une baffe.

-Mais alors, si tu pisses du jus d'orange … Ce n'était pas une carafe qui se trouvait sous ton lit ? Interrogea Rico avec de grands yeux.

Un silence gêné s'installa pendant quelques instants, et J-C se sentit obligé de le briser.

-Bah non, c'est le popo d'J-C ! Wesh !

Là, presque tout le monde faillit s'étrangler avec son casse-croûte. D'autres gens qui étaient venus pique-niquer dans l'aire de repos du MagicDrive s'éloignèrent lentement, ce qui était plutôt normal car c'était une famille de tortues. Faisant comme si de rien n'était, les mafieux continuèrent de manger.

-Hey mais attendez... Si Christian est en saucisson, … commença Rateau.
-SAUCISSON ? Very Happy s'écria Jackson.
-... Il ne peut pas manger ! Finit le rat. Bouge pas mon chou, je vais t'aider Very Happy.

Le papa rat prit le repas qu'avait commandé Christian et sortit des couverts en plastiques, découpa tout en petits morceaux et les lui donna un par un grâce à une petite cuillère.

-Et une cuillerée pour Maman, une pour Papa, oui c'est bien mon petit Very Happy ! Une autre pour Tonton Rateau, une pour Tata Pelle, et encore une autre pour Cousin Kevin, puis une pour …
-Rateau, vas moins vite ou il va s'étouffer, prévint calmement Simon.
-D'accord ! Une pour Simon, une pour Jared … Mâche-mâche-mâche !

Alors que Rateau essayait de faire cracher un morceau qui ne passait pas dans la gorge de Christian, Kevin éclata de rire. Arrivant enfin à faire sortir le demi-cornichon assassin, Rateau lui adressa un regard noir.

-KEVIN, ARRÊTE DE FAIRE LE CLOWN ! Ordonna-t-il. Pour commencer, retire ce nez rouge de renne, il ne met pas du tout ton museau en valeur.
-C'est top tendance, au contraire ! Protesta son fils. Tu n'as aucun goût ! T'es encore entrain de jouer au Papa et au Bébé !
-C'EST MIGNON TOUT PLEIN !
-NUL !
-MIGNON TOUT PLEIN !
-NUL, NUL, NUL !
-FERMEZ-LAAA ! Intervint le papa Tortue.
-Retourne dans ta carapace, toi ! Lança Kevin.
-Kevin, voyons ! Sois poli ! On dit « s'il te plait » ! le reprit son père.
-ESPECE DE SOURIS DE LABORATOIRE !

L'insulte sembla être prise très au sérieux par les deux rats, car ils se lancèrent à la poursuite de la famille de tortues. Les autres mafieux et captifs mangeaient tranquillement en observant la scène.

-Jamais on n'a vu, jamais on ne verra la famille tortue courir après les rats ! Le papa Tortue et la maman Tortue et les enfants Tortue iront toujours au pas ! ♫ Chantonna Jackson.

Touchés devant la voix remarquable de Jackson, tous les mafieux applaudirent. Tous sauf J-C, qui trouvait que c'était une chanson de vieille femme. Finalement, les pauvres tortues durent se cacher dans leur carapace et Rateau et Kevin s'en servirent comme sièges. Le petit monde continua de manger puis ils se mirent à raconter des histoires mafieuses.



[De retour avec Mallory]


Le temps que dure le trajet, Mallory avait décidé de faire un petit roupillon. Elle se réveilla en entendant une bulle de chewing-gum éclater et s'aperçut que la charrette s'était arrêtée.

-Bah qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-elle à Willy.
-Beh en fait lo truc c'é que … Willy l'é assez courageaux pourrr aller au lac hanté mais pas Margueurite.
-Le lac hanté ? OO
-Beh oui ! On dit qu'oune fille vaniteuse s'ést noyée dans lo lac et queuh maintenant, elle lo hante ! On l'entend touchours dire « Oh mirrroir, ne souis-che pas la plous joliiie ? Smack ». Donc désoulé, mais Willy et Margueuh restent po dans l'coin ! C'est monstroueux ! Allez hop, hop, hop ! Terminous !

Mallory descendit donc de la charrette et regarda droit devant elle. Ce n'était pas très rassurant. Le chemin devenait étroit et était bordé d'arbres touffus qui devaient masquer la lumière du jour. Pire : bizarrement, il y avait beaucoup de brume dans cette direction. Mais bien sûr, Mallory n'avait pas peur.

-WILLY, S'IL TE PLAIT, VIENS AVEC MOI Sad ! supplia-t-elle.

Willy fit un sourire gêné, cherchant quelque chose à répondre, et Marguerite fit encore éclater une bulle de chewing-gum.

-Woulah, elle était grosse çaulle-là ! Commenta le jardinier. Boh j'souis désolé, mais jo viens d'Écosse donc …
-Bah justement, ils sont pas courageux les Écossais ? Very Happy
-Hûûûm... JO VIENS D'ECOOOSSE, ET PARRR TOUS LES CHOMINS, J'Y ROVIENDRAI ! ♫

Et sur ce, il fit faire demi-tour à Marguerite et il partit au galop en sens inverse. Poussant un soupir, Mallory continua le chemin en avançant prudemment, de peur que quelque chose ne lui saute dessus. C'est là que notre objet secret n°2 entre en scène : une luciole dans un bocal. Mallory s'en servit pour s'éclairer. Au loin, elle apercevait un point de lumière qui annonçait la fin du chemin. Elle se dépêcha un peu en plaçant bien le bocal devant elle, puis s'arrêta net en voyant du mouvement dans des buissons à sa gauche. Horrifiée, elle avança dans cette direction et se baissa en voyant des silhouettes à terre. Les silhouettes bougèrent un peu, grognèrent puis semblèrent regarder dans sa direction. Quand ils aperçurent Mallory, ils poussèrent des hurlements atroces qui la firent hurler à son tour, et elle fonça en 4ème vitesse, pensant que des bêtes sauvages la poursuivaient. En fait, c'était les chanteurs qui s'étaient pris une branche d'arbre tout à l'heure mais ça, elle ne pouvait pas le savoir. Quand enfin elle arriva à la sortie du chemin, elle se retrouva dans un endroit très ensoleillé, et eut donc l'idée d'ouvrir son bocal pour laisser la luciole s'échapper. Curieusement, la lumière était vraiment aveuglante, comme si elle se reflétait dans un miroir. C'est là que Mallory se rendant compte qu'elle était arrivée devant le lac. Vu comme ça, il n'y avait rien de hanté, c'était même très joli. Ce qui pouvait être inquiétant en revanche, c'était le silence incessant et le fait qu'il n'y ait absolument personne. Enfin personne, ou presque. Elle entendit une voix féminine résonner et frissonna en devinant qu'il devait s'agir du fantôme.

-Tu sais que t'es belle toi, tu sais que t'es belle toi ? Very Happy Oh mais oui tu es la plus belle ! Et puis t'es la meilleure !

En fait, en écoutant bien, Mallory se dit que cette voix lui était familière et elle décida de s'approcher un peu. Elle vit une fille blonde toute vêtue de rose assise sur la berge. Alors là, elle ne comprenait pas les gens. Comment pouvait-on croire que les fantômes s'habillaient en rose ? C'était toujours blanc un fantôme, voyons u_u.

-Wendy ? Appela-t-elle.

La blonde tourna la tête au ralenti de façon à faire un L'Oréal Paris, ce qui fit penser à Mallory que cette fille était toujours aussi naturelle.

-Oh, Margaret ! S'écria Wendy.

Et toujours aussi intelligente, ah ça oui Very Happy C'était la deuxième fois de la journée qu'on l'appelait par un prénom autre que le sien. C'était pourtant pas dur Mallory … Sad Enfin ça devait l'être pour certaines personnes.

-T'as revu Christophe ? Very Happy Demanda la blonde.

Très dur.

-Christian ? Hum oui, je le cherche en fait Laughing.
-Vous jouez à cache-cache ? Very Happy
-... Non, pas tout à fait. Et toi, tu fais quoi ?
-Je m'admiiire ! J'ai découvert que ce lac était magique : quand je penche ma tête au-dessus de l'eau, je me vois de nouveau ! Comme si nous étions deux Wendy...

Tandis que Mallory s'inquiétait terriblement pour l'état mental de la blonde, Wendy se rapprochait de l'eau pour voir son reflet et lui adressait un signe de la main.

-Coucou Ydnew ! Very Happy Tu es une vraie beauté fatale aujourd'hui.
-Oh merci ! Reprit-elle avec une voix plus grave. Toi de même Wendy, et j'ajoute que tes cheveux sont ravissants.

Et là, elle se mit à rougir. Luttant contre sa conscience pour ne pas s'enfuir, Mallory essaya de raisonner la blonde.

-Tu sais Wendy, quand tu te regardes dans ce qu'on appelle un miroir ou sur la surface de l'eau, la lumière … Hum il se passe quelque chose qui fait que notre image apparaît là-dessus, et on appelle ça un reflet. Et ce que tu vois là n'est pas une deuxième Wendy mais ton reflet, expliqua-t-elle.

Wendy resta la contempler avec un air pensif pendant quelques instants, puis elle haussa les épaules et se regarda à nouveau dans l'eau.

-Ooooh regardes il y a une deuxième Mallory aussi ! Nous allons l'appelle Yrollam ! Bonjour Yrollam ! Very Happy N'empêche que la pauvre fait terne à côté d'Ydnew …

Vexée par le commentaire de Wendy, Mallory eut envie de partir. Mais elle se rappela que quand même, tout le monde craignait ce fantôme qui hantait le lac, alors que ce n'était que Wendy qui croyait s'être trouvée une double. Il fallait régler cette histoire.

-Mais Wendy, tu n'as pas de miroir chez toi ? Interrogea Mallory.
-Miroir … ?
-C'est un bout de verre souvent entouré d'un cadre. Les gens se regardent dedans.
-Ah si, plein ! Surtout dans ma chambre. Mais je déteste ça … Sad
-T'es sérieuse ? O_O

Une telle révélation de la part de Wendy paraissait impossible.

-Bah oui. Je fais attention de ne les regarder que le matin, mais le monstre est toujours là...
-Un monstre ?! OO
-Oui … C'est une abominable chose à poils blonds en pagaille, avec des poches violettes sous les yeux et un teint tout pâle ! C'est horrible ! Sad

Mallory comprit que ce n'était que le reflet de Wendy, mais elle ne préféra pas lui dire. De toute façon, elle n'aurait rien compris.

-Tu sais, le monstre laissera sa place à Ydnew si tu regardes le miroir après t'être préparée Very Happy.
-Vraiment ?
-Oui, je te le jure. Moi aussi, je vois un monstre le matin, parfois Laughing.
-Mais ce n'est pas ton reflet ?
-...

En fait, Wendy ne comprenait que ce qui l'arrangeait. Mallory se força tellement à sourire qu'elle sentit les muscles de sa mâchoire craquer.

-Si, bien sûr Very Happy. Donc, quand tu reviendras chez toi, tu te regarderas dans le miroir et tu verras Ydnew.
-Donc je n'aurai plus besoin de venir ici pour la voir ?
-Non, même pas. C'est génial, non ? Very Happy
-Oui, mais j'aimerais bien l'avoir toujours près de moi...

Toute fière, Mallory sortit alors de sa sacoche l'objet secret n'°3 : un miroir de poche. Elle le tendit à Wendy qui poussa un cri de joie en voyant sa chère Ydnew dans la glace.

-Bon ben je te laisse avec Ydnew, hein … Laughing A bientôt !
-A bientôôôt cheers !

Adressant un signe de la main à Wendy, Mallory s'en alla sans trainer, craignant qu'Ydnew ne veuille revoir Yrollam. Elle poursuivit donc son chemin et ne croisa personne pendant vingt minutes, jusqu'à entendre quelqu'un chanter horriblement faux. Mallory se précipita derrière un buisson pour se cacher, et elle arriva à repérer le chanteur de salle de bain : Charmant. Apparemment, il barrait la route. L'idée de rebrousser chemin l'effleura un instant, mais en entendant la voix rauque de Jean-Charles qui venait de loin derrière le blond, elle se décida à ne pas se laisser arrêter par un abruti pareil.

-[...] Et mon brushing d'enfeeer ! ♫ Oooh, le petit chaperon rouge ! Very Happy s'écria le blond.

Après avoir revêtit son objet secret n°4, une cape rouge, Mallory s'élança en sautillant jusqu'à Charmant. Cet idiot ne semblait pas l'avoir reconnue, et heureusement d'ailleurs.

-Bonjouuur ! Very Happy J'ai besoin de passer par ici pour aller voir ma Mère Grand, vous pouvez me laissez passer s'il vous plait ? Pleurs
-On ne t'as jamais appris qu'il ne fallait jamais parler aux inconnus ? Shocked
-Si, si. Surtout pas aux grands poilus avec de grandes dents jaunes et un air idiot, qu'on m'a dit.

Malgré l'air innocent de Mallory, Charmant n'eut pas l'air de le prendre très bien. N'ayant pas l'intention de devoir rebrousser chemin, elle se rattrapa aussitôt.

-Je parlais du Grand Méchant Loup, bien entendu Laughing
-Ah, mais ça change tout Very Happy ! Et que comptes-tu apporter à ta Mère-Grand, Petit Chaperon Rouge ?

Mallory posa les yeux sur sa sacoche et fouilla dedans, histoire de ne pas mentir au cas où Charmant jetterait un coup d'œil à ses affaires. On ne savait jamais, c'était un vrai curieux celui-là Suspect.

-Alors... Un gland, un yaourt Activia Nature, des mouchoirs, deux slips, une réglisse …

N'empêche que du coup, ça révèle l'identité de tous les objets secrets restants. Alors ça, c'est pas juste.

-Hmm, très bien Very Happy ! Mais une seconde... Ta mémé se trouve au McDrive, je suppose ? Et tu dois la retrouver là-bas ? Suspect

Mallory réfléchit un instant à ce qu'elle allait répondre. C'était quoi, le MagicDrive ? Est-ce que les mafieux y étaient ?

-C'EST TROP GENIAL AU MAGICDRIVE ! Very Happy Hurla la voix lointaine de Rico.

Apparemment, oui.

-Bah oui.
-Je suis certain que Mère n'acceptera pas qu'on apporte de la nourriture de l'extérieur ici … Hop hop hop, files-moi tout ça !

Ce fut avec un air indigné que Mallory se vit se faire confisquer son Activia et sa réglisse. Charmant semblait ravi, mais il s'attarda sur le gland.

-Ça aussi, ta Mère-Grand le mange … ? interrogea-t-il.
-Ah non, non OO Elle en fait collection Laughing.
-Ah, tant mieux alors Very Happy.

Charmant laissa donc tomber le gland, puis fit un signe de la main à Mallory pour lui indiquer que la voie était libre. Soulagée qu'il ne l'ait toujours pas reconnue, elle suivit un nouveau sentier qui passait sous une arcade au-dessus de laquelle était inscrite « Bienvenue à l'aire de repos de MagicDrive ! » et où l'on voyait Marraine La Bonne Fée et Charmant qui faisaient un clin d'œil. C'était carrément effrayant, cet endroit … Après avoir jeté sa cape rouge, Mallory arriva devant un panneau qui indiquait :


« Pour que les fleurs exotiques de l'aire de repos ne soient pas endommagées, nous vous demandons de bien surveillez vos bambins quelque soit le nombre de leurs pattes.

Les emballages MLBF (Marraine la bonne fée (Copyright 8735 avant Aslan)) doivent être jetés dans les poubelles rose fluo à la sortie du parc.

Toute crotte de centaure retrouvée en ce lieu pourra conduire à des poursuites judiciaires.

En raison de la nourriture parfois avariée qui pourrait nous faire avoir des soucis avec les contrôles d'hygiène, vous êtes autorisés à apporter votre propre boustifaille.

Amusez-vous bien !


Bisous savonneux,
Marraine la Bonne Fée xxx. »


A ce que Mallory venait de comprendre, sa nourriture avait donc été réquisitionnée seulement pour remplir l'estomac de Charmant. De toute façon, elle n'aimait pas la réglisse. Elle déboucha enfin dans une allée qui contournait l'aire de repos pour mener à une entrée à l'opposé de l'accueil. Le parc et l'allée n'étaient séparés que par une haie assez épaisse. Mallory se demanda pourquoi il fallait faire tant de chemin alors qu'il aurait suffit de retirer la haie pour entrer directement dans le parc. La réponse lui vint tout à coup à l'esprit : marcher c'était faire du sport, et donc on ne pouvait pas accuser le MagicDrive de ne voulais qu'engraisser les clients. Mais cette fois-ci, elles étaient beaucoup plus proches. Mallory décida alors d'aller espionner en se cachant dans la haie, et comme ça elle aurait le temps de trouver une solution pour délivrer Christian et Angélique et Diabolique au passage. Elle se faufila dans les feuillages en faisant attention de ne pas se faire mal, puis laissa seulement son nez dépasser de façon à ne pas être trop indiscrète. Comme si c'était fréquent de voir un nez sur une haie ... Là, elle aperçut les mafieux autour d'une nappe à carreaux, Rateau et Kevin dressés sur des carapaces de tortues. Elle repéra aussi Christian et les deux miniatures dans un coin, voulut se précipiter dans leur direction mais se retint en pensant que ça ferait à nouveau fuir les mafieux et qu'il faudrait à nouveau courir. Elle chercha alors un nouveau plan d'attaque, en vain. Les idées ne lui venaient pas, et en plus un type qui parlait tout seul avec un air paniqué derrière la haie la déconcentrait.

-Ne laissez jamais votre mère, votre copine ou votre sœur aller sur Zalando.com … conseilla-t-il à quelqu'un que Mallory ne pouvait pas voir.

Prenant la position du penseur, Mallory réfléchit longuement en essayant d'ignorer le gêneur et les mafieux qui jouaient maintenant à la marelle. Il fallait qu'elle fasse attention à ne pas se faire remarquer, sinon les poursuites reprendraient. Mais au cas où, elle avait un argument de choc pour que les mafieux se calment. En pensant à son idée de chantage diabolique, elle se mit à ricaner puis manqua de hurler d'horreur en sentant une main se poser sur son épaule. Craignant avoir affaire à Rateau ou encore cette racaille de Jean-Charles, Mallory tourna lentement la tête et se rendit compte avec soulagement qu'il ne s'agissait que de Minerva McGonagall, dite Mémé McGo, qui lui faisait signe de se taire. Enfin, si on pouvait appeler ça soulagement … La créatrice du terrible fast-food aux HarryMeals indigestes portait une tenue de militaire et un maquillage pour se camoufler dans les branchages. Les jumelles qu'elle tenait dans la main laissèrent penser à Mallory qu'elle était entrain d'espionner. C'était même certain, en raison de la grande concurrence entre le McGo et le MagicDrive. Ne souhaitant pas se mêler à ces histoires de commerces, Mallory voulut se décaler pour éviter la vieille sorcière, mais elle vit un petit écureuil s'arrêter à ses côtés et ne put s'empêcher de rester en admiration totale devant ses grands yeux tout mignons. De son côté, McGonagall avait réglé ses jumelles pour pouvoir observer la végétation.

-Ils n'auront pas l'Alsssace et la Lorraine ! Déclara-t-elle avec son accent allemand.

Mallory lui jeta un regard surpris puis se retourna vers le petit animal roux avec un grand sourire. Elle plongea son bras dans sa sacoche et en ressortit le gland qui devait servir pour la collection de sa Mère-Grand puis le tendit à l'écureuil. Celui-ci l'accepta avec plaisir et commença à le grignoter devant le sourire attendri de Mallory. Mais très vite, sa mignonnitude s'envola : ses grands yeux virèrent au rouge et il brandit son gland vers elle avec un air menaçant.

-DONNE-MOI DES NOISETTES ! Evil or Very Mad ordonna le rongeur.

Horrifiée, Mallory se leva en hurlant et courut en direction des mafieux, ce qui fit hurler à son tour le monsieur de tout à l'heure puis Mémé McGo qui bondit hors de la haie à son tour. A cet instant précis, Charmant arriva en courant, brandissant la cape rouge que Mallory avait porté tout à l'heure :

-UN PETIT CHAPERON ROUGE SE TRIMBALLE A POIL DANS LE PARC ! affraid

Affligée que cet idiot n'ait pas eu l'idée que Mallory puisse porter une robe en-dessous de la cape, elle décida de l'ignorer et concentra son attention sur les mafieux qui la regardaient avec de grands yeux.

-Il y avait un écureuil … Laughing
-WALLAH UNE MEUF ! Gros choc s'épouvanta Jean-Charles.

Alors que Charmant avait repéré Mémé McGo et lui courait après, et que les mafieux s'enfuyaient les bras en l'air, Mallory jeta à terre son paquet de mouchoirs. Choqués, tous les gens présents s'arrêtèrent. Mémé McGo en profita pour filer vers son balai volant, et Charmant se mit aussitôt à sa poursuite.

-STOP ! Cria Mallory. JARED, SIMON ! ON NE BOUGE PLUS !

Comme par miracle, les jumeaux obéirent aux ordres et Mallory les tira à l'écart. Elle sortit deux slip appartenant respectivement à tous les deux et les brandit devant leurs yeux.

-Oui, ce sont bien vos slips chéris Very Happy : le slip rose avec de jolis nounours trop mignooons de Jared, et le slip en dentelle avec les Totally Spies de Simon. Donc, il y a intérêt à ce que Christian ne soit pas traumatisé ou autre, parce que sinon j'irai les montrer à Leslie et Mathilde.
-Comment tu fais du chantage ! S'indigna Simon. De toute façon, il n'y a aucune preuve qu'ils nous appartiennent vraiment.

Mallory montra les étiquettes des deux slips où étaient inscrites « Jared Grace » et « Simon Grace ». Simon tenta alors de les récupérer, mais Mallory les fourra dans sa sacoche à temps.

-Je vais aller libérer Christian. Si vous osez faire un autre sale coup ou je ne sais quoi, gare à vos slips Suspect.
-Oui madame u_u

Satisfaite devant les têtes que tiraient ses frères, Mallory chercha Christian et les miniatures des yeux. Elle l'avait aperçu tout à l'heure, mais là... Aaah, il était près des rhododendrons Very Happy !

-CHRISTIAAAAN Very Happy ! s'écria Mallory en s'élançant dans sa direction.
-Non mais regardez moi ça, dit Simon. On dirait une groupie de Justin Bieber.

Elle décida de ne pas y prêter attention et détacha les cordes qui le retenaient comme un saucisson en lui adressant un grand sourire, puis en fit un aussi à Angélique et Diabolique.

-Ils ne vous ont pas fait mal, j'espère ? OO Vous pouvez tout me dire, vous savez, j'ai de quoi leur faire du chantage.
-Non mais faudrait pas pousser le bouchon trop loin, Mau... Mallory Suspect, râla Simon.

Une fois de plus, Mallory l'ignora royalement et fit une grimace en voyant Charmant revenir en pleurant, accompagné par le King Julian et Maurice qui chantaient « I like to move it ».

-Mémé McGo s'est échappée … Sad annonça-t-il.

Les mafieux eurent tous l'air peinés pour lui, et Rateau alla le prendre dans ses bras.

-Ne t'en fais pas, mon petit blondinet chéri, le consola le rat. Ce n'est qu'une vieille mégère, celle-là. Tu vaux bien mieux qu'elle.
-Merci Sad.
-Papa, tu as fini de faire ton papa poule ? Grogna Kevin.
-Arrête de faire ton jaloux, fils ! J'ai droit de consoler les petits blonds en perdition qui trainent par ici. Viens par là mon petit Charmounet, je vais t'offrir à manger. Jean-Charles, il te reste des pâtes Lustucru ?
-Wesh, si si je crois.
-Des pâtes Lustucru ? O.O

Alors que les soupçons que Mallory avait eu à propos de J-C un peu plus tôt refaisaient surface, elle entendit une musique qui lui était familière. Les mafieux tendirent l'oreille et on vit un camion rose arriver lentement dans le parc. Elle pensa d'abord que Barbie et Ken avaient décidé d'envahir Narnia, mais le camion lui rappela étrangement quelque chose.

-LE MARCHAND DE GLAAACES ! Very Happy s'écria Charmant.

Le camion vint se garer devant eux et une sorte de fenêtre s'ouvrit sur un gros bonhomme barbu vêtu d'un tablier blanc. Un boucher ? Non, un marchand de glaces comme le disait Charmant. Mais ce n'était pas n'importe lequel... A ses côtés se tenait un ado boutonneux à lunettes que les Grace reconnurent aussitôt.

-HEY CHARLY ! Very Happy S'écria Simon.
-LES GRACE ! affraid Fonce, Papa, fonce ! Hurla Charly qui devait avoir la voix entrain de muer.

Mallory éclata en sanglots en se rappelant de l'histoire des glaces, ce qui fit dire à Simon qu'elle devait avoir de sacrés problèmes psychologiques. Le père de Charly voulut faire demi-tour avec son camion, mais il était trop tard. Les mafieux et Charmant s'étaient déjà rués autour du véhicule, attendant leur glace avec impatience.

-DES GLACES AU SAVON DE MARSEILLE ! Cria Charmant.
-Double glace italienne à la pistache avec des noix de coco entière ! Demanda Jackson.
-Un bâtonnet à la framboise ! Ordonna Rico.
-Waaall-E ! dit le petit robot.

Les deux vendeurs de glaces s'échangèrent un regard affolé. Ici, les clients étaient encore plus hystériques qu'à DisneyLand Paris : eh oui, il y avait la mafia.
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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Sam 7 Mai - 17:08

    Je vous préviens, j'ai pensé que Jared avait des béquilles qu'à un certain moment, donc il y aura probablement des incohérences... et aussi, désolée du temps OO

    Démarrant à fond les maracas, nous nous envolèrent, et je me rendis compte qu'une erreur fatale... Mon harnais ! Bon, une fois que je le mis enfin, je me détendais tranquillement en regardant par la fenêtre. Il y avait drôlement de choses intéressantes par la fenêtre ! Oh oui, il y avait des feuilles, des morceaux de ciel, des branches, des nuages, des arbres, des enfants qui volaient, un bateau pirate en or, notre carrosse version grand huit tiré par deux rats... Que du naturel. Mais du naturel ORIGINAL ! Je fus soudain attiré par une mélodie jouée à la guitare. Mais d'où pouvait bien venir cette mélodie céleste ? Mais de l'aile de l'avion bien-sûr ! D'un côté, j'apercevais un petit blond en train de jouer de la guitare, visiblement en train de draguer les arbres dehors. Quel womanizer ce mec !

    « Baby, baby, baby, ooooh ! » disait le garçon, aux arbres qu'il apercevait.
    « Barres-toi ! » lui répondit Kevin.
    « Fous le camp ! » lui répondit sur la même mélodie Peter Pan, aperçu quelques temps auparavant en train de voler avec des enfants.
    « Dégage ! » l'engueula un arbre.
    « Brûlez-le ! » répondit Justin Bieber.
    « Qu'on lui coupe la gorge ! » dit Selenia, d'un ton machiavélique.

    D'ailleurs, c'était un peu étrange. Enfin, je me contentais de regarder la scène, collé contre la vitre avec le nez relevé tel un petit cochon, avec un air tout ce qu'il y a de plus naturel, tandis que je vis que l'abre avait disparu, que des écureuils attaquaient le jeune blond à coups de noisettes, que Selenia qui n'avait rien à fichtre ici lançait des glands sur Justin Bieber, car en fait oui, c'était à lui qu'elle s'adressait et pas au blond. Puis Peter Pan et les enfants s'envolèrent vers d'autres cieux, surement au Pays Imaginaire, tandis que le bateau en or de la Planète aux Trésors s'envolaient dans la même direction. Il avait du se tromper de côté à mon avis... Bon, je n'eus malheureusement plus rien à regarder, car l'avion eut des secousses après avoir accroché des arbres des deux côtés, au niveau des ailes.

