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 Bal des mariages.

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Aslan
Dieu Narnien || PNJ
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MessageSujet: Bal des mariages.   Sam 18 Juin - 14:24

" Le mariage est et restera le voyage de découverte le plus important que l'homme puisse entreprendre. "




    [Les mariés répondront suite à ce post, je demande aux membres d'attendre l'ouverture du bal pour poster, merci Smile ]

    L'après-midi était déjà bien avancée, et le soleil n'allait pas tarder à laisser sa place à la lune. Les derniers rayons de lumière se reflétaient sur la mer pour se reposer ensuite sur la crinière flamboyante d'Aslan. Le lion s'était arrêté sur la plage avant de se rendre au double-mariage qui aurait lieu au château de Cair Paravel et admirait le paysage que lui-même avait créé, plusieurs milliers d'années auparavant. Il fallait le dire, il avait bien travaillé Cool. Ah, si ce n'était pas émouvant ! Il allait marier quatre jeunes gens qui étaient le fruit de ses dures labeurs. Lui était toujours célibataire, mais c'était toujours plus drôle de jouer l'entremetteuse. Alors Aslan ne s'en faisait pas.

    Après avoir balayé du regard une dernière fois la faune et la flore marines, il prit la direction du château où les invités se pressaient d'arriver. Le mariage aurait lieu dans les jardins, et il était certain que ce serait grandiose. Les préparatifs avaient demandé beaucoup de mains d'œuvre, mais ils en valaient bien la peine. Des banderoles et des fleurs multicolores ornaient l'estrade et les bancs installés pour les invités. La journée avait beau arriver à sa fin, la température n'en était pas pour autant plus fraîche et des papillons voletaient dans tout le jardin. Des enfants s'amusaient d'ailleurs à leur courir après, ce qui fit bien rire Aslan. Aah, les jeunes... Justement, il avait appris qu'il allait aussi baptiser la petite fille de l'un des deux couples, Maëlyn. Cette idée l'enchantait car il était toujours ravi en voyant ces enfants insouciants et heureux pour un rien. Si Aslan n'avait pas été dieu, il aurait été père.

    Peu à peu, les places se remplirent. Les enfants qui gigotaient en tous sens étaient donc de plus en plus nombreux, et Aslan dut à plusieurs reprises leur adresser un beau sourire de tous ses crocs étincelants. Ça semblait bien plaire aux petits et aux grands, et ça permettait au lion de se donner en spectacle. Mais son sourire se perdit rapidement lorsqu'il se rendit compte qu'un des enfants avait profité qu'il crâne un peu pour se faufiler derrière lui et s'amuser avec sa queue... Il était temps que la cérémonie commence. Heureusement, un trompettiste nommé Régis commença à jouer une mélodie signe que les mariés étaient prêts, et la petite fille se décida à retourner auprès de ses parents. Aslan put enfin reprendre son air décontracté et fit un bref discours pour retenir l'attention de son pu... des invités.

    -Mes chers amis, bonjour. Comme vous le voyez, c'est une belle journée : il fait beau, les oiseaux chantent, les papillons volent, et vos enfants sont sages et souriants. Mais ce qui la rend encore plus belle, c'est qu'aujourd'hui soient unis par le mariage quatre jeunes gens d'horizons différentes.

    Prenant une courte pause pour vérifier qu'il avait bien réussi à faire avoir les larmes aux yeux à un bon nombre de personnes dans l'assemblée, Aslan fut satisfait de constater que son effet avait bien marché. Il savait bien que c'était une bonne idée d'inclure « horizons différentes » dans son discours : c'était un témoignage de la belle diversité qu'il y avait à Narnia. Et puis ça, c'était grâce à qui ? A Bibi ! Very Happy

    -Je vais donc inviter à me rejoindre Liven et Serena.

    Les regards se tournèrent tous dans leur direction, ce qui rendit terriblement jaloux. Enfin, ça lui ferait du bien de ne pas être le centre de l'attention une petite seconde... Bon, pas le temps de redresser sa crinière : les deux futurs mariés arrivaient. Ils étaient tout beaux tout blonds, comme Aslan dans sa jeunesse. Mais il y avait quelque chose chez eux que le lion n'avait jamais eu : leurs costumes. La robe de mariée de Serena était magnifique, aussi blanche que les licornes ©️ Aslan. Et puis Liven bah... Il avait un chouette costume lui aussi.

    -Mes chers enfants, si vous vous trouvez ici devant moi à cet instant, c'est, comme vous le savez, pour que je vous lie à jamais et vous fasse promettre de vous aimer pour toujours. Si quelqu'un souhaite s'y opposer, qu'il parle ou se taise pour de bon.

    Un silence planait sur l'assemblée, simplement brisé par les reniflements de quelques personnes émues ou enrhumées. Ce qui était drôle avec cette réplique, avait remarqué Aslan, c'est qu'elle était toujours suivie par un blanc.

    -Très bien. Pas de regrets ? Non, non, aucun à gauche ? Et à droite ? D'accord, poursuivons. Liven et Serena, vous formiez déjà une famille depuis l'arrivée du petit Brendon. Maintenant, vos liens vont être encore plus forts ! Liven, promets-tu d'aimer Serena jusqu'à la fin de tes jours ? Serena, promets-tu de ne jamais quitter Liven ?

    Tout en écoutant leurs réponses en souriant, Aslan jeta un coup d'œil à la foule en émoi. C'était fou ce que ça lui plaisait de marier des gens. En y pensant bien, il faudrait qu'il se reconvertisse en curé/cury. Il poursuivit donc les questions qui se rapportaient aux vœux de mariage, et se dit qu'elles pourraient prochainement lui servir au jeu du Ni oui/Ni non avec Tash. Et finalement...

    -J'ai le plaisir de vous déclarer mari et femme ! Very Happy

    Les deux heureux mariés se firent acclamer par l'assemblée et Aslan leur adressa un sourire radieux. Ralala, qu'est-ce qu'ils étaient mignons ces ptits jeunes ! Le mieux, c'est que ce n'était pas fini : il restait encore un couple à marier, et leur fille à baptiser. Serena et Liven durent se décaler sur le côté, et le lion appela Chris et Crystal auprès de lui. Crystal portait une robe aussi belle que celle que portait Serena, et Aslan commençait sérieusement à devenir jaloux.

    -Vous aussi, mes chers petits, avez choisi le mariage pour être ensemble tout au long de votre vie. Votre petite Maëlyn va se faire baptiser tout à l'heure, et je serai bien content de rencontrer toute la famille Very Happy. Toujours pas de rebelle pour s'opposer aux futurs mariés ? Très bien.

    Eux aussi eurent donc droit au petit quizz spécial mariage. Après quelques instants, la dernière question arriva.

    -Chris, acceptes-tu de prendre Crystal pour épouse ? Crystal, acceptes-tu de prend Chris pour époux ? Je peux désormais vous annoncer officiellement mariés Very Happy.

    Pour la deuxième fois, l'assemblée félicita chaleureusement les jeunes mariés. Non mais c'était pas tout ça, mais Aslan avait encore à baptiser une enfant. L'émeute, ce serait pour plus tard. Mais, oh ciel ! Que lui arrivait-il ? Ah, il avait les larmes aux yeux. Oui, même les lions-dieux sont sensibles. Peu après, le parrain et la marraine arrivèrent avec la petite Maëlyn dans leurs bras. Le lion se pencha au-dessus d'elle et lui adressa un grand sourire, tout attendri. Il trempa sa patte dans un récipient plein d'eau que venait d'apporter un homme tout vêtu de blanc, puis la posa doucement sur le front de Maëlyn. Le monsieur apporta ensuite une pâquerette encore close qu'il rangea derrière l'oreille de la petite. Ça, Aslan l'aurait bien fait, mais ses grosses papattes ne le lui permettaient pas.

    -Cette fleur s'épanouira en même temps que Maëlyn grandira, et ne fanera que lorsqu'elle atteindra la fin de sa vie. En attendant, nous sommes tous heureux de la compter parmi nous !

    Le même monsieur de tout à l'heure prit la petite fille dans ses bras et la présenta à l'assemblée, tout sourires. Très ému, Aslan se revoyait petit lionceau. Sauf que lui, c'était un singe qui l'avait présenté au peuple et son cousin lui avait piqué la vedette.

    La pauvre petite étant en pleurs, on la confia à sa mère puis Aslan appela les quatre témoins pour qu'ils viennent signer les registres.

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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Dim 10 Juil - 14:56

    Et me voilà, au grand jour. Non, nous y voilà. Ce grand jour qui clôturera mon destin. J'allais partager le restant de mes jours avec la femme que j'aimais le plus au monde, et voir grandir notre petite fille née à peine quelques jours plus tôt. En soi, l'étape n'était pas tellement importante. J'aurais pu me marier avec Crystal bien avant, rien que nous deux. Maëlyn pourrait être baptisée plus tard. Et pourtant, nous avions tenu à vraiment marquer cet évènement, en en profitant pour revoir nos amis, nos proches, et en se rappelant de quelques souvenirs partagés ici, à Cair Paravel. En effet, depuis plusieurs mois, nous n'y vivions plus, et ce départ avait laissé un vide. Nous avions fait tellement de connaissances... De plus, ce mariage permettrait particulièrement à Crystal de revoir ses frères en chair et en os, et ma mère, pour ma part. Sans oublier le fait que cette journée, et la nuit qui suivrait, étaient "banalisées" ; aucun conflit ne continuerait, la paix remplirait les contrées durant ce temps. C'était plus que tout ce que je pouvais demander.

    Cependant, Crystal et moi n'étions pas les seuls à nous marier, aujourd'hui. En effet, le principal organisateur d'évènements, en particulier les mariages, nous avaient proposé de faire une combinaison, puisque deux autres personnes souhaitaient se marier. Nous avions accepté avec plaisir, du moins, cela ne nous dérangeait pas. Nous avions d'ailleurs rencontré ces deux jeunes gens, et Crystal avait eu la surprise de découvrir qu'elle n'était pas la seule Calormène venue à Narnia, puisque la future mariée, Serena, était également originaire de ce pays, et elles se connaissaient même, plus ou moins. Quant à Liven, il était de Narnia, d'après ses dires. Mais au moins, je n'avais eu aucune gêne - ni aucune honte - à dire que j'étais Telmarin. Dans un sens, ces deux mariages dans un jour de "paix" permettraient de montrer à tout le monde qu'au final, les origines ne comptaient pas. Je n'étais pas vraiment un bon exemple avec Crystal, puisqu'à nous deux, nous incarnions le royaume Telormen. Mais avec Serena et Liven, nous montrions une belle diversité. Bien sûr, certains ne seraient pas touchés par ceci, et les conflits continueraient encore.

    Crystal était partie se préparer une heure ou deux à l'avance, en prenant Maëlyn et Lou avec elle, et je me doutais que ceci prendrait du temps. De mon côté, ma tenue serait rapide à enfiler et à arranger. Malgré le fait que je ne souhaitais plus vraiment avoir affaire avec Telmar, je conservais et montrais mes origines en ayant des habits typiquement telmarins, et qui avaient d'ailleurs été cousu là-bas. A vrai dire... C'était ma mère qui avait fait la commande, et qui me l'avait envoyé. Il fallait croire que ma lettre, datant d'il y a quelques jours, avait eu le but souhaité. J'avais donc un grand espoir qu'elle vienne, qu'elle soit présente, lorsque je dirai "oui" à ma fiancée, et inversement. Quelques années plus tôt, j'avais souhaité m'éloigner de Telmar, et de ma famille, mais au final...il était dur de s'en séparer. J'avais, certes, une raison de vivre, à présent, même plusieurs. Mais si je ne les avais eues, je serais sûrement retourné dans ma ville natale. Comme quoi, la vie se résume à des choix... Si je n'étais pas parti de Telmar, et si j'y étais retourné, je n'aurais pas rencontré Crystal, ni Lou, nous n'aurions pas eu Maëlyn. Mais c'était sans doute le meilleur choix que j'avais fait dans ma vie. Et maintenant, j'allais officiellement devenir l'époux d'une magnifique femme.

    Quelqu'un vint pour me prévenir que la cérémonie n'allait pas tarder à commencer. Déjà ?! Eh bien... Allons-y alors. Il fallait aller à l'arrière, afin de traverser ensuite la longue allée séparant les invités, jusqu'à aller jusqu'à celui qui nous marierait. Autrement dit, Aslan lui-même ! Je n'en revenais toujours pas d'ailleurs. Etre marié par un Dieu en personne, c'était un truc de dingue quand même. Lorsque je fus à l'endroit précis où je devais attendre pour peu de temps, je vis arriver Liven, quelques secondes à peine après moi, puis Serena. Je n'étais pas l'homme qu'elle allait épouser, mais...elle était vraiment magnifique. On sentait sa joie à travers sa beauté et ses gestes qui prouvaient qu'elle avait du sang noble. Elle était accompagnée du petit Brendon qui était absolument adorable, et me donna le sourire, bien que je sentais peu à peu une boule se former dans mon ventre. Je stressais ? On dirait bien... C'était assez déroutant, il fallait l'avouer. Mais j'étais sûr de ce que je faisais, et par dessus tout, j'aimais Crystal, il n'y avait que ceci qui comptait.

    A ce moment-là, je vis Lou arriver à grande vitesse, et elle me sauta littéralement dessus. En riant, je la pris dans mes bras en déposant un baiser sur sa joue. Elle portait une petite robe blanche, avec une fleur attachée autour du poignet. Depuis que nous l'avions recueilli, Lou semblait avoir changé, mais surtout, elle avait grandi en s'épanouissant, en étant heureuse. Ses parents étaient morts lorsqu'elle était plus jeune, d'après ce qu'elle nous avait raconté, et bien qu'elle ne devait surtout pas les oublier, elle nous avait également adopté. Je supposais donc qu'elle était heureuse que Crystal et moi nous marions, puisque ceci signifiait que nous allions être une véritable famille. Et en parlant de famille... J'aperçus au loin le visage de Crystal, tout entourée de blanc, portant Maëlyn dans ses bras. Je ne remarquai pas tout de suite son frère, Soren, et Amanda, derrière elle. Non, je ne voyais que la femme que j'aimais, la femme la plus magnifique, la plus...pure. L'image la plus belle que j'avais eu était celle de Crystal portant notre fille pour la première fois, lors de l'accouchement. Cette image-ci, juste avant d'être mariés, méritait une chaleureuse deuxième place.

    « Tu es... Je ne sais même pas quel mot utiliser. Sublime, resplendissante...tout simplement magnifique. » lui dis-je lorsqu'elle fut près de moi, en bégayant un peu. Il fallait voir quel effet elle faisait sur moi à cet instant précis.

    Je restai un long moment à la contempler, puis à observer ses yeux merveilleux, d'une beauté sans pareille. Après de longues secondes, je baissai la tête vers Maëlyn et embrassai très délicatement son front, tandis qu'elle me regardait avec ses grands yeux si beaux. Je glissai un de mes doigts entre les siens, et restai ainsi, jusqu'à ce que je puisse entendre le Grand Aslan en personne parler, signe que la cérémonie commençait bel et bien. Une minute plus tard, Liven et Serena furent appelés à venir devant le Créateur de Narnia afin qu'ils les marient. Ils étaient si beaux en marchant au milieu des invités attendris... Le petit Brendon était passé devant eux. Je reposai mon regard sur Maëlyn tout en écoutant attentivement ce qui se disait. Et très vite, après des paroles assez belles et émouvants, les invités applaudirent, signe que les deux jeunes blonds étaient liés pour la vie. Et c'est alors que Crystal et moi, ainsi que Lou et Maëlyn, fûmes appelés. Ma fiancée déposa notre petite fille dans les bras d'Amanda, tandis que Soren prenait la main de Lou. Je pris quelques petites secondes pour essayer de ne pas être plus mouvementé que je ne l'étais déjà, regardai Crystal, puis souris et me mis en marche pour arriver jusqu'à Aslan en personne. Le parrain et la marraine de Maëlyn nous suivirent, puis se mirent sur le côté.

    Je manquai de rire nerveusement lorsque Aslan parla, mais je n'eus seulement qu'un grand et large sourire sur mes lèvres. Le voilà donc, ce grand moment... Je comprenais maintenant pourquoi la plupart des gens aimaient les mariages, autant en invités qu'en mariés. C'était magnifique et très émouvant d'y assister, du moins si les personnes qui devaient se marier s'aimaient, et que ceci se voyait. J'avais déjà été invité à un mariage où les mariés étaient forcés de devoir vivre leur vie ensemble, et ça n'avait rien eu de beau... Même les témoins, qui confirmaient le mariage en signant un registre, n'avaient pas eu l'air de s'y amuser, comme si eux aussi avaient été forcés. Mais aujourd'hui, ce n'était pas ça. Aujourd'hui se résumait en quelques mots : amour, paix, joie, amusement. Je jetai un coup d'œil aux invités, particulièrement au Tisroc Yoren et au Roi Edwin, assis côte à côte. Le témoin de Crystal, ainsi que son frère et mon beau-frère dans quelques minutes, et mon témoin, ancien ami, presque ancien meilleur ami, avec qui j'avais fini par me réconcilier, comme avec ma mère. Je retournai la tête vers ma future femme, tandis qu'Aslan commençait à nous poser les questions fondamentales.

    « J'accepte. » répondis-je lorsque le Grand Lion me demanda si je souhaitais épouser Crystal.

    Elle-même eut droit à la question, et elle répondit - bien que j'eus un infime doute pendant un dixième de seconde - qu'elle acceptait aussi. Peu importe si ceci devait se faire, mais je me penchai lentement et posai une main sur la joue de Crystal. Je la regardai un court instant dans les yeux avec un sourire puis l'embrassai le plus tendrement que je pouvais, en y transmettant tout l'amour que je contenais dans mon cœur et dans mon corps à ce moment-là. J'entendis les invités applaudir avec joie, comme pour Liven et Serena désormais mariés, mais ce n'était qu'un bruit de fond pour moi, jusqu'à ce que je recule peu à peu mon visage de celui de Crystal. J'étais officiellement marié à cette merveilleuse femme... Je lui appartenais, et elle m'appartenait. Elle serait à moi jusqu'à la fin de notre vie, et même après la mort, dans le pays d'Aslan. Je n'osai pas mettre en doute ceci, même dans ma tête, puisque Aslan était à deux mètres de moi. C'était plutôt effrayant d'être à côté d'un lion qui faisait ma taille, et qui, de plus, était censé être un dieu, et le créateur de tout ce monde.

    C'était à présent au tour de Maëlyn. Eh oui, nous avions décidé de la faire baptiser à ce moment, et, encore une fois, c'était un grand privilège que ceci soit fait par Aslan. Soren et Amanda amenèrent notre bébé près du lion, tandis qu'un homme religieux s'approchait. Les deux firent plusieurs gestes, "rituels", jusqu'à ce qu'Aslan dise que la fleur glissée derrière l'oreille de Maëlyn grandirait en même temps qu'elle. Waouh...c'était un cadeau à ne surtout pas refuser, et à prendre soin. Je pris la main de Crystal, et de l'autre côté celle de Lou, qui était venue nous rejoindre. L'homme prit délicatement Maëlyn entre ses mains et la monta au niveau des invités, afin que tous puissent la voir. Je n'avais pas imaginé tant... Et j'étais plus qu'ému. Honnêtement, j'en étais presque au point de pleurer, pleurer de joie, d'amour. Finalement, après une dizaine de secondes, Maëlyn se mit à pleurer, ne devant pas comprendre ce qu'il se passait. Mais tout le monde souriait et riait devant tant de beauté. On nous donna la petite, et Crystal réussit assez vite à la calmer. Je m'éloignais un peu en voyant les témoins, les nôtres et ceux de Liven et Serena, signer le fameux registre. Yoren et Edwin arrivèrent vers nous, et je me dirigeai vers le roi de Telmar, tandis que le Tisroc allait avec sa sœur et sa nièce.

    J'avais eu l'intention de dire quelque chose, mais...aucun mot ne parviendrait à sortir de ma bouche à cet instant, je le savais. Je finis par m'approcher encore plus d'Edwin pour le serrer dans mes bras, comme quand nous étions amis avant, dans des circonstances différentes. La veille, nous nous étions parlés, pendant très longtemps, c'était sans doute pour cela que je ne trouvais rien à dire maintenant. Je devais avouer que...j'étais content d'avoir finalement réussi à renouer des liens avec lui. Il avait changé, moi aussi. Roi ou pas, je voulais de cette amitié. Je m'étais rapproché de ma mère, quelques jours plus tôt...et à présent d'un vieil ami. Je comprenais, au fond, pourquoi. J'avais beau ne plus vouloir vivre à Telmar, toute cette vie me manquait, du moins les meilleurs côtés. Ma mère serait obligée de retourner dans notre ville d'origine, mais je pourrais la voir, échanger des lettres avec elle, sûrement. Quant à Edwin, ce devait être également possible. Il n'était pas près de redevenir un ami proche comme auparavant, d'autant plus qu'il semblait s'être trouvé avec Yoren, mais je n'en demandais pas plus.


    (faut pas s'étonner si il y a des trucs répétés ou pas compréhensibles, vu que j'ai fait la réponse en plusieurs étapes..><)
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Mer 13 Juil - 20:15

    C'était possible, d'avoir autant peur ? Non, je n'avais pas peur. J'étais plus qu'heureux, et ça se voyait. Mais j'avais une sale impression de peur qui revenait sans cesse. De la peur de joie ? Même si ça ne devait pas exister, je me comprenais. Et une seule personne pouvait comprendre ça, à ce moment précis, et ce n'était pas Serena. C'était ma meilleure amie, qui serait mon témoin. Si elle était là, elle m'aiderait à me calmer, et nous serions tous les deux joyeux et excités pour cette merveilleuse journée. Non, en fait, si j'étais dans cet état, c'était parce que justement elle n'était pas là. Comment je pouvais me marier sans témoin ? J'avais toujours la possibilité de changer à la dernière minute, mais...c'était elle que je voulais. Qu'est ce qu'elle foutait, bon sang ?! Elle ne pouvait pas me faire ça alors que d'habitude, elle était en avance sur tout. Elle n'avait pas oublié quand même ? ...Et si il lui était arrivé quelque chose ?

    Bien entendu, essayer de me calmer n'arrangeait pas vraiment les choses, en fin de compte. A défaut de Melody, Brendon avait réussi à m'enlever ce stress. J'imaginais qu'il devait être heureux, en effet. Durant pratiquement les deux premières années de sa vie, il avait été pratiquement maltraité, et avait compris que j'étais son père quand Serena était revenue à Narnia. Le plus beau et merveilleux était de loin le fait qu'il me considère de toutes les manières possibles comme son père. Malgré ce qui lui était arrivé, il avait déposé toute sa confiance sur moi, autant pour lui que pour sa mère. Il était encore jeune, très jeune, bien sûr, mais il était si intelligent et tellement mature déjà... Il avait très vite compris ce que signifiait le mariage "libre". Nous serions enfin une vraie famille, tous les trois réunis pour toujours. Peut-être même que cette famille s'agrandirait...

    Je pensais que je pouvais me détendre en me préparant, mais tout s'était fait vite, très vite, trop vite. Heureusement, je m'y étais pris assez tard pour ne pas trop attendre. Serena, elle, devait toujours finaliser quelques petits détails. Je n'imaginais même pas comment elle devait être belle... J'étais encore et toujours émerveillé dès que je la voyais, mais je savais très bien que je serais pratiquement hypnotisé en la voyant. Je ne savais pas si ça expliquait mon amour indestructible envers elle, mais ça devait en faire partie. Mais il y avait aussi sa beauté intérieure...si belle, si douce, si mystérieuse. C'était tout ceci qui avait fait battre mon cœur plus vite que d'habitude lorsque j'avais compris que j'avais des sentiments pour elle, quand je l'avais embrassé pour la première fois, et c'est encore cela qui me rendait heureux et fou de joie rien qu'en la voyant. Et le mieux était que je la retrouvais en Brendon, dans ses traits, et même ses gestes.

    L'heure approchait visiblement, j'entendais de loin les pas et les voix des invités. Il y en avait un certain nombre, après tout nous étions deux couples à nous marier. C'était plutôt inédit, mais ça avait plusieurs avantages. De plus, chose assez incroyable, nous avions des choses en commun. Serena connaissait un peu la future mariée de l'autre couple, Crystal, et il se pourrait donc que quelques invités soient conviés pour les deux mariages, comme le meilleur ami de ma fiancée, Soren, qui se trouvait être le frère de Crystal. Personnellement, je m'en moquais après d'avoir des invités qui ne venaient que pour mon mariage. Par exemple ma mère, et mes deux frères. Je voyais souvent Thomas puisqu'il avait, en quelque sorte, emménager chez moi. Seulement il partait souvent, et parfois ne revenait pas la nuit. Mais Alex, et ma mère, ils me manquaient atrocement...

    « Mais c'est qu'il s'est fait drôlement beau ! »

    Je me tournai et aperçus, justement, un des deux jumeaux. Par sa manière de parler, et son expression à ce moment précis, je n'eus aucun doute sur le fait de dire qu'il s'agissait d'Alex. A côté de lui se trouvait ma mère, qui portait une magnifique robe - elle avait dû dépenser une fortune pour ça - suivis de Thomas. Je m'avançai vers eux, ne pus retenir quelques étreintes, et discutai avec eux de tout ce que je pouvais, jusqu'à ce qu'on me dise que la cérémonie allait commencer. Ils partirent pour s'installer auprès des autres invités, m'adressant les plus beaux sourires que je pouvais voir pour l'instant. Ceci m'avait permis de me détendre rapidement, bien que je me demandais encore où était passée Melody. Peut-être était-elle allée avec Serena, qui sait. Décidé à ne pas stresser à nouveau, je quittai la pièce et allai à l'endroit où ma fiancée devait me rejoindre avant que nous allions devant celui qui nous marierait - autrement dit, Aslan en personne.

    Le futur marié de l'autre couple, Chris, était déjà là. Nous nous échangeâmes un sourire qui voulait tout dire, jusqu'au moment où il tourna la tête sur le côté. Je suivis son mouvement, et vis une femme descendre les escaliers avec une longue et grande robe blanche. Je ne savais pas encore s'il s'agissait de Crystal, ou de ma propre fiancée. Je me concentrai sur cette personne, jusqu'à apercevoir le visage de ma tendre aimée, ses cheveux blonds l'encadrant. Je pus voir ses yeux étincelants qui me fixaient, si beaux, si doux... Je compris à cet instant comment j'étais tombé amoureux de cette magnifique femme. Mon cœur battit à la chamade jusqu'à ce qu'elle soit à mes côtés, et les battements furent assez irréguliers à partir de là. Avec un sourire, je lui pris la main avec douceur, puis vis Brendon, tout beau dans sa tenue, se mettre entre nous deux. Nous allions être une joyeuse petite famille, c'était plus que merveilleux.

    Après quelques instants, ce fut au tour de Crystal d'arriver, avec Lou, leur fille adoptive excitée visiblement par le mariage, Maëlyn dans les bras de la jeune maman, et derrière les trois filles, ce devait être le parrain, Soren, et la marraine, Amanda si je me souvenais bien. Soren nous adressa un sourire, puisqu'il nous connaissait, mais resta à côté de ses nièces et de sa sœur. Le temps passa en silence, je nous voulais rien dire, à vrai dire je ne savais même pas si je pouvais le faire. Je ne faisais que regarder Serena dans les yeux, partager son sourire, tenir Brendon dans mes bras. C'est alors que j'entendis très clairement la voix du grand Créateur de Narnia, Aslan, prononçant mon nom, et celui de Serena. J'en déduis que c'était à nous. Sans que mon sourire parte, je regardai ma fiancée, puis marchai à ses côtés droit devant moi, en m'arrêtant devant le lion. Brendon était passé devant nous, et c'est en le regardant que j'eus Melody dans mon champ de vision : elle était donc bel et bien là. Je retins un soupir de soulagement, et vis mon fils se mettre sur le côté.

    Aslan prononça quelques paroles alors, celles nécessaires à un mariage, bien sûr. J'entendis Brendon faire un petit cri de ravissement lorsqu'il entendit son nom de la part du lion, ce qui fit sourire quelques personnes. La question essentielle arriva alors. Est ce que je promettais d'aimer Serena jusqu'à la fin de mes jours ? Bien entendu ! Plus sérieusement, je répondis un « oui » solennel, tout simplement. La même question, plus ou moins, fut posée à Serena, qui fit de même. Nous dûmes répondre à quelques autres questions dans le même genre, mais je sentais, dans mon cœur et mon esprit, que ça y était, j'étais officiellement marié à la magnifique jeune femme que j'aimais tant. Celle avait qui j'avais eu un fils, et avec qui je partagerai le reste de ma vie. Aslan dit à haute et forte voix que nous étions donc à présent mari et femme. Mon sourire s'agrandit - je me demandai presque si je n'allais pas avoir une crampe à force - et je me rapprochai de Serena. Il ne me fallut pas longtemps pour la serrer contre moi et l'embrasser avec tendresse. J'entendis tous les applaudissements et les acclamations des invités, ce qui me réjouit encore plus.

