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 Promenade dans le parc [Susan] [TERMINE]

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Jace Deynor
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MessageSujet: Promenade dans le parc [Susan] [TERMINE]   Dim 20 Mar - 15:13

    Lorsque je me réveillais ce matin là, j’avais l’impression d’être mort et d’avoir ressuscité. Bien sûr, je savais que ce n’était pas le cas, mais ce gout amer dans ma bouche me donnait l’impression d’avoir bu ou cracher du sang. A ma grande surprise, s’était supportable et même agréable. Je regardais mon bras gauche enveloppé délicatement dans un bandage. Ma blessure remontait déjà à un petit moment, et elle n’avait pas encore totalement guéris, et elle me faisait même un peu mal parfois. J’enlevais mon bandage en tirant sur le ruban d’une couleur crème tacheté de rouge, laissant apparaitre une blessure de dix centimètres environ qui avait été recousu mais n’avait pas encore été cicatrisé. J’avais beau le demander, mes prières n’étaient pas entendues. La vue de ma cicatrice me faisait revoir les horreurs de cette guerre qui m’avait touché physiquement, et rien quand la regardant, je me revoyais sur le champ de bataille, défendant ma cité et Narnia. Tellement de chose s’était passé que tout était mélangé et entassé dans ma mémoire. Je n’arrivais plus du tout à me retrouver, et je n’avais plus gout à rien. Enfin, je ne montrais pas vraiment ma douleur au peuple. Il avait pris autant de coup que moi, et je suis leur roi, celui qui doit les guider, et je ne peux pas me permettre de leur montrer qu’il n’y a plus d’espoir et que l’on doit mourir dans son coin en attendant que cela passe. Ce visage heureux et courageux que je montrais en public ce dégradé très vite en privé. D’où tenais-je cette théâtralité ? Enfin plutôt, à qui.

    Je fus sorti de mes esprits par ma femme de chambre en chef, qui entra subitement dans la chambre de mes appartements, où j’étais, ordonnant à des femmes d’ouvrir les volets et de préparer mon bain. Elle se précipita vers moi, fit une rapide révérence puis s’empressa de remettre mon bandage, en disant que le docteur avait dit que je ne devais pas l’enlever sauf pour mon bain, tant que cela n’avait pas cicatrisé. Je n’essayais même pas de lui parlé car en fait, elle me disait cela tous les matins car quand elle venait elle découvrait que j’avais encore enlever ce maudit bandage. Je lisais dans ses yeux qu’elle mourrait d’envie de me dire « stupide enfant capricieux » mais jamais elle n’oserait de peur de se faire renvoyer et de manquer de respect. Mais ses yeux parlaient à sa place et s’était suffisent. Allez savoir pourquoi je répétais les mêmes choses chaque matin.
    Je décidais d’enfin me lever, et je marchais péniblement en direction de la baignoire déjà chaude dans la pièce d’à côté. Après m’avoir frotté partout et lavé comme ci j’étais un chien à qui on faisait la toilette, j’étais habillé. Je n’avais pas vraiment prévu de chose aujourd’hui, pas vraiment de travaille, enfin si toujours, mais moins que d’habitude, j’avais besoin de prendre l’air et me changer les idées. Je réfléchissais à un endroit où je pourrais aller en ville, mais rien ne me donnait envie. C’est alors que ma gouvernante me proposa d’aller à Narnia afin de rendre visite à ses majestés. L’idée était plutôt convaincante, et cela me permettrait en même temps de faire le point avec eux.

    On scella mon cheval dans l’écurie royal, et une fois prêt, je le montai tranquillement, lui caressa la crinière pour le rassurer, et je fus en route. Je mis moins de deux heures à arriver, d’habitude, j’aurai pu mettre quasiment une journée, mais comme là j’étais seul et mon cheval au galop, j’allais cent fois plus vite qu’en calèche. Je voyais enfin la silhouette du château, il me restait plus qu’à l’attendre, et pour cela, je devais passer par le village. Les narniens allaient me gêner sur mon passage, il fallait que je passe par un autre chemin, heureusement, je connaissais un autre juste à côté, un petit peu plus long mais du moment qu’il me menait à destination, cela me suffisait. Le sentier était légèrement étroit et me mena jusqu’à la plage. La mer scintillait, cela aurait été une scène magnifique de galoper au couchez du soleil ici, seulement le soleil était encore très haut dans le ciel. J’arrivais devant un chemin qui menait de la plage directement au palais, j’eu un peu de mal à passer à cheval mais y arriva tout de même. J’étais enfin devant les portes du palais. Descendant de cheval, des domestiques vinrent me le prendre pour le conduire aux écuries jusqu’au moment où je devais partir. Des gardes étaient positionnés devant la porte, deux rangées en ligne droite vertical. Ils étaient très bien ordonnés au moins. Un faune apparut, les gardes levèrent leurs lances pour le laisser passer, et il s’avança vers moi.

    -C’est un plaisir et un honneur pour nous de vous revoir votre Majesté. Je présume qu’elle est venue pour s’entretenir avec ses Majestés ? C’est par ici, notre chère Reine Susan la Douce se trouve en ce moment même dans les jardins royaux.

    Je lui fis juste un signe de tête pour le saluer et le remercier, puis je le suivais dans les jardins qui étaient juste après la porte. Il me laissa ensuite et partit à l’intérieur du palais pour sans doute prévenir le Roi Edmund et la Reine Lucy de ma présence. Le faune m’avait dit que Susan était ici, pourtant, je ne la voyais pas. Je m’avançais d’un air curieux vers un côté, et j’aperçus la silhouette d’une jeune femme caressant un oiseau qui se débarbouillait dans une fontaine. Elle souriait mais elle avait sur elle une marque de tristesse que je pouvais voir de ma place. Je la regardai avec de gros yeux émerveillés, comme ci j’étais en train de voir un ange. Cette femme était très belle et si j’avais eu le temps, je lui aurai parlé sans aucun doute. Soudain, je reconnus ce visage, ses cheveux, ce style. S’était la Reine Susan. Avoir pensé de telles choses me donna un air débile, heureusement, personne ne m’avait vu. Reprenant mes esprits, je m’avançais vers elle lentement, et tachant de ne pas l’effrayer en la surprenant.

    -Reine Susan ? Elle se retourna brusquement, et l’oiseau s’envola. Désolé de vous avoir fait peur, je suis confus…

    Contrairement à Corin, j’étais discret dans les moments où il ne fallait pas l’être, et indiscret comme un troupeau de minotaure quand il le fallait. J’avais toujours admiré mon frère pour cela, il avait beaucoup de qualité que je n’avais pas. Je me demandais parfois comme moi, un jeune garçon qui, il y a moins de dix ans était encore un garçon de pêcheur, s’était retrouvé roi. Corin aurait sans doute fait un meilleur roi que moi, je me sentais souvent lamentable contrairement à lui. Bon, me sentir inférieur ne m’aiderait pas, loin de là, mais mes parents n’étaient plus là et je n’avais personne qui pouvait me réconforter ou me dire que j’étais un bon roi ou un bon garçon.
    Les yeux de la reine étaient aussi splendides que des joyaux. Pourquoi je pensais cela moi ? Non, je n’avais pas le droit. Encore je pouvais trouver une femme jolie ayant des atouts pour plaire, mais penser cela d’une reine, qui est d’ailleurs mon allié, non, sa ne serait pas digne d’un roi comme moi. Et puis comment je pouvais penser aux femmes dans un moment pareil ? La situation était particulièrement grave, on avait tous été touché, dont moi, et la tristesse et le malheur était encore très présent.

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Susan Pevensie
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MessageSujet: Re: Promenade dans le parc [Susan] [TERMINE]   Dim 20 Mar - 18:32

    J'étais sur un champ de bataille. Les gens se battaient, le sang et les larmes coulaient. J'étais perdu. Comment avais-je atterri ici ? Je portais un longue robe noire et j'avançais au milieu de la bataille, les mains vides, sans aucunes armes. Ou allais-je ? Je l'ignorais. Mes jambes avançaient sans que je n'ai besoin de les commander. J'approchais alors de deux combattants. L'un était grands, bruns et son regard était sombre. L'autre faisait la même taille, sauf qu'il était blond et qu'il dégagait une aura saine et bienveillante. Plus je m'avançais, plus de commençais à reconnaître leur visage. Ils se battaient avec une violence inouïe. Je continuais à avancer. Les combats faisaient rage autour de moi mais je voulais savoir qui étaient ces deux hommes en face de moi. Ma robe noire volait au grès du vent, tout comme mes cheveux tandis que j'avançais encore. Le temps était comme ralentit, pourtant, j'avançais à une allure normale. Cependant, plus j'avançais, plus je ressentais une étrange sensation dans mon coeur. Que m'arrivais t'il ? Je n'étais maintenant plus qu'à quelques mètres des deux combattants. C'est alors que je les reconnus. A ce moment même, l'un d'eux reçu un coup mortel dans le ventre. Je ne pu alors m'empêcher de crier son nom : Peter !

    Je me réveillais en sursaut dans mon lit, au château de Cair Paravel. J'étais transpirante et haletante. J'avais encore fait ce cauchemar. Du moins, ce n'était pas un cauchemar puisque ça c'était réellement produit. Je soupirais puis relevais les couverture avant de poser mes pieds nus sur le sol de la chambre. Je me dirigeais vers une des grandes fenêtres pour l'ouvrir ainsi que les volets. Le soleil m'aveugla l'espace d'un instant. Le vent souffla sur mon visage et s'engouffra dans ma chambre. Sans plus tarder, mes femmes de chambres entrèrent dans la pièce, ouvrirent les volets, firent mon lit. L'une d'elle me parla, je ne l'écoutais pas vraiment et me laisser faire. Elle m'entraina dans la pièce à côté ou je me déshabillais pour entrer dans le bain. J'étais à nouveau seule, au calme. Je plongeais ma tête dans l'eau du bain en fermant les yeux. Je restais là, sous l'eau. C'était un monde silencieux ou mes larmes étaient invisibles. Je restais le plus longtemps que ma condition d'humaine me le permettait, avant de sortir la tête de l'eau, essoufflée. Je me lavais doucement puis sortais du bain. Je ressenti de la pièce et deux de mes femmes de chambres m'aidèrent à enfiler une robe avant que je prenne place sur une chaise pour me faire coiffer, face à un miroir. Je mettais mon médaillon, que je ne quittais jamais. Je le prenais entre mes doigts et l'ouvrit. Je regardai la photo de mes parents puis celle de mes frères et soeur. Un second soupir s'échappa de ma bouche. Une fois prête, je prit ma couronne et la posait sur mes cheveux avant de me lever. La journée allait commencer et une fois que j'aurai passé les portes de ma chambre, je devrais afficher un sourire sincère avec toute les personnes que je croiserais. Tel était mon jeu à présent.

    Je sortais de ma chambre et me dirigeais vers l'extérieur du château. Avec un temps pareil, pourquoi s'enfermer dans le château et déprimer ? Je discutais avec les personnes que je croisais et leur répondais avec gentillesse et douceur. J'affichais ce sourire figé sur mon visage mais qui n'était qu'un masque. Personne ne venait pour m'annoncer de mauvaises nouvelles, tout les gens que je croisaient me parler juste de sujets divers et variés, ce qui n'étais pas pour me déplaire. Je prit la décision d'aller à l'orphelinat dans la journée mais avant, j'avais besoin de m'aérer un peu. Ainsi, je me retrouvais vite dehors et me dirigeais vers les jardin du château. Cet endroit était très jolie et je le trouvait très plaisant. Il y avait beaucoup d'arbres, de fleurs, d'endroits cachés avec de petits bancs pour se reposer. Les jardiniers faisaient un travail remarquable ici. J'aimais me perdre dans cet endroit, que je trouvais presque, magique. C'était un lieu paisible et calme que la guerre n'avait pas touché. Il n'y avait personne en ce début de journée et je pouvais donc arrêter de sourire et tomber mon masque. Mon regard se perdait sur les différentes fleurs ou les animaux que je voyais. Rien ne parvenait à me faire sourire, cependant, au moment ou je m'approcher d'une fontaine, un oiseau vint se poser tout prêt et commença à se laver. C'était un rossignol, l'oiseau préféré de ma très chère mère. En le voyant faire sa toilette, ceci me rappela de nombreux souvenirs. Je ne pu m'empêcher de sourire doucement. Qu'était devenu notre mère dans l'autre monde ? Et ou en était la guerre à présent ? J'aurai aimé savoir beaucoup de choses du monde que j'avais quitté, malheureusement je n'étais même pas sure qu'il existait encore une porte ouverte entre Narnia et notre monde, ainsi, je ne saurai jamais ce qui s'était passé de l'autre côté.