    J'entendis alors des roumains tomber, ainsi que mon petit blond shoubidounouché. Après avoir finalement décidé de faire un petit roupillon, je me rendis compte que je ne pouvais pas me reposer. Et oui, si je fermais les yeux, des infamités mafieuses viendraient se dessiner sur mon visage de déesse... De dieu ! Oui, c'est ce que je voulais dire. Dieu. Haha. Haha... Laughing ARRETEZ DE ME REGARDER COMME CA ! Ah, personne ne me regardais en fait. Tournant lentement la tête vers la personne assise derrière moi, je me rendis compte que le 180° était impossible, et qu'en fait, il s'agissait de King Julian. D'ailleurs, il se disputait avec Christian à propos du menu jouer de chez MagicDrive. Attendez, MagicDrive ? Tournant la tête à toute vitesse vers la vitre afin de voir si nous étions déjà arrivés, je remarquais quelque chose. Tourner la tête à toute vitesse vers la vitre était une mauvaise idée.

    « MON NEZ ! Saleté de vitre...Suspect » dis-je en lui montrant mon poing.
    « 'Tention la fenêtre, Jared va te péter la glace ! » ajouta King Julian.
    « Personne ne t'as apprit à parler poliment, petit écureuil ? Shocked »
    « Écureuil ? affraid Je suis un lémurien ! Et je suis le roi ! »
    « Chut ! Les seuls rois présents sont Simon et moi ! »
    « Pardon ? »
    « Bon écoutes mon petit écureuil décoloré, soit tu ferme ta boite à glands, soit tu finis par être projeté du carrosse en plein vol Suspect »

    King Julian finit alors par se taire, ce qui me sembla être une juste solution. Non mais oh ! On ne parle pas de cette manière là à son chef ! Le chef de la mafia ! La mafia ital... Oh, bah tiens ! Gros Tonny était dans le parc ! Après avoir passé ma commande à Simon pour le MagicDrive, je me recollais à la vitre et fixais Gros Tonny et sa bande de mafieux, tout droit sortis de Springfield. Ralala, s'ils étaient pas mignons. Ils semblaient avoir un sac dans lequel quelque chose bougeait. Mais oui ! Ils avaient pris en otage le chat de la mère Michelle ! En rançon ils avaient demandés de l'argent, afin de s'acheter des pâtes lustucru soit disant. D'ailleurs... Ils mangeaient des pates lustucru. Hum. Pendant que Simon passait commande pour chaque mafieux, j'en profitais pour lire les 10 commandements du MagicDrive.

    • Manger au MagicDrive tu devras.
    • Aucun procés contre l'entreprise de Marraine la Bonne Fée tu n'engageras.
    • Si de la nourriture périmée tu trouves dans ton MagicMeel, faire comme si tu n'avais rien vu tu feras.
    • Vanter la qualité des restos MagicDrive tu devras.
    • Si une quelconque crotte sur le sol tu trouveras, sur la pustule du portrait de Marraine la Bonne Fée tu appuieras.
    • Jeter vos ordures dans les poubelles roses fluos tu n'oublieras pas.
    • Des vêtements, quand tu viendras, tu mettras.
    • Les espions du McGo cachés dans l'enceinte du MagicDrive tu chasseras.
    • Gentils et aimable avec Charmant tu seras.
    • De la pub pour le MagicDrive tu auras intérêt à faire Suspect

    Non mais c'était n'importe quoi ! Où était la rime en « a » que l'on attendait avec impatience au dernier commandement ? Ou était-elle ? Mais où ? OU ? Pendant que je me perdais dans mes pensées, n'entendant plus rien autour de moi... Le son mélodieux de la voix de notre nain national résonna dans tout le MagicDrive, criant que... « C'EST TROP GENIAL AU MAGICDRIVE ! Very Happy » Bon, ben en fait j'entendais parfaitement bien. Jackson se chargea de prendre tous les menus et de les distribuer à leurs propriétaires, puis tandis que Rateau et Kevin allaient garer le carrosse-grand-huit sur le parking spécial mafieux, je remarquais qu'une limousine était garée également. Le gros Tonny était donc bel et bien ici... Il avait probablement du amener le fric qu'il s'était fait avec les rançons pour manger des pâtes lustucru ! Very Happy

    Je sortais donc du carrosse avec mon menu spécial (vous ne saurez ce qu'il y a dedans que lorsque je l'aurais décidé.) nous nous dirigions alors vers un coin tranquille, près d'une famille de tortue. Pendant que quelqu'un mettait la nappe à pique-nique par terre, je reniflais avec soin et délicatesse (= en faisant du bruit, semblable à un petit porcin enrhumé) puis je pris place sur le sol, à côté de Christian qui était saucissonné, puis j'ouvrais enfin mon MagicDrive. Alors, alors... Le menu spécial Village People ! Celui-ci ne comprenait que des choses saines et bonnes pour le corps, la tête et l'esprit. Je vérifiais donc que j'avais bien ma cuisse de poulet avec plumes pimentées, le fouet-brochettes de viande de caribous tout droit importé du Canada, de mon pays à moi, puis des menottes-donuts au sucre glace, saupoudrés de quelques miettes de chocolat (oui, oui, des miettes.) sans compter, bien entendu, le petit paquet de chips avec la sauce pimentée, copyright Marraine

    La Bonne Fée. Bien-entendu, il y avait aussi la boisson non alcoolisée, étant de l'eau colorée en jaune, avec des bu-bulles, sans pulpe, de la marque Marrainoranginarmant. Qu'est-ce-qu'on mangeait bien ici... Puis en plus, c'était bon pour le moral. J'attaquais donc ma cuisse de poulet avec soin et délicatesse (=mange comme un vorace voyant de la nourriture pour la première fois de toute sa vie, avec l'appétit d'un lion et en se foutant des plumes de partout), avant de boire quelques gorgées de ma boisson. Je reposais alors mon regard sur un panneau, et j'y revis d'écrits les dix commandements. Ouais, bon, ok dac Bart, mais elle était où cette fichue rime en « a » ? Hein ? Où ?

    « UN PETIT CHAPERON ROUGE SE TRIMBALLE A POIL DANS LE PARC ! affraid »

    Ah, ben surement dans le parc. Dans le parc. Un chaperon. Un chaperon rouge. Le chaperon rouge. Dans le parc. A poil. Dans le parc à poil, le chaperon rouge. Le chaperon rouge dans le parc à poil... Le chaperon rouge à poil dans le parc ! Pourquoi ne l'avait-on pas dit plus tôt ? Je prenais soudain conscience qu'une intrus était parmi nous... Jusqu'à ce que Mallory se ramène. En fait, j'étais déconnecté de la réalité mafieuse depuis environ... […] Quelques temps. Je remarquais alors que Jean-Charles s'agita, et que les mafieux s'enfuyaient. Ah, zut ! Les suivant, les bras en l'air, en criant et en tournant en rond, je me demandais bien pourquoi Mallory était de retour parmi nous. Ce n'est que lorsque je vis Christian, toujours sur la nappe que je compris...

    Elle venait nous piquer notre bouffe la saloperie ! What a Face Seulement, je m'arrêtais en repérant mon super slip nounours, songeant que si les mafieux le voyaient, ça se passerait mal. Je suivis donc Simon et Mallory, et me tenais à carreaux. Imaginez un peu, si on voyait mon super slip... Ce serait horrible ! Tous les mafieux tenteraient d'en avoir un semblable, tellement qu'il était tip top caviarement trop classe ! Hum, je hochais la tête en approuvant tout ce que répondait Simon, puis je restais figé sur place. Regardant Mallory. Simon. Mallory. Simon. Mallory. Simon. Dans Mallory, il y a Lory. Lorie. Lorie, la chanteuse que toutes les filles aimaient à l'âge de sept ans ! Oh mon Mafieux... Mais que vois-je ?

    • Du rouge, du bleu, du vert ? • répondit la petite voix de Jack dans ma tête. Mais non, pire !
    « Je serais là, toujous pour toi ! N'importe où, quand tu voudras ! » chantait Lorie à sa b3st44h 4ever.
    « Oh maii Oùii, sOii là pOùr mOii ma b3stààh !!! Je neù peù pàs viivreuh sàns tOii mOn petii !!! » répondit Taylor Swift à cette dernière.

    Bon, et si elles allaient faire les kiikoùh ailleurs ? J'av... On avait du boulot nous ! D'ailleurs, je vis une autre blonde un peu plus loin. Je décidais d'aller la rejoindre, des n'étOiil.. des étoiles pleins les nyeux, avant de voir... Qu'elle était habillée en viandes. Mais c'est trop la classe quoi ! Elle tenait d'ailleurs un téléphone en forme de banane, de la même forme, même couleur, mangeable. Très ressemblant, vraiment. […] Ah ben zut, elle l'a mangé ! Bon, tant pis pour Beyoncé. Je vis alors une meute d'écureuils tout mignons, tout adorables arriver. Jusqu'à ce qu'ils se mettent à sauter sur Mamie Gaga et qu'ils mangent sa robe... Je décidais alors de m'éloigner, la larme à l'œil. Bon, d'accord, je ne pleure pas, mais l'émotion y est !

    Ce n'est qu'à cet instant précis que j'entendis... Le marchant de glaces ! Mais... Ne serait-ce pas notre GRAAAND ami Charly ? Les glaces au chocolat de son père étaient une marque spéciale Wonka, c'était si... délicieux ! Je courais alors derrière les mafieux, courant eux-mêmes derrière la fourgonnette, puis je marchais sur Gollum, Stitch, Rico, et co. Avant d'arriver aux côtés de Simon, déjà en train de commander sa glace. Je souriais alors avec naturel à Charly, qui partit pleurer dans les toilettes de la fourgonnette. Le truc, c'est qu'en fait, il pleurait sous le comptoir, car il n'y avait pas de toilettes. Je vous embrouille ? Non mais de toutes façons je vous ai jamais permis de lire ce que je pensais moi ! Bande de sales gosses. Soudain, je me posais une question cruciale, tandis que ma commande, je passais.

    « Mais... Où est Charly ? affraid … Une spéciale Wonka, et que ça saute ! »

    Au bout de dix secondes, je commençais à m'impatienter et décidais de prendre Gollum dans mes bras, comme un petit bébé, avant de l'envoyer valser sous le comptoir, à la recherche de Charly. Ma patiente a des limites.. Ah ben là voilà ma glace ! Je commençais à la manger, ne quittant pas de mes propres nyeux le comptoir, me demandant ce que pouvait bien fabriquer Charly et Gollum.

    « Mon précieu... Ne touches pas à mon précieux ! What a Face »
    « Papa, le monstre, eh ben il a sa zigounette qui trainait, et j'ai confondu cette chose avec un bâtonnet de glace... Sad Shocked Razz affraid Laughing »

    ...L'insouciance est parfois la plus belle des choses. Je finis par avoir cette fichue glace en esquimau chocolaté Wonka guimauve-caramel, puis j'allais loin de la foule afin de déguster ce petit délice en toute tranquillité. Je vis alors non loin de moi un ado boutonneux avec un masque représentant le visage d'Homer Simpson, s'approchant de quelques personnes à toute vitesse en leur demandant à chaque fois la même chose... Je léchais ma glace, en me rendant compte qu'en fait... Elle était froide ! Oui, je sais, ça paraît difficile à croire... Mais je vous jure que c'est vrai !

    « Tu veux être mon ami ? What a Face » vint me demander le garçon étrange.
    « Ouste, caradiouste ! » lui répondis-je, en lui donnant un coup de pied dans le popotin.

    Non mais oh, je mange moi ! Oh. Ben j'ai fini en fait. Oui, ma vie est si passionnante... Je me demande comment les gens font parfois pour ne pas vouloir être comme moi. M'amusant comme une huitre (= me faisant chier, tel un rat mort) je décidais de rejoindre Kevin afin de me faire porter par un rat fort et poilu. Je partis donc en béquilles jusqu'à mon très cher compagnon, puis je lui tapais dessus avec ma béquille afin de lui faire comprendre qu'il devait se baisser, puis je montais enfin sur son dos. Mes béquilles, portées par Rateau, et moi sur le dos de Kevin, je pouvais affirmer que j'aimais cette situation. Le mâle dominant, c'est...

    « SIMON ! affraid » m'écriais-je, en voyant notre idole de toujours.

    En effet, pas très loin d'ici, je voyais une famille pas comme les autres s'approcher de nous. Notre idole de toujours ? Ah non ! Je ne parlais pas de la famille, là, en fait, je faisais allusion à la musique d'ambiance étant celle-ci. Le grand homme vêtu de noir s'approcha de la famille, et commença à leur parler. Je n'entendais rien, mais je décidais de donner un coup de pied dans les hanches de Kevin pour le faire avancer. Il galopa alors comme un cheval de course, puis il prit une marche naturelle et discrète (oui, porter un garçon sur ses épaules, et être un rat de deux mètres c'est une scène que l'on peut voir tous les jours) nous nous approchâmes de cette petite foule.

    « Où est Luc ? » dit alors le grand noir trop stylé avec une respiration saccadée.
    « Je lui ai fait peur en lui disant que nous étions morts. » répondit Mercredi Adams, avec un air complètement dépité/neutre et avec une énergie phénoménale.

    Pendant ce dialogue certes très intéressant, mon esprit divagua ailleurs, et je reposais le regard sur Mallory. J'ordonnais alors à Kevin de courir derrière elle, et c'est ainsi que nous poursuivions Mallory qui courait, dans tout le parc du MagicDrive. Oh, elle avait la grâce du balais à chiottes, cette Mallory ! Quelle grâce, vraiment. Soudain, je posais le regard au loin, captivé par une lumière émanant d'une personne venant d'arriver, visiblement. Je tirais les poils des oreilles de Kevin pour qu'il s'arrête, je descendis de son dos et récupérais mes béquilles, puis rejoignais Mallory qui s'était arrêtée pour reprendre son souffle. Je regardais toujours la personne venant d'arriver, en réalisant qu'il s'agissait de...

    « Mathilde ? Very Happy … Je veux dire, Mathilde ? affraid Suspect … Haha, haha... Haha Laughing »

    Joyeux ? Triste ? Énervé ? Effrayé ? Non, non, je n'étais pas tout ça à la fois voyons ! Je ne suis pas un vulgaire playmobile sans expression non plus... Quoi que si, ils ont des expressions ! Hum. Donc ma réaction joyeuse venait de je ne sais où et n'avait AUCUN lieu d'être, et les autres également. Oui, oui, je n'avais pas du tout peur de la rouquine, au contraire, je... Ah, ben Mallory me regarde en souriant ! En souriant... Me regarde... Mallory... Pourquoi elle me regarde d'abord ? Et en souriant ? Elle se moque de moi ? Non mais elle peut parler elle avec son Christ ! Ah, c'est vrai. Elle n'a encore pas parler.

    « Arrête de me mater comme ça toi ! Pourquoi tu me fixes comme ça ? » lui demandais-je en faisais des gros nyeux.
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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Sam 14 Mai - 18:21

    Maintenant qu'il était attaché par les mafieux au milieu du parc du MagicDrive, Christian en était sûr : il était bien content de ne pas avoir de petits frères. Angélique était le seul qui l'aidait dans cette dure épreuve : Diabolique s'était mis à encourager Rateau quand celui-ci tentait d'étouffer Christian.

    " Vas-y le rongeur, vas-y ! Faut qu'il éclate ! "

    " Mallory ! Very Happy " cria Christian en la voyant arriver, et recrachant au passage tout sur Diabolique qui tomba à terre sous le choc.

    Après l'avoir remerciée de l'avoir détaché, Christian lui adressa à son tour un grand sourire en l'assurant que tout allait bien et que ses frères n'avaient pas été trop horribles. Angélique restait sur son épaule en retrait, et Diabolique réapparut un air râleur.

    " Si c'est comme ça je reste avec Jean-Charles et les autres mafieux... "

    En poussant un soupir, Christian regarda Diabolique d'un regard qui voulait en dire long, et sursauta en entendant une musique qui lui rappelait celle des manèges où il montait quand il était plus petit. En regardant plus attentivement le camion d'où sortait le son, Christian comprit qu'il s'agissait d'un marchand de glace. Oh oh, non... La dernière fois qu'il avait mangé une glace (ce qui remontait à un bon bout de temps maintenant), il s'était retrouvé avec le visage tout rouge et l'impression de ne plus pouvoir respirer. Sûrement une allergie à la vanille ou à quelque chose qui se trouve dans les glaces, il n'en savait rien... Mais depuis, il s'abstenait de manger des glaces et tout ce qui contenait de la vanille.

    Et pourtant qu'est-ce qu'il aimait ça, la vanille...

    " Tu prends pas de glace ? " demanda Diabolique qui passait devant lui en tenant une grosse glace à la vanille, à en juger par l'odeur.

    Cette fois Christian en était sûr, les miniatures pouvaient vraiment lire dans ses pensées. Et la liberté de pensée alors ?! Diabolique se pointa devant le nez de Christian la glace en mains et haussa les sourcils plusieurs fois de suite d'un air nargueur avant de lécher la glace d'une façon bien exagérée. Brûlant d'envie de lui prendre la glace, Christian dû se retenir en repensant aux plaques rouges provoquées par son allergie pendant que ses dents claquaient et ses yeux brillaient devant la glace.

    " Regarde Christian, j'ai pris parfum VANILLE ! Very Happy " déclara joyeusement Angélique de sa petite voix aigu, en lui agitant sa glace sous les yeux. Quand il se rendit compte de sa bêtise en perçevant les pensées de Christian, le petite ange prit un air fautif voulut cacher la glace dans son dos, mais Christian fût plus rapide et lui prit des mains.

    " NOOOON ! " crièrent les deux miniatures d'une même voix.

    Incontrôlable, Christian se mit à lécher la glace comme un dératé. Ses yeux étaient aussi gros que s'ils sortaient de leur orbite, ce qui lui rendait un air encore plus inquiétant. Poussant un cri aigu, Angélique se mit à sangloter en cachant ses yeux de ses petites mains.

    " C'est abominable ! Tu crois qu'il est possédé ?! "

    " Ouais, p'têt' bien. " dit calmement Diabolique qui s'était installé sur un transat miniature avec un pot de pop corn dans les mains.

    De son côté, Christian venait de finir la glace en quelques secondes. Comme s'il venait de faire un effort incroyable, il s'effondra par terre en laissant tomber le cornet et se releva la seconde d'après, alerte : il sentait sa peau le démanger au niveau de sa gorge et des larmes coulaient de ses yeux tant ils le brûlaient. Comme une sensation d'étouffement s'ajoutait à ça, Christian eu comme seul réflexe de se taper le poitrine pour mieux respirer et se fit mal tout seul. Sur le coup, il tomba par terre sur le ventre en continuant de tousser. Si on ajoutait à ça qu'il poussait des cris étranges et se tortillait dans tous les sens en se tenant le cou, il avait l'air d'un vrai fou.

    " Voilà, Satan a pris possession de son corps ! " cria Angélique qui était paniqué en plus d'être en larmes.

    " Oui ! Very Happy " s'exclama Diabolique avant de faire un rire sadique digne d'un diable miniature.


    " Mais aide le, espèce de partisan du mal ! " couina Angélique.

    En grognant, Diabolique ôta ses lunettes de soleil, se leva de son transat et marcha jusqu'à la tête de Christian qui était toujours étalé par terre en pleine crise d'angoisse.

    " Bon allez mon vieux, ça va passer t'es pas non plus à la fin de ta vie ! Je vais te raconter la mienne, ça occupera tes pensées et tu vas te calmer. "

    Diabolique s'assit dans l'herbe toujours à côté de la tête de Christian et tendit une main en l'air pour attraper une guitare au vol, qui passait (quel heureux hasard) par là. Le petit diable se mit un chapeau sur la tête, joua un accord à la façon des cowboy puis commença sur un air mélancolique :

    " Quand Diabo' était petit, elle était dure sa vie...
    Il aimait une petite fille, et qu'elle était jolie !
    Mais elle était du paradis...
    Un jour Diabo, se révolta !
    Et décidé, la kidnappa...♪"


    En poussant un soupire, Diabolique baissa la tête et resta ainsi quelques instants avec un air grave. Après un court silence, il se releva d'un bond et lança sa guitare dans les airs, qui se changea en guitare électrique. Il claque des doigts et de nouvelles lunettes de soleil apparurent sur son nez. Des petites diablesses arrivèrent en tenue légère, en rang et jouaient le rôle des choeurs.

    " Ouaiiis, j'l'ai kidnappée !
    Ouaiiis, on s'est échappés ! "


    (Choeurs : ) "Échappés, échappés, Hou-HOU !"

    " Stop ! " couinait Angélique, qui n'en pouvait plus de cette ambiance bien trop dure pour lui. " C'est moi qui vais raconter mon histoire, c'est plein de bons exemples. "

    Alors le petit ange s'assit aux côtés de Diabolique en croisant les jambes, les mains sur les genoux, serein.

    " Avant d'être bonne conscience à plein temps, j'étais une figurine de... "

    " HA ! " le coupa le petit diable. " J'en étais sûr, tu viens d'un carton de décorations de Noël ! "

    Angélique lança un regard hautain à la Hermione Granger à ce perturbateur, et poursuivit :

    " Je disais donc, j'étais figurine de fêtes. Pas seulement Noël, mais aussi Pâques et pleins d'autres choses pleines de bonté. Dans ma famille, on a toujours décoré la maison des Flanders car ils nous ont toujours aimé... " Des étoiles plein les yeux, Angélique s'arrêta quelques secondes et joignit ses mains comme un petit enfant. " Chaque soirs, les deux fils de Mr. Flanders nous astiquaient et nous lisaient une histoire. J'avais la belle vie... Un soir, je... "

    " On comprend tout de suite d'où te viennent tes manières cucu. " commenta Diabolique entre deux bâillements.

    " ... un soir, je regardais la lune par la fenêtre. J'ai toujours été passioné par cet astre qui nous domine en beauté... J'ai voulu aller voir moi-même cette lune. Mais j'étais petit et insouciant, et très vite je me suis perdu... "

    " C'est pour ça que tu pleurais quand je t'ai trouvé ? " demanda Diabolique sur le ton de la conversation.

    Reprenant son air hautain à la Hermione Granger, Angélique ignora la remarque.

    " Je pleurais pas, j'humidifiais l'endroit... Enfin, pour résumer c'est comme ça que j'ai rencontré Diabolique et qu'on est devenus des consciences ! Very Happy ... Bon Christian, si ça t'interesse pas tu me le dis, mais t'endormir pendant mon histoire moi je trouve ça un peu gros quand même ! "

    " Il a perdu connaissance. " expliqua Diabolique très calmement après avoir donné un coup de pied dans le nez de Christian, qui n'eut aucune réaction. " Pas étonnant, mon numéro musical était bien mieux que ton histoire gnangnan. "

    " Elle est bien mon histoire... " gromelait Angélique vexé, les mains dans les poches de sa robe d'ange.

    " Le pauvre petit... " soupira Diabolique, les mains sur les hanches. " Bon, en tout cas on pourra pas le porter à nous deux il faudrait quelqu'un de plus fort. "

    " Tu proposes quoi ? "

    " Ma famille adoptive ! Very Happy "

    Tout souriant, Diabolique siffla deux fois de suite et en quelques secondes une dragonne et ses bébés (croisés ânes) arrivèrent devant eux, sièges et ceintures de sécurité compris.

    " affraid Un drag... "

    " UNE dragoNNE ! Allez en piste, c'est le jour de la course en plus Very Happy "

    " Diabolique, ce n'est pas très sécurisé je pense... "

    " N'importe quoi, c'est plus sécurisé que les enfers ! Ou que le paradis, si tu préfères. " s'empressa d'ajouter la miniature en voyant l'air scandalisé de son collègue.

    En quelques secondes, les bébés dragons/ânes avaient monté le Christian évanoui sur le dos de Dragonne. Tout éxcités à l'idée qu'on soit le jour de la course, ils volaient dans tous les sens en crachant du feu de temps à autre, brûlant parfois les cheveux des quelques clients restants qui partaient le plus vite possible. Alors qu'ils étaient prêts à partir, Angélique se rappela d'une chose :

    " Les autres ! OO "

    Comme si elle avait compris, Dragonne leva les yeux au ciel et grogna quelque chose à ses petits, qui se dispèrserent avec joie à la recherche de Mallory et des mafieux pour les prendre sur leurs dos et commencer enfin la course jusqu'au manoir des Grace.
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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Lun 16 Mai - 23:35

Note de la créatrice : Je tiens à dire que j'ai été manipulée tout au long de ma réponse. Les qualités de mes personnages et leur puissance seront donc terriblement exagérées. Merci de votre compréhension.


-Bienvenue à Magic Drive ! Lança Marraine La Bonne Fée avec un sourire forcé. Puis-je prendre votre commande ?
-Un croque-monsieur, merci.

Son sandwich emballé dans un papier biodégradé, elle partit s'installer sur un banc couvert de graffitis fait par des ratons laveurs de la banlieue narnienne, puis entama son casse-croûte. C'était fade, et le fromage avait plus un goût de chaussette carbonisée que de fromage. Bien sûr, elle n'avait jamais mangé de chaussette carbonisée, mais elle savait quel goût ça avait. Elle savait tout.

Ce qu'elle savait aussi, c'est que les chapardeurs qui se trouvaient derrière la haie à sa gauche la dérangeaient beaucoup. En plus de ça, ils dégageaient une odeur pestilentielle qui la faisait suffoquer. Encore des hommes, toujours des hommes. Et ils allaient bien voir. Elle réduisit en miettes ce qu'il restait de son croque-monsieur et les sema sur le sol. Au moins, ils nourriraient quelques petits oiseaux, et elle pourrait les attraper. Non pas pour les manger, non ! Elle ne mangeait pas d'oiseaux. Mais c'était si drôle de les voir attaquer les hommes ...

Tout en marchant d'un pas vif dans la direction de ces agitateurs, elle réfléchit au châtiment qu'elle pourrait leur infliger, et un sourire mesquin se dessina sur les lèvres. Ah, le cri d'un garçon à l'agonie … Le mieux, c'était quand leur voix muait. Et c'est là qu'elles les aperçut. Eux. Les mafieux. Ces monstrueux machos assoiffés de ridicule qui l'agaçaient au plus au point. D'ailleurs, leur chef Jared, son pire ennemi, se tenait devant elle avec un regard des plus … étranges. Mais elle était habituée aux étrangetés. Elle s'adaptait à tout. Quoique, peut-être pas en fait. Elle ne s'était jamais habituée au fait que certaines personnes assez hardies pour ne pas se faire pipi dessus en la voyant osent lui adresser la parole. C'était surhumain.

Le pire, ce fut lorsqu'il l'interpella par son prénom : Mathilde. Mathilde …
Ah bah oui voilà, je cherchais le nom depuis tout à l'heure ! Ahah, elle fait moins la fière maintenant ! Plus de rouquine fatale que tout le monde respectait : la petite Mathilde inoffensive mais effrontée reprenait du service Cool. D'ailleurs, sans prévenir, les joues de la sauvageonne prirent une teinte rouge vif, se fondant dans le décor de sa masse de cheveux roux. Ses taches de rousseur en étaient presque devenues imperceptibles. Malheureusement, ce n'était que passager... Et elle n'aurait su dire si elle était devenue rouge de honte, de colère ou d'autre chose. Dans tous les cas, il fallait qu'elle manifeste son mécontentement :

-JARED GRACE ! Suspect rugit la rouquine. ENCORE TOI ? Evil or Very Mad

Sa voix était aussi profonde et effrayante que pouvaient l'être les Enfers. A côté de ça, il y avait Mallory, la sœur de Jared, que Mathilde venait à peine de remarquer :

-Mais je ne te mattais pas ! Protestait-elle. Manquerait plus que ça.

Sidérée par le manque d'assurance de cette pauvre fille dont les initiales formaient M-G, comme Mère-Grand, Mathilde ne put s'empêcher de frissonner. Comment pouvait-on ne pas tenter de donner une patate à un garçon aussi agaçant que Jared ? Elle ne récolterait jamais les frites de sa dur labeur. Mathilde si.

-Tu sais Mallory, il ne faut pas craindre un vulgaire homme prétentieux en béquilles, la conseilla la rouquine. C'est très malsain.

Hochant la tête d'un air sage pour approuver ses paroles, Mathilde mit un certain à réaliser ce qu'elle venait de dire.

-Oh, mais tu as des béquilles ! S'écria-t-elle en se tournant vers le mafieux handicapé. Qu'est-ce qui t'est arrivé ? Tu as rencontré des féministes ?

Vu la mine réjouie que tirait la grande sœur, Mathilde s'attendit à un attentat contre sa personne. Elle le savait, les mafieux lui tendaient un piège. Il fallait qu'elle soit sur ses gardes.