    Je dus cependant m'écarter en me souvenant qu'il restait encore Chris et Crystal à marier, ainsi que leur fille Maëlyn à baptiser. Les deux futurs mariés marchèrent sur les dalles du sol, jusqu'au Grand Lion. Ils dégageaient une telle beauté et une telle noblesse à eux deux...c'était littéralement magique. Derrière eux, Soren et Amanda s'occupaient des deux petites. Tout comme pour Serena et moi, ils durent répondre aux questions habituelles, et on lisait aisément leur amour et leur joie sur leurs visages. Leur mariage fut alors validé, et ils s'embrassèrent sous les acclamations de la foule. Un mariage, c'était déjà beau, mais deux...c'était plus que magnifique. Avec un sourire, je me penchai vers Serena pour l'embrasser à nouveau, plus discrètement, jusqu'à ce que Brendon se mette entre nous pour manifester, lui aussi, son bonheur. Je ris quelques instants et me baissai pour le soulever et le prendre dans mes bras, tandis que je regardai Melody et l'un des frères de Serena signer le contrat de mariage me liant avec ma nouvelle épouse jusqu'au restant de mes jours. Les deux vinrent alors, accompagnés de Mallory, une grande amie qui habitait dans un village près du mien, et des autres frères de Serena.
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Dim 17 Juil - 18:37

    C'est aujourd'hui. Aujourd'hui est un nouveau jour. Ce jour est un début. Le début officiel de ma nouvelle vie. Nouvelle vie.. D'une certaine manière. Ma vie a toujours eu un sens en réalité. Elle n'a pas eu le même sens en évoluant, voilà tout... Qui sait, peut-être que si je n'avais jamais eu Brendon, je serais restée à Calormen ? Je n'en avais pas la moindre idée, mais j'aurais pu sacrifier ce que j'aimais pour faire ce que tout le monde voulait que je fasse... La vraie personne qui m'a sortie de cet enfer au final, c'est mon fils. Et je lui en suis à jamais reconnaissante et je lui dois une réelle faveur. Je l'ai élevée non pas selon les règles de ma famille, mais selon mes propres valeurs, et les morales, raisons et règles que possède mon cœur. Quoi qu'il en soit, je devais prendre la situation en mains. Mais le problème, c'est que j'étais tétanisée. J'avais totalement peur de cette journée, car dès que ma vie prend une tournure trop bien pour moi, elle finit par me rappeler la dure réalité et me rappelle par exemple que j'ai une famille. J'avais peur de la voir au mariage par exemple. Enfin, je ne parlais pas de tout le monde bien entendu, j'étais plus que ravie que Roméo, Victor et Théodore soient là.

    Ils étaient ma vraie famille, eux, Liven et Brendon. Bien que Liven soit le seul qui ne me soit aucunement lié par les liens du sang, et tant mieux, car je ne pourrais pas l'épouser avec l'esprit tranquille dans ce cas-là. Puis j'avais remarqué que Liven était blond aux yeux verts, tout comme moi. Au moins, Brendon et nos futurs enfants sauraient que nous sommes bel et bien leurs parents biologiques. D'ailleurs, en parlant de futurs enfants... Je devais trouver le moyen de parler à Liven seule à seul et aussi de cacher les éventuels détails pouvant être suspects. Je ne devais pas faire de faux pas aujourd'hui, il en était hors de question. J'attendais d'ailleurs que Victor arrive pour m'aider à me préparer. Je cherchais des yeux ma robe, puis je regardais celle que je portais déjà. Elles étaient complètement différentes, et ma robe de mariée ressemblait quelque part à celle que je portais lors de mon premier mariage. En réalité, elle venait du même créateur calormène... Je ne reniais pas mes origines. J'étais celle que j'étais et je le resterais toujours. Renier ce que l'on est est une chose stupide, et je ne peux le concevoir. La porte s'ouvrait enfin, et j'eus l'incroyable satisfaction et soulagement de voir Victor entrer. A peine entré, je sautais à son cou et l'embrassait sur la joue en me mettant à pleurer ensuite.

    « Moi aussi je suis heureux de te voir Serena ! Comment te sens tu ? » me dit-il, en reculant pour me regarder droit dans les yeux.
    « Je l'ignore vraiment.. Je suis heureuse, mais aussi triste, et j'ai surtout peur je crois. Après tout, je suis la seule qui sait déjà en quoi consiste un mariage... Enfin, la seule à avoir déjà du traverser tout ça. »
    « Oui, tu l'avais raconté à Roméo qui nous en a parlé. Mais si tu le désire, je peux t'accompagner jusqu'à l'autel. Je ne suis peut-être pas Roméo, mais... J'ai envie d'être là pour toi. »
    « Il faut que je fasse ça seule. Mais tu es un amour de me le proposer. Et saches que tu ne vaux pas moins que Roméo, tu es exceptionnel.. Et unique. Tu n'es pas non plus Théodore. »
    « Merci. Et toi tu n'es pas notre mère, et tu ne le sera jamais. Et tu n'es pas non plus en train de trahir ton titre de noblesse ou ton sang Serena... Prends conscience que c'est un choix que tu as fait de choisir cette vie. Nous, nous ne sommes pas non plus véritablement de cette famille, et regarde nous ! Roméo est fiancé et va avoir un enfant, Théodore est unique et indescriptible bien qu'il soit bon dans plusieurs domaines, et moi je ne me plains pas de ma vie, car je ne demanderais jamais à revenir en arrière pour changer quoi que ce soit. »
    « Merci... Mais je crois qu'il est bientôt l'heure, donc il vaut mieux que tu m'aides à me préparer ! »

    Le remerciant en déposant un baiser sur sa joue, je lui montrais ensuite ma robe, qu'il complimenta, tant il la trouvait belle. Oui, elle l'était, mais elle ressemblait beaucoup à l'ancienne... Je demandais alors à Victor de tirer sur les ficelles tenant le dos de ma robe, ce qu'il fit aussitôt, mais lorsque vint le moment de m'aider à enfiler la robe, il se montra assez gêné. Oui, je me retrouvais légèrement en corser et en sous-vêtements devant mon frère... Mais il fallait tout de même qu'il m'aide, je n'allais pas rester ainsi encore longtemps ! Il m'aida donc à enfiler ma robe et à la maintenir convenablement, puis je pris place sur un fauteuil et il m'aida à trouver une coiffe. Il peigna mes cheveux avec délicatesse et précaution, ce qui me fit sourire, car dans tout ce qu'il entreprenait, Victor se montrait doux et prudent. Il pourrait dire ce qu'il voudrait, mais il était de loin mon frère préféré. Notre relation était extrêmement complice, malgré le peu de temps que nous pouvions passer ensemble. Il finit par laisser mes cheveux lisses, mais il en profita quand même pour mettre des petites roses blanches dans mes cheveux en guise de broches servant à tenir certaines mèches. Je pris une profonde inspiration, puis me levais et serrais fort la main de mon grand frère, il était temps que j'aille rejoindre Liven sur l'autel. Je me souvins cependant qu'un petit garçon s'était caché dans la pièce, et je mis quelques minutes avant de le retrouver.

    Lorsque je le vis dans un beau costume, et bien coiffé, je fus obligée de sourire. C'était moi qui m'était occupée de lui, mais il était tout de même assez mignon. Lorsqu'il me vit, il ne sourit cependant pas. Il me regarda avec un air très sérieux et me contempla des pieds à la tête. Une fois qu'il m'eut examinée, il s'avança vers moi et je me baissais, puis il me prit dans ses bras. Il comprenait rien qu'en m'observant que je me sentais nerveuse et que j'avais peur. Je ne saurais dire comment il faisait, mais Théodore était pareil. Ça devait venir de mon côté de la famille probablement. Quoi qu'il en soit, je sortis de la pièce la dernière, ayant trop peur de me souvenir de certaines choses qui avaient eu lieu la première fois. Brendon me tendit la main, et je la pris avec ce sentiment de sureté et je ressentis son côté protecteur qu'il avait toujours eu avec moi. Je ressentais un part de fierté en songeant que j'avais réussis à l'élever convenablement, et seule. Mais il était temps... Je ne me défilerais pas, et si je me sentais mal, je n'arrivais même pas à percevoir les sentiments de Liven en cet instant précis. J'avançais alors avec Victor et Brendon jusqu'à arriver devant la salle de réception de Cair Paravel.

    J'étais stressée et je pris de nouveau mon frère dans mes bras durant quelques secondes, essuyant ensuite mes larmes, puis je vis que (cette petite saloperie) mon cher et tendre fils était déjà partit dans la salle en se dandinant d'après ce que je voyais. La crapule ! J'inspirais, puis finit par avancer, sans que la peur et le stress ne me quittent cependant. Je descendis les marches en soulevant les pans avant de ma robe pour ne pas marcher dessus, et je fis attention à l'endroit où je mettais mes pieds. J'avais mis des talons hauts blancs pour pouvoir être plus haute, et sachant marcher avec, autant en profiter. Une fois les marches descendues, je sentis tous les regards posés sur moi, ce qui me déstabilisa un peu. Je relâchais les pans de ma robe, puis je regardais droit devant moi, et le stress et la peur me quittèrent. La première personne que je vis fut Liven, et je ne pus en détacher mon regard. J'avançais donc, les yeux rivés sur mon fiancé, et je pus enfin sourire en me sentant beaucoup mieux.

    Je remarquais d'ailleurs en me laissant regarder autour de moi, que mes frères se tenaient au premier rang, et je réalisais enfin que je rencontrerais enfin la famille de Liven ! En regardant de l'autre côté, toujours au premier rang, je vis mon meilleur ami, ainsi que le tisroc et le roi de Telmar. Je ne perdis cependant pas mon sourire, et j'hésitais très fortement à m'incliner, mais aujourd'hui, les personnes à honorer n'étaient pas leurs majestés. C'était Crystal, Chris, Liven et moi. Je parvins enfin à rejoindre les deux hommes tous les deux plus séduisants l'un que l'autre, et finalement, je fis une légère révérence en faveur du grand lion. Après tout, n'était-il pas le dieu des narniens ? Reportant mon regard ensuite sur Liven, je me remémorais soudain quelques souvenirs d'instants passés avec lui, mais avant de me remémorer notre rencontre, ou encore notre premier baiser, Crystal arriva. Je la regardais en souriant, puis contemplais également son bébé que j'avais déjà vu la veille en parlant avec elle, et je regardais aussi la petite Lou, toute rayonnante. Je baissais alors les yeux vers Brendon en serrant sa petite main, mais le grand lion nous appela, Liven et moi, et je lâchais alors sa main pour prendra place devant Aslan.

    Je me positionnais alors face à Liven, de profil au lion et aux invités, puis je fixais Liven en répondant et en le regardant répondre aux questions d'Aslan. Voilà, désormais, il suffisait d'un baiser avant que nous soyons officiellement mariés... D'ailleurs, Liven me serra contre lui, puis je posais mes mains sur ses bras en l'embrassant tendrement, songeant que désormais, notre vie de couple et de famille était officialisée pour le restant de nos jours. Je me mariais enfin avec l'homme que j'aimais... Les gens nous applaudirent alors, et je me mis à sourire, tout en me décalant pour laisser passer le merveilleux petit couple telmarin/calormène qui, à son tour, allait vivre l'un des plus beaux moments de sa vie. Je pris la main de Liven en restant à côté de lui, puis je vis Brendon se faire une petite place entre nous. Je posais alors mon regard dans la salle, puis je croisais le regard de mes frères, et c'est à cet instant précis que je pouvais affirmer que ce jour était bel et bien l'un des plus beaux jours de ma vie.

    Lorsque Chris & Crystal furent eux aussi mariés, tout le monde applaudit une seconde fois, et je regardais avec émotion leur baiser. Ils formaient vraiment un couple radieux. Je relevais ensuite la tête vers Liven, qui m'embrassa une seconde fois, puis je penchais la tête vers nos témoins, qui se trouvaient être Théodore et Melody, puis je partis ensuite en direction de mes frères qui arrivaient pour les prendre chacun dans mes bras, en recevant leurs félicitations, puis je les regardaient aller vers Liven en le félicitant aussi, puis je pris Mallory dans mes bras en la remerciant d'être venue aussi, étant donné qu'il s'agissait de l'une de mes plus proches amies. Je la considérais un peu comme la petite sœur que je n'avais jamais eue. Je serrais ensuite Melody contre moi, ravie de la voir elle aussi. Le bal fut ensuite annoncé, et je me souvins que mon cavalier ne devait pas être très loin. J'étais d'ailleurs persuadée que c'était quelqu'un d'adorable, puisqu'il était le petit ami de Mallory.
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Dim 17 Juil - 22:35

Ce jour là allait sans aucun doute être le plus beau jour de ma vie. En même temps, quelle femme ne dirait pas cela le jour de son mariage qui de plus se trouve être également le baptême de son premier enfant ? Aujourd’hui serait le départ de ma nouvelle vie. Non pas que je souhaite mettre un terme à ma vie de princesse calormène mais je voulais à présent privilégier celle de mère et d’épouse. Pourquoi ? Les raisons semblaient pourtant évidentes. Enfin quand je parle au pluriel, ne devrais-je plutôt pas employer le singulier car il n’y avait qu’une seule cause me poussant à penser de cette façon. Un seul principe qui pouvait se résumer en un seul mot : le bonheur. Depuis que j’avais rencontré Chris, j’étais heureuse. Et cet élan de joie avait autant été comblé depuis ces derniers mois grâce à l’adoption de notre merveilleuse petite Lou et la naissance de notre jolie Maëlyn. Ce jeune Telmarin qu’était Chris était à l’origine de tous ces changements et je ne regrettai absolument pas de lui avoir voué une confiance aveugle. Pourtant, rien ne prédestinait la fille du Tisroc de Calormen à épouser un Noble Telmarin. Un sourire se dessina sur mon visage quand mes pensées s’égarèrent dans mon passé, dirigées notamment vers un certain Riwal Toshkaan. Qui était cet homme me demanderez-vous… Il s’agissait de mon ancien fiancé, à l’époque où je vivais encore à Tashbaan. Il était mon promis mais également mon ennemi juré. Enfin, le lien qui nous unissait était un peu celui de chien et chat, nous nous haïssions mais dans la haine n’y a-t-il pas un quelconque sentiment de passion ? Quoi qu’il en soit, je n’avais pas le choix. Croire que la vie de Tarkheena Suprême était enviable me semblait idiot. J’avais toujours vécu, certes, au milieu d’argent ou de divers privilèges mais comme on pouvait dire, « l’argent ne fait pas le bonheur ». En effet, ce n’était qu’à présent, avec du recul, que je songeais à cette pâle vie que je menais, ennuyeuse et monotone à Calormen.

Ma vie avait prit un brusque tournant lors de la mort de mon père, le Tisroc Abel. J’avais toujours été assez proche de lui, du moins plus que je ne l’étais de ma mère. Quel être ne pourrait-il pas pleurer la mort de son père ? Mon visage habituellement orné de joie et de gaité s’était trouvé déconfit le jour de son enterrement. Je pleurais de torrents de larmes témoignant mon amour envers lui. Et ma tristesse était d’autant plus profonde que celui qui l’avait causée n’était autre que mon frère aîné Yoren. Le Tisroc ne l’aimait pas, aussi avait-il décidé de choisir notre troisième frère Soren comme Héritier. Je ne savais pas comment cette nouvelle avait atteint les oreilles de mon aîné mais celui qui la lui avait apportée pouvait à présent se maudire. Yoren, dans un accès de colère fit assassiner Abel, son propre père ! Et tout cela à cause d’une histoire d’idéologie, Yoren privilégiant Barbarie et Sang à la politique du vieux Sage préconisant égalité et paix. Vous vous demanderez pourquoi suis-je au courant de toutes ces choses là ? La réponse semble pourtant d’une évidence éclatante ! J’ai assisté en direct à l’assassina de mon père. J’étais dans la salle quand Yoren s’est approché d’Abel pour le poignarder dans le dos, tel un lâche. Je laissai échapper un cri d’horreur de ma bouche qui alerta les hommes de Yoren. Reconnaissant mon diadème de Tarkheena ils ne me tuèrent pas sans en avoir parlé à leur Maître. Mon frère ne put se résoudre à m’éliminer tant il tenait à moi (c’était ce qu’il disait). Il prit alors la décision, une décision qui changea à jamais la tournure de ma vie, qui était de m’exiler loin de Tashbaan, à Cair Paravel. Le tribu était cependant très lourd à payer, la raison de ce bannissement étant officiellement le meurtre du Tisroc. Enfin quand je dis officiellement, je veux parler du cercle intime d’Abel. Pour le Peuple, la raison n’avait pas été révélée, laissant entendre que j’avais commis une grave erreur. Et bien la seule que j’avais faite fut cette de ne pas tuer Yoren de mes propres mains afin que son sang coule à flot, se mêlant à celui de notre père déjà versé quelques minutes plus tôt. Je ne pus refuser ma sentence ne voulant pas faire de scandale. Je savais que le moment où Yoren paierait ses actes arriverait tôt ou tard. Mais comme disait un héros Grec de l’Autre Monde - termes que m’avaient rapportés ma confidente Susan - prénommé Achille, le soleil n’était pas encore assez haut pour anéantir un Prince. Jamais je n’avais eu un élan aussi sanglant et meurtrier. Je détestais Yoren et ce qu’il avait fait et m’étais jurée sur la tombe de notre père de le faire payer, quelqu’en soit le prix de cette vengeance. Mon frère, m’avait entaillé le cœur d’une plaie profonde avec la lame empoisonnée d’un poignard de telle sorte que le venin de l’injustice et de la vengeance coule dans mes veines avant d’y parsemer du sel afin que la plaie ne cicatrise jamais.

Je posai mon diadème, que mon père lui-même m’avait offert, sur mes cheveux d’ébène. Cette couronne était faire d’or massif et au sommet de chaque aiguillon se dressait un diamant. C’était sans doute le seul bijoux le plus richement orné que je tolérais porter, détestant mettre en avant mes origines. Le fait qu’il m’ait été offert par mon père changeait sans doute la donne. Je me contemplai dans le miroir, étant fin prête. Ce jour allait être le plus beau de ma vie et était aussi synonyme de nouveau départ. Je ne laisserai pas le secret le plus lourd et le plus terrible que je possédais m’anéantir. Pourtant, je craignais le pire. A Cair Paravel, personne ne connaissait ma véritable identité. Pour eux j’étais Crystal, professeur de musique et de chant au château, amie de la Reine Susan et qui avait vécu depuis toujours dans le palais Narnien. Le choc serait sans doute rude quand la population narnienne découvrirait le diadème et les armoiries dressées sur le pan de ma robe. Pour la première fois depuis plus d’un an, je ne cacherai pas mes origines.

Quelqu’un poussa ma porte de la chambre dans laquelle je me trouvais. Je découvris avec surprise qu’il s’agissait de mon amie Susan. Elle avait toujours été là pour moi depuis mon arrivée à Cair Paravel. Il faut dire qu’entre elle et Amanda, j’avais été bien entourée, bien qu’elle seule connaisse ma véritable identité. Elle m’avait toujours épaulé du mieux qu’elle avait pu et son réconfort m’avait toujours donné plus de force qu’elle n’oserait l’imaginer. Je la scrutai des pieds à la tête. Elle était magnifique, sa robe et sa coiffure mettant en valeur son si beau visage. Je la pris dans mes bras et après quelques mots échangés, elle m’informa que Lou et Maëlyn m’attendaient dans le salon des appartements qui nous avaient été donnés à Chris et à moi. Je lui emboitai le pas, étant consciente que l’heure approchait. Le jeune bébé était vêtu d’une très longue robe blanche de lin, très simple mais très belle. Des gravures en argent étaient incrustées dans le tissus mais aucune pierre n’était disposée dessus la jeune fille étant encore trop fragile pour en supporter le poids. La petite Lou quant à elle était très mignonne dans une robe de lin également de couleur blanche. Un diadème était disposé sur ses cheveux longs magnifiquement orné. Je ne l’avais jamais vu jusqu’à présent mais n’eus pas besoin d’en demander la provenance. Il était en or massif, suivant un peu le même modèle que le mien mais il n’y avait aucune aiguille. C’était un simple « cercle » d’or où des pierres étaient incrustées et où les armoiries de Calormen étaient gravées sur toute la longueur. Je me remémorai le moment où Lou avait appris que j’étais issue de la famille de Tisrocs de cette contrée. Elle avait été abasourdie puis heureuse dans un second temps. Je craignais que tant d’innocence pouvait être corrompue par la barbarie de mes semblables et cet ornement me le rappela. J’espérais simplement que Yoren, car j’étais persuadée que c’était lui qui lui avait offert ceci, n’avait aucune mauvaise intention en lui donnant ce cadeau. Quoi qu’il en soit, ma fille était splendide ce jour là. Quelqu’un me déposa mon autre fille, Maëlyn dans les bras et me déclara que je devais sortir dans le parc, les invités étaient déjà installés et les mariés étaient déjà postés devant l’autel. J’espérais ne pas être en retard… Mais ce fut sans me presser que je me rendis dans le lieu du mariage, ne désirant pas m’entraver et me tordre une cheville par exemple ! De plus j’avais Maëlyn dans les bras. J’inspirai un grand coup avant de passer la porte qui donnait accès au jardin.

Devant moi se tenaient le parrain et la marraine que nous avions choisis pour Maëlyn. Mon frère Soren était encore plus beau que dans mes souvenirs. Je me postai devant lui, plongeai mes yeux dans les siens et ne pus m’empêcher de songer à notre père. Il avait hérité de ses yeux. Des yeux d’ébène avec un regard puissant et envoûtant. Je sentis les larmes me monter, je ne l’avais plus revu depuis plusieurs mois. Incapable de dire un mot, je le pris dans mes bras. Et ce geste accompagné de ce silence étaient encore plus puissants qu’aucune parole. Je me détournai ensuite de lui pour adresser un très grand sourire à Amanda qui ne tarda pas avant de m’enlacer. Elle aussi était vraiment belle - même si elle l’était déjà de nature - dans sa robe blanche et minutieusement travaillée par une couturière. Je connaissais les excellents goûts de ma meilleure amie en matière de mode mais là, elle s’était surpassée ! Puis, une sensation de joie immense m’envahit lorsqu’apparurent tous ces visages à mes yeux. Ils se retournèrent tous dès mes premiers pas sur le tapis de pétales de roses confectionné en l’honneur des mariés. Visiblement, j’étais la dernière, Serena et Liven étant devant l’autel, accompagnés par… mon futur mari. Je lui adressai un large sourire et le stress commença à monter en moi. Je supposai qu’il en était de même pour notre fille Lou car elle resserra ma main. Mais à ma grande surprise, elle resserra son étreinte pour mieux la lâcher par la suite ! En effet, la jeune archelienne avait sans doute les jambes qui la démangeaient, le cortège n’ayant pas assez vite ! Aussi, se précipita-t-elle dans les bras de son père. J’étais particulièrement émue par cette scène qui reflétait notre très belle famille. J’adressai un aimable sourire à Liven et Serena. La jeune mariée que je connaissais vaguement, faisant en effet partie des Tarkheena de Calormen. Je ne savais pas concrètement comment elle s’était enfuie de là-bas mais quand je vois la beauté et la sympathie de son futur mari, je me dis qu’elle a bien fait comparé au monstrueux époux qui l’attendait dans notre contrée. Un mariage par amour est tellement plus beau et plus poignant qu’un mariage arrangé… Aslan s’avança. Toute la foule eu un mouvement de révérence ainsi que nous-mêmes, les mariés, honorés de sa présence. Enfin, tout le monde ? Non, mon cher frère Yoren se plaisait à rester assis droit comme un piquet et à regarder tout le monde s’incliner. Je serrai mes dents, rongée par la honte. Serena s’avança avec Liven jusqu’à l’autel. Ils étaient beaux tout de même… Ils semblaient heureux. Je me rapprochai de Chris quant à moi et l’observai avec amour. Avant qu’Aslan ne commence à dire quoi que ce soit, il me fixa et m’adressa un compliment. Mes joues ne purent s’empêcher de rosir et je lui adressai simplement un « Tu n’es pas mal non plus. » C’étaient des paroles, à quelque chose prêt, que je lui avais ressorties dans la même situation quelques mois après notre rencontre. En vérité, ces mots témoignaient de tout mon amour envers lui et la beauté qu’il m’inspirait. Il est vrai que mon fiancé, celui qui deviendrait dans quelques instants mon époux, était terriblement beau.

Aslan eut rapidement marié le couple Ellingson. Rapidement ou est-ce moi qui n’ai pas vu le temps passer à contempler - et je ne m’en lasse pas - celui à qui j’allais être mariée. La seconde option paraissait être la plus judicieuse. Le Grand Lion pria alors mon frère et Edwin de Telmar, nos témoins, de s’avancer vers l’autel. Je ne pus m’empêcher de sourire en voyant la démarche chevaleresque de mon frère. Sans doute n’y avait-il que moi qui remarquais cette démarche que je jugeais ridicule, ou portais-je un mauvais œil sur celui qui était mon frère, car plusieurs femmes gloussaient devant l’entrée en scène des deux Empereurs Télormènes. Ils s’étaient bien trouvés ces deux là… Je ne connaissais pas Edwin mais j’espérais qu’il s’agissait d’un homme tout de même plus intègre que mon cher frère ! Mais ces pensées s’évanouirent dès que la voix d’Aslan retentit à nouveau au creux de nos oreilles. Cette fois ci, il avait prononcé les prénoms de Chris et de Crystal. Je savais que dans quelques minutes, nous allions être unis jusqu’à ce que la mort nous sépare. Je fis un grand sourire à Aslan qui me le rétorqua avec douceur. Je posai délicatement Maëlyn dans les bras de sa marraine avant que Lou n’aille près de Soren. Je me positionnai devant mon frère aîné - particulièrement grand - qui fixait avec merveille le diadème que je portais. Je n’y prêtais pas attention, plutôt envoûtée par Chris que par les regards de mon aîné. Je ne lui avais encore jamais parlé jusqu’à présent mais l’avais choisi dans le but de faire un acte de bienveillance et de paix. Mon fiancé avait quant à lui avait choisi Edwin Petterson du fait qu’il avait été très proche de lui durant son enfance et adolescence. Je n’avais pas eu le plaisir de rencontrer sa mère, sans doute le temps viendrait-il quand le moment sera venu.

Aslan commença à déclarer quelques paroles et mon cœur se serra. Dans quelques minutes, j’allais devenir Madame Eshbaan-Holland. Je compris que Chris devait penser à la même chose car il m’adressa un très grand sourire. Il était merveilleux. Je me souviens encore de notre rencontre, par hasard, dans la salle de musique. Je donnais un cours de chant et il était resté devant la porte, à écouter nos mélodies. Il se trouve que j’étais en présence de ma plus brillante élève, Elladora. A la fin du cours, je le trouvai debout à côté de la porte et interloquée, lui demandai la raison de sa venue. Je l’avais déjà entraperçu quelques fois au château et savais qu’il y vivait mais ne le connaissais pas plus que ça. Après quelques mots échangés ainsi que quelques notes, nous nous découvrîmes une passion commune : le piano. Et un peu toute notre relation tournait autour de ça. Si nos doigts ne s’étaient pas rejoints par accident sur le clavier alors que nous étions en train de jouer un morceau à quatre mains, aurais-je seulement compris que j’avais en face de moi l’homme qui allait être le père de mes enfants ? Je n’en connaissais pas la réponse. Quoi qu’il en soit, ce souvenir était très présent dans mon esprit ! Il y avait également le soir du bal de Printemps de Cair Paravel, c’était un bal masqué durant lequel j’échangeai un baiser volé avec un jeune telmarin, celui du cours de musique. Il hanta mes esprits dès que nous nous quittâmes et ce n’est que quelques jours plus tard que je pus le retrouver. De fil en aiguille, nous nous rapprochâmes jusqu’à se faire entièrement confiance et jusqu’à ce que naisse de l’amour. Une année plus tard, je tombai enceinte de mon premier enfant en même temps qu’éclatait la guerre. Une guerre que les narniens et archelandais perdirent. Désireuse de nuire à mon frère aîné, je m’engageai dans la résistence au cœur de la forêt, en Archelia. C’est là qu’avec Chris nous avons rencontré une jeune fille abandonnée, Lou. Le courant passa immédiatement et c’est avec plaisir que nous lui proposâmes de se joindre à nous et ainsi de l’adopter. Mon ventre était alors bien rond quand nous décidâmes de nous marier. Nous désirions que celui-ci se tienne à Cair Paravel, en souvenir de notre rencontre et ce fut une agréable et grandiose surprise quand on nous proposa d’être mariés par le Grand Lion Aslan, en compagnie de deux autres jeunes gens. Mais voila, un évènement vint pimenter notre voyage. Quelques jours après notre arrivée à Cair Paravel, des contraction apparurent dans mon ventre et après un accouchement difficile, je pus mettre au monde une petite fille, Maëlyn. C’est donc en la portant et aux bras de Lou que j’étais entrée avec émotion dans le parc pour retrouver Chris et être unie à jamais à lui. Je posai mon regard sur Aslan qui demanda à mon fiancé s’il désirait m’épouser. Mon cœur se serra, ma respiration s’accéléra mais ce fut une délivrance quand il murmura un « j’accepte ». Je connaissais alors l’issue de cet échange, étant la dernière à parler. Et quand le Grand Lion me demanda si j’étais prête à devenir la femme du jeune homme, je marquai une pause avant de laisser perler une larme sur ma joue et de déclarer « Oui, je l’accepte. » Un sourire radieux, comme je n’en avais jamais vu jusqu’à présent, s’étirait sur le visage de… mon époux. Nous étions à présent mari et femme. Mon frère s’avança et je constatai avec surprise et émotion en même temps qu’il avait les yeux humides. M’aimait-il donc un tant soit peu pour pleurer le jour de mon mariage ? Prise de court, ne m’attendant pas à cela, je lui adressai un sourire sincère qu’il me rendit. Pour la première fois depuis deux ans, j’avais l’impression d’avoir retrouvé les liens fraternels qui nous avaient unis durant notre enfance. Il m’enlaça et me murmura quelques mots doux à l’oreille. Je n’avais jusqu’à présent jamais reconsidéré la question mais peut être que Yoren avait changé… Il me fit passer une alliance en or dans laquelle était gravée les termes de « Crystal à Chris ». Sans doute dans la mienne devait être marqué « Chris à Crystal ». Je tendis ma main vers mon mari qui déposa avec douceur l’anneau sur mon doigt. Et je fis de même, avec délicatesse. Après un long regard échangé, nous nous rapprochâmes et il déposa un intense baiser chargé d’amour sur mes lèvres.