    C'est alors que l'oiseau s'envola brusquement et j'entendis une voix m'appeler. Je sortais de mes pensées et tournais la tête vers la voix. C'était un jeune homme, grand et blond. Il portait des habits assez noble, montrant sa condition. Ses yeux étaient d'un jolie bleu et il arborait une mine légèrement gênée. Je le reconnu facilement, c'était le Roi Cor, notre allié d'Archenland depuis plusieurs années maintenant. C'était un homme tout à fait gentil et respectable. Nous étions amis depuis que nous nous étions rencontrés et je l'appréciais beaucoup. Il s'excusait de m'avoir fait peur et je ne pu m'empêcher de lui sourire.

    « Bonjour Roi Cor ! Ce n'est pas grave voyons, ne soyez pas si confu ! »

    Je lui fit une jolie révérence avant de me redresser. J'arrangeais ma robe bleu, qui me faisait ressortir la couleur de mes yeux disait-on, avant de lui sourire à nouveau.

    « Je suis heureuse de vous voir, nous n'avons pas eut le temps de discuter depuis quelques temps, ce qui est fort dommage. Comment allez vous Majestée ? C'est une belle journée pour se promener ne trouvez-vous pas ? J'imagine que c'est ce qui vous a conduit ici ! »


    En parlant je m'étais mise à marcher et Cor m'avais suivit. J'aimais beaucoup sa présence. C'était un homme mature, bien que nous ayons le même âge. Il était un bon roi et un allié puissant. Il ne nous avait jamais fait défaut, tout comme son frère jumeau, Corin. Cor me rappelait beaucoup Peter mais je ne ressentais pas de lien fraternel avec lui, c'était autre chose diront nous. En tout cas, je savais que je pouvais compter sur lui en toute circonstances et qu'il ne nous trahirait jamais. C'était rassurant d'avoir un allié aussi fort par les temps qui courraient. Lui et Edmund pourraient sans doute faire de très bonnes choses avec lui sur le plan stratégique. Cependant, je n'étais pas ici pour penser à de telles choses. Pour l'heure, je devais tenter de sourire et d'oublier mes soucis en présence de Cor. Après tout, il n'était sans doute pas venu pour voir une amie déprimée et au bord de la dépression. Ainsi, je plongeais mon regard dans le sien en écoutant sa réponse, tout en profitant de ce petit moment tranquille et joyeux en ce lieu paisible. Ces instants étaient si rares qu'il fallait savoir les apprécier. En plus, j'avais l'impression de ne pas faire semblant avec Cor, je ne me sentais pas si malheureuse en sa présence. Il avait quelque chose de réconfortant, une sorte d'aura bienveillante et qui me faisait du bien, voilà pourquoi j'appréciais beaucoup sa présence.
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Jace Deynor
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MessageSujet: Re: Promenade dans le parc [Susan] [TERMINE]   Dim 20 Mar - 19:20

    La jeune femme, qui était la reine de ce royaume, me fit une petite révérence que je lui rendis tout de suite. On ne peut pas dire que sur le coup j’avais été très poli. En tout cas, lorsqu’elle en faisait une, s’était vraiment très jolie, et déjà qu’elle était gracieuse, cela ne pouvait lui aller qu’à ravir. Elle me parla d’un ton fort agréable à entendre et elle semblait si joyeuse que je fus surpris qu’elle le soit après tout ce qui s’était passé, c'est-à-dire principalement pour elle la mort de son frère, le roi Peter. A ce que j’avais entendu dire par des rumeurs qui était venus jusqu’à mes oreilles, elle avait eu du mal à se remettre de la disparition de ce dernier. En même temps, je la comprends, si mon frère Corin venait à mourir, le monde s’effondrerait pour moi. Déjà que là, même vivant, j’avais plus vraiment gout à la vie, je n’imagine même pas, lui, plus là. Susan était une très bonne amie pour moi, et je ne devais pas la laissé tomber surtout en ce moment, la pauvre devait être sous le choc de la guerre et de la mort de son frère. Elle commença à marcher lentement, et je mis quelques secondes avant de m’apercevoir qu’elle était en train d’avancer sans moi. Bien sûr, je n’eu aucune difficulté à la rattraper, d’ailleurs, elle ne remarqua rien.

    -Vous voir me rend également heureux d’autant plus que cela fait un moment que nous nous n’étions point croisés. Je vais très bien, merci de vous en inquiétez, et vous-même Majesté ? A ce que j’ai entendus dire elle n’est pas dans son assiette en ce moment, ais je tords d’avoir dit cela ? Je regardais un instant le ciel bleu, qui pour une fois n’était pas négligé par les nuages, les rayons du soleil, les oiseaux, la nature. Oui, c’est une merveilleuse journée pour se promener, comme vous l’avez si bien dit. Je vois que vous êtes toujours aussi intelligente pour deviner mes intentions.

    J’avais le sentiment sincère que ma présence était en quelque sorte réconfortante pour Susan, je ne dis pas non plus que j’étais indispensable à celle-ci, mais elle aussi m’apportait un certain réconfort, je ne saurais l’expliquer. Poser mon regard sur elle et lui parlé me soulageait et s’était comme ci je perdais un poids sur la conscience. Vraiment j’avais bien fait de venir à Cair Paravel aujourd’hui, d’autant plus que le temps était très approprié pour ma visite. Je ne savais pas pour l’instant si j’allais voir son frère et sa sœur, mais du moment que je pouvais discuter avec quelqu’un cela me convenait. Si je n’étais pas sortis, j’aurai sans doute passé ma journée dans la bibliothèque du château, ou alors à sortir voir la populace qui devait sans doute avoir besoin d’aide. J’avoue mettre un peu défilé de mon devoir, mais voir tous ses malades, ses blessés, et cette tristesse qui me rongeait également, m’était insupportable. Pourtant, je n’en avais pas encore finis avec cela. Je n’avais aucun mal à m’imaginer Yoren, le tisroc, ou encore Edwin l’usurpateur, en train de couler sur leur victoire, de la puissance et des trésors qu’ils avaient pu gagner lors de cette guerre. J’avais beau avoir prié chaque minute Aslan, il n’était pas venu nous aidé. J’avais beau y mettre toute mon âme, j’avais l’impression que ma foi m’abandonnait. Vers qui pouvais-je me tourner à présent ?

    -Ah tiens, dis je après quelques minutes de silence, à ce que j’ai compris, sa sera votre magnifique palais où se déroulera les mariages où j’ai été invité. Avez-vous décidé si vous y alliez ?

    Je n’avais actuellement aucune cavalière, et j’avoue que je préfèrerais valser avec quelqu’un que je connais plutôt qu’avec un individu que j’aurais peut être pu croiser une fois au moins voir pas du tout. En même temps, un mariage c’est comme un bal, le cavalier ne se contente pas seulement d’une cavalière, donc forcément j’allais devoir sans doute danser avec d’autres jeunes femmes. Danser était, j’avoue, plutôt distrayant, mais ce n’était pas non plus ma passion, bien que j’en prenais un certain plaisir lorsque j’en avais l’occasion. Il y a encore un certains temps je ne savais pas du tout danser, et on m’avait en quelque sorte forcé à apprendre donc le plaisir était moins dense que si j’avais voulu apprendre de moi-même. Mais avez-vous vu déjà un roi qui ne sache pas danser ? Mon honneur en aurait pris un coup si je n’avais pas été capable de danser la première fois que je fis mon apparition en public lors d’une fête, et rouge j’aurais été de honte je pense. Comme le disait ma défunte mère « Les hommes disent être courageux, mais lorsqu’il s’agit de danser c’est autre chose, seul l’honneur compte dans tout ça ! ». En repensant à cela, je ne pus m’empêcher de sourire, s’étais le bon vieux temps.
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Susan Pevensie
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MessageSujet: Re: Promenade dans le parc [Susan] [TERMINE]   Lun 21 Mar - 11:57

    Notre promenade était agréable. Une légère brise soufflait sur nous, apportant avec elle les parfum des nombreuses fleurs du parc. Il fallait avouer que j'avais guidé les jardiniers en leurs indiquant les fleurs qui me tenaient à coeur. Ainsi, le parc était très coloré et les fleurs variés. Bien entendu, il y avait quelques arbres fruitiers, comme des pommiers. C'était vraiment très agréable de marcher dans ces lieux, surtout par un temps pareil. C'était un peu comme si ce parc était figé dans le temps, comme si rien ne pouvait atteindre sa beauté. Je marchais ainsi tranquillement au côté de Cor, ma robe flottant derrière moi. Je souriais, j'étais bien en quelques sortes. Il fallait avouer que Cor y était pour quelque chose, malgré le fait que je m'étais promis de ne plus paraître triste devant quiconque. D'ailleurs, je dois avouer que cela faisait un bon moment que je ne m'étais pas sentie aussi bien en présence de quelqu'un. J'avais vraiment l'impression que je ne jouais pas à un jeu pour une fois. Pourquoi avais-je cette sensation ? Je l'ignorais. Peut être parce que j'avais le sentiment qu'il était aussi abimé que moi. J'avais apprit qu'il avait été très affecté par la récente défaite qui l'avait durement touché, tout comme nous. Cependant à ce moment précis, il me semblait fort et semblait affronter la dure réalité des choses avec beaucoup de maturité. Serais-je un jour capable de la même chose ? A part jouer à la gentille reine emplie d'espoirs et sans aucunes mauvaises pensées, arriverais-je un jour à surmonter toutes ces mauvaises nouvelles que j'apprends chaque jours ? Il fallait savoir passer le cap mais je n'avais pas assez de courage. Après tout, j'étais connu pour ma douceur et non pour mon courage à toutes épreuves. Serais-ce ainsi toute ma vie durant ? Je portais la guerre sur mon visage et le deuil du peuple Narnien en plus du mien. Ceci était une chose que je ne pouvais changer et que même mon masque joyeux ne pouvait changer. Enfin, il faudrait s'y habituer, je n'étais pas aussi forte que je le prétendais …

    Cor répondit avec gentillesse à ma question. Il confirma mes pensés, il se portait très bien et il était également heureux de me revoir, après tout ce temps. Il est vrai qu'au vu des récents évènements, nous n'avions plus le loisir de nous voir comme bon nous semblait. Avant, nous nous promenions librement entre ces deux royaumes, non très éloignés l'un de l'autre, comme si ces terres étaient faites pour être alliés. Comme le royaume était en paix, nous avions peu de choses à gérer et donc plus de temps pour nous. Mais ce temps là était révolue et maintenant il fallait sans cesse faire des réunions importantes avec des gens importants. Il fallait sans cesse sourire. Il fallait sans cesse montrer que nous étions encore confiants. Jouer ce jeu était à la longue très lassants. Je ne devais pas non plus me laisser aller complètement avec Cor, mais avec lui disons que j'avais moins de retenue. Il me demanda donc comment j'allais et me souffla qu'il avait entendu dire que je n'allais pas très fort. Alors que je souriais depuis le début, mon sourire s'effaça en entendant ces paroles et je baissais les yeux en m'arrêtant de marcher. Mon regard se perdit dans le vide et je balbutiais quelques paroles presque dans un murmure.

    « J … Je … Il n'est jamais facile de prendre quelqu'un de sa famille vous savez. Surtout quelqu'un comme Peter … »

    Je sentis alors que j'étais en train de perdre le contrôle et que je devais me ressaisir rapidement. Je fermais donc les yeux et comptais jusqu'à trois. Je donnais à la douleur trois secondes pour m'envahir, être maitre de mon corps. Mais, à la fin du décompte, elle disparaitrait aussi subitement qu'elle était apparue et je reprendrais le contrôle de moi-même. Je laissais passer les trois secondes qui me parurent être une éternité puis rouvrit les yeux. La douleur était toujours là certes, mais au moins, je pouvais la contrôler maintenant et je pouvais ravaler mes larmes comme si elles n'avaient jamais voulu couler sur mes joues. Je relevais la tête vers Cor et mon regard s'excusa pour moi de cet instant de faiblesse.