-A moins que ce ne soit un stratagème pour renverser l'équipe de choc que nous formons, Leslie, Gugus et moi ? Suspect ajouta-t-elle. HAHA ! Mais ça n'arrivera pas !

Elle se rendit compte dans la seconde qui suivit que toutes les personnes aux alentours avaient fui, y compris Mallory. Il ne restait Jared, qui, elle le savait, n'avait pas tenté de s'échapper car il avait du cran, mais parce qu'il n'en avait pas la possibilité vu ses béquilles. Pour tenter de l'impressionner, elle noua ses cheveux roux en une tresse faite à l'arrache : ça lui donnerait un air de guerrière encore plus impressionnant. Les hommes valides fuiraient devant elle. Les autres, comme Jared, se contenteraient de se soulager sur place. Attendant que ce soit le cas chez ce dernier, Mathilde afficha un sourire mesquin et patienta. Une minute. Deux minutes. Cinq minutes. Six minutes. Neuf minutes... Mais rien ne se passait, ou plutôt coulait.

-Hum oui sinon, quoi de beau par chez toi ?

A cet instant, la rouquine vit une espèce de grande boîte rose comme les popotins de bébé qui avançait sur quatre roues noires, conduite par un écuyer à l'aspect de rat mais tiré par aucun cheval. Une chose monstrueux qu'elle n'avait encore jamais vu auparavant. Elle le savait. On avait besoin d'elle dans les Enfers pour rétablir l'ordre, et ils étaient venus la chercher. Mais ils ne la prendraient pas, elle ne les laisserait pas faire. La charrette maléfique déboula dans leur direction, provoquant les hurlements d'un drôle de bonhomme qui empestait les croutes de fromage :

-C'EST SATANIIIIQUE !

Et il repartit aussitôt, criant après son « Messire Godefroy ». Mathilde se retourna vers la charrette maléfique qui continuait de foncer dans leur direction. Elle prit alors son air le plus effrayant et plongea ses yeux dans ceux du monstre, débutant un combat du regard qui serait décisif pour sa propre survie et celle du spécimen masculin nommé Jared. Et devinez quoi, la machine se stoppa à 2 mètres devant eux ! Emplie de fierté, Mathilde bomba le torse et adressa un signe de la main à son public apparemment invisible. Ce qu'elle ne sait pas – et que nous ne révèlerons pas pour ne pas trop abîmer sa fierté – c'est que la charrette était en réalité une voiture, ses yeux des phares et elle ne s'était stoppée que parce que Rateau, le conducteur, venait d'appuyer sur le frein.

-C'est drôle, ces engins-là, commenta-t-il en faisant claquer la portière avant, ce qui laissa la rouquine perplexe. C'est moins pratique qu'un tapis volant, tout de même. J'adore ma carpette à plumes, c'est super pratique pour aller au travail !
-Carpette à plumes ? S'indigna Rico. Mais de quelle époque viens-tu ?! Tu n'as donc pas de napperon en dentelle taille XXL ?
-Bah, non... fit le rat qui tirait une mine honteuse.
-Nous passerons à Ikéa tout à l'heure, le rassura Jackson en posant une main sur son épaule. Et tu achèteras un nouveau dessous de gobelet pour ton fiston, il sera ravi.
-Ah ! soupira Rateau avec un air mélancolique. Ce qu'il aime les dessous de gobelet en bois...

Le dramatique de la scène fit frissonner Mathilde, et elle se tourna vers son « ami » handicapé. Qu'est-ce qu'il avait mauvaise mine avec son air naïf et ses yeux vides... La rouquine supposa qu'il avait abusé de bâtons de réglisse, ce qu'elle trouvait particulièrement néfaste. Désolée par ce spectacle affligeant, elle promena son regard sur les autres personnes du parc. Derrière la charrette maléfique, il y avait un garçon brun à lunettes vêtu d'une marinière rouge, et qui ne s'appelait pas Harry mais Charly. Il était ligoté, et une créature bleue semblait veiller sur lui. Un robot décrivait des cercles en courant autour de Charmant, le fils de la gérante du MagicDrive, et braillant de sa voix mécanique le nom Ève. Plus loin, il y avait Mallory qui montrait une boîte de pâtes Lustucru avec un air indigné à un roux à l'aspect campagnard, et elle avait l'air horrifiée. Le roux, quant à lui, avait l'air vraiment simplet. Mais Mathilde le savait, ce n'était que le signe de reconnaissance des hommes. D'ailleurs, Simon, le jumeau de Jared, jouait à la marelle avec E.T et Kevin non loin de là. Plus haut, dans le ciel, un dragon emportait un des garçons qui était présent à son arrivée, ainsi qu'un petit diable et un petit ange. Des mini dragons-ânes, créatures bien étranges, passèrent d'ailleurs récupérer les deux jumeaux et leur sœur, ainsi que Kevin et E.T. Rateau, tout peiné, regarda son fils disparaître dans les cieux avec la larme à l'œil. Mathilde eut une sacrée envie de meurtre lorsque les petites créatures passèrent au-dessus de son crâne et lui ébouriffèrent les cheveux. Jackson et Rico allèrent détacher Charly tandis que l'espèce d'homme imberbe nommé Gollum arrivait vers lui en brandissant un sachet plastique qui abritait un poisson rouge.

-Gollum a ramené des fffrituuuures, mon précieuuuux ! Dit-il de sa voix sifflante.

J-C, quant à lui, avait une réaction bien différente de celle de ses prédécesseurs. Il mit sa main en visière et regarda les bestioles s'éloigner, puis déclara avec un air détaché :

-Sont zarbis, ces piafs. Wesh.

Et il s'éloigna, laissant Mathilde seule face aux hommes. J-C en était bien un lui aussi, mais il était aussi rouquin qu'elle. Et entre roux, on s'entraide ! Elle adressa un regard meurtrier à chacun des hommes qui osaient ne serait-ce que lui jeter un coup d'œil. Tout le monde craignait Mathilde, et elle aimait se faire respecter.

-Hé ! Cheveux oranges, t'es pas de la région, toi ? Demanda Jackson à son intention.

Furieuse, la rouquine lui lança le même regard noir qu'à la charrette. Charly s'était d'ailleurs réfugié à l'intérieur, souhaitant échapper à Gollum qui martelait la portière de coups en lui disant qu'il avait ramené le « Fish and chips » d'une voix féminine. Mathilde le jugea répugnant.

-On devrait peut-être rejoindre les patrons ? Suggéra Jackson.
-Et Keviiin ! Pleurs pleurnicha Rateau.
-C'est là que j'entre en scène !

Rico sortit un bout d'étoffe plié et recouvert d'une substance verte dégoûtante. Il le brandit fièrement devant ses amis, en oubliant même sa petite taille qui faisait tache avec son air important.

-Oh, c'est de la gelée de pistache ? Devina Jackson dont les yeux brillaient.

Le petit Rico n'eut pas l'air de comprendre tout de suite et débarrassa le tissu de la substance, puis le déplia devant les airs fascinés des autres. Bien entendu, Mathilde n'était pas le moins du monde intéressée. Elle faisait juste genre, pour ne pas le vexer. Après une bonne dizaine de minutes, le bout de tissu fut entièrement déplié. Il s'agissait du napperon en dentelle XXL dont cet espèce de nain avait parlé tout à l'heure. Il l'étala parterre et s'assit dessus.

-Asseyez-vous, mes cocos ! Les invita-t-il.

Rateau et Jackson le rejoignirent avec enthousiasme, puis tous trois se tournèrent vers elle qui les observait avec les mains sur les hanches. Il fallait qu'elle aille avec eux pour voir Jared. Non pas qu'elle ait envie de lui parler, mais … Il ne lui avait même pas dit au revoir ! Suspect Son regard meurtrier persuada les mafieux de la laisser les accompagner, et elle prit place sur le napperon. Charly ne répondit pas lorsque Rico l'invita à les rejoindre, certainement trop occupé à lancer des boules de glace qui faisaient office de projectiles sur Gollum. J-C ne refit pas non plus son apparition ; ils pouvaient y aller.

-Fonce, Alphonse !

Le napperon géant ne se fit pas prier : dès que le nain eut prononcé son prénom, il s'éleva du sol. Rico était fier ; Jackson et Rateau étaient admiratifs ; Mathilde était perturbée par ces pratiques anciennes. Elle qui pensait que ces méthodes de transport douteux avaient disparu... C'était certainement de la magie noire. Quoiqu'il en soit, magie noire ou pas, le napperon fila en direction de la maison des Grace.
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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Dim 22 Mai - 21:51

Les dranons venaient d'atteindre la maison des Grace. Willy le jardinier avait décidé de revenir et avait commencé à faire des plantations de choux de Bruxelles dans la moitié du jardin, tandis que l'autre moitié se faisait ravager par la vache Marguerite. Dragonne était posée à quelques mètres d'elle, brûlant les mauvaises herbes que la ruminante n'était pas décidée à avaler. Ses petits la rejoignirent aussitôt, laissant leurs cavaliers seuls.

-Quels brushings d'enfer ! Very Happy S'enthousiasma Simon en admirant sa coiffure.

Comme les dranons avaient fait la course, leurs coiffures en avaient pris un coup. Simon, Jared et Mallory avaient les cheveux arrangés en arrière et la petite crête de rat rebelle de Kevin avait pris du volume. Seul le crâne chauve de E.T demeurait inchangé. D'ailleurs, c'était son dranon qui avait gagné la course.

-Veux rentrer maison … No marmonna-t-il avant d'aller rejoindre Willy.

Personne ne souhaitait comprendre les troubles psychologiques de l'extra-terrestre, et personne ne lui demanda ce qui le perturbait. Après avoir arrangé leurs coiffures, les quatre autres décidèrent d'aller à l'intérieur, sachant que Christian et les miniatures s'y trouvaient déjà.

-Je vous parie que mon père s'empiffre de poulet à la sauce Charmante, en ce moment-même ! S'indigna Kevin en songeant à MagicDrive. Ou alors, il s'amuse avec les tortues. Ou Charly.
-Tiens donc, marmonna Simon qui regardait par la fenêtre et ignorait Kevin depuis le début, nous avons un squatteur.

Il indiqua du menton une grande silhouette étincelante qui se tenait près des poubelles, à l'extérieur.

-Oh nooon !

La silhouette sembla orienter son regard dans leur direction. Mallory tira le rideau de peur qu'on ne les ait aperçu, et elle se rendit dans la pièce voisine avec ses frères et le rat. Là, elle trouva Christian inconscient et entouré de ses deux miniatures. Horrifiée, elle voulut dire...

-Kessicépassé ? Choc

… mais Kevin la devança. Et elle voulut aussi dire...

-Ça sent l'ail ! Choc

… mais Simon fut plus rapide qu'elle. Mallory se pencha sur Christian et lui tapota doucement la joue pour tenter de le réveiller, murmurant de temps à autre des « Youhouuu Christian, debouuut ! » que ni Simon ni Kevin n'osèrent dire avant elle, jusqu'à ce qu'elle entende du raffut dans la salle d'à côté. Furieuse, Mallory se leva et alla voir ce qui passait. Elle trouva Edward Cullen Le Squatteur, entouré d'un châle noir, qui essayait d'attraper J-C vêtu de son chaperon rouge. Un nouvel intervenant, tout vêtu de jaune et ressemblant fortement à Jacouilles, décida de lui ôter les mots de la bouche une fois encore :

-Mais qu'est-ce que c'est que ce binse ?! Choc

A la place, elle saisit le pauvre J-C par le bras et lui fit signe de rejoindre les autres, puis se tourna vers Edward :

-C'était ça l'odeur d'ail, alors ? Suspect HORS DE CHEZ MOI, OUSTE ! La prochaine fois, j'appelle Maugrim ! Et il te forcera à s'assoir sur une chaise avec lui, et tu finiras en prison avec le lapin masqué !

Mallory sortit ensuite une tapette à mouches d'un tiroir et commença à frapper le squatteur avec, le poussant jusqu'à la sortie de la maison. Comme il refusait de s'en aller, elle lui lança un oignon. Le vampire s'en alla en courant et hurlant, protégeant sa tête avec ses bras. Oui oui, c'est bien connu, les vampires raffolent d'ail mais détestent les oignons (certains comme Edward craignent que leurs lentilles de contact partent en même temps que leurs larmes). C'est pourquoi leurs haleines ne sont pas très … attirantes. Et pour le loup Maugrim qui s'assoit sur une chaise avec ses prisonniers, la manière dont il s'y prend pour y arriver reste inconnue du grand public. De même pour le lapin masqué dont les autorités n'ont pas voulu dévoiler l'identité jusque là … Ah, tant de mystères inexpliqués.

Assez remontée, Mallory retourna avec les mafieux mais du faire immédiatement demi-tour car on frappa à la porte. Poussant un petit cri de désespoir qui ressemblait à « Gniiiiiiih » comme le font les rongeurs, Mallory ouvrit la porte à Mathilde, Jackson, Rico et Rateau. Le rat s'empressa d'aller rejoindre son fils, les larmes aux yeux :

-Oh mon p'tit chou, qu'est-ce que tes oreilles m'ont manqué ! Sad
-T'es dégueu, Papa ! Rétorqua Kevin, indigné.

Jackson et Rico semblaient tout heureux de retrouver leurs amis, mais pas Mathilde.

-Ça sent les dessous de bras de garçons, ici Suspect, remarqua-t-elle avant d'aller reprocher à Jared de ne pas lui avoir dit au revoir tout à l'heure.

Mallory grogna cette fois-ci un « Gnaaaaaah » et alla refermer la porte. Elle s'aperçut qu'un napperon en dentelle géant ornait le camion rose du père de Charly, garé devant la maison. Edward Cullen était de retour, et il semblait être en grande discussion avec E.T, Willy aidant à décoincer un pauvre garçon brun à lunettes qui avait été projeté dans une poubelle lors d'un virage brutal du camion. N'ayant aucune envie d'entendre le « Edward téléphone maisoooon » de l'amateur d'ail, Mallory claqua la porte et retourna voir Christian. Le pauvre ne s'était toujours pas réveillé, alors que les mafieux s'agitaient comme des fous. Elle remarqua parmi les sauvages qu'un groupe d'hommes à tête de singes dansaient autour de Bruno Mars. Elle haussa un sourcil et recommença à tapoter sur les joues de Christian, sans résultats.

-FAUT LUI FOUTRE UNE TORGNOLE, WESH ! Déclara J-C.
-[...] Et tu ne m'as même pas dit au revoir ! Suspect … Ouais, allez-y, c'est qu'un homme, fit Mathilde avant de repartir dans sa dispute avec Jared. Même pas de signes de la main, rien ! Nada ! QUE DALLE ! SBAF ! Oh maman !
-UNE DROITE ! UN PAIN ! UNE PATAAATE ! Poursuivit la racaille des champs.

Tandis que Mallory leur reprochait leur « manque de compassion », Simon et Kevin s'éclipsèrent pour aller jouer aux cartes à l'étage, dans le calme. Rateau était tellement occupé à poser des questions à Angélique et Diabolique pour savoir comment ils avaient débuté dans le métier de miniatures qu'il ne remarqua même pas l'absence de son fils. Quelques minutes plus tard, alors que Mathilde s'était mise à énoncer les nombreux défauts des hommes devant Jared, trois coups retentirent à la porte. Le chahut se stoppa aussitôt, et Rateau devint aussi blanc que Rico était petit.

-C'est Pelle … ? Gros choc souffla-t-il.

Mais apparemment, ce n'était pas elle.

-MON PTIT JEAN-CHARLES DUFOSSE, OUVRE A MAMIIIE ! J'ai fais des biscottes pour toi et tes petits copains contrebandiers ! La femme du vieux Cria une voix grinçante de derrière la porte d'entrée.
-Wallah ! Shocked Tous aux abris, les mecs ! C'est Mère-Grand ! Courir sans s\\'arr

Le vent de panique qui s'en suivit fut terrible. Mathilde entraina Jared pour se cacher derrière un rideau, en prenant bien soin de lui marcher sur les pieds au passage ; Rico et Jackson se cachèrent chacun sous un pot de fleurs ; Rateau se réfugia derrière un porte-manteaux. Mallory et J-C dissimulèrent Christian derrière le canapé et le rouquin se mit à côté de lui, puis fit signe aux miniatures de le rejoindre. Bruno Mars et ses singes-humains grimpèrent dans une photo en noir et blanc et prirent une allure de Men In Black, ce qui incita Mallory à faire de même. Elle passa à travers le cadre du tableau le plus proche, et imita la position du personnage qu'elle remplaçait, affichant un énorme sourire. Seulement, ce personnage n'était autre que...

-Han Simon, je n'avais jamais remarqué que la Joconde de Riri De Vinci ressemblait autant à ta sœur ! Avoua Kevin qui ne semblait pas être au courant de la menace à demi-fossilisée qui les guettait dehors.
-Certains disent que la Joconde est un homme, ajouta simplement Simon.

Et les deux compagnons repartirent jouer aux cartes à l'étage comme si de rien n'était. Vexée, Mallory croisa les bras et fit la moue. De toute façon, son frère était tellement méchant qu'il n'aurait rien pour Noël, et ce serait bien fait pour lui J\'te boude !. La grand-mère de J-C martelait la porte de coups, mais personne ne venait. Elle avait pourtant entendu des bruits de pas à l'intérieur...

-Jean-Charles, ouvre-moi ! Air innocent Oh, crotte ! mon dentier est cassé... Ne m'oblige pas à me servir de mon parapluie comme bélier ! La femme du vieux
-Tire la bobinette, et la chevillette cherra ! Récita Rateau qui avait une peur bleue des parapluies.
-Merci, petit !

On entendit un déclic inquiétant et la porte s'ouvrit. Apparut alors une vieille femme très petite et très ridée, avec des dents de lapin et deux longues tresses blanches. Elle était vêtue d'une salopette et de sabots de bois, et donnait l'impression de s'être roulée dans un mélange de boue et de paille. Il fallait le dire, elle était assez effrayante. Rateau tourna même de l'œil en l'apercevant. Voyant le porte-manteaux s'effondrer, la vieille femme ne put contenir sa fierté.

-Et un de trouvé pour Hortense, fichtre ! Very Happy La femme du vieux A qui le touuur ?

Quelques minutes plus tard, presque tout le monde avait été tiré de sa cachette. Jackson et Rico avaient abandonné de force leurs pots de fleurs, Mallory était descendue de son tableau en râlant, et Mathilde et Jared avaient dû sortir de derrière leur rideau. En le voyant, Hortense avait eut l'air enchantée :

-Fichtre, un handicapé ! C'est mon petit-fils qui t'as fais ça, n'est-ce pas mon petit Caramel mou ? Very Happy Il est très fort mon Jean-Charles, comme sa grand-mère ! La femme du vieux

A cet instant, J-C devina que sa réputation ne serait plus jamais la même. Qu'est-ce qu'elle lui fichait la honte, cette Mamie Hortense... Mais bon, son comportement de racaille finirait par faire oublier cet épisode néfaste à ses nouveaux amis. Mais pour cela, mieux valait éviter qu'Hortense ne le remarque... Et justement, ce Christian était un peu trop bruyant. Toujours dans les vappes, il s'était mis à ronfler. Il était temps de le réveiller, quitte à attirer l'attention d'Hortense dans leur direction. Elle ne remarquerait que Christian, tandis que le discret pourrait s'échapper tranquillement. Sachant très bien que les chatouilles n'étaient pas une bonne idée, J-C attrapa un petit caméléon nommé Pascal qui trainait à côté de lui. Il l'approcha de l'oreille de Christian, et la petite bête déroula sa looongue langue (18 s) … Tandis que Christian se réveillait en sursaut, attirant les regards de tout le monde sur lui, J-C rampa tel un militaire jusqu'à la fenêtre ouverte. Mais Hortense fut plus maline... Elle le repéra immédiatement et accourut vers lui, le saisit par la joue et le souleva si haut que ses pieds ne touchèrent même plus le sol. Pour une vieille bique à moitié décomposée d'1m45, ce n'était pas trop mal. Surtout que J-C s'était empiffré de pâtes Lustucru peu de temps avant... Dans tous les cas, sa joue le faisait souffrir, mais ça ne semblait pas déranger le moins du monde Hortense. Elle affichait un sourire qui dévoilait toutes les dents qui lui restaient.

-Mon ptit J-Céééé à moiiii ! Very Happy Tu m'as manqué ! Viens mon choupinou, on rentre à la maison ! J'ai invité Huguette à prendre le thé Very Happy La femme du vieux.

Huguette était l'une des copines du club de tricot d'Hortense. Elle était atroce. Elle adorait raconter à J-C quelle mutation il subirait pour devenir aussi vieux qu'elle, si bien qu'il en faisait des cauchemars terribles. Alors non, il était hors de question qu'il prenne le thé avec cette chose, wesh !

-Mais Mômiiie, je m'amusais bien avec les keupins Sad Wesh, quoi Sad ! pleurnicha le rouquin.
-Ooh, dans ce cas-là... La femme du vieux fit Mamie Hortense avec un air compatissant. Je te laisse ici jusqu'à demain matin ! Very Happy Si tu me cherches, je serai à NarniaMarket, puis entrain de danser près du lac avec Huguette. A demain mon p'tit ! Very Happy A demain, copinous de mon p'tit Very Happy ! La femme du vieux

Elle tourna les talons et se dirigea vers la sortie, souriant en pensant aux achats de ouf, comme disait J-C, qu'elle pourrait faire à NarniaMarket. Et avec ces achats, elle s'amuserait comme une petite folle avec Huguette.

-A demain matiiiin, wesh ! Lança J-C avec un air ravi. Vieille bique !

Le sourire du rouquin était si énorme qu'il aurait rendu jalouse Demi Lovato. Les mafieux aussi semblaient très heureux, et Mathilde était indifférente. Un abruti d'homme de plus ou de moins, qu'est-ce que ça changerait ? Mallory, par contre, était sur le point de péter un câble.

-JUSQU'A DEMAIN MATIN ? affraid s'épouvanta-t-elle. Roh mais nooooon Sad

Arrêter dans son élan par ce cri de désespoir, Hortense se retourna vivement vers Mallory. Celle-ci était partie vérifier que Christian allait bien, mais elle était devenue toute rouge. Avant que le volcan Mallory n'entre en éruption, la mamie de la campagne partit à la cuisine et revint avec une thermos et un verre. Elle versa dans le verre un liquide assez consistant d'une teinte verdâtre, puis le tendit à la Narnienne. Celle-ci, méfiante, refusa catégoriquement :

-C'est quoi ? Suspect Ça a la même couleur que ma peluche Kermit ! Neutral
-De la tisane à la camomille et au liquide vaisselle Rainett Timide
-JE BOIS PAS ÇA !
-SI !

Au même moment, une armée de canards en plastiques multicolores descendirent les escaliers en bondissant de marche en marche, et chantèrent en choeur un « Ouhouhouhou », suivis par Simon et Kevin qui les accompagnaient à la flûte traversière. Les singes et Bruno Mars en profitèrent pour sortir de leur photo et se joignirent aux canards, entraînant tous les gens présents dans la salle du même coup. Hortense réussit quand même à attraper Mallory, et profitant qu'elle est la bouche grande ouverte à cause de la surprise, elle lui fit avaler sa tisane. Sans même protester, Mallory sentit le goût terriblement amer du liquide lui envahir la bouche. Mais elle n'avait aucune envie de réagir, elle avait impression d'être entrain de rêver. Elle avait d'ailleurs l'air un peu stone Hippie !, mais pas au point d'avoir envie de s'étendre sur l'asphalte et de se laisser mourir. Au contraire, bien qu'elle aie l'impression de dormir, Mallory était en pleine forme. Elle ne comprenait rien à la soudaine agitation du salon. Pourquoi est-ce que des schtroumphs dansaient dans son salon, d'abord ? Pourquoi est-ce qu'une vache se trémoussait dans le jardin (Vachette) et un mouton faisait de la corde à sauter (Mouton) ? Et quelle était cette créature mythique éblouissante qui brillait au centre de la pièce ? Si Mallory avait eu le point de vue de n'importe qui d'autre, elle se serait vu contempler Rateau avec de grands yeux brillants, puis s'écrier :

-UNE LICOOOORNE ! Very Happy bébé

Et elle aurait aussi vu le pauvre Rateau crier comme une fille puis s'enfuir à l'étage tandis qu'elle le poursuivait, les bras ouverts en grand. Et bien sûr, il n'y avait aucun schtroumph dans le salon mais les mafieux, Mathilde, Christian, les miniatures, les singes, les canards, et Bruno Mars. Ça faisait quand même beaucoup de monde... Charly et Willy le jardinier rapportèrent un Edward Cullen mis en boule et ligoté avec soin, puis ils l'accrochèrent au plafond et braquèrent une lampe sur lui, de façon à faire une boule à facettes. Tous les habitants des environ se joignirent à la fête, et Mallory finit par descendre avec eux, sur le dos de sa licorne Rateau Câlin. Même Mathilde avait l'air de s'amuser, car elle lançait des oeufs et des tomates sur tous les hommes qui ne lui plaisaient pas. Pour l'instant, tout le monde rigolait, mais ça risquait d'être autre chose lorsqu'il s'agirait de tout nettoyer Laughing Gêné.

Hortense, quant à elle, était partie depuis bien longtemps. Elle se trimballait en ce moment-même entre le rayon surgelé et le rayon fruits bio de NarniaMarket. Hmm, elle allait pouvoir manger des bons nuggets avec Huguette, ce soir ! Cours, grenouille, c
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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Ven 27 Mai - 20:16

J-C avait compris que Mallory savait pour Lustucru. Et si Gros Tony venait à apprendre que le trafic avait été découvert, il était … couic. Après l'avoir vue s'éloigner sur un dranon, il avait compris que s'il accomplissait une bonne action, elle ne le dénoncerait pas au flic-Maugrim-le-loup-qui-s'assoit-sur-une-chaise-bien-qu'il-ait-quatre-pattes. Il avait donc eu l'idée de lui rapporter le chaperon rouge, espérant qu'elle oublierait tout et qu'il pourrait continuer à manger des spaghettis Lustucru jusqu'à la fin de sa vie. C'était vrai quoi, chez J-C, il n'y avait pas grand chose. Si on écoutait son père, le brave Jean-Henri, on ne mangerait que des épis de maïs et de la bouillie d'épinards. Mais c'était hors de question ! La venue des pâtes avec le trafic avait révolutionné sa vie. Et il ne fallait surtout pas que cela change.

Le rouquin des prés fouilla dans les buissons, dérangeant une colonie de nains grincheux qui faisaient la sieste et un lapin nommé Pan Pan qui le menaça de tout dénoncer à Bambi. Pour toute réponse, J-C lui avait tiré la langue. Il avait poursuivi ses recherches et rencontré plusieurs groupes scolaires qui avaient rivalisé de grimaces contre lui. Mais personne n'avait le savoir de J-C en matière de grimaces, personne. Il pouvait donc continuer tranquille.

Tandis qu'une bonne femme en rose bonbon accompagné d'un binoclard semblable à Charly et d'une fille aux cheveux ébouriffés se faisait attaquer par des centaures sûrement déranger pendant leur pause wee wee, un grand et gros monsieur à la barbe et aux cheveux touffus nommé Hagrid lui indiqua le coin des objets trouvés. Son badge d'employé indiquait « garde-chasse », et il était certain d'avoir trouvé un chaperon rouge laissé trainé par le fils de la patronne il y a moins d'une heure. J-C courut dans la direction indiquée et arriva devant un bureau arrangé dans l'angle d'une haie. Il était tenu par une femme … charmante, dont le nom sur le badge indiquait « Germaine » et qui se faisait courtiser par un petit bonhomme vert à un seul œil. Le petit bonhomme vert s'appelait Bob, et non pas Cetelem car ce dernier a deux yeux, et ses avances devaient plus servir à obtenir une faveur qu'autre chose, vu la tête de la Germaine. Elle rappelait sa truie Kikola à J-C. Et elle ne semblait pas être attirée par ce pauvre Bob.

-Bonjouuuur Germaine, ma gracieuse limace en jarretelle ! A qui allons-nous faire peur aujourd'hui ? Very Happy alien cyclops Demanda-t-il avec un sourire charmeur.
-Razorskiii, vous n'avez pas remis votre rapport hier soiiir ! Grinça l'intéressée.
-Oh, c'est vrai ! Laughing fit Bob en se plaquant une patte contre l'œil. Je vais le chercher !