Nos vies se scellèrent.

Ensuite vint le tour de Maëlyn, sous les précédents applaudissements de la foule. Amanda la tenait toujours dans ses bras et la confia à Aslan ainsi qu’à un prêtre venu pour l’occasion. Je ne connaissais pas bien les rites de cette religion, croyant en Tash, mais avec Chris nous avions choisi de la faire baptiser à Narnia, cette contrée étant le signe de notre amour et ne voulant pas que notre fille soit élevée dans un milieu difficile comme celui de Telmar ou de Calormen. Nous désirions la douceur et la gaité pour elle, sinon la magie. Et ceci, Aslan le comprit à merveille car il déposa une fleur magique sur l’oreille de la jeune Maëlyn déclarant qu’elle grandirait en même temps que notre fille. Je vis Chris impressionné et ceci me fit sourire. Le prêtre et Aslan prirent communément de l’eau sacrée pour en déposer sur le font de l’enfant. Sans surprise, notre fille pleura, se demandant sans doute ce qu’elle faisait là. Elle n’avait qu’une semaine après tout… Je la repris alors dans mes bras pour la calmer. Même baignée de larmes, Maëlyn était magnifique. Elle avait exactement le même regard que son père et je songeai immédiatement qu’elle serait aussi généreuse et aimable que lui, cela se lisait dans ses yeux. Après de seconds applaudissements, Aslan invita les quatre témoins ainsi que les mariés à signer un registre. Je m’avançai donc vers l’autel, sur lequel était posé le livret. Liven et Serena le signèrent en premier puis se fut le tour de mon mari. Il semblait très ému. Je savais que Chris était quelqu’un de très sensible, ce qui faisait son charme, mais cela lui allait toujours à merveille. Je lui tendis notre fille pour pouvoir moi aussi signer et écris mon nom de ma plus belle écriture : Crystal Eshbaan-Holland.
La cérémonie étant terminée, un buffet copieux apparut comme par magie et Aslan déclara le bal ouvert. Une multitude d’invités se ruèrent alors vers les mariés. Je vis Serena assaillie par ce qui devait être ses amis. Nous échangeâmes alors un regard heureux et étonné, ce qui nous fit rire. Nos invités à Chris et à moi ne tardèrent pas eux non plus à venir nous voir. Je fis alors la connaissance de Madame Holland qui tenait alors Maëlyn dans ses bras.

Tout était merveilleux.
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Aslan
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Lun 18 Juil - 12:50

C’est avec émotion que j’invitai les mariés à signer les registres. Serena était resplendissante dans sa robe et le regard de Crystal était radieux. C’est aussi en voyant les sourires, les mêmes, dessinés sur les visages de Liven et de Chris que je compris l’importance de ces unions. Tous ces jeunes gens étaient à présent unis pour l’éternité. Oui car la mort en elle-même ne pouvait les séparer. Ce serait un plaisir que de les accueillir, dans des dizaines d’années je l’espérais, ces deux jeunes et merveilleux couples qui apportaient bonheur et gaité en ce jour. Lorsque tous les témoins ainsi que les mariés eurent signé le registre, je déclarai de ma voix la plus puissante mais aussi la plus mélodieuse

« Que le Bal commence ! »

Je fis alors apparaitre un magnifique buffet qui sortait du néant. Les invités ne se firent pas plus attendre pour s'y servir et encercler les mariés. La situation me fit sourire. Tout le monde semblait si heureux. Et ce bonheur commun et partagé me fit chaud au cœur.

Liste officielle des couples pour le bal


Liven & Susan

Chris & Amanda

Soren & Rosalie

Thomas & Fiona

Edwin & Crystal

Yoren & Melody

Christian & Serena

Simon & Lou

Eustache & Mallory

Max & Leslie

Cor & Charlotte

Matt & Sighild

Jean-Charles & Aleson

Freddie & Lucy

Mathéo & Anne

Vous pouvez à présent poster librement après ce message. Bon jeu à tous !
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Edwin G. Petterson
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Lun 18 Juil - 14:45

    Il était temps que je quitte ma chambre. Je repassais devant mon miroir en vérifiant que j'étais bien présentable – je l'étais toujours, mais j'aimais quand même vérifier – et je remarquais que j'avais un air... différent, ainsi. Pourtant, j'étais toujours le même homme, mais mon état d'esprit avait... légèrement changé. Je pensais comprendre pourquoi, je me disais que c'était peut-être naturel, ou alors ça ne l'était absolument pas. Toute une vague de doutes me prenait parfois et je devais admettre que je n'aimais pas ça. Quoi qu'il en soit, je me devais de partir, je n'avais plus la moindre raison d'être absent aux mariages désormais, je devais impérativement être là. Je pris soin de vérifier que j'avais l'alliance de Crystal dans son coffret dans ma poche, puis je me décidais à partir.

    Sauf qu'il fallait que je me cache un minimum en sortant de l'auberge narnienne dans laquelle je logeais... Je savais que quelqu'un irait chercher mes affaires, pour aller les charger sur les chevaux, mais que celles-ci n'iraient pas à Telmar. Elles n'iraient pas non plus en Archeland, mais sur le bateau. Oui, je devais partir en voyage pour des raisons totalement secrètes et méconnues de toutes les personnes qui ne monteraient pas à bord – et même celles qui montaient ne sauraient qu'au moment voulu, ou alors jamais la raison de ce voyage. Je descendis alors les escaliers, vérifiais qu'il n'y avait presque personne dans l'auberge, puis sortais en longeant les murs. J'avais payé la veille l'aubergiste, j'étais donc tranquille. Je montais ensuite sur mon cheval, puis partis en direction de Cair Paravel, en compagnie de mes hommes. Une fois arrivés, je descendis de mon cheval, le laissant à l'un d'eux, puis je profitais du fait que la salle ne soit pas encore pleine pour donner mes instructions.

    « Vous resterez ici le temps qu'il faudra. Quoi qu'il en soit, Auguste et Philippe, vous irez voir dans quelques heures si le bateau est bel et bien arrivé, et vous y amènerez mes affaires, ainsi que les vôtres et celles de vos camarades qui resteront ici en attendant mon retour. »

    Je les regardais obéir et s'incliner devant moi, puis je récupérais ma couronne que l'un d'eux avait gardé durant mon séjour à l'auberge, la posa sur ma tête, puis me dirigeais vers la salle des trônes de Cair Paravel. Je vis certaines personnes faire la révérence en me voyant, craintives ou encore admiratives, et je leur adressais un sourire en guise de salut. Après tout, aujourd'hui était un jour de trêve, de paix. Je partis m'asseoir au premier rang, y trouvant ainsi mon meilleur ami et plus grand allié, Yoren. Je lui serrais la main en l'étreignant, puis je serrais ensuite la main de Soren, son frère, et je pris place aux côtés de Yoren, pouvant ainsi lui parler avant que la cérémonie ne commence. Je le questionnais donc sur son voyage, et sur maintes choses encore, mais le... dieu des narniens se mit à parler, et réussit également à captiver tout le monde et à obtenir le silence. Je me tus également, remarquant l'emprise qu'avait ce lion sur son peuple, même plus, puis je vis ensuite les deux mariés arriver.

    Je regardais mon ancien et si je ne me trompais pas, ami retrouvé, arriver et attendre sa future femme. En effet, Chris et moi avions été en froid quelques années, mais il m'avait envoyé une lettre il y a déjà quelques mois, et nous avons finis par correspondre ainsi jusqu'au jour d'aujourd'hui. Étant arrivé à Narnia hier, j'avais pu ainsi le revoir, et nous avons longuement parler de maintes choses, et il m'avait d'ailleurs même demandé d'être son témoin pour le mariage. J'avais bien entendu accepté, et j'avoue être assez fier de l'avoir retrouvé. La première des mariées sembla arriver, vu les regards des deux mariés justement, ce qui me poussa à me retourner pour voir laquelle des deux pénetrait dans la salle. Je remarquais alors qu'il s'agissait probablement de Serena, il me semble, qui devait être la fiancée de Liven. Je me souvenais alors que je le connaissais, et que j'avais même réussis à faire bannir Selenia de Telmar car elle avait refuser de le tuer. Et bien visiblement, il semblait très heureux aujourd'hui... Quoi de plus normal, en un sens. Je remarquais même qu'ils avaient l'air d'avoir un fils, étant donné que les trois étaient blonds et se ressemblaient. Je sentais ensuite que la seconde mariée arrivait, et je tournais la tête pour voir la sœur de mon meilleur ami entrer, son bébé dans les mains. Peut-être que son bébé serait d'ailleurs la future héritière de Calormen, qui sait...

    Je finis alors par regarder les mariés en remarquant que même si j'avais réussis à faire certaines choses, je restais le dernier. Yoren n'était pas marié, et n'avait aucun enfant mais il avait une sœur bientôt mariée et qui venait d'accoucher. Calormen avait un avenir, quoi qu'il advienne... Les archelandais étaient gouvernés par nous, donc ils n'avaient « aucun soucis » à se faire. Narnia avait perdu un roi et paraitrait-il, gagner une héritière. Certes, je tenais derrière les barreaux du palais la femme qu'Edmund aimait, mais il avait une fille. Et moi.. Je n'avais aucune descendance, aucune compagne officielle. Des maitresses, j'en avais oui. Je n'allais pas avec n'importe qui cependant, mais j'avais un peu de mal à les voir ces temps-ci. Mon esprit était occupé par une... idée, une hypothèse et un plan. Je fermais les yeux un instant pour tenter d'oublier certaines choses et je les rouvris en me focalisant sur les mariés.

    Ah, ben justement, un couple venait d'être officialisé. J'applaudissais en compagnie des autres invités, puis je me levais en même temps que Yoren, et nous rejoignîmes ainsi Chris et Crystal. Je me positionnais près de mon ami, attendant le bon moment avant de sortir de ma poche le coffret, puis je laissais Chris prendre l'alliance et le regardait la passer au doigt de sa.. femme, étant donné qu'ils devinrent mariés à leur tour. Je rangeais la boîte avant d'applaudir, puis je me dirigeais ensuite avec Yoren, ainsi qu'avec les témoins des Ellingson me semble t-il, vers les parchemins sur lesquels nous devions porter nos plumes. Je trempais donc ma plume dans l'encre et signais en bas du parchemin, puis passais la plume à Yoren qui fit de même. Une fois fait, nous rejoignîmes le « nouveau » couple, et Chris me prit directement dans ses bras.

    Au moins, je savais que nous étions à peu près sur la même longueur d'onde lui et moi. Ensuite, je me souvins que le bal venait de commencer, et je décidais de patienter un peu, laissant les mariés ensemble quelques instants. La musique venait de commencer, les invités partaient dehors ou bien restaient dedans, et les musiciens se mirent à jouer. Ma cavalière était Crystal, et je préférais donc attendre un peu avant de « l'emprunter » à mon ami. Je jetais donc un coup d'œil à la salle, me demandant si j'allais y trouver ce que je désirais. Mais la soirée ne faisait que commencer, et mieux valait attendre un peu avant de m'emballer et de... de peut-être prendre une mauvaise décision. De nombreuses minutes s'étaient écoulées, durant lesquelles j'avais parlé avec certains invités, puis je finis par rejoindre Crystal, et je me tentais tout de même à lui parler.

    « Toutes mes félicitations pour votre mariage. Je suis ravis de voir que Chris t'as choisie pour épouse. Et vous avez une petite fille vraiment très belle. Tu désires rester avec elle et ton mari, ou je peux espérer obtenir une danse avec ma cavalière, qui se trouve être l'une des plus belles femmes ici présentes ce soir ? » lui adressais-je, avec un sourire. Bien-sûr, je lui faisais comprendre que je lui parlais en toute amitié. Après tout, n'étais-je pas le meilleur ami de son frère ainé et un ami de son mari ?

_____________________
Votre récompense vous l'aurez quand viendra ce beau jour
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Lun 18 Juil - 16:30

    Depuis ce matin, la maisonnée Hastings était en émoi. Le paternel criait dans tous les sens sur les domestiques, l'ainé des fils Hastings ne trouvait plus ses bottes en cuir qu'il venait pourtant, de cirer et Nicolas n'était toujours pas habillé. Si tout le monde était aussi pressé et anxieux c'était parce qu'aujourd'hui c'était un grand jour. Les Hastings avaient deux mariages à Cair Pavarel. Une calèche s'arrêta devant la maison Hastings, les domestiques chargèrent les bagages. Caire Pa Varel était assez loin, aussi avait-il décidait de dormir chez des amis le soir. C'était mieux ainsi que de devoir reprendre la route, tard dans la nuit. Puis à court sûr Nicolas et son frères ne seraient pas nets ce soir, ils avaient fait le pari de celui qui va boire plus que l'autre. Enfin, si chez les hommes tous n'étaient que désordre, dans la chambre de Charlotte tout n'était que silence. Sa chambre était fermé à clé, son balcon était ouvert et le soleil perçait le rideau blanc pour faire comme une auréole sur les cheveux de Charlotte. La demoiselle n'avait qu'une domestique, les autres étant toutes trop occupées elle avait dû se résigner à n'en prendre qu'une. Depuis très tôt ce matin il c'était lever rien que pour se préparer. Tout d'abord elle prit un bain de mousse au jasmin. Sa domestique frotta ses cheveux avec un savon à la lavande et elles partirent devant la coiffeuse de Charlotte habillée de son peignoir corail. Les deux femmes se regardèrent. Que faire comme coiffure . Question difficile car, les cheveux de Charlotte étaient lisses et tout ce qu'on mettait dans ses cheveux glissait. La domestique prit alors le relais et demanda à sa maitresse si elle avait carte blanche. Du moment qu'ont leur coupé pas les cheveux où qu'on lui rasait pas la tête, Charlotte accepta. Cela dura une heure. Le temps de boucler les cheveux blonds et de les arranger au mieux. À la fin, Charlotte put admirer son chignon qui relevait son visage soyeux.

    Charlotte enfila sa robe. Et quelle robe ! La jeune Hastings l'avait fait faire sur mesure pour elle. Personne à part elle-même ne savait comment elle était. Ce serait la surprise pour les invités et pour sa famille. La robe de Charlotte était longue en tissu fin et frais, la couleur était bleu turquoise comme la couleur des yeux de Charlotte. Une ceinture en or soulignait sa taille fine et enfin, le dernier accessoire en cas de brise un voile attaché en cape qui couvrait les épaules nues de la jeune fille. Charlotte se regarda dans le miroir, elle se trouvait élégante. L'était-elle ? Sa domestique lui apporta ses boucles d'oreille en argent,un bracelet au poignet et ses talons bleu turquoise. Elle était fin prête. La demoiselle descendit les escaliers et ses frères se retournèrent pour la voir. Nicolas se permit de siffler et Thomas se contenta de sourire.

    Nicolas Hastings: «Tu es magnifique. Papa viendra plus tard, il doit régler quelques affaires. Nos chevaux sont prêts. »

    Charlotte regarda son frère, pardon ? Ils y allaient à cheval ?! Ce n'était pas possible elle allait salir sa robe. En soupirant elle repartit dans sa chambre pour se déshabiller et enfile une tenue de cavalière. Sa domestique mit sa robe dans un sac et enfin, les enfants du Pape s'en allèrent au galop. Ils prirent très peu de temps au final. Les Hastings s’arrêtèrent chez leurs amis pour que Charlotte puisse se rechanger. Et ils empruntèrent la calèche de leurs amis pour aller au château. Les Hastings n'avaient jamais vu Narnia et ils étaient tous émerveillés par la beauté des paysages. Ils furent éblouie par la magnificence du château Cair Pavarel. Nicolas aida sa soeur à descendre. Des milliers de personnes se précipitaient au château. On aurait presque dit une soirée mondaine. C'était presque cela, après tout deux couples se mariaient, sans oublier le baptême. Thomas quitta son frère et sa soeur pour allait déposaient les présents et suivit le domestique Narnien. Nicolas ne voulant pas lâcher sa soeur qui semblait perdue la ramena jusqu'à la cérémonie. Heureusement, on leur informa qu'ils n'étaient pas obligés de se séparer tout de suite. Ce fut un soulagement pour Charlotte qui se sentait perdu dans ce milieu non pas hostile mais, inconnue. Les chaises commençaient à se remplir. Elles finirent par tous êtres pris. Le Tisroc était déjà là, ainsi que le Roi Edwin. Charlotte lui offrit un sourire mais, il sembla pas le voir. Rien de plus normal, car une des mariées fit son apparition. La jeune blonde ne savait pas qu'elle était le prénom de la mariée mais, elle tomba en admiration devant cette femme magnifique vêtue de blanche. Ils se dirent oui et un concert de mouchoirs se firent entendre. Même, la jeune Hastings ne put s'empêcher de verser une petite larme. C'était si beau, deux personnes qui se disent "oui" pour l'éternité. Ça changeait des mariages religieux étranges que procédait le père de Charlotte. Vient enfin la deuxième mariée aussi ravissante que la première. Ils se dirent oui et on passa au baptême. Quand le dieu Narnien déposa une fleur derrière l'oreille de la petite fille, Charlotte versa une deuxième larme. Les personnes applaudirent et on se leva.Les témoins partirent signer les registres, on emmena les invités aux vins d'honneur. C'est là que Nicolas quitta sa soeur en déposant un baiser sur sa joue. C'était dommage qu'ils ne puissent restaient ensemble mais, Nicolas avait une cavalière et un pari à gagner puis Charlotte avait son cavalier. C'était le Roi Cor, elle ne le connaissait que de nom mais, elle était très honorée d'être sa cavalière. Avant de le rejoindre, elle partit vers Liven et son épouse,les nouveaux mariés. Si elle ne connaissait pas la mariée ce n'était pas le cas pour le marié. Elle arriva souriante.

    «Madame, Monsieur. Mes sincères félicitations et tous mes voeux de bonheurs. Liven, je suis assez fière de toi, ton épouse est ravissante. je ne vais pas vous déranger plus longtemps. Prenez grand soin de vous. »

    dit-elle souriante avant de s'en allez. Charlotte repéra son frère au loin, il rigolait avec sa cavalière. Elle comprit très vite le petit jeu de Nicolas. Quand à Thomas, il était déjà au bar et ne quittait plus sa chaise. La honte pour la famille Hastings. Dommage que le pape n'était pas encore là, il aurait vite fait d'arranger ce petit problème pour ne pas une fois de plus ajouter un autre scandale à la famille Hastings.


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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Lun 18 Juil - 23:17

J'arrivai dans la salle du bal, vêtue d'une robe de soirée bleu nuit, tendue et un peu stressée. C'était la première fois que je me retrouvait en présence de tant de monde depuis ma période de captivité... Ce douloureux souvenir me fit froncer les sourcils, et devant le regard interrogateur de Jean Charles, mon cavalier, je me ressaisit. Comment en étais-je arrivé là? Le soir même, j'avais décidé de me reprendre en main, de sortir un peu, quand j'avais rencontré Lou et les mariés, en sortant de mon nouveau chez moi à Archelia, qui se rendaient au bal. La petite m'avait proposé de venir, et j'avais accepté de m'y rendre en compagnie de JC...

Je jetai un coup d'oeil vers lui. L'adolescent rouquin affichait un air béat en suivant du regard une jolie fille qui passait a côté de lui.

J'examinai la situation. J'étais là, en plein coeur de la fête, regardant autour de moi telle une louve timide. J'avais l'impression d'être la 3eme roue du carosse, le mouton noir du troupeau, tout ce que vous voulez... (Mes connaissances en expressions sont assez limitées, voyez-vous.) Bref. Je ne me sentais pas à ma place.

Je profitai que mon cavalier se rue vers le buffet pour m'eclipser en silence dans un coin moins bondé.
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Mar 19 Juil - 14:01

    La blanche. Non, la noire. Non, le noir ça attire la chaleur ! Donc logiquement, c'était la chemise blanche qui irait le mieux... Mais c'est la mariée qui s'habille en blanc, non ? Une chemise dans chaque main, Christian était en pleine crise de stress au milieu de sa chambre. Enfin, de sa nouvelle chambre. Il avait trouvé un arrangement pour venir vivre à Narnia et être plus près de Mallory : Une petite vieille vivait toute seule dans une maison qui n'était qu'à dix minutes de celle des Grace, ce qui arrangeait Christian puisqu'il venait les voir plus souvent qu'avant. La vieille femme avait besoin de quelqu'un pour l'aider au quotidien et Christian cherchait une maison à Narnia. Au final, ils s'étaient trouvé un terrain d'entente. Seul désavantage : La petite vieille n'avait plus vraiment toute sa tête, par moment...

    D'ailleurs en parlant d'elle, la vieille femme venait d'entrer dans la chambre. Désespéré, Christian se tourna vers elle en quête d'un peu d'aide de sa part. Coiffée de son habituel chignon gris et armée de ses baguettes à tricot, mamie s'approcha de Christian à petits pas pressés.

    " Un problème, mon petit chéri ? "

    La première fois que mamie l'avait appelé comme ça, Christian avait eu un peu de mal à accepter ce surnom mais avait finit par s'y habituer au fil du temps. Il lui montra ses chemises étalées sur son lit et celles qu'il avait en main avant de s'expliquer.

    " J'hésite entre ces deux là... "

    " Est-ce que tu as déjà trouvé le reste de ta tenue ? "

    Gros silence. Un peu gêné, Christian réfléchit rapidement. Il avait été tellement préoccupé par ses chemises qu'il en avait oublié qu'il devrait aussi mettre un pantalon... Sans rien dire, Christian alla ouvrir son armoire et jeta un rapide coup d'oeil avant de sortir un pantalon gris assez léger.

    " J'avais pensé à ça... ? "

    Avant qu'il ne puisse dire autre chose, mamie lui prit le pantalon des mains ainsi que les chemises blanche et noire. Elle resta quelques secondes à les fixer puis jeta la chemise noire à l'autre bout de la pièce et lui tendit le pantalon avec la chemise blanche.

    " Mets la blanche, mon petit chéri ! "

    " Merci mamie " dit Christian avec un sourire en l'embrassant sur la joue qu'elle lui tendait.

    " De rien mon petit chéri. " répondit mamie en sortant. Christian s'apprêtait à enfiler la chemise quand il l'entendit rajouter depuis les escaliers : " Et n'oublie pas de changer tes sous-vêtements ! "

    Quelques minutes plus tard Christian avait enfilé la chemise, le pantalon et bien sûr les sous-vêtements propres recommandés par mamie. Après avoir rangé sa chambre, Christian descendit dans le salon où sa petite vieille était installée, toujours très prise par son tricot. Une fois qu'il l'eut rejoint, elle posa son tricot et remit ses lunettes en place pour mieux le regarder. Un sourire s'afficha sur son visage et elle prit la joue de Christian entre ses doigts, lui arrachant une grimace mélangée à un sourire forcé.

    " Comme tu es beau, mon petit chéri ! Pars vite, tu risques d'être en retard. Passe le bonjour à ta petite Mallory ! "

    En réponse à l'étonnement de Christian, elle lui fit un clin d'oeil et retourna à son tricot sans donner plus d'explications. Mais elle avait raison, il risquait d'être en retard s'il ne partait pas tout de suite. Par chance, il avait réussi à se débarrasser d'Angélique et Diabolique (ses bonne et mauvaise consciences) en les enfermant dans la maison de poupée qui leur servait de résidence privée : Un problème en moins ! Il adorait ces deux petites miniatures, il était bien bien content de les avoir quand il était tout seul. Mais il préférait les garder éloignés de lui pendant le bal, on ne savait jamais ce que ça pouvait donner.

    Une fois sortit de la maison, il hésitait entre aller chercher Mallory ou partir de suite. L'hésitation ne fût pas très longue : il partit chez Mallory vérifier si elle était toujours là. Après avoir toqué trois fois à la porte, Christian se souvint qu'elle avait été invitée au mariage et était donc déjà là-bas. Un peu déçu, il fit demi-tour et commença le chemin vers Cair Paravel tout seul.

    Au bout de vingt minutes de marche, Christian entendit un craquement de branche derrière lui et sursauta. Être seul dans une forêt ne le rassurait déjà pas trop, si il se mettait à entendre des bruits louches... Non, on ne panique pas. Prenant une grande inspiration, Christian reprit sa marche jusqu'à entendre à nouveau des bruits de pas derrière lui. Cette fois, ils étaient plus près... Il eut d'abord le réflexe de chercher son épée de sa main droite mais se souvint vite qu'il ne l'avait pas prise (question de style). Il commençait sérieusement à paniquer et envisagea carrément de partir en voyant un buisson bouger. Si jamais il se retrouvait face à une grosse brute... Ou un tueur en série, ou alors le grand méchant loup ? Figé sur place, Christian poussa un grand cri en voyant un homme bizarre, vraiment bizarre, sortir du buisson en sautant. Les jambes tremblantes, Christian fixa l'homme en se demandant d'où il pouvait bien sortir. Comme l'homme se mettait à flairer tous les arbres des alentours et n'avait pas l'air de vouloir le manger, Christian se décida à lui parler.

    " Vous... Vous cherchez quelque chose, monsieur ? "

    Comme si personne ne lui avait parlé depuis des siècles, l'homme s'arrêta net et regarda Christian en le détaillant longuement puis s'approcha de lui assez près pour qu'il manque de tourner de l'oeil. Il y eut encore quelques secondes de silence, et l'homme parla soudain très fort et d'un ton agressif :

    " JE CHERCHE MESSIRE ! "

    Manquant de tomber, Christian recula de quelques pas et s'arrangea pour garder une distance respectable.

    " Oh... Je peux peut-être vous aider, monsieur... ? "

    " OUILLE ! " hurla l'homme.

    " ... Monsieur Ouille ? " demanda Christian en hésitant.

    " JACQUES OUILLE ! " affirma ce dernier avec un grand sourire niais qui découvrait une dentition... pas très fraîche.

    Après cette charmante présentation, Mr. Ouille et Christian firent un accord : Mr. Ouille connaissait bien le pays et emmènerait Christian jusqu'à Cair Paravel et en échange, il l'aiderait à chercher "Mr. Messire" en route. Une chose était sûre : Ce Jacques Ouille était un vrai fou. Il avait parfois un comportement qui se rapprochait de celui du chien et se mettait à renifler les gens qu'ils croisaient en chemin, ce qui mettait Christian très mal à l'aise. Au bout d'un moment, il s'arrêta même au bord de la forêt après avoir vu un oiseau qu'il voulait chasser. Commençant à s'impatienter, Christian le regarda souffler dans ses mains pour imiter le chant des oiseaux mais la seule chose qu'ils "chassèrent", ce fût une femme qui tomba de l'arbre assise sur un trapèze comme sur une balançoire. Poussant un soupire, Christian finit par laisser Mr. Ouille s'amuser à se balancer avec cette femme qu'il appelait "Dame Ginette" et continua son chemin tout seul.

    Une fois arrivé Christian remarqua que le bal avait déjà commencé. Il se renseigna et apprit qu'il n'était en retard que d'une dizaine de minutes. Bonne nouvelle ! Maintenant, il lui fallait trouver une certaine Serena... Un peu perdu, Christian leva la tête et vit des banderoles qui affichaient des noms. Sûrement ceux des mariés... Ah, une des mariées s'appelait Serena ? Il avait donc été mis avec une mariée, il risquait d'être encore plus timide que d'habitude. En parlant de timidité, Christian se sentit rougir de la tête au pied en voyant Mallory passer à quelques mètres de lui, accompagnée d'un garçon blond qui avait l'air d'avoir leur âge. C'était peut-être lui, qui était venu la chercher avant Christian... Non, pas la peine de commencer à être jaloux : C'était avec lui qu'elle sortait, pas avec ce blond.

    Hésitant, Christian s'avança donc vers la mariée dont Mallory venait de s'éloigner et attendit patiemment qu'elle soit disponible afin d'aller lui parler.

    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Mer 20 Juil - 17:12

    (Mon correcteur d'orthographe m'a abandonnée, je préfère prévenir... u_u)

    " Je me réveillerai tôt, aucun risque qu'on soit en retard. "

    Et c'était précisément ce jour-là, le seul où elle devait être à l'heure, que Melody se réveilla avec trois heures de retard par rapport à son heure de réveil habituelle. Quand elle ouvrit les yeux, elle fut d'abord totalement perdue : dans sa chambre, il n'y avait pas autant de luminosité et la fenêtre était à la droite de son lit et pas en face... Et le lit était beaucoup moins dur. Quand ses yeux se furent un peu mieux habitués à la lumière, Melody regarda vaguement autour d'elle puis finit par comprendre qu'elle était dans le salon au milieu d'un gros tas de coussins et de couvertures. En regardant mieux, elle vit même quelqu'un d'autre qui avait l'air d'avoir dormi avec elle. En sursautant, elle mit maladroitement sa main dans un bol rempli de dragées qui était posé à côté d'elle, et tout le contenu se renversa un peu partout. En soufflant, Melody se releva et fit un sourire à la personne qui venait elle aussi de se réveiller, et qu'elle finit enfin par reconnaître.