    « Mais bon, la vie continue. Je n'ai pas le droit de me laisser aller, j'ai un royaume à diriger et une famille à soutenir. Il faut aller de l'avant. »

    Voilà une phrase que j'avais entendu je ne sais combien de fois ces derniers temps. Il fallait aller de l'avant. Mais comment faire alors que le futur semblait si effrayant ? Comment espérer que tout irait mieux d'ici quelques temps alors que le futur ne semblait être qu'une succession de défaites, de tristesse et de déceptions ? Je voyais l'avenir d'une manière si sombre que je pouvais pas croire à un traitre mots de cette phrase. En réalité, cette phrase n'était faites que pour servir de phrase passe partout que l'on peut caser n'importe ou pour rassurer une personne et pour lui montrer qu'elle devrait garder courage. Tout ceci n'était que des mensonges. Personne ne croyait à un meilleur avenir. Nous devions nous contenter de ce que le destin ferait de nos pauvres âmes. Et quelle chose odieuse que le destin. Nous n'avons aucune influence sur lui. Peter avait-il choisit de mourir ? Je ne crois pas, il avait une volonté de vivre hors du commun et si il en avait été capable, il aurait changé son destin funeste, j'en suis certaine ! Je m'étais remise à marcher à côté de Cor, tentant d'éloigner ces mauvaises pensés de ma tête. Il reprit en me parlant avec gentillesse. Il affirma que j'étais toujours aussi intelligente pour deviner ces intentions. Ce compliment me fit rire quelques secondes. Il était vrai que je trouvais que les attitudes et pensés de Cor étaient parfois assez prévisibles et en quelques sortes je m'amusais à le taquiner pour cela. Nous étions proches tous les deux.

    Nous marchâmes alors en silence quelques minutes. Le château loin maintenant et nous nous étions en quelques sortes perdus dans les allées fleuries. Seul le bruit du vent jouant avec les feuilles et les oiseaux chantants parvenaient à nos oreilles. Cor reprit la parole pour me parler du mariage. Il avait été invité ce qui été tout à fait normal, si il n'avait pas été sur la liste, j'aurai demandé à le rajouter, tout comme son frère. Après tout ils étaient nos alliés, nos seuls amis à présent et il fallait partager le plus de moment possible ensemble pour prouver à tous que cette alliance était toujours intacte. Le mariage serait l'occasion de beaucoup de choses. D'une part ce serait un moment festif dont il faudra profiter, comme une trêve, comme un répit dans ce cauchemar éveillé. Ensuite, ce sera l'occasion de revoir de nombreuses personnes que nous n'avons pas le loisir de voir assez souvent, comme le Grand Lion. Comme nous arrivions dans la roseraie, je décidais de prendre place sur un banc, entouré de roses de toutes les couleurs. Cor s'assit près de moi et je prit doucement la parole.

    « Cair Paravel est le meilleur endroit pour célébrer les mariages d'un couple Narnien et d'un couple Archenlandais. Crystal est une très bonne amie à moi, tout comme Liven, ainsi, je n'ai pas envie de rater le plus beau moment de leur vie. J'ai d'ailleurs apprit que vous accompagnerez lors de la cérémonie, la fiancée d'Edmund. Quand à moi, je mènerais mon ami Liven jusqu'à l'autel. »

    J'avais dis tout cela avec un sourire aimable. La composition des couples pour la cérémonie du mariage avait été faites par les mariés. Ceci avait juste pour but de placer les invités pour la cérémonie et ce n'était en rien une invitation à rester avec la personne choisit toute la soirée. Pour ma part, je me retrouverais rapidement seule, vu que Liven tiendrait compagnie à sa femme. Je savais qu'April rejoindra également Edmund, avec son enfant. Ainsi, Cor et moi avions des chances de nous retrouver. Comme il avait eu l'air pensif, je tentait de deviner une fois de plus ce qui lui passait par la tête.

    « Je vous promet une danse si c'est ce que vous attendez votre Altesse ! »

    Annonçais-je avec un petit rire cristallin. Cependant, je me reprit assez rapidement, car ce que j'avais à lui annoncer était plus grave.

    « La seule ombre au tableau sera la présence de Yoren et Soren Eshbaan ainsi que d'Edwin Petterson. »

    Sans doute Cor n'était-il pas au courant et il valait mieux que je l'informe aujourd'hui pour éviter qu'il ne soit étonné lors de la cérémonie. Quand Edmund l'avait apprit, il avait hurlé de rage. J'espérais que Cor n'aurait pas ce genre de réaction. Cependant, je le connaissais assez bien pour dire qu'il réagirait avec maturité et qu'il cacherait sa colère pour qu'elle me paraisse inexistante.
    Je laissais mon regard se balader sur les différentes roses tout en écoutant la réponse de mon ami.
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Jace Deynor
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MessageSujet: Re: Promenade dans le parc [Susan] [TERMINE]   Lun 21 Mar - 18:32

    Les jardins royaux avaient une composition de fleurs et d’arbres fruitiers très variés, et je n’avais aucun doute que Susan y était pour quelque chose. Elle avait toujours eu un esprit imaginatif, bien que très sérieuse. Si je venais de la terre, j’aurais pu me dire que ses jardins ressemblent à celui d’Eden tellement ils sont beaux et agréables à parcourir, mais vu que j’en venais pas et que j’étais qu’un simple Archelandais, je pouvais juste dire qu’ils étaient magnifiques. Tout comme ce temps splendide, on n’avait pas eu de soleil comme celui-ci depuis un petit moment, et j’avoue qu’il m’avait terriblement manqué. Le vent était doux et agréable, la brise fraîche me caressant le visage et mes cheveux. Mes yeux me menaçaient de pleurer à cause du vent, c’est ça d’avoir les yeux fragiles, dès qu’il y a un courant, hop, les larmes coulent ou alors se remplissent sans que l’on est pus contrôler leur arrivée. En parlant de pleurer, j’en avais envie depuis des semaines, mais je ne sais pourquoi, je n’y arrivais pas, même en me forçant, s’était comme un poids et cela me faisait mal au cou. Je pouvais penser que s’était parce que je n’avais pas envie, mais je savais au fond de moi que je voulais montrer que je n’étais pas un pleurnichard, que je savais rester courageux dans les moments difficiles, mais s’était terriblement dure et j’avais beau être tenté je n’y arrivais pas. Même en me mettant face au vent, quelques larmes parfois coulaient le long de mon visage, mais elles n’étaient malheureusement pas sincères. Devoir jouer quelqu’un qu’on n’est pas est vraiment une expérience voir un défi complexe et difficile, et peu de gens voir personne ne peut vous comprendre. Mes amis…si je pense, mais je ne trouvais pas ce même réconfort que j’avais en présence du Susan, s’était comme ci je sentais qu’elle avait les même soucis que moi et qu’elle pouvait réellement ressentir mon chagrin.
    Lorsque je lui dis que j’étais heureux de la revoir, elle semblait vraiment ravie que je le sois, depuis la fin de la guerre que malheureusement nous perdîmes, je mettais un peu isolé et n’avait pas beaucoup vu les gens en dehors de mon royaume, même mes amis et mon frère. J’avais surtout vu mes domestiques, mes gardes etc, ainsi que mon peuple. S’était tout de même de savoir qu’au fond on avait des alliés, dont Narnia, sur qui compter, d’autant plus que Archeland était à quelques heures, donc pas très loin. Tout d’un coup, le sourire si joyeux de Susan s’effaça comme de la craie que l’on efface sur un tableau. « Il n'est jamais facile de prendre quelqu'un de sa famille vous savez. Surtout quelqu'un comme Peter » me dit elle d’un ton triste, elle avait l’air très chagriné par la disparition de son frère, et je la comprenais car je serais pareil si Corin venait à disparaitre.

    -Peter était un grand roi, il est mort dignement pour nous protéger, paix à son âme.

    Je comprenais que Susan était bouleversé, et je ne dis rien et fis semblant de ne rien voir lorsqu’elle se sentit perdre le contrôle d’elle-même. Jouer la personne heureuse lorsqu’on est triste n’est pas facile du tout, et je ne pouvais lui en vouloir d’avoir envie de pleurer, de se lâcher un instant. Une douleur fait de plus en plus mal en fonction de sa profondeur, et celle de Susan l’était, terriblement affecté par la mort de Peter, elle mettrait du temps à se faire à l’idée qu’il ne reviendra pas. Je voyais dans son regard une lueur d’espoir, mais même si je savais déjà qu’il n’y en avait aucun, je ne pouvais pas lui dire que s’était impossible, déjà que cela ne m’étonnerais pas que beaucoup de personne le lui ai déjà dites. Si je lui disais moi aussi, j’aurais peur que son affection pour moi en prenne un coup. C’est en quelque sorte un peu lâche, mais parfois, il y a des choses à ne pas dire, et même étant son ami, je n’étais pas suffisamment intime pour pouvoir lui dire de telles choses, et j’avais du mal à la voir malheureuse. « Mais bon, la vie continue. Je n'ai pas le droit de me laisser aller, j'ai un royaume à diriger et une famille à soutenir. Il faut aller de l'avant » me dit-elle ensuite en soupirant légèrement.

    -La vie aura beau continuer les souvenirs seront toujours présent. On se dit « A quoi bon vivre si la vie n’est plus ce qu’elle était ? ». Personne n’a le droit de vous empêcher d’être triste, Reine Susan, sa serait égoïste, car c’est tout à fait normal de l’être lorsque l’on perd un être cher. Le Roi Peter est mort pour permettre à des gens comme vous et moi de garder le sourire. Sa serait triste pour lui de vous voir pleurer du ciel, non ? Je ne peux peut être pas vous le rendre ce sourire, mais dites vous simplement que votre frère sera toujours avec vous quoi qu’il arrive, bien qu’il ne soit pas là physiquement, et je vous promets qu’un jour vous le retrouverez au pays d’Aslan. Vous ne devez pas jouer un rôle, montrer vos sentiments pour que les gens vous comprennent…

    Je pouvais dire cela à Susan, s’était en quelque sorte valable aussi pour moi car j’étais le premier également à jouer le gars heureux mais qui est triste au fond de lui à cause de tous ses malheurs mais qui a réussis à tourner la page. Bien que mon cas soit moins fort que celui de la reine, je n’avais pas non plus réussis à la tourner, et s’était le premier de mes soucis en ce moment, car tant que je ne l’aurais pas fait, j’avais du mal à me concentrer sur autre chose. Je dois avouer que le futur m’effrayait, s’est toujours facile de dire que tout va bien ce passer et que l’avenir nous réserve des surprises, mais j’ai peur de voir ses surprises car elles peuvent autant être mal que bien.
    Nous continuâmes de marcher à travers les fleurs, les buissons, les allées parfumées et les arbres, et nous nous arrêtâmes un instant pour se poser un instant sur un banc dont la pierre était légèrement froide. C’est ainsi que nous continuâmes de parler du prochain double mariage qui allait avoir lieux bientôt ici, à Cair Paravel, le joyau de Narnia. Susan, qui avait l’air d’avoir retrouvé son calme, me parla doucement. « Cair Paravel est le meilleur endroit pour célébrer les mariages d'un couple Narnien et d'un couple Archenlandais. Crystal est une très bonne amie à moi, tout comme Liven, ainsi, je n'ai pas envie de rater le plus beau moment de leur vie. J'ai d'ailleurs apprit que vous accompagnerez lors de la cérémonie, la fiancée d'Edmund. Quand à moi, je mènerais mon ami Liven jusqu'à l'autel. ». Crystal et Liven étaient également de très bons amis à moi, et j’étais très ravis de leur union avec des personnes que je n’avais pas eu encore l’occasion de rencontrer mais qui seraient sans aucun doute charmant. « Je vous promets une danse si c’est ce que vous attendez votre Altesse » me dit elle ensuite.

    -J’accepte, je n’ai jamais tord lorsque je fais un compliment à quelqu’un et particulièrement à vous. Bien sûr, c’est si vous accepté de me supporter pendant une danse votre Majesté.

    J’avais déjà hâte d’être au mariage, je sentais que ça allait être amusant et rien qu’à l’idée de voir tous ses sourires et cette joie, pendant ses temps maudits, allaient me réconforter. Soudain, Susan prit une voix inquiétante et un peu plus sérieuse. La seule ombre au tableau sera la présence de Yoren et Soren Eshbaan ainsi que d'Edwin Petterson. ». Je ne pus m’empêcher d’avoir un hoquet de surprise, comme ses traitres osaient venir ? En plus, je n’avais pas été prévenu donc je vous laisse imaginer ma tête en apprenant que les personnes qui ont tués Peter et pleins de gens, et qui sont responsables de nos malheurs allaient venir au mariage.