Et il s'en alla en sifflotant, pour ne pas revenir de sitôt.
Les mains dans les poches, le regard hautain, le rouquin s'approcha du bureau.

-C'est pouuuur ? Grogna Germaine.
-Objets trouvés, wesh !
-Vous cherchez quoi ? Demanda-t-elle d'une voix sèche et grinçante.
-Un chap'ron rouge, wesh ! J-C fait les courses, today !
-Bieeeen, nous allons voir ce qu'on peut faire.

Et la Germaine se pencha sur un bric-à-brac qui trônait derrière elle. Elle mit une bonne quinzaine de minutes à chercher, puis finalement :

-Un chaperon de taille combien ?
-Bah comme un chap'ron, chépo moi !
-Non mais, quelle taille ? L ? S ? XXXL ?
-L ? Light ? Oh wesh une cafet' ! Wesh, sans glaçons le coca non plus. Cimer Albert.
-Taille 36 ou plus ?
-40 frites çô m'vo bien, wesh !

L'air affligé de Germaine troubla J-C : elle avait un œil plus grand que l'autre. Comme sa truie Kikola... J-C était témoin de la réincarnation d'une personne. Mais elle, elle ne semblait pas être du même avis :

-Bon ben prenez-les tous, hein ! Vous m'fatiguez, jeune hômme. De toute façon, depuis que le bûcheron Riri a arrêté la pub et s'est reconvertit dans la peinture, plus personne ne joue ce rôle dans l'aire de repos.
-Cimer, Albert ! Lança joyeusement J-C en disparaissant avec tous les chaperons.

Il retourna ensuite vers la zone de pique-nique où ses copains étaient censés l'attendre, la pile de chaperons dans les bras. Seulement, comme le rouquin n'avait déjà pas un très bon équilibre et qu'en plus, le tas de chaperons était si haut qu'il ne voyait rien devant lui, il percuta plusieurs fois les haies qui bordaient le chemin. A chaque choc, deux vêtements tombaient à terre. On put donc le suivre à la trace sur 300 mètres à la longue, et tout ça grâce aux chaperons éparpillés sur le sol. Charmant aurait eu de quoi faire une attaque : « Une armée de Chaperons Rouges tout nus dans mon parc ! » mais heureusement, il était occupé à chasser Mémé McGonagall.

Lorsqu'il arriva à destination, il ne lui restait plus que 3 chaperons dans les bras. Et il n'y avait plus personne dans le parc, à part quelques restes de sandwichs. Levant son regard naïf vers le ciel, il vit un tapis volant foncer en direction du manoir des Grace. Il vit aussi une mouette passer au-dessus de lui et lâcher une grosse fiente qui vint s'écraser sur le chaperon taille 30 au-dessus de la pile. Il n'en restait plus que deux. Mais Jean-Charles gardait son sang-froid, comme dans n'importe quelque situation critique.

-WALLAAAH BANDE DE PORC-EPICS PUANTS !

Son cri de rage et de désespoir résonna dans tout l'espace de repos. Il était vraiment seul. Ou peut-être pas, en fait. Derrière lui, il y avait le camion rose de Charly et son père. La musique avait cessé, et les portières étaient verrouillées. Même Gollum était partit : il devait pêcher le dîner de ce soir dans la mare aux canards. Charly n'était plus là non plus, et J-C supposa qu'il était sur le tapis volant, lui aussi... Grrr, quels moutons frisés ces déserteurs ! Il supposa que quand même, il pourrait peut-être les rejoindre grâce à cet engin. Mais comment cette drôle de charrette pouvait-elle fonctionner ? Il le saurait sûrement en regardant à l'intérieur.

Quelques instants plus tard, après s'est bien acharné sur la portière, il comprit qu'il suffisait d'une simple pression pour l'ouvrir. L'intérieur était glacial et blanc : on aurait dit les patates en ragoût de sa Mamie Hortense. Il s'avança vers l'avant où une vitre donnait sur l'extérieur, et où on pouvait voir une drôle de manivelle et des tas de boutons que J-C trouvait drôlement « chelous ». Si ça se passait comme ça, il était bien partit pour rentrer à pied comme un vrai paysan...

-Quelle charrette zarbie ! Même pas de vache ou de dada pour tirer, wesh ! Elles ont dû filer, les bougresses ! Wesh !
-Rrrronch !

Mais apparemment, il y avait un cochon. Le bruit venait de l'arrière du véhicule, et J-C n'eut qu'à se retourner pour voir un gros moustachu qui ronflait comme un ornithorynque. Le rouquin soupira et se mit à secouer le barbu :

-WALLAAAAH DEBOUT BELLE BLONDE ! Suspect

Le monsieur se réveilla en sursaut, tout affolé. Lorsque sa vue fut bien nette, il dévisagea J-C avec un air perplexe, faisant frémir sa moustache du même coup.

-Je ne suis pas blonde ! Protesta-t-il.
-Wesh, bah t'es pas belle non plus. COMMENT ROULE LA CHARRETTE ? Suspect

Mais le moustachu joufflu l'ignora royalement, balayant du regard la camionnette avec un air affolé.

-MON CHARLY O.O !
-Wallaaah, pas de familiarités avec moi, on n'est pas encore allés au resto. Et on m'appelle J-C, pas Charly, wesh ! Jean-Charly c'est moche, wesh.
-Où est mon Charlyyy ? Sad brailla le moustachu.

Furieux que ses conseils n'aient pas été pris en compte, J-C prit son air de paysan gangster et brandit son poing en direction du moustachu. Celui-ci gémit et tenta de se protéger le visage de ses mains. Le rouquin le saisit alors par le col, ses narines dilatées sous l'effet de la colère.

-COMMENT FAIT-ON MARCHER LA CHARIOTTE, ESPECE DE GUEUX ? Shocked Oh maman !
-Tu as une cr... JE FERAI TOUT CE QUE VOUS VOUDREZ, M'SIEUR !

Satisfait, J-C le traina jusqu'au gouvernail bizarre. Celui-ci lui expliqua alors que c'était un volant, et que les boutons et les pédales servaient à faire avancer la machine. Le rouquin le remercia alors d'un signe de tête, et dès que le barbu eut tourné le dos, l'assomma. Il le ligota ensuite avec le chaperon taille 68, qui permit tout juste de faire 3 fois le tour de son corps. Il le poussa ensuite avec grande peine vers le fond du camion, ce qui le fit tanguer dangereusement, et mit la machine en route. De toute façon, il était costaud J-C : il avait l'habitude de porter dans ses bras Marguerite, la vache de sa vie. Toutefois, le rouquin n'était pas habitué au froid. Les champs dans lesquels il se promenait étaient toujours baignés de soleil, et il revêtait toujours la salopette en laine de sa Mamie Hortense lorsque la température baissait un peu. Mais là, il se trouvait dans un camion à glaces par un jour ensoleillé. Il n'aurait jamais pensé à enfiler sa salopette en laine... J-C décida alors de mettre le dernier chaperon sur ses épaules. Tout de suite, il fut ravi.

-Waaaah, c'est vachement chaud ces machins-là ! J-C fera breveter ça, wesh !

Mais la petite femme aux lunettes rondes qui vint se jeter sur le pare-brise du camion ne semblait pas du même avis...

-PAS DE CAPE, DARLING ! Suspect gronda-t-elle.

Horrifié, J-C prit un virage serré qui fit tournoyer le camion plusieurs fois sur lui-même. Se croyant dans le manège enchanté, le rouquin ferma les yeux en faisant une grimace vraiment atroce. Lorsqu'il les rouvrit, la petite à lunettes avait disparu. Il pensait atterrir dans un fossé, comme lors de sa naissance, mais il se retrouva garé juste devant la maison des Grace. Bon, c'était pas mal non plus... Very Happy

-T'es trop tigente ma ptite chariote ! Love you ! Câlin Wesh ! Lança le rouquin en donnant une tape amicale au capot.

Soudain, une source de lumière aveuglante attira son attention dans le jardin. Une main en visière au-dessus de ses yeux, il essaya d'en distinguer la source, puis faillit pousser un hurlement d'horreur en s'apercevant de qui il s'agissait.

-WALLAH, LA BOULE A FACETTE ! Choc FICHU COULANT !

En fait, J-C parlait de notre vampire adoré (ou pas Very Happy), Edward Cullen. Celui-ci l'effrayait plus qu'autre chose, et il ne pouvait pas supporter ses mauvaises manières. Et oui... Edward Cullen était un sacré voyeur. Il avait aussi des relations très étranges. En particulier cette drôle de Bella Swan... Cette fille avait des goûts trèèès chelous. Sans compter qu'elle ne savait même pas tenir sur ses pattes... Mais Edward avait aussi un pseudonyme qui lui avait permis de rentrer dans l'école d'agriculture dont J-C faisait partie, et c'était de cette façon qu'ils s'étaient rencontrés. Pendant les cours, le vampire-boule à facettes devenait le sage Cédric. Mais après cela, il redevenait une infâme décoration de discothèque et s'amusait à traumatiser les gosses... Il avait d'ailleurs rencontré deux amis en boîte de nuit : Harry Potter et Voldemort. Harry était un garçon bizarre, vraiment très bizarrePlus que bizarre... J-C avait un moment trainé avec lui, mais ses tendances casse-cou qui le faisaient hurler « MAYDAY MAYDAY » non stop toute la journée, ça ne lui plaisait pas trop. Mais malgré son comportement de masochiste, Harry avait eu la présence de refuser les avances d'Edward/Cédric.
Côté adulte, Edward fréquentait le vieux pépère de Dumbledore. Ce vieillard était si violent que tout le monde le craignait. Même J-C ! Ou alors, il y avait Voldemort, celui qui avait vraiment une VDM. Il n'avait pas de cheveux, pas de nez, une voix de fille... Il était carrément courtisé par Bella Swan, c'est pour dire ! Et il avait des goûts musicaux très spéciaux...
L'échine de J-C fut parcourue d'un frisson lorsqu'il se rendit compte que, dans ses pensées, il n'avait pas remarqué qu'Edward s'était absenté. Son éclat de boule à facettes n'attirait plus ses petites mirettes avides de lumière, mais à vrai dire c'était une bonne chose.

Son chaperon toujours sur le dos, J-C arriva en sifflotant vers la maison des Grace. Il semblait déjà y avoir un sacré remue-ménages là-dedans... Mais son cœur faillit s'arrêter de battre lorsqu'il remarqua la présence de sa grand-mère dans la cuisine dont les rideaux de la fenêtre avaient été tirés, laissant la pièce dans la pénombre. L'autre fossile, de dos, avait l'air encore plus pitoyable qu'elle ne l'était déjà. Elle était couverte d'un châle noir qui la boudinait terriblement, et semblait être allée chez le coiffeur. Le rouquin redoutait l'instant où elle se retournerait et dévoilerait sa face ridée et déformée par la colère. Mamie Hortense n'avait jamais aimé les lieux publics. Mais comme il l'avait remarqué tout à l'heure, quelque chose clochait...

-Wesh Mère-Grand, tu t'es coupée les tifs ? Demanda le rouquin en s'avançant prudemment d'elle.
-C'est pour moins briller au soleil, mon enfant, répondit la vieille dame sans se retourner avec une voix bien plus grave qu'à l'accoutumée. Et puis ça faisait trop Gandalf.

Perplexe, J-C remarqua aussi que ses cheveux étaient devenus bruns. Et ils semblaient gras comme du beurre... Enfin, la vieille dame se retourna. Elle ne ressemblait d'ailleurs plus tellement à une vieille dame.

-Wesh Mère-Grand, tu t'es fais un lifting ? scratch
-C'est pour mieux me conserver, mon enfant.
-Wesh, Mère-Grand... T'as mué ou bien ?!
-C'est pour mieux chanter, mon enfant... BABY, BABY, BABY OOOOHH ! ♫
-Wesh, Mère-Grand, est-ce que t'as des lentilles ?
-C'est... Non.

La voix d'un certain Michel s'éleva alors de derrière la fenêtre, depuis le jardin :

-Si, t'as des lentilles ! Sale menteur !
-Menteur ? Répéta J-C. Wesh, Mère-Grand, t'es travlo ?
-C'est pour mieux passer en V.I.P dans les boîtes de nuit branchées, mon enfant, répondit Mamie Hortense avec un air gêné.

Le sourire hypocrite que lui adressa la vieille femme fit frémir le rouquin. Son dentier jaune avait été troqué pour de longues dents blanches... WTF : Wesh Trop Fort !

-Wesh, Mère-Grand, tu t'es mis des prothèses dentaires ?

Les lentilles de Mamie Hortense se dilatèrent soudain, et elle bondit sur sa chaise, provoquant un hurlement strident et très féminin de J-C. En fait, c'était Edward Cullen !

-C'EST POUR MIEUX TE PERFORER, MON ENFANT !

A cet instant, un autre cri féminin retentit. Mais là, il ne s'agissait pas du rouquin.

-EDWARD CULLEN, NE TOUCHE PAS CE CHAPERON ! Suspect Et J-C aussi !
-Oh c'est Lory ! Very Happy s'écria J-C.
-Crotte de biscotte ! affraid cracha Edward.

Peu de temps après, le vampire se retrouva à la porte. J-C rejoignit les autres dans le salon, mais dut rapidement se cacher car, horreur malheur, la véritable Mamie Hortense venait d'arriver. Le rouquin se retrouva à l'abri derrière le canapé, en compagnie de Christian-Stiany. Celui-ci était dans les vappes, et J-C était très impressionné par sa « flemmardise ». Il était aussi très impressionné par la facilité que sa Mamie Hortense avait pour découvrir les cachettes des gens. Tout le monde avait été découvert, sauf J-C et Christian-Stiany. Elle venait tout juste de découvrir Jared en béquilles et Mathilde :

-Fichtre, un handicapé ! C'est mon petit-fils qui t'as fais ça, n'est-ce pas mon petit Caramel mou ? Very Happy Il est très fort mon Jean-Charles, comme sa grand-mère ! La femme du vieux

A cet instant, J-C devina que sa réputation ne serait plus jamais la même. Qu'est-ce qu'elle lui fichait la honte, cette Mamie Hortense... Mais bon, son comportement de racaille finirait par faire oublier cet épisode néfaste à ses nouveaux amis. Mais pour cela, mieux valait éviter qu'Hortense ne le remarque... Et justement, ce Christian-Stiany était un peu trop bruyant. Toujours dans les vappes, il s'était mis à ronfler. Il était temps de le réveiller, quitte à attirer l'attention d'Hortense dans leur direction. Elle ne remarquerait que Christian, tandis que le discret J-C pourrait s'échapper tranquillement. Sachant très bien que les chatouilles n'étaient pas une bonne idée, J-C attrapa un petit caméléon nommé Pascal qui trainait à côté de lui. Il l'approcha de l'oreille de Christian, et la petite bête déroula sa looongue langue (18 s) … Tandis que Christian se réveillait en sursaut, attirant les regards de tout le monde sur lui, J-C rampa tel un militaire jusqu'à la fenêtre ouverte. Mais Hortense fut plus maline... Elle le repéra immédiatement et accourut vers lui, le saisit par la joue et le souleva si haut que ses pieds ne touchèrent même plus le sol. Pour une vieille bique à moitié décomposée d'1m45, ce n'était pas trop mal. Surtout que J-C s'était empiffré de pâtes Lustucru peu de temps avant... Dans tous les cas, sa joue le faisait souffrir, mais ça ne semblait pas déranger le moins du monde Hortense. Elle affichait un sourire qui dévoilait toutes les dents qui lui restaient.

-Mon ptit J-Céééé à moiiii ! Very Happy Tu m'as manqué ! Viens mon choupinou, on rentre à la maison ! J'ai invité Huguette à prendre le thé Very Happy La femme du vieux.

Huguette était l'une des copines du club de tricot d'Hortense. Elle était atroce. Elle adorait raconter à J-C quelle mutation il subirait pour devenir aussi vieux qu'elle, si bien qu'il en faisait des cauchemars terribles. Alors non, il était hors de question qu'il prenne le thé avec cette chose, wesh !

-Mais Mômiiie, je m'amusais bien avec les keupins Sad Wesh, quoi Sad ! pleurnicha le rouquin.
-Ooh, dans ce cas-là... La femme du vieux fit Mamie Hortense avec un air compatissant. Je te laisse ici jusqu'à demain matin ! Very Happy Si tu me cherches, je serai à NarniaMarket, puis entrain de danser près du lac avec Huguette. A demain mon p'tit ! Very Happy A demain, copinous de mon p'tit Very Happy ! La femme du vieux

Elle tourna les talons et se dirigea vers la sortie, souriant en pensant aux achats de ouf, comme disait J-C, qu'elle pourrait faire à NarniaMarket. Et avec ces achats, elle s'amuserait comme une petite folle avec Huguette.

-A demain matiiiin, wesh ! Lança J-C avec un air ravi. Vieille bique !

Se croyant enfin débarrassé de sa mère-grand, J-C poussa un soupire d'aise. Mais non. Elle avait voulu calmer Lory et lui administrait une tasse de sa tisane au contenu illicite. D'ailleurs, Mallory se retrouva aussi bizarre que la vache Marguerite, après ça. Bon, il lui donnerait le chaperon plus tard... D'ailleurs, J-C avait laissé celui-ci dans la cuisine. Il fonça le récupérer tandis que les mafieux commençaient à festoyer et que Mallory prenait Rateau pour une créature mythique, et le retrouva sur la table, posé à côté d'une petite sacoche. Celle-ci appartenait aussi à Lory, et J-C avait bien envie de regarder à l'intérieur. En fouillant bien, il tomba sur de nombreux objets intéressants, mais surtout...

-WESH ! Des culottes propres pour J-C !

Sans savoir qu'il s'agissait en fait des slips ultra-secrets de Jared et Simon, J-C chercha un endroit où les étendre, car ils étaient trempés. Remarquant une bouteille d'eau gazeuse couchée sur la table, le rouquin comprit qu'Edward s'était encore laissé allé... Il regarda dehors, mais il n'y avait aucune corde à linge. Dans le salon où tout le monde faisait la fête, par contre, il y avait une cheminée. Il n'aurait qu'à allumer un feu et les exposer devant... Tout fier, J-C alla enflammer des buches et accrocha les deux slips, puis contempla son travail avec triomphe. Dans quelques minutes, les deux slips seraient tout secs, et peut-être carbonisés si ils venaient à tomber dans le feu. En attendant, il pouvait s'amuser avec ses amis.

-WEEESH C'EST UNE SACREE TEUF CA !

Le cri ultra-puissant de J-C couvrit tous les autres bruits, même la musique des singes. Tout le monde se tourna vers lui, et donc vers les slips... Et tout le monde resta bouche bée.

-Oh damned, fit un loup en chemise de nuit rose.
-Quelle horreur masculine ! S'épouvanta Mathilde.
-NOS SLIPS ! Hurla Simon.
-Quels jolis drapeaux Very Happy, s'enthousiasma Mallory en faisant avancer sa monture Rateau.
-MAYDAY MAYDAY !

Un garçon brun et binoclard à cicatrice qui n'était autre qu'Harry Potter, et non pas Charly, vint s'écraser contre la fenêtre. Sa face aplatie sur la vitre donnait l'impression qu'il s'était fait piquer par une colonie d'abeilles, mais en fait... Ce n'était pas le cas. Il s'agissait juste d'un crash de balai. Kevin, armé d'une balayette, s'empressa d'aller le chercher puis le ramena dans le salon. Horrifié, J-C se tint bien à l'écart du binoclard. Voilà que deux de ses anciennes connaissances étaient réunies dans la même pièce que lui... Et c'était pas bon ça, pas bon du tout. Edward semblait d'ailleurs avoir remarqué le survivant, et sautillait tout autour de lui. Et en parlant de lui...

Edward, le mot de la fin ?

-Epouse moi ! Implora-t-il à Harry, ce qui lui valut une énorme baffe.

Merci Rob... Edward.
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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Mar 31 Mai - 19:08

    A peine Christian avait été mis sur le dos de Dragonne que Angélique et Diabolique se remirent à se disputer. Cette fois, Angélique avait voulu entrer dans le rêve de Christian qui marmonnait des mots incompréhensibles, et Diabolique lui avait fait la moral.

    " Angélique, si tu te mets à être méchant, on perd notre job ! Comment-veux-tu-être-une-bonne-conscience-si-la-tienne-est-mauvaise ? "

    " Ma conscience est très bien ! " avait répliqué Angélique.

    L'espace d'un instant, Angélique cru qu'il avait lui aussi des miniatures puis poussa un soupire de soulagement en voyant que ce n'étaient que deux papillons qui lui tournaient autour.

    " L'âne... Bébé Potelé... " murmura Christian dans son sommeil.

    Interrompant leur débat sur la bonne et la mauvaise conscience, Angélique et Diabolique échangèrent un regard puis éclatèrent de rire en se roulant sur la selle accrochée à Dragonne, qui sentait qu'elle allait finir avec une migraine à entendre leurs rires de Chipmunks. Elle lâcha un grognement sinistre et caverneux, qui signifiait "Merci d'attendre que le véhicule soit totalement arrêté avant d'en descendre. Nous espérons que vous avez passé un bon vol à bord du DragonneAir, et à bientôt. Kiss kiss !"

    Du côté de Christian, il n'avait jamais fait un rêve aussi... bizarre.

    D'abord, il y avait un chaton roux (qui ressemblait beaucoup à Potelé), qu'un singe levait en l'air devant la fenêtre pendant que les animaux de la savane faisaient une espèce de chorale. Un des éléphants appelé Elmer (qui plus tard deviendra célèbre, faisant quelques apparitions dans des livres pour enfants) devint totalement dingue et d'un coup de trompe sonore détruisit toute la chanson de la chorale. Sur le coup, le singe qui tenait bébé Potelé le lâcha, la chute provoquant des "Ooooh !" "Aaah !" "Il rebondit !" En effet, bébé Potelé rebondissait sur un trampoline placé sous la fenêtre, accompagné d'un âne à l'allure complètement barré qui criait "Eh ! Eh, choisis moi ! Very Happy"

    Puis, soudain... L'âne dépliait une longue langue de trois mètres de longueur puis lui aspirait son cerveau par l'oreille.

    " AAAAAAAAAAAAH ! OO " hurla Christian en se redressant d'un coup, plus réveillé que jamais.

    Premièrement, il venait de comprendre ce qui l'avait réveillé en voyant un espèce de lézard tout moche rentrer sa langue dans sa bouche.

    " Coucou toiii ! Very Happy "

    Deuxièmement, il avait eu droit à une tête d'Angélique en gros plan dès l'instant où il avait ouvert les yeux.


    " Pousse-toi, tu vas lui ouvrir la tête avec ton auréole ! " dit Diabolique avec sa voix de camionneur.

    Avant que tout ne dégénère, Christian se précipita pour séparer Angélique de Diabolique, qui avait déjà sortit les dents et crachait comme un chat, les oreilles en l'air. Une fois qu'il réussit à tenir Angélique par les ailes et Diabolique par la queue, Christian regarda autour de lui à la recherche de Mallory. Edward, Rico, Jackson, Simon, Jared, Rico, encore Rico... Ah non, des singes. En fait, tout le monde était là sauf Mallory... Même le roux. Et même... Charmant ?

    " Mémé McGo... Échappée... Sad " marmonnait ce dernier en entrant comme s'il était chez lui. En larmes, il s'effondra sur le canapé et laissa tomber sa tête sur l'accoudoir qui fût très vite humide. Dans un élan de gentillesse, Christian alla s'asseoir à côté du blond en croyant à un chagrin d'amour.

    " Tu sais... Peut-être qu'elle reviendra. "

    Mémé McGo choisit précisément ce moment pour passer devant la fenêtre à califourchon sur un balais volant, hurlant d'une voix de petite fille qui n'allait pas du tout avec son physique : " Je ne reviendrai jamaiiiis ! Very Happy "

    " ... Là, elle t'a achevé, Christian. "


    Pleurant de plus belle, Charmant continua de se lamenter sur son sort :

    " Et elle a pris toute l'huile des cuisiiines ! Sad Elle va sûrement l'apporter à Rogue... " Voyant que Christian demeurait perplexe, il s'indigna : " Rogue ! Son collègue d'espionnage ! Il a besoin d'huile, pour survivre ! C'est sa source d'énergie... Suspect "

    La révélation laissa tout le monde silencieux, les yeux grands ouverts. Comme il n'aimait pas trop le silence et qu'il fallait bien passer le temps, Charmant se remit à pleurer de plus belle. Une de ses larmes s'envola dans les airs au lieu de tomber sur le canapé, puis un tas de bulles de savon arrivèrent accompagnées d'une chanson qu'on connaît bien. A cette voix, tout le monde s'éclipsa en un clin d'oeil à l'exception de Christian, les miniatures et Charmant qui avait oublié de pleurer, regardait les bulles de savon avec des yeux pétillants.

    Marraine la bonne fée éclata la bulle dans laquelle elle se trouvait puis en sortit d'un air fatigué en lissant sa robe de bonne fée. Après toutes ses années, elle devait en avoir assez de se servir de bulles comme moyen de transport... Après avoir jeté un rapide coup d'oeil autour d'elle, la marraine préférée des Narniens posa son regard sur Christian avant de pointer un doigt accusateur dans sa direction, d'un geste très théâtral.

    " C'est toi ! "

    Le pauvre Christian qui ne comprenait pas mieux la situation que le pot de fleurs posé à côté de lui eu pour seule réaction de sourire de toutes ses dents.

    " Et il se fiche de moi ! " s'époumona Marraine la bonne fée, les bras le long du corps et poings serrés. Gardant son regard sévère, elle sortit sa baguette magique de nulle part et la pointa vers notre victime préférée.

    " Pour avoir saccagé mon bébé, mon enfant, le fruit de mes entrailles... "

    A ses mots, Charmant souria d'un air gaga en admiration devant sa mère.

    " Pour avoir donc saccagé MAGIC DRIVE ! " continua Marraine, " Je vous condamne toi, Christian Benjamin Green et tes deux consciences, à ne pouvoir vous exprimer qu'en chantant ! "

    Plus que la sentence, c'était l'annonce de sa mère qui fit tomber Charmant de son petit nuage (et du canapé par la même occasion) : Elle préférait le MagicDrive à son fils ! Tandis qu'il partait en claquant la porte derrière lui avec autant de force qu'une gamine de 6 ans, Marraine sortit un petit appareil à bulles de savon, souffla dans le cercle puis s'installa confortablement dans la bulle qu'elle venait de créer.
    Comme Christian restait immobile de peur de se mettre à chanter sans le vouloir, Angélique décida de tester son nouveau don le premier et se tourna vers son protégé :

    " On ira où tu voudras, quand tu voudras Very Happy "

    En entendant son "collègue" chanter, Diabolique explosa de rire puis testa à son tour :

    " C'est la salsaaa du démon ! Very Happy "

    Cette fois, Angélique éclata de rire à son tour. Christian, lui, devenait de plus en plus pâle : Comment est-ce qu'il allait expliquer ça à Mallory ? Il devait bien avoir quelque chose dans son sac pour écrire... En se levant, Christian se rendit soudain compte de quelque chose...

    " Non, non, NOOON " en se tenant la tête entre les mains, tourmenté, Christian regarda partout autour de lui en se souvenant qu'il avait oublié son sac à dos parlant dans le parc du MagicDrive.

    "J'ai laissé... " chanta Christian dans un soupir.

    La soirée allait être longue... Montant les escaliers quatre à quatre, il continua à s'exprimer sur ce qu'il lui arrivait, toujours en chanson.

    " ça me rend dingue, dingue, dingue, dingue ! "

    Dans les marches, il croisa un elfe de maison qui répondait au nom de Kreatur si on en croyait le badge épinglé sur sa taie d'oreiller. L'elfe marmonnait des choses comme "Le maître n'aimerait pas ça... Non... Kreatur ne doit pas..." Resté sur les yeux horriblement gros de l'elfe, Christian regarda Angélique et Diabolique qui étaient sur son épaule droite en demandant en rythme "Pourquoi c'est beau ça, et ça, ça ne l'est pas ? OO", ce à quoi ils répondirent en choeurs : "Payapapa Yapa !"