    " Mallory ? "

    Voilà, ça lui revenait maintenant : Mallory était venue dormir chez elle pour qu'elles puissent se préparer ensembles avant d'aller au mariage et hier soir, elles avaient parlé pendant très, très (...) très longtemps et très tard, au milieu des bonbons que Mallory avait ramené. En passant une main dans ses cheveux, Melody remarqua qu'ils étaient assez emmêlés et se souvint également qu'elles avaient fait une énorme bataille avec les oreillers, ce qui avait obligé son chat à aller dormir dans une autre pièce. Après quelques secondes de grosse frayeur pendant lesquelles elle se battit avec ses propres cheveux pour récupérer sa main, elle se releva en évitant de renverser autre chose sur son passage et jeta un coup d'oeil à la fenêtre. Bizarre, en général le soleil n'est pas aussi haut le matin... Ou alors, le matin était déjà passé. En se tournant vers son amie, Melody la regarda et elles ouvrirent des grands yeux en même temps quand elles se rendirent compte de ce que ça signifiait :

    " On va être en retard au mariage ! "

    Elles restèrent quelques secondes à se regarder avec un air effaré, puis Melody fût la première à réagir.

    " Prend la salle de bain au bout du couloir, je prends celle qui est là-haut. "

    Pour une fois, elle voyait de l'intérêt à avoir deux salles de bains. Elle avait finit sa phrase en criant pendant qu'elle montait les marches en vitesse, se faisant déjà un plan en tête pour se préparer efficacement et arriver à l'heure. Une fois entrée en trombe dans la salle de bain, Melody commença à faire couler de l'eau pendant qu'elle fonçait devant le miroir pour l'inspection du matin. Évaluation des dégâts. Bilan : les cheveux seront le pire. Et elle avait vu juste : quand elle sortit de la salle de bain après s'être lavée, avec une serviette sur elle pour aller jusqu'à sa chambre et s'habiller, elle constata que leur état avait empiré. Grâce à l'eau, ils étaient donc maintenant emmêlés, trempés et bien bouclés. Si les cheveux s'y mettaient aussi, ça allait être long...

    Après avoir levé les yeux au ciel Melody s'assit sur son lit et la brosse à cheveux en mains, serra les dents. Au bout d'une "bonne" demi-heure, elle avait réussit à défaire tous les noeuds. En poussant un soupire de soulagement, elle se laissa tomber en arrière pour finir allongée sur le lit mais se redressa aussitôt : pas question de prendre encore plus de temps. Toujours en tenant la serviette contre elle, Melody se leva et alla jusqu'à son armoire pour prendre la robe qu'elle avait prévu de mettre. Une fois qu'elle eut posé la robe sur son lit, elle la regarda en hésitant encore. C'était loin d'être dans ses principes, d'acheter une robe rose (ou violette), et encore moins de la porter. D'un côté, celle là lui avait vraiment beaucoup plu quand elle l'avait vue. Non, c'était loin d'être le moment de changer d'avis.

    Mais au moment où elle commençait à s'habiller, Melody se rendit compte de quelque chose en regardant la robe : Le haut était en bustier, impossible donc de mettre quelque chose en dessous. Elle n'avait pas une poitrine très généreuse, le problème n'était pas là. C'était plutôt le fait que la robe pouvait tomber, qui l'inquiétait... Elle n'avait plus qu'à esperer avoir un peu de chance là dessus.Pendant qu'elle enfilait la robe, elle espérait de tout son coeur que Mallory réussirait à la lui attacher. Après avoir reculé de quelques pas, Melody se regarda dans le miroir : ça avait l'air de bien tenir. Avec un sourire, elle attrapa la pince à cheveux qui se trouvait sur une petite étagère à côté d'elle et rassembla avec quelques mèches à l'arrière de sa tête pour dégager un peu son visage. Elle était presque prête, et avec un peu de chance Mallory aussi. Une main sur le haut de sa robe pour la tenir et l'autre qui tenait ses talons, Melody descendit les marches quatre à quatre et retrouva Mallory dans le salon, qui l'aida à serrer le haut de sa robe du mieux qu'elle pouvait.

    " Bon, on est prêtes je pense... On devrait se dépêcher. "


    Après avoir aidé Mallory à son tour et une fois ses chaussures mises, Melody sortit de la maison avec Mallory et glissa la clé derrière des fleurs, là où elle était sûre de la retrouver. Et de toute façon si quelqu'un voulait s'aventurer à entrer, il ou elle serait stoppé par deux choses : d'abord, le chat. Et ensuite, le salon que les filles avaient laissé sans dessus-dessous.

    " J'espère que tu sais courir avec des talons ? " En voyant Mallory hocher négativement la tête, Melody commença à sourire. " Moi non plus. On fera avec ! "

    Elle attrapa la main de Mallory et l'entraîna à travers les rues du village, faisant comme elle pouvait pour ne pas finir étalée par terre. Heureusement qu'elle connaissait quelques raccourcis, autrement elles en avaient pour la journée. Soudain la main de Mallory la lâcha, et Melody s'arrêta net en la voyant tombée par terre. Elle se dépêcha de faire demi-tour pour l'aider à se relever, et une grimace apparut sur son visage quand elle se baissa. Profitant d'être à quelques centimètres de son amie, elle parla à voix basse en priant pour que personne ne l'entende.

    " Ma robe vient de se défaire... "

    Là, elles eurent le même regard de panique que quand elles s'étaient réveillées. Melody mit plus de temps à se lever que Mallory, puisqu'elle avait une main plaquée sur sa poitrine pour empêcher comme elle pouvait la robe de tomber. Et bien sûr, il fallait que ça arrive en plein milieu de la place du village... Rapidement, elle entraîna Mallory dans un coin plus désert, le temps qu'elle lui refasse un noeud plus solide. Pendant qu'elle relevait ses cheveux pour permettre à Mallory de mieux voir ce qu'elle faisait, elle l'entendait s'énerver sur le noeud sans arrêter de le faire et le défaire. La prochaine fois elle prendrait une robe plus simple. Elle se lèverait tôt, aussi. Quand Mallory eut réussit, elles repartirent dans leur course. La chance commençait à leur sourire, jusqu'à ce qu'elles arrivent cette fois à la sortie du village.

    " Oh non... " lâcha Melody en soupirant.

    Sur toute la sortie, il y avait au moins une dizaine de charrettes qui se suivaient et bouchaient le passage. Leurs propriétaires étaient descendus et se disputaient pour savoir qui passerait en premier. Une main sur le front, Melody regardait devant elle avec anxiété à la recherche d'un passage. A moins de passer sous les charrettes en rampant, elle ne voyait pas trop comment faire... Et pas question d'arriver en retard au mariage de Liven et Serena. Elle était la demoiselle d'honneur de Serena, comme Mallory, et le témoin de Liven qui en plus de ça était son meilleur ami : pas question de le laisser seul avant la cérémonie, tel qu'elle le connaissait il devait être mort d'inquiétude. Et en plus, elle lui avait promis d'arriver en avance pour rester avec lui... Les bras croisés, elle patienta à côté de Mallory jusqu'à ce que les hommes qui se disputaient se rendent compte qu'elles attendaient pour passer. Au bout d'un quart d'heure, ils avaient réussi à se mettre à peu près d'accord et s'arranger pour laisser les filles passer.
    Pendant le reste du trajet qu'il leur restait, elles finirent en marchant, épuisées et perdant l'espoir d'arriver à l'heure. Quand elles arrivèrent devant les portes de Cair Paravel,, Melody cru d'abord que les deux gardes qui étaient là allaient les empêcher de passer et ralentit l'allure quand le premier se mit à parler au deuxième.

    " C'étaient bien deux filles dans leurs âges, qui allaient sûrement arriver en retard ? "

    Après confirmation du deuxième garde, il les laissa passer en leur indiquant la direction à prendre. D'après les indications des gardes, elles auraient dû mettre cinq minutes à arriver dans les jardins et tournaient en rond depuis dix minutes.

    " Voilà, on est perdues dans ce labyrinthe... "

    A bout de souffle, elle s'appuya contre le mur et sursauta en entendant un grognement puissant derrière elle. En tournant la tête lentement tant elle redoutait ce qu'elle allait voir, Melody fit signe à Mallory de venir. Le point positif, c'est qu'elles avaient trouvé les jardin et voyaient où étaient les escaliers pour y descendre. Le point négatif, c'est que les escaliers arrivaient sur le côté de l'espèce d'estrade qui était dressée, et que la cérémonie était sur le point de commencer. Discret, comme entrée... Après s'être échangé un regard inquiet, les deux amies descendirent le plus discrètement possible et allèrent s'asseoir sur les deux chaises libres qu'il restait, à côté de quelques amis. Alors qu'elles commençaient à parler avec quelques personnes pour savoir si elles avaient raté quelque chose, quelqu'un s'approcha d'elles et leur demanda de les suivre. Etonnée, Melody lui obéit en jetant un regard interrogateur à Mallory, quand l'homme qui se présenta comme "Dédé" et s'énerva comme si elles avaient commis un meurtre, disant des choses comme "Un retard ! Le jour d'un mariage !" en les entrainant vers les mariés qui venaient d'arriver.

    L'une à côté de l'autre, elle regardèrent Liven et Serena s'approcher pour échanger leurs voeux de mariage devant Aslan, dont Melody trouvait la présence à la fois rassurante et un peu inquiétante. Quand le lion se mit à parler, elle sentit comme un souffle chaud la traverser et jeta un coup d'oeil à Mallory en se demandant si elle avait la mêm sensation. Peut-être pas, puisqu'elle n'était pas née ici... Il faudrait qu'elle pense à lui demander plus tard. Silencieuse, elle écouta attentivement ce qu'il se passait en souriant et applaudit en même temps que tout le monde au moment du baiser. Ils étaient sûrement les personnes les plus heureuses de la journée, et méritaient vraiment de l'être. Sans quitter son sourire, Melody recula en même temps que Mallory pour laisser la place au deuxième mariage. Toujours silencieuse, Melody resta à côté de Mallory en écoutant Aslan poser les mêmes questions qu'avant jusqu'à ce que quelque chose détourne son attention, ou plutôt quelqu'un.
    Pendant que tout le monde applaudissait à nouveau, elle regarda plus attentivement en face d'elle et sentit les battements de son coeur s'accélerer en reconaissant Soren. Elle commença à sourire et s'arrêta net en se souvenant d'un détail, qui avait été un sujet de conversation la veille avec Mallory : le bal. Mallory avait eu la chance de tomber sur quelqu'un qui avait l'air plutôt gentil, mais en ce qui concernait Melody... Elle allait finir par croire qu'en matière de bal, elle était maudite. Au dernier bal auquel elle était allé, elle était censée passer la soirée avec le frère d'une fille qu'elle n'appréciait pas. Et maintenant, elle était censée rester avec le frère de son petit-ami, qu'elle ne connaissait pas et n'avait d'ailleurs aucune envie de connaitre. Mais elle avait aussi gardé de très mauvais souvenirs du bal de printemps, qui l'avaient decidée à ne plus jamais participer à aucun bal. Et c'est ce qu'elle comptait faire : Une fois que la cérémonie serait terminée, elle irait parler un peu avec Liven et Serena et s'éclipserait discrètement. Seule Mallory était au courant de cette idée, et elle comptait sur elle pour la couvrir si besoin. Mais maintenant qu'elle avait vu Soren... Non, pas question de changer ses plans. Après avoir été appelée pour signer ds papiers en tant que témoin, Melody se glissa parmis quelques personnes pour rejoindre Liven et Serena, entrainant Mallory avec elle.

    " Désolée pour le retard, on a eu un peu de mal à se lever et... "

    Elle voulut ajouter un "Félicitations", mais préféra les serrer contre elle sans rien dire. Ils la connaissaient assez bien pour savoir ce que ça signifiait. Après s'être décalée pour laisser les autres personnes qui étaient venues leur parler, elle adressa un grand sourire à Liven en lui faisant signe qu'elle viendrait le voir plus tard et se tourna vers Mallory.

    " Je vais essayer de partir tout de suite, tu diras bonjour à Christian de ma part si tu le croises. "

    Ah, encore un de leurs sujets de conversations préféré : Christian, le petit-ami de Mallory. Elle serait bien restée avec elle, mais il y avait 9 chances sur 10 pour qu'elles se revoient avant la fin de la semaine. Maintenant, objectif "trouver la sortie". Comme tout le monde allait dans le même sens, Melody se faufilait comme elle le pouvait entre les gens pour se frayer un chemin jusqu'aux escaliers. Seulement, quand on est à la fois seule et en contre-sens, c'est un peu compliqué... Surtout quand on se cogne contre quelqu'un. Avec un mauvais préssentiment, Melody releva la tête pour voir contre qui elle s'était cognée. Peut-être que son imagination lui jouait des tours, mais elle avait l'impression d'être tombée sur le frère de Soren... Premièrement, ils avaient les mêmes yeux. Deuxièmement, elle entendit quelqu'un passer près d'elle, lesregarder et engager une conversation avec son amie, dont elle entendit quelques mots dont "Yoren". Bon... Le point positif, c'était qu'il ne la connaissait pas et qu'elle avait donc encore une petite chance de partir. Sans rien dire, Melody se décala et se figea en entendant quelqu'un passer près d'elle et lui dire joyeusement "Bonjour Melody !" Pour passer innaperçue, c'était raté...


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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Mer 20 Juil - 17:18

    Qui a dit que les réveils n'existaient pas à Narnia ? Leslie, elle, en avait un. Son réveil n'était peut-être pas très bien réglé, mais au moins il marchait à tous les coups : Son Gugus ! Gugus est une petite souris adoptée par Leslie, qu'elle a d'abord voulu former en tant que souris tueuse. Mais elle s'est vite rendue compte que Gugus était bien trop gentil pour ça et lui a seulement appris rapidement à parler l'humain.

    Ce matin, comme tous les matins où il savait que Leslie devait se lever tôt, Gugus avait ramené toutes ses amis souris dans la chambre de Leslie pour la réveiller en musique. Ces souris étaient d'anciennes esclaves d'une jeune fille qui passait son temps à faire le ménage pour ses deux affreuses belles-soeurs. Maintenant, Gugus les entraînait à devenir de gentilles souris libres et en échange, elles l'aidaient volontiers à rendre divers services à Leslie, comme ce matin donc. Pendant que Leslie dormait encore, les souris (qui étaient assez nombreuses pour ça) se dispersèrent un peu partout dans la chambre et Gugus donna le signal. Toutes en choeurs, les souris se mirent à chanter quelque chose de totalement incompréhensible à cause de leurs petites voix suraiguës et du fait qu'elles chantaient uniquement dans une langue appelée le "yaourt" ( sur cet air là http://www.youtube.com/watch?v=KfrcGTe0cnU).

    N'importe quelle personne se serait réveillée en sursaut. Leslie, elle, sauta hors de son lit d'un saut de gazelle. Parfaitement réveillée et toute fraîche, la petite blonde partit vers sa coiffeuse en exécutant quelques pirouettes, puis atterrit sur la petite chaise devant le miroir au moment même où les souris s'arrêtaient brusquement de chanter.Elles se regardèrent toutes et partirent se cacher sous le lit d'un même mouvement. Leslie comprit quand ses parents débarquèrent dans sa chambre, énervés, et se mirent à lui crier des tas de choses en d'une même voix. Parmi les quelques paroles que Leslie comprit, il y avait "Folle" "Tes souris" "Mathilde" "Mauvaise fréquentation" "Bal" "Pas oublié ?" Ce qui donnait : "Tu es folle, laisser entrer tes souris ! C'est à cause de Mathilde tout ça, cette fille est une mauvaise fréquentation ! Et tu dois aller au bal, jeune fille, j'espère que tu n'as pas oublié ?"

    Même si Gugus s'était caché sous le lit avec les autres souris, Leslie était certaine qu'il tremblait autant qu'elle. Bal ? BAL ? L'endroit où tout le monde est content, où les filles doivent s'habiller en rose et être avec des... Garçons ? A cette pensée, Leslie ravala sa salive. Elle détestait les garçons, depuis qu'elle était amie avec Mathilde. Mathlide lui avait tout apprit : Comment les repérer (car certains se déguisaient en filles, ou en tout cas faisaient bien semblant), comment leur faire peur, etc... En tout cas, hors-de-question qu'elle aille à ce bal où ses parents voulaient la trainer. Elle était une fille, une vraie, et n'allait pas se laisser faire ! Prenant son courage à deux mains, Leslie se leva face à ses parents en serrant les poings et s'arrêta net en voyant le regard qu'ils lui lançaient : LE regard qui pouvait vous calmer une Leslie révoltée. Pour une fois, elle allait peut-être oublier un peu ses idées de rébellion...

    Une ou deux heures plus tard, Leslie sentait que sa fierté en avait prit un sacré coup... Devant son miroir, elle les larmes aux yeux en se voyant bien coiffée, habillée d'une robe blanche/grise à bretelles fines qui brillait sur le côté. Si jamais elle croisait quelqu'un qu'elle connaissait, sa vie était fichue... Si seulement Mathilde venait avec elle, au moins elle aurait été sûre de s'amuser ! Mais non, ses parents devaient être les seules personnes dans tout Telmar à avoir des envies bizarres, comme celles d'aller à un bal à Narnia. En plus, elle allait avoir un long trajet avant d'y être. Elle en avait parlé la veille avec ses parents, mais ces deux là avaient apparement TOUT prévu : Ils avaient calculé la distance et le trajet, en comptant le fait qu'ils habitaient tout juste à la frontière.

    Et malheureusement, ils avaient bien calculé. Durant tout le trajet, Leslie resta silencieuse. Elle était un peu rassurée d'avoir pris Gugus avec elle (la souris se cachait sous ses cheveux comme elle pouvait), mais un détail lui revint en mémoire alors qu'ils arrivaient bientôt à destination : Son père lui avait vaguement parlé d'un "Max", avec qui elle était censée rester pendant tout le bal. Récapitulatif de ses malheurs : Elle portait une robe qui lui donnait un air de petit ange. Elle allait devoir passer du temps avec un garçon. Ses parents surveilleraient pour être sûrs qu'elle soit avec ce Max et allaient inventer des tas de bêtises. Tiens en parlant de bêtises, Leslie ne s'était même pas rendue compte qu'ils étaient arrivés à Narnia. C'est les voix de ses parents qui le lui firent remarquer :

    " Leslie ma chérie, regarde comme ce paysage est frais ! Toute cette nature ! "

    Avec son regard blasé, Leslie regarda autour d'elle et se retrouva "nez à nez" avec un arbre dont une branche faillit lui crever un oeil.

    " Oui, géniale la nature. "

    " Et la couleur de l'herbe, regarde ! "

    " ... Verte ? "

    Pendant qu'ils continuaient de s'extasier devant chaque micro particule du pays, Leslie s'éloigna vers l'arbre creveur d'yeux et sortit Gugus de sa cachette pour lui expliquer la situation. Le pauvre petit avait déjà été traumatisé le jour où Leslie avait dû ranger sa chambre et s'en remettait à peine, difficile de décrire son état actuel. Après l'avoir posé sur un cailloux, Leslie s'assit à côté de lui.

    " Gugus, je crois que je vais devoir passer pour une petite fille... gentille... "

    Comme si la petite souris comprenait tout, elle se cacha les yeux de ses deux mains.

    " Reste bien caché, sinon on aura des ennuis. C'est bizarre, mais... Je crois que les petite filles gentilles ont peur des souris. "

    Elles étaient bizarres aussi, ces petites filles gentilles. Comme Gugus avait l'air d'avoir compris l'idée, Leslie le remit dans sa cachette où il resta tranquille jusqu'à ce qu'ils soient "enfin" arrivés. Des fleurs partout, ça commençait bien !

    " Oh mais regarde Leslie, je vois un garçon là-bas qui a une tête à s'appeler Max ! " s'exclama le père de Leslie.

    Sans beaucoup de motivation, Leslie tourna la tête vers le garçon que son père lui montrait. Quelques secondes plus tard, un autre garçon le rejoignît en criant "Hé, Gustave !"Sans aucun commentaire, la petite blonde jeta un regard interrogateur à son père qui se rattrapa en lui montrant un groupe de gens dans ses âges. Comprenant le message, Leslie soupira et alla jusqu'au petit groupe d'un pas traînant jusqu'à ce qu'elle se souvienne qu'elle devait être une petite fille modèle. Avec un sourire forcé, elle prit son courage à deux mains et se décida à chercher ce Max.

    " Max ? "

    " Non, désolé. "

    Première tentative : Nulle.

    " Max ? "

    " Je suis une fille ! "

    " ... Désolée. "

    Deuxième tentative : Catastrophique. Après avoir vérifié que ses parents étaient toujours dans les parages, Leslie alla vers un autre garçon et lui demanda comment il s'appelait en esperant qu'il lui répondrait tout sauf "Max". Et... Mince, il s'appelait Max. Toujours son sourire forcé aux lèvres, Leslie prit un ton qui faisait tâche avec ses airs angéliques.

    " Moi c'est Leslie, et il parait qu'on doit rester ensembles. "
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Mer 20 Juil - 21:24

Après que nous eûmes, Chris et moi, signé les registres, la foule s’empressa autour de nous. La première fut bien entendu la mère de Chris qui s’avérait être une charmante dame. J’étais persuadée que Lou et Maëlyn se plairaient autant à la maison que chez leur grand-mère. C’était assez étrange que de rencontrer un membre de sa belle famille. En effet, le jeune Telmarin avait été très réservé à ce sujet depuis notre rencontre. J’avais senti un certain malaise quand il l’évoquait, aussi, je ne lui demandais pas d’en parler. Je confiai à la mère de Chris, ou plutôt ma belle-mère maintenant, une des choses les plus précieuses et indispensables dans ma vie, à savoir ce petit Trésor qu’était Maëlyn. Habituellement, notre bébé pleurait avec ferveur à chaque fois qu’elle sentait une présence inconnue trop proche d’elle. Et étrangement ici, la première chose qu’elle fit fut d’adresser un large sourire à sa grand-mère. Avec Chris nous échangeâmes un regard aussi étonné l’un que l’autre. Je songeai alors que la ressemblance – au niveau du caractère – entre le jeune Telmarin et sa mère devait être telle que Maëlyn ne ressentait aucun danger à être dans les bras d’une personne aussi délicate et attentionnée que son père. Sans doute aussi reconnaissait-elle une certaine odeur qui devait être semblable à celle de mon mari ? Ce serait un infini mystère. Quoi qu’il en soit, notre bébé semblait épanoui dans ses bras et cela nous ravissait tous deux.

Entre deux « Félicitations Crystal ! » ou encore « Oh Crystal, tu as une très jolie petite fille ! », je jetai un coup d’œil autour de moi pour repérer mon autre fille, Lou. Elle s’était volatilisée après quelques minutes passées avec son père et moi – ce dont je ne pouvais pas lui en vouloir car il y avait vraiment foule autour de nous, si bien que l’on pouvait en avoir la migraine. Sans trop tarder, je la repérai en train de parler avec Brendon, le fils de Serena et Liven. Un large sourire se dessina sur mon visage. Le petit duo fut alors rejoint par d’autres personnes qui m’étaient inconnues. Je décidai de la laisser faire et tant pis pour les présentations de part et d’autre. Les invités auraient le temps de la connaitre plus tard. Je balayai de nouveau l’assemblée du regard avant de repérer Aleson Pierce, une archelienne dont Lou avait aimablement proposé de venir au bal en compagnie d’un prénommé Jean-Charles. Je ne la connaissais pas bien mais les invités de ma fille sont les miens ! Et Chris partageait également ce point de vue. La voyant seule et mal à l’aise, je me dégageai de la foule qui s’était peu à peu refermée sur Chris, Maëlyn et moi. J’adressai un grand sourire à Aleson avant de la regarder et lui dire :

« Tu es très élégante Aleson ainsi vêtue. Tout ce monde peut intimider au début mais il ne faut pas avoir peur. Tu veux même que je te confie quelque chose ? J’étouffais tout à l’heure entre tous ces gens ! Je me demande encore comment Chris peut tenir… » lui déclarai-je en riant.

Cependant, je ne restai pas avec elle bien longtemps, un de mes petits cousins de Calormen, Merwan, fils de la cadette de mon père, me tira un des pans de ma robe. Il avait tant grandi ! Il devait à présent avoir trois ans. Quand j’avais été exilée, il marchait à peine. Pourtant, je n’eus aucun mal à le reconnaitre. Je le pris dans mes bras et le présentai rapidement à Aleson. Merwan me déclara alors que sa mère, Miríel désirait me voir pour me féliciter. Mon visage se crispa quelques instants avant de se détendre de nouveau. Je savais que j’allais être assaillie mais pas à ce point là ! Je souris aimablement à Aleson, toujours mon cousin dans mes bras, avant de lui déclarer :

« Mon devoir m’appelle… Mais n’aie pas peur, vas te servir au buffet, je suis persuadée que tu trouveras quelqu’un avec qui discuter. Et puis ton cavalier ne devrait pas tarder ! J’ai entendue Lou en parler à la maison et il m’a l’air très sympathique. Si tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas, je serai là ! »

Je lui adressai un regard confiant avant de me retourner vers le petit groupe – encore plus grand qu’avant – qui cernait mon mari. Sa mère n’avait plus Maëlyn dans ses bras qui était dans ceux de son parrain, Soren. Là aussi elle n’avait pas pleuré. J’en déduisis la même conclusion que pour la mère de Chris à savoir que l’enfant devait reconnaitre mon odeur ou bien les gestes en ceux que proposait mon plus jeune frère. D’un air attendri, je les regardai. Mais je fus contrainte de redescendre à la surface, une partie de la famille Eshbaan se présentant devant moi avec des cris de « Félicitations Crystal !!! » « Oh ma petite qu’est ce que tu as grandi !! » « Quand tu seras de retour à Tashbaan, le Peuple sera ravi de te revoir ! » Je perdis mon sourire quand j’entendis cette dernière phrase. C’était mon vieil oncle Naël qui avait dit cela. Je lui lançai un regard interrogateur et sentis les yeux de Chris sur moi. Lui-même avait aussi entendu cette affirmation mais ayant du tact, il continua à parler avec une de mes cousines sans prêter attention à ces propos. Naël ne comprit pas ce regard et me demanda pourquoi je le fixai ainsi. Je n’y prêtai pas attention mais lançai le même regard à mon frère aîné Yoren. Il m’adressa un grand sourire puis s’approcha de moi avant de murmurer ai creux de mon oreille un rapide « je t’expliquerai ». J’étais assez déroutée et pour le cacher je dus faire preuve d’un très grand effort. Je lâchai le petit Merwan qui retourna auprès de sa mère. Je ne savais plus où donner de la tête. J’accordai des sourires et des signes de tête à des gens que je ne connaissais pas mais qui semblaient, eux, me connaitre. Je sentis alors une pression me tirer vers l’extérieur de la foule. Je regardai dans les yeux mon sauveur et reconnus le Roi Edwin. Un immense sourire s’afficha sur mon visage. Même s’il ne me connaissait pas ni même moi – enfin, que de nom – il venait de me dégager d’une situation désagréable.

« Non non Edwin, bien sûr que non c’est même le contraire. Je n’attendais qu’un prétexte pour partir. Je n’aime pas beaucoup la foule et tout ce monde me donne mal à la tête. C’est donc avec un immense plaisir et un grand honneur que j’accepte cette danse ! »

Je regardai alors mon mari, lui demandant d’un regard si je pouvais partir en toute tranquillité. Il me le confirma par un signe de tête et je compris que je pouvais partir.

« Il faudra quand même que je ne revienne pas trop tard, il faut aussi que Chris profite de la soirée et que je m’occupe de Maëlyn. D’ailleurs, je ne sais pas où est Lou ! Enfin… Donc, tu es le meilleur ami de mon frère Yoren ainsi qu’un ami d’enfance de Chris c’est bien ça ? » lui demandais-je pour faire la conversation, le temps d’arriver jusqu’à la piste de danse. Je désirais vraiment connaitre ce jeune homme.
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Ven 22 Juil - 9:43

Dans sa cellule, la captive des Telmariens entendait des pas augmenter, elle sentait un stress envahir certaine personne dont ce Soren Esbhaan. Les jours demeuraient longs mais elle ne perdait pas espoir. Un minuscule oiseau lui apportait souvent des nouvelles des pays lointains. Son Roi n’oubliait pas son pays mais il ne trouvait aucun moyen pour le récupérer. Le frère de cette prisonnière se portait bien, il restait sous la protection des deux Grands Loups, protecteurs de la forêt Archelandaise. De son côté, la Sorcière Pure donna une partie de son plan à son monarque : elle avait réussi à semer le trouble dans l’esprit du prince Soren…mais ce dernier refusait de la voir depuis.

En l’annonce de ce mariage, on emmena la précieuse prisonnière dans une autre prison le temps que les festivités soient terminées. Enfermée dans une minuscule cellule, la jeune sorcière s’installa sur sa paillasse et ferma un instant les yeux. C’est alors qu’elle sentit son âme s’en allait loin de son monde.


**

Une douce musique était jouée au piano, elle était si belle et pourtant si mélancolique. Sighild était assise sur une chaise et portait une magnifique robe noire. Confortablement installée, la jeune femme n’arrivait pas à bouger, tout son corps était totalement bloqué.

Une main vint alors se poser sur son épaule, la force qu’elle pouvait ressentir lui faisait penser à celle d’un homme. Cet inconnu prit alors la parole :


« J’ai vu beaucoup de choses à travers ma longue vie, mais je n’aurais pas l’occasion de voir ma fille se marier. »

Les yeux de Sighild s’écarquillèrent, l’ancien roi de Calormen, le père de Soren. Ses pouvoirs augmentaient de plus en plus car ce genre de choses n’arrivaient que très rarement. Gardant son calme, la demoiselle répondit doucement :

« Votre âme peut observer ce jour votre Majesté. Soyez sans crainte, votre fille ne sera pas malheureuse aux côtés de son époux. »

« Je le conçois parfaitement jeune dame, mais en tant que père, j’aurais voulu conduire ma fille et sentir une dernière fois son parfum. Crystal ressemble tellement à sa mère… »

« Que cherchez-vous Altesse ? »

« Vous devriez vous rendre à ce mariage, rencontrez la, parlez lui, félicitez la. Faites ce que je ne puis faire en cette heure. Protégez la des dangers à venir.»