    -J’avoue que je n’étais pas au courant de cette nouvelle, et je dois vous admettre que cela me rend moins impatient de savoir qu’ils seront là, j’espère seulement qu’ils se tiendront à carreau sinon le mariage sera gâché…


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Susan Pevensie
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MessageSujet: Re: Promenade dans le parc [Susan] [TERMINE]   Mar 22 Mar - 17:11

    Plus nous avancions dans notre conversation et plus je me sentais bien en présence de Cor. J'aurais pu me placer devant lui et lui dire tout ce que je ressentais, toutes mes angoisses, toute ma souffrance. J'aurais pu lui dire que j'étais lasse de jouer à la reine et que je commençais à perdre foi en tout ce que je croyais jusqu'à présent. J'aurais pu lui dire à quel point je me sentais seule. J'aurais pu lui dire à quel point j'en étais venue à regretter notre vie en Angleterre à l'époque ou nous étions heureux. J'aurais pu lui dire tout cela, mais je me tu. Ces paroles n'étaient pas dignes d'une reine. Je devais être la messagère de l'espoir pour tout mon peuple. Je devais garder le sourire car si les Narniens me voyaient aussi malheureuse, aussi vide, ils penseraient que tout est vraiment fini. Je me devais d'être forte pour l'ensemble de mon peuple. Ma peine devait rester cachée aux yeux de tous. Je ne voulais pas voir les visages d'Edmund, Lucy et du peuple Narnien, tristes par ma faute de me voir ainsi. Mais, en plongeant mon regard dans celui de Cor, je pouvais voir comme une profonde peine au fond de l'océan de ses yeux. J'avais entendu dire qu'il avait été très affecté par cette guerre et que la défaite l'avait éloigné de son frère. Mais je ne pouvais imaginer qu'il soit aussi blessé. Au final, j'avais l'impression de me voir dans ses yeux. J'avais l'impression qu'il jouait un rôle, comme moi, qu'il mettait un masque pour cacher ses yeux emplit de larmes. Je fronçais légèrement les sourcils en me rendant compte de cette similitude, cependant, je préférais ne pas lui en parler directement. Après tout, j'étais la première à savoir qu'en jouant ce jeu, il est difficile de se confier à qui que ce soit. Ainsi, je faisais comme si je n'avais rien remarqué mais à partir de ce moment, je le regardais d'un oeil différent. Oui, j'avais raison, Cor était vraiment quelqu'un de fort. Il me semblait lutter contre sa tristesse avec une force hors du commun, si bien que, si on ne ressentais pas la même chose que lui, on ne pouvait voir sa peine. Étions nous aussi abîmés l'un que l'autre ? Étrangement, cette pensée me réconforta. Si nous en venions à en parler, j'étais certaine que lui pourrait me comprendre mieux que n'importe qui d'autre. Était-ce pour cette raison que je me sentais apaisée quand je l'entendais me parler ou quand je le voyais poser son regard sur moi ? Car c'est ce que je ressentais à ce moment là. Oui, je pouvais affirmer avec certitude de Cor avait une aura bénéfique sur moi. C'était comme si j'étais blessée, que du sang coulait de mes plaies et que lui vienne et me soigne avec une tendresse infinie. J'avais l'impression de ressentir de la magie à cet instant mais quelque chose était différent. Je ne comprenais pas vraiment ce qui était en train de se passer au fond de moi mais tout ce dont j'étais sure, c'est que ça me faisait du bien.

    Vint alors le moment ou Cor me parla de Peter. Il commença de façon polie avec une formule passe partout et entendu bien trop de fois ces derniers temps. Cependant, il enchaina avec des paroles qui me surprirent au plus haut point. D'abord, il me sembla qu'il était aussi inquiet de l'avenir que moi. Puis il enchaina en me disant que je n'avais pas besoin de cacher ma tristesse, chose que par contre, je ne pouvais comprendre. Mais, ce qui me fit le plus d'effet fut ses dernières paroles. Il m'expliqua que Peter ne serait sans doute pas heureux de me voir dans un tel état. Je ne pouvais alors m'empêcher de m'imaginer mon grand frère et sa réaction devant ma tristesse. Puis, je me souvins de son apparition dans la forêt et de ses paroles. Cor avait raison. Que penserait Peter en me voyant dans cet état ? Il serait sans doute déçu. Cependant, je ne pouvais m'empêcher de souffrir. Mais l'idée de Cor était vraiment troublante. Jamais personne ne m'avait encore montrer les choses de cette façon. Je ne m'étais pas rendu compte de ce point de vu là. Ceci me fit réfléchir et j'en venais à me dire qu'une fois de plus j'avais été stupide et égoïste. J'avais l'impression d'enchainer les bêtises et les comportements enfantins. Je me décevais de plus en plus. Je gardais une fois de plus le silence, écoutant la suite des paroles de Cor. Encore une fois, je chassais mes mauvaises pensés de mon esprit facilement en souriant à mon ami. Il supposa que je devais le supporter le temps d'une danse, ce qui m'amusa beaucoup et me fit rire doucement.

    « Voyons, votre Majesté, comment pouvais vous penser une chose pareille ? Vous êtes d'une fort agréable compagnie et vous n'avez pas à en douter ! »

    Je posais un regard doux et emplit de sincérité sur Cor en prononçant ces paroles. Si il savait tout le bien qu'il m'apportait, jamais il n'aurait dit cela, même pour rire. Cependant, je me disais qu'il n'étais pas encore temps de lui avouer ceci. Pour l'heure, le roi parut très surprit à l'annonce des présences non voulu de Yoren, Soren et Edwin. J'eus l'impression qu'il retint énormément sa colère, bien que son visage en disait long sur son étonnement. Mais, ce pensais que c'était mieux ainsi. Qu'aurait été sa réaction si il l'avait apprit le jour même ? Au moins, là, je ne lui cachais rien et il pourrait être sur ses gardes, autant que nous lors de la cérémonie. D'ailleurs, il me dit qu'il avait peur que la présence de ces tyrans ne gâchent les mariages. J'espérais du fond de mon coeur que l'avenir de lui donnerait pas raison.

    « Je l'espère aussi … »

    Ce fut les seuls mots que je pu lui répondre car c'était le fond de ma pensée. Le silence s'installa entre nous alors et je levais les yeux vers le ciel. Les rayons du soleil éclairèrent mes yeux et en firent ressortir la couleur azur de mes pupilles. Je repensais aux paroles de Cor sur Peter. Était-il en train de nous observer à ce moment précis ? Que pensait-il de moi ? Était-il fier ou plutôt déçu ? J'aurais aimé avoir toutes ces réponses. Je m'étais perdu moi même à la mort de mon frère. Une partie de moi ne serait plus jamais la même j'en avais conscience. Pourtant, je devais redoubler d'efforts pour ne pas me laisser totalement submergée par mes sentiments. Je devais reprendre confiance en moi, je devais retrouver la foi en Aslan et en Narnia. L'épreuve était dure. Après tout, pourquoi garder la foi quand la vie vous apporte autant de malheurs ? Ceci me permettrait-il d'avancer, de me relever, de ne plus avoir peur pour l'avenir ? Si seulement je savais déjà tout. Je pensais alors à Aslan. C'était lui qui allait présider la cérémonie des mariages et unir les deux couples. Qu'allais-je faire quand j'allais le revoir ? Il ne nous avait pas aidé durant la guerre. Il était resté silencieux, comme une ombre qui se cache à la lumière du jour. Il devait avoir ses raisons m'avait-on dit. Oui, mais quelles raisons est plus fortes que d'aider ses protéger à survivre ? J'étais tellement partager que je ne pouvais savoir à l'avance quelle serait ma réaction à la vu d'Aslan. J'avais envie de lui parler, qu'il me rassure, qu'il m'aide, après tout, il était très bon pour ça. J'avais envie d'avoir des réponses et j'étais sure qu'il serait à même de me les fournir. Cependant, avais-je vraiment envie de les entendre ? Je me rendais alors compte du silence entre Cor et moi, aussi, je baissais la tête et posais mon regard sur lui.

    « Je vous remercie Cor. Jamais encore on ne m'avait parlé de la sorte à propos de Peter. Je me rend compte à présent que vous avez raison. Cette vision des choses apaisent un peu ma peine et je vous en remercie du fond du cœur. »

    Les mots étaient sortis de ma bouche sans que je ne m'en rende compte. Ma conscience s'était jouée de moi en prononçant ces paroles qui étaient pourtant cachés au fond de moi. Je baissais la tête et rougissais légèrement. De plus, je me rendais compte que j'avais été familière avec Cor, sans l'appeler avec une formule de politesse obligatoire pour un roi. J'étais vraiment confuse et cela était très visible sur mon visage. Cependant, mes paroles étaient tout à fait sincère et je ne pouvais les regretter, j'avais surtout peur de la réaction de Cor.
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Jace Deynor
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MessageSujet: Re: Promenade dans le parc [Susan] [TERMINE]   Ven 25 Mar - 19:34

    Tout ce que je lui avais dit, à propos de Peter en particulier, je le pensais vraiment. Il n’est rien qui soit pour un homme plus infinie torture que ses propres pensées. Susan, souffrant de la mort de son frère, culpabilisait beaucoup, et de ce fait, se torturait la conscience, se faisait du mal, et hormis en souffrir elle ne faisait rien d’autres. Trouver de simple mot pour lui décrire cela était assez dur, j’aurais voulu lui dire carrément tout ce que j’avais sur le cœur, sa serait plus simple que de devoir me torturer également. Mais je ne pouvais rien lui reprocher, j’avais envie de la serrer dans mes bras, lui dire que tout irait bien à présent et qu’il fallait être fort pour surmonter tout ses évènements, et sécher ses larmes. Les blessures que l’on s’inflige disparaissent difficilement, et on peut sans doute en souffrir éternellement. Mais j’avais suffisamment foi en Susan et en moi-même pour penser que nos malheurs seraient bientôt terminés, si je pouvais, je prendrai les siens pour qu’elle ne soit plus à souffrir. Aider les gens c’est dans ma nature, j’y suis pour rien, je sais que c’est bizarre de dire cela comme ça. Quand je vois quelqu’un souffrir devant moi et que je ne peux rien faire quasiment, je me sens mal, et aimerait qu’elle soit heureuse tant dis que je reprenne son fardeau qui lui hante le cœur. Chacun de nous à ses blessures, j’ai les mienne, et toujours vive, elles sont là, autant ancienne que récente. Elles sont là, sous mon cœur jaunissant, où on peut encore y voir mes larmes et mon sang.
    J’étais dans ma bulle, mes pensées, songeant à mes souffrances et celles de Susan, s’était comme ci j’étais dorénavant tout seul. Loin de là je me sentais seul. S’ajoutant ensuite mes inquiétudes sur le futur. Ceux qui parlent sérieusement de leur avenir, cela me fait rire, moi je sais déjà où elle finit : dans une tombe. Après quoi on se retrouve au pays d’Aslan où notre âme se repose. Ou bien on elle peut aussi ne pas y aller et errer. La vie mérite d’être vécue pourtant, et je n’avais nullement envie de la voir me filer entre les doigts. Comme je me dis souvent, le temps est notre supplice, et on essai d’y échapper ainsi qu’au passé, on s’enfonce dans le présent, ou se fabriquer un passé ou un avenir à sa guise. Donc comme je disais, j’étais dans mes lointaines et douces pensées lorsqu’on m’en sortit.

    -Je doute malheureusement de moi lorsqu’il s’agit de la danse, je ne doute pas de vos talents de danseuse bien sûr, c'est surtout des miens dont je m'inquiète, mais je pense avoir suffisamment confiance en vous pour pouvoir daigner mettre mes bêtises de côté.