    Comme Kreatur se bornait à lui bloquer le passage, Christian le poussa d'une main en criant "Place je passe !", trop pressé de retrouver sa Mallory et pouvoir lui expliquer tout ça. Ah et la voilà, dans sa chambre ! Very Happy Se ruant devant elle avant que Kreatur ne l'en empêche, Christian oublia totalement qu'il n'avait toujours pas de quoi écrire pour éviter le concert gratuit et les paroles sortirent naturellement, pour son plus grand malheur :

    " Elle m'a ensorcelééé, eh eh, eh eh ! Je ne sais pas ce qu'il se passe, je suis ensorcelé Sad "

    Ce fût sûrement la chanson qui attira Kevin, qui était arrivé si vite que Christian ne l'avait pas vu entrer. Il s'en rendit compte quand il sentit une patte du rongeur dans ses cheveux.

    " Tu vois papa, c'est des comme ça que je voulais... "

    Brusquement, Christian fit volte-face avec un regard noir envers les deux rats mafieux. Un peu plus, et il sortait les dents !

    " C'est MA terre ! Suspect " dit-il sur un ton de propriétaire, accompagné d'Angélique et Diabolique qui reprirent leur rôle de choeurs en "Payapapa paya !"

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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Jeu 21 Juil - 23:56

    Non mais je n'en revenais pas. Mathilde, ici. Elle devait sûrement être à la recherche de futures victimes masculines... Et j'étais en béquilles. Je ne pourrais m'échapper en courant si jamais quelque chose ne se passait pas comme il le fallait. Quoi que si j'étais valide, je n'aurais pas couru... Oui, je suis un pur mafieux de la mafia de la mafiosa moi ! La roussette me posa alors une question sur l'origine de mes béquilles. Eh bien, c'était une longue histoire... En fait, j'étais allé – avec une gentillesse et une générosité et un courage surhumain – allé protéger chercher ma débile de sœur durant la guerre précédente, et il se trouvait qu'un vendeur de pot de yaourts détestant également ceux-ci car il semblerait qu'il y ait eu un problème avec ces derniers et son père dans le passé, avait décidé de tuer Mallory.

    J'ai donc pris sur moi en l'énervant assez pour qu'il jette son dévolu sur ma personne et non celle de ma sœur, ce qui peut paraître complètement faux et stupide, mais qui est cependant vrai et utile, puisqu'il s'en est prit à moi et pas à elle. Bon, le problème c'était que j'avais bien pris et que du coup, ma mafieuse personne s'en était pris pleins... les jambes quoi. Enfin disons que si j'avais des béquilles, c'était de la faute de la blondasse en fait ! Tout s'éclaircit alors dans mon esprit. Tout était tellement clair que quand je redescendis sur terre, je remarquais que tout le monde était partit, excepté Mathilde et moi. Zut, j'avais loupé quelque chose ? Je remarquais que de plus, ce que j'avais pensé, ben... J'aurais peut-être du le dire, car désormais, il y avait des meutes de pailles qui passaient près de nous, preuve de notre silence incontesté. Ainsi donc, elle voulait jouer au roi du silence ? Eh bien, renommons ce jeu le grand mafieux du silence. Les minutes passèrent, et passèrent, et passèrent et... L'écureuil ouvrit la bouche avant moi. HAHA, J'AI GAGNE ! Hum.

    « Ben, si tu tiens à le savoir, je... »

    Mais alors que j'allais raconter ma passionnante et trépidante vie de mafieux à la féministe, une voiture arriva, et je remarquais qu'elle logeait Rateau, Rico, et d'autres personnes. Je fis coucou à Stitch, manquait de perdre une béquille par la même occasion. Mais je la rattrapais à temps, la petite coquinouchette ! Bien. Donc je finis par reposer mon regard sur Mathilde en me demandant comment ça pouvait bien se faire qu'elle n'ait pas bougé d'un poil et soit restée là à me « parler » sans broncher. Intéressant. D'ailleurs je remarquais que des bébés dranons arrivaient vers nous, et celui sur lequel Simon était s'arrêta près de moi. Je montais donc dessus tant bien que mal, puis je posais mes jolies fesses sur mes béquilles sur le dranon, et m'accrochait à mon frère chéri, décollant ainsi et allant visiblement vers notre manoir.

    Nos dranons firent la course, vu que je remarquais qu'il y en avait plusieurs autres, et j'aurais volontiers fait le pom-pom mafioso-boy si je n'avais pas autant mal au popotin... Une fois arrivés, E.T qui avait gagné la course avec son dranon parut se sentir assez mal. Quel alien, ce petit chou ! Je descendis avec l'aide de Kevin, puis partis en béquilles dans la maison, et saluais Willy avec une béquille, ainsi que dragonne. En guise de réponse, elle brûla de l'herbe. Charmante petite. Une fois à l'intérieur, je me laissais tomber sur le canapé, reposant ainsi mes bras et mes jambes quelques instants. C'est alors que Simon chéri nous annonça que quelqu'un était venu squatter... Mais qui pouvait être ce fameux squatteur ? Hum.. ail... Je vis alors quelqu'un entrer dans la pièce, et en pointant un doigt accusateur sur la personne, je crus bon de m'exclamer...

    « Je le savais ! C'était toi la squatteuse !»

    ...Mais non, il ne s'agissait pourtant pas de Mallory. Je baissais la tête quelques secondes en me demandant qui pouvait être le vrai squatteur de service, et c'est alors que je le vis... Il n'y avait qu'une personne capable d'illuminer une pièce et de faire croire aux gens que nous étions dans une discothèque...

    « Cullen, Cullen, la forceuuh de... »

    Je ne pus terminer ma courte chanson, car Mallory vira le dit squatteur de la maison. Zut, encore un effet qu'elle cassait ! Enfin bref, moi j'allais faire un petit somme en attendant hein. J'avais à peine fermer les yeux quelques minutes que j'entendis déjà quelqu'un me ronchonner en plein visage de dieu.. hum mafieux je veux dire. Je regardais Mathilde en me relevant finalement, et attendis que môdame écureuil ait fini de se plaindre. Alors elle ne pouvait pas voir les hommes, mais ne pas lui dire au revoir était aussi sanctionné ? Mais c'est qu'elle changeait d'avis comme de chaussettes celle-là ! Quoi que... Fallait-il encore qu'elle change de chaussettes.

    Elle me parla ensuite de tous les prétendus défauts des hommes, et je finis par appuyer un de mes coudes sur ma béquille, en me demandant si elle n'avait pas bientôt fini de m'enquiquiner avec tout ça. Ralala, les filles alors ! Une véritable source de migraine moi j'dis. Mais je repris mes esprits en ouvrant de grands yeux lorsqu'une voix fit taire tout le monde dans la pièce. Était-ce... Ah ben oui, c'était la grand-mémé Dufossé ! Mais je n'eus pas le temps de dire « Oh mon Mafieux ! » que la rouquine me tira avec elle derrière le rideau. Bon, au moins si elle avait bien choisie la cachette, on ne se ferait pas repérés. La grand-mémé de J-C entra donc dans la maison et sembla trouver la plupart des mafieux... Mathilde et moi durent alors nous résoudre à sortir également, et le pire de tout, c'est que la mémé Dufossé, elle était ravie d'me voir à moitié atrophié !

    « Ah mais non, non, non ! C'est la faute au copain de Mallory et c'est une blessure de guerre, môdame ! »

    Doutant qu'elle allait comprendre quoi que ce soit et ne désirait pas m'attarder sur le sujet, ce qui ne ferait que la faire rester ici plus longtemps et émouvoir tout le monde, je décidais de ne pas trop argumenter ce jour funeste où, tel un héros, j'avais été prêt à sacrifier ma vie pour me la péter auprès des mafieux et de Mathilde sauver ma sœur. Peu après, nous apprîmes cependant que J-C resterait avec nous jusqu'à demain matin, ce qui sembla rendre folle de joie Mallory, qui, comme une grosse nouille, fit revenir la vieille Hortense ! Après, je remarquais que Christian s'était enfin réveillé, me demandant d'ailleurs comment il avait bien pu s'endormir aussi longtemps... Il avait sans doutes fait une nuit blanche et avait voulu ignorer Mallory un maximum de temps le petit coquinou !

    Je ne le comprenais que trop bien, cela dit. Il était surement venu pour voir tous les mafieux, mais n'avait pas voulu l'avouer à Mallory de peur qu'elle ne nous embête encore longtemps en parlant de lui. Ce qui me fit penser que je devrais peut-être rendre son journal intime à Mallory. La lecture était fortement intéressante, bien que ce trop pleins de joie m'avait fait vomir. Elle aurait un beau souvenir ainsi, sur la page où elle parlait de son premier baiser avec Christophe. Hum, Christian. Un délicieux souvenir qui sentait les frites au ketchup et au fromage à la sauce piquante. Rien qu'en y repensant, j'en ai encore l'eau à la bouche... Essuyant alors la bave qui coulait de ma bouche avec un pan de ma manche, je finis par me rendre compte que quelque chose clochait. Tout le monde fixait la cheminée et notre rouquin préféré. Je vis les airs choqués de tout le monde et décidais de m'approcher pour voir de quoi il s'agissait, cette choque horrifiante.

    Oh mon Mafieux... Mais c'était mon slip ! Heureusement, quelque chose attira l'attention ailleurs l'espace de quelques instants... Notre Harry national venait d'avoir un accident de balais, à cause de notre dear Edward. Je décidais d'ordonner alors à Kevin de nettoyer les vitres et de ramener Harry dans la maison, il fallait prendre soin de ce petit, il serait bien comme mafieux après tout. Soudain, nous vimes Charmant débarquer comme s'il était chez lui, en train de ronchonner car McGo s'était barrée. Je fus attendris de voir Christian le rassurer, et finis par me moquer de Christian avec Diabolique en entendant McGo dans le jardin. C'est alors que Charmant continua de se lamenter, tel un lamantin tristounet, et l'une de ses larmes ramena Marraine La Bonne Fée, autrement dit MLBF. Celle-ci s'en prit avec une colère très vilaine à Christian qui arborait son plus radieux sourire. Mais le pire de tout...

    C'était qu'il semblait que MLBF préfère considérer le MagicDrive comme son fils, alors que Charmant était à côté et n'avait droit à aucune référence en lien avec lui ! Pauvre petit. La conséquence tomba alors, et Angélique, Diabolique et Christialique finirent par ne s'exprimer qu'en chantant. Je décidais de partir cependant récupérer mon slip, et fis signe à Simon de m'accompagner pour récupérer aussi le sien, et très discrètement, nous allâmes récupérer ce qui nous revenait de droit, nous les rangeâmes sous nos pulls – ou dans mon pantalon pour ma part, au risque qu'ils ne tombent – et nous décidions d'aller les cacher dans notre trappe top secrète, puis nous repartions avec un air totalement naturel dans la salle. C'est alors que je vis Harry parler avec Mathilde, et que je me souvenais de quelque chose... Quelque chose de funeste et de sombre. Je partis m'asseoir sur le canapé, pris l'ordinateur portable présent sur la table basse et fis mes recherches en allant sur YouTube où se trouvaient des centaines de vidéos de leur romance. Je montrais alors l'une des vidéos à Mathilde.

    « Alors comme ça tu déteste les hommes, mais tu fricotes bien comme il faut avec Harry ? Je me trompe ? Non, bien-sûr que je ne me trompe pas ! Tu devrais avoir honte Mathilde ! Je ne pensais pas ça de toi... Vraiment pas ! »

    Tandis qu'elle me sortait des excuses toutes plus stupides les unes que les autres, je continuais à me disputer avec elle à ce sujet. Non mais comment elle pouvait préférer Harry ? Enfin, je veux dire... Simon est bien plus beau ! Plus fort ! Plus intelligent ! Et je suis son jumeau, nous sommes identiques. Je regardais Harry venir d'un air innocent vers moi, puis tout à coup...

    « Jared, je trouve pas les petits fours au fromage fondu dans la cuisine No »
    « Ils sont dans le frigo mon chou ! »
    « Merci Very Happy »

    Puis je le regardais s'éloigner en sautillant, son balais entre les jambes, tout en lui faisant coucou d'un signe de la main, semblable à un sim. Je me tournais ensuite de nouveau vers Mathilde et repris de plus belle ma dispute avec elle. Non mais, comment pouvait-elle choisir Harry ? Simon était bien plus... Hum, je l'avais déjà dit ça. Zut, le temps passe et je n'ai plus aucune remarque ! Plus le moindre reproche ! J'étais fichu. Tel un pauvre mafieux, je finis par fermer l'ordinateur et je m'éloignais en allant bouder Mathilde dans les toilettes. Je baissais mon pantalon et mon slip Bisounours, puis pris place sur le trône et fis ma petite commission. Je me rendis alors compte que j'avais oublié quelque chose...

    « affraid »
    « Au lieu de tirer cette tronche Luc, tu devrais fermer la porte ! »

    Luc fermit alors la porte, et je me posais soudain une question. Depuis quand le fils de Dark Vador était parmi nous ? Peut-être trop absorbé par ma dispute avec la roussette, je ne l'avais pas vu entré... Je finis alors ce que j'avais à faire, puis me rhabillais, tirais la chasse d'eau et sortis des Water Closet, me dirigeant vers la cuisine. Je vis alors Luc qui me fit la morale en me demandant de me laver les mains... Bon, très bien, très bien ! Je finis par aller me laver les mains, le voyant courir comme une fillote vers les chiottes. La saloperie. Je regardais Harry assit les jambes croisées devant le four, les coudes sur les cuisses et la tête appuyée sur ses poings, attendant avec des étoiles plein les nyeux que les petits fours soient prêts. Si c'était pas migno... Oh non ! Mallory m'avait contaminée. La saloperie.

    Je l'entendis d'ailleurs à l'étage, et soupirais en baissant la tête, une fois de plus comme les sims, puis je partis en mode béquilles dans le salon qui avait été précédemment transformé en discocullenothèque, puis je vis Mathilde à l'autre bout de la pièce. Bon, il fallait que j'y aille ! Je me frayais donc un chemin parmi toute la foule dansante de mafieux, puis je m'approchais de Mathilde qui était contre le mur. Seulement, une fois devant elle... Je finis par partir faire la conversation à Kevin. Pourquoi je ne lui faisait pas face ? Non seulement je n'avais rien à dire à cet écureuil de bas étages, mais de plus, j'avais trop de dignité pour aller entamer une conversation avec elle. Puis il restait une troisième raison qui était...

    « Alors, ça avance bien votre relation avec la rouquine ? Very Happy »
    « Kevin, je t'ai déjà dit qu'on parlait pas de ce genre de choses en public ! Shocked »
    « Oui chef ! » le rongeur jeta un coup d'œil à Mathilde. « Shalalalalala n'ais pas peur, ne penses qu'au bonheur, vas-y, oui, embrasses-là ♫ »

    Après s'être prit un coup de béquilles là où ça fait mal, Kevin fit la moue, puis partit s'asseoir sur le canapé, se faisant amener un paquet de poireaux surgelés, qu'il posa entre ses pattes. Je retournais finalement voir Mathilde, décidant qu'il fallait que je prenne un peu ma vie en mains si je ne voulais pas finir vieille fille, tout comme Mallory. Comme Mallory. * deux minutes passèrent * Ah mais zut ! Même elle, elle a quelqu'un ! C'est la fin des haricots, c'est décidé... M'avançant inconsciemment vers Mathilde, je me surpris à me retrouver devant elle et à subir son regard interrogateur. Ah ben bravo ! Fichues béquilles magiques... Ah ben non, mes pieds étaient aussi fautifs. Mais que faisaient-ils donc plantés là ? Allez, allez, sortez, sortez ! Mais... La voilà la solution !

    « J'ai deux mots à te dire la rouquine, alors tu vas me suivre Suspect »

    Je partis donc en direction de la porte de dehors, remarquant que la nuit était tombée d'ailleurs, puis je vérifiais que la féministe me suivait bien et qu'elle avait refermée la porte. Bon, c'est partit mon ptit Jared ! Je me tenais bien comme il fallait en prenant appui sur mes béquilles, puis je regardais la femelle qui me faisait face droit dans les yeux. Il paraît que certains hommes étaient morts de peur en ayant fait la même chose, mais la vérité, c'est que je n'étais pas n'importe quel homme. Moi, j'étais Jared Grace.

    « Tu as vu, il fait drôlement nuit ce soir. »

    Bon, ça au moins, c'était bien envoyé. Gagner du temps, c'était ça la clé du succès. Ah ben visiblement ça marchait bien à l'intérieur hein ! Et que Luc embrasse Kevin pendant l'absence de Rateau, personne ne dira rien. Sauf si... Pelle décidait de refaire son apparition ? Je vis soudain une travestie passer près des poubelles et crier « Horreur, malheur ! » Puis fallait bien reconnaître que sur ce coup-là, elle avait pas tord. Je vis ensuite un type blond arriver et commencer à tenir le crachoir à la poubelle. Intéressant. D'après ce que j'entendais, il disait se nommer Colin et avoir oublié son nom de famille. Il recherchait un certain... Harry ? Alors en fait, ce petit coquinou blondinou n'était autre que... Drago Malefoy ?

    Ah ben non Jared, il a dit qu'il s'appelait Colin. Non mais t'écoutes un peu les conversations entre les hommes et les poubelles oui ? Quand on espionne, on espionne bien ! Désirant ensuite parler, je me fis bien avoir, car dès le moment où j'eus ouvert la bouche, ce fut le silence total dehors. La travestie me fixait, Colin me zieutait, Mathilde me dévisageait, Willy, Dragonne et ses dranons me regardaient avec attention et je sentais que les arbres et les poubelles m'observaient attentivement. Bon, c'est pas que mes béquilles ne m'aideraient pas si j'échouais, mais si ! J'entendais encore la voix de Kevin dans ma tête... Puis je l'aperçu derrière Mathilde, mais dans la maison, à la fenêtre. Je finis par soupirer, puis par regarder de nouveau la rouquine.

    « Bon, je sais que nous ne venons pas de la même planète... Je viens de la planète Mafia et toi Féministe. Nous sommes un peu comme deux aimants on va dire, tu vois ce que je veux dire ? » ne lui laissant pas le temps de répondre, je gloussai tout en continuant « Non, tu ne sais pas. Hum, donc tu vois, les aimants, eh ben ils s'évitent, mais parfois... Ben ils en ont marre de s'éviter et acceptent de regarder l'autre en face et de... »

    Bon, j'avais testé le coup des aimants avec Simon dans l'après-midi en fait, et c'était assez frais dans ma splendide et bien remplie petite tête pour que je puisse frimer en sortant...
    Spoiler:
     
    ...Je finis par me dire que si j'attendais que la féministe me réponde, j'aurais le temps de voir ma jambe guérir miraculeusement, et je décidais d'écouter la petite voix de mon... salon, qui se trouvait être celle de Kevin, qui se faisait d'ailleurs toujours draguer par Luc le puceau. Quoi qu'il en soit, il était l'heure... L'heure qu'il était hier à la même heure, d'après ma montre. * la pression et l'impatience fait dire n'importe quoi à ce pauvre petit * Vous n'auriez pas entendu quelque chose par hasard ? * Non, je devrais ? * Ah ben apparemment non. Tout va bien, je ne suis pas fou. Enfin, il fallait passer à l'action ! Je vérifiais du coin de l'oeil que le réalisateur qui se trouvait en notre présence (le réalisateur était en réalité Colin) avec son caméraman (qui se trouvait être Willy) attendaient le bon moment. Je vis ensuite Colin prendre le clap/clap cinématographique, prêt à dire « Action ! » puis lorsque le moment arriva enfin... J'avançais d'un pas vers elle, puis je posais mes douces et parfaites lèvres sulfureuses de mafieux sur les siennes.

    « Baby you'rrrre a fiiiiirrrrreworrrrk ! Come oun let yourrrr coooolorrrrs borrrrst ! »
    « Oh, les feux d'artifice synchronisés avec la scène romantique... Hey, mais Willy, tu t'occupes des feux, tu filmes et tu chantes en même temps ? »
    « Ah bah voui, faut bien qué Willy lé fasse ! »
    «Zut... Il va falloir que je triple son salaire... »
    « Willy a tout entendou ! »
    « Oh, c'est la première fois que j'me sens aussi embrassé.. embarrassé de ma vie là, arrêtez vous les mecs Shocked »
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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Jeu 28 Juil - 15:45

Mathilde était d'une humeur démentielle, ce soir-là. Appuyée contre le mur du salon, elle observait avec un regard meurtrier les gens, tous aussi étranges les uns que les autres, se trémousser dans la salle. Franchement, elle ne comprenait pas comment une simple boule de discothèque humaine arrivait à agiter autant tout le monde. Surtout que cette boule de disco s'appelait Edward Cullen, et il n'était pas connu pour être un Showman. C'était peut-être parce qu'il savait jouer au football avec des pommes ? Oui, c'était certainement ça, car les deux choses principales qui intéressaient les hommes étaient bien évidemment le sport et la bouffe. Comptons les boissons de beurrés dans la bouffe. Cette image des hommes rendait la scène plus pathétique encore pour la rouquine, et elle était persuadée que si elle passait toute la soirée ici, elle aurait deux fois plus de taches de rousseur qu'à son arrivée.

Elle n'avait pas du tout apprécié de voir arriver l'autre débile de Henry. Cet idiot persistait à l'appeler « Jenny », alors qu'il n'y en avait aucune dans sa famille. Elle aurait compris s'il la confondait avec l'une de ses cousines, mais là... Pas de Gertrudine, Roberte ou de Claude Françoise, mais Jenny. Jenny ! Commençant à en avoir sérieusement marre, la rousse sortit de son dictionnaire sa plus belle insulte et la cracha au visage de Henry.

-ESPECE DE CAPOUET !

La remarque heurta le binoclard aussi violemment qu'un cognard, et il parut prêt à sangloter. Mais avant que la cruelle Mathilde n'ait pu rire comme une sadique car elle avait fait pleurer un petit, elle vit Jared revenir et poussa un soupir. Il allait tout gâcher... Et en effet, ce cher mafieux eut la merveilleuse idée de ramener son savoir. Il mit une sorte de boîte à troubadours plate sur ses genoux, ce que Mathilde jugea de satanique, en accord avec Jacouilles, puis quelque chose s'afficha sur l'objet démoniaque. C'était comme si des dizaines de contenus de boîtes à troubadours étaient affichés. Ça s'appelait Youtube, et ça faisait peur à Mathilde. Elle comprit alors que si elle comettait trop de crimes dans sa vie, elle finirait sur Youtube et pas au Paradis. Quelle horreur... Et là, comble de l'horreur, la scène plus tragique de la vie de Mathilde défila devant ses yeux, plus tragique encore que le jour où elle avait appris qu'elle avait des liens de parenté avec... Non, il ne fallait pas y penser. La rouquine ferma un instant les yeux pour s'apaiser et s'imagina dans une chasse à l'homme avec Chuck Norris. Aussi détendue qu'après une pause Lotus, elle rouvrit ses paupières avec un sourire niais qui se changea aussitôt en une grimace dégoûtée. Henry lui bavait dessus dans la boîte à troubadours. Le regard aussi sombre que celui d'un panda, Mathilde resta muette. Dans sa boîte crânienne, plein d'expression extravagantes fusaient, mais elle avait l'esprit si embrouillé sous l'effet de la rage qu'il lui était impossible de dire quoique ce soit.

Extrait de « L'esprit de Mathilde : Insultes notables et particulièrement dérangeantes », bible chez les jeunes issus de milieux difficiles.
Derrière de Kiwi. Hippopotame en dentelle. Croquettes Hudgens. Crevette toute nue. Chihuahua frisé. Frisbee à roulettes. Etc.

Certaines expressions figurent même depuis dans le dictionnaire Larousse ! Mais poursuivons. Mathilde était donc très remontée contre le pauvre garçon qu'était Henry, et que Jared venait d'envoyer en cuisines avant de lui-même s'éclipser pour se soulager, sans lui dire au revoir. Mathilde se mit alors à hurler comme une folle.

-JE HAIS LES CACAHUETES !

Ah mince, elle avait fait une erreur en fin de phrase. Tant pis, personne ne semblait s'en être apercevoir, hypnotisés par l'autre camembert d'Edward Coulant. Quoique sa plainte avait peut-être alerté une personne aussi désespérée qu'elle.

-Oh, toi aussi ? S'enthousiasma un blond avec un sourire de petite fille admirative, assis à l'autre bout du canapé. Ça me donne des boutons aux mollets, les cacahuètes... Et comme je porte des collants très fins pour paraître plus élégant et faire ressortir ma silhouette spécial K, ça se voit !
-Oh oui, ça se voit ! Répéta Gilbert Montagné qui passait par là.

Et le blond, qui était bien sûr Charmant, parut encore plus mélancolique. Horrifiée par l'étrangeté des deux spécimens mâles, Mathilde recula avec une expression farouche sur le visage. Elle recula tant qu'elle se retrouva parterre, puis partit à l'écart des deux fous et des mafieux qui dansaient à présent le Waka Waka.

C'est ainsi qu'elle se retrouva adossée contre le mur, comme je le disais en début de réponse, le regard dénué de toutes expressions. Elle sentit vaguement une odeur de brûlé puis entendit une détonation, et une sorte de boîte à troubadours noire sur jambes arriva vers un autre blond, Luc, en tenant une paire de lunettes rondes.

-Hé Luc, y a un gigolo qu'a tué Harry !
-NOOOOOOON !
-Mais si !

C'est à ce moment qu'arriva Henry, encore plus poussiéreux qu'à l'accoutumée. Dark Vador, la boîte à troubadours noire, laissa pendre sa mâchoire de plastique à la manière d'un casse-noisettes cassé. Le petit Luc lui tapota doucement l'épaule, ravi de sa victoire.

-Et non Very Happy. Harry c'est le survivant !
-Ah ouais, Voldy m'en avait parlé quand on est passé chez Sauron l'autre jour. Il nous avait préparé des sablés à la cannelle, fiston. Viens avec moi, je vais te donner la recette... dit Vador en s'éloignant avec son fils.

Tandis que Rateau se déhanchait à la Shakira, Kevin et Jared passèrent non loin de Mathilde. La rouquine soupira en imaginant leur conversation : « Ouais j'ai un ActionMan à qui il reste encore un bras ! » « Trop la claaasse ! Moi ma tortue ninja est malade, elle ne mange plus de pizzas. » « On n'aura qu'à jouer aux Playmobils alors, puis on regarda un match de foot narnien en buvant du cidre comme des gueux ! ». Et elle entendait leur rire grotesque résonner dans sa tête, si bien qu'elle finit par l'imiter à voix haute. Heureusement, personne ne l'entendit. Du moins, elle l'espérait. Jared était là, devant elle, semblant aussi petit mais solennel que Nicolas Sarkozy, Quoique non, il était sûrement plus grand que lui. Plus joli, aussi. Joli ? Hum. Les cheveux de la rouquine virèrent soudainement au rouge fluorescent, ce qui provoqua un joli effet de lumière dans la boîte de nuit improvisée. Elle suivit ensuite Jared dehors, comme il disait avoir quelque chose d'important à lui annoncer. La rouquine s'imagina déjà de quoi il pourrait s'agir : « Ah ouais, moi j'ai installé des toilettes turques au fond de mon jardin, héhé ! » ou alors « Moi je sais faire l'alphabet en rotant, écoute-ça ! ». Aussitôt, son rire grotesque et caverneux d'homme la reprit. Morte de honte, elle espéra que Jared ne l'avait pas non plus entendu cette fois-là, et referma la porte derrière elle. Bon, c'était quoi son embrouille ? Suspect Oh mon roux, mais ils étaient tout seuls ! Mathilde craignit que ses allergies ne refassent surface et se mit à respirer bruyamment, mais il n'en fut rien. Bon ben tout allait bien alors. La rouquine écouta alors la théorie digne de Nicolas Flamel que Jared avait sur les aimants, et resta l'observer longuement. Hé mais en fait, il n'avait pas tellement l'air d'un mec qui s'esclaffe devant des toilettes turques ! Il était même plutôt joli, pour reprendre l'expression qu'elle avait utilisé tout à l'heure en le comparant à Nicolas Sarkozy. Et intelligent aussi. Néanmoins, il avait des discours bizarres. Bon, tant que ça ne parlait pas de crise de noisettes dans la société des écureuils, c'était parfait ! Mais n'empêche que les aimants, c'était bizarre. Mais il parlait bien, le Jared. Point positif. Mais il ne lui avait pas dit au revoir tout à l'heure. Point négatif. Par contre, il arrivait à la faire rire comme un porc ! Very Happy Point positif.