Sighild écouta ce monarque, ses désirs étaient beaucoup trop pour elle. Cependant, elle pouvait comprendre la demande d’un père à l’égard de sa fille bien aimée. Avant de d’ajouter quoique ce soit, le roi de Calormen renchérit :

« D’où je suis, ce monde que je chérissais tant apparaît comme un échiquier dont vous êtes une figure fondamentale. Je conçois parfaitement que ce que je vous demande ne fait pas parti de vos devoirs et que vous êtes prisonnière de mon royaume qui a envahit ce que vous chérissiez tant. Je comprends que chaque destruction anéantit votre cœur… »

Il souffla alors à l’oreille droite de la Sorcière :

« …mais je ne suis pas le seule à penser que vous devriez y aller. »

**

Sighild se réveilla en sursaut. Son visage était aussi pâle qu’un mort tant l’énergie qu’elle venait de dépenser était grande. La belle sentit quelque chose dans sa main, en l’ouvrant, elle constata qu’un anneau d’or blanc lui avait été confié : il s’agissait de l’alliance du Roi de Calormen, un cadeau d’un père à sa fille. Cependant, la Sorcière ne connaissait pas la nature de cet objet mais elle connaissait l’expéditeur.

La Sorcière Pure attendit quelques instants afin de se remettre de ses émotions. Grâce à ses talents, la demoiselle réussit à créer un double qui resterait sur la paillasse à dormir. Cette dernière se transforma en une magnifique mésange ; elle vola en se laissant guider par la musique du bal.

Avant de se mêler à la foule, la demoiselle entra dans une pièce abandonnée pour l’heure. Afin de ne pas perdre cette alliance, Sighild l’ajouta à son médaillon le temps qu’il faudra. La belle se regarda dans un miroir et prononça des paroles anciennes. Une lumière s’entoura d’elle et la transforma.


Personne ne devait la reconnaître. Cependant, en regardant son nouveau visage, la demoiselle resta figée. Cette formule cherchait au plus profond de son hôte et reproduisait à partir de ses pensées la personne en qui il voulait ressembler.

En voyant le résultat, Sighild se sentit étrange mais dans le fond elle comprit bien assez vite. Elle voulait ressembler à sa mère, pas physiquement mais moralement. Depuis la mort de l’ancienne Sorcière Pure, Sighild s’était engagée à devenir aussi forte, sage et courageuse que sa défunte mère.

S’observant à plusieurs reprise dans ce miroir, la demoiselle se toucha le visage et eut un fin sourire. Cela lui faisait du bien de voir ce visage mais elle ne ressentait plus la mélancolie des temps passés : son deuil était terminé.

La Sorcière Pure partit en direction de la réception. En arrivant dans cette salle, elle constata qu’il y avait beaucoup de monde, beaucoup trop…Cette dernière se fit passer pour une musicienne et chanteuse conviée pour ses talents. Avec un peu de magie persuasive et discrète, le garde la laissa entrer.
Personne ne pouvait la reconnaître car rares sont les personnes ayant vu l’ancienne Sorcière Pure (si ce n’est qu’en tableau) ; seul Aslan connaissait bien cette défunte dame…


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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Ven 22 Juil - 16:45

-Debout, Jean-Charles ! aboya la charmante Huguette DuFossé en jetant un liquide vert et visqueux à la figure de son fils.

J-C s'éveilla avec une grâce telle qu'il donna un coup de poing involontaire dans le seau que tenait sa mère. Le reste du continu du récipient éclaboussa sur le visage de Huguette, et son accent campagnard en fut encore plus violent.

-BOUGRE D'ABROUTI DE FILS ! Dipêche-toi d'aller té laver à la rrrivère avant quo j'no dise tout à ton père !

Tout en râlant (« Wesh quelle gueuse cte génitrice ! Personne se sert des restes de soupe aux épinards pour réveiller J-C, wesh ! »), le rouquin s'extirpa maladroitement de ses draps. En regardant la position du soleil à l'extérieur, il s'étonna de voir qu'il ne devait être que 6h. Mais qu'est-ce qu'elle avait dans la tête cette Huguette ? Peut-être qu'elle faisait une crise de somnambulisme et que J-C devrait aller cueillir des herbes aromatiques dans le pré où leur vache Marguerite faisait ses besoins pour la soigner... Mais elle n'aurait jamais utilisé de la soupe aux épinards comme moyen de réveil pour une journée banale... C'est là que le calendrier interne de J-C s'activa, et il se rappela qu'aujourd'hui était un jour marqué d'un épis de blé : un jour très important. Le ramassage du fumier ? Bien sûr que non, il n'avait lieu qu'en début de mois et là, on en arrivait à la fin. Qu'est-ce qui pouvait être si important que ça, alors ? Tandis que J-C passait devant la cuisine, il entendit son père hurler « CROTTE DE BICOTTE ! Où est ma bidoche ? » et son âne, Trotro, passa devant lui avec un morceau de viande dans la bouche. Peu étonné du comportement étrange de son animal car il lui avait fait goûter du jus de pomme la veille, le rouquin poursuivit son chemin et alla dehors. Il marmonna un juron particulièrement grossier en s'apercevant que ses voisines étaient déjà là, arborant leurs tenues du dimanche.

-Wesh les meufs ! Zyva, zêtes maboules ou bien ?! On n'est pas dimanche mais jeudi, wesh !
-On le sait bien Jean-Charles, répondit Laura, l'ainée, en gloussant comme Bernadette, la nouvelle poule de J-C (qui avait d'ailleurs fugué la veille). Mais aujourd'hui, nous allons à une célébration religieuse.
-Ah bon ? Qui c'est qu'est mort cette fois ?
-SEIGNEUR ! S'écria Mary avec un air outré. Ne parle pas ainsi des morts, ça pourrait t'attirer des représailles.

J-C ricana comme un porc dans son coin. Bon, on ne pouvait pas dire que ce rouquin était très ouvert d'esprit. Ni très respectueux, d'ailleurs. Mais ses voisines y étaient habituées.

-Wesh, wesh. Donc, qui a rejoint Jésus-Christ, celui qui a les mêmes initiales que moi ? Reprit J-C , agitant fièrement sa chevelure rousse.
-Personne n'est mort, Jean-Charles, répondit Laura. Nous allons au mariage qui se déroulera à Cair Paravel.
-Mmh, un mariage ? Wesh, J-C a capish pourquoi vous vous êtes fringuées avec vos robes en dentelles. On dirait de la choucroute...

Un filet de bave s'écoula de sa bouche, provoquant un cri d'horreur chez ses voisines. Et d'un coup, son calendrier interne fut débarrassé de toute la poussière qui envahissait jusque là son cerveau, et il eut un déclic.

-PAR ASSURANCETOURIX ! S'exclama-t-il avec horreur. J'allais zapper le mariage ! Cimer les meufs, zêtes de brillants Rapeltouts.

Sans se préoccuper du fait que Mary et Laura n'aient absolument rien compris, Jean-Charles s'élança vers la rivière en sautillant comme un gracieux korrigan des bois. Avant d'atteindre la rivière, il se débarrassa de son pyjama puis sauta dans l'eau. La basse température lui fit pousser un cri aigu, et il s'aperçut qu'un pêcheur le contemplait avec des yeux ronds. Gêné, J-C se contenta de lui adresser un clin d'œil accompagné « Wesh mec ! » puis se nettoya de façon à être tout propre tout brillant pour tout à l'heure. La soupe d'épinards se décolla aussitôt de ses cheveux et J-C partit se rhabiller derrière un buisson pour être caché du pêcheur déjà bien traumatisé. Il repartit ensuite en courant chez lui, les bras en l'air. Il fit un détour par le champ de blé et retira son tee-shirt, parce que c'était tellement marrant de se faire chatouiller de partout le matin... Very Happy Se bidonnant comme une hyène, J-C reprit sa course jusque chez lui. Il fit hurler de terreur ses voisines et leurs parents, de vrais puritains qui n'étaient pas habitués à voir des roux seulement vêtus d'un slip courir devant chez eux. Il récupéra ensuite son costume que sa mère avait acheté à Archenland spécialement pour lui, l'enfila puis attendit devant la porte d'entrée. Alors que Jean-Henri, son charmant paternel s'approchait de lui, il lui lança :

-Wesh Daddy, tu ramènes pas ta fraise au mariage ?
-Oh crotte, non ! J'ai d'autres bidoches à faire cuire pour ce midi.
-Hmm, Charal...
-S'tu veux, fiston. Ta mère n'ira pas là-bas non plus.
-Wesh, qu'est-ce tu dis ? Qui qui m'amène alors ? Jvais pas aller là-bas avec Marguerite ou Trotro, les gens de là-bas tourneraient de l'œil ! De vrais puritains, ceux-là...
-C'est clair, comme nos voisins. Tu n'auras qu'à aller avec eux.
-OH NAAAN ! Pas avec les chochottes ! Wesh, pitié, Daddy ! Sad

A cet instant, la porte d'entrée s'ouvrit à la volée sur une silhouette éclairée par les rayons du soleil... Etait-ce Dieu ?

-AHAH ! s'exclama une voix grinçante. J-C n'ira pas avec les puritains, il ira avec sa mamie Hortense !

Ah non, ce n'était pas Dieu. Plutôt le Diable. Jean-Henri recula vivement jusqu'à la cuisine en marmonnant un « Crotte, la belle-doche ! » et J-C n'eut pas le courage de faire le moindre geste. Hortense s'avança dans la maison et referma la porte, ce qui permit au rouquin de bien voir son visage. C'était comme si ses rides s'étaient multipliées... Ah non, en fait elle affichait un air triomphant. Elle vint serrer son petit-fils dans les bras, ce qui le fit frissonner, puis le traina jusqu'à sa chambre. Elle sortit ensuite une tenue pleine de froufrous qu'elle lui tendit en souriant. J-C afficha alors une tête qui devait ressembler à ça : Choc.

-KESCECE CE TRUC ?!
-Ta tenue de bal, mon chéri ! Fichtre, ne crie pas comme ça !
-Mais j'vais avoir l'air d'un plouc ! Wallah, J-C l'a pas signé de contrat avec une école de clowns !

Apparemment vexée, Hortense l'empoigna par le bras et plongea ses yeux dans ceux de son petit-fils. Elle avait un air de vieille mamie innocente et implorante auquel le rouquin ne put résister.

-Wesh Mémé, J-C l'est ok pour porter ta salopette.
-Je suis fichtrement ravie de t'entendre dire ça, mon ptit fillot ! Very Happy Qu'est-ce que tu auras de l'allure en dansant avec cette tenue de soirée...

Oh oui, il allait en avoir de l'allure. Mais une seconde. Danser ?! Le teint de J-C devint aussitôt livide.

-Euh wesh, Mémé Hortie... Mais J-C sait pas faire de la tecktonik...
-Je ne te parle absolument pas de tecktonik, Jean-Charles, assura-t-elle avec un sourire chaleureux. Je parle de valse.

Et la fin du monde sembla arriver pour J-C. Souhaitant éviter de se prendre la honte devant tout le monde au mariage, il accepta des cours de danse de sa mémé, et se dit qu'il n'avait jamais ressenti une pareille te-hon de toute sa vie.
Un bon quart d'heure plus tard, prit de nausées, J-C parvint à faire arrêter sa mémé. Elle accepta, dégoûtée, puis le conduisit à l'extérieur. Ses parents étaient entrain de décorer la charrette d'Hortense : ils avaient disposés des feuilles de choux un peu partout à l'arrière et enroulé du liseron autour des extrémités du chariot, ce qui ravit Hortense mais désola J-C. Il s'efforça tout de même de paraître heureux. N'empêche que si ses copains racailles le voyaient, il n'aurait vraiment l'air que d'un bolosse. Son père lui flanqua une grande tape dans le dos pour lui donner du courage et il crut que sa colonne vertébrale avec été déplacée. Vint ensuite le tour de son adorable mère qui l'étreignit si fort qu'il n'arriva plus à respirer pendant un instant. Et enfin, Hortense annonça le départ. Elle grimpa sur sa charrette et fit avancer son vieux poney, Cacahuète, et J-C grimpa à l'arrière sur les feuilles de choux. La charrette s'éloigna de la petite ferme et il adressa un ravissant sourire à ses parents. Ceux-ci, pourtant assez éloignés, parurent choqués.

-Évites d'montrer tes quenottes, fiston ! Lança Huguette de toute la force de ses cordes vocales de paysanne. Tou as dés choux d'bruxelles entr' les dents ! Amuz'toi bien avec Mémé !

Une expression d'horreur marqué sur le visage, J-C déglutit. Jamais il n'avait été si anxieux.
On lui avait dit qu'il danserait – ou plutôt essaierait – avec une malheureuse jeune fille qui avait été choisie pour lui. Le mauvais sort s'était abattu sur une certaine Aleson Pierce, et on lui avait précisé qu'il devrait aller l'attendre dans une clairière de la forêt archenlandaise. Les indications des organisateurs du bal ne menèrent Mamie DuFossé et son petit-fils qu'à 5 minutes de la maison, 5 minutes qui parurent trop rapides pour J-C. Il n'avait vraiment pas envie qu'on l'aperçoive accompagné de sa mémé, dans une charrette décorée de feuilles de choux et de liseron, arborant une tenue de soirée pour le moins antique. Enfin, la charrette s'arrêta. J-C resta figé à l'arrière de la charrette, terrorisé. Hortense se retourna brusquement vers lui :

-Ben voyons mon fillot, t'as égaré ta langue dans les champs de maïs ou bien ?
-Nan, Mémé.
-Fichtre ! Que s'passe-t-il alors ?
-Rien, Mémé.
-Oooh je vois, tu fais le ptit timide !
-Nan, Mémé.
-Tu es fichtrement bizarre, mon ptit Jean-Charles. Bon, si ta fiancée ne vient pas, je vais l'appeler !
-C'est pas ma fiancée, c'est ma cavalière, wesh !

Mais les protestations alarmées de J-C furent couvertes par le long appel de sa mémé. En effet, à des kilomètres à la ronde dans Archenland on pouvait clairement entendre :

-ALESON ! MA PTIT CAILLE ! MON PETIT FILLOT JEAN-CHARLES EST VENU TE CHERCHER POUR ALLER VALSER, ET IL EST FICHTREMENT MIGNON AVEC SES FROUFROUS !

J-C crut mourir. Dead. Game over. Mais non. Bon, il n'aurait qu'à se cacher avec une feuille de choux pendant tout le trajet, et ce serait bon. Et puis de toute façon, il devait y avoir plein de J-C qui portaient des fanfreluches de chochotte à Archenland. Oui, plein. Les gens étaient tous des snobs, de nos jours.
Et puis Aleson arriva, vêtue d'une jolie robe violette. Le rouquin eut encore plus honte face à l'originalité douteuse de sa propre de tenue, mais il se décida à descendre de la charrette pour aller la saluer. Il se présenta devant elle en souriant – sans montrer ses dents salies par le choux de Bruxelles – et lui tendit une main.

-Wesh, moi c'est J-C. On tcheck ?

Comme elle semblait aussi perturbée que lui en découvrant sa tenue, J-C l'invita à s'asseoir dans la charrette puis la rejoignit en se tassant le plus possible pour qu'on ne le voit pas. Devant l'expression interdite de sa partenaire, J-C, tenant une feuille de choux pour se cacher le visage, lui dit :

-Wesh, n'hésites pas à te cacher. C'est la te-hon, les charriottes de Mémé Hortense DuFossé.

Puis il disparut derrière sa feuille. Pendant tout le trajet, il resta caché en culpabilisant pour la pauvre Aleson qui devait se sentir bien seule. De son côté, Hortense chantonnait à tu-tête « De nos jours la vie est dure... Quand on est une petite patate ! Qu'on soit mûre ou pas mûre... Il faut bien se tenir sur ses pattes ! Alors mon p'tit gars, si tu es une p'tite patate comme moi, écoutes bien ces paroles si tu n'veux pas finir à la casserole ! ... » Désespéré, J-C ferma son esprit au reste du monde et resta sourd pendant un bon quart d'heure. Quand enfin, il réalisa que la charrette s'était arrêtée, il faillit se mettre à braire. Ce qui veut dire pleurer, en ch'ti. Il sauta de la charrette et rejoignit sa mémé et Aleson à qui il adressa un sourire gêné. Hortense trépignait d'impatience à l'idée d'entrer en scène, comme si elle avait oublié que ce n'était pas son mariage. Coup de chance, ils étaient arrivés avant que la cérémonie ne commence. Alors qu'ils s'installaient et regardaient, intrigués, le lion marier les deux couples, Hortense leur chuchota :

-Vous voyez, à mon époque, on soudait la bague au doigt en la réchauffant très fort. Si bien que la main de mon premier mari est encore aujourd'hui toute noire...

Horrifié, J-C échangea un regard avec Aleson puis se concentra sur le reste de la cérémonie. Quand ce fut fini, il remarqua qu'un filet de bave coulait malgré lui de sa bouche. Je vous rassure : J-C n'éprouvait aucune attirance particulière pour Aslan, mais il avait faim. Très faim. Et justement, il y avait un buffet. Il fit signe à Aleson de le suivre en veillant bien au fait qu'elle ne s'ennuie pas trop puis fonça dans la direction de la boustiffaille.

-Tu peux boustiffailler aussi, wesh ! L'odeur des choux, ça creuse.

Hortense les rattrapa, suivie d'un vieil homme aux lunettes en demi-camembert et à la main noircie. Elle souriait comme une vieille femme qui s'extasie devant Derrick, le héros de télévision toujours bien coiffé, et elle regarda Aleson.

-Au fait, ma petite caille ! Ne fais pas attention au vocabulaire de mon petit fillot, il est un peu bourru... Quoique c'est mieux que de parler comme un vrai bourge !
-Ma petite soupe à l'hortie, dépêche-toi ! Pressa le vieil homme qui la suivait.
-Attends voyons ! Va garer mon carrosse et donner une carotte à mon étalon Cacahuète s'il n'a pas fugué.
-Tout de suite, madame !
-Mademoiselle ! Rectifia Hortense avec un grand sourire.

Et elle le suivit. J-C attrapa alors ce qui semblait être l'ancêtre de la petite cuillère et s'admira dedans. Même à l'envers et en robe de bal à froufrous, c'était un vrai BG ! Reprenant confiance en lui, il se tourna en souriant vers Aleson. Mais elle avait disparu... Alarmé, il regarda de tous les côtés pour voir où elle avait pu passer, et la retrouva en compagnie de Crystal, l'une des mariées. Il comprit que la pauvre devait être bien plus timide que lui, attendit que la mariée s'éloigne pour ne pas les interrompre puis la rejoignit en lui adressant un sourire compatissant.

-Wesh, désolé pour la charrette, j'avais mal au bide Sad. Tu faire quoi ? Very Happy On va dire bonjour aux gens ? Comme ça on s'fera plein de potes ! Very Happy Enfin c'est comme tu veux, je te laisse choisir, il faut que tu sois à l'aise. J-C l'est habitué à la foule, mais si ça va pas, dis-moi Very Happy. Oh tiens tiens, chuis sûr que ce bonhomme s'appelle Roger... Hé Roger, on tcheck ?!
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Ven 22 Juil - 17:02

Simon était déçu, vraiment déçu. Mais aussi ravi, vraiment ravi. Ravi car ses chaussettes étaient propres. Mais déçu car elles étaient trouées. Enfin, ce n'était pas grave : il suffisait de les réparer en prenant du tissu dans les rideaux, et le tour était joué !
Quand il eut enfin raccommodé ses vieilles chaussettes Winnie l'Ourson qu'il gardait de l'autre monde, Simon partit s'admirer dans le miroir. Il avait une sacrée classe de mafieux. En effet, il portait un joli costume noir qui lui donnait un air très sérieux et mature. Il avait aussi ajusté une cravate bleue sur lesquelles étaient représentés d'adorables canards jaunes, et dont il était très fier. En même temps, son pantalon lui descendait jusqu'à la cheville et, n'ayant aucune chaussures convenables pour un beau temps comme aujourd'hui, Simon avait enfilé des tongs par-dessus ses chaussettes. Comment faisait-il pour porter des chaussettes avec des tongs ? Mystère.
En tout cas, il était ravi de sa tenue, vraiment ravi. Mais déçu, vraiment déçu, car Jared sa prunelle, son rêve éveillé, son idéal, son âme sœur (enfin frère), son JUMEAU ne pouvait pas venir. En effet, il y a pas de temps, à la guerre, il s'était fait blesser à la jambe et s'était retrouvé en béquilles. Comme les mafieux s'étaient retirés dans la forêt pour la journée pour une hibernation urgente (Rateau avait perdu un 500 grammes en 2 mois et craignait de devenir anorexique), que Mallory et lui allaient à un mariage, le pauvre Jared allait se retrouver tout seul. Naturellement, la rouquine qu'était Mathilde s'était empressée de venir pour prendre soin de lui. Quelle voleuse de Jared, celle-là ! Ses cheveux étaient semblables au pelage de Chipper, le renard mesquin de Dora, mais son caractère était aussi identique à celui de l'animal ! Enfin, Simon ne se laisserait pas voler son Jaredinou. Mais bon, il n'allait pas louper le mariage : il y avait buffet à volonté là-bas, apparemment !
Après l'espèce de Chipper soit arrivée, Simon lui adressa un regard aussi glacial qu'un congélateur, prit la trottinette qu'il avait fabriqué avec soin puis s'en alla pour Cair Paravel.
Le trajet ne dura pas très longtemps. A vrai dire, ça allait vite en trottinette. Très vite. Oulala, il allait renverser toutes les filles avec ça et son charme incontestable. Et justement...

-AAAAAAAHHHHH ! PETIT MALOTRU !

Sans faire attention, Simon venait de percuter une vieille femme. Lorsqu'il se rendit compter avec horreur qu'il s'agissait de Mlle Ladentelle, la vieille tyrannique du coin, il accéléra rapidement en manquant de perdre sa tong. Heureusement, sa sandale ne l'abandonna pas et il arriva à distancer nettement la vieille femme. Mais Mlle Ladentelle avait plus d'un tour dans son sac... Justement, elle le lança en mode boomerang vers Simon, qui réussit à l'éviter de peu. Ah, c'était pratique d'être mafieux et de posséder une agilité incomparable...

-Mon petit orteil ! OO Sad geignit Simon en se le cognant contre un caillou.
-REVIENS ICI, JEUNE HOMME !

Et Simon se dépêcha encore plus. Bon, avec ça, il arriverait certainement avec une bonne demi-heure d'avance. Et en fait, quand il rangea sa trottinette près d'une charrette tapissée de feuilles de choux sur le parking, il s'aperçut qu'il était pile à l'heure. Mlle Ladentelle arrivait à toute vitesse dans un fauteuil roulant à l'ancienne, et Simon s'enfuit. Il trouva un fauteuil vide sur la deuxième rangée, le seul fauteuil vide de cette rangée d'ailleurs. Et même que lorsqu'il voulut aller s'asseoir, obligeant les gens de la rangée à replier leurs jambes, il faillit se faire gronder par un vieux grincheux. Mais heureusement, c'était un jour de mariage et tout le monde avait le cœur à la fête. Le petit-grand Simon baissa la tête en voyant Mlle Ladentelle, furieuse, s'asseoir elle aussi – mais à son opposé, heureusement – et attendit patiemment le début de la cérémonie. En attendant, il se mit à papoter avec ses voisins, ce qui semblait plus les exaspérer qu'autre chose.

-Salut, moi c'est Simon ! Very Happy J'adore les canards, pas vous ?

Comme personne ne répondait alors qu'il leur montrait avec fierté sa cravate bleue à canards jaunes, il poursuivit :

-Et les oies, vous n'aimez pas les oies ? C'est très joli, une oie. Ça fait un très joli son aussi. Ça me fait penser au cor de chasse de mon oncle. Il en apportait toujours à la chasse aux cafards, et quand il soufflait dedans ça faisait comme ça …

Simon imita ensuite un bruit très grossier, comme un pet. Les personnes autour de lui parurent très choquées, d'autant plus qu'il postillonnait sans le faire exprès. Il avait toujours eu un charme fou, ce petit Simon. Ça devait certainement venir de son nom de famille « Grace ». Oh oui, il n'y en avait aucun doute. Justement, il vit sa sœur arriver en compagnie de sa Teacher Melo. Le mariage venait de commencer, et elles étaient en retard. Melody ne lui avait-elle jamais fait de cours sur la ponctualité ? Apparemment non, ou alors elle ne profitait pas de son savoir. Il remarqua aussi que Mallory avait les genoux un peu sales, comme si elle était tombée, et ne semblait pas s'en être aperçue. Alala, elle ne savait pas se tenir... Et sa teacher Melo qui lui disait que les filles étaient bien mieux que les garçons ! Ça restait à prouver. Toutes les deux vinrent s'asseoir sur le rang devant lui, à quelques places sur sa gauche. Avant qu'elle ne se tape la honte, il fallait qu'il fasse quelque chose... Il demanda donc en chuchotant à son voisin s'il pouvait se décaler, mais celui-ci répondit sèchement que non. Simon avala alors bruyamment sa salive, faisant mine de cracher, et tout le monde recula vivement. Il put enfin s'approcher des deux filles irresponsables :

-Teacher Melo, si tu arrives encore en retard, je ferais un rapport au ministre de l'éducation. Mallory, tu as de la terre sur les genoux ! Et Jared n'a pas pu venir, il avait mal à sa jambe. Le pauvre chéri Sad

Entendant ses voisins toussoter, il leur lança un regard hautain puis se remit en place et continua de regarder les filles. Apparemment, Mallory alarmée tentait désespérément de faire disparaître la tache de terre de ses genoux, telle la femme de Barbe Bleue qui essaye de débarrasser la clé de la salle interdite de sa tache de sang... OO Finalement, lorsqu'elle s'éloigna vers les mariés avec Melody, ce n'était plus vraiment visible. Encore une fois, Simon lui avait sauvé la mise ! Very Happy Le mafieux, seul représentant de son organisation aujourd'hui, tenta de paraître le plus élégant, beau et gentil possible après ça. Mais ses voisins ne le voyaient plus que comme un garçon répugnant... Ils ne savaient pas ce qu'ils rataient, ces filous ! Il aurait bien l'occasion de se rattraper avec les autres invités. Lorsque le deuxième mariage et le baptême furent célébrés et qu'Aslan annonça le début du bal, Simon se leva en s'étirant bruyamment. C'est qu'il commençait à avoir des fourmis dans les jambes, le pauvre petit. Et le pire, c'est que ce n'était pas imagé. Ne voulant pas leur faire de mal, Simon se contenta de souffler dessus, ce qui les fit arriver sur une femme devant lui. La femme se mit à hurler et sauter partout, et le mafieux l'observa avec un air consterné. Si on n'aime pas les animaux, on n'habite pas à Narnia ! C'est comme si quelqu'un qui habitait à la ferme n'aimait pas les vaches : ridicule !

Bon, maintenant, il s'agissait de faire bonne impression. Simon partit donc à la rencontre de tous les gens qu'il connaissait et leur fit la bise. Non pas deux fois, mais trois ! Comme la plupart des gens qu'il connaissait était occupée, il fit la même chose aux gens qu'il ne connaissait même pas.

-Quoi ? Tu ne te rappelles pas de moi ? Mais c'est moi, Simon ! Nous avons fait notre primaire ensemble, tu ne t'en souviens pas ? Very Happy

Et quand la personne hochait négativement la tête, Simon levait les yeux au ciel puis s'éloignait. Il arriva donc à saluer 17 inconnus, Jean-Charles et sa partenaire, Roger, Christian, sa Teacher Melo et sa soeur, puis alla voir les deux couples de mariés. Il les félicita en sautillant sur ses tongs, puis reporta son attention sur l'entrée de la fête vers laquelle Roger s'éloignait en faisant la tête, comme d'habitude. Les gardes semblaient empêcher d'entrer une jeune femme brune qui disait s'appeler Pippa Middleton, et à qui les gardes reprochaient de vouloir piquer la vedette aux deux mariées. Simon haussa un sourcil puis se retourna vers Chris et Crystal, à qui il venait tout juste de faire la bise.

-Bonjour ! Donc je suppose que vous ne me connaissez pas, mais en tout cas c'était un très joli mariage Very Happy Et en fait, je dois danser avec Lou, vous savez où elle est ? Very Happy

Après qu'ils lui aient indiqué la direction à prendre, Simon les remercia en souriant puis leur refit leur bise sans prêter attention aux regards étonnés de ceux-ci. Il retrouva Lou en compagnie du fils de Serena et Liven qu'il connaissait un peu, Brendon, et leur fit trois fois la bise à eux aussi, ces petits chanceux Very Happy.

-Coucouuu ! Very Happy Je suis Simon, et je suis censé être ton partenaire Lou. Si vous voulez, on peut rester tous les 3 Very Happy

Une longue plainte à en déchirer le cœur d'un cuisinier s'éleva de son ventre. Comme une femme enceinte, Simon posa ses mains dessus avec un sourire attendri.

-Oh le petit chou a faim j'ai l'impression Very Happy. Vous ne voudriez pas faire un petit tour au buffet, par hasard ?

Quelques instants plus tard, Simon suivi des deux petits s'en allait chercher à manger. Alors qu'il piochait dans des sortes de chips au navet, il entendit des cris et se retourna vivement. Il s'aperçut alors que Mlle Ladentelle était entrain de frapper à l'aide de son sac à mains deux jeunes amoureux, et devint tout pâle à l'idée qu'elle le voit.