    Peu d’homme aime danser, j’en fais partit. Oui, j’aime danser, la danse est pour moi un art, c’est sublime et émouvant, et très amusant, cela dépend aussi du genre de danse. Je dis aux gens que je suis un piètre danseur, ou alors que je n’aime pas du tout la danse, et préfère m’occuper à des sujets plus sérieux, mais au fond, je ne suis pas du tout comme ça. Comme maintenant, et comme Susan, je joue ce personnage heureux, sans soucis, alors que c’est tout le contraire, lorsque je suis en public, je suis ce roi heureux, chaleureux et sympathique, qui a pourtant un regard froid et qui peut donner l’impression de ne pas être attirer par beaucoup de chose. Heureusement, des personnes comme Susan ou Corin me connaissent bien, et savent ce que je ressens car eux aussi joue à certains moment des personnages. Voilà l’une des difficultés à être au pouvoir, enfin en général. Etre à cheval sur l’étiquette demande beaucoup de patience et de sang-froid, je dois dire.
    Pour en revenir au sujet, pas du mariage mais des mariages, attention faut pas faire la faute, je n’étais pas très à l’aise maintenant que je savais que les responsables de nos malheurs, et en plus de cela sans doute nos pires ennemis, y soit présent. Je réussissais à contrôler ma colère, heureusement sinon je donnais une mauvaise image de moi-même à Susan, même si elle aurait je pense compris. En tout cas, pour ma part, ils n’étaient pas les bienvenus, et même si je comptais m’amuser, ce soir là, je les surveillerais quand même. J’aimais beaucoup Crystal, mais il fallait avouer que son frère et son copain Edwin n’étaient pas des anges non plus, et c’est à cause d’eux en grosse partis que la guerre à éclaté. « Je vous remercie Cor. Jamais encore on ne m'avait parlé de la sorte à propos de Peter. Je me rend compte à présent que vous avez raison. Cette vision des choses apaisent un peu ma peine et je vous en remercie du fond du cœur. » me dit soudain Susan, tant dis que j’étais encore dans mes froides pensées et qu’un petit silence s’était installé.

    -Oh je vous en prie, puis je vous tutoyer, on est entre nous donc cela ne sert à rien de respecter aussi longtemps l’étiquette comme ci nous étions suivis et observés. Donc je disais, cela me fait plaisir de t’aider. Je sais que c’est peu pour apaiser totalement ta peine, mais j’espère seulement que cela te permettra de réfléchir à une autre vision des choses.

    Je lui souris tendrement, avec mon air le plus sympathique possible. La pauvre, elle devait se sentir égaré. Voyant qu’elle m’avait tutoyé, alors que depuis le début de notre conversation on s’était, étrangement, vouvoyez, elle rougit avec gêne et tenta de se cacher en baissant légèrement la tête. Je trouvais cela adorable de réagir comme cela. Bon, étant un homme, je n’aurais pas fait la même chose bien sûr, mais j’aimais bien ce côté-là de Susan. Du peu que je pouvais lire sur son visage, elle semblait inquiète, mais de quoi, ma réaction ? Allez, je n’allais pas la manger et mal réagir au point de la brutaliser pour m’avoir parlé comme cela.
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Susan Pevensie
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MessageSujet: Re: Promenade dans le parc [Susan] [TERMINE]   Lun 28 Mar - 18:02

    La danse était un art pour certains et un fardeau pour d'autres. Je devais avouer que j'étais très douée en danse, comme en chant et ceci me rendait encore plus belle à ce que l'on disait. Je connaissais beaucoup de danses mais mes préférées étaient les valses. J'aimais sentir mes pas guidés par celui d'un homme bienveillant, mes cheveux et ma robe flottant dans les air, comme suspendu dans le temps. C'était un langage corporel très évolué. On pouvait exprimer de nombreux sentiments par la danse, la joie comme la mélancolie. Cor me laissa croire qu'il n'était pas doué en danse et je ne pu m'empêcher de sourire. J'avais à de nombreuses occasions eus la possibilité de voir le Roi d'Archenland danser, lors de bals notamment et je savais qu'il était un bon danseur, bien qu'il ne voulait pas l'avouer. Il savait mener les femmes avec perfection lors de valse mais je n'avais jamais eu la chance de danser avec lui. J'espérais au fond que les mariages pourraient nous donner cette occasion à tous les deux. Cependant, j'aimais ce côté non confiant qu'éprouvait Cor. J'avais l'impression qu'il tentait d'être modeste alors qu'il aurait pu être tout à fait sincère sur ce sujet. Mais après tout, je n'avais rien à dire car j'étais un peu pareille. J'avais que très peu confiance en moi et je devais avouer que parfois, ceci me faisait défaut. A mon arrivé à Narnia par exemple, je n'avais pas confiance en moi pour manipuler un arc, alors qu'aujourd'hui j'étais devenue vraiment douée. J'avais apprit à me faire confiance à Narnia, j'avais beaucoup évoluée dans ce monde. Aslan nous avait un jour dit que nous avions beaucoup à apprendre de ce monde pour être meilleur dans notre monde d'origine. Cependant, ces paroles n'étaient pas complètement vrai. Du moins, plus maintenant. Nous faisions partit entièrement de Narnia depuis quelques années et nous n'avions plus le choix de quitter ce monde. D'ailleurs, je n'étais même pas sure qu'il reste encore une porte ouverte entre Narnia et l'Angleterre.

    C'est alors que je repensais à ce que nous avait un jour demandé Peter. Que nous arrivait-il si nous mourrions ici ? Cor et bien d'autres pensaient qu'une fois mort, nous allions dans le Pays d'Aslan. Mais nous, les enfants Pevensie, qui n'étions pas nés en ce monde et qui étions reliés à un autre monde, pour nous, que ce passait-il ? Étions nous condamner à errer après notre mort ? Ou bien retournions nous dans l'autre monde, seul, obligé de vivre dans la solitude et ne pouvant plus retourné à Narnia ? Oui, c'était peut être cela ! Peut être que Peter nous attendait sur le quai de la gare à Finshley ! Je fronçais doucement les sourcils. Non, c'était impossible. Enfin, peut être mais je devais arrêter de me persuader que de telles choses étaient possibles. Edmund m'avait déjà mit en garde contre ces espoirs qui réchauffent le cœur mais qui au final se révèlent être bien plus destructeurs qu'on ne le pense. Cependant, c'était plus fort que moi, je ne pouvais m'empêcher d'avoir autant d'espoirs qui au final étaient tous vains. Arriverais-je un jour à me défaire de cela ? Je me détruisais petit à petit, je me torturais, je me perdais … Jamais encore de toute ma vie, et Aslan seul sait à quel point elle a été longue entre ma celle passé en Angleterre et à Narnia, jamais je n'avais éprouvé de telles sensations. J'étais perdu, seule, vide, désespéré et n'espérant plus rien de la vie d'un côté et pourtant de l'autre une partie de moi voulait se battre, elle me criait de garder courage, d'être forte et qu'un jour le bonheur reviendrait dans mon cœur apaisé. Quelle voix écouter ? J'étais entre les deux, sans savoir quoi faire, quoi dire, comment réagir. Mon esprit était à l'image de ma vie, perdu entre deux mondes complètement différents … Mes yeux se posèrent alors sur mon médaillon que je ne quittais jamais et je le prenais entre mes mains. C'était ma famille que je gardais toujours auprès de mon cœur, comme pour me persuader que rien n'avait jamais. Mais en réalité tout était bien différent …

    Après avoir avoué quelques pensés intimes à Cor, je m'étais surprise à rougir et à baisser la tête. Cependant, comme pour me rassurer, le Roi d'Archenland me demanda si il pouvait me tutoyer et mon hochement de tête lui signifia que oui. Il est vrai que nous étions seuls et que nous pouvions faire fie des convenances, cependant, nos habitudes nous rattrapaient. Nous étions en quelques sortes obligés de respecter la politesse et toutes ces formules car nous étions roi et reine, mais une fois seul, nous pouvions nous laisser aller à la familiarité et Cor avait raison. Ce n'était pas vraiment notre faute si nous nous étions vouvoyer depuis le début, ce n'étaient que des habitudes. Par la suite, Cor m'expliqua qu'il voulait simplement un peu apaiser ma peine et me montrer que je pouvais voir les choses d'une façon complètement différente et il avait raison.

    « Oui, il est vrai que je n'avais jamais songé à cette façon de voir les choses. Cependant, je me demande si cela est valable pour nous qui ne sommes pas né en ce monde. Peut être avons nous une mort différente … »

    J'avais laissé mon regard se perdre dans le vide à ses paroles. Après tout, la mort était quelque chose de si mystérieux que nous ne pouvions jamais savoir comment elle s'occuperait de nous une fois perdu dans ses limbes. En Angleterre je n'étais pas très croyante pourtant on disait que la foi pouvait nous aider à surmonter les épreuves. Dans la religion de mon monde d'origine certains croyaient également qu'une fois mort, nous pouvions nous réincarner en une toute autre personne sans jamais je savoir. Cependant, quelque chose me tira de ma rêverie. Je fronçais doucement les sourcils. Non, je n'avais pas envie de déprimer aujourd'hui. Je n'avais pas envie de pleurer, qu'on s'apitoie sur mon sort. J'avais envie de faire semblant de rire, peut être finirais-je par me persuader que je riais vraiment. Je me lever alors et arrangeait ma robe avant de me tourner vers Cor qui était toujours assit.

    « Cessons cette discussion morose, le temps est trop magnifique pour nous laisser aller à de tels sentiments mélancolique. Si je puis me permettre Cor, pour ce qui est des sentiments cachés, tu serais bien avisé de suivre les conseils que tu donne ! Alors, si tu le permets, nous n'avons qu'à jouer à ce jeu dont nous seuls connaissons les règles : Faisons semblant d'être heureux, je plus possible ! »

    J'avais dis cela avec un sourire, lui faisait comprendre que je savais qu'il jouait au même jeu que moi. Je savais qu'il faisait semblant et j'avais envie de faire semblant encore plus. C'est alors que je lui prit les mains pour le faire se relever et je me mit à courir, le tenant par la main. Je riais tout en courant dans les allées fleuries. Soudain, je le lâchais pour courir seule, tentant d'éviter qu'il me rattrape, comme si nous jouions comme des enfants. Ma robe flottait derrière moi, tout comme mes cheveux et je riais toujours. Certains disaient que mon rire tintait comme un carillon de clochettes et qu'il me rendait encore plus belle. Je me cachais alors derrière un arbre, penchant la tête sur le côté pour regarder Cor venir vers moi. A quoi jouions nous ? A cache-cache ? A trap-trap ? Je ne le savais pas moi même, tout ce que je savais c'est que j'avais envie de rire et de courir. C'était quelque chose de soudain. Peut être étais-ce la présence de Cor qui me faisait cet effet la. Je l'ignorais, cependant, en cet instant, je me sentais bien, même si au final, lui et moi étions persuadés que nous faisions semblant. Une question subsistait tout de même, étions nous réellement en train de jouer à faire semblant ou étions nous réellement en train de rire et de jouer comme des enfants vraiment heureux ?
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MessageSujet: Re: Promenade dans le parc [Susan] [TERMINE]   Jeu 28 Juil - 14:02

    Quand j’étais petit, je ne savais pas bien sûr que j’étais roi d’Archeland, et je n’avais jamais rêvé, même dans mes rêves les plus fous, à apprendre à danser, car le petit pêcheur que j’étais ne pouvais se le permettre, et même se le payer. Ma famille adoptive était loin d’être aisé, je vivais quasiment dans la misère, donc je pense que cela ma permis de forger mon caractère de roi, et cela me différenciait des autres plus ou moins selon leurs origines, car j’étais à l’écoute des plus démunis, et faisait en sorte qu’ils n’aient pas trop une vie difficile, bien que c’était un vrai chalenge de pouvoir m’occuper de tous à la fois. Bizarrement, même en étant devenu roi, je n’avais pas réellement songé à prendre des cours de danse, bien évidemment, mon rôle était également lors des soirées, fêtes, bals, de savoir danser, sous peine de voir ma réputation se dégrader ou de donner une mauvaise image de moi, car un roi qui ne sait pas danser de nos jours et légèrement mal vue par certains. Car il y a des gens qui sont à fond comme on dit, sur l’étiquette et le protocole. C’était ennuyant je dois dire, et même si parfois j’aurais aimé être juste un simple pêcheur, je me dis que je n’ai pas le choix et que sa passera mieux si je prends tout ça avec le sourire plutôt qu’en faisant la tête. Pour en revenir vite fait à la danse, j’aimais beaucoup celles qui bougeaient un peu, qui étaient drôle à faire. J’aimais bien la valse, un peu compliqué et il faut être un peu concentré et se laissé guider, mais au fond une fois qu’on est dans le truc sa va tout seul.