Point(s) positif(s) : Joli, grand, parle bien, marrant, connait plein de choses sur les aimants/intelligent.
Point(s) négatif(s) : Ne dit pas au revoir.

Bon, ça faisait quand même 5 positifs sur 2 négatifs, ce qui voulait dire... C'était un homme bien ! OO Very Happy Peut-être que la découverte des aimants avait changé le comportement de ce garçon et le rendait sociable. Il faudrait que Mathilde en parle à Leslie et Gugus. Mais bon, points positifs ou pas, elle l'aimait bien, Jared. Il était un peu débile, mais bon c'était un garçon, alors elle le pardonnait. C'était sa nature. Heureuse d'avoir découvert la perle rare, Mathilde se mit à sourire. Et c'était rare qu'elle sourit, surtout en présence d'un garçon. Très rare Suspect. Mais c'était plutôt normal, car elle souriait justement à l'occasion d'un instant rare, même unique, qui s'avérait être son premier baiser Very Happy. Ah ben oui, il est unique alors. En effet, alors que Mathilde avait réussi à faire son premier sourire sans faire craquer sa mâchoire en présence d'un garçon, Jared s'était approché d'elle et lui avait fait ce qu'elle appelait autrefois « le truc dégueulasse ». Mais en fait, c'était pas du tout dégueulasse Very Happy. (Pense-bête pour Mathilde : rajouter « ne bave pas » et « mignon » à la liste des trucs positifs). Aussi, ça devait dépendre des gens. Par exemple, avec Henry. Ça, ça devait être affreux. En parlant d'affreux, les oreilles de la rouquine furent sournoisement agressées par un chant terrible qui montait de derrière elle : du Katy Perry avec un accent écossais. Adressant un autre sourire à Jared, Mathilde se retourna vivement, éclairant du faisceau lumineux qui émanait de ses cheveux Willy et Colin. En apercevant les caméras, les yeux de la rouquine s'écarquillèrent.

-On ne va pas passer à la télé hein ? OO Je veux garder mon intimité, moi ! Je ne suis pas le genre de fille à faire la Une de Closer tous les mois.

Oui vraiment, se faire remarquer ne faisait pas partie de ses principes. Elle préférait passer inaperçu pour pouvoir tranquillement agir dans l'ombre, sans que personne ne se méfie … Twisted Evil Quoique pour l'instant, elle s'en fichait. Tout ce qui lui importait, c'était ses cheveux. Non non, je déconne. C'était Jared, vers qui elle se retourna. Chose inhabituelle, son sourire ne l'avait toujours pas quitté. Sauf que par contre, elle séchait un peu au niveau du script, là. Les caméras s'étaient remis en route, Colin et Willy plus concentrés que jamais. Repensant à l'un de ses plus sombres secrets, Mathilde serra les mains de Jared dans les siennes puis prit un air dramatique.

-Jared, il faut que je t'avoues quelque chose qui pourrait mettre notre relation en péril...

La musique des Feux de l'amour en fond, Mathilde se sentait d'autant plus motivée pour faire comme dans les feuilletons de mémères, mais en mieux. Cependant, sa révélation était trop dure à sortir, et sa gorge était nouée... Elle entendit soudain la porte grincer légèrement et se tourna dans sa direction en même temps que la caméra. A l'intérieur, les mafieux et les autres invités faisaient toujours la fête. Mathilde aperçut Luc et Kevin au fond de la salle et les jugea d'un drôle d'œil, troublée par l'expression du rat adolescent qui semblait loin d'être ravi. Une voix à l'accent wesh/campagnard s'éleva soudain de la salle :

-C'EST CARNAVAL CE SOIR, WESH !

Et la porte se referma brusquement. Mathilde reporta son attention sur Jared, soupira puis regarda vers le ciel. Manque de bol, un nuage en forme de concombre cachait les étoiles. Ça faisait tout de suite moins romantique.

-Jared, ce que je voulais t'avouer c'est que...

*Musique stressante produite par Willy qui fait claquer sa langue.* La rouquine ravala sa salive.

-Jean-Charles est mon cousin.

Et le pire c'est que c'était vrai, ce n'était pas une histoire à dormir debout pour la télé-réalité. Mathilde avait été très surprise de croiser son cousin en venant ici. Mais coup de chance, il ne s'était pas précipité vers elle pour lui faire le salut familial, qui se résumait à un bon coup de reins.
Un son indiquant que la sentence venait de s'abattre résonna, accompagné des acclamations épouvantées de Willy et Colin. Ceux-ci avaient des têtes en Choc, apparemment très perturbés par sa révélation. Pour continuer sur cette note dramatique, Mathilde baissa la tête tandis que le générique des Feux de l'amour retentissait une nouvelle fois.

-S'IL TE PLAIT ! Implora-t-elle avec un début de larme au coin de l'œil. Ne me dis pas que tout est fini entre nous, on ne choisit pas sa famille !

En tournant discrètement les yeux vers la caméra, Mathilde se rendit compte que les deux autres reniflaient et pleurnichaient comme des chochottes. Les yeux ronds, elle resta les fixer avec insistance, si bien que Willy se planta devant la caméra en essuyant ses larmes.

-Coucou, c'ést Willy ! Moi et mon copain Colin, on éspére bien qu'vous zavez aimé l'film ! Rendez-vous la s'maine prochéne pourrr d'nouveaux épisodes, tchao ! J'éi jaméis autant pleurer que d'vant Grey's anatomy.

Colin éteignit la caméra et consulta son coéquipier du regard, puis sans ajouter un mot, il rentra dans la maison, suivi de l'écossais. Mathilde se retrouva à nouveau seule avec Jared, et reprit son air de mannequin pour une publicité Freedent.

-Bon, je ne pense pas que ça te dérange de trop si je compte un mafieux des champs dans mon arbre généalogique... N'empêche que c'est horrible aux repas de famille, il grignote des épis de maïs TOUT LE TEMPS et en met PARTOUT Sad. Mais bon... Après, on pourra retourner à l'intérieur ? On pourra s'amuser avec les autres Very Happy.

Et là, Henry ne pourrait plus l'embêter Cool. Quoique, c'était à voir.
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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Jeu 4 Aoû - 14:11

-PAPAAA ! J'AI DU SAVON DANS LES YEUX, ÇA PIIIQUE ! Sad

Le cri de désespoir qui provenait de l'étage interpela Rateau : il percevait l'angoisse de sa progéniture. Il poussa un couinement censé être un hurlement à la lune puis s'élança dans l'escalier et le monta à toute vitesse, Mallory toujours perchée sur ses épaules, et abandonna ainsi la fête qui s'était déclenchée un peu plus tôt.

-Ouiii ! S'exclama joyeusement Mallory, apparemment toujours affectée par les effets douteux de la douteuse tisane de la très douteuse Hortense DuFossé. Allons sauver Bébé Licorne ! Very Happy

Évidemment, pour tenir sur les épaules de Rateau en pleine escalade des escaliers, elle devait s'accrocher à ses moustaches, ce qu'elle prenait pour une crinière dorée... Bon, ce n'était pas forcément agréable, mais il n'aurait pas à payer l'esthéticienne ce mois-ci. Pelle serait contente, elle aurait assez d'économies pour acheter son gruyère allégé en matières grasses !

-VIIITE ! Le pressa Kevin qui semblait toujours autant souffrir. JE DEVIENS AVEUGLE !

Horrifié, le papa rat accéléra. Il atteint enfin l'étage, puis se précipita à toute allure vers la salle de bain dont la porte était ouverte. Mais quelle idée il avait aussi Kevin, de prendre une douche tout seul pendant que tout le monde s'amuse... C'était vraiment imprudent. Rateau lui avait toujours recommandé d'être en compagnie d'un adulte pendant qu'il se lavait. Il fallait dire qu'il n'en ratait pas une... Lorsqu'il était bébé rat, Kevin avait failli tomber dans le tuyau d'évacuation de la baignoire extra-large de ses grands-parents des égouts. Une autre fois encore, le canard en plastique qui lui servait habituellement pour les bains s'était avéré être en réalité bien vivant, et il l'avait attaqué. Et encore une fois, il avait avalé par mégarde la savonnette et avait failli s'étouffer avec. Oui vraiment, Kevin n'était pas en sécurité dans les salles de bain... Alors, Rateau redoubla de vitesse et passa la porte de la salle de bain. Seulement, lorsqu'on mesure 1m90 et qu'on a une fille d'1m64 sur les épaules... Y a forcément quelque chose qui ne passe pas. Tandis que le père franchissait la porte avec bravoure et se portait au secours de son fils, Mallory s'aplatit la figure contre le sommet de la porte et fut arrachée de sa monture pour retomber lourdement dans un panier à linges. Rateau entreprit d'essuyer les yeux de son petit garçon, mais Mallory resta couchée sur la pile de vêtements qui envahissait le panier. En plus de la tisane qui la rendait complètement gaga, un coup à la tête n'était pas là pour arranger les choses... u_u Là, elle voyait des Nounours qui couraient autour de sa tête en chantonnant « Quand c'est Panier, on reste assis ! Very Happy ». Elle eut aussitôt en tête l'image d'un vendeur de yaourts psychopathe et, horrifiée, se releva brusquement avec les yeux écarquillés et une culotte rose à paillettes sur le sommet de la tête. Les Nounours avaient disparu et bien entendu, la culotte n'appartenait pas à elle mais à Simon, qui ne la portait que pour de grandes occasions telles que les soirées tricot de la mafia. Les nounours avaient totalement disparu, mais pas son comportement bizarre. Au contraire, c'était encore pire Laughing.

-Je suis un plancton Very Happy ! s'écria-t-elle avec enthousiasme avant de retirer le sous-vêtement qu'elle portait sur la tête.

Coup de chance, il n'y avait personne à proximité pour entendre la planctonne. Avant que les deux rats ne sortent de la salle de bain, Mallory se dirigea en sautillant vers sa chambre avec un grand sourire aux lèvres. Il fallait à tout prix qu'elle écrive quelque chose dans son journal intime ! Elle n'avait absolument aucune idée de ce qu'elle allait marquer, mais ce serait grandiose. Effectivement, le « LES COCHONS VOLENT ! » gribouillé sur une page entière avait tout d'impressionnant, et il était certain qu'elle serait stupéfaite en découvrant cette révélation la prochaine fois qu'elle ouvrirait son journal ; c'est-à-dire lorsqu'elle aurait retrouvé ses esprits.

Après avoir soigneusement rangé son journal sous sa couette – on ne perd pas de ses bonnes habitudes, même stone –, Mallory se laissa tomber sur le tapis et observa le plafond avec un grand intérêt. Qu'est-ce que ça pouvait être passionnant d'observer les différentes fissures qui pouvaient serpenter sur les murs... Oh ciel, une fissure semblait former une étoile ! Et l'autre à gauche, un mouton ! Mais pourquoi un mouton ? Qu'est-ce qu'un mouton pouvait bien faire à son plafond ? Ses interrogations sur cette question existentielle ne prirent fin que lorsqu'elle reconnut une voix familière qui provenait de l'escalier. Intriguée, Mallory se redressa puis sortit de sa chambre. Elle retrouva Christian et ses miniatures, Kevin le rescapé de la douche et Rateau, ainsi que Kreattur qui faisait un sacré raffut. Bien entendu, la Narnienne ne voyait pas devant elle les mêmes personnes qu'une personne normale aurait vu à cet instant-là... Sauf pour Kreattur, qui était trop étrange pour qu'elle le confonde avec quelqu'un d'autre.

-HAAAN ! Mickey et Minnie ! Very Happy Je suis à DisneyLand *-*

Rateau et Kevin échangèrent un regard effrayé, ce qui était tout à fait compréhensible vu la situation. Mallory ne perdit pas de son enthousiasme et continua de sourire comme une droguée de tisane à la camomille.

-Elle m'a appelé Minnie ? OO Suspect S'indigna Kevin.
-Fils, ce doit être à cause de la perruque blonde que tu as sur la tête... expliqua Rateau. Retire-la, ça te donne un air de Priscillia, et je n'aime pas beaucoup ça...
-C'est vrai, admit Kevin, cette Priscillia est bien connue pour être encore plus provocatrice que Madonna...

Rateau approuva d'un signe de tête, l'air peiné. Il prit son fils par les épaules et l'éloigna en direction de la salle de danse des mafieux, histoire de lui montrer qu'il était bien plus talentueux que cette prétentieuse de Priscillia. Le pauvre Christian et ses miniatures se retrouvèrent donc face à cette illuminée de Mallory et à l'autre grincheux de Kreattur. L'elfe de maison ronchonnait tandis que le trio chantait, mais Mallory avait les yeux brillants. Cette voix, cette coiffure... C'était bien lui !

-CLAUDE FRANCOIS ET SES DEUX CLAUDETTES ! Very Happy s'exclama-t-elle avec conviction, provoquant un profond soupir chez Kreattur.
-Mais non, voyons, rétorqua Gilbert Montagné qui passait par là. C'est Daniel Balavoine, ça se voit bien.

La Narnienne dévisagea longuement Gilbert avant de « comprendre » enfin de qui il s'agissait. C'était Justin Bieber !

-Lorsque le maître entendra parler des amateurs qui font irruption dans son antre, ça ira mal... marmonna Kreattur avec un sourire cynique.
-Tu n'aurais pas tourné une pub Colgate, toi ? Tu as un sacré sourire Very Happy, le complimenta Mallory.

Comme quoi, la tisane avait vraiment eu un effet néfaste sur les neurones de la pauvre fille. Il était temps que son ange gardien intervienne. Elle entendit soudainement une voix des plus autoritaires qui résonnait dans sa tête :

« Coucou coucou, c'est José ! Very Happy Va dans la salle de bain, Mallo ! »

Sans chercher à comprendre quoique ce soit – ce qui d'ailleurs aurait été impossible pour l'instant –, Mallory s'exécuta en faisant signe aux autres de la suivre. Elle atteignit la salle de bain et vit un tas de savonnettes qui gisaient dans une mare d'eau sur le sol, vestiges de l'accident de Kevin (ou Minnie). En attendant les prochaines indications de la voix céleste, Mallory se tourna vers Christian.

-Claude, fais attention aux ampoules électriques... recommanda-t-elle sérieusement. Il ne faut pas les toucher si tu es mouillé, c'est très dangereux ! affraid

« Hum hum. »
-Je t'écoute, José.
« Aaah ! Very Happy Maintenant, va dans la douche. »
-Mais je me suis lavée ce matin Sad, protesta Mallory. Je suis sale ? OO
« Mais ce n'est pas pour te laver ! » s'impatienta l'ange gardien. « Va dans la douche comme ça, cooool ! »
-Cool... répéta Kreattur dans un murmure, apparemment enchanté par ce mot tout nouveau pour lui.

Suivant les ordres, Mallory monta dans la douche et attendit un nouveau signe de José.

« Maintenant, ouvre le robinet. L'eau te redonnera la force. »

Se sentant l'âme d'une Percy Jackson, elle fit ce qu'on lui demandait et fit couler l'eau. Seulement, le jet, perché juste au-dessus d'elle, était en marche et donc, elle se prit une sacrée douche toute habillée, ce qui la fit pousser un cri terrible.

-C'EST FROIIIIIIID ! affraid

Mallory se précipita hors de la cabine de douche et glissa sur une savonnette, se retrouvant à quatre pattes et trempée parterre. Kreattur paraissait de plus en plus affligé, et elle n'osa pas croiser le regard de Christian ou de ses miniatures. Et oui, Mallory était à présent dans son état normal et morte de honte ! Very Happy Le rouge cerise cherry lui montait rapidement aux joues, mais elle fut sauvée par la cabine de douche qui s'emplissait de buée. L'attention était reportée sur un autre sujet, c'était positif Very Happy Cependant, elle n'avait aucune idée de ce qu'elle fichait là et avait absolument tout oublié depuis qu'elle avait bu l'infâme tisane de la mamie de J-C. Elle se remit debout et regarda à son tour en direction de la douche, puis vit le rideau se tirer et un monsieur très petit en sortir. Il avait des cheveux blonds, des jambes très velues et portait un short bleu turquoise et une chemise hawaïenne orange... José dans toute sa splendeur.

-Aloha ! Very Happy lança-t-il à l'intention de Mallory, Christian et Kreattur.

Puis, ouvrant les bras en grand, il s'élança au ralenti en direction des miniatures.

-DIABOLIIIQUE ! ANGELIIIQUE ! MES FILLEUUUULS ! Very Happy

Malheureusement, la scène ne fut pas aussi touchante qu'elle aurait dû l'être car l'ange gardien glissa à son tour sur un savon. Vexé, il se redressa en s'époussetant et fit disparaître la mare aux savonnettes d'un claquement de doigts. Il retrouva aussitôt un grand sourire.

-Je m'ennuyais beaucoup car tous les autres anges sont partis en vacances, et je n'ai plus d'Oréos... Vous n'en auriez pas, vous ? Very Happy
-Le maître ne permet d'acheter que des M&M's et des Pims, lui apprit l'elfe de maison avec un air désolé.
-Tant pis, mais c'est bien dommage... Enfin, God save the Pims !

José fit un sourire triste puis regarda tour à tour toutes les personnes présentes.

-Mallory, tu devrais éviter les tisanes, ma fille... Christian, tu as une très jolie voix, on dirait Mariah Carey ! Very Happy Kreattur, je kiffe ta taie d'oreiller, elle te va à ravir. Angélique et Diabolique, racontez-moi vos derniers bienfaits/méfaits Very Happy.

Après un petit moment où les deux miniatures et Christian se remirent à chanter par contrainte, provoquant l'admiration de Mallory qui les trouvait carrément mieux que Claude François et ses Claudettes en fait, l'ange gardien leur suggéra de descendre dans le salon pour rejoindre tout le monde. Le petit groupe descendit donc les escaliers et ils retrouvèrent Simon et J-C qui parlaient dans un coin, tels deux mafieux en plein complot.

-Tu dis que Mathilde est ta cousine, c'est ça ? Suspect dit Simon.
-Wesh, répondit J-C en hochant affirmativement la tête à plusieurs reprises. Si si, Tildy l'est la couz de J-C ! Et elle pionce la tronche en bas, comme les souris-chauves, wesh !
-Oh mon mafieux ! Et elle tourne autour de mon Jared ? Suspect Non mais ça ne se passera pas comme ça !

Visiblement, Simon fulminait. Mallory, toujours trempée, se demanda ce qui pouvait bien lui arriver puis le vit venir dans leur direction en tirant une mine d'enterrement. Il avait un regard aussi noir que les fringues de Voldy, ce qui le rendait vraiment effrayant. A cet instant, la porte d'entrée s'ouvrit sur Mathilde et Jared qui avaient l'air trèèès heureux pour deux ennemis. Qu'est-ce qu'ils sont trop mignoooons Very Happy, pensa Mallory. Mais Simon ne semblait pas le voir de cet œil, et ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase pour lui. Ses grondements firent trembler toute la maison, décrochant Edward Le Coulant de son perchoir. La boule à facettes de fortune s'enfuit à toutes jambes, provoquant un grand vide dans la maison des Grace. Les singes, les canards et les mafieux s'arrêtèrent aussitôt de danser, horriblement déçus.

-NON MAIS C'EST QUOI CE TRAVAIL ? Hurla Simon avec un mécontentement manifeste. Mon frérounet chéri de mon cœur fricote avec une rouquine qui dort comme une chauve-souris. Un ange gardien en short fouille dans le placard de ma cuisine (l'intéressé adressa un sourire gêné à l'assemblé puis reprit ses recherches). Des singes et des canards se trémoussent dans le salon. Ma sœur mouille la moquette alors que j'ai passé la serpillère tout à l'heure. Christian et ses miniatures n'arrêtent pas de chanter, on se croirait dans High School Musical (Mallory frémit et son regard s'assombrit lorsqu'il prononça le nom maudit). Un elfe de maison croit que le maître de cette demeure est un gosse de 7 ans qui n'habite même pas ici. Edward va se suicider en Italie. NON MAIS ON EST A LAS VEGAS OU QUOI ?!

Un grand silence s'abattit sur la maison des Grace et José cessa même de fouiller dans le placard. Tout le monde restait bouche bée devant un Simon au torse bombé qui avait l'air à la fois fier et soulagé de s'être ainsi lâché. La pression descendit d'un coup, et il poussa un soupir alors que Kreattur transplanait.

-Je reviens, je vais faire pipi.

Et il s'en alla tout joyeux vers les toilettes. Personne ne dit un mot pour autant, craignant de voir les foudres de Simon s'abattre sur les pauvres petits mortels qu'ils étaient. La plus grande sado-maso de la pièce, j'ai nommé Mallory, se tourna vers Christian avec un air désolé.

-Il ne faut pas lui en vouloir, il a eu un accident de poussette quand il était petit... Il n'a plus jamais été le même.

Le silence se prolongea suite à cette révélation, mais quelques coups à la porte le rompirent finalement. Jackson s'empressa d'aller ouvrir et on put entendre de vives acclamations enjouées qui provenaient de la cuisine, suivies par les lointains grondements de Simon qui pestait après l'occupant très lent des toilettes.

-AAAH ! Very Happy Mon p'tit Jackson à moi, tout va comme tou veux dans ta vie ? Very Happy
-Ooh Madame Bambini, très bien et vous ? Very Happy répondit un Jackson apparemment gêné.
-MAIS QUI EST LE CONSTIPÉ QUI SQUATTE MES TOILETTES ?! Râla Simon.

On entendit soudain un grand bruit comme si une porte avait été défoncée, puis Simon reprit avec un ton plus aigu, voire presque surpris :

-Oh mais Rico, pourquoi ne m'as-tu pas prévenu que tu lisais Boule & Bill ? J'aurais été plus indulgent...

Mallory se frotta la tête en se demandant pourquoi, ô José pourquoi ?, elle avait hérité de deux frères pareils. Un poney, ça aurait été très bien aussi... Soudain, une femme à la forte corpulence fit irruption dans la pièce, Jackson sur ses talons. Elle était assez imposante vu sa taille, mais avait un regard si gentil qu'on l'oubliait tout de suite. Ses cheveux noirs étaient rassemblés en un grand chignon et elle portait une robe rouge surmontée d'un tablier sali par du chocolat. Chocolaaat … *-*

-MAMA BAMBINI ! Very Happy s'écrièrent en chœur les Grace et les mafieux. Simon était en effet revenu des toilettes, sa commission n'étant pas aussi pressante qu'il le prétendait
-MES PETITS CHERIS-BAMBINIII A MOUAH ! Répondit la femme.

Elle se pressa de saluer tous les mafieux en leur collant un gros baiser baveux sur chaque joue, puis arriva vers les Grace, Christian, ses miniatures et Mathilde.

-Mon pétit Simon, tou commences à avoir dés rides ! S'exclama-t-elle avec effroi en le serrant fooort contre elle. Il faut relâcher la préssion, Simon !
-O-oui Ma-ma... souffla Simon au bord de la suffocation.

Elle finit par le relâcher puis se dirigea vers Jared à qui elle fit la même chose.

-Oh mon Jaréd, comme tou as grandi dopouis qué nous nous sommes vous ! Qui penséit qu'on pouvéit téllement grandir en deux yours et démi ? O.O Ah méis non, cé sont tes béquilles...

Mama Bambini lui adressa un grand sourire puis arriva vers Mallory, et se mit à essayer de l'étouffer la serrer dans ses bras elle aussi.

-Oh méis ma pauvre pétite, tou es toute mouillée ! Il n'a pas plou pourtant... Pense à prendre lé paraplouie dé Mama Bambini la prochéine fois !

Elle arriva enfin devant Christian et lui fit deux grosses bises puis tendit un doigt à chaque miniature pour leur serrer la main.

-Bonyour ! Very Happy On m'a beaucoup …
-Bassiné ? Tenta Simon en se prenant un regard foudroyant de la part de sa soeur.
-... parlé dé vous ! Ravi dé vous rencontrer, yé souis Mama Bambini, la nounou dés Grace. Y habite pas très loin d'ici, si vous voulez mé parlez, yé souis touyours disponiblé ! Very Happy

Et finalement vint le tour de Mathilde qui reçut aussi deux gros bisous baveux.

-Bonyouuur ! Tou ne seréis pas la pétite soeur dé Poil de Carottes ? Houm, Yean-Charlés ?

Mathilde devint si rouge que ses taches de rousseur semblèrent disparaître. Jean-Charles s'éclipsa aussitôt, prétextant aller aux toilettes. Malheureusement, celles-ci étaient déjà occupées par Rico... Il s'assit donc devant et attendit que le temps passe et que les autres oublient ce que venait de dire Mama Bambini. Comme tout le monde ici, il aimait beaucoup cette dame qu'il avait dû croiser une bonne dizaine de fois, mais il la trouvait terriblement collante. Cette opinion était partagée par tout le monde, mais personne n'osait vexer Mama Bambini. Elle s'était mis en tête de rendre visite aux Grace tous les deux jours pour vérifier qu'ils allaient bien, faisait le ménage chez eux et lavait les mafieux lorsque c'était nécessaire. N'empêche que malgré qu'elle les prenne pour des gros bébés, elle était vraiment gentille. Et elle avait un fils, Franklin... D'ailleurs, celui-ci vint frapper à la porte à son tour. La musique reprit et les singes et canards se remirent à danser, suivis par les mafieux. Simon alla ouvrir tandis que Mama Bambini classait par ordre alphabétique les produits du frigo. Tout d'abord, il ne vit personne et crut à une blague.

-NON MAIS IL FAUT QUE JE PREVIENNE LES PETITS AVORTONS QUI ESSAIERAIENT DE ME METTRE EN ROGNE : JE SUIS TRES EN COLERE CE SOIR, ALORS RENTREZ DANS VOS PLACARDS ET CRAIGNEZ-MOI HAHAHAHA ! Rugit-il.
-Hum, Simon ? Fit une petite voix.

Le mafieux baissa alors les yeux et aperçut un petit garçon brun qui se tenait devant la porte avec un grand sourire. Il tenait un bouquet de fleurs entre et ses mains et avait l'air vraiment innocent. Simon lui rendit son sourire et l'invita à rentrer, puis lui prit son bouquet des mains et le déposa dans un vase.

-C'est très gentil à toi de m'avoir offert ce bouquet, mon petit Franklin Very Happy, le remercia-t-il chaleureusement.
-Mais Simon, le reprit Franklin avec un air surpris, ce n'était pas pour toi ! Ils sont pour la magnifique créature que j'ai aperçu à la fenêtre l'autre jour...
-Qui ça ? Hortense DuFossé ? Interrogea Simon en lui rendant son bouquet avec un regard noir, vexé.
-Non, une fille bien moins ridée...
-MON FRANKLIIIN ! I love you S'exclama Mama Bambini en arrivant vers son fils et le couvrant de bisous.
-Mama ! Choc L'interrompit le petit garçon. Sais-tu qu'une étude prouve que les enfants trop couvés par leur mère ne pourront jamais réussir dans la vie ?

La pauvre mère s'arrêta et haussa les épaules, puis repartit classer les aliments.

-J'adore ma génitrice, assura Franklin avec un air pensif. Mais j'ai besoin de liberté, d'autonomie, comme tous les jeunes de mon âge !

Simon acquiesça avec des yeux ronds. Franklin n'avait que 7 ans, mais il était très intelligent et aussi mature qu'un jeune adulte, ce qui n'empêchait pas que sa grande sœur le trouve « trop mignooon ». Il ne voulait pas l'admettre, mais le petit garçon était bien plus intelligent que lui ! Ce qui, à vrai dire, n'était pas tellement un exploit... Franklin le tira dans le salon et s'empressa d'aller saluer d'une poignée de main tous les garçons et de trois bises chaque fille. Il devait s'agir d'une tradition dans la famille pour que les saluts soient si exagérés...

-Salut à tous, chers compatriotes ! Je vois que vous avez organisé une petite fête, c'est très gentil de me laisser me joindre à vous ! Alors, quel est le spectacle aujourd'hui ? Du jonglage, des claquettes ?