-PAS AVANT LE MARIAGE, LES KISS-KISS ! Braillait la vieille.
-Les idées de cette vieille sont nulles, se lamenta Roger à côté de Simon. Les gens sont nuls. La vie est nulle. Je suis nul...
-Ça va pas, Roger ? S'inquiéta Simon. T'as pas l'air dans ton assiette. Reprends du ponch, ça fait du bien !
-Le ponch c'est nul...
-Salut Roger ! Lancèrent joyeusement deux filles qui passaient à côté d'eux.
-Être connu c'est nul...

Simon échangea un regard interrogateur avec les deux enfants, puis ajusta ses tongs qui commençaient à glisser. A cet instant, la vieille Ladentelle se retourna dans leur direction et Simon manqua de hurler de peur. Il fonça se cacher sous la table et entraina les deux petits avec lui tandis que la vieille femme arrivait dans leur direction. Terrorrisé, Simon tremblait de tous ses membres.

-Salut mon p'tit Roger ! La femme du vieux S'écria-t-elle de sa voix grinçante à l'adresse du blasé de la vie.
-Saluer c'est nul...

Et Simon comprit qu'il risquait de rester un moment cacher sous la table. Il jeta un regard inquiet aux petits, puis se recroquevilla sur lui-même.
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Dim 24 Juil - 1:51

    Recevant mille félicitations, venant autant de la part de gens que je connaissais bien, de vue, ou pas du tout, j'envoyais mille remerciements à travers la foule qui commençait presque sauvagement à m'entourer. Les mariés reçoivent beaucoup de gens à leurs côtés une fois leurs noces célébrées par ici... Mais je réussis à trouver le moyen de m'éclipser un moment, prétextant devoir trouver mon fils. Je me frayais donc un chemin à travers les invités qui se poussèrent étonnement tous en me voyant arriver. Oui, ma robe était un peu longue en effet, et je mourais vite de chaud entourée par autant de gens. Je réussis donc à aller dans un endroit peu peuplé, puis remarquais qu'une personne me regardait depuis un long moment. Je la regardais donc à mon tour quelques secondes avant de comprendre. Je me dirigeais vers le jeune homme et lui fit deux bises, en lui souriant.

    « Tu es probablement Christian, Mallory m'a beaucoup parlé de toi et m'a dit à quoi tu ressemblais. Je suis enchantée de te rencontrer. »

    Je repérais soudain Brendon en compagnie de mon petit Simon chéri et de Lou, la petite fille qu'avaient adoptés les Holland. J'étais ravie, ainsi, il pourrait profiter de la soirée avec d'autres jeunes. Enfin, parmi les adolescents et enfants, même si en dehors de Maëlyn, il était le plus jeune, âgé de simplement deux ans et quelques mois. Je reposais ensuite mon regard sur Christian, puis je lui proposais d'aller nous servir à boire et à manger, car je mourais de soif et que j'avais faim depuis un assez long moment à vrai dire. En effet, rongée par la peur, mes craintes et le stress, je ne m'étais pas nourrie de la journée. Je pris donc Christian par le bras, et allait en sa compagnie vers le buffet.

    Une fois là, je l'abandonnais quelques instants pour profiter de quelques gouttes d'un délicieux vin narnien, puis je pris quelques sucreries narniennes et les savouraient en prenant mon temps, soucieuse de ne pas me salir et de ne pas manger trop vite non plus. (contrairement à sa super créatrice qui vient de s'étouffer en buvant trop vite, éventuellement) Je rejoignais Christian ensuite, puis nous partîmes instinctivement sur la piste de danse installée pour l'évènement. C'était vraiment une belle journée. Je posais ma main sur l'épaule de Christian et de mon autre main, je pris la sienne, puis nous dansions sur la mélodie que les excellents musiciens jouaient. Prenant mille précautions pour ne pas marcher sur ma robe et pour ne pas rendre Christian mal à l'aise à cause du silence, je finis par entamer la conversation.

    « Alors comme ça, tu es le petit-ami de Mallory ! Depuis combien de temps êtes-vous ensemble ? Tu vis loin d'ici ? »

    Je doutais que malgré toutes mes bonnes intentions cependant, je mette Christian un peu plus mal à l'aise. Mais il répondit quand même à mes questions, et nous discutèrent de sa relation avec la jeune femme durant environ une danse et demie. Peu après, ce fut mon tour de lui parler de mon... J'avais le plaisir de le dire enfin, de mon mari. Je ne rentrais pas dans les détails en parlant de mon passé ou de notre première rencontre évidemment, mais en gros, c'était en quelques sortes un bonheur commun. Un couple. Deux personnes qui s'aiment. Nous avions un fils pour combler notre bonheur, de plus. La vie avançait en allant mieux, c'était évident. Pour le moment, en tous cas...

    Après avoir longuement dansé avec mon cavalier, je lui laissais quelques instants de solitude, si on pouvait vraiment dire que quelqu'un pouvait se retrouver seul. Je retournais près du buffet afin de boire du ponch, puis je reconnus une voix familière derrière moi. Vous savez, le genre de voix que l'on connait si bien que l'on reconnaitre entre une centaine d'autres voix criant votre nom à tour de rôle. Et cette sensation qui vous ronge de l'intérieur, comme si tout votre bonheur et votre monde parfait s'effondrait en l'espace de quelques secondes. Tout ça en entendant la sonorité de cette voix. Elle parlait avec quelqu'un, visiblement. La seconde voix ne m'était pas inconnue non plus d'ailleurs. Je ne pouvais me concentrer sur rien d'autre, j'avais du mal à comprendre. Énormément de mal.

    « ... Oui et je n'en revient pas d'ailleurs. Comment aurait-il pu laisser passer ça ? C'est impossible. Il ne peut y avoir deux alliances au doigt de ma fille. »
    « Comment pouvez vous être aussi sotte ? Votre fille n'est autre qu'une trainée ! Elle n'aurait jamais eu le culot de se retrouver enceinte à Calormen autrement. Et mon fils... Elle a surement du jeter son alliance et épouser cette infirmité narnienne ! »

    Me retournant alors, je fixais la mère de Jack ainsi que la mienne en train d'insulter Liven, Brendon, de me blâmer et de m'insulter également, et j'aurais presque pu m'amuser en voyant ma mère tenter de défendre l'honneur de sa famille malgré tout. Bon, il fallait que je trouve le moyen de les faire taire et de les faire partir. Si jamais la mère de Liven voyait ma mère et celle de Jack, elle risquait de ne pas comprendre et de ne jamais me faire confiance. Quant à Liven, il fallait qu'il reste éloigné d'elles aussi. Mais en songeant à tout cela, je ne fis pas attention qu'elles s'étaient éloignées, se disputant ailleurs. Je finissais alors mon verre et le reposait, pris une profonde inspiration, puis rejoignis Christian. A vrai dire, je craignais le pire, et il me fallait à tous prix trouver l'un de mes frères. Tout en m'éloignant avec Christian, je les cherchais des yeux, puis finis par repérer Roméo.

    « Je te prie de m'excuser, il faut impérativement que je m'entretienne avec mon frère... » Je partis rapidement voir mon frère, puis je lui racontais ce que j'avais vu, entendu, et lui demandais alors de me venir en aide. Il me jura d'aller se charger de cette affaire comme il le pourrait. Je le regardais partir, puis revins vers Christian. « Sinon, que désires-tu faire ? »
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Edwin G. Petterson
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Dim 24 Juil - 2:36

    « Dans ce cas, je suis ravi de pouvoir te sortir de cette foule de gens. »

    Alors que je m'apprêtais à emprunter à Chris sa femme pour aller danser, je le saluais d'un signe de tête accompagné d'un sourire, puis je posais ma main dans le dos de Crystal, tout en l'écoutant parler de nouveau. Au moins, j'avais la chance de pouvoir parler à la sœur de Yoren... Il fallait que je lui dise quelques mots à son sujet d'ailleurs. Mais avec toute la subtilité du monde, bien-sûr. Parler d'un sujet avant de parler d'un autre, ça permet de régler un sujet avant tout, puis de continuer à parler sur le second sujet. C'était certes confus, mais entièrement stratégique. Crystal venait de citer Yoren en premier car elle ne devait pas tenir à en parler longuement, tandis que Chris était cité en second, ce qui prouvait que notre relation l'intéressait suffisamment. Qu'il en soit ainsi... Mais je répondrais dans l'ordre qui m'arrangerais moi.

    « Oui, Chris et moi nous sommes connus durant notre adolescence. Nous étions des amis proches à vrai dire. Mais lorsqu'il a décidé de partir à Narnia, je n'ai pas vraiment comprit son choix... Après tout, il est telmarin et se sentait plus narnien qu'autre chose. Mais comment puis-je le blâmer, moi qui ai fait la même chose ? Je ne peux pas le blâmer, justement. D'ailleurs, ça a tendance à ne pas plaire à certaines personnes d'après certains dires, qu'un archelandais de naissance soit monté sur le trône... Mais à ce que je sache, les Pevensie ne sont pas narniens non plus, de naissance, je veux dire. Je me trompe ? »

    Bon, j'avais déjà réussis à tourner ça sur les origines. Le problème était bien entendu que parler de ça lors d'un bal, à Cair Paravel, en présence de l'une des reines, c'était quelques peu... Déplacé ? Tant mieux, j'aimais provoquer. Mais ce n'était pas le sujet qui intéressait la dame, j'en étais certain. Positionné sur la piste de danse, je lui pris la main, puis posais mon autre main dans son dos, commençant enfin à danser. J'étais un excellent danseur d'ailleurs, les cours de danse que j'avais suivis à la cour royale avaient été longs, mais au moins j'avais le mérite de bien avoir mémorisé chacun de mes pas, afin de ne pas me sentir gêné lors des danses. Surtout que, ne pas danser à un mariage serait, disons... Mal vu ? Peut-être bien. Mais qu'importait, la conversation devait reprendre de plus belle... Bon, comment amener le sujet à Yoren ? Il fallait que le côté conflictuel et politique soit oublié, et que je me concentre sur le relationnel.

    « Excuses-moi, je m'emporte peut-être un peu en parlant de cela. Et pour en revenir à ton frère, oui, nous sommes d'excellents amis. Je me demande parfois, si nous n'aurions pas été des frères jumeaux dans une autre vie. Je l'admire vraiment, c'est quelqu'un qui sait ce qu'il veut... Et tu sais aussi ce qu'il désirerait, Crystal ? » Je laissais un temps, puis repris. « Ce qu'il aimerait plus que tout, c'est que sa sœur revienne vivre à Calormen, à la cour. Tu lui manques terriblement... Tu penses peut-être que non, mais il se confie beaucoup à moi, et m'a confié que ne pas avoir sa sœur à ses côtés, qui plus est maintenant, avec son mari et ses filles, ce serait un pur bonheur. Il était sincère, tu sais. »

    Je fis passer la mariée sous mon bras, puis la voyait réfléchir, ou songer. Avais-je réussis à la convaincre ? J'avais le mérite d'être direct, sincère et vrai. Même si je mentais horriblement à quelqu'un. Or, Yoren semblait vraiment vouloir que sa sœur, son mari et ses filles viennent habiter au palais du tisroc. Pour quelle véritable raison... Je n'étais pas au courant de tout à mon humble avis, mais j'en savais assez et je me garderais bien de ne pas préciser quelles étaient les vraies intentions de mon meilleur ami. J'osais espérer qu'au retour de mon voyage en bateau d'ailleurs, j'aurais la chance de revoir Yoren et qu'il m'annoncerait que le plan avait marché. Il ne me préviendrait pas par lettre, étant donné que sur mon bateau, je ne pourrais évidemment rien recevoir. J'espérais cependant en vain que ça allait marcher.

    « Enfin... Je ne désire aucunement te forcer à aller vivre à Calormen, saches-le bien.. C'est juste qu'on a qu'une seule famille, et que je suppose qu'il désire garder son frère et sa sœur avec lui, en sûreté. Après tout, penses aussi que si jamais Yoren et Soren ne se marient jamais, Maëlyn deviendra la future « reine » de Calormen. On est jamais trop prudents, tu sais. Je sais de quoi je parle, j'ai failli perdre ma mère il y a quelques semaines... Depuis, j'ai fais emménagée ma famille au château. Je crois qu'il serait bien que vous fassiez de même en rejoignant Yoren. »

    Sur ce coup-là, je ne mentais nullement. Ma mère avait été malade durant quelques temps, et nous avions vraiment cru qu'elle allait y passer... Mais mes grands-mères avaient réussies, avec le guérisseur telmarin, à la soigner. Puis au château, l'hygiène de vie était forcément meilleure, de toutes façons. Tout en continuant de danser avec la sœur de mon meilleur ami, je remarquais que quelqu'un que je comptais absolument voir était dans la salle. Je n'avais probablement pas du voir cette personne auparavant, je serais allée la saluer autrement. Mais j'irais voir cette personne uniquement lorsqu'elle serait seule, lorsque Crystal rejoindrait son mari et ses filles, et lorsque j'aurais accomplis ma mission. D'ailleurs, je devrais faire un rapport à Yoren en fin de soirée, juste avant mon départ. Je devrais peut-être dire à mes hommes d'aller faire quelques courses de dernière minute d'ailleurs... Ne laissant pas le temps à Crystal de répondre, je la coupais en lui montrant que je devais absolument faire quelque chose.

    « Excuses-moi, je dois aller dire quelque chose à mes hommes.. Je pars en voyage sur les mers et océans ce soir, et j'ai oublié de leur spécifier quelque chose, je reviens. »

    Espérant qu'elle réfléchirait attentivement – mais pas trop – à ce que je lui avais dit, je me frayais un chemin parmi les invités et rejoignais mes hommes. Ils discutaient avec entrain et riaient, et je compris qu'en réalité, ils se racontaient leurs anecdotes personnelles. L'un d'eux, à son retour de voyage aurait probablement l'honneur de se voir devenir père, étant donné que sa femme était enceinte, tandis qu'un autre venait de quitter sa femme car elle l'avait trompé, et j'en passe. Quoi qu'il en soit, peut-être fallait-il que je leur fasse une liste de choses à acheter... Oh non, ils étaient grands et sauraient quoi faire, je n'en doutais pas une seconde. Je comptais mes hommes partis, songeant que certains étaient retournés à Telmar récupérer leurs affaires oubliées et des spécialités de chez nous, puis remarquais que nous aurions aussi des spécialités narniennes, du coup.

    « Il faudrait que deux d'entre vous prennent une charrette et aillent faire quelques courses chez les marchands encore ouverts à Narnia. En outres il nous faudra des boissons, de la nourriture, et songez à prendre des couvertures, couettes, oreillers, et tout ce qui est susceptible de nous rendre la vie plus agréable sur le navire. »

    Je regardais deux hommes partir se charger de tout cela, puis je retournais à l'intérieur, rejoignant Crystal. J'espérais d'ailleurs avoir quelques réponses, et puis si elle le voulait, pourquoi pas une autre danse ?

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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Dim 24 Juil - 17:26

Nous arrivâmes Edwin et moi très rapidement sur la piste de danse. Elle était vide mais je m’en fichais un peu. Au moins, il y avait de l’espace et respirer était enfin possible ! Je dois avouer que j’étouffais un peu quand tous les invités nous avaient entouré. Je remarquai que Aleson était à présent en compagnie de ce fameux Jean-Charles et ils semblaient bien s’entendre si j’en jugeais les sourires sur leurs visages respectifs. Je fus un peu étonnée mais une vague de bonheur m’envahit lorsque je vis ma petite fille, Lou, s’avancer d’un pas hésitant sur la piste de danse avec son cavalier. Il s’appelait Simon et me semblait fort sympathique. Le petit couple n’était pas en plein milieu de la piste mais était quand même présent ! A la vue de ces deux jeunes gens ainsi que de mon cavalier Edwin et moi-même, d’autres couples firent leur entrée sur la scène pour faire quelques pas de danse. La vue de tous ces visages épanouis me rendait heureuse. Ce double mariage avait été une excellente idée.

Sur le chemin, le Roi de Telmar m’avait expliqué brièvement les relations qui l’unissait autrefois à mon mari. Je n’appris rien de nouveau, Chris m’ayant déjà plus ou moins tout expliqué. Je savais qu’il avait été très différent de ce qu’il est aujourd’hui mais il a aussi connaissance de mon ancienne vie et cela ne nous dérange pas. Le plus important est le présent, voire l’avenir. Un sourire fendit mon visage lorsque me vint la pensée de me voir de nouveau avec un ventre arrondit. Un petit garçon cette fois ? Si je devais de nouveau tomber enceinte, je l’espérais. Enfin… non. Le sexe m’importait peu, tant que cet enfant était heureux et ravi dans sa famille. Mais nous n’étions pas encore à ce stade là ! Je fixai mon alliance à mon doigt. Elle était splendide. L’orfèvre l’ayant façonné devait être armé de patience, les détails étant abondants. J’étais très fière de porter telle bague à mon annulaire. Et j’étais d’autant plus enjouée que je me trouvais aux bras du témoin de mon mari - et quel témoin - le Roi Edwin de Telmar en personne. Il me semblait très gentil et attentionné. Un homme bon. Je me trompais rarement sur ces choses là, j’avais un bon feeling dès mes premières rencontres avec un inconnu (ou presque) et je sentais que ce jeune homme était quelqu’un de très bien. J’eus un haut le cœur muet lorsque je songeai à mon frère. Si seulement son meilleur ami pouvait avoir de la bonne influence sur lui… J’espérais seulement que l’âme déjà bien endommagée de mon aîné n’entache pas celle de ce jeune Roi. Cependant, je sentis une certaine animosité dans sa voix lorsqu’il se risqua à parler des Pevensie.

« Tu as raison, les Pevensie ne sont certes pas d’origine narnienne mais leur cœur est dévoué à Narnia, ce qui est selon moi le plus important. »

Je ne savais pas quoi dire. Edwin semblait être quelqu’un de provocateur. J’espérais seulement que personne n’aurait entendu ces paroles qui semblaient, à mes yeux, chargées de colère. Cependant je n’eus pas besoin de demander au jeune Roi de se taire, il le fit de lui-même. Je commençais à l’apprécier. Il avait du tact, une qualité qui était indispensable pour être un bon Roi. J’avais eu vent de sa position et du fait qu’il soit monté sur le trône étant archenlandais de souche. Il semblait d’ailleurs assez tourmenté par ceci mais ne le laissait pas paraitre une seule seconde. Un étrange garçon… Je ne pus m’empêcher de lui déclarer tout bas, sans le regarder pour ne pas éveiller les soupçons :

« Souviens toi de ce que je viens de dire. Ton cœur appartient à Telmar et ton peuple le sait. Archenland n’était qu’un royaume parmi les autres dans lequel tu as vu le jour. Nous ne choisissons pas l’endroit où l’on nait mais il nous reste encore assez de liberté pour choisir celui dans lequel on souhaite vivre. »

Je sentais venir Edwin. Cette réplique était certes sincère mais faisait aussi office d’avant-garde. Une rumeur était parvenue à mes oreilles quelques instants plus tôt comme quoi je serais de retour à Tashbaan. Or mon cœur à moi appartenait à Narnia et en Archelia, j’avais trouvé un refuge dans lequel j’avais pu m’épanouir. Je ne comptais pas revenir à Calormen. Le jeune Roi comprit, j’en étais persuadée, mais ne laissa aucune expression prendre possession de son visage. J’admirais autant de sang froid. Non pas que notre conversation était animée ou froide - du moins je ne l’espérais pas - mais il y avait de l’enjeu, je le sentais. Il m’adressa un aimable sourire, que je lui rendis, avant de me laisser guider au fil de la musique. J’aimais beaucoup cette danse et cette mélodie. De plus, Edwin était un excellent danseur, ce que je ne manquai pas de lui faire remarquer. Il aborda alors le sujet auquel je m’attendais : Yoren. Cependant, même si je m’y étais préparée, le jeune Roi eut le don de troubler mes pensées encore plus. A la fin de la cérémonie, j’avais trouvé que mon frère avait changé. Je suis quelqu’un d’assez raisonné et sage de nature - ce que certains me reprochent souvent, manquant pour eux de vitalité - ce qui me porterait à songer à un entretien avec lui dans le calme et à tête reposée. Il est vrai que je ne l’avais plus revu depuis un bon moment. Peut être avait-il vraiment changé ? Cette guerre et cette fusion avec Telmar avait-elle été une bonne chose ? Je n’en savais rien. Tout le monde avait droit à une seconde chance après tout.

« Est-ce lui qui t’envoie ? » lui demandais-je d’un ton désinteressé, presque absent. Ce n’était pas une question, ou du moins une question dans le vide qui ne nécessitait pas de réponse. « Yoren est sincère, oui. Je le sais très bien. »

Ce sont les seuls mots qui sont venus à ma bouche. Pourtant je ne disais pas tout et le ton que j’avais employé était assez mystérieux. Edwin était, à mon avis, l’un des seuls à pouvoir décrypter autant de sous entendus. Il était à mon sens - et même si je le connaissais à peine - quelqu’un de très intelligent. Assez du moins pour prendre le trône à Caspian par la ruse et l’ingéniosité. Il me paraissait malin, certes, mais pas d’un mauvais fond. Pour en revenir à ces propos, je savais mon frère sincère et désireux de me retrouver. Mais pourquoi ? Simple plaisir d’avoir sa jeune sœur à ses côtés ou stratégie politique ? Je ne savais plus. Le silence s’installa entre nous, mais un silence léger, il n’était pas pesant. Je me rendis alors compte que l’atmosphère était détendue malgré cette conversation, lourde de sous entendus. On m’avait souvent dit que je ferai une très bonne oratrice, maîtrisant le langage. Mais je me plaisais en ce moment à converser avec une personne qui semblait avoir le même don que moi. Ce jeune Edwin m’intriguait. Il était très fort. Si fort qu’il parvint à déceler une certaine incertitude dans ma voix ainsi que mon trouble que j’avais pourtant tenté de cacher avec soin. Comment je le savais ? Il revint à la charge, tout simplement. Il savait que j’étais sur le point de craquer. J’avoue que le royaume de Calormen me manquait parfois. Dans aucune contrée je n’avais assouvis mon éternelle curiosité. Ici, tous les paysages se ressemblaient, ce qui pouvait parfois être une source d’ennui. Alors qu’à Calormen… tout était différent et… magique.

Je ne brisai toujours pas ce silence qui s’était installé depuis sa dernière prise de parole. Je sentais son regard de feu me dévisager de toute part, me scanner aux rayons X si je puis dire. Allait-il lire mes expressions comme on lirait un livre ? Edwin semblait un vrai prodige mais chacun à son petit jardin secret et je savais que j’étais capable de le protéger. La situation était très étrange. J’avais l’impression de connaitre ce jeune Roi sans pourtant l’avoir rencontré auparavant. J’étais certaine que nous pourrions bien nous entendre. Il me fit alors tourner et exerça un pas de danse d’une extrême complexité, à l’image de son esprit. Ce fut lui qui brisa ce silence. Il ne manquait décidément pas d’arguments ! Après la raison et la logique, il fit appel aux sentiments - fraternels dans mon cas - en évoquant sa mère. Ce jeune Roi était vraiment impressionnant. Peu de personnes arrivaient à manipuler force de démonstration et force d persuasion. Je me laissai cependant, contre mon gré, emporter dans ses dires. Il était touchant et sincère lorsqu’il parlait de sa mère. Mais il venait de me révéler là ce que je pensais être l’un des sujets les plus sensibles chez lui et pourquoi pas un de ses points faibles. Sa mère, Archenland, la manière dont il avait acquis le trône… Il semblait assez gêné, ce qui me poussait à penser qu’il était quelqu’un de bon et généreux. Je me fixai alors l’objectif, quoiqu’encore inavoué, de le protéger et le préserver de mon propre frère qui je savais possédait une âme d’une extrême noirceur. Savait-il à quoi je pensais à cet instant ? Pas entièrement du moins. Il me fit tourbillonner une dernière fois au fil des notes de musiques avant de finir dans une position magistrale sur le son de la note finale. Je lui souris et lui déclarai :

« Tu es vraiment un danseur de grand talent. Enfin, un Homme aux multiples talents devrais-je plutôt dire… »

Il savait très bien où je voulais en venir. Je m’inclinai, telle une Télormène s’incline devant son souverain. Mais si j’avais opté pour cette posture de soumission, je vis dans son regard qu’il savait pertinemment que son combat n’était toujours pas gagné. Pensait-il que je désirais le laisser goûter à la victoire pour mieux le leurrer par la suite ? Ce serait paranoïaque, je ne suis pas aussi tordue que mon frère. Il m’adressa lui aussi un petit signe avant de s’excuser car il devait s’absenter dans le but de donner quelques instructions à ses hommes. Je hochai la tête, en guise de consentement et en profitai pour revenir à la réalité. Il est vrai que durant cette danse, je m’étais évadée dans un monde très complexe en compagnie d’un jeune Roi maniant avec sagesse et intelligence l’Art du langage et des sous-entendus. Mon frère aîné avait trouvé sa cavalière - très jolie au passage - que j’avais déjà du croiser une ou deux fois au sein du château de Cair Paravel. Je ne la connaissais que de vue mais elle me semblait pleine de vie, gentille et très souriante aussi ! Mon frère Soren quant à lui était en compagnie d’une charmante jeune fille, qui paraissait spontanée, drôle et… naturelle, en un mot. Ils semblaient s’être bien trouvés. Chris quant à lui avait moins de monde autour de lui et Maëlyn dans ses bras. Sans doute le temps avait filé à toute vitesse et je ne l’avais pas vu passer. Edwin revint avec un silence inouï, si bien qu’il me fit sursauter quand je m’aperçus de sa présence. Il regardait mon frère Soren. J’étais assez étonné, ils ne se connaissaient pas ? Pourtant Soren était quelqu’un de très reconnu dans les armée calormènes… Je fixai mon regard sur le jeune telmarin qui le remarqua à peine. Ah non ! Je n’avais pourtant pas rêvé ! J’avais en face de moi quelqu’un d’une très grande habileté ! Cependant j’avais l’impression que tout ça s’était envolé subitement. Il était comme absorbé par mon frère. Je lui lançai un regard soupçonneux. Était-il homosexuel ? Je ris alors intérieurement, comprenant enfin la raison de ces quelques secondes d’absence. Je me risquai à poser ma main sur l’épaule d’Edwin - peut être pour le ramener à la réalité - avant de déclarer :

« Bien, merci beaucoup pour cette danse. Étant ta cavalière pour cette soirée, il est évident que nous serons portés à nous revoir pour dirons nous… partager une autre danse. » lui dis-je en lui adressant un regard mystérieux, si bien que je sentis qu’il savait pertinemment où je voulais en venir. Oui, il avait réussi. Non pas à me convaincre mais à m’intriguer assez pour me pousser à entretenir avec lui une autre conversation. « Tu m’excuseras aussi mais je vois que Chris a Maëlyn dans les bras depuis un moment. Il a aussi droit à une danse avec sa cavalière. »

Je m’éloignai de lui de quelques pas avant d’élever ma voix dans le but qu’elle porte à quelques mètres et que mon jeune frère m’entende de là où il se trouvait.

« Soren ! Soren ! » je poursuivis quand il détourna la tête de sa cavalière pour la poser sur moi « Tu peux venir s’il te plait ? Avec Chris nous avons à te parler au sujet de Maëlyn. »

Cette excuse était tout à fait probable. Il serait cependant surpris quand je lui annoncerai que euh… nous sommes très honorés Chris et moi que notre fille l’aie pour parrain. Déçu un peu aussi je pense de l’avoir dérangé pour si peu. Enfin, je ne l’avais plus revu depuis un moment, j’avais besoin de le serrer dans mes bras et de discuter un peu. Quoi de plus naturel ?

« Ce fut un plaisir Roi Edwin. » dis-je à l’adresse du jeune homme avant de rejoindre mon frère qui m’avait déjà devancé auprès de mon mari et de sa filleule.
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Dim 24 Juil - 20:52

Mon cœur se mit à battre à la chamade. Je me trouvais à présent plantée devant le palais de Cair Paravel. Mon frère Matt se tenait non loin de moi, encore dans le carrosse. Je dois avouer qu’il s’était particulièrement bien habillé aujourd’hui. Il n’était ni trop « richement » vêtu, ni trop négligé. J’étais fière de lui. Pourtant il ne semblait pas des plus à l’aise. Avait-il une jolie telmarine en vue ou était-ce simplement pour faire bonne impression auprès de sa cavalière ? Je n’en savais rien et ne voulais pas le savoir. Il avait sa vie après tout ! Le jeune homme me rejoignit avec un grand sourire. Je le dévisageai alors. Il était tout de même bien monté mon frangin ! Je sais que ce n’est pas ce qu’une sœur devrait penser ou bien dire à son frère mais c’était la vérité ! Si je n’avais pas été sa sœur, je lui aurai sauté dessus ! Hm… Et à ce sujet, je pense que je ne suis pas la seule à partager ce point de vue. Mais ce n’est pas une certitude. Enfin… si un peu quand même. Tout le monde adore les potins concernant ce « petit coureur de jupons qu’est-ce jeune Andrews ». Avec Matt notre relation est fusionnelle, certes, mais nous émettons tout de même une certaine réserve concernant nos vies sentimentales respectives. Une fois - et ça m’a suffit - mon frère s’est confié à moi et m’a déclaré qu’il avait un rencard avec une domestique du château. Je l’ai donc suivi - et il le savait ! - pour lui donner un coup de main si le rendez-vous partait en vrille, mais ce que je n’avais pas prévu c’était que cette servante en question était une véritable chaudière sur patte et qu’elle s’est littéralement jetée sur Matt en l’embrassant langoureusement et lui arrachant avec force ses vêtements. Je ne me suis pas fait prier pour partir mais… avoir vent des conquêtes de son frère est une chose mais en être témoin s’en est une autre !!