    Lorsque Susan me répondit, je songeais soudainement, me mettant dans une profonde réflexion sur ce qu’elle venait de dire. J’avais oublié, si on peut dire ça, qu’elle n’était pas de ce monde, bien sûr qu’elle avait une vision différente de ce monde, vu qu’il n’y était pas né contrairement à moi. Parfois, je me dis que je ne réfléchis pas suffisamment, ou bien que je n’approfondis pas mes pensées avant de parler. Comme dirait ma défunte mère adoptive « Tourne sept fois ta langue avant de parler, vilain garçon ! ». La reine semblait perdu, je la comprenais tant bien que mal. Je dis pas que j’étais le mieux placé pour faire la morale ou lui donnait confiance en sois car dans certains moments, j’étais comme elle. De toute façon, c’était clair, elle était bouleversé par la mort récente de son frère aîné le roi Peter, et seul le temps pouvait cicatriser les blessures internes du cœur. Susan allait avoir besoin de patience et surtout de soutien et de courage pour tourner la page et vivre pleinement sa vie sans non plus se démolir l’esprit. J’aimais bien la regarder, son visage clair était magnifique à voir, elle avait vraiment la grâce d’une déesse, j’espère qu’elle ne peut lire dans mes pensées sinon je serais très mal à l’aise. J’étais très fasciné par son regard, elle en avait un particulier et fascinant, on aurait dit qu’il était hanté. Tant dis que je l’admirais discrètement, elle se leva, et se tourna vers moi tant dis que j’étais toujours assis sur le banc de pierre. Les paroles qu’elle me dit de sa douce voix et de sa bouche dont les lèvres étaient si tendres que j’aurais voulu tenter quelque chose provoquèrent un bond dans mon cœur. Elle n’avait pas tord sur le fait que je devais suivre moi aussi mes propres conseilles, mais d’un côté, je savais depuis le début que j’étais mal placé pour conseiller alors que moi-même j’avais des problèmes. Jouer à un jeu, celui de faire semblant d’être heureux ? Je pense que cela pouvait se faire. Et puis comme elle l’avait si bien dit, il faisait trop beau pour pouvoir se permettre de penser à des choses tristes et monotones.


    -Très bien Susan, je te suis donc dans ce jeu, je pense que nous aurons aucuns soucis pour le terminer d’ici le moment où nous nous quitterons, qui j’espère n’arrivera pas tout de suite.

    Vu qu’elle me souriait et pas forcément d’un air forcé, sinon je l’aurais sans doute repris, je lui rendis donc du mieux que je pus ce sourire magnifique, bien que je ne pouvais pas faire aussi beau qu’elle. Ensuite, elle me tendis ses mains, et avant même que j’ai pu les lui prendre, elle s’empara délicatement des miennes afin de me lever. J’avais les jambes engourdis comme de la compote, et j’avais l’impression de mettre cassé le fessier. Ce n’était pas douloureux mais dérangeant. Elle rit soudainement puis commença à courir le long d’un allé fleuris, toujours en me tenant la main, je me joins timidement à son hystérie, et courut avec elle. Peu après de toute façon, voyant sans doute que j’étais avec elle dans son moment de délire, me lâcha la main et accéléra comme ci elle avait peur que je l’attrape. J’avais l’impression de retomber en enfance quand je jouais au chat et aux souris avec les enfants de mon village.
    Comme j’étais de nouveau dans mes esprits, je la perdis de vu. J’avais l’air très bête comme ça tout d’un coup. A présent, j’étais de meilleur humeur, et celle-ci me mettait dans l’ambiance du jeu de la reine. Soudain, j’aperçus une tête brune regarder discrètement derrière un arbre. Je souris puis décida de m’approcher lentement. Je me faisais le plus petit possible, faisant en sortes de ne pas l’alerter de ma présence bien que je savais qu’elle savait que j’étais en train d’arrivé, ce qui augmenta mon excitation d’enfant qui ressurgissait. J’allais arrivé du côté opposé où elle m’avait regardait, histoire d’augmenter l’amusement qui c’était créé à mon insu. Que je le veuille ou non, cela faisait du bien de retomber en enfance. J’avais l’impression que tout mes soucis c’était envolé. Soudain, je surgis devant elle, tant dis qu’elle était en train de regarder de nouveau pour voir si j’arrivais, puis je la plaquais délicatement contre l’arbre tant dis qu’elle criait et rigolait à la fois. Je rigolais avec elle. Une fois que nous fûmes calmés, on se regardèrent, et nos têtes se rapprochaient dangereusement. Ont rougissaient discrètement, et la tentation de se rapprocher de plus en plus était très tentante. Malgré moi, et je ne sus pas pourquoi, je retirais ma tête, tout en continuant de la regarder. Je souris.


    -Ahah on a fait vite, dis je comme ci rien ne c’était passé, c’est tout ce que tu peux faire contre moi ?

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Susan Pevensie
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MessageSujet: Re: Promenade dans le parc [Susan] [TERMINE]   Lun 15 Aoû - 17:14

    Je fut soulagée quand Cor accepta de jouer à mon jeu. Nous ne savions à quoi nous jouions, mais je riais et je le faisait en toute sincérité. J'étais bien, comme apaisée, en présence de Cor, comme si, par sa douceur, il avait fait taire pour quelques instants, les douleurs de mes blessures ouvertes. Je me cachais comme je put derrière un arbre, comme pour jouer soudainement à cache-cache. Je vis Cor complètement perdu et je ne put m'empêcher de rire, de façon discrète bien entendu, il ne devait pas me repérer. Il dut tout de même me voir, car je le vit doucement approcher alors, je me cachais comme je put derrière cet arbre. J'avais le sourire aux lèvres et me prenait de plus en plus au jeu. C'était comme si le temps s'était figé pour que Cor et moi puissions jouer, loin de tous ces tracas, ces moments sombres et cette tristesse. Plongé dans mes pensées, je me rendit alors compte que j'avais perdu Cor des yeux et décidait de pencher discrètement la tête du côté de l'arbre pour voir ou il était. Cependant, à mon plus grand étonnement, je ne le vis point et perdit alors mon sourire. C'est alors que tout à coup, je sentit une présence derrière moi et tournait la tête pour voir le roi me plaquer doucement contre l'arbre. J'eus un petit cri de surprise mais me mit à rire juste après, comme prit dans l'euphorie de notre jeu. Cor se mit à rire avec moi. Nous étions si bien à cet instant là.

    Doucement, nos rires devinrent sourires puis nos regards se croisèrent et doucement, nos têtes se rapprochèrent, comme attirées l'une par l'autre. Je fixais Cor dans les yeux, pendant que les battements de mon cœur s'accéléraient. Je sentis son souffle tout près de mes lèvres et je frissonnais légèrement. Je n'osais bouger et ne savait pas quoi faire, décidant de me laisser faire par cet homme si tendre. Alors que nos lèvres étaient vraiment proches, Cor retira doucement sa tête et me regarda en souriant. Je ne saurais dire si j'étais déçu ou non à cet instant. Soudain, une image apparut dans mon esprit, celle de la fois ou Caspian et moi s'étions embrassés pour la première fois. Ce souvenir était bien et douloureux à la fois. Toutefois, une question se posa à moi : Pourquoi pensais-je à Caspian dans un moment pareil alors que j'étais avec Cor ? Est ce que mon subconscient avait peur que je souffre à nouveau si je m'engageais dans une nouvelle relation avec un homme ? Je ne pouvais être sure d'être heureuse c'était vrai, mais Cor avait l'air si différent, si doux et patient à la fois. Je devais m'ôter ces pensées de la tête, et vite. Je ne devais pas déprimer en présence de Cor, je ne voulais plus qu'il me voit dans cet état, je me l'était promit intérieurement ! Je secouais légèrement la tête puis regardait Cor qui avait reprit la parole. Je souris à ses mots et répondit doucement.

      « Et si j'avais fait exprès pour que tu me retrouves rapidement afin de ne pas être séparée de toi trop longtemps ? Tu sais à quel point les femmes ont peur quand elles sont seules et qu'elle aiment être protégée par des hommes ? »


    Dis-je avec un petit sourire qui se voulait innocent mais pas entièrement. Puis, je continuais, tout en restant le dos contre l'arbre et Cor tout près de moi.

      « Toutefois, si il y a un domaine dans lequel tu ne pourras pas me battre c'est bien au tir à l'arc mon cher ! »


    Cette fois, mon regard était plus sérieux et fier, malgré mon jolie sourire. Il était vrai que j'étais une excellente archère et ceci était sans doute dût à ma passion que j'avais eut tôt, dans mon ancien monde. De plus, l'arc que nous avez donné le Père Noël était réputé pour ne jamais rater sa cible et jusqu'à présent j'en avait été très honorée et fière. Toutefois, quand je repensais à la guerre je me disais que je n'avais plus envie de faire partie de ses terribles batailles. C'était comme si je ne voulais plus en voir de ma vie. Je ne voulais plus voir tous ces morts, tous ces cris sur ces champs auparavant verdoyants et maintenant couverts de sang. Parfois la nuit, il m'arrivais de m'éveiller en sursaut à cause d'images de la guerre qui hantaient mon esprit. Je ne voulais plus ces guerres, je ne voulais plus ces morts, cette tristesse, ce vide. La seule chose que je désirais, c'était de faire régner paix et harmonie dans ce monde. Autrefois, en Angleterre, j'avais été confronté à la guerre, mais d'une autre façon. J'en avais assez de ces scènes atroces. Je ne voulais plus de guerres, plus jamais … Mais comment éviter cela, moi qui était si faible, je ne pouvais changer les choses. Seul Aslan avait assez de pouvoir pour éviter des guerres mais cela faisait bien longtemps qu'il ne nous était pas apparut au grand jour. Je décidais toutefois d'arrêter de penser à cela et reposa mon regard sur Cor. Mes cheveux virevoltaient au grès du vent, tout comme ma robe, mais à cet instant pourtant, on aurait dit qu'à nouveau, le temps s'était arrêté. Je sortais de ma rêverie en pensant tout à coup à quelque chose pour terminer la journée.

      « Mon cher Cor, que dirais tu d'une balade en barque sur le lac ? D'ici une heure nous aurons droit à un magnifique couché de soleil en plus, ce qui devrait pouvoir terminer notre journée à merveille ! »


    Il était vrai qu'une promenade sur le lac au couché du soleil serait un moment magique que j'aurais beaucoup aimé partagé avec Cor, je dois l'avouer. Peut être même qu'une fois seul sur l'eau, Cor finirait ce qu'il avait voulu commencé. Je rougis légèrement et baissais la tête. Pour mon plus grand bonheur, Cor accepta mon invitation et c'est donc en souriant que je me dirigeais vers le lac. Quand nous sommes arrivés près du lac, une barque était posée sur la rive, comme toujours. Elle ne servait pas à grand chose, sauf peut être pour des jours comme celui-ci. Après s'être installé à l'intérieur, je laissais Cor prendre les rames, après tout, ce n'était pas moi, une femme, qui allait ramer jusqu'au milieu du lac. Je le regardais donc en souriant et me moquait de lui avec gentillesse cependant.

      « Ca te fais du bien de ramer un peu, ça entretient tes muscles au moins ! C'est important pour ne pas perdre la forme ! »


    Je ris doucement et passais ma main dans mes cheveux avant de laisser mon regard se perdre sur le miroir bleu et brillant de l'eau. C'était vraiment une excellente journée que je passais en compagnie de Cor, ce garçon charmant et doux. Il m'avais réchauffé le cœur et pour ça, je lui étais très reconnaissante. Il n'y avait aucuns doutes, le Roi Cor était vraiment un homme gentil et attentionné. Je n'espérais plus qu'une chose pour lui, que son peuple soit rapidement libéré de ces chaines et vive à nouveau dans la paix et l'harmonie. Oui, je l'espérais, du plus plus profond de mon cœur car je voulais revoir le sourire sincère de Cor illuminer son visage si gracieux.