On entendit les applaudissements de Mama Bambini qui était de la cuisine, visiblement enthousiaste à l'idée qu'il y ait des claquettes. Les mafieux ne bronchèrent pas et continuèrent à danser. Simon s'approcha néanmoins du garçon et se mit à genoux devant lui, stupéfiant tout le monde. José manqua de s'étouffer avec un bout de pain.

-Mon petit Frankyky, accepterais-tu de devenir notre mafieux numéro 3 ? déclara Simon, les yeux brillants. Les n°1 et 2 sont Jared et moi, après le membre le plus ancien c'est Rateau (le 4), mais il nous faut un cerveau de la bande en numéro 3... Pleurs

Il balaya la salle du regard et découvrit de nombreuses réactions. D'abord, il y avait José qui était pris de violentes quintes de toux après avoir avalé son morceau de pain de travers. Mallory semblait toute émue que son petit frère ait fait sa première déclaration, bien que peu importante par rapport à ses attentes, mais elle était très contente quand même. Christian et ses miniatures avaient l'air surpris, et Mathilde haussait un sourcil. La seule réaction vraiment positive venait de Jared qui lui adressait un sourire encourageant. Reposant son regard sur Franklin, il le trouva assez réticent.

-Je suis navré, fit Franklin. Mais je n'accepterais aucune proposition avant d'avoir trouvé l'élue de mon cœur...

Simon afficha une mine scandalisée, mais se reprit aussitôt. Sa mâchoire craqua tandis qu'il esquissait un sourire forcé.

-Et de qui s'agit-il donc, mon chou ?
-D'une jeune fille avec de longs cheveux blonds et raides qui danse divinement bien sur du Lorie. Je ne l'ai vu que de dos, mais ça a directement été le coup de foudre pour moi... Smack

Les personnes présentes eurent l'air tout à coup gênées. En effet, comment expliquer que ce que Franklin avait vu n'était non pas la femme de sa vie mais Kevin, un rat d'1m75 qui se trémoussait sur un tube de son idole avec une perruque ? Simon réfléchit longuement, puis finit par trouver une solution digne d'une stratégie mafieuse.

-Ah oui, tu dois parler de Kady ! Elle n'est pas là aujourd'hui, mais je vais te la trouver... Après, tu pourras rejoindre la mafia ? Very Happy
-Kady … Heart murmura Franklin, des étoiles plein les yeux. C'est un vrai nom de déesse, aussi joli qu'un rossignol au printemps ! Oui bien sûr, je rejoindrais votre secte dès que je l'aurai trouvé.

Simon acquiesça d'un sourire entendu puis attendit que le petit s'éloigne vers sa mère pour rassembler les gens autour de lui.

-Je n'ai aucune idée d'où est Kady, et je ne sais pas comment on va pouvoir la persuader de venir voir Franklin... Ceci est une réunion de crise, mes amis ! La mafia a obligatoirement besoin d'un cerveau, sinon nous sommes fichus et nous sombrer dans le gouffre de l'idiotie. Il est impératif que nous la retrouvions ! Je propose que nous fassions des recherches chacun de notre côté. Même si il n'y a que Jared qui est mafieux parmi nous, je suis sûr qu'un autre motif vous motive pour accomplir cette mission à bien. Qu'en dites-vous ?

De leur côté, Mallory, José et Mathilde acquiescèrent. En effet, chacun était motivé par un espoir différent. Mallory rêvait de voir Kady et Franklin tous les deux, parce qu'ils seraient trop mignooons Very Happy (damned... Suspect). Mathilde était soulagée à l'idée que la mafia puisse trouver un cerveau. Et José espérait que cette Kady pourrait lui offrir un Oréo... Ils attendirent ensuite la réaction des autres.
Un petit craquement derrière eux les fit sursauter : il s'agissait de Kreattur qui était de retour. Celui-ci avait l'air aussi illuminé que Mallory avec sa tisane, mais pourtant... Il n'avait pas pris de tisane. L'elfe courut en direction de la cuisine pour y retrouver Franklin son maître, son idole.

-MAÎÎÎTRE ! Ô grand Tikiwiki ! Fit-il en se prosternant aux pieds du petit garçon. Vous êtes si cool !

Le mot plaisait apparemment beaucoup à Kreattur, et Franklin lui tapota la tête sous l'œil bienveillant de Mama Bambini affairée avec des confitures. Si il savait tous les complots qui se tramaient dans son dos … OO
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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Mer 31 Aoû - 16:39

    Alors que Diabolique s'apprêtait à enchaîner avec du Bob Marley pour impressionner Mallory, cette dernière compara la trio à Claude François et ses Claudettes. Vexé, le mini diable la suivit d'un regard noir tandis qu'elle s'éloignait joyeusement vers la salle de bain. Christian, perplexe devant le comportement de la jeune fille, la suivit jusqu'à la salle de bain, un peu effrayé quand elle lui demanda d'être prudent avec les ampoules. Peut-être qu'il ressemblait vraiment à Claude François... ? Si c'était le cas, il devrait peut-être penser à participer à "Sosie pour un jour", l'évènement organisé chez McGo. Alors qu'il se voyait déjà en grand gagnant, Christian sortit de ses pensées grâce à un cri de Mallory. Affolé et oubliant ses nouvelles ambitions, il voulu la sortir de la douche froide sous laquelle elle s'était mise d'elle-même mais recula en la voyant glisser. Quand ça glisse, on tombe. Et quand on tombe, on se casse facilement quelque chose... Il aimait Mallory, mais il aimait aussi sa future carrière de sosie !

    " Christian, ce comportement est égoïste ! "

    " Mec, tu le veux ce prix du meilleur sosie ! "

    Trop gentil pour choisir son méchant côté, Christian se décida à aller relever Mallory malgré l'épreuve de glissade. Mais trop tard : elle s'était déjà relevée, et un touriste Hawaïen arriva tranquillement, comme s'il sortait souvent des douches des gens. A partir de ce moment, Christian ne suivit plus rien du tout, trop perdu pour comprendre ce qu'il se passait., suivant le mouvement avec un comportement digne d'un pot de fleur : il écoutait, sans réaction.

    Il se passa alors quelque chose de très étrange, chez Christian. Il se mit à chanter toutes les chansons qu'il connaissait à une vitesse incroyable, pire qu'un Chipmunk en version accelérée. Après être passé de Michael Jackson jusqu'à Rebecca Black, Christian se sentit comme libéré de sa malediction. Finalement, Maraine la bonne fée était plutôt une mauvaise fée... Il porterait plainte. Alors qu'il voulait profiter de la perte de son ex-don, il ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit.

    Nous laisseront donc Angélique et Diabolique commenter les divers évènements. Après avoir raconté leurs vacances à José, les deux miniatures suivirent le petit groupe en volant jusqu'au salon.

    S'ils étaient chacun très différent de l'autre, une passion les réunissait : le commérage. Aussitôt que Simon s'énerva, révélant tout haut ce que tout le monde pensait tout bas, les deux miniatures ouvrirent de grands yeux ronds. Las Vegas ? Il avait bien dit Las Vegas ?

    " La ville de tous les péchés... " murmurèrent les deux miniatures d'une même voix, l'un choqué et l'autre ravi.

    " Moi j'y suis allé, pendant les grandes vacances ! Very Happy " déclara Christian, une fois réveillé de son état second.

    Avec un petit sourire, il se tourna vers Mallory qui lui adressa la parole et constata qu'elle avait retrouvé ses esprits. Heureux, il allait lui proposer d'aller dans le jardin pour être enfin tranquilles, mais un nouvel évènement se produisit : Mama Bambini. Il ne l'avait jamais vue, mais Mallory lui avait tant parlé d'elle qu'il aurait préféré en rester à ce stade... Quand vint son tour de recevoir deux B3 (bises bien baveuses), un souvenir de sa première leçon d'apnée lui revint en mémoire. Rapidement sauvé, il tira Mallory vers la cuisine avant que quelque chose d'autre ne l'en empêche.

    " Je crois que pour un après-midi tous les deux, c'est raté... Peut-être qu'on pourrait s'éclipser chez McGo, et..."

    Mais avant que notre sosie officiel de Claude François n'aie pu finir sa phrase, Simon le tira vers lui ainsi que Mallory, José (qui semblait avoir finit de dévaliser le frigo à le recherche de ses Oréos), et Mathilde. Une fois que Simon eu expliqué son plan, Christian y vit un avantage : Il n'avait qu'à se mettre en équipe avec Mallory, et il l'aurait, son après-midi avec elle ! Après avoir acquiescé, attendit que les autres eurent le dos tourné vers Kreattur pour prendre la main de Mallory, et l'emmena à l'étage le plus vite possible sans rien dire. Il hésita un peu en regardant la porte de la chambre de Mallory, et ils finirent par y aller pendant qu'en bas, Rateau se mettait au Break-Dance.

    Après avoir refermé la porte derrière lui, Christian fit un petit sourire à Mallory sans pour autant lui lâcher la main.

    " C'est toujours comme... ça ? OO "

    Après qu'elle lui eu expliqué que oui, ils se mirent d'un commun accord à chercher un peu partout si Kady ne se cachait pas par ici. Christian l'avait gardée plusieurs fois, il était clair et net que la petite fille avait un don pour jouer à cache-cache : Naïve et joueuse, elle s'était si bien cachée qu'il en avait abandonné la partie, mais pas elle. Allez savoir ce qu'on peut bien faire dans un grenier, pendant trois jours... Mais enfin bref, revenons en à la partie de cache-cache actuelle. En pleine recherche sous le lit de Mallory, Christian trouva tout un tas de choses : Des peluches, des jouets, et autres objets qu'il se souvenait avoir déjà vu la dernière fois qu'il était venu. Avec un petit sourire, il sortit de là et se retrouva nez à nez avec Mallory. Gêné mais heureux d'avoir enfin ce moment qu'il avait attendu depuis le début de la journée, il rapprocha son visage de celui de sa petite amie, et...

    " BEUUUURK ! " s'écria une petite voix derrière le rideau.

    Coupé en plein élan, Christian s'arrêta à deux centimètres de Mallory et ferma les yeux en serrant les dents. Il allait tous les tuer... Lâchant un profond soupire, il se releva et alla pousser le rideau derrière lequel se cachait, évidement, la petite Kady.

    " J'ai gagné, j'ai gagné ? " demanda Kady sur un ton niais.

    " Oh oui Kady, tu as gagné... Suspect "

    Nouveau soupire de Claud...Christian. Il regarda Mallory avec son éternel petit sourire, et lui prit la main avant de redescendre dans le salon pour prévenir Simon que les recherches s'arrêtaient là. Mais dans le salon, un spectacle horrible les attendait... Un bonhomme vert du nom de Shrek, bien connu par les deux amoureux, était planté au milieu de la salle les poings serrés, demandait dans un hurlement qui leur avait permis de squatter son marais. Cette question laissa un grand silence, jusqu'à ce que l'Âne ose s'adresser à son ami.

    "Euh... Shrek, c'est la rue d'après, le marais... Laughing "

    " Vraiment ? " s'étonna l'ogre avant d'éclater de rire d'une façon qui était tout, sauf rassurante. " Oh alors désolé les amis, amusez-vous bien ! "

    Sur ce, les deux amis disparurent en sifflotant l'air des poupées Duloc. Mais alors que les conversations reprenaient, Mama Bambini arriva, la montre à la main et l'air scandalisée. Elle cria qu'il était 20h, l'heure d'aller au lit. La plupart semblaient habitués, car la moitié des squatteurs avaient disparu en quelques secondes à peine. Restaient donc les mafieux, Francklin et sa Kady, Mathilde, les Grace et enfin Christian et ses miniatures. Francklin commença alors à se manifester, protestant contre les problèmes que les enfants couchés trop tôt pouvaient subir les soirs de pleine lune, mais sa mère le coupa.

    " Brossage dé dents Suspect "

    Plus de rigolade, elle faisait les gros yeux... Déçus, toute la petite troupe partit la tête basse vers le salle de bain, se brosser les dents en choeurs. Après ça, Mama Bambini vint les chercher et les accompagna tous à leurs chambres respectives. Maintenant, Christian comprenait pourquoi elle s'y était prise aussi tôt : Si l'après-midi avait été mouvementée grâce aux mafieux, la nuit promettait d'être bien pire... Quand arriva le tour de Mallory d'aller se coucher, Mama Bambini l'emmena lui aussi, à son grand soulagement. Il avait eu peur de devoir dormir avec les garçons ! Very Happy

    Mais voilà : quelques minutes plus tard, Christian se retrouva dans la chambre d'amis avec J-C, tandis que Mathilde avait été mise avec Mallory dans sa chambre. Les deux garçons étaient chacun sur un lit, les bras croisés et le regard froid suite aux règles très strictes de Mama Bambini :

    " - On reste dans sa chambre jusqu'à 9h du matin.
    - On ne fait pas de bruit.
    - On ne joue pas à chat avec Rateau et Kevin, ça leur provoque des crises de stress.
    - On vient voir Mama Bambini si on a fait un cauchemar ! "


    Le petit bout de papier où ces règles étaient écrites avait été placardé sur toutes les portes, qui bien sûr étaient fermées à clé.

    " J-C... ? " finit par demander Christian en parlant le moins fort possible.

    Il n'eut qu'un "Wesh." pour réponse. Mais c'était un bon début !

    " Je crois qu'on peut s'échapper... J'aurais besoin que tu me laisses passer. "

    Voyant que le rouquin ne le comprenait pas, Christian sortit de son propre lit avant d'escalader celui de son colocataire, sans prendre garde à ses protestations incompréhensibles. Une fois arrivé devant la porte, il enleva la chaine qu'il avait autour du coup et glissa le pendentif en forme d'épée dans la serrure et la bougea doucement, jusqu'à entendre un minuscule "clic !", indiquant que la porte était ouverte. Il savait bien que ce pendentif lui servirait à quelque chose, un jour ! Se sentant soudain une nouvelle vocation de Totally Spy, Christian fit signe à J-C de le rejoindre discrètement et s'accroupit, parce que dans les films, tous les aventuriers le font. Comme s'ils avaient toujours fait équipe ensembles, les deux garçons rampèrent de façon synchronisée hors de la pièce, et chacun repartit de son côté.

    S'il ne savait pas où est-ce que J-C allait s'aventurer, Christian savait très bien où il avait l'intention de se rendre : dans la chambre de Mallory. Le problème était maintenant la cousine de J-C, Mathilde. Elle avait une horreur des hommes, et hurlerait sûrement une alerte rouge si elle le voyait débarquer en pleine nuit... Mais il fallait tenter, c'était kiff-kiff. Manque de chance, la poignée grinça quand il l'enclencha. Prenant une grande inspiration, Christian ouvrit rapidement la porte et entra dans la pièce. Il n'y eu pas de cris comme il s'y était attendu, mais il se prit en revanche un coussin en pleine tête, signe qu'il n'était pas le bienvenue ici. Les mains en l'air et les doigts en "peace", Christian s'empressa de chuchotter avant de se reçevoir quelque chose de plus gros :

    " C'est moi, c'est Christian ! Cool, je viens en paix ! "

    Mais comme un moment à peu près normal était bien trop demandé dans ce monde, un "crac !" sonore retentit.

    " Cool... " répéta une voix comme zombifiée, qu'ils reconnurent tous comme celle de Kreattur. A croire que cet elfe était attiré par le mot.
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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Ven 2 Sep - 3:05

    Jean-Charles était le cousin de Mathilde. Mathilde était la cousine de Jean-Charles. Mathilde était apparentée à un de nos mafieux. Mais... Qu'avaient-ils en commun ? Hum, les yeux ? Non, Jean-Charles avaient les yeux bleus et les beaux yeux de Mathilde étaient de couleur chocolatée ! Hum... Alors c'était leur couleur de peau ? Mais oui, elle était blanche ! Après... Je dirais peut-être leur courage et leur vocabulaire bien approprié à leur... personnalité. Jean-Charles était un wesh renommé, tout le monde savait ça, certes. Mais Mathilde était aussi une féministe tueuse d'hommes et personne ne pouvait l'ignorer. Puis après, il y a Simon et moi. Deux superbes mafieux aux coiffures majestueuses, dignes des plus grands mafiosos mafieux de la mafia mafieuse italienne. Oui, vous connaissez sûrement Gros Tony ? Non … ? Ben vous devriez a voir honte ! Hum. Après, il y a...

    « Le Parrain. »

    Conscient que j'avais dit ça en fixant avec un regard à la Justin Bieber, la caméra éteinte de Willy, je me ravisais, et baissais la tête, un peu honteux. Mais finalement, je la relevais avec un air très sérieux, comme jamais je n'en eus auparavant. Mathilde avait énoncé un de ses secrets, et avait découvert un de mes caleçons précédemment. Mais là n'était pas le problème. Le show était peut-être terminé, mais pas la romance ! Romance ? Quelle romance ? Qu'est-ce-que ça veut dire, en fait ? J'ai entendu le mot quelques fois, et je dois avouer que... C'est plutôt cool ! Hum. Parler à Mathilde, je devais. Je repérais cependant derrière elle un homme nous fixant avec une posture de super-héros, et hésitait à garder mon air sérieux ou à pouffer de rire comme les filles le font en voyant un beau garçon tel que Simon. Cependant, je n'ai eu le temps de rien faire, car le type pointa son poing dans ma direction, aussi bien que je me sentis légèrement... visé.

    «Tu veux t'battre ? C'est ça ! Tu veux te battre ?! » lui montrant ma béquille en sautillant sur place pour tenter d'impressionner Mathilde et de lui faire peur, je croyais que tout était gagné d'avance, mais... Le type devint alors tout vert et il s'envola dans les airs, comme ça, naturellement. Voyant que Mathilde se retournait lorsqu'il était partit, je décidais de lui dire ce qui s'était passé. «Il y avait un type baraqué, grand et qui se prenait pour un Max la Menace derrière toi ! Il voulait s'en prendre à toi, mais je lui ai fait comprendre par l'intermédiaire de la pensée que s'il te touchait, il aurait à gouter de ma béquille... Et il a eu peur et est partit en courant. » mais je devais aussi changer de sujet et partir avec elle avant qu'il ne revienne peut-être. Je lui tendis donc mon bras en lui faisant signe de passer son bras autour, puis je repris bien mes béquilles et avançait avec une jolie rouquine à mes côtés.

    Entrant dans la maison avec une espèce de satisfaction personnelle, de mérite, de joie et en me prenant un peu pour un Gros Tony accompagné d'une jolie fille, je lançais des regards de mafioso et des sourires freedent à dix mètres à la ronde. Le problème ? Charmant fut aveuglé par mon sourire, car le sien ne faisait pas le poids, et décida de partir dans la cuisine en ronchonnant, et les autres regardaient tous Mathilde. Non mais c'était ma petite-amie à moi d'abord ! Non mais oh ! Fallait-il que je marque mon territoire ? Fallait-il que je lève la béquille et laisse couler mon jus territorial sur elle ? Hein ? Hein ?! Le fallait-il ?! Non ! De toutes façons, Mathilde elle m'aimait moi, et rien que moi. Enfin... Il y avait Leslie aussi. Il faudrait que je m'occupe d'elle personnellement, histoire qu'elle ne me monopolise pas ma rouquine !

    M'avançant cependant toujours avec fierté, une rousse au bras, je ne fis pas assez attention au fait que Wall-E se trouvait sur mon passage, et en avançant ma béquille, il eut la malchance l'honneur et le privilège de s'envoler et de faire coucou à Edward qui servait toujours de boule disco. Bon, voilà... Le problème maintenant, c'était que pleins de mafieux dansaient, et j'avais peur que Mathilde veuille aussi. Et oui, non seulement je ne savais pas danser, mais en plus j'étais en béquilles. Harry me fit coucou d'ailleurs au passage, tandis qu'il dansait un tango collé-serré avec Chewbacca. Mais, minute papillon de lumière... Depuis quand il était là lui ? Hum. En regardant bien, j'aperçus même le petit chaperon vert en train de danser du break dance sur la piste de danse. En fait, tout était normal !

    Rassuré, je me dirigeais vers une chaise près de la table de la salle à manger, qui se trouvait un peu à l'écart, et m'asseyais dessus. Je passais mes béquilles à Rico qui les attrapa, bien qu'elles soient trois fois plus grandes que lui, et qu'il appela Jackson à l'aide pour les porter afin de les déposer sur la table contre laquelle je m'appuyais pour contempler les mafieux et invités divers en train de s'amuser à faire pleins de bêtises. Je regardais discrètement Mathilde qui était dans les parages, et je fus plutôt content de la voir s'asseoir sur la chaise près de la mienne, mais bien-sûr, je fis comme si cela m'faisait rien. Je vis alors Kevin venir à cloche-pieds vers moi, tout souriant, et posa ses fesses sur les cuisses de Mathilde en me regardant avec un air tout tristounet et désolé, soudainement.

    « Il y a une rouquine tueuse d'hommes à côté de toi Jared, tu devrais faire attention ! Si tu veux, je peux faire ma grosse commission sur elle, ça la retiendra pendant que tu fuiiiiis ! »
    « affraid Non, Kevin ! Tu ferais mieux d'aller retourner jouer à la marelle avec les autres mafieux, Stitch est en train de gagner la partie... »
    « LE TRICHEUR ! Je savais qu'il piquerait mon tour... Si tu as besoin de moi, sache que.... JE SERAAAAIS LA, TOUJOURS POUR TOOOOOOI ! JOUANT A LA MARELLE OU JE JOUERAAAAIS ! JE SERAAAIS TOUJOUUUURS LE MEEEEME... »
    « RATEAU, STITCH VA GAGNER, VIENS VITE ! »
    « ...Adios, amigo !  Laughing »

    Regardant Kevin s'en aller de nouveau à cloche-pieds, je soupirais, puis reposais les yeux sur Mathilde et vit qu'elle regardait Kevin avec un air meurtrier dans les yeux. Changement de plan ! Je détournais finalement les yeux, recherchant un moyen de lui occuper l'esprit avec autre chose qu'une idée de destruction massive de braves petits mafieux, puis j'aperçus Jean-Charles avec mon caleçon sur son pantalon, qui se prenait pour un super-héros visiblement. Je fis alors signe à Rico et Jackson de venir en claquant des doigts, je tendis la main en tapant du pied, patientant longuement pour qu'on me file mes béquilles, bien que le service fut long, puis les pris enfin, et me levais afin d'aller à la rencontre du rouquin. Il était temps que nous réglions quelques comptes lui et moi.

    « Alors J-C, tu nous cherches, Simon et moi ? Parce que tu m'as trouvé, wesh ! Et ça ne va pas se wesher comme ça... Alors retire ce caleçon tout de suite, je te prie ! J'essaie d'impressionner ta cousine moi ! » puis, conscient que j'en avais trop dit, je me reprenais. « Enfin, je ne voudrais pas que Mathilde pense que de vils mafieux tels que Simon et moi portons des caleçons tels que ceux-ci. Et ne poses aucune question, rends moi juste nos deux caleçons, et tout de suite, vilain rouquin ! »

    Je tapais donc de la béquille par terre en montrant mon impatiente, puis récupérais les deux caleçons et me dirigeais vers les escaliers. Hum, mauvaise idée... Finalement, je prenais l'ascenseur magique, qui s'envolait jusqu'à l'étage. Je montais donc dedans, puis attendis d'être arrivé à l'étage où se situait notre chambre à Simon et à moi. Je sortais donc de la cage volante, puis me dirigeais vers la porte correspondante, entrais et allais déposer les caleçons dans un tiroir secret sous le lit de Simon. Oui, nous avions une chambre très ordonnée et rangée, mais... C'était à cause de Mama Bambini. Oui, elle venait souvent, et je pressentais même et appréhendais, devrais-je dire, sa future visite...

    Elle allait surement arrêter notre petite fête... En fait, il faisait nuit, mais bon. On ne dérangeait pas les voisins, vu qu'on en avait pas ! Je décidais finalement de piquer un roupillon quelques instants, histoire de me reposer un peu et surtout, je commençais à avoir mal à la jambe. Je m'allongeais donc, et fixais le plafond quelques instants avant de fermer les yeux. Je mis quelques secondes avant de m'endormir d'un seul coup, comme si de rien était. Je me réveillais dans mon lit, voyant à mon chevet Mallory, Christian, Simon, Mathilde et Matt. Mallory était grosse, et se gavait de cookies, assise dans un fauteuil et semblant une grosse bouboule. Christian lui tenait la main, mangeant lui aussi des cookies de l'autre, et bouboule à souhait mais debout, bien que ses jambes soient difficiles à voir. Simon était adulte, et avait deux jumeaux blonds à côté de lui. Il s'était accouplé avec la blonde ?

    La copine à Mathilde ? Apparemment, oui. Ou alors Drago Malefoy était un transsexuel ! Mathilde quant à elle, avait une petite fille et un petit garçon près d'elle. La petite fille dévisageait les deux jumeaux et le petit garçon s'alliait à eux. Ils étaient tous les deux roux. Puis il y avait Matt. Il mangeait un yaourt, avec haine. Il cracha même dedans, et releva la tête avec une gueule de fou furieux cinglé. Il eut un rire abruti avant de s'empiffrer de yaourts en finissant par sauter par la fenêtre, vengeant enfin la mort de ses parents. Brave bête. Bête, je parle bien-sûr de lui, pas de l'animal. Mais je vis ensuite les deux bouboules faire la danse des mollusques, et alors, traumatisé, je fermais les yeux, puis me réveillais. Alors c'était un rêve cauchemar ? Je ne savais pas si j'étais réellement réveillé. Je décidais donc de me pincer pour vérifier que je ne dorme plus, et...

    « MAMA BAMBINI ! Very Happy »

    Oui, j'étais bel et bien réveillé, étant donné que les mafieux venaient d'inconsciemment m'informer des dernières nouvelles. Alors que je m'apprêtais à sortir de ma chambre pour descendre, je remarquais que Mama Bambini serrait Simon dans ses bras. Je pris l'ascenseur en quatrième vitesse, descendis, et apparu comme par magie, si bien que personne ne remarqua rien. Enfin, apparemment... Puisque Mama Bambini me « serra » dans ses bras avant de me faire remarquer que j'étais plus grand. Les béquilles me grandissaient ? Ah.. Oui, je ne touchais plus le sol et m'accrochais à mes béquilles pour ne pas me faire plus mal à la jambe. Plus que je n'avais déjà mal en tous cas. Dès qu'elle me relâcha, je réussis à reprendre l'ascenceur pour remonter dans ma chambre, étant donné que j'avais finalement toujours mal et que je préferais m'eclipser un peu. Cependant, au bout d'une dizaine de minutes, j'avais faim.

    Je décidais alors de sortir, mais je vis la moitié des gens sortir, et l'autre moitié monter dans les chambres. Enfin.. La plupart des moitié était partie aussi. Voyant Simon venir vers moi, je fis demi-tour pour le suivre, apercevant vaguement Mathilde pas très loin de nous. Alors que Simon venait d'entrer dans la chambre, je fis demi-tour de nouveau, puis allait en galopant sur mes béquilles jusqu'à Mathilde, et comme elle était de dos, je m'arrangeais pour laisser une béquille contre le mur, puis attrapait le bras de la rouquine en la faisant retourner assez vite, puis l'embrassais quelques secondes. Songeant que je devrais vite retourner dans ma chambre avant que Mama Bambini ne me voit, je repris alors ma béquille et accourais jusque dans ma chambre. Une fois à l'intérieur, je m'asseyais sur mon lit, reposant de nouveau ma jambe, puis souriais comme un mafieux satisfait, durant quelques instants. Mais je redescendis rapidement sur Narnia lorsque j'entendis quelqu'un fermer la chambre à clé...

    « Eh mer...credi. »
    « Yé té entendouuuuu pétit canailloooouuuhh ! »
    « Ah mer...credi ? Laughing »
    « Yé encorrre entendou, viloune pitité Suspect »
    « Eh... Mais de quoi parles-tu ? Very Happy »
    « Et yé té vous avék la pitité rouquiné, ya séééé touuuut ! »

    L'entendant ensuite partir, je fixais Simon longuement, sachant qu'il ne devait pas être au courant. Bon, alors Mathilde, anciennement notre ennemie commune, était devenue depuis quelques... hum depuis un certain temps, une alliée ! Enfin, ce que je ne savais probablement pas, c'est qu'elle devenait gentille avec moi, mais justement. Seulement avec moi. Mais elle apprendrait à faire des efforts et à supporter les mafieux ! Pour ce qui était de Leslie... Il faudrait que je parle de cet éventuel problème problémationnelement problématique à mon cher et tendre... Hum mon frèrounet adoré. Enfin, je devais au moins tenter de lui expliquer la situation, non ? Bon, après tout... ça ne me coûtait rien d'essayer, c'était mon jumeau, il me comprendrait.