J’étouffai un rire en songeant à ce souvenir. Matt paraissait vraiment stressé. Mais qu’Est-ce qu’il avait ? J’étais intriguée mais laissai le silence régner encore quelques instants avant de le briser. Avec mon frère nous portions tous deux les mêmes couleurs à savoir l’ivoire et le bleu turquoise. Au moins, on verrait venir la fratrie Andrews de loin ! Ma robe était très simple, sans aucune pierre pour l’orner. Emme était cependant faite avec amour par une couturière du village de Telmar de qui je ne me séparerais pour rien au monde. Elle avait des doigts de fée si bien que chacune de ses créations était un régal pour les yeux. Pour l’occasion, j’avais tout de même attaché mes cheveux en chignon tout en restant décontracté, certaines mèches bouclées pendant de part et d‘autre. Mon frère, comme avant chaque bal ou repas important, avait tenté de me faire porter la rivière de diamant de notre mère. Mais comme à chaque fois, j’avais refusé, trouvant cette parure absolument magnifique mais beaucoup trop voyante et « riche ». J’avais un caractère assez fort, je l’avoue mais j’avais des idées en tête et comptais bien les appliquer. J’étais par exemple totalement contre l’exploitation de certaines personnes et trouvais aberrant le fait qu’il suffise d’être né dans la bonne famille pour avoir une bonne situation ! Edwin, le Roi de Telmar, était un très bon exemple de mon idéologie. Lui au moins il avait eu accès au trône non pas par sa naissance mais grâce à son intelligence et toutes les valeurs qui font de lui une bonne personne. J’étais terriblement fière d’être sa meilleure amie, même si mon aîné ne le voyait pas d’un tel œil.

Nous nous assîmes côte à côte en attendant les mariés. A ma grande surprise, devant l’autel ne se tenait pas mon ami d’enfance Liven. Enfin, il y avait un autre marié. Je fis de gros yeux ne comprenant rien. Je tournai la tête vers mon frère quand je vis qu’il faisait la même tête lui aussi. Enfin, je me doutais que ce n’était pas tout à fait pour la même chose, lui, étant bouche bée devant le Grand Lion. Oui c’est vrai que ça avait du charme tout ça mais… le marié n’était pas Liven !! Et si je m’étais trompée de jour ? Mes craintes s’atténuèrent cependant quand je le vis arriver, de son pas bien spécifique et de son allure humble. Il était vraiment ravissant. J’avais envie de me précipiter vers lui pour l’enlacer dans mes bras comme au bon vieux temps mais… il fallait tout de même rester correcte. Mon frère m’aurait incendié sur place si j’avais fait ce geste. Je ne comprenais pourtant pas et interrogeai Matt du regard.

« Non Rose… Ne me dis pas que tu n’étais pas au courant ? Enfin quand même, tout le monde le sait ! Il y a deux mariages aujourd’hui à Cair Paravel. Celui de Liven et Serena mais aussi celui de… je ne sais plus comment il s’appelle. Tu sais la famille Holland de Telmar ? »
« Euh… oui je vois. »
« Ben voila, leur fils. Il est là bas-tu vois devant l’autel ? »
« C’est lui ? Son nom est Chris. Il a changé ! »
« Oui c’est lui. Et sa fiancée est la sœur du Tisroc Yoren, Crystal. »
« Il est plutôt bien conservé Chris tu trouves pas ? »
« Oui et sa fiancée el… Rosalie voyons !! »
« Quoi ? »

Notre conversation prit fin avec l’entrée de Serena. Je la reconnus grâce au petit garçon qui l’accompagnait, comme me l’avait décrit Liven dans ses lettres. Cette jeune femme était magnifique. J’étais éperdument admirative devant une telle beauté naturelle. Ses cheveux étaient blonds comme le soleil mais ce qui nous éblouissait le plus était son sourire et sa fraîcheur. Des exclamations se firent entendre dans le public et l’une d’elle se fit entendre plus que les autres : « le second mariage de ma fille n'est pas mal malgré tout ! » J’avais envie de lui dire « ben plutôt oui !! » mais aucun son ne sortit de ma bouche. Je baissai la tête, peinée. Ma mère à moi n’assisterait pas à mon mariage… Je secouai cependant légèrement ma tête pour reprendre mes esprits et remarquai le tendre regard amoureux que partageaient mon ami d’enfance et sa future femme. C’était beau, très beau. Un sourire se dessina alors sur mon visage lorsqu’apparut la fiancée de ce fameux Chris. Mon frère la dévorait des yeux. Je pris alors la même intonation que lui, quelques instants auparavant, avant d’imiter de façon grotesque :

« Matthias, voyons !! »

Nous rîmes alors silencieusement. Liven n’avait jamais été aussi heureux et élégant qu’en cet instant. J’étais très attachée à lui et mes retrouvailles avec lui près de deux ans plus tôt à un bal en ce même lieu m’avait réjouie. Il méritait d’être heureux. Au cours de la cérémonie, je manquai de peu de ravaler ma salive de travers. Edwin était ici ? Et en plus il était le témoin de Chris ? Ils se connaissaient ? J’étais totalement pommée. Enfin c’était… une agréable surprise. Oui enfin… un peu inattendue quand même. Matt remarqua ce trouble et un rire sarcastique presque inaudible sortit de sa bouche. Je levai les yeux au ciel. Je ne comprenais pas pourquoi mon frère n’aimait pas Edwin. A la fin de la cérémonie, je m’avançai vers mon ami d’enfance et le prit dans mes bras, comme des enfants.

« Liven !! Tu as changé depuis la dernière fois !! Tu es très élégant aujourd’hui et ta femme est rayonnante. Je ne te retarde pas plus longtemps, nous aurons sans doute l’occasion de se retrouver au cours de la soirée. J’espère bien avoir une danse ! Histoire de voir si tu as progresser depuis que nous sommes petits… ! »

Je sortis - avec difficulté - de ce « tas humain » qui avait prit forme autour des mariés. Matt n’était plus dans mon champ de vision. C’est alors que quelqu’un vint à ma rencontre, une jeune domestique me demandant mon nom. Je le lui dis puis elle me déclara que j’étais la cavalière d’un prénommé Soren Eshbaan à savoir le frère de Crystal, une des deux mariées. Je songeai que c’était bon pour Matt ça mais… non. Je n’allais pas le pousser à être responsable d’un adultère la nuit même des noces. Je ris intérieurement. Ce fou rire avec mon frère avait été le bienvenu et avait détendu encore plus l’atmosphère. Le cherchant désespérément, je m’avançai vers la piste de danse. C’est alors qu’une main se posa sur mon épaule. Je sursautai vivement quand tout à coup un Dieu vivant apparut devant moi. Il avait un accent calormène qui lui donnait un certain charme. Vu son visage bronzé et la couronne dorée qui ornait sa tête je ne pus m’empêcher de sourire avant de déclarer :

« Prince Soren je me trompe ? »

Le jeune homme s’était avéré être quelqu’un de très sympathique. Durant de nombreuses minutes nous fîmes connaissance en parlant de tout et n’importe quoi. A vrai dire, c’était plutôt lui qui me posait des questions car il ne me connaissait pas du tout. Il est vrai que le seul nom de Eshbaan ne pouvait que vous évoquer quelque chose. Je savais qu’ils étaient trois : Yoren, le meilleur ami d’Edwin si je ne me trompais pas, Crystal, la mariée et aujourd’hui j’avais l’honneur de faire la connaissance du troisième Eshbaan. Le monde était petit ! Nous rîmes de bon cœur devant une telle situation. Soren était quelqu’un d’extrêmement agréable, je sentais que nous allions bien nous entendre. Et son petit accent était vraiment adorable. Il n’était pas évident de faire la connaissance de quelqu’un, le silence répondant parfois à notre place, mais Soren était très drôle et nous nous entendîmes bien immédiatement. Il me proposa sans plus attendre de me tourner vers le buffet et il lança quelques blagues sur ses vieilles tantes, toutes assises sur des sièges, devant la piste de danse, désireuses d’être invitées à danser. Il se demanda alors qui pourrait donc les inviter tant elles pouvaient être désagréables. J’explosai de rire. Il ne manquait pas d’humour ! Pour lui répondre je lançai une petite vanne sur nous-mêmes - la dérision de soi étant fondamentale - lui demandant comment il pensait être en vieillissant ! Tous deux nous connaissions la réponse : nous serions exactement pareils que ces vieilles femmes, assis nous aussi devant la piste de danse en se racontant quelques potins et critiquant les jambes trop maigres ou bien le port de tête trop exagéré des uns et des autres. Ne trouvant aucune réponse à redire, il se contenta de rire lui aussi. Nous nous étions bien trouvés. Le hasard fait bien les choses et je sentais que j’allais me faire un excellent ami en ce jour.

Il me demanda alors si je désirais danser, ce que je ne pus refuser venant de la part d’un jeune homme aussi séduisant, mais une voix nous interrompit. C’était la sœur de mon cavalier qui de loin l’appelait. Il leva les yeux au ciel tel un petit garçon. Je ne pus retenir un nouveau rire. Il me déclara qu’il ne serait pas long, je le laissai alors filer. Je me retrouvai donc de nouveau seule. Enfin seule… Une main - comme tout à l’heure - se posa sur mon épaule. Un sourire se dessina sur mon visage. Soren manquait cruellement d’imagination ! Pensait-il que j’allais de nouveau sursauter ?

« Pfff Soren tu… »

Je ne finis pas ma phrase. Devant moi se tenait mon meilleur ami Edwin. Il était particulièrement séduisant lui aussi dans son costume cérémonial. Je lui fis mon plus grand sourire avant de le prendre dans mes bras et l’embrasser sur les deux joues. Avec engouement je lui déclarai :

« Edwin ! Je t’ai vu tout à l’heure à la cérémonie. Je n’avais pas reconnu Chris ! Il a beaucoup changé. En mieux… Hm oui… donc euh… tu n’as pas de cavalière ? »

Phrase bateau; histoire de faire la conversation. Une pensée traversa alors mon esprit. Avec spontanéité, je lui montrai mon épaule droite sur laquelle une rougeur était visible. Heureusement il ne s’agissait que de mon épaule et personne ne pouvait la remarquer.

« Une trace de notre dernière bagarre… Tu pourrais faire attention quand même ! » lui dis-je en riant.

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Aslan
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Dim 24 Juil - 22:50


Description du décor

Il est important de lire cette description. De plus, elle vous aidera pour placer le contexte dans vos réponses. Merci de la respecter et de ne pas dire, par exemple, que la scène se déroule en pleine journée ! Il vous sera proposé des animations au cours de la soirée... Vous n'êtes qu'au début de vos surprises ! Beaucoup de lieux ont été évoqués, plus ou moins calmes et vous êtes libre d'y aller ou pas. Il en existe bien d'autre ! Cependant veillez à respecter le fait que dedans règne une ambiance festive tandis que dehors tout est plus calme voire désert. Bonne soirée et à bientôt Wink

Le soleil venait de se coucher et seule la lune ou encore les multiples bougies illuminaient cette soirée. Deux pistes de danse étaient mises à la disposition des invités. Il y en avait une, officielle je dirai, qui était installée à l’intérieur du palais, dans la salle des trônes. C’étaient là que se tenaient toutes les animations mais aussi l’orchestre. Les quatre trônes des Pevensie avaient été aimablement prêtés pour les mariés qui, au cours de la soirée, siègeraient dedans. D’ailleurs où étaient-ils ? Je n’eus pas besoin de chercher bien longtemps, un amas de personnes me révélant l’emplacement de chaque marié. Il y avait vraiment beaucoup de monde. Déjà qu’il y en avait énormément à la cérémonie, à présent il y en avait le double. Certains connaissaient les mariés, d’autre pas, mais ils venaient tous à Cair Paravel pour danser lors du bal et s’animer au cours des nombreuses animations que réservaient cette soirée.

La salle de bal était très fleurie, à l’image de la saison et richement décorée. De multiples lustres trônaient au dessus des têtes et un ensemble de miroirs positionnés sur tout un pan de la salle réfléchissaient la lumière des lustres si bien que même à l’extérieur - alors que la nuit était tombée - on pouvait y voir comme en plein jour. Bien entendu, il existait des coins plus reculés dans lesquels quelques indiscrets pouvaient parler en toute tranquillité et pourquoi pas pour certains, échanger un premier baiser ? Cela évoquera j’en suis persuadé des souvenirs à certains… Pour continuer ma description, vous l’aurez compris, la salle spacieuse des trônes était très lumineuse et les enchantements de lucioles qui vagabondaient d’un endroit à l’autre de la salle révélaient toute l’intensité magique de la scène. Peut être celle-ci était-elle accentuée par une certaine Sorcière Pure ? Oh oui, même sous son masque elle ne pensait tout de même pas me leurrer ? Elle avait prit l’apparence de sa mère, très belle. Je lui fis un clin d’œil et j’étais persuadée que comme pour me répondre, elle rependit un aura de gaité et de bonne humeur sur la salle, si bien que tout le monde souriait et était heureux.

Mais continuons. A l’extérieur, comme je vous l’ai déjà dit, la lumière était telle que l’on se serait cru en pleine journée. Mais attention, il y avait tout de même quelques bancs isolés dans le parc, au cœur des arbres et des fleurs. Les lucioles arrivaient jusque là si bien que l’on aurait dit des bougies flottantes au cœur de cette nuit sombre. Une autre piste de danse était dressée dehors, plus discrète, et peu fréquentée. C’est sans doute là que vous oserez accomplir l’improbable, dans un endroit calme et reculé de la population tout en profitant de la musique qui se tenait dans la salle. Pour finir, à quelques mètres de la Grande Salle, dans le par cet juste derrière l’autel des mariés, se tenait un lac sur lesquelles flottaient des barques. Un endroit dans lequel la musique pouvait parvenir jusqu’aux oreilles mais qui était encore plus tranquille que le moindre recoin de Cair Paravel. Les vagues sous chaque barque vous portaient là où votre cœur désirait aller puis revenaient à l’endroit d’origine, ou au contraire vous emmenait plus loin, selon vos envies.

En début de soirée, les élèves de musique de l’une des mariées, Crystal avaient préparé des chansons narniennes, telmarines, calormènes et enfin archenlandaises enseignées par leur professeur qu’ils aimaient tant. Mais ce n’était pas tout ! Les élèves de Crystal jouaient du piano, de la harpe ou encore du violon mais la magie de la scène était encore plus comblée par le chant entonné par les élèves de Serena, la seconde mariée, celle-ci étant institutrice. A présent, l’orchestre choisi par mes soins entonnait une douce musique.

Une excellente soirée se préparait.
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Edwin G. Petterson
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Dim 24 Juil - 23:18

    Ma cavalière me confia alors qu'elle devait rejoindre son mari et ses filles. Oui, elle m'avait prévenu de toutes façons, et c'était normal. Je devrais juste me trouver une...occupation pour passer le temps durant son absence, puisqu'elle m'avoua revenir me voir, puisque nous étions cavalier et cavalière. La vérité, c'était qu'elle ne m'avait pas donnée de réponses. Je n'avais donc aucune possibilité de parler à Yoren, mais je compris tout de même que j'avais réussis à la troubler un minimum pour la faire réellement réfléchir. J'aurais au moins accomplis quelque chose. Puis, j'étais assez content de lui avoir parlée, elle était très ouverte d'esprit comme femme, et elle était différente de la plupart des autres. Je devrais féliciter Chris pour avoir trouver une perle rare telle qu'elle. Quoi qu'il en soit, je regardais la jeune femme s'éloigner de quelques pas, puis je remarquais qu'elle s'était arrêtée. Avait-elle oublier quelque chose ? Je remarquais qu'elle regardait son frère, Soren, puis je regardais là où elle regardait. Ayant enfin compris à peu près ce qu'elle tentait de faire, en me remémorant légèrement les instants précédents que j'eus passé avec elle.

    Crystal était vraiment très intelligente. Je regardais Soren partir la rejoindre, puis je m'avançais à pas de loup vers la cavalière de celui-ci qui se retrouvait désormais seule, tout comme moi. Lorsque je fus derrière elle, je songeais que je ne lui ferait pas peur, mais je préférais qu'elle me voit avant de m'entendre parler, histoire de peut-être la surprendre un peu. Je posais donc ma main sur son épaule, histoire de la faire réagir, puis je souriais en la voyant se retourner. Ah, eh bien elle m'avait prit pour Soren. Bon, ça c'était fait au moins... Je regardais tout de même son air étonné avec amusement, puis la regardait de la tête aux pieds. Elle avait une jolie robe, et était ravissante ainsi. C'était rare de la voir en dehors de ses pantalons celle-là ! Je ne pus parler immédiatement, car elle me prit dans ses bras, et je la serrais contre moi, étant également content de la revoir. Mais même si elle me parlait d'un sujet qui se trouvait être ma cavalière en l'occurrence, je n'allais pas oublier que ce jour était un grand jour !

    « Vraiment ? Moi je ne t'avais pas vu avant... Disons que ça fait peu de temps que j'ai remarquée que tu te trouvais là aussi. En effet, comment aurais-je pu remarquer qu'une fille en robe se trouvait être ma meilleure amie ? Je te le demande, j'en serais presque choqué ! » lui dis-je, en jouant la personne outragée. Puis après m'être mis à rire, je repris. « Bien évidemment, j'ai une cavalière. Même qu'il s'agit de l'une des mariées, qui est justement la femme de Chris. Je suis heureux de l'avoir revu d'ailleurs... C'était comme renouer avec le passé, mais en mieux. »

    Je jetais d'ailleurs un coup d'œil vers l'endroit où j'avais vu Crystal s'en aller avec son frère, puis je reportais mes yeux sur l'épaule de Rosalie, qu'elle me montrait. Je me souvins alors de la dernière fois où l'on s'étaient vus au château. Nous nous étions battus à notre façons, bien qu'on aurait pu croire que nous étions redevenus des enfants l'espace de quelques instants. Heureusement pour moi, personne ne m'avait vu, et je m'arrangeais généralement pour éviter de me bagarrer avec elle quand je la voyais, étant donné que désormais j'étais quand même roi, et que j'avais atteint une forme de maturité différente de celle d'avant. Seulement, j'avais peut-être peur de perdre les jeux auxquels je jouais autrefois avec ma meilleure amie, au péril de ma couronne. Après tout, je n'étais pas le roi légitime, je devais donc faire attention et prendre mille précautions. C'était probablement plus simple pour Yoren au fond. C'était le seul qui n'avait aucun ennui... Les archelandais étaient désormais télormènes également, et les narniens n'avaient pas de rois légitimes non plus. Tout était dû à une prophétie datant d'il y avait plus d'une centaine d'années. Je prenais donc soin de mes faits et gestes, et je le devais encore plus ce soir d'ailleurs. D'ailleurs, il fallait que je m'entretienne quelques instants avec Rosalie... Mais disons qu'il y avait peut-être trop de monde là où nous nous trouvions actuellement.

    Je regardais donc tout autour de nous, puis décidais finalement que faire un tour dehors ne serait pas de tout refus. Puis il faudrait que je retourne dans une bonne petite demie-heure voir mes hommes pour savoir où ils en étaient. Je demandais donc à Rose si cela la dérangeait de venir prendre l'air avec moi pendant quelques temps, et elle accepta, voyant que Soren était éventuellement occupé. Je lui pris la main en la dirigeant dehors pour ne pas la perdre dans la foule qui était encore plus présente du côté des sorties. Je finis alors par voir que je nous avais emmenés dans la cour du château, du côté où l'on apercevait le lac et où l'on pouvait voir que des barques étaient placées pour ceux qui désiraient faire un tour. Les barques se trouvaient au lac bien-sûr, pas au château... Dehors se trouvait également pas mal de personnes visiblement, mais l'air y était frais et l'ambiance un peu plus agréable. Non, que dis-je... C'était beaucoup plus agréable. En effet, je venais de repérer un buffet encore remplit ! Tout le monde était allé à l'intérieur, par conséquent il restait tout ce qu'il y avait dehors. Je lâchais la main de Rose en allant vers le buffet avec des étoiles pleins les yeux. Je regardais alors tout ce qui s'y trouvait, puis je pris finalement deux verres de ponch, et en servit un à Rosalie qui venait de me rejoindre, puis bu l'autre. Il n'y avait pas à dire, c'était fort rafraichissant !

    « Bien que ça me fasse mal de le reconnaître, les narniens cuisinent bien, et ont un magnifique palais... »

    Me retournant pour contempler le château de Cair Paravel, je finis par poser au final mes yeux sur mon amie. Je devais lui parler, donc. Sauf que ce que j'avais à lui dire était assez délicat... Je me demandais bien si je n'aurais pas du passer plus de temps avec Yoren ou encore Chris finalement. Bon, je devais trouver quelque chose... Ah, ben pour me sauver la mise, si on pouvait dire ça comme ça, un de mes hommes vint me voir. Lorsqu'il vit mon air inquiet, il se figea et m'annonça tout simplement qu'ils avaient achetés tout ce dont nous aurions besoin pour notre voyage. Je lui dit alors que dès que le bateau arriverait, ils devraient se charger de monter et d'installer et ranger tout ce que nous avions ramenés pour le voyage, puis qu'une fois fini, ils devraient venir me prévenir. Comptant tout de même profiter de la soirée, surtout qu'elle était bien réussie, je me rassurais en me disant qu'il faudrait bien une heure peut-être, pour tout ranger dans notre navire. Quoi qu'il en soit, je fis signe à l'homme de partir, puis je remarquais la mine étonnée de Rosalie.

    « Je pars en voyage quelques mois sur les mers et les océans. Je prévois ce voyage depuis déjà des semaines, à vrai dire, et il représente beaucoup pour moi... Surtout que c'est mon premier voyage sur un tel navire. Si tu pouvais le voir quand il arriverait, tu remarquerais à quel point il est imposant et à quel point ses créateurs se sont appliqués à le faire. C'est vraiment... Je ne peux pas le décrire. »

    En y réfléchissant bien, c'est vrai que j'avais rarement vu beaucoup de bateaux. Mais j'avais beaucoup de livres illustrant certains navires imposants, et ayant accomplis maintes traversées. Je m'étais bien renseigné sur les créatures des mers aussi, celles des océans, entre autres. Il y avait quelques créatures mystérieuses, dont je doutais qu'elles puissent exister. Mais bien que je sois un peu anxieux vis-à-vis de ce voyage, et que je serais le capitaine à bord, je n'en étais pas moins fier. J'étais tout de même heureux de quitter la terre et ses paysages quelques temps. Au moins, à mon retour, je serais plus heureux encore de revoir la terre ferme, même si ce serait Narnia que je reverrais en premier. Hum... Il ne fallait pas que j'oublie que j'avais quelque chose à faire avant tout. Oui, je redescendis sur terre un instant, puis secouais la tête en fermant les yeux. En les rouvrant, je remarquais que Rose m'observait. Elle avait peut-être du me prendre pour un fou à regarder dans le vide après avoir fait mille éloges d'un navire.

    « Hum, excuses-moi, je suis un peu songeur ce soir... Donc, je devais te dire quelque chose. »

    Je pris une profonde inspiration, expirais ensuite, afin d'être plus détendu, puis je repris un verre de ponch. Le reposant ensuite, je proposais à Rosalie de marcher quelques instants. Ayant accepté, je posais ma main dans son dos, tout en avançant dans les jardins royaux où se trouvaient d'autres gens. Bon, là au moins je pouvais parler sans être obligé de voir certains regards posés sur moi. « Tu sais, lorsque je suis devenu roi, après la guerre, j'étais heureux. J'avais enfin ce que je convoitais ardemment depuis des années... Et quelques semaines après mon couronnement, je trouvais étrange de voir Matt seul, dépité, et de ne jamais te voir. Lorsque j'ai appris que tu avais été retrouvée... morte, j'étais dépité. Comment pouvais-je réaliser que ma meilleure amie, que je connaissais depuis des années, ne serait plus ? » dis-je, en laissant quelques secondes de silence après ses paroles. Je me souvenais parfaitement du jour où je l'avais apprit. C'était aussi fatal que lorsque l'on m'avait dit que ma mère allait probablement mourir. Mais la chance que j'ai eue, c'était que Rose était en vie, et ma mère aussi.

    « Donc tu vois, j'ai réalisé certaines choses, tout en m'occupant en même temps du royaume. L'une des choses principales étant que sans Yoren, j'avais du mal à m'exprimer sur mes émotions et remords envers certaines personnes. Je ne me confiais qu'à lui, car il était et est l'une des seules personnes en qui j'ai entièrement confiance. Quand je l'ai rencontré, j'ai sentis que quelque chose de spécial se passait entre lui et moi. Et ça m'a fait pensé que j'ai ressentis ça quand je t'ai retrouvée, dans l'écurie, il y a quelques temps. Et je me suis aussi souvenu en te revoyant du jour où j'ai cru que j'avais perdu ma meilleure amie. » Je me stoppais quelques instants, de nouveau, histoire de ne pas perdre haleine tout d'abord, et de ne pas me faire entendre par certaines personnes en qui je ne mettais aucunement ma confiance.

    Je reprenais donc ce que je disais, après que nous nous soyons éloignés de certaines personnes. « Par conséquent, j'ai réfléchis à certaines choses ces dernières semaines. Je crois que je me suis bien tourmenté l'esprit à chercher ce qui me prenait au fond... Et je me demande toujours ce qui peut me mettre dans un tel état, mais j'ai besoin de te le dire à toi. Car au final, tu es la seule à qui je peux dire ça. Tu es la seule à qui je veuille dire ça... » dis-je, en m'arrêtant. Je sentais quelques regards de travers pointés sur moi, mais je m'en fichais désormais. Je ne pouvais pas attendre plus longtemps, selon moi. Je me positionnais donc face à Rose, conservant un air sérieux, mais également sincère. J'étais cependant hésitant. Était-ce vraiment maintenant que je devais le dire ? Oui, c'était maintenant. Après, je partais durant plusieurs mois, je ne pouvais prendre encore des risques.

    « Tout ça pour te dire que je refuserais de perdre quelqu'un à qui je tiens une seconde fois, et que bien que je sois quelqu'un de très difficile à déchiffrer, je doute moi-même désormais, et je ne sais pas vraiment de quoi, et c'est plutôt troublant... Et justement, j'ai bien changé aussi. Et je crois que tu devras probablement réapprendre à me connaître. Je suis différent d'avant, mais je suis en même temps la même personne. Si tu arrives à comprendre tout ce que je te dis, je te félicites d'ailleurs. Mais je crois que j'en ai assez dit comme ça, et je n'ai plus grand chose à dire, si ce ne sont quelques mots. » dis-je, reprenant un peu ma respiration à force de parler. Je détournais mon regard vers le lac un nouvel instant, puis une fois de plus, non satisfait, je lui fis signe de me suivre ailleurs. Bon, il y avait toujours des invités, mais je ne pouvais pas m'éloigner éternellement.

    Me mettant alors de nouveau devant Rosalie, je soutenais son regard avec le mien, tout en cherchant quelque chose dans ma poche. Après l'avoir trouvé, je le dissimulais très facilement, puis de ma main libre, je pris la sienne, et me mis à genoux devant elle. « Rosalie Andrews, voudrais-tu me faire l'honneur de devenir ma femme ? »

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Votre récompense vous l'aurez quand viendra ce beau jour
Quand la gloire couronnera ma tête, soyez prêtes !
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Lun 25 Juil - 15:18

La veille du mariage, Mallory prépara ses affaires qu'elle rangea dans son panier avec un petit pot de beurre et des galettes qu'elle avait acheté au marché tout à l'heure, puis elle descendit dans la cuisine. Elle déposa les galettes et le beurre sur la table, car il s'agissait du très précieux goûter de ses petits frères. A son retour, le lendemain, ils seraient capables de lui hurler dessus si elle osait oublier leur quatre heure avant de partir... Mais de toute façon, elle s'en fichait parce qu'ils avaient été méchants avec elle tout à l'heure, et elle les boudait. Mais Mallory n'était toutefois pas assez cruelle ou rancunière pour les laisser mourir de faim, surtout qu'elle risquerait de se faire rouspéter par la sorcière aux courgettes ou Tonton Nate. Enfin, il était très gentil Tonton Nate ! Very Happy Mais tu t'éternises ma fille, donc sors de cette cuisine et va chez ta copine.

En effet, Mallory devait rejoindre Melody, chez qui elle resterait dormir, pour aller ensemble au mariage à Cair Paravel le lendemain. En passant au marché, elle avait récupéré un tas de bonbons pour la soirée, mais elle avait dû les dissimuler soigneusement pour éviter que Jared et Simon ne les mangent. En parlant d'eux, elle ne les avait pas prévenu qu'elle ne serait pas là ce soir, mais se doutait bien qu'ils étaient au courant grâce à son journal intime. Ils le lisaient si souvent que ça ne choquait plus vraiment Mallory. A vrai dire, ça l'énervait seulement un peu. Mais au moins, ça leur donnait des sujets de conversation à table. Elle remarqua Simon qui était assis dans le salon. Il était justement entrain de lire son journal, une paire de lunettes posée sur le bout du nez. Il avait l'air très sérieux.