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Jace Deynor
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MessageSujet: Re: Promenade dans le parc [Susan] [TERMINE]   Mar 16 Aoû - 15:53

    J’étais conscient de ce qui c’était passé, ou ce qui aurait pu se produire si je n’avais pas retiré ma tête. J’avais bien évidemment agit avec une arrière pensée, je n’étais pas comme mon frère Corin, qui n’aurait pas hésité à se lancer. Pour ma part je suis quelqu’un qui réfléchis toujours avant d’agir. La Reine Susan aurait pu trouver mon comportement hypocrite ou égoïste, ou encore elle l’aurait pu mal le prendre, mais je savais que ce n’était pas son genre. En fait, je ne voulais pas l’embrasser car j’avais peur qu’elle souffre en étant avec moi. Ce n’est pas le fait que je ne voulais pas être en couple avec elle, car c’est faux, j’aimerai tellement pouvoir l’embrasser, la caresser, sentir ses cheveux, lui dire à quel point je l’aime, mais je ne pouvais me le permettre. Elle avait eu tellement de problèmes ses dernières semaines et mois, comme par exemple la mort de son frère Peter, ce qui l’avait beaucoup renfermé sur elle-même, que j’avais peur qu’elle ne se sente pas bien, ou souffre en ma présence. Et puis belle comme elle est, tout les garçons en plus de moi devaient être à ses pieds donc je faisais peut être juste partit d’une liste de prétendant. Elle devait avoir l’habitude, bon peut être moins d’avoir des rois et des princes qui lui font la cour. Et si elle ne m’aimait tout simplement pas ? L’expression qu’elle afficha sur son visage suite à ça me laissa perplexe car je n’étais toujours pas fixé, et encore plus perdue qu’avant. Je ne dis pas que c’était sa faute car si je voulais savoir, la seule façon est de lui dire ou lui demander directement. J’étais tout de même déçu de ne pas avoir pu goûter à ses douces lèvres pulpeuses et tendres.
    Me sentant mal à l’aise, je lui la première phrase qui me vint à l’esprit. Je me sentis bien débile après, mais ma bouche avait agis sur le coup à ma place. Heureusement, Susan ne semblait pas trop voir ce malaise, et se prêta au jeu tout de même. Ce qu’elle me dit était tout de même réfléchis, comme si elle l’avait travaillé toute sa vie. Elle me dit ensuite que je ne pourrai jamais la battre au tir à l’arc. Je souris, elle avait bien l’air sûr d’elle, je me tenterai un jour de tirer avec elle histoire de voir si les prestiges qu’elle se donne sont sincères, mais la connaissant j’allais avoir des surprises et me faire battre à pleine couture.


    - Bien sûr, j’avais oublié que les femmes étaient des passionnés des gestes chevaleresques qu’un homme peux lui donner. En ce qui concerne le tir à l’arc, je suis sûr et certains que tu es plus forte que moi, du fait que je ne pratique pas trop cet arme, mais à l’épée, je pense être plus à l’aide que toi ! J’aime tout fois les femmes qui ont du caractère et savent se battre.

    J’aimais bien regarder ce grand sourire affichait sur son visage de perle, l’air fier et sûr d’elle, j’aimais la voir comme cela, comme ci elle était heureuse, comme ci elle volait dans le ciel parmi les nuages blancs, le soleil l’aveuglerait mais je sais qu’elle continuera à avancer malgré cela. On pourra prendre tout ce qu’elle a, la briser comme du verre ou la déchirer comme du papier, la démolir, et pourtant, je sais qu’elle se relèvera encore plus forte et grande que Cair Paravel même. La voir me redonnais confiance et me donnais même de l’espoir. De l’espoir je sais qu’il y en avait, ce n’était qu’une question de temps avant que Telormen tombe et que Crystal monte sur le trône et refasse régner la paix. J’avais hâte que ce jour arrive, malheureusement, mais si je ne me sentais pas tout à fait abattus, je savais tout de même que la route serai longue à tracer afin de vaincre Yoren. Je ne suis pas bête, il est puissant et on n’a pas encore finis d’entendre parler de lui. Pourquoi penser à la guerre alors que j’étais en très bonne compagnie, je devais remettre mes pensées à plus tard.
    Susan me proposa d’aller faire un tour en barque vu qu’on n’avait rien de plus à faire ici. Et puis, comme elle le disait, du lac on pourrait assister au couchez du soleil. Cair Paravel était également connu pour être un des lieux les plus adéquats pour regarder le soleil se coucher. Surtout la plage qui bordait le long du château, on pouvait enfoncer ses pieds dans le sable tiède, l’eau caresserait les orteils, et on assisterait au spectacle le plus magnifique du monde. Mon après-midi avec Susan est magique, elle était passé d’ailleurs tellement vite qu’on n’avait pas vu l’heure passer. Je n’arrivais pas à croire que cette après-midi, j’allais la terminer en compagnie de la jeune femme la plus délicieuse de Narnia. Je parle d’elle comme ci j’allais la bouffer…enfin bref. Je remarquai que Susan rougissait, je ne compris pas sur le coup, ensuite par mur réflexion, je me dis qu’on allait être tout les deux seul sur l’eau, en plein milieu du lac, le paysage sera romantique…Je rougis à mon tour, mais détourna la tête, faisant semblant de m’intéresser à une fleur afin de cacher mon visage. Cette fleur était belle, je m’approchai d’elle, et la cueillis délicatement avec mes doigts fins et longs, puis me retourna et la tendit à Susan en souriant.

    - Elle n’est pas aussi belle que toi, mais c’est la seule chose qui m’est tombé sous la main !

    Elle prit la fleur, me remercia en souriant, puis, je lui proposai mon bras comme support, elle y passa son bras, puis je l’escortai comme un chevalier servant jusqu’au bord du lac où nous attendait la barque. J’y montai en première, afin de voir si elle était suffisamment solide, puis, je proposais ma main à Susan afin de l’aider à monter dedans. Une fois tout les deux assis, je m’emparai des rames, ou plutôt les bouts, vu qu’elles étaient déjà installer sur les côtés de la barque, puis une fois lancé, je commençais à ramer sans y mettre toute ma force, car cela ne demandait pas non plus une très grande énergie. J’étais suffisamment musclé pour faire cela, et puis sa amusait la reine de voir ramer, bien que je pense qu’elle aimait visualiser mes bras musclés sous mon manteau.

    - Oui comme tu dis. Mais ça va, l’eau est calme, douce, il fait beau, c’est agréable, et puis je ne peux pas dire que je ne suis pas en mauvaise compagnie.

    Je souris de nouveau, regardant discrètement le visage de Susan, éclairait par le reflet de l’eau. C’était un jolie reflet bleu très clair, on aurait dit de l’opale, et puis avec en plus son magnifique sourire, on aurait dit qu’elle était en pleine conversation avec l’eau, sa m’amusait de penser à cela, ça me permettait de me rendre compte à qu’elle point elle était belle sous cette angle.

    - Hum, dit Susan, je voulais te remercier pour cette journée. Tu m’as vraiment permis de décompresser un peu et d’oublier mon rôle de roi. Car tu sais, je travaille beaucoup et je me sens pas forcément à la hauteur des espérances de mon peuple, j’ai toujours peur de faire un faux pas, et ta présence ma comme…soulagé…merci. Je sais, c’est bizarre, mais je tenais à te remercier pour cela.

    Je lui sourit, elle me rendit mon sourire, je pourrai la regarder des jours entier jusqu’à me lasser. Une mèche rebelle tomba en plein milieu de son visage. Je ne pus m’empêcher de la remettre à sa place. Avant même que Susan est pu faire le moindre geste, j’avais déjà attrapé la chevelure, et caressant en même temps celle-ci de la façon la plus douce que je pus, je la remis derrière l’oreille de la jeune femme. Je ne pouvais pas la dévorer, mais par contre je le pouvais par le regard. Je ne pouvais résister, c’était plus fort que moi, tant pis si on allait souffrir, je la voulais, elle devait être à moi, à moi pour toujours. Je ne voulais la donner à personne, c’est comme ci je la voyais entre les mains de Yoren, il avait déjà violé et utilisé tant de fille, je ne voulais pas que Susan fasse partie de ses victimes, bien qu’elle souffrait déjà de la situation actuelle. Je lui pris sa main, et y déposa dessus mes lèvres. J’espérais que cela allé me soulager de mon envie folle de l’embrasser, mais malheureusement non. A ce moment là, je sentis que c’était le bon moment. Je regardais un instant le soleil, il était en train de se coucher, je crus en tournant la tête voir passer quelque chose sous l’eau, mais sa devait être les reflets. Tant dis que le crépuscule approchait, j’avançais ma tête vers Susan, elle fit de même. On aurait dit une scène au ralenti, et cette scène aurait un jolie nom mélangeant les sentiments que je ressentais à ce moment là. Nos têtes se rapprochaient, le soleil était en train de se coucher. Je fermais les yeux, elle aussi, mais soudain, alors que nos lèvres allaient se joindre, la barque se renversa…
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Susan Pevensie
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MessageSujet: Re: Promenade dans le parc [Susan] [TERMINE]   Jeu 1 Sep - 23:38

    Cor était vraiment un garçon gentil, ainsi, il m'accompagna sur la barque qu'il fit avancer en ramant. Durant un moment silencieux je me mit à penser.

    Après sa petite tentative de m'embrasser, il avait tenté de se rattraper et je l'avais aidé en le mettant à l'aise. J'avais alors joué de mes atouts en lui affirmer, fière et sûre de moi, qu'il ne me battrait jamais au tir à l'arc. Il avait alors sourit et m'avait dit en toute franchise qu'il pensait n'avoir aucun chance. Toutefois, il m'avoua aimer les femmes au fort caractère et sachant se battre. Je m'étais alors sentit étrange car, je n'étais pas très connu pour mon fort caractère, après tout, j'avais été nommée Susan la Douce, par Aslan lui même et, depuis la mort de Peter, ne voulant plus vivre ce genre de tragédies, j'étais devenu encore plus douce qu'avant, ne rêvant qu'un d'un monde en paix. J'avais perdu le peu de caractère franc et direct que j'avais. Je n'étais pas du genre à gronder des personnes, je n'étais pas du genre à toujours vouloir avoir raison, je n'étais pas du genre à crier plus fort qu'un autre pour me faire entendre ou ce genre de choses, bien au contraire. Et puis, pour ce qui était de savoir ce battre, j'en étais capable oui, après tout j'avais déjà participé à trois guerres. Je savais manier à la perfection un arc, mais aujourd'hui, je n'avais plus la force de me battre comme avant. Je dois avouer qu'en quelques mois j'avais beaucoup changé et à ce moment là, en face de Cor, sur cette barque, je m'interrogeais. Avais-je bien changé ? Je veux dire, j'étais devenu beaucoup plus gentille, plus fragile mais aussi plus renfermée sur moi-même. Etait-ce bien en fin de compte ? Cor appréciait peut-être l'ancienne Susan, celle qui se battait avec ardeur dans les batailles, qui osait tenir tête à son frère le Roi Suprême … Je commençais à douter de moi. Et si il était déçu de ce que j'étais devenue ? Que devait-il penser de moi maintenant ? Je perdit pendant quelques instants mon sourire, j'étais pensive. Puis, je me rappelais qu'avant aujourd'hui, jamais Cor n'avait osé s'approcher aussi près de moi. Il ne m'avait jamais montré autant d'affections, autant de bonté. Et surtout, jamais avant aujourd'hui il n'avait essayé de m'embrasser ! Etait-ce parce que je lui avais fait de la peine depuis ces derniers mois ? Non quand même, je ne pouvais pas penser ce genre de choses. Les pulsions amoureuses ne peuvent être manipulées par des sentiments tels que la pitié ! Du moins, je l'espérais … Et puis, il m'avait offert cette fleur si jolie, que j'avais mise dans mes cheveux, il l'avait accompagnée d'un compliment qui m'avait touchée et m'avait fait rougir quelques peu. Je dois avouer que j'aimais être proche de la nature et cette fleur était vraiment mignonne, ainsi, j'avais espéré que dans mes cheveux, elle me ferait paraître un brin plus jolie.

    C'est alors que je me rendit compte que Cor me parlait. Je posais mon regard sur lui et l'écoutais avec attention. Ces paroles me touchèrent, sincèrement. Il m'ouvrait son cœur en quelques sortes et j'étais heureuse du bien que je lui apportais. En effet, depuis longtemps, je voulais apporter un peu de joie autour de moi, alors, savoir que ma présence avait aidé le Roi Cor à se sentir mieux, me remplissait d'une fierté sans pareille. J'avais réussit à le faire aller mieux, à le libérer de son lourd poids de roi. En effet, son peuple souffrait sous la domination des Telormènes mais il ne pouvait rien faire. Ils avaient lutés jusqu'au bout et aujourd'hui, ils devaient subir les atrocités de leurs ennemis. Je posais alors délicatement ma main sur la sienne et plongeais mon regard dans le sien, un petit sourire sur les lèvres.