    « Il faut se débarrasser de Leslie. » Zut. C'était pas ce qu'il fallait dire. « Je veux dire... Tu as vu, c'est un soir de pleine lune ! Il va y avoir les démons de minuit et les démons qui vont danser la saaaalsa ! … Et puis aussi tu as vu tout à l'heure, il y a eu des feux d'artifice ! J'aimêmeembrasséMathildetoutàl'heure et ne trouves-tu pas qu'il fait bon ? Et que Christian est très en beauté ce soir ? »
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MessageSujet: Re: Le calme, on connait pas.   Ven 28 Oct - 12:14

Simon redoutait toujours les venues de Mama Bambini à cause de ça. Elle était bien gentille, cette nounou à l'accent prononcé, mais tellement étouffante... Christian et Mallory avaient réussi à dénicher cette petite vermine de Kady, une espèce de rongeur qui réussissait à se faufiler dans les moindres recoins afin de gagner au jeu du cache-cache. Il fallait dire que Simon n'avait jamais vraiment apprécié la petite fille depuis qu'elle l'avait battu à ce jeu. Néanmoins, il avait besoin d'elle pour parvenir à faire entrer Franklin dans les rangs des mafieux... Et lorsqu'il la vit arriver, suivie de sa frangine et de son peut-être futur beauf qui ronchonnaient tous les deux, Simon se dit « Ah, je vais enfin pouvoir demander à Franklin d'être mon mafieux n°3 ! Very Happy ». Mais le destin ne semblait pas être de son côté car il envoya Mama Bambini à la charge. Avant même qu'il n'ait pu s'agenouiller devant le petit garçon maintenant accompagné de Kady, Mama Bambini vint leur annoncer de sa voix douce qu'il était vingt heures.

-Aah, fit José à l'intention de Simon, c'est l'heure de l'apéro ?
-Non non, répondit-il comme si l'ange gardien était fou. C'est l'heure d'aller se coucher...

Le mafieux se dit qu'il se rappellerait toute sa vie de l'expression d'horreur infinie qui marqua le visage du pauvre José juste avant de disparaître. On devait être habitué à des horaires bien moins saines, au Paradis. Comme les Grace, avant qu'ils ne connaissent Mama Bambini. Il leur arrivait seulement de se coucher vers 21h lorsqu'elle n'était pas là, mais ça, c'était vraiment quand ils se sentaient l'âme de viles rebelles.

Curieusement, il sembla à Simon qu'il n'y avait pas que José qui était choqué par ce coucher si rapide. Le salon se vida très rapidement, en peut-être vingt secondes à peine. Et lorsqu'il aperçut le visage de ses invités – c'est à dire Mathilde, Jean-Charles, Christian et ses miniatures car les mafieux avaient définitivement élu domicile chez eux, en particulier Rateau et Kevin qui cherchaient asile après les persécutions de cette chère Pelle – Simon ne vit que des airs abattus... Il faudrait les habituer à aller au lit à des heures raisonnables, ces petits loups, sinon ils n'auraient jamais un teint de pêche comme lui et Jared... Mama Bambini leur avait appris que le sommeil était la clé de la beauté naturelle. Et il pouvait affirmer fièrement qu'il l'avait très bien compris, et son frère aussi Cool.

Peu après, tout le monde monta à l'étage pour se laver les dents. Curieusement, les invités et Mallory préférèrent passer avant les mafieux. Simon devina que sa sœur avait encore dû raconter des idioties comme quoi ils se servaient de collants comme porte-serviettes. Cette rumeur était absolument fausse bien sûr : ils utilisaient des soutiens-gorges, d'après une grandiose idée de Jackson. Les collants, ça faisait mauvais genre.

-Heych les chamis, ich manche pache quechqu'un ? Demanda Kevin tout en frottant ses ravissantes quenottes de rongeur.

Simon cracha sa pâte à dentifrice dans le lavabo avec une grâce innée, se rinça la bouche, puis observa autour de lui. Il inspecta les tiroirs (le bonhomme était si petit qu'il n'aurait eu aucun mal à rentrer dedans), l'armoire à pharmacie, puis reporta son attention sur la baignoire. Elle était pleine de boules de plastique colorées comme dans les parcs de petits, ce qui était absolument normal bien sûr, mais il y avait un détail qui dérangeait Simon... Il s'agissait d'une paire de pieds aussi velus que ceux de hobbit et qui gesticulait entre les boules. Simon poussa un grand soupir qui sentait bon la menthe, comme son dentifrice, puis claqua des doigts. Rateau arriva aussitôt et attrapa les pieds pour les extirper de la baignoire, et le corps de Rico leur apparut soudainement. Simon le jaugea d'un air soupçonneux, les bras croisés.

-Les amiiis ! S'écria Rico aussi clairement que le pouvait quelqu'un avec la tête en bas. Heureusement que vous êtes arrivés, j'aurais pu me noyer ! Sad
-Mais voyons, Rico ! Répliqua Simon d'un air exaspéré. Comment tu veux te noyer là-dedans ? On n'a jamais vu personne se noyer dans du plastique, enfin ! Je sais bien que c'est une combine pour échapper une fois de plus au brossage de dents... Suspect Au lavabo ! Et plus vite que ça !

Rateau reposa le nain latino tout en délicatesse, et celui-ci alla se poster devant le miroir avec un air grognon. Il n'avait jamais aimé se laver les dents, comme le prouvait son haleine... Il croisa les bras, signe qu'il refusait à capituler. Simon échangea un air consterné avec son cher Jaredinou, silencieux jusque là. Il trouva cela étrange, d'ailleurs. Son frère avait l'air bien pensif, mais un jumeau Grace pouvait-il ne serait-ce que réfléchir ? Cette question était encore à creuser.

-Essaie au moins le bain de bouche ! Implora Jackson en lui tendant un flacon rempli de liquide rouge.

Il avait vraiment des idées lumineuses en matière d'hygiène, ce petit Jackson. Si lumineuse que Rico accepta finalement.

-Vous savez, j'ai une méthode très efficace pour bien me rincer la bouche, avoua le nain. Regardez !

Il prit une gorgée du liquide et mit la tête à l'envers pour ne pas l'avaler, puis émit un son très spécial, et aussi très propre à Rico :

-RRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR !

Il cracha ensuite, sans cesser pour autant son RRRRRoucoulement, et puis les rats et Jackson entamèrent une mélodie Shakirienne en faisant claquer leurs langues.

-RRRRRRRRRRABIOSA ! RRRABIOSA !

L'expression qui marqua le visage de Simon à cet instant-là fut très semblable à celle-ci : Gros choc, et il piqua une colère terrible, ordonnant à ses mafieux d'aller se coucher immédiatement et sans faire d'histoires. Il aida ensuite Jared à regagner leur chambre, remarquant lorsqu'il y fut arrivé que son jumeau chéri trainait quelque peu le pas. Mais que traficotait-il, enfin ? Tout en enfilant son joli pyjama Marsupilami (avec une queue synthétique à ressorts accrochée au derrière, eh oui Cool, le petit Simon trifouilla dans son esprit à la recherche d'une quelconque réponse. Peut-être que Jared faisait un trafic de cartes pokémons avec J-C ou Christian dans son dos ? Ou alors, avec Mathilde. Mathilde... Mathilde ? Mathilde ! Shocked
Impossible.

Les filles n'aimaient pas jouer aux pokémons, en tout cas la plupart. Et qu'est-ce que ferait cette folle de rouquine antipathique avec un adorable Picachu ? Mais c'est évident voyons ! Non mais quand même...
Jusque là, aucun risque. Simon n'avait détecté aucune trace de bretelles dans la maison. Il avait un sens pour ça.

Quelques instants plus tard, son jumeau chéri pénétra à son tour dans la pièce et commença à se mettre lui aussi en pyjama. Simon était déjà au lit et avait enfilé ses lunettes pour lire sa revue préférée, la Gazette des Narniens. Effaré devant tous ces potins aussi ahurissants les uns des autres, le mafieux n'écouta qu'à moitié son frère.

-Tu savais que les faunes qui vivent en direction du Champ des Lutins ont adopté une chèvre ? Ils prétendent que c'est parce qu'ils aiment le fromage, mais Narnia Potins révèle que cette chèvre est en fait leur cousine ! Choc

Marquant un temps d'arrêt après sa révélation, il réalisa finalement ce que venait de dire son jumeau. Arrivé en bas de sa page, il releva les yeux vers lui et lui adressa un grand sourire.

-Un feu d'artifices ? Ah non. Mais j'aurais bien aimé le voir, mon petit chou ! Very Happy Et tu as embrassé Mathilde ? Génial ! Very Happy J'ai entendu dire que …

Flash spécial de notre spécialiste dans les cas psychologiques les plus spéciaux : Docteur Carotte !
Plusieurs études effectuées par le professeur auraient mené à la conclusion que les pensées de Simon rentraient par un trou et sortaient directement par un autre. Néanmoins, il pouvait arriver que lorsque le vent souffle, des pensées parviennent malencontreusement à s'infiltrer dans la boîte crânienne de Simon. Elles arrivaient enfin jusque dans sa boîte à idées, et là c'était le carnage, une vraie salade de fruits... On pouvait donc justifier ses réponses assez spéciales et sa lenteur à analyser une phrase, le pauvre petit peinant à accumuler plus de 20 mots en 10 minutes.

-Un cornichon a embrassé un PQ sur une trottinette et Jane et Kate se sont mariées à Las Vegas avec le consentement de Lizzie, mais le cornichon avait un appareil dentaire que lui avait filé un canard, du coup ils sont restés coincés et... TU AS EMBRASSÉ MATHILDE ?! Choc

Sous le choc, la boîte à pensées de Simon se retrouva entièrement vide. Le vide était si complet que deux neurones jouaient au tennis. Comme on pouvait s'en douter, la partie ne dura que peu de temps, s'achevant avec un score aussi lamentable que pouvaient l'être ceux de Simon habituellement. Il put aussitôt se reconcentrer sur le problème Mathilde. Pour la première fois de sa vie, le petit bonhomme osa monter la voix sur son jumeau adoré.

-NON MAIS COMMENT OSES-TU ECHANGER TA SALIVE AVEC CE MONSTRE APRES TOUT CE QUE NOUS AVONS VECU, CE QU'ELLE NOUS A FAIT ? JE SUIS VRAIM...

Il s'interrompit en entendant le coucou sonner dans le couloir. Oubliant aussitôt toute sa colère, il sortit de son lit pour éteindre la lumière puis regagna ses couvertures en prenant garde à ne rien heurter dans la pénombre. Enfin, lorsqu'il fut installé, il enclencha sa jolie petite veilleuse rose qui projeta une image de Porcinet au plafond.

-Bonne nuit mon Jaredinouchouchou :uu: !

Mais avant même qu'il n'ait pu fermer les paupières, un terrible grincement retentit. Si Simon avec été courageux, il se serait levé d'un bond en cherchant la cause de ce bruit … mais non. Simon était un froussard, et au lieu de jouer les héros, il préféra se cacher dans sa couverture en se retenant de se pisser dessus. Lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir, sa vessie manqua de peu de défaillir, mais il n'en fut rien. L'odeur qui vint lui chatouiller les narines le rassura à temps.

-J-C, que fais-tu debout à cette heure-ci ? S'indigna Simon, enfin sorti de sous ses couvertures et les mains sur les hanches tel une Miss France.
-Wesh, lança Jean-Charles de son ton gracieux. Ça vous dit, une virée nocturne, les mecs ?

Simon échangea un regard avec Jared, les yeux pétillants. Il sauta hors de son lit et enfila précipitamment ses ravissants chaussons Hello Kitty, attendant que son frère fasse de même... Et puis il se rappela que le pauvre petit avait des béquilles. Et marcher avec des béquilles, c'était LA façon hyper efficace pour que Mama Bambini se réveille. Surtout qu'elle prendrait les bruits des béquilles pour les talons, et Dieu sait si la nounou avait interdit aux Grace de porter des talons ! Il faudrait donc que quelqu'un s'occupe de transporter Jared cette nuit. Ou alors, on pourrait le mettre en chaise roulante ! C'était un bon plan, car Mama Bambini n'était sensible qu'aux bruits de talons et ne serait pas réveillée par un crissement de pneus sur le parquet. Sauf qu'il n'y avait pas de chaise roulante. Alors on se contenterait d'un porteur. Simon plaça ses doigts dans sa bouche et tenta de siffler, mais il ne fit que projeter une terrible vague de postillons sur son oreiller. Découragé face à cet échec, il se résigna à sortir un sifflet de sa poche et souffla fort dedans. On entendit des bruits de pas précipités dans le couloir et, en quelques secondes, Rateau et Kevin furent arrivés dans la chambre des jumeaux. A en voir leurs yeux clos et le filet de bave qui coulait du museau de Kevin, les deux rats n'en avaient pas fini de leurs crises de somnambulisme. Tant pis, se dit Simon, ça ne changeait rien au fait qu'ils étaient de parfaits soumis et obéissaient à leurs chefs même endormis. Il ordonna à Rateau de prendre son frérot chéri sur son dos avec la plus grande précaution et à Kevin de porter les béquilles. Une fois cela fait, Simon prit soin d'éteindre sa veilleuse avant de partir et tous les quatre rejoignirent Jean-Charles dans l'encadrement de la porte. Ils se mirent en route vers la buanderie, lieu de repos des mafieux.

-Joli accoutrement de nuit, Jean-Charles ! Apprécia Simon en reluquant avec jalousie la salopette en coton bio et les grosses chaussettes de bûcheron du rouquin. Ça te va à ravir.
-Cimer Monsi, répondit poliment l'intéressé dont les oreilles prirent une teinte roux vif. Moi je kiffe tes chaussons, ça fait ultra glamour, wesh !
-Petit coquinou :uu:. Allons retrouver les autres mafieux à la buanderie !
-Euh wesh bah en fait...

Le pauvre campagnard fut violemment interrompu par un ronflement de Rateau. La catastrophe passé, il put reprendre :

-Y a presque pus personne. J'suis passé les voir taleur, et le nain et les souris s'sont barrés comme des voleurs wesh, du coup reste pus que Stitch, Jackson et E.T, wesh.
-Où est allé Rico ? S'étonna Simon.
-Wesh jcrois qui cherchait les WC... Sisi, les WC. Du coup y est passé par les conduits d'aérations, y dit que ça fait Mission Impossible, wesh. L'est tripant, ce mini-mec.
-Dans les conduits ? Choc

Dès que Simon eût finit sa phrase, il sentit quelque chose remuer au-dessus d'eux et leva les yeux juste à temps pour voir un bout du plafond, suivi par une étrange créature qui atterrit dans ses bras. La chose était brune avec un bonnet et des souliers rouges, pointus et munis de grelots. Elle portait une tenue entièrement verte avec des froufrous et ne devait pas mesurer plus d'1m20 les bras levés. Son expression faciale paraissait particulièrement niaise. Horrifié, Simon relâcha la vile créature qui heurta douloureusement le sol sur son postérieur. Il fit un bond en arrière en se postant devant son frère et Rateau pour le protéger, brandissant avec bravoure la queue de marsupilami de son pyjama et la pointant sur...

Bon ok, ça ne s'est pas passé comme ça. On recommence.

Horrifié, Simon relâcha la vile créature qui heurta douloureusement le sol sur son postérieur. Il fit un bond en arrière et hurla comme une fille pendant un bon moment, jusqu'à ce qu'il n'ait plus de souffle.

-UN LUTIN IRLANDAIS ! :effraid:
-Wesh Ricola ! dit joyeusement J-C. Je kiffe ton entrée, ça fait trop professionnel ! Respect, mec ! On tchecke ?

Simon adressa un regard éberlué à son jumeau d'amour à la vue du lutin et du rouquin qui tcheckaient. Il remarqua aussi que Rateau et Kevin s'étaient réveillés et avaient l'air complètement paumés. En jetant un nouveau coup d'oeil au lutin, il comprit enfin...

-Ah, c'est toi, Rico Suspect, ronchonna-t-il. Jolis grelots.
-Merci.

Et la troupe se remit en route, comptant un membre extraordinaire en plus. Ils traversèrent de nombreuses planches de parquet vermoulues et passèrent devant la porte du redoutable dragon, je cite Mama Bambini, pour finalement arriver sain et sauf devant la buanderie. Une forte odeur de savon se faisait sentir, obligeant Jean-Charles à se boucher le nez. Le pauvre n'était pas habitué à tant d'hygiène. Sans juger nécessaire de frapper, Simon tourna la poignée et retrouva la pièce en chantier. Des chaussettes et des slips sales étaient éparpillés un peu partout sur le sol et les murs avaient été tagués par les mafieux. Le jeune adorateur de cassoulet remarqua tout de suite l'un de ses fidèles coéquipiers, Jackson, qui dormait paisiblement dans le tambour d'une machine à laver en route. Fort heureusement pour lui, le hublot était ouvert, lui permettant de respirer librement. Simon claqua des doigts, faisant comprendre à Rico que c'était lui qui était chargé d'aller récupérer le ronfleur. Il chercha ensuite du regard ses deux aliens préférés, E.T et Stitch, et les retrouva perchés en haut d'une pile de matelas sales. E.T semblait dormir tandis que le petit extraterrestre bleu lui chantait sa berceuse.

-Kiss me, k-k-kiss me
Infect me with your love, and fill me with your poison
Take me, t-t-take me
Wanna be your victim, ready for abduction
Boy, you're an alien, your touch so far away
It's supernaturel, extraterrestrial ♪

-Dis donc, Céline Dion ! Suspect l'interrompit Simon. Réveille ta douce et rejoignez-nous, on va zoner.
-Weeesh, zoneeer ! Applaudit J-C, ravi que son vocabulaire soit retransmit aux autres aussi rapidement.

Stitch eut l'air abattu, mais Simon se consola en se disant que ça ne durait que peu de temps. Ils allaient faire la teuuuuf cheers.

-Et en fait, elle est où Kady ? Ne me dites pas qu'elle dort avec Franklin Choc.
-Non non, répondit Jackson en se frottant les yeux. Elle a élu domicile dans le coffre à jouets du grenier. En tout cas, elle nous a dit qu'elle irait là-bas.
-Ah, très bien ! On pourra la rejoindre. Bon, nous sommes désormais huit. On va chercher les deux spécimens féminins, Christian, Franklin et … C'est tout ? Very Happy

Ravi de voir que les mafieux hochaient vigoureusement la tête en signe d'approbation, les mafieux se mirent en route. Arrivant près de la porte, ils se rendirent que celle-ci était déjà ouverte.

-C'est Chrichri, annonça J-C. C'est lui qui m'a aidé à m'évader taleur, wesh. Y connait des manips de dealer, wesh.

Un silence s'abattit soudainement sur l'assemblée. Christian vendait-il du sucre trop sucré pour être du sucre ? Allez savoir. Les mafieux arrivèrent donc dans la chambre des filles qu'ils retrouvèrent en compagnie de Christian et Kreattur, tous les quatre en pleine conversation.

-Salut, c'est nous ! Lança joyeusement Kevin.

Les intéressés se retournèrent brusquement vers eux et parurent très étonnés en voyant Rico. Mallory eut même l'air choquée :

-OH REGARDE, CHRISTIAN ! C'EST LE NAIN TRACASSIN Choc !
-INTRUUUS ! s'écria Mathilde d'une voix d'outre-tombe.

La rouquine enfonça son poing sur un bouton d'alarme posé sur la table de nuit à côté d'elle. Une alarme retentit immédiatement dans la chambre, comme si les mafieux étaient pris en flagrant délit de vol dans un musée. Une ouverture apparut au-dessus de la fenêtre face à eux et un objet plat en sortit, se dirigeant vers eux à toute vitesse. Simon reconnut tout de suite Le Frisbee Contre Les Indésirables, création mafieuse, que sa sœur avait osé utiliser contre eux. En temps normal, l'arme aurait dû atteindre la cible : Rico le nain original. Mais le frisbee n'était pas programmé pour voler tellement à ras du sol... Si bien qu'il frôla les cheveux de Rico et heurta violemment la personne qui se trouvait derrière lui : Simon. Le pauvre garçon se le reçut en pleine poire et n'eut même pas le temps de dire « cassoulet » qu'il se retrouva assommé.

Et là, il vit des choses très étranges... Dont un papi qui chantait « Lollipop, lollipop, lolli-lolli-lollipop ! ».
Et lorsqu'il reprit conscience, le mafieux sentit une forte odeur de spaghettis bolognaise lui chatouiller les narines. Se pouvait-il que … ?

-Régardez lés amis, Simone ést dé rétour parrrmis nous !

Oui, c'était bien Mama Bambini. Horrifié, Simon rouvrit vivement les yeux et se retrouva face à l'imposante femme qui le surplombait de haut. Il était allongé parterre et peu d'autres personnes ne semblaient s'intéresser à lui, à part peut-être ce lèche-bottes de Kevin.

-Je suis resté à ton chevet pendant tout ton sommeil, Simon ! Ça mérite bien une augmentation, non ? Demanda-t-il avec une lueur d'espoir dans ses yeux globuleux.
-Pour la dernière fois, grogna Simon en se redressant, je te rappelle que tu fais du bénévolat, Kevin Suspect.

Le pauvre petit rat parut bien abattu et partit pleurnicher sur l'épaule de son père qui jouait à Chat Perché avec les autres mafieux. Simon repéra Jared, en pleine conversation avec la rouquine, et se sentit terriblement trahi. La saleté de rousse lui avait volé son frère ! Sad Mais il le récupérerait, et ce coûte que coûte Suspect.
Néanmoins, Mama Bambini n'avait pas l'air d'avis à le laisser régler des comptes pour l'instant. Elle le saisit brusquement par les épaules et le remit debout d'un seul coup, comme s'il n'était qu'un vulgaire pantin de bois comme Pinocchio. Et Pinocchio d'ailleurs, il lui devait une barre de chocolat … Suspect Il faudrait que Simon l'inscrive aussi sur la liste de comptes à rendre. Mama Bambini, elle, se fichait pas mal du petit menteur en bois. Elle colla une de ses grandes mains sur le front de Simon pour lui prendre la température, assistée par Franklin qui avait revêtu un costume de médecin.

-Thérrrmométré, demanda la nounou à son fils.
-Voilà, docteur, répondit poliment Franklin en lui tendant l'objet.

Voyant que Mama Bambini s'apprêtait à le baisser pour prendre la température par l'intermédiaire de son postérieur, Simon dut faire un bond de côté pour l'éviter.

-Simone, n'oppose pas dé résistanze ! C'ést pourrr ton bienne ! Protesta Mama Bambini. Tou es tout blanc, tou as l'airrr d'oune rousse Igorrrienne.
-UNE ROUSSE IGORIENNE ? Suspect Comme Mat...
-Méis non, oune rousse ! Qui danse la pola... Loca... Coca...
-Polka, rectifia Franklin d'un air savant.
-Grazie, mi pétité.
-Ah, un russe ? Fallait le dire...
-Si, et bienne... Tou vois, yé dorrrmais péisiblément dans ma tchambré, et là oune pétité gnome a toqué à la porté...
-Un leprechaun nommé Rico, rectifia Franklin.
-Et donc, lé gnome m'a dit que tou étais évanoui ! Choc Yé pé t'assourer qué yé ou tréééés peurrr.

Alors que la nounou le serrait fort à en suffoquer dans ses bras, Simon remarqua qu'elle et Franklin portaient des bigoudis.

* C'est joliii :uu: *
Il avait toujours rêvé de porter des bigoudis... Mais malheureusement, une enquiquineuse avait toujours refusé qu'il en mette (que ce soit sa mère, sa soeur ou Mama Bambini). Il réussirait à en porter, un jour ! Very Happy
Lorsque le coucou du couloir sonna vingt-deux heures, Simon réalisa qu'il se passait quelque chose d'anormal. « Ils dovrrraient dorrmir dépouis longtemps, à cétte heure-ci ! » aurait-elle dit. Mais non. Au contraire, elle rayonnait. Est-ce que ce sourire de big mama cachait quelque chose ? Simon devait en avoir le cœur net.

-Mama ?
-Si, Simone ?
-Tu ne nous grondes pas ? OO Pleurs

L'air décontenancé de Franklin ne surpris pas Simon. Il ne fut pas non plus surpris de le voir se prendre les doigts dans ses bigoudis en tentant de s'arrêter les cheveux. Un sourire bienveillant – c'est à dire effrayant – apparut sur les lèvres de la nounou.

-Au débout, y'ai bien failli lé féire. Non méis, debout aprés vingt-et-une heure, c'ést IN-AD-MI-SSIBLE ! Shocked Méis tout compté féit, yé m'apérrrzois qué, dans la vie, il ést imporrrtant dé proviter dé sa yeunesse !

Le regard de Franklin sembla s'allumer tout à coup, le petit garçon désormais plein d'espoir de pouvoir enfin être libéré quelques instants.

-Méis, reprit Mama Bambini, arrachant un cri d'effroi à son fils, même si yé vous autorise à vous amouzer cé zoir, y'exige qué vous vous leviez aux aurores démain matin.
-No problèmo ! Very Happy Merci Mama Câlin LES GENS, C'EST LA FIESTA CE SOIR ! cheers
-Cool *-*, fit Kreattur avec un air de fou.

Alors que tous les mafieux et autres personnes incrustes criaient de joie comme des groupies à un concert, Mama Bambini eut la merveilleuse idée de refroidir l'atmosphère.

-Et avant tout cé rémou-ménage, y'éxige qué vous zoyez habillés chaudement. Imaginez qué vous attrrrapiez froid aux petonnes, cé sérait térriiible ! Shocked

C'est ainsi que toute la petite troupe se retrouva habillée étrangement. Les mafieux, y compris leurs chefs donc, avaient chacun eu droit à un peignoir de couleur différente. Pour Simon, c'était un ravissant peignoir aux motifs écossais, comme Mémé McGo *-*. Les invités et Kreattur et Harry (qui venait de les rejoindre, lui dormait dans le placard sous l'escalier) et Mallory, quant à eux, portaient un pull de laine où étaient brodés leurs initiales. J-C protesta en faisant remarquer qu'il n'avait pas le bon pull, car celui-ci indiquait « RW » au lieu de « JC » ou « JCDF », ce à quoi Mama Bambini répondit par un haussement d'épaules. Lorsqu'elle voulut faire enfiler son pull à Franklin, la nounou se rendit compte qu'il avait disparu.

-FRRRANKLIIIINE ? Appela-t-elle d'un ton agacé.

Quelques secondes plus tard, Franklin apparut, toujours affublé de ses splendides bigoudis mais maintenant vêtu d'un ciré jaune et de bottes qui servaient généralement à aller à la pêche aux moules-moules-moules.

-Regarde, Manman, lança-t-il à Mama Bambini en parlant comme un petit enfant sage, j'ai mis mon beau ciré jaune :uu:.
-Mais ést-ce qué tou as rrrangé ta chambré ? Very Happy

L'air nargueur de la nounou fit aussitôt perdre son sourire au petit qui repartit en trainant les pieds, la mine décomposée.

-Ranger, toujours ranger Suspect, grogna-t-il en disparaissant dans le couloir.

Une fois de plus, Mama Bambini haussa les épaules. Elle passa une main sur ses bigoudis, voulant certainement s'assurer qu'ils tenaient bien, puis leva une main.

-Yé vous léisse vous amouzer. Si vous avez faim, y a dés bonnés tartés en la couisine. Bonné nouit !

Et elle repartit majestueusement dans sa chambre. Tout le monde s'élança alors jusqu'au grenier, leur Las Vegas à eux, euphorique. Simon jetait de temps en temps des petits coups d'oeil pour vérifier que son frérounet le suivait toujours, et il comptait bien prendre le dessus sur cette peste de rouquine qui voulait lui piquer son frangin Suspect. Non vraiment, Simon ne se laisserait pas faire par ce renard sournois.
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Le calme, on connait pas.

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