-Tu vas chez Melody ? Demanda Simon sans lever les yeux de sa lecture.
-Oui, répondit Mallory avec une grimace qui voulait dire « On dirait que pour lui c'est normal de fouiller dans mes affaires Suspect», et ça l'était. Depuis quand tu portes des lunettes ?
-Jamais : il n'y a pas de verres, c'est juste une monture toute simple. Ça donne l'air intelligent Very Happy, expliqua Simon avec un sourire enthousiaste qui lui donnait l'air d'un illuminé.
-Ah oui je vois Laughing, fit Mallory. Bonne soirée, soyez sa...
-OH MON MAFIEUX ! l'interrompit soudainement Simon en montrant du doigt un paragraphe du journal. Jenny et Roger ont eu des poussins verts ?!
-Oui. Roger n'arrive plus à dormir à cause de ça, à ce qu'il paraît. A demain !
-Le pauvre Roger, il a une vie si dure... Des poussins verts... Hum. A demain !

Et Mallory s'en alla toute joyeuse jusque chez son amie, son panier au bras (et non pas Panier de Yoplait Wink). Lorsqu'elle frappa à la porte de Melody et qu'on lui ouvrit, elle ne dit pas « Coucou ! J'ai apporté le dessert ! » mais la serra dans ses bras, heureuse de la revoir. A quand datait leur dernière rencontre ? Deux ou trois jours. Mais ça ne changeait rien pour Mallory, de toute façon Very Happy. A peine arrivée, elle déballa les bonbons. Les deux filles parlèrent et rirent si longtemps que la gorge de Mallory fut rapidement sèche, ce qui n'arrangeait rien avec les bonbons. Ce fut très tard qu'elles s'endormirent, entourées d'un sacré désordre.

Le lendemain matin, Mallory fut réveillée par Melody qui venait elle aussi de se lever. Elle lui adressa un grand sourire qui voulait dire « Good morning Very Happy», mais en fait, ce n'était plus tellement le morning. C'était même carrément l'afternoon. Et bien que le mariage se passe au coucher du soleil, elles avaient intérêt à se dépêcher. Pour Melody, il ne semblait pas y avoir de problèmes. Mais pour Mallory... L'une de ses caractéristiques qui consistait à mettre du temps à émerger au réveil ne devait pas trop jouer en sa faveur ce jour-là. C'est donc d'une démarche terriblement lente qu'elle atteignit la salle de bain que lui avait indiquée Melody puis se posta devant le miroir. Elle se rendit compte avec horreur qu'il y avait déjà quelqu'un ici, et s'apprêta à se défendre... et puis se rendit compte qu'il ne s'agissait que de son reflet dans le miroir. Tout allait bien. La Narnienne sortit ensuite une brosse à cheveux de son sac, et resta l'observer longuement. A quoi ça servait, déjà ? Oui vraiment, Mallory n'était pas du tout réveillée. D'après les pubs, la Chicorée ça marchait bien au réveil ! Elle passa lentement la brosse dans ses cheveux puis sortit sa robe et la mit devant son pyjama pour voir ce que ça pouvait donner. Non, avec son pyjama ça faisait vraiment très laid... Et la robe lui échappa des mains. Mallory se pencha donc pour la ramasser, et se cogna brusquement la tête en se relevant. Là c'était bon, elle était réveillée.

Un peu plus tard, elle retrouva Melody dans le salon et l'aida à nouer le ruban qui faisait tenir sa robe. Elles quittèrent la maison tout de suite après, essayant de se dépêcher le plus possible pour ne pas arriver en retard. Enfin, pas trop. Pendant leur trajet, Mallory découvrit un nouveau sport extrême : la course en chaussures de bal. Il n'y avait pas à dire, elle préférait de loin de l'escrime, et même qu'elle réussit à s'aplatir comme une crêpe devant tout le monde à cause de ça. Ce n'était pwin sa cup of tea. Lorsqu'elle se redressa avec l'aide de Melody, elle était toute rouge (cherry) de honte. Elle constata avec soulagement que sa robe n'était ni salie ni déchirée, heureusement. Ce qui n'empêchait pas qu'elle avait terriblement honte... C'était une petite gamelle pour elle, mais une grande chute pour sa fierté. Comme un malheur n'arrive jamais sans un autre, Mallory comprit que le nœud de la robe de son amie s'était détaché. A l'abri des regards indiscrets comme celui de Jenny, la copine simplette de Roger, la Narnienne essaya de refaire le ruban. Mais manque de chance, elle tremblait (mélange de stress à cause du retard, honte à cause de sa chute et d'abus de sucre à cause des bonbons de la veille) et était incapable de faire quoi que ce soit avec ses mains. Elle arriva même à s'emmêler les doigts dans le ruban et répéta des « Désolée, désolée, désolée... » sans cesse. Étant donné le ridicule de la situation, quelqu'un là-haut décida d'agir. Grâce à un certain ange gardien cousin de Joséphine, les tremblements de Mallory s'estompèrent et elle parvint à refaire le nœud de façon à ce qu'il tienne mieux en s'écriant un « HAHA ! » triomphant. Alors qu'elles reprenaient leur course, Mallory dut faire sa prière dans sa tête :

* Oh Dieu, remercie José avec un tas de sucreries car il a été très bon avec moi et m'a sauvé de mon embarras. C'est un très bon ange gardien pas fainéant du tout et il fait très bien son travail au point de mériter une promotion. S'il te plait. Amen. *

Sûrement fâché d'avoir été dérangé par la requête de la protégée de son ange gardien n°65, Dieu leur envoya un nouvel obstacle en retour : un embouteillage. Dans l'autre monde où Mallory vivait avant, il y en avait très souvent, et c'était très pénible. De longues files de voitures s'étendaient sur de longs kilomètres, ce qui rendait infernal le moindre départ en vacances. Et là, Mallory assistait à leur ancêtre : un embouteillage de charrettes. Les conducteurs semblaient aussi râleurs que ceux de chez Mallory, et elle se demanda si conduire n'importe quel véhicule ne rendait pas grincheux. Lorsque le big boss du ciel fut enfin calmé, les charrettes avancèrent dans un rythme plus régulier et les deux amies purent reprendre leur chemin vers Cair Paravel. Elles finirent pas atteindre le château, complètement crevées, mais durent affronter une nouvelle épreuve pire que la course en talons : passer devant tout le monde sans se faire remarquer. Le mariage de Serena et Liven, leurs amis, avait déjà commencé, et il fallait passer près d'eux... C'était décidé, s'il arrivait que Mallory rentre dans l'autre monde, elle s'inscrirait à Koh-Lanta. Mallory suivit donc Melody pour aller s'assoir et adopta un attitude très naturelle : petit sourire gêné, yeux baissés, main dans les cheveux... Oui oui, naturel je vous dis. Et bien sûr, ça ne rata pas : tous les regards se braquèrent sur elles. Une fois installées, Mallory entendit Simon, qui devait avoir hérité de sa discrétion, lui expliquer que Jared n'était pas venu et qu'elle avait de la terre sur les genoux. Horrifiée, elle frotta le plus discrètement possible pour faire partir la tache. Une fois de plus, elle passa inaperçue. A part pour sa voisine de gauche qui, entre deux sanglots tant elle était émue, lui jetait un regard indigné. C'était d'autant plus effrayant que son maquillage coulait... Un certain Dédé, qui devait être lui aussi conducteur vu sa nervosité, dut s'en rendre compte aussi car il vint chercher les filles dès qu'elle eut fini. Elles se trouvèrent à quelques mètres des mariés (tous les deux très beaux) et d'Aslan (qui lui rappela la peluche que Simon avait rapporté du zoo, il y a 4 ans), et Mallory fit un graaand sourire à en rester coincée après. A la fin, elle lâcha un :

-C'est trop mignoooooon ! Very Happy

dont elle avait l'habitude, puis applaudit aussi fort que les Gryffondors quand ils ont reçu la coupe des 4 maisons à la fin de Harry Potter à l'école des sorciers. Oui oui, elle ne manquait pas d'enthousiasme, la Mallory. Après le deuxième mariage, suivant Melody, elle alla féliciter Liven et Serena à son tour puis leur fit un grooos câlin.

-Vous étiez trop mignoooons ! Very Happy

Non, Mallory ne s'arrêtait jamais. Enfin, ce n'était pas comme si elle faisait ça à n'importe qui. Liven et Serena étaient de grands amis, pas des partenaires de belote de Jared et Simon. Elle resta avec eux un petit moment puis s'aperçut que Melody s'éclipsait et la suivit du regard. Elle savait qu'elle avait l'intention de s'en aller en douce et était chargée de la couvrir en cas de problèmes, et il fallait qu'elle soit une coéquipière hors pair. Mais l'idée de suivre en filature son amie jusqu'à la sortie sur la musique de Mission Impossible l'épouvantait. Jouer les espionnes, elle adorait ça. Surtout que pour aider son amie, elle pourrait faire n'importe quoi. Mais faire ça avec des chaussures pareilles après avoir couru, s'être pris une gamelle, couru, essayé d'être discrète, frotté les genoux, sourit, fait des câlins... Dur. Jusque là, tout semblait bien se passer pour Melody. Elle souhaita une bonne soirée aux nouveaux mariés et promit de revenir les voir plus tard, puis partit à la recherche de... Elle ne savait pas trop en fait. Soit elle allait voir quelqu'un qu'elle connaissait, soit elle cherchait Eustache, son cavalier pour le bal. Bon, elle ne voulait pas que le pauvre se sente tout seul alors elle décida d'aller le chercher en premier. Seulement, elle n'avait aucune idée de ce à quoi il ressemblait. Elle remarqua Jean-Charles, l'un des amis de ses frères, qui lui avait dit à la dernière pyjama party de la mafia qu'il était très ami avec ce Eustache. Elle alla donc lui demander où il se trouvait, et adressa au passage un sourire signifiant « Bonne chance Laughing » à Aleson, la partenaire du rouquin.

-Wesh Lory ! Very Happy Donc mon Stachy j'l'ai vu taleur, il baragouinait près de la boustiffaille. Un vrai gourmand, ce p'tit Scrubby !
-D'accord, merci J-C ! Bonne soirée Very Happy.
-Cimeeer !

Et elle s'éloigna en direction du buffet. En regardant vers la gauche, Mallory vit Melody arriver accompagnée d'un type qu'elle ne se souvenait pas avoir déjà vu. Vu l'expression enchantée de son amie, Mallory comprit qu'elle n'était pas parvenue à sa tâche. Elle lui adressa une grimace qui voulait dire « Oh mince... T'en fais pas, à mon avis il est gentil si c'est pas un chauffeur ! ». Vous l'aurez compris, elle communiquait beaucoup grâce aux expressions de son visage. Malheureusement, rares étaient ceux qui comprenaient entièrement ses messages télépathiques. Elle reprit sa quête du buffet et l'accomplit avec succès, mais se retrouva à côté de deux filles aux tenues particulièrement étranges. La première, blonde, avait une robe rose saumon assortie à une espèce de chapeau en métal qui ressemblait à un œuf de pâques entouré d'un ruban. La deuxième était brune et portait une robe bleu turquoise quand même assez spéciale avec un petit chapeau bizarre sur sa tête. Toutes les deux lui firent aussitôt penser à Javotte et Anastasie, les deux horribles sœurs de Cendrillon, et elle les observa un instant avec un regard noir. Qu'est-ce qu'elle ne les aimait pas, celles-là ! Elles faisaient travailler sans cesse Cendrillon et étaient tout le temps méchantes avec elles... De vraies harpies ! Oui, Mallory était tellement attachée aux histoires qu'elle entendait quand elle était petite qu'elle en oubliait que les deux filles ne faisaient que leur ressembler. Elle remarqua aussi un garçon à l'air perdu qui était assis sur une chaise devant le buffet. Mallory le reconnut tout de suite.

-Salut Roger ! Very Happy lança-t-elle joyeusement.
-Roger comme prénom, c'est nul... se lamenta le pauvre garçon.
-Non, mon poussin ! Ne goûtes pas à ça, c'est du citron vert ! Tu n'aimes pas ça ! Recommanda un père a son enfant que Mallory trouva trop mignooon.

Roger, quant à lui, ne parut pas apprécier. Il se raidit et enfouit son visage dans ses mains, de plus en plus perturbé.

-Les poussins, c'est nul... Le vert, c'est nul...
-Vert, c'est vert ! Tout le monde il est vert ! Oui tout ve...

La femme qui ressemblait à Javotte avait commencé à chanter, mais le sosie d'Anastasie lui adressa un regard pour lui faire comprendre de se taire. Oh, tiens ! Une autre télépathe. Mallory adressa un air désolé à Roger puis se dirigea vers un garçon qui se tenait vers l'extrémité de la table. Elle devina aussitôt que c'était Eustache et alla le saluer en souriant. Comment l'avait-elle su ? Pas de télépathie mes amis, simplement de l'intuition féminine Cool !

-Salut Eustache, je suis Mallory Very Happy. Tu vas bien ? Désolée si j'ai mis du temps à venir, je discutais avec les mariés. Les mariages étaient beaux, tu ne trouves pas ? Very Happy

Faudrait qu'on lui suggère un jour de faire des économies d'énergie. C'est que ça doit consommer, de sourire autant ! M'enfin, tant qu'elle ne s'appelle pas Gabriella, tout va bien. Comme Roger commençait à parler tout seul, Mallory échangea un regard surpris avec Eustache puis s'éloigna en direction de la salle des trônes avec lui. En fait, elle ne trouvait pas indispensable de danser. Ça ne la dérangeait pas, mais elle préférait rester dehors pour l'instant, devinant la foule qu'il devait y avoir à l'intérieur. Le jour commençait à baisser, ce qui poussait les gens à rentrer. Il ne faisait pourtant pas sombre car des lumières éclairaient tout le jardin. Et Mallory n'avait pas du tout froid non plus.

-Ça ne te dérange pas de rester dehors un petit peu ? Demanda-t-elle à Eustache. J'ai peur qu'il y ait trop de monde, ça doit être dérangeant pour bouger... Laughing

N'empêche qu'il faudrait qu'elle aille vérifier que tout se passait bien pour Melody, et que Simon n'avait perdu aucune de ses tongs. Oui, son frère était le seul garçon à porter des chaussettes avec des tongs. Mais c'était tant mieux en fait. Et puis d'ailleurs...

L'attention de Mallory s'arrêta soudain sur quelqu'un, interrompant sauvagement la narratrice qui venait de commencer sa phrase. Non non, il ne s'agissait pas de la mamie de J-C qui concoctait des tisanes à la camomille bizarres et qui venait de sortir du palais en faisant des entrechats, ni de Mlle Ladentelle qui poursuivait un couple affolé avec son sac à main. Il s'agissait de Christian ! Very Happy Mallory hésita à aller le rejoindre pour le « saluer » (u_u), mais voyant qu'il était en compagnie de Serena dont elle savait qu'il le partenaire pour le bal, elle se contenta de leur lancer un énième sourire qui, TÉLÉPATHIIIE, voulait dire « Je viens tout à l'heure Very Happy » . Tout en s'éloignant avec Eustache, elle continua de les regarder en souriant, si bien que l'inévitable arriva. Mallory, qui semblait extrêmement douée aujourd'hui, glissa sur une peau de banane jetée par mégarde par un malpoli qui en réalité était Simon, et se retrouva assise par terre. Mettant un certain temps à réaliser ce qui lui arrivait, Mallory se redressa finalement, rouge comme une cerise cherry, et eut un air gêné.

-Désolée, il y avait une peau de banane... C'est fou comme les gens ne sont pas propres ! OO Hum bref, tu veux faire quoi sinon ? Very Happy

Je vous laisse deviner ce qui fit Mallory : elle sourit.
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Susan Pevensie
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Lun 25 Juil - 18:26

    Enfin un peu de bonheur à Narnia. Les mariages de mon ami Liven et de sa fiancée Serena ainsi que de ma très chère Crystal et de son doux époux Chris tombaient très bien dans cette période triste et sombre. Depuis la perte d'Archenland et la mort de Peter, Narnia avait perdu de sa joie de vivre et de sa magie. Toutefois, l'annonce de ces mariages avaient ravis les Narniens et avaient rallumés la flamme du bonheur dans notre contrée. De plus, le château de Cair Paravel était le lieu qui accueillerait ce bel événement, de quoi redorer l'image de Narnia auprès de tous les invités et prouver que nous étions encore capable de vivre et de sourire malgré les malheurs qui nous accablaient depuis quelques temps. J'avais hâte de cet événement car je savais que ce serait un moment de bonheur commun. La seule ombre au tableau était la venue de Yoren et Edwin, nos deux ennemis mais ils avaient été invités par les mariés et ni moi ni mon frère n'avions pu interdire cela. Toutefois, j'espérais du plus profond de mon cœur qu'ils ne viendraient pas gâcher ce moment et que pendant quelques heures éphémères nous vivrions en paix et en harmonie. Je serais la seule représentante des Pevensie à ce mariage. En effet, Edmund avait été assez perturbé par le précédent bal de Narnia. Ce soir la, la guerre avait été annoncé par une espionne et il avait rencontré April, qui aujourd'hui était portée disparue après la naissance de son enfant. Il avait ainsi décidé de ne pas venir au mariage, n'ayant pas le cœur à voir tout ces couple heureux alors que d'autres commençaient à peine de vivre une autre vie, mariés et heureux pour longtemps. Je ne le comprenais que trop bien, malgré tout, c'était les mariages de deux personnes qui m'étaient très chère et je devais être présente à leur côté pour célébrer leur bonheur.

    Ainsi donc, cela faisant quelques semaines que j'aidais à préparer cet événement et je dois dire qu'il me prenait beaucoup de temps. Ceci ne me déplaisait pas, au contraire, il me permettait de penser à autre chose et de ne pas voir les visages des gens du château qui me plaignaient et qui se demandaient sans cesse si j'allais bien et si j'allais enfin finir par faire mon deuil. J'en avais assez d'être regardé de cette manière et j'avais besoin de me trouver une occupation pour chasser mes mauvaises pensées. J'avais beaucoup d'idées et ainsi, la salle de bal avait été décorée selon mes directives. Je lui avais donné l'aspect le plus beau que je le pouvais afin de refléter le plus grand bonheur possible. Tout était fait pour faire sourire le plus de personne possible. Je voulais faire de cette pièce un endroit unique, le seul endroit en ce monde ou la guerre n'existait pas et ou le bonheur et la joie de vivre étaient les maitres mots. J'aurais aimé un peu de magie dans ce lieu, comme pour rendre les gens plus chaleureux, malheureusement, je n'étais en mesure de fournir cette magie, j'espérais juste que ma volonté et ma détermination serait ressentie par tous les invités ainsi que les mariés. Une fois satisfaite du résultat de la salle de bal, je m'occupais de la gestion du buffet ainsi que de l'orchestre. Tout était calculé pour faire de cette soirée un moment inoubliable. La nourriture serait exquise et la musique si mélodieuse que tout le monde serait transporté de joie. J'y mettais tout mon cœur et j'espérais que tout les invités pourraient le ressentir, même Edwin et Yoren, au plus profond de leurs sombres cœurs.

    Après les salles et tout le reste, il ne restait plus qu'à m'occuper de moi. Mon couturier attitré avait passé environ une semaine à me faire une robe tout à fait à mes goûts et parfaite pour l'événement. Mon couturier était le meilleur de tout Narnia et me faisait des robes d'une rare beauté. C'était d'ailleurs grâce à lui que j'avais reçu ce surnom d'icône de la mode car je faisait très attention à mon apparence et ceci passait bien sur par ma garde-robe. Ainsi, pour ce mariage je me retrouvais avec une robe magnifique, telle que je la voulais. Le haut était un bustier, brodé dans de la soie avec de la dentelle fine et très bien travaillée et était attaché par un corset de lacets en soie à l'arrière. La robe était un mélange de dentelle et de tulle soyeuse et légère. Le tout était gonflé par de nombreuses couches pour donner une forme très ronde et épaisse à la robe, toutefois, elle était légèrement et tournait tout autour de moi quand je tournais sur moi même. L'ensemble était d'un magnifique bleu, faisant ressortir mes yeux et me rendant radieuse. (http://www.campuscreole.com/shop/images/mariee/robe-bustier-bleu-ciel.JPG). Pour mes cheveux, j'avais opté pour une coiffure légèrement attaché derrière mais laissant des mèches bouclés tomber le long de mon dos. Quelques petites fleurs blanches avaient été accrochés dans mes cheveux souples et brillants. Enfin, je portais des bijoux très beau. Une collier en perle blanche, offert par ma mère il y a bien longtemps, ainsi que mon médaillon qui pendait dans mon décolleté. J'avais quelques bracelets et de fines bagues ornaient mes doigts. Pour finir, j'étais maquillée de façon assez légère. Un peu de poudre sur mes yeux pour accentuer leur couleur, un peu de rose sur mes joues pour atténuer mon teint naturellement pâle et enfin un peu de couleur sur mes lèvres rouges. La dernière touche de ma tenue vint enfin, je posais ma couronne d'or sur mes cheveux. J'étais fin prête et radieuse.

    Avant la cérémonie, je m'étais décidé à aller voir mon amie Crystal, je le lui avais promit. Je frappais donc doucement à sa porte et entrais. Elle portait une robe magnifique, digne d'une princesse, comme son titre. Elle était radieuse et son bonheur se lisait sur son doux visage. Après s'être enlacée je lui témoignait ma joie à propos de cet événement et lui soufflait que j'avais fait de mon mieux pour rendre cette journée exceptionnelle aux yeux de tous. Je l'informais alors que ses filles Lou et Maëlyn dans leurs appartements. Je la laissais alors s'occuper de ses douces filles et rejoignit mon frère à l'étage. Il m'avoua me trouver très belle dans cette robe et m'informa de profiter de la soirée mais de faire attention à moi car il savait que Yoren et Edwin rôderaient. Il devait être inquiet que les choses du passé se reproduisent ce soir. Toutefois, je lui promit de faire de cette journée une réussite et que tout se passerait bien. En quittant la pièce, je priais au fond de moi pour que je puisse tenir ma promesse. Je me dirigeais alors vers la salle ou devais se dérouler le mariage. En entrant dans la salle, les gens s'inclinèrent poliment devant moi et me laissèrent passer. Je prit alors place au premier rang, comme il me l'avait été indiqué. J'attendais quelques minutes, silencieuse, avant de voir arriver les mariés. Ils étaient tous les quatre rayonnant et rien que de lire le bonheur sur leurs visages, je ne put m'empêcher de sourire. J'étais heureuse pour eux et j'étais heureuse de voir ce bonheur à Narnia. Puis, il y eut le silence et je sentit alors une présence que je connaissais très bien. Je vis alors arriver celui que j'avais attendu et cherché durant des semaines … Le Grand Lion Aslan ! Il n'avait pas changé depuis la dernière fois ou nous l'avions vu. Sa crinière rayonnait comme un soleil et son aura dominait tout le monde de part sa puissance. Il imposait respect et admiration partout ou il passait. Au moment ou je le vis, mon cœur se serra sous ma poitrine. Je ne pus m'empêcher de penser que la dernière fois que je l'avais vu, Peter était encore en vie. Aslan, notre bien aimé protecteur depuis toujours avait aujourd'hui failli. Durant la dernière guerre, malgré mes prières, jamais il n'était apparu auprès des Narniens et de ceux qu'il devait protéger. Pas une seule fois nous n'avions entendu son rugissement, signe qui nous aurait redonné du courage. Il avait laissé son peuple s'entre-tuer en son nom. Il avait laissé Peter mourir sans le protéger. Mes sentiments envers Aslan étaient aujourd'hui étrange. Je ne pouvais le détester car au fond de moi je pensais qu'il avait eut une bonne raison de ne pas intervenir … Du moins, je l'espérais. Toutefois, je l'avais cherché durant des semaines après la mort de Peter, errant dans des forêts inconnues juste pour l'apercevoir, l'espace d'un instant. Jamais je n'avais revu sa crinière dorée et son doux et puissant regard … Jusqu'à ce jour. Il n'y avait guère un jour ou je ne pensais pas à lui et à Peter. Durant longtemps j'étais persuadée qu'Aslan pourrait me ramener mon frère, toutefois, Edmund m'avait fait revenir sur terre. Aujourd'hui, face au Grand Lion, j'étais de nouveau perdu. Quand il prit la parole, de sa puissante voix, je baisser les yeux au sol et tentait de retenir mes larmes. Je luttais si fort que personne ne put s'apercevoir de mon mal-aise à ce moment là.

    La cérémonie du mariage se déroula parfaitement bien et je vis Edwin et Yoren, les témoins de Chris et Crystal accomplir leur devoir comme il le fallait. Après la cérémonie, Aslan déclara le bal ouvert et tout les invités se dirigèrent vers la salle du bal. Encore un peu chamboulée par la vu d'Aslan et les pensées plutôt négatives qui m'avaient traversée l'esprit, je décidais de m'éclipser un moment. Je rejoignais les cuisines pour savoir si tout se déroulait bien et j'en eu confirmation. Mes pas me menèrent alors dehors. La nuit était tombée et je levais la tête vers les étoiles et tentais de ne plus penser à rien. Peter me regardait-il de la haut ? Ressentait-il mon mal être ? Fermant les yeux, je baissais lentement la tête et prit une profonde inspiration. Tout allait bien se passer ce soir et je devrais faire de mon mieux pour que rien ne vienne gâcher cette soirée en l'honneur des mariés, je l'avais promit. J'arrangeais alors ma robe ainsi que ma couronne sur ma tête puis me dirigeait vers la salle de bal. Deux gardes m'ouvrirent les grandes portes en s'inclinant devant moi. Je fis alors mon apparition dans la grande salle de bal. Beaucoup de tête se retournèrent vers moi, certaines avec des sourires aimables, d'autres me regardaient avec respect. Mon regard parcourut la salle et je vis Aslan au fond de la salle, seul. J'hésitais à aller lui parler, mais j'avais trop peur et j'étais presque sûre qu'aucuns mots ne seraient capables de sortir de ma bouche. Et puis, je devais d'abord aller féliciter les nouveaux mariés. Je traversais ainsi la grande salle, le bruit de mes chaussures à talons résonnant sur le sol. Je souriais avec gentillesse à tout ceux qui me saluait et continuait d'avancer. Il y avait beaucoup de monde mais tout ces gens avaient l'air à l'aise. Certains mangeaient, d'autres buvaient et d'autres enfin dansaient. Je savais que mon cavalier n'était autre que Liven, le jeune marié, toutefois, je pensais qu'il préférait danser quelques temps avec sa nouvelle femme, Serena. Quand il aurait le temps, il aurait tout le loisir de danser avec moi. Mes yeux azur se posèrent ensuite sur Yoren et nos regards se croisèrent. De loin, je lui fis une légère révérence, comme pour le saluer puis continuait mon chemin. Sans doute finirions nous par nous parler dans la soirée mais pour l'heure, j'avais d'autres priorités.

    C'est alors que parmi la foule j'aperçus ma très chère Crystal. Elle était encore plus radieuse que précédemment. C'est ainsi avec un large sourire que je m'approchais d'elle et de son mari ainsi que de leurs filles. Oubliant les politesses de la révérence je ne pus m'empêcher de prendre ma confidente dans mes bras.

    « Oh Crystal que je suis heureuse pour toi ! Toute mes félicitations ! »

    Après l'avoir enlacé, je regardais Chris avec un sourire témoignant de tout mon respect et mon bonheur pour eux deux.

    « Je souhaite que tout le bonheur du monde vous accompagne le plus longtemps possible ! Vous avez ramené des instants de paix à Narnia mais aussi entre deux pays pourtant ennemis. Regardez comme tout ces gens sont heureux grâce à vous ! Vous formez une famille parfaite ! »

    Toujours en souriant, je posais mon regard bienveillant sur Lou et la petite Maëlyn. En effet, ils formaient tous les quatre une famille heureuse et parfaite. J'espérais et je priais au fond de moi pour que jamais ils ne leur arrivent malheur. Après tout, la famille est ce que nous avons de plus important au monde et j'espérais pour eux que le bonheur qu'ils ressentaient ce soir durent pour toujours. Lou et sa petite soeur étaient trop jeunes pour connaître le malheur …

_____________________
'cause I'm just one of those ghosts, travelling endlessly. Don't need no road, in fact they follow me. And we just go in circles. Now I'm told that this life and pain is just a simple compromise so we can get what we want out of it. Someone cared to classify, a broken heart and twisted minds, so I can find someone to rely on.
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MessageSujet: Re: Bal des mariages.   Lun 25 Juil - 19:53

Lou était exciter pendant la cérémonie et ne rester plus en place vêtu de sa petite robe rose qui lui allez a merveille et observa les mariée qui passer .Lorsque sa mère et son père fit leur entrée cette dernière ne peut s'empêcher de faire un grand sourire . Quand la cérémonie fut terminer Lou qui fut au côté de ses parents c'était disperser elle croisa un jeune enfant et commença a discuter avec Lui . Lou entendit la musique et sourit elle cherchât des Yeux son cavalier Lorsque Simon fit interruption elle lui sourit et lui fit la bise . Il proposa au deux enfants de faire un tour au buffet . Les deux enfants ne se firent pas prier pour le suivre et ils rencontre un jeune homme du nom de Roger . Lou le fixa et ne put s'empêcher de grimacer en se demandant pourquoi se dernier n'arrêter pas de se plaindre . Lou se tourna vers Simon et avant qu'elle ne puisse ouvrir la bouche pour demander ce qu'avait Roger Simon entraina les deux enfants sous la table.Lou regardât Simon qui tremblait et l’interrogea en chuchotant

-Qu'est ce qui se passe pourquoi tu nous a emmener sous la table ?


Elle semblait inquiète et penser qu'il y avait quelque chose d'assez effrayant si ils sortaient de dessous la table. Elle fixa les deux garçons d'un air interrogateur et finit par poser une question a Simon toujours en gardant sa touche enfantine

-Dit Simon c'était qui la dame elle fessait tous de même assez peur

Lou frémissait et elle alla regarder se qui se passa en dehors de dessous la table puis rentra dessous la table en voyant la Dame devant elle
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Bal des mariages.

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