      « Je comprend ce que tu dois ressentir, ce ne doit pas être facile tous les jours, mais je serais à tes côtés quand tu le voudras pour apaiser tes douleurs et te soutenir. Je suis heureuse de pouvoir t'aider à te rendre heureux. Je dois également avouer que notre après midi ensemble m'a fait beaucoup de bien également. Tu as sût me parler de la mort de Peter avec un autre approche et toi aussi, tu as apaisée mes douleurs. Je dois moi aussi te remercier pour cela Cor. »


    Je laissais alors mon regard se perdre dans l'eau profonde, à nouveau perdu dans mes pensées. Je vis alors des formes s'agiter au fond de l'eau et reconnut sans problèmes les sirènes peuplant le lac. Il existait en réalité une connexion entre le lac et la mer de Narnia, ainsi, les sirènes pouvaient aisément venir se balader dans le lac près de notre château. Nous étions en bons termes avec ces êtres magnifiques, aux chevelures éblouissantes. Malgré cela, il fallait avouer que les sirènes avaient un caractère assez particulier et des attitudes parfois étranges, surtout concernant les hommes. Toutefois, quand on apprenaient à les connaître, les sirènes étaient des êtres tout à fait gentilles, bien qu'elles soient assez lunatique.

    C'est alors que doucement, une mèche tomba devant mes yeux et c'est alors avec une délicatesse infinie que Cor la prit dans sa main et la replaça derrière mon oreille. Durant ce geste si doux et si tendre, je ne put m'empêcher de fermer les yeux, laissant un petit sourire apparaître aux creux de mes lèvres. Je rouvrit alors doucement les yeux et croisait le regard de Cor. Il semblait brûler d'une envie intense, je pouvais voir une étrange flamme dans ses yeux azur. Je posais mon regard une demi seconde sur ses lèvres. J'avais envie de l'embrasser, c'était comme si ses lèvres m'appelaient, comme si une flamme venait de brûler au fond de moi, d'un désir que je ne pouvais assouvir d'une autre façon. Je cru voir la même lueur dans les yeux de Cor car il me baisa la main. Puis alors, prit d'une pulsion commune, nos têtes se rapprochèrent dangereusement. Cette fois, je fermais les yeux et vidais mon esprit. Je ne voulais pas gâcher un tel plaisir …

    Quand soudain, je n'eus pas le temps de comprendre ce qui m'arrivais que j'étais déjà sous l'eau. Je sentis des forces m'attraper par les poignets et m'attirer au fond du lac. J'essayais de me débattre mais je n'y arrivais pas. Le poids de l'eau m'affaiblissais, je ne pouvais ouvrir les yeux, je sentais que mes poumons manquaient d'air. Je devais lutter, sans vraiment comprendre ce qui m'arrivais. Puis, j'eu comme un flash. Les sirènes ! Elles étaient tellement jalouses qu'elles avaient du vouloir empêcher le baisé entre Cor et moi. Elles n'étaient pas si méchantes au fond, mais elles avaient du caractère et elles étaient extrêmement jalouses, ainsi, leurs caractères de femmes fatales avaient prit le dessus et sans doute s'étaient-elles laissé emporter, ne se rendant pas compte qu'elle étaient en train de noyer la Reine de Narnia. Je devais faire quelque chose mais j'avais beau me débattre de toutes mes forces, rien n'y faisait. J'étais entrainée de plus en plus loin dans les profondeurs du lac et mon souffle était coupé. C'est alors que doucement, je ne sentis plus mon corps … J'étais en train de mourir … Mes poumons manquaient d'air et mon cerveau n'était plus oxygéné. Comme pour me protéger du mal que j'allais ressentir, mon corps décida de réagir et je perdis conscience.

    La seule chose dont je me souvins c'est une force qui me prit par la taille et me remonta vers la surface …

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MessageSujet: Re: Promenade dans le parc [Susan] [TERMINE]   Sam 29 Oct - 17:31

    Nos têtes se rapprochaient dangereusement. Je savais ce que je faisais, cela m’avait pris un long moment de réflexion. C’est tellement dur d’aimer une personne, sachant que cet amour est sans doute réciproque, quand on a peur de la blesser, la voir souffrir ou ne pas être à la hauteur. J’avais déjà eu quelques relations avec des femmes, mais peut être hormis deux fois, c’était généralement des coups sans le demain que m’avait trouvé mon frère Corin. Là avec Susan, je ressentais pour la troisième fois un amour profond et véritable, mais seulement, c’était la première fois que je sentais qu’il y avait quelque chose de différent avec elle. A l’instar des deux autres, j’étais fou d’elle à en mourir. Je ferai n’importe quoi pour son bonheur, je voulais la voir sourire de nouveau. Je veux qu’elle vive vieille, que sa vie soit que du bonheur et que sur son lit de mort, de nombreux enfants et petits-enfants seraient à son chevet en train de pleurer, et elle leur dirait de ses petites mains fragiles et ridées « J’ai eu une vie heureuse, je suis prête à subir pour destin. Cette vie là se termine, mais une autre va commencer ! Ne pleurez pas mes enfants ma mort… ».
    Comment pouvais je penser à tant de chose en seulement une seconde ? Je m’étonnais de jour en jour. Les lèvres de Susan était très pulpeuse, j’avais envie de l’embrasser fougueusement, de les sentir contre les miennes, sentir son baume à lèvre. L’impatience me poussa à m’avancer d’avantage, et au moment où nos bouches étaient censées se sceller, j’ouvris les yeux. Susan n’était plus en face de moi.

    Je ne mis pas des lustres à comprendre qu’elle était tombée dans l’eau. Je plongeais directement après avoir arraché mes vêtements du haut. Tandis que je nageais, je me demandais comment avait elle pu chuter dans le lac alors que la barque ne penchait même pas. C’est alors que j’aperçus au loin une forme. C’était Susan. Et peut après, j’entendis un cri ressemblant à celui d’une baleine, et cette fois ci, j’aperçus une autre forme, celle d’une femme, avec une queue. Une sirène. J’avais complètement oublié que le lac du château en était remplis, elles venaient directement de la mer bien qu’elles vivaient généralement ici. Je les avais rencontrés une fois, et on m’avait dit que c’était des êtres très susceptibles et très jaloux. Dès lors, mes jambes accélérèrent et je fus bientôt arrivé à proximité de Susan, et du me résigner à tirer légèrement sur sa robe pour l’attirer à moi. Une fois cela de fait, je n’eu aucun mal à la remonter à la surface.
    Une fois nos têtes hors de l’eau, je repris mon souffle et la remonta tant bien que mal sur la barque, puis poussa celle-ci tout en nageant jusqu’au bord de la pelouse qui n’était pas très loin. Lorsque j’eu enfin pied, je me mis debout et tira jusqu’à terre ferma la barque et en sortie Susan que j’allongeais sur l’herbe. La pauvre était trempée, et avait également perdue conscience. Rien de méchant, me dis je, mais par précaution, je lui appuyais sur le ventre afin qu’elle recrache l’eau qu’elle aurait pu avaler, mais par chance, elle semblait allé bien, sauf fatiguée peut être. Je lui enfilé ma chemise et mon manteau par-dessus afin qu’elle n’attrape pas un rhume involontairement. Et puis trempée, il était hors de question qu’elle rentre sans rien. Vu qu’elle n’était toujours pas revenue à elle, je décidais de la porter afin de la ramener au château qui n’était pas très loin.

    Je la pris dans mes bras, sa tête contre mon torse gonflée, espérant que ma peau la réchauffe et lui apporte de la tendresse et du réconfort pendant que je marchais. La montée d’adrénaline du à la peur que j’avais eu me dopa, du coup, je ne fus nullement fatiguée de la porter sans arrêt jusqu’à la porte dans le jardin menant à l’intérieur du palais royal.
    Des gardes arrivèrent aussi tôt et me demandèrent de les suivre, ce que je fis, et on arriva dans un boudoir où je posais Susan sur un canapé. Ensuite, je sortis afin de laisser ses femmes de chambres la changer et la mettre dans une position plus confortable. Lorsqu’elles me dirent que c’était bon, j’entrais de nouveau, et m’assis à côté de la reine, attendant qu’elle se réveille. Cela pris plus de temps que prévu, je la soupçonnais d’en profiter et dormir. Au bout d’un moment, la pendule qui était posé sur un meuble en bois indiqua qu’il était tard, ou plutôt, l’heure à lequel je devais partir si je ne voulais par arriver trop tard à Anvard. Je souris, remis ma chemise et mon manteau, vu que Susan n’en avait plus besoin de fait qu’elle était à présent habillé chaudement avec en plus deux grosses couvertures en laine sur elle, et me leva de ma chaise. Soudain, je sentis quelque chose de tiède m’attraper par le poignet. Je baissais la tête, et aperçus la main de Susan.


    - Enfin réveillée petite marmotte. C’est moi ou tu as le don pour t’attirer des ennuis ? Peut être que c’est à cause…de moi ?

    Je disais cela bien sûr pour plaisanter, mais Susan ne semblait pas d’humeur à rire, bien qu’un petit sourire s’esquissa sur son visage qui avait repris petit à petit des couleurs. Elle me dit que ce n’était pas à cause de moi, qu’il y avait toujours eu une force surnaturelle qui la mettait dans de drôle de situation et très souvent dangereuses. Elle me força avec ma main à me rasseoir, ce que je fis, et on discuta toute la soirée. Heureusement, on n’évoqua pas notre tentative pour s’embrasser, ce qui me turlupinait depuis tout à l’heure.

    - Tu sais, dis je avec un ton un peu plus sérieux au bout d’un moment, j’ai eu très peur quand la sirène t’a entraîné au fond du lac, j’avais peur de ne pas avoir suffisamment de souffle pour venir te chercher et te remonter…j’étais paniqué à cette idée tu ne peux pas savoir à quel point…

    Elle me prit les mains et me dit qu’elle avait confiance en moi, et savait que je n’aurais pas abandonné. Ce qui était vrai.
    Puis, je me rendis compte qu’il était vraiment très tard. Au moment où j’allais me lever de nouveau, Susan me dit d’une voix douce et faible qu’elle souhaitait que je reste dormir ici. J’allais gentiment décliner son offre, bien que l’idée de rester ici cette nuit était alléchante, mais je me surpris à bailler, et ne me sentais pas de refaire route ce soir. C’est ainsi que j’acceptais, et tout de suite après, elle demanda à une domestique de me préparer un chambre d’amis et de m’y conduire.
    La nuit se passa très bien, je n’eu pas de mal à m’endormir par rapport aux autres fois, et je fus réveillé tranquillement par les premiers rayons du soleil narnien qui filtrait à travers le rideau écarlate de ma chambre. Une fois levé, je déjeunais en compagnie de la famille royale, et assis à côté de ma chère Susan, j’étais comblée.
    Seulement, je dus me préparer après pour repartir. Après qu’on est scellé mon cheval, je dis au revoir à Edmund et Lucy qui étaient venus me voir partir, et montait sur mon fidèle destrier, triste de ne pas voir Susan, jusqu’au moment où celle-ci arriva d’un pas rapide dans la cour, s’excusant de ne pas avoir été là suffisamment vite. Après l’avoir pardonné en rigolant, on s’échangea un dernier regard avant que je parte au galop.

    Corin me regardait remuer ma soupe devant moi, avec la cuillère en argent, comme ci je n’avais pas très faim.


    - Que t’arrive-t-il fréro ? me demanda-t-il avec un ton faisant ressortir son côté espiègle.

    Je levais la tête lentement, et lui répondis :

    - Rien du tout.

    Bien évidemment, il savait que je mentais mais voyant que je n’étais pas dispos à discuter, ne dis plus rien, et notre repas se poursuis en silence.
    En fait, je n’arrêtais pas de penser à Susan, j’avais même l’impression de voir son reflet dans le bol. Je me sentais stupide, et cela me fit sourire. J’étais déçu que rien ne c’était passé, mais au moins j’avais retenu un truc lors de mon petit séjour à Cair Paravel. Quelque chose était en train de changer entre nous.

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Promenade dans le parc [Susan] [TERMINE]